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  • Pour les néophytes en visite à BELVERT qui s'interrogent sur l'art brut si bien chanté sur Animula vagula ou par les Inspirés...

    Amis visiteurs de passage à travers nos boijas, si vous souhaitez vous documenter sur l'art brut... cliquez sur ce lien, et bonne découverte:
    http://www.google.fr/search?hl=fr&q=art+brut&btnG=Recherche+Google&meta=

  • "La beauté de l'imperfection"

    Sous ce titre, François Peyrat expose du 15 décembre au 2 janvier 2007 à la galerie Louise-Michel (05 49 54 86 35) et au musée Rupert de Chièvres (05 49 41 42 21) à Poitiers (Vienne).
    "Les œuvres de F.P., bols, coupes, vases, jarres et galets sont empreints de cette 'beauté de l'imperfection' qui naît de la terre sous les doigts de l'artiste. Une terre réfractère, argile chamottée, 'une terre qui se tourne mal et qui apprend à accepter les choses comme elles viennent quand l'intentionnel rencontre l'accidentel...'", d'après Dominique Truco, "Dans les musées", Ville de Poitiers, janv.-fév.-mars 2007, page 6.

    Merci Dominique d'attirer notre attention sur cet artiste plasticien.

  • Revue d'ethnographie régionale: Aguiaine, Bulletin de la Société d'ethnologie et de folklore du Centre-Ouest.

    C'est le moment de renouveler vos abonnements, ou dedécouvrir AGUIAINE en vous y abonnant pour l'aider à se développer en Poitou-Charentes et Vendée. Pour cela, on peut écrire: sefco 17@wanadoo.fr, ou bien, pour les renseignements pratiques, R.V sur le site de la SEFCO: www.sefco-subiet.eu
    Articles, notes, documentation, bibliographie, nouvelles parutions en région informent sur l'histoire et l'ethnographie des territoires entre Loire et Gironde (6 numéros par an).

  • Des besoins en urgence pour sauver des vies

    Pour sauver de nombreuses vies, chaque heure compte; chaque euro compte!
    Aussi, apportez tout votre soutien, matériel et moral à ACTION CONTRE LA FAIM.

    Rendez-vous sur le site:www.actioncontrelafaim.org

    Nul n'est à l'abri de désastres, naturels ou créés par la violence et la folie humaines.

    Merci pour tout, même le peu que vous ferez. Venez au moins visiter le site. Même par curiosité.
    Bien à vous, amis visiteurs et lecteurs. Bien à vous !

  • Peuples du Monde avec Survival

    Le Saviez-vous ?

    Survival aide les peuples indigènes à défendre leurs vies, protéger leurs terres
    et déterminer leur propre avenir.
    Survival n'accepte aucune subvention gouvernementale et dépend exclusivement
    de ses membres et donateurs pour financer ses campagnes.

    Pour en savoir plus ou apporter votre soutien :
    http://www.survival-international.org/

    info@survivalfrance.org

    Merci de faire suivre ce message à toute personne intéressée.

    To receive the enews in English, send a blank email to:
    survival-on@mail-list.com
    Si deseas recibir estas noticias en espanol, envia un mensaje en blanco a :
    survivalspan-on@mail-list.com
    Per ricevere le e-news in italiano, invii un messaggio vuoto a:
    survivalital-on@mail-list.com

  • Il y a du nouveau !

    L'architecte des bâtiments de France de La Charente-maritime m'a fait connaître ce jour que le maire de Nantillé (bravo monsieur le maire, bravo !) avait déposé la demande de protection au titre des M.H. Bonne nouvelle donc. Ce qui fait que le dossier devrait être examiné à la CRPS du mardi 3 avril 2007. Tout indique que j'aurai à présenter moi-même le dossier devant ladite Commission régionale du patrimoine et des sites.
    Ceci dit la protection n'a qu'une valeur juridique, mais c'est un élément favorisant pour les besoins de sa survie (possibilités d'aide de l'état et des collectivités territoriales dans le cas d'éventuelles valorisations).
    Tous les Amis du Jardin de Gabriel peuvent à leur manière soutenir, comme mdame P.H, avec ses photos, ce bon mouvement en signalant l'intérêt du lieu, à votre avis.

    medium_thumb_ga_atelier.jpg © Pascale Herman: L'atelier de Gabriel.



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    © Pascale Herman


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    © Pascale Herman

  • Spécial DédiKass

    Trop de nos aimables et paisibles visiteurs qui croisent par Belvert sollicitent ce que les pilote et co-pilote ont un peu trop avancé: la recette de la "Soupe à la bourriquette". Soyez gentils encore, ne me demandez pas l'origine de ce titre, je vous donnerai simplement une source pour en rfetrouver saveur et proportions:
    (Madame P. H., ouvrez vite votre petit carnet de notes..., j'allais écrire par déformation: votre journal d'ethnographe, mais laissons ..):
    Soyons pros:
    Cuisson 40mn. Vous voyez, tout n'est pas perdu! Pour 4 personnes (famille française moyenne ou presque... je peux pas écrire pour 3, 8 personnes ce serait ridicule, mais les bons en arithmétique pourront adapter si ça les chante la recette avec cette précisio: 1, enfant par foyer, c'est la moyenne...
    Reprenons:
    2 poignées d'oseille, 50 g. de beurre d'Échiré (luxe) ou pas d'Échiré (ça c'est pas de chance !), 1,5 l. d'eau potable (rare de nos jours, il faut l'économiser) 1œuf (de poule pondeuse), quelques talhons de pan (comme on disait au pays des garrigues), du sel de Loix-en-Ré (ça c'est un clin d'oil à mon pote Benoît de l'écomusée du marais salant), du poivre (attention les jeunes prostatiques. Tiens, ça me fait penser qu'une de mes bonnes conteuses, appelait ça de "l'avoine de curé", je vous certifie que c'est vrai... les raisons, myssssstère !) Bon. Maintenant, il faudrait alors me touiller tout ça. Je vous ssssssplique:
    Melle Ani, me P.H. Monsieur Sciapode, ne perdez pas le fil rouge de la kitchenette:
    Là ça devient sérieux, et je ne galèje pas:
    Citation:" Lavez, égouttez et coupez GROSSIÈREMENT les feuilles en retirant les côtes. Faites revenir l'oseille dans du beurre (ou du saindoux). Dès que l'oseille est fondue arrosez-là d'eau bouillante salée. Faites bouillir 10 à 15 minutes puis ajoutez le blanc d'œuf. Laissez cuire 5 minutes sans remuer. Retirez la casserole du feu et joignez le jaune d'ouf, préalablement battu dans du bouillon froid. Versez cette soupe sur des tranches fines de pain. Servez."
    Ajoutons: cette soupe se fait au printemps, saison où les feuilles d'oseille n'ont pas encore une acidité prononcée." Formidable Pro; pro; je vous l'avais dit; et sérieux (ça change tout).
    Je ne l'ai pas inventée; mais elle se trouve dans un ouvrage idoine qu'il m'a été donné de préfacer dans ma jeunesse de presque retraité... vérifiez

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    On note: Isabelle Rouyer ; "Dictionnaire de la cuisine de Poitou-Charentes et de Vendée, Paris, Éditions Bonneton, 1993, page 129.
    Merci Isabelle de ce coup de pouce.

  • En Poitou, de belles chèvres, de beaux fromages, mais...

    « Où est passée la chèvre à Basile ? D’une chanson populaire à une batterie de questions bien actuelles » (en collab. : Aurélie Melin, Catherine Robert et M.V.), Aguiaine, n° 257, nov.-déc. 2006, pp. 3-25. Dans ce petit article, les auteurs s'interrogent sur l'actualité caprine en Poitou-Charentes, où le Chabichou est roi !, portée sur ses fonds baptismaux par une députée des Deux-Sèvres, aujourd'hui première citoyenne... de ladite région (et on n'a pas fini d'en parler dans les chaumines, au pied des cheminées).
    Si le fromage est plutôt bien bon, les éleveurs performants, les bêtes magnifiques, les élevages nickel (de plusieurs centaines de têtes...) mais la plupart à "zéro-pâturage", le faire-savoir, lui, laisse plutôt à désirer.
    Au fait, faire savoir quoi ? Les qualités organoleptiques des produits ? L'aspect industriel ? l'aspect propre sur soi ? la qualité irréprochable des granulés 100% végétaux (oui, mes lesquels) ? Où sont passés les animaux ? Invisibles, mais soignés aux petits oignons ? "éparés" dans les prés ?...
    Nous aurions tellement envie de savoir les bêtes heureuses sur leur pattes arrière à déguster le fin du fin des végétaux... vision virgilienne, misonéiste objurguera-t-on.
    À Belvert, nous voudrrrrrrrrions croire encore que le bonheur (des caprins) est dans le pré ! (Oui, ça allitèrrrrrre un peu trop en rrrr; c'est pour soulignerr que les animaux, eux aussi, ont besoin d'airrrrrrrr frrrrrrrrrrais.)

  • Un article de Bruno Montpied...

    Le n° 26, de septembre 2006 de "Création franche" (Musée de la création franche, 33, av. du Mal de Lattre de Tassigny, 33130 Bègles), a publié (Pages 26 à 29) un article de Bruno Montpied: "Billet du Sciapode: brèves informations franches sur l'actualité des arts spontanés".
    Le gros de l'article (entre autres réflexions) porte sur "La journée d'études du 10 décembre 2005 au Musée d'Art Moderne de Lille Métropole à Villeneuve d'-Ascq", journée dont nos amis Animuliens avaient largement rendu compte dans leurs colonnes animulavagula.hautetfort.com/
    Le point de vue de B.M. n'appelle pas de remarque particulière, si ce n'est... vieille histoire ! qu'il faut écrire Gabriel ALBERT et non l'inverse... et que le site ne se trouve pas à Bercloux (soit dit en passe qu'il n'en est qu'à 6 ou 7 m. = la largeur d'une route et de ses fossés latéraux !) mais à: Chez Audebert, commune de NANTILLÉ (17).
    À part cela, merci Bruno Montpied de votre travail de présentation...
    À lire, ou en tout cas à conserver, pour mémoire... active !

  • DESTINS D'ETOFFES : un ouvrage qui vient de paraître

    Voici un ouvrage qui cherche les lecteurs déjà heureux de savoir qu'une telle réflexion ait pu être conduite:

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    Organisées par l‚Association Frangaise pour l‚Etude du Textile (AFET) et l‚axe Religion -Culture ˆ Pouvoir du Laboratoire de recherche FRAMESPA (Université Toulouse 2), ces journées dŒétude (Toulouse, 1999) ont été consacrées à l‚observation et l‚analyse des pratiques du réemploi et du ravaudage, aussi fréquentes que reconnues dans l‚histoire des textiles du Moyen Age à nos jours. Le contexte dévotionnel et liturgique dans lequel renaissent certains textiles à une seconde vie, pose des problèmes importants: le passage du profane au sacre et vice versa, la pérennité de leurs usages primitifs, dont les traces sont plus ou moins visibles ou identifiables, leur sacralisation et, inévitablement, leur profanation. Les auteurs, anthropo-logues, archéologues, conservateurs de musées, historiens, historiens de l‚art ou restaurateurs se sont interrogés sur les raisons de ces procédés, sur leurs enjeux, et le simple fait que l‚Eglise catholique ait eu à statuer réguliérement sur ces réemplois en signale l‚importance et prouve que la question dépasse tres largement des problèmes de nature coutumière voire dŒéconomie domestique..

    Vous pouvez commander par courrier, mel ou fax
    CNRS-UMR 5136 FRA.M.ESPA
    Mme Herminia OLIVARES
    Maison de la Recherche
    5, allées Antonio Machado
    31058 TOULOUSE CEDEX
    Fax 05 61 50 49 64, Tel 05 61 50 37 00
    Mel : framespa@univ-tlse2.fr

    FRAIS DE PORT + EMBALLAGE : 5 euros

  • Vient de paraître chez Geste éditions... Des contes à lire puis à raconter.

    Que dire de plus explicite que ne veut bien le dire le titre "Contes des grands-mères de Charentes et du Poitou" ? si ce n'est que cet ouvrage se met en place à partir de Lundi 6 novembre 2006... des contes, des notes et des commentaires, une biblio, un index...

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    On peut commander chez tous les libraires classiques, les maisons de la presse, directement chez Geste, mais aussi à la Fnac, chez Sauramps, ou Decître ou encore à passion du livre, chapitre.com etc...

  • Des visiteurs de marque pour le jardin de Belvert

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    Ce jour, une équipe dynamique de Esse (Charente) s'est spécialement déplacée pour améliorer la qualité du poste de pilotage de Belvert, pour la plus grande satisfaction de la dame des lieux. Merci et bravo à Benoît, à Jimmy et à Sébastien, l'ami de la Gerba Baudo.
    Nous reparlerons de tout cela ultérieurement

  • En permanence, avec La Cosconilha

    De Belvertins, n'y a de pertot, tanben del costat de Bésièrs...

    Avèts aicis lo blog d'aqueles musicians:

    www.cosconilha.blogspot.com

    Chantez et dansez, découvrez la culture occitane avec La Cosconilha...

    Précision: ceci n'est pas de la publicité, encore moins de la propagande, mais un petit clin d'œil à l'une des figures de ce groupe qui a fait ses premiers pas dans la vie dans les boijas du Jardin de Belvert. Alors, vous comprenez, pilote et co-pilote de l'ethnoblogue ont leurs faiblesses. Et comme il a bien mangé sa "soupe à la bourriquette", vu qu'il est né au printemps, le 17 mars, il est devenu un beau bébé... qui joue de l'accordéon diatonique ! Avec la Cosconilha.
    P.S.: Note du pilote, ce groupe a emprunté son nom à une plante comestible : Laquelle ? Vous avez quelques jours pour répondre. Ah? et la soupe à la bourriquette ?...Eh bien si le cœur vous en dit, nous ne sommes pas opposés à donner suite à votre curiosité naturelle.

  • Du côté de chez Franck...

    Le pilote de Belvert (et sa co-pilote, la jardinière de l'endroit), actuellement préoccupés de ses bonnes soupes de lendemain de Noël et de Saint-Sylvestre, en profitent pour élaguer un peu dans les notes qui ont bientôt pris quelques rides; lui non, bien sûr... quelques grammes seulement... Mais, passons lui la calame (ça le changera un peu de sa plume d'oie):
    Je me permets de recycler ce commentaire de cette chère Mademoiselle Ani, toujours en première ligne de l'info sur l'art "brut" (à ce point-ci, vous aurez toujours la possibilité de substituer un autre qualificatif qui vous semblerait plus idoine, et ça me dédouanerait de ma légèreté d'être en ce domaine qui m'est pourtant aussi très chair - j'ai bien écrit chair -). Voyez un peu l'enchaînement avec ce commentaire bloggué le O7.O7.06:

    "A propos de Franck Vriet, ceux qui voudraient se mettre en appétit pourraient aller faire un tour préalable sur mes plates-bandes. Ils trouveraient des images de l'environnement animalier de Brizambourg dans mes notes du 15 mars 2006 ("Jardin de Gabriel, tous à l'A.G.")
    animulavagula.hautetfort.com/archive/2006/03/15/jardin-de-gabriel-tous-a-l%E2%80%99ag.html
    et du 6 septembre 2005 ("Animula le retour").
    animulavagula.hautetfort.com/archive/2005/09/05/animula-le-retour.html

    Salut en passant, les amis d'Animula, et merci de vos visites régulières, dignes et critiques !... Continuez à nous informer, à nous faire rêver, à nous stimuler, surtout pendant notre période d'hibernation...

  • Deux photos de Bruno Montpied, 1988.

    Monsieur Bruno Montpied nous a adressé "en exclusivité" pour Belvert ces deux photos prises au cours d'un tournage réalisé en 1988. Qu'il en soit vivement remercié. Lumineuses, elles sont quasiment historiques...
    © Bruno Montpied, 1988: photogrammes extraits des "Jardins de l'Art Immédiat (1981-1991)".
    medium_PDVD_038.jpg .

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    © Bruno Montpied, 1988 : photogrammes extraits des "Jardins de l'Art Immédiat (1981-1991)".

  • Pots et vases acoustiques...

    Ceci est un appel à ceux qu'intéressent les vases acoustiques, poteries de diverses natures et de diverses formes, encastrées dans les murs intérieurs des églises, parfois aussi d'édifices civils. Elles étaient censées amplifier les sons (en l'absence de sono !!!).
    Nous aimerions connaître des lieux, églises etc où il s'en trouve. Ces informations viendront nourrir une recherche de chercheurs de Poitiers et d'ailleurs... jusqu'en Amérique du Sud.
    Merci de vos informations éventuelles... qui leur seront transmises immédiatement...

  • Il n'a pas fini de penser, mais n'en pense pas moins.

    "Il" téléphonait quand il lui est apparu, pensant, pensif, triste certainement...

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    ...et pourtant il n'a pas fini de penser, mais n'en pense pas moins...

  • Tout savoir sur la crise culturelle... ou presque

    L'ouvrage de Laurent Gervereau: "Vous avez dit musées ? Tout savoir su la crise culturelle", publié en 2006 (89p. 14€) dans la collection "Carré des sciences", Paris, CNRS éditions, pose quelques questions qui tenaillent nombre de personnes engagées dans la vie culturelle et patrimoniale en particulier.
    Ainsi, parmi les réflexions que l'auteur livre sur les évolutions et les objectifs des nouveaux musées:
    - Quel devenir pour les institutions patrimoniales ?
    - Le tourisme est-il une chance de développement ?
    -Peut-on délivrer une culture de qualité pour tous dans des sociétés de la diversité, etc...

    Présentation sommaire de l'ouvrage: www.cnrseditions.fr

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  • Appel à collaboration par nos collègues ibériques

    Estimados amigos:

    Nuestra revista electrónica Culturas Populares está a punto de sacar a Internet su número 3, al que se podrá acceder de forma libre y gratuita (ya se puede acceder en el resto de los números) en la dirección

    www.culturaspopulares.org/

    Todos vosotros, que os distinguís por vuestra labor de recuperación y de estudio de tradiciones orales y populares muy diversas, estáis invitados a colaborar, del modo que gustéis, en los próximos números, con cualquier artículo, estudio o material que consideréis interesante.

    Estamos en pleno proceso de crecimiento, y crecer con vosotros será un privilegio.

    Saludos cordiales. Y os esperamos.

    José Manuel Pedrosa
    Santiago Cortés
    Culturas Populares: Revista Electrónica
    www.culturaspopulares.org/

  • News des Vals

    Une nouvelle prometteuse va dans le sens d'une protection et d'une valorisation du Jardin de Gabriel, et je ne doute pas un seul instant (j'entends une voix au fond de l'ethnoblogue qui me crie : Tu parles !). Je répète: je ne doute pas un seul instant que la sagesse, l'imagination et le goût de l'innovation permettront d'espèrer aboutir à un projet modeste et génial. D'ailleurs, oui, (qui est cette voix sarcastique qui bruisse derrière les buissons?), oui, d'ailleurs une Commission sur le J.d.G. est en train de se mettre sur pied par le Pays des Vals de Saintonge qui se réunira soit la première quinzaine de janvier, soit la deuxième quinzaine selon que l'on est optimiste ou pessimiste.
    Soyons optimistes, et souhaitons-la au plus tôt... pourquoi pas le 15 ? pour satisfaire les deux partis.
    Pour l'instant, retenons notre souffle.

    Ah, un souvenir anthropologique : "On mesure le degré de développement d'une société au traitement que l'on réserve à ses morts"...
    Entendez ces voix qui vous sussurent : "Albert Gabriel, vous avez mérité de reposer en Paix : que le repos de vôtre âme soit enfin consacré et qu'un silence éternel s'étende autour de votre sépulture. Vous nous laissez une œuvre inédite, admirable aux yeux de ceux qui se donnent la peine de la pénétrer. Tout sera mis en œuvre pour la révéler, la préserver, à jamais." R.i.P.

  • Patrimoine en danger : la baraque du Campanièr à Villeveyrac (Hérault).

    La cabane (appelée aussi capitelle) en pierre sèche dite "baraque du Campanier", située au lieu-dit Les Clapasses à Villeveyrac (Hérault) est mise en péril par un projet de déviation de route départementale (la RD2).
    Cette construction a la particularité d’avoir un linteau en arc clavé, ce qui est très rare dans le département de l’Hérault, et d’être construite en calcaire lacustre (pierres appelées localement "têtes de chèvre",testa de cabra, ou "têtes de mort").

    medium_200612041capitelle.jpg


    L'association Pierre d'Iris souhaiterait que cet édifice, très fragile, soit pris en considération lors des travaux. Ce qui semblerait être le cas mais pour éviter une destruction, elle lance une manifestation de sensibilisation.
    L’enquête publique concernant cette déviation est en cours (du 13 novembre au 15 décembre 2006).
    Si vous souhaitez nous apporter votre soutien, adressez un courrier signé et daté avant le 15 décembre au Commissaire Enquêteur (Projet déviation de la RD2 Mairie de Villeveyrac 34560).
    L'association compte sur vous !

    NDLR: Lo campanièr, en occitan (languedocien), c'est le sonneur de cloches...
    Sonnez les cloches, sonnez les cloches, sonnez.... pour la modeste baraque de pierres du campanièr, pour qu'on s'en souvienne encore et longtemps, dans les clapasses (= les garrigues) de Villeveyrac.
    Cette mise en danger de ce patrimoine local a été signalé par la FNASSEM que vous pouvez contacter directement le cas échéant.

  • Depuis le Père Goriot, de l'eau a coulé sous les ponts.

    Vient de paraître:
    "La formation du couple: Textes essentiels pour la sociologie de la famille"
    Un ouvrage de Michel Bozon et François Héran
    (La Découverte, coll. "Grands Repères Classiques", mai 2006, 272 pages, 16€)

    La sociologie s’est toujours intéressée au couple et à la famille, de ses origines à nos jours. En effet, le couple, l’union de deux individus, sur laquelle va généralement s’adosser une famille, représente le plus petit groupe humain vivant en société. Or, le couple participe de la reproduction sociale au sens où, sauf exception, il élève et éduque le ou les enfants, transmettant ainsi un ensemble d’éléments culturels. La famille, elle, peut être définie comme un groupe caractérisé par la résidence commune et la coopération d’adultes des deux sexes et des enfants engendrés ou adoptés, selon la conception classique de G. P. Murdock (De la structure sociale, 1949, trad. Fr., Paris, Payot, 1972). Mais les transformations les plus contemporaines de la famille, du moins en Occident, nous conduisent à signaler aussitôt les modifications substantielles du contenu de ces termes depuis un siècle. L’union, aujourd’hui, ne signifie plus nécessairement l’appariement de conjoints de sexes différents, ce que le PACS a d’ailleurs formalisé en droit, ni le « mariage bourgeois » tel qu’il apparaît dans Le père Goriot de Balzac. La famille élargie a cédé la place à la famille nucléaire constituée des conjoints et de leurs enfants, communs ou non, sans que cela ne ruine, jusqu’ici, les liens affectifs, les relations de parenté ou l’entraide intergénérationnelle comme le montrent les travaux récents. C’est cette voie renouvelée de la recherche relative à la formation des couples qu’explorent dans leur ouvrage les deux chercheurs de l’INED, à la suite des travaux fondateurs d’Alain Girard sur le choix du conjoint.

    www.liens-socio.org:80/article.php3?id_article=1369

  • Hier, la "fressine".... aujourd'hui, 100 000 préservatifs pour les lycées de Poitou-Charentes

    C'est annoncé dans la lettre du Conseil régional de Poitou-Charentes début décembre
    Le C.R. Offre 100 000 préservatifs gratuits aux Lycées de la Région, dans le cadre de la lutte contre le Sida...
    après les 13500 paires de charentaises offertes aux internes des lycées de la Région. Ils sont chouette chouchoutés les lycéens de la génération S.


    "La fressine, le préservatif et l’ethnologue"

    Le Marquis de Sade recommandait à toute jolie fille de « ne s’occuper que de f... et jamais d’engendrer. » Soit ! En écho, un vieux paysan poitevin invitait, lui, à « mettre la fressine » pour les mêmes raisons. Bien connu dans les Deux-Sèvres, comme dans la Vienne, ce terme de fressine désigne un petit fagot de sarments ou de bruyère, parfois un bouchon de paille que l’on place au fond d’une cuve à vendange ou d’un tonneau pour arrêter les pépins de raisin et, de la sorte, empêcher l’obstruction de la bonde ou du robinet.
    L’objet de cette communication portera donc sur un « anti-pépins », en quelque sorte, un petit objet désormais familier des grands adolescents et des jeunes adultes notamment (mais pas seulement), le préservatif .

    Un détour historique

    Si l’histoire nous entraîne et nous perd dans les lointains de la mémoire collective, l’usage du préservatif est tout à fait actuel, d’une criante nécessité tant en Europe que dans les pays en voie de développement, en Afrique surtout pour se prémunir de MST, « maladies sexuellement transmissibles ».
    Plusieurs ouvrages faciles d’accès vulgarisent les connaissances à ce sujet. Citons, par exemple, celui de Vincent Vidal, La Petite histoire du préservatif, aux éditions Syros (1993) ; ou encore le livre du docteur Éric Chevallier, préfacé par Smaïn et publié par Castermann en 1993, intitulé Le Préservatif, trois mille ans d’amour protégé. Il n’est pas interdit non plus de s’attarder sur la collection de mille sept cent soixante-treize objets, constitutifs du Musée du préservatif créé à l’initiative de l’honorable cité de Condom, commune du Gers, département dont on se souvient qu’en ces lieux où « le bonheur est dans le pré » on y détient aussi le record national de la longévité de la vie humaine.
    Nul n’est censé ignorer, en principe, la double fonction dévolue au préservatif dont il est bon de rappeler qu’il s’agit en fait d’un étui pénien très souple qui enveloppe l’essentiel du pénis, dans un but de protection. En premier lieu, c’est un moyen de sauvegarde de soi et des autres à l’encontre des MST ; en second lieu, il fait figure de contraceptif masculin parmi les plus sûrs. C’est essentiellement pour ce dernier rôle qu’il a été, recherché et employé au fil des siècles. Mais à ces fonctions principales on peut adjoindre des fonctions dérivées, détournées : c’est un jouet en tant que tel, jouet pour des jeux subtils. C’est également aujourd’hui un objet de collection (publique ou privée), un objet de décoration, voire d’art contemporain.
    Comme anticonceptionnel, son usage est attesté depuis la plus haute antiquité, sinon avec certitude, en tout cas subodoré. On a bien voulu le reconnaître sur une peinture préhistorique en Dordogne (moins dix à quinze mille ans avant notre ère), en Égypte, dans l’ancienne Chine, en Grèce, dans la Rome antique, en Afrique, en Indonésie... en Europe. Si son aire d’extension semble fort large, sa profondeur historique ne l’est pas moins. Pour ce qui est de la protection sanitaire, si l’on en croit les travaux du genevois Théodore Tronchin, il est recommandé, dès le XVIIe siècle, pour échapper aux « inoculations » de la petite vérole, importée de Turquie à Londres en 1721, puis à Paris en 1755.

    Quelques données linguistiques

    Arrêtons-nous quelques instants sur le lexique qui offre plusieurs termes pour désigner ce petit objet, appellations simples, mais parfois plus complexes. Ainsi, pouvons-nous lire, sous la plume de Sade, dans La Philosophie dans le boudoir, à propos de l’initiation d’Eugénie de Mistival devant être livrée à Dolmancé :

    « Quelques femmes s’introduisent des éponges dans l’intérieur du vagin […], d’autres obligent leurs fouteurs de se servir d’un petit sac de peau de Venise, vulgairement nommé condom, dans lequel la semence coule sans risquer d’atteindre le but... »

    On a beaucoup rêvé et glosé sur l’existence hypothétique du sieur Condom, docteur pour les uns, colonel pour d’autres – et pourquoi pas les deux à la fois ? – dont la réalité ne nous est rapportée que par une tradition orale diffuse. Le dictionnaire Le Grand Robert évite, lui, de situer la première occurrence à 1795, date de la première publication de La Philosophie dans le boudoir. En revanche, il propose pour étymon le mot anglais condum (1706) qu’il déclare d’origine inconnue ajoutant, pour rompre avec une légende tenace : « On n’a retrouvé aucun médecin ou inventeur portant ce nom. »
    En 1833, Julia de Fontenelle et F. Malepeyre, à la page 341de leur Manuel du tanneur corroyeur, de l’hongroyeur et du boyaudier, justifient à leur manière l’accès à une célébrité dans l’anonymat du condom :

    « Ces petits sacs dont l’idée est due à un anglais nommé Condom, sont également connus sous le nom de baudruche, rubans, redingotes anglaises, cartes de sûreté, parachutes, etc. Cette invention qui date du milieu du XVIIIe siècle, et dont le but aussi louable qu’utile, était de soustraire à un mal contagieux dont les prêtresses de Vénus ne sont pas seules infectées, assuma sur le nom de l’auteur tant de ridicule et une telle réprobation qu’il se vit contraint d’en changer. L’on a peine à concevoir que les Anglais, si avancés dans la civilisation, aient pu payer un bienfait par ces outrages. »

    Étonnamment, le très savant TLF, Trésor de la langue française, dictionnaire édité par le CNRS, n’a même pas réservé d’entrée à condom, alors que la très populaire capote figure en bonne place. On y apprend que son émergence historique remonte à 1688, mais seulement à 1887 dans le syntagme figé argotique, capote anglaise, emprunté au Journal des frères Goncourt, lesquels disent regretter que Victor Hugo, un géant de la littérature, quittant son exil îlien de Guernesey ait oublié des capotes anglaises d’un format gigantesque (p.711)
    Si French letter (littéralement « lettre française ») a la faveur des Anglais, il faut reconnaître que l’imagination ne manque pas pour « baptiser » et définir le préservatif. Il est souvent représenté par un terme désignant un élément vestimentaire , botte , capote, chapeau, chapeau de brousse pour nombre d’Africains, chaussette, redingote, mais aussi petit linge comme le désigne en 1665 l’auteur de L’École des filles, Jean Millet. Comme celui-ci, de nombreux auteurs l’ont célébré, et pas des moindres : Madame de Sévigné, Casanova, Sade, Flaubert, Maupassant, Proust et, de nos jours, Patrick Modiano, l’anglais David Lodge, le japonais Yukio Mishima , pour n’en citer que quelques-uns.
    Il peut être, également, désigné par la matière :

    « Eh, t’as des caoutchoucs ? »

    C’est en ces termes mêmes qu’une jeune fille apostrophe l’une de ses amies dans le téléfilm de Serge Meynard, L’Inconnue du val perdu (1999). En revanche, dans L’ École de la chair, Mishima, lui, évite de le nommer et préfère n’utiliser que ça puis ce, à moins que ces pronoms démonstratifs neutres n’aient été impatronisés par ses traducteurs du japonais Brigitte et Yves-Marie Allioux :

    "Tiens, voilà, prends ça ! " dit Taéko à Senkitchi qui " alla ramasser ce " qu’elle avait sorti de son sac à main...

    Actuellement , il est de meilleur ton de les nommer selon une marque, comme The select (1959), ou plus près de nous : Coral, Durex, Fiesta, Manix, Profilex, tous extra-fins et contrôlés électroniquement.

    De leur fabrication

    Pour ce qui est de la production des préservatifs, il y en eut en « écailles de tortue », au Japon, d’autres carrément taillés dans le bambou, tandis que d’anciens Chinois utilisaient du papier de soie huilée. Si certains s’essayaient avec des « feuilles de figuier », il apparaît cependant que depuis l’Antiquité gréco-romaine, ce sont les viscères animaux (boyaux de moutons, vessies de porcs) qui étaient plutôt recherchées. Ainsi, en 1833, Fontenelle et Malapeyre nous en offrent-ils une description tout à fait remarquable dont voici un court extrait :

    « Ces petits sacs se préparent avec le coecum du mouton. Pour cela on fait tremper les baudruches pendant trois ou quatre heures dans l’eau ; on fait choix des plus faibles que l’on met dans une terrine et les plus fortes dans l’autre. Les premières (les plus faibles) sont replacées et retournées dans une eau alcaline qu’on change chaque douze heures. Au moyen d’une lame de couteau ronde qu’on passe sur sa surface, on enlève et les matières fécales et la membrane muqueuse, sans toucher aux membranes musculeuse et péritonéale. On procède ensuite au souffrage, on lave à l’eau de savon, en ayant soin de les bien frotter chaque fois qu’on change les lavages. Après ces opérations, on souffle la baudruche au moyen d’un roseau ; après avoir noué le bout qui est ouvert, étant gonflé d’air, on les fait sécher. Quand elles sont blanches et sèches, on les coupe près du nœud en leur laissant une longueur de sept à neuf pouces et les ouvrières les bordent avec un ruban rouge ou bleu. Maintenant elles y
    pratiquent une coulisse dans laquelle elles passent un petit ruban de fil. Ce moyen est le meilleur parce qu’il sert à fixer le sac solidement […] »

    De nos jours, la fabrication à base de latex est devenue industrielle et il s’en produit plusieurs dizaines de millions par an, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, en Grande-Bretagne, au Japon ou aux USA. En France, un label en définit depuis 1985 les caractéristiques et un arrêté du vingt-trois décembre 1987 les impose à toutes les marques importées, ce que les associations de consommateurs ne manquent pas de vérifier. Et laissons les « folles rumeurs » qui se jouent sur l’air de la calomnie qui rapportent que l’on recommande l’envoi en Afrique ou au Maghreb de certains types de préservatifs selon les uns « plus résistants », selon les autres « moins sûrs », en fonction des représentations de la sexualité des hommes des pays du Sud que se font les rapporteurs en question.

    Techniques d’acquisition

    Après la production, quelles sont les techniques de distribution ? S’agissant d’un produit de santé, on en trouve en pharmacie par boîtes de douze, de vingt-quatre, de quarante-huit, dans des formats, des parfums et des couleurs différents. Si l’on voulait donner sens aux couleurs, il en existe de verts pour les « écolos », de roses pour les tendres et les sensuels, de transparentes pour les méfiants. Mais ces produits peuvent aussi s’acquérir dans les gondoles des supermarchés ou par correspondance, sous paquet discret, sans marque extérieure, mais qui, en cas d’absence pourrait être confié à un voisin... qui reçoit les mêmes de son côté.
    Lors de la conscription obligatoire, les derniers jeunes appelés du contingent qui étaient tenus à dix mois de service national recevaient dix préservatifs réglementaires. Pour les adolescents « branchés », des paquets en kit sont parfois offerts par des radios particulièrement interactives dont ils fréquentent les émissions. Quant aux distributeurs sous forme de boîtes à sous avec tiroir-caisse, ils sont souvent en panne, ou carrément vides parce que non approvisionnés avec une périodicité suffisante. Mais, où en trouve-t-on ? En premier lieu, à proximité de la croix verte, enseigne des pharmaciens, accessibles à chacun avec plus ou moins de discrétion. Il en existe parfois au coin d’un mur de stade de sport, près des salles polyvalentes, dans les lavabos ou même les cabines de W.C dans certains restaurants ou débits de boissons. En général, en des endroits que l’on pourrait nommer des non-lieux (le terme est de l’anthropologue Marc Augé), des lieux où l’on passe rapidement, sans trop y séjourner ou s’arrêter, où se révèle la solitude. Dans un grand lycée moderne de la ville de Poitiers, un appareil a été installé dans un coin de mur, derrière la cafétaria, dans un recoin, « non-nommé » par les élèves eux-mêmes .
    On ne peut qu’être frappé par le nombre de ces distributeurs « inoffensifs » mais utiles, personne n’en doute, qui sont vides, en dépit des divers signes apposés : cœurs écarlates, bouches aux lèvres pulpeuses, autocollants avec mentions de certification du type : « les femmes les aiment ». Non seulement ils sont assez souvent non-approvisionnés, mais ils sont hors d’état de fonctionner car ils ont été coincés, détériorés par des mains anonymes, à l’aide de morceaux d’allumettes et surtout de chewing-gum. Certains ont même été incendiés, à Melle, par exemple. Impossible, évidemment de savoir qui s’en prend ainsi à ces bornes distributrices de produits sanitaires, qui a lancé et entretient cette « guerre des latex » ?
    La demande juvénile d’un accès facile et si possible à faible coût (ce qui n’est pas toujours le cas) est généralement co-occurente de l’apprentissage de la sexualité en couple.

    Des phases d’apprentissage

    L’apprentissage commence par une initiation à l’acte de dénomination. En effet savoir dénommer facilite l’acquisition. Comment aller acheter, comment demander des « capotes » à la dame ou la demoiselle de la pharmacie du quartier sans rougir ? Cette formalité, il y a encore quelques années, entrait dans certains rituels de bizutage, aujourd’hui interdit par une loi de juin 1998.
    Vient ensuite l’indispensable manipulation. Détourné par les plus jeunes, parfois très jeunes ! le préservatif est traité comme un véritable jouet. Gonflé avec la bouche, voilà un ballon de baudruche d’une nouvelle allure d’autant qu’il peut revêtir les formes les plus incongrues. On s’amuse comme avec un ballon, au pied ou à la main ; on le lance à la figure des jeunes filles ; il sert de cible pour des jets de cailloux, des lancers de fléchettes ou même au tir à la carabine à balles de plomb.
    Plus « classiquement », des gestes simples et répétés, rapidement acquis, seul ou avec quelque partenaire, permettront un usage sûr et bien moins angoissant que ne pouvaient l’être les ersatz anticonceptionnels des anciennes générations. Celles-ci, selon les lieux, s’en remettaient à l’efficacité douteuse du sel, du savon sec, de l’alun, du bicarbonate de soude, de l’acide citrique, de l’aspirine, de la quinine, de l’aloès, des excréments de poule incinérés et dont on enfumait l’utérus, sans parler du genêt, des coquilles d’œuf, du safran, de l’armoise et j’en passe.
    Passée la phase d’expérimentation, il n’y a plus qu’à utiliser, parfois à entretenir ces petits trésors avant de les réutiliser. Ainsi, les plus démunis, les lavent-ils et les mettent-ils à sécher sur une serviette ou même sur un fil à linge avant de les talquer pour les réenrouler. Cette pratique, on le sait, n’est pas du tout conseillée par le corps médical, mais semble s’imposer parfois, compte tenu de la précarité de bien des jeunes. Quoi qu’il en soit, cette attitude paraît préférable à leurs yeux qu’un non-usage qui est alors une conduite à risque, véritable défi mortel pratiqué en toute « inconscience » par certains pour les raisons les plus diverses dont « l’exploration des extrêmes ».
    Il n’est pas d’âge pour s’en servir si l’on en croit la doléance de la propriétaire d’une maison avec jardin d’agrément, voisine d’un lieu de plaisir en Poitou, très fréquenté par le « troisième âge » certains après-midi de la semaine. En effet, il y a tellement de préservatifs abandonnés après chaque « thé dansant » qu’elle ne peut plus passer sa tondeuse à gazon. Rien de comparable,vraisemblablement , avec ce que l’on a pu constater à Paris, au Bois de Boulogne, dans les années 1990 où, chaque matin, les services de nettoyage devaient, en évacuer un ou plusieurs mètres cubes. Ce n’est, au fond, qu’une question d’échelle entre Paris et la province...

    Et pour conclure

    Depuis les années 1980 où l’on a compris que le préservatif était l’une des meilleures précautions de prévention de maladies terrifiantes, la présence du préservatif s’est banalisée. On en parle en famille, à l’heure des repas, par le truchement des campagnes prophylactiques ; on le trouve sur les emplacements d’affichages publicitaires. Des humoristes narrent des histoires drolatiques qui se véhiculent par les canaux habituels urbains, notamment : bouche à oreille des rumeurs, zincs des bistrots. Les récits se substituent à ceux des années cinquante ou soixante qui mettaient au cœur des facéties les enfants nés « d’Ogino », à ceux des années soixante-dix qui relataient des naissances de bébés tenant dans leurs menottes des pilules, daus pinules ! alors que, aujourd’hui, des bambins évoquant le secret de leur nom s’appellent entre eux « Capote percée ». Les années, les techniques passent, les structures narratives perdurent et s’adaptent au changement.
    Des créateurs dont de très nombreux caricaturistes, tel Pétillon, dessinateur au Canard enchaîné, en ont fait l’un des thèmes de leur production, et jusqu’aux artistes contemporains qui n’hésitent pas à le manipuler et le détourner. Un exemple lumineux (dans tous les sens du terme) nous a été donné par Angie Anakis avec son œuvre intitulée La Vie (1992), composition de préservatifs, d’eau, de cordes, de crochets, ensemble de cinquante-deux pièces et d’une hauteur d’un peu plus de deux mètres, qui a été exposée de décembre 1995 à mars 1996 au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.
    Le Poète, n’avait-il pas invité à apprendre à retirer les fleurs du mal ?


    Michel VALIÈRE

    (À partir du texte publié dans AGUIAINE, n° 236, mai-juin, 2003, p. 15-22.

    NOTES

    Par exemple, le cinéaste Nikita Mikhalov dans son inoubliable film Urga (1991) met en scène un berger dans les steppes de Mongolie qui, pressé par le législateur-régulateur va à la ville acheter le préservatif qui lui a été prescrit, à la grande tristesse du couple qui n’aime pas faire l’amour avec des bottes...
    Page 60, éd. Gallimard ( collection Du monde entier), 1993, 235p.

    Autorisation du ministère de l’Éducation nationale, pour les lycées, en date du 26 juin 1992.

    A contrario, en dépit de la présence de plus de dix mille jeunes étudiants et d’un millier d’enseignants ou vacataires à l’Université catholique de l’Ouest à Angers, renseignements pris et sauf erreur, aucun distributeur n’a été installé (à la date de la rédaction de ce texte, en 2001). En revanche, il est possible de s’approvisionner au café le plus proche.

  • Une œuvre de Franck Vriet

    Bruno Montpied nous a glissé cette photo du 2 décembre 2006, réalisée par ses soins. Œuvre de Franck Vriet, le sujet tombe à point nommé dans le Jardin de Belvert où déjà les gallinacés du sieur Franck ont pris leurs quartiers d'hiver... à deux pas, justement, de la Vallée des Singes de Romagne qui se situe à moins de trois lieues d'ici.

    medium_Franck_Vriet_La…ed_2_dec_06.jpg

    Nombre de passagers apprécient les images (quand elles le méritent...). Ainsi l'austère jardin, dans son habit d'hiver, s'en trouve-t-il un peu réchauffé.
    Merci Bruno pour cette amicale initiative.

  • La poule noire pond dans l’armoire ; la poule blanche pond sur la planche

    Dans un vieux bourg des Brandes poitevines, j'ai noté naguère (1965) sur un petit bout de papier les deux vers donnés en titre à cette note... Il s'agit de vers extraits, je suppose d'une berceuse que Patrice Coirault, lui, a choisi de classer dans "divers", sous le numéro 75004, La Petite poule grise, dans son Répertoire (T.II, p. 418) et elle figure également dans le Catalogue de Conrad Laforte (IV, Ma-42 La poulette grise), au Québec.
    Je n'ai noté que ces bribes, et je sais que ce texte était bien connu dans l'Ouest mais aussi dans le Centre et dans l'Est de la France.... puisqu'il figure avec de nombreuses variantes dans les compilations des deux siècles derniers.
    Ceux que la poésie enfantine ne rebute pas, pourront à loisir apporter leur propre version (pas celle des recueils, la
    chanteroleuse des boijas de Belvert s'en charge)... Et si vous ne connaissez pas de version personnelle, eh bien inventez-en une, pour votre plaisir, pour le nôtre.