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  • Demandez le Programme... du Museon arlaten

    Le Musée départemental d'ethnographie, le Museon arlaten, en Arles (Bouches-du-Rhône) dont on sait qu'il est dû à l'initiative du Prix Nobel de littérature 1904, Frédéric Mistral, vient de publier son programme 2007-2008: http://www.museonarlaten.fr

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  • Rappel pour la protection des paysages ruraux en particulier.

    A moins d'être vraiment mal voyant, qui n'a aperçu alentour de sa commune des panneaux contrevenants, vantant les mérites de je ne sais quoi (là n'est pas le problème) mais en rupture avec le Code de l'environnement. Sansrevêtir l'habit des justiciers-vengeurs-redresseurs de torts, les repérer, puis en parler sereinement à ses élus, en toute simplicité, est un moyen d'améliorer le cadre de vie de chacun.
    RAPPEL:
    Les panneaux publicitaires scellés au sol sont interdits dans les agglomérations de moins de 10 000 habitants ne faisant pas partie d'un ensemble multicommunal de plus de 100 000 habitants
    Contact : Paysages de France - Association agréée au plan national au titre du Code de l'environnement et par le ministère de la Justice au titre de l'article 54, 1° de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 - Tél. 02 41 61 33 87 et 06 72 98 94 89 - Site Internet :http// www.paysagesdefrance.org

  • Soir d'été sur le Jardin de Belvert

    ... entre deux averses pré-diluviennes, un rayon est venu frapper la vigne vierge et le coudrier. Merci Dieu-Eté.

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    ©M.V. 07/2007.

  • Galinètas, marivoles et autres bêtes à Bon Dieu

    On nous sollicite souvent sur les "formes brèves' et autres comptines. Concernant les coccinelles, en voici trois exemples, les deux premières en Haut-Poitou, la troisième en Bas-Languedoc:

    "Mon petit prompron rouge
    De quel côé me marierai-z-i ?
    pron pron pron maroton,
    De quel côté me marierai-z i ?

    Marivole, vole, vole,
    Prends ton manteau
    Et va à l'école
    A-vec ta mè-re !

    Galinette monte au Ciel
    Si tu ne montes pas,
    Je te coupe une aile...

    etc... Merci de rajouter en commentaire vos connaissances en la matière.
    Pour approfondir la question de ces petites formes en direction du petit animal si sypathique ( à condition qu'il ne vienne en grappe avec ses congénères sur vos jambes, voici deux références bibliographiques fondamentales :
    1°) RAVIER Xavier, "Définition des ethnotextes: quelques considérations sur les formes minimales de l'ethnotexte", in : La recherche sur les ethnotextes: réflexions pour un programme: actes de la table ronde du CNRS... les 13 et 14 octobre 1980, Paris, Éd. CNRS, 1984, pp. 35-49.

    Signalons, à l'appui, l'"Atlas linguistique et ethnographique de l'Ouest" par Geneviève Massignon & Brigitte Horiot, éd. du CNRS, qui consacre une annexe "formulettes relatives à la coccinnelle" en complément de la carte 445, dans son volume II (1974).

    2°) Je vous signale aussi la réf. suivante:

    AEBI Dora, Der Marienkäfer; seine französische namen und seine Bedeutung im Volksglauben und Kinderspruch, Thèse de Zurich. Aarau, Sauerländer, 1932, x-127 p.

    De cette thèse, Arnold Van Gennep écrit dans sa bibliographie (N° 3109): excellente étude comparative, classement rationnel et interprétation magico-religieuse de la formule de la Coccinelle; nombreux documents inédits

  • Sur l'Homme sauvage, une réflexion autorisée

    L’Homme sauvage est effectivement une figure très fréquente dans le monde germanique et on le rencontre très fréquemment en Alsace, comme enseignes d’auberges, noms de rue, sujets de fontaines publiques. Cette figure est évidemment archétypale, mais sa popularisation sous les formes représentées dans les commentaires précédents résulte d’une élaboration savante.
    La diffusion à la fin du XVe s. des écrits de Tacite sur la Germanie, la construction politique du concept de nation allemande, sont à l’origine d’une récupération de la figure folklorique de l’Homme sauvage (ou plutôt de ses figures car sous des formes diverses il est omniprésent dans les fêtes agro-calendaires) . A partir du début du XVIe siècle, l’Homme sauvage est la représentation symbolique et valorisante de l’antiquité germanique, faite d’une société de moeurs simples et justes et de courage : les tribus germaniques ont résisté à mains nues avec succès aux Romains bien armés mais de mœurs dissolues. La représentation de l’Homme Sauvage, vêtu d’un bout de peau de bête et armé d’une massue, germanise l’image d’Hercule et établit le mythe d’une antiquité vraie, fondée sur la pureté des modes de vie et, partant du sang germanique. La suite est connue…
    Nous avons à Mulhouse une rue du Sauvage, en fait rue de l’Homme Sauvage, renommée par les nazis « rue Adolf Hitler ». On s’en moqua beaucoup, mais les idéologues nazis savaient ce qu’ils faisaient.
    On ne rencontre que rarement cette lecture politique de la figure de l’Homme Sauvage. Des bases solidement documentées et argumentées ont été posées par Simon Schama, « la traque à travers bois », in « Le paysage et la mémoire » édition française au Seuil, 1999. Suivre comment la figure folklorique médiévale a été investie par le politique, et comment cette reconstruction savante a été refolklorisée, est un sujet tout à fait passionnant sur lequel j’ai eu l’occasion de travailler, sans avoir jusqu’à présent publié.

    Ecrit par : Marc Grodwohl | 12.08.2007

    Merci Marc de votre note...

  • Une Photo de Bruno de la Fontaine d'Amboise

    Un grand voyageur ce Bruno ! L'Auvergne (merci mesdames et messieurs les auteurs de tous les guides routiers et touristiques ! Vz'avez pas remarqué on cite les noms des guides, rarement les z'auteurs, alors chapeau bas z'aux auteurs z'et z'aux auteures) n'a plus de secrets pour lui. Il a mis les pieds à Valuéjols, mon cher Valuéjols (lentilles, cantal et cambajon) ! sur la Planèze (= un haut plateau...mais en vélo, fallait y monter; là je ne parle pas de l'Homme au bob, mais du pilote de B.). Il a vu des vaches de Salers, en bovins, y a pas mieux (question de point de vue !); il a mis son nez du côté de la rue des Grands Jours (à Clermont), mais comme il n'a pas lu l'ouvrage de Joan Boudou, Lo Libre dels grands Jorns (édité par l'I.E.O.), il n' a pas pu voir ce qui s'y passe. Mais il a contemplé la Fontaine d'Amboise, et ici, à Belvert, nous nous contenterons de cet aspect scopique ( ça, c'est pour le plaisir du pléonasme irritant les plumes sensibles) des choses.

    Ah, oui, j'allais oublier, il ne faut pas se fier aux apparences. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas eu de notes pendant onze jours, qu'on était en vacances. Non, au contraire, on a travaillé dur. Chaque matin dès soleil levé, vers 11h.15, le pilote (en costume des branchés moscovites des années 1980 !) a fait le pied de grue pour attendre la factrice apportant, avec sourire, des tas de cartes postales (toutes en couleurs) de vous tous, nombreux visiteurs (ou presque) qui avez pensé aux affres du Jardin sous la pluie, et aux monceaux de prunes (cette année était année de prunes) que nous avons dû ramasser, trier, dénoyauter, compoter, tartifier, confiturer, dévorer (sans avaler le noyau...); et dans l'impossibilité de se brunir, se prunifier ( ! ) tel fut le programme de l'été 2007 (qui touche à sa fin avant d'avoir osé montré son nez d'été); le programme d'automne ne s'annonçant pas meilleur, avec l'avalanche de coings (cette année sera aussi année de coings !) qui se prépare aux cîmes des cognassiers (ça, c'est pour les apprents joueurs de scrabble; il y en a toujours un ou une quelque part). Je vous en dirai deux mots dans un message ultérieur. Bonne rentrée, et merci Bruno pour cette photo, glorieux trophée d'été.

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    ©2007. Bruno Montpied

  • Au sommaire d'"Aguiaine" de la Sté d'ethnologie et de folklore du Centre-Ouest

    Le n° 261 de juillet-août 2007 vient de paraître: au sommaire:

    - Catherine Robert et Michel Valière proposent un article-dossier:"Un marchand de peaux de taupes en Civraisien, d'après son brouillard ( carnet brouillon). Cliquer sur le lien pour lire:
    art taupiers.PDF
    - dans la rubrique "archives sonores", Michèle Gardré-Valière s'intéresse à une chanson de la Vallée de la Dive : "Le Roi avait un fils, la reine avait une fille". Cliquer sur le lien pour lire :
    Le roi avait un fils.PDF
    Et si l'air de la chanson vous intéresse aussi, alors cliquez sur le lien:
    Le roi avait un ils:musique.jpg (Nous avons affaire ici à un mouvement de danse (ronde) de rythme ternaire léger (peu accentué sur le premier temps) et régulier (vers de six syllabes). Cependant, ceux-ci sont ramenés une fois à cinq, deux fois à quatre, et un, au contraire, porté à sept.
    Ces variations sont fréquentes dans les chansons de tradition orale. Les chanteurs savent bien adapter leur chant aux contraintes du texte. Ainsi, par exemple, le vers « Le fils étant mort », un pentasyllabe, est interprété avec une séquence binaire, pour compenser la syllabe manquante tout en conservant le rythme de la ronde. )
    -Dans la rubrique "témoignages", Louis Guitton, grâce à l'entremise de Jacques Brunet, membre de la Sefco, et ancien "copain de régiment" de l'auteur, publie le "Journal de route" de son père Albert Guitton, prisonnier de guerre, qui a consciencieusement noté sur un tout petit carnet, et pas à pas, à partir de la capture de son régiment par les Allemands, sa marche vers son camp de prisonniers de la Deuxième Guerre mondiale;
    - Incendies dans les rouches ( laiches ou carex) du marais de Port-Jouet en 1900, présenté par Madeleine Augier;
    Ce numéro contient aussi des notes et remarques, des à propos, notamment sur les "funérailles", comme suite à l'article d'Aurélie Melin, dans le n° 260.
    Des notes bibliographiques, des échos de la vie de la Sefco complètent ne numéro.
    Pour mieux connaître la SEFCO, voyez dans la colonne de gauche, le lien avec le site de cette Sté.
    Et pour les ressortissants du Centre-Ouest, ou les bibliothèques et Musées, le mieux est de s'abonner et de rejoindre les centaines et centaines de passionnés pour la Culture du territoire d'entre Loire et Gironde...et pour ceux qui souhaitent mieux connaître les parlers de l'Ouest dans leur diversité, Un complément encarté, "Le SUBIET" (traduisez: le Sifflet) vient offrir des textes à lire, traduire, ou réciter... et mieux encore, vous pouvez proposer des textes littéraires dans l'un des parlers locaux de ce territoire. Les "expatriés" ont là un moyen de s'immerger dans cette culture dialectale d'oïl, qui entretient parenté et cousinage avec l'occitan et la langue nationale.

  • Une nouvelle catégorie : LESPIGNAN (Hérault)

    De plus en plus de visiteurs (une centaine par jour), s'intéressent à Lespignan: Où le situer sur une carte, comment y aller ? faut-il un visa ? un Passeport ? être Occitan ? Français ? Pourtant, le lien de notre camarade d'enfance, Jacques dont le lien est disponible en haut à gauche est une véritable encyclopédie sur ce village où s'achèvera, en principe, l'aventure humaine du pilote. Nous allons donc insister en publiant "de vez en cuando" comme on dit dans un célèbre patois européen et ibérique, des tranches de vie, des chansons ou même des contes recueillis auprès de quelques anciens lespignannais, qui disent souvent d'eux-mêmes qu'ils ont des "festejaires" (à Bayonne, à l'autre bout des Pyrénées on dit des "Festayres" et même certains d'entre eux poussent cette tendance au-delà des limites comme la chronique l'a encore rapporté ce matin.
    Que vous dire pour l'instant, si ce n'est que ce "village" relève de ce petit coin de Septimanie:

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    et également de ce coin de terre et de mer où certains des habitants venaient autrefois tirer les filets: "la traina" tels des galériens, pour une part de poissons qu'ils allaient ensuite revendre dans les villages de l'intérieur.
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    Ajoutons encore que pour ceux qui ont la passion/patience des archives, le blog Belvert contient déjà quelques photos et informations sur ce bout du département de l'Hérault, à la fois en Bitterrois et dans les basses plaines de l'Aude, à deux pas de la mer avec ici (photo) : Les Cabanes de Fleury, en face, Vendres-Plage, plus loin Valras-Plage, en deça des Cabanes Saint-pierre-la mer, et Narbonne-Plage, puis Gruissan-Plage.