Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Une journée d'étude consacrée aux "instituteurs et le folkore", A Carcassonne, le 27 novembre 2007, avec le GARAE.

Le Pilote de Belvert a été "mobilisé" pour venir y évoquer Francine Poitevin qui naguère traita du folklore du poitou, mais aussi d'ethnomuséographie et de lttérature régionaliste...

0837b9ff5af455245f59414ae1bed120.jpg


Programme:
L’instituteur laïque : un producteur d’archives ethnographiques - Florence Galli-Dupis
Les monographies des instituteurs et l’ethnologue - Daniel Fabre et Florence Galli-Dupis
Maître d’école et petites patries - Philippe Martel
Antonin Perbosc et l’expérience pédagogique de Comberouger - Hervé Terral
Francine Poitevin : sur le chemin du musée d’ethnographie - Michel Valière
Urbain Gibert dans la République des érudits - Daniel Fabre
Des chemins du Causse à la grande draille d’Aubrac, Adrienne Durand-Tullou ethnographe - Pierre Laurence.

Ce sujet peut paraître paradoxal à première vue, car l’école est généralement présentée comme une machine à produire de l’identité nationale, qui érigerait l’unité de la Nation sur les décombres des diversités ou particularismes locaux.
Il est vrai que, suite à la promulgation des lois scolaires de Jules Ferry instaurant une école primaire laïque, gratuite et obligatoire, le processus d’unification du pays se poursuit en s’appuyant sur le principe fondamental d’une école unique pour tous, c’est-à-dire, pour le dire rapidement, un même formation des maîtres, un programme d’enseignement commun à l’ensemble du territoire et une seule langue utilisée, le français ; mais cette unicité scolaire requiert quelques nuances. D’une part, l’instituteur est un fonctionnaire dont le recrutement se fait au niveau départemental et non national. C’est un enfant du cru, formé à l’école normale du chef-lieu, puis nommé à l’intérieur de son département d’origine. Le maître d’école ne quitte donc pas les frontière de sa "petite patrie".
c6a29977dc2bf0f7f569069100058bac.jpg
©INRDP (2004);Ministère de l'éducation nationale.
D’autre part, la volonté de l’instruction publique n’est pas d’étouffer la petite patrie sous la grande, mais au contraire d’enseigner la couleur locale du petit pays pour mieux "apprendre la France".
Petite et grande patrie ne sont donc pas antithétiques mais complémentaires, comme le prouve cette circulaire du 25 février 1911 adressée aux recteurs d’académie par Maurice Faure, le ministre de l’Instruction publique de l’époque, pour encourager les instituteurs à enseigner l’histoire et la géographie locales :
"C’est un fait malheureusement trop certain que la plupart des élèves et un trop grand nombre des Français ignorent presque entièrement tout ce qui a trait à la géographie et à la l’histoire de la commune, du département où ils sont nés et de l’ancienne province dont ce département faisait partie avant la Révolution. Il y aurait cependant le plus sérieux avantage à ce que tous connussent bien la physionomie particulière de la terre natale, ses ressources, les coutumes et les moeurs de ses habitants, leurs traditions, contes, proverbes, légendes, le rôle qu’elle a joué dans le passé, les citoyens éminents qu’elle a enfantés (...)On est d’autant plus attaché à son pays qu’on a de nombreuses raisons de l’aimer, de s’y sentir en quelque sorte solidaire des générations disparues, et l’amour du sol natal, comme je le disais à la Chambre des Députés, est le plus solide fondement de l’amour de la patrie."
Ainsi, passeur entre deux cultures -républicaine et locale, ou savante et populaire-, le maître d’école peut dissimuler, sous l’apparence du "hussard noir" bien connu, l’âme d’un ethnographe passionné. C’est la raison pour laquelle nous consacrons cette deuxième édition d’Arrêt sur Archives, à l’étude des relations entre l’école et le folklore depuis la Troisième République.

Commentaires

  • C'est intéressant comme information, mais sur mon écran qui n'est pas immense, contrairement sûrement au vôtre, je ne discerne que malaisément les lettres de l'annonce que vous avez sans doute scannée... Si bien que j'ai abandonné la lecture à la troisième ou quatrième ligne, sans être particulièrement irritable ce soir...
    Cordialement, Le S., sur un grand pied toujours (plus spirituel que matériel).

  • Je travaille avec un petit portable et un plus grand écran de chez Mac... que vous dire d'autre qu'effectivement je peux le lire. Je suis trop paresseux pour tout saisir.
    Soyez le bienvenu ! Je vous croyez revenu du côté de Salers...

  • Merci, votre seconde mouture de note est effectivement parfaite. Pouvons-nous attendre un compte-rendu futur de cette journée d'étude, ou du moins un résumé faisant ressortir les points saillants, dans vos colonnes?
    Et, entre parenthèses; savez-vous que je ne suis jamais allé de ma vie à Salers (devenu à ce qu'on m'a dit un peu une bourgade fort muséifiée et trop orientée vers le tourisme)?

  • Je n'ai pas écrit à Salers, mais du côté de Salers...vue de Sirius, c'est-à-dire quelque part en Auvergne, dans le Cantal, ou sur la Planèze, à Valuejols. Vous êtes bien pointilleux cher monsieur Le Sciapode.
    Vous n'êtes pas encore allé à Salers ? Mais que faites-vous donc ? allezzzzzzzzzzzzzzz vite à Salers. Il est de si beaux villages-musées.
    Bien amicalement.

  • Mais je ne vous reprenais pas, détrompez-vous. Ce n'était qu'une parenthèse. C'était pour suggérer (et pour éviter de tomber dans le panneau de vos taquineries) que j'aime l'Auvergne, ainsi que d'autres régions, sans les avoir visitées tout à fait. Je les aime parce qu'elles me permettent de rêver à leur propos. Nous faisons tous ainsi certes et c'est assez banal à dire, je le reconnais, mais nous ne le reconnaissons en même temps pas assez. Et pour bien les rêver, il me paraît parfois qu'il peut être bon de ne pas trop les connaître. Comme il est bon, par exemple, de randonner dans la nature en ignorant tout de la botanique. On y erre comme un caprice du vent. Mais le contraire peut peut-être aussi marcher. Le savoir peut donner une ivresse certaine tout à fait exaltante. Je suis ainsi souvent, oscillant entre une certitude et son contraire...
    Que l'on excuse cette digression un peu trop auto-centrée.

  • Eh oui, la botanique ! C'est ce qui vous différencie de Jean-Jacques Rousseau... relisez, avant de vous engager dangereusement sur les pentes aiguës de Salers si bien encornées, la 5° promenade des Rêveries du promeneur solitaire, auquel vous semblez vous identifier (in?)volontairement.
    Au fait qu'appelez-vous le "panneau de mes taquineries ?" le feuilleton du "bob-nic d'ajhasse?"
    Je pense que vous en entendrez encore parler un peu, puis nous changerons de disque, avec "laradiodemonpote"... si vous le voulez bien.
    Bonne soirée...
    Ah, tiens, j'oubliais, avec la pilote-e, demain nous nous dirigeons vers un bistrot déjeuner avec des ECOSSAIS (ma co-pilote ne le sait pas encore, je lui ai fait croire que nous allions dans un bar danser des "scottishes"... Je ne sais pas quelle tête elle va faire, elle qui aime tant chanter/danser, alors qu'elle va devoir écouter parler dans un franglais en-deça de médiocre son vieil époux grimaçant pour faire bonne figure aux représentants scientifiques des terres d'Albion.)
    Vous voyez cher L.S, alias M.B. il n'y a pas que vous qui devez essuyer des taquineries !
    Et moi, si vous saviez, mon cher... , tous les Bob's men que je rencontre !
    En conclusion : dés-autocentrez-vous!
    Bye, bye, dear !Good night and good luck.
    Ciao, adios, adissiatz...
    Bona nuèit.

Les commentaires sont fermés.