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Un nouveau (GRAND) pas en faveur des "langues de France": L'Assemblée inscrit (enfin) la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution.

Selon l'agence France Presse à Paris, L'Assemblée nationale a voté jeudi (à la quasi-unanimité) un amendement au projet de loi sur la réforme des institutions visant à inscrire la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution.
"Les langues régionales appartiennent au patrimoine" de la Nation, prévoit cet amendement présenté par le président de la commission des Lois, et qui complètera l'article 1 de la Constitution. Cette disposition était demandée depuis très longtemps par de nombreux parlementaires de toutes tendances politiques.
L'ensemble des groupes avaient déposé des amendements similaires. Ils avaient tous été rejetés par la commission des Lois la semaine dernière.
La garde des Sceaux s'est dite "favorable" à cette inscription des langues régionales dans la Constitution. M. Bayrou a exprimé "la satisfaction" de celui qui "mène le combat pour les langues régionales depuis longtemps": "C'est un pas en avant important", a-t-il déclaré.
Jean-Jacques Urvoas a estimé que "cela va dans le bons sens pour l'épanouissement des langues régionales". "Enfin les langues régionales vont être reconnues !", s'est exclamé le député Philipe Folliot tandis que Marc Le Fur, l'un des députés les plus en pointe dans la défense des langues régionales, s'est réjoui de "quelque chose de positif".
Pour Patrick Braouezec, "l'unité n'est pas l'uniformité".
Mettant en exergue la convergence de vues des députés de tous bords dans cette discussion, Arnaud Montebourg a plaidé pour que la discussion sur l'ensemble du texte se déroule dans le même esprit : "C'est ici que cela doit se décider, entre nous. Nous souhaitons travailler ainsi jusqu'au bout, dans cette optique".

Une si belle "quasi-unanimité" ne peut que réchauffer le cœur de tous les militants, anonymes ou de premier rang, qui depuis longtemps œuvrent à cette reconnaissance de langues et cultures "autres", et je soulignerai parmi elles l'Occitan dont on sait que la riche littérature a nourri le patrimoine littéraire de l'Europe avec les premiers troubadors et le premier Prix Nobel attribué à un écrivain français (en 1904) pour son œuvre en langue provençale (= occitane): Frédéric Mistral.
J'imagine aussi la joie des gens du Poitou-Charentes, du Limousin, de Bretagne romane et celtique, ou des Catalans du Nord... et celle de tous les représentants de ces 75 langues régionales, ou de l'immigration.
Mais ceci n'est qu'une étape...

Commentaires

  • Je ne comprends pas ce que vous trouvez à ce poseur de Mistral auquel "le tapir Maurras" ne cirait pas pour rien les bottines. Le mettre sur le même plan que Bernard de Ventadour, c'est osé!

    Le Nobel ne prouve rien. On l'a bien donné à Pearl Buck, Sully Prudhomme et Alexandre Soljenitsyne, c'est dire.

    Autre chose: que faut-il penser de l'actuelle déferlante ch'tis? Retour de balancier vers la vox populi ou simple ressac de "la vague absurde de l'opinion" comme disait André Breton à propos de l'esprit cocardier?

    Cordialement votre,
    A.F. (sans jeu de mot, je vous prie).

  • Dans la littérature, avec de telles initiales, qui fleurent bon la Mazarine, vous le savez mieux que personne, chacun accroche ses pensées, ses émotions à un point ou un autre d'un texte ( cf. Riffattere ou Georges Mounin); on surfe.
    Cette note ne s'adressait pas à des occitanistes convaincus, mais à un grand public "francimand" pour souligner que Mistral n'était pas marginal ou "exotique" mais celui qui a donné à l'Hexagone, un premier prix Nobel, ce qui, que vous le vouliez ou non est plutôt considéré comme une marque de qualité (même si on veut bien se souvenir que Sartre l'a boudé).
    Vous savez, si vous êtes versé dans l'étude et la défense des langues minoritaires, ici de l'oc, que le principal reproche est la marginalité à côté du référent républicain unique le français... On peut préférer sans doute, si vous avez quelque attache limousine ou auvergnate, le plus populaire Bertrand de Ventadorn, fils du chauffeur du four dudit 'chastel', ou Bodon,dont j'ai tout lu je pense et que j'apprécie au plus haut point. Et Pierre Bec, et Laffont et Manciet et les Rouquette Yves et Max...
    Mais puisque vous m'égratignez poliment, je vous dirai amicalement que vous ne m'avez pas bien lu. En effet pourquoi Mistral, pourquoi Bertrand placés sur un même podium ? eh bien parce que tous deux dans la littérature hexagonale ont précédé en littérature et en reconnaissance les Francimands... Les trobadors, mais GuIllhem avant Bertrand, "trobant" 50 ans avant les trouvères de langue française... et Mistral, le 1er Nobel... En conséquence, qui aime la création poétique et littéraire dans notre pays doit prendre en compte cette antériorité, au risque de sacrifier "du" patrimoine... Ce furent tous deux des premiers de classe; c'est un langage qui parle tout de même un peu... et leurs œuvres ne sont pas "que" du folklore amusant et consensuel, vous le rappelez pour Mistral écrivain très conservateur et "régionaliste" avant l'heure.
    Ce n'est ni revanchard, ni pédant, c'est un fait... Vous voudriez oublier Mistral ? Vous voulez faire aussi un autodafé des œuvres de Céline ? des frères Tharaud (pourtant de souche occitane aussi). Laissons un peu les œuvres du passé à la critique littéraire, historique, herméneutique et autres polémiques, ne retenons que le symbole d'une certaine grandeur, et surtout laissons Maurras à ses maurasseries qui sont évidemment et hélas bien connues et méprisables.
    Daissetz pas Mistral als autres... doblidetz pas son obra majora : "Lo Tresor..." una mina pels etnografs e pels linguistes, e per long tems encara.
    Et Mistral, ne l'oublions pas, et vous encore moins cher A.F. a reversé son prix pour créer le Museon Arlaten si riche en objets populaires dans des domaines qui me passionnent personnellement et tant d'autres avec moi (médecine populaire, rites magiques etc.)
    Et il est permis d'aimer sans rougir le chant de Mirèio et les cantilènes des manhanarèles, du même tonneau parfois que ceux que la copilote fredonne à loisir.
    Le succès des Chtis ? Un contrefeu au bling-bling de nos dirigeants suprêmes... Le bon peuple n'a pas ses entrées au Fouquets et chez Boloré, mais sait aussi s'éclater. Au fait vous avez vu, vous les Chtis ? nous pas encore bien qu'X fois programmés à Poitiers, et dans les salles rurales qui se renflouent par ce truchement et vont passer tranquilles le prochain hiver.
    Allez voir plutôt la graine et le mulet, tourné à Sète... chez mes parents et grands-parents paternels... et si vous n'aimez pas la danse du ventre, vous aimerez désormais...

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