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Un article de Pierre Rézeau dans LANGAGES n° 161, mars 2006

Le n° cité est consacré à "L'interjection: jeux et enjeux". Pierre Rézeau (CNRS) y a consacré un court article (p. 91 à 100) intitulé: "L'interjection accompagnée d'un geste. Plaidoyer pour une description lexicographique". L'auteur invite, à travers l'examen des plum !plum!, pouf ! trou ! et autre chut ! à les prendre en considération par les auteurs de dictionnaires... comme partie intégrante du patrimoine oral.
Allez, un peu de curiosité ne fait pas de mal ; et s'intéresser aux éléments des comptines poitevines ou alsaciennes est une activité tout aussi importante et passionnante qu'étudier la scansion en dactyles et spondées virgiliens.
Chez Belvert on est bien contents de retrouver parmi les exemples, quelques uns des éléments de la cassette vidéo de Marion Loudiyi: Le plus beau des jouets...
Courez vers vos bibliothèques ou chez vos libraires consulter ce numéro sur les jeux et enjeux de l'interjection. Merci Pierre Rézeau de cet éclairage...

Commentaires

  • Les interjections, n'est-ce pas la même chose que les onomatopées? "Plouf!", c'en est une par exemple... Et sur le sujet, vous connaissez déjà peut-être le "Dictionnaire des onomatopées" de Pierre Enckell?
    B.M.

  • Je voudrais toutefois préciser à moncher ami Bruno la différence essentielle entre onomatopées et interjections. Interjection est une catégorie grammaticale bien particulière, pour laquelle le contenu mimétique n'est pas discriminant. "Aïe!", "Zut!", "Diable!" sont des interjections. L'onomatopée, elle imite : "Splash!", "Crrac!", "Miaou!" sont des onomatopées. Ainsi, les interjections forment un corpus fini (extensible uniquement selon l'évolution de la langue), alors que le nombre des onomatopées est exten,sible (on npeut en inventer tous les jours et les auteurs de B. D., notamment, ne s'en privent pas). La différence entre ces deux domaines est partiuculièrement importante pour comprendre le statut des langages inventés (par exemple, ma chère "zaoum"), qui entretiennent toujours à la base une relation (de rejet ou d'adhésion) avec la mimesis.
    Bien amicalement à Bruno et à tous les amateurs de mots.
    Régis Gayraud

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