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  • Festival de Confolens (Charente) du 12 au 17 apût 2008

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    Bon séjour à Confolens et en Charente limousine, un pays vert limousin et mondial, le temps du festival...

  • Travaux et publications de Liliane Jagueneau en rapport avec des corpus oraux...

    Comme suite à plusieurs sollicitations de chercheurs en littérature orale et notamment sur ce qui concerne la transcription des textes et le traitement de l'oral, voici, en lien une liste de travaux de notre collègue Liliane Jagueneau de l'Université de Poitiers. Suivre ce lien:bibliolittorale.doc

  • Entre réel et imaginaire...

    Nous empruntons à Me Chantal Certan, que nous remercions, cette photo intitulée "Les poutrastes d'Evolène" qui participe à l'illustration de son article "Les animaux entre la réalité et l'imaginaire : le réveil des animaux de la léthargie", communication pour la journée " A l'ombre de Cerlogne, le 4 octobre 2007 (qui rappelle sa recherche de maîtrise en pédagogie) publié dans le n° 57-2008 des Nouvelles du Centre d'études francoprovençales René Williem à Saint-Nicolas; Aoste-Italie.

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    © Cl. Chantal Cerdan, 2004. Tous droits réservés
    Ce personnage ne peut que faire penser aux Pétasson, Papalhon et autres Empalhats des carnavals languedociens (Cournonterral, Lespignan, etc.).

    Pour connaître les activités du Centre d'études francoprovençales René Williem, dirigé par Alexis Bétemps, suivez ce lien : http://www.cefp.it
    et accéder au texte intégral de l'article de Chantal Certan (p. 48 à 56)http://www.cefp.it/notiziedalcentre/nouvelles-du-centre-detudes-francoprovencales-n.-1

  • Sur l'ethnologie de la France dans les régions...

    Pour donner suite à plusieurs demandes sur l'histoire de la Mission à l'ethnologie, ses actions depuis 1980, etc... suivre ce lien qui rappelle un texte écrit en 2003 : Article sur la M à E-MV.doc
    En outre, on peut se reporter à Portethno, site du Ministère de la Culture à partir de ce lien: MV:M à l'ethno.pdf

  • Un droit humain fondamental !

    Personne n'est étranger sur cette Terre!

    "Des milliers de couples franco‑étrangers sont aujourd’hui privés du droit de mener une vie familiale normale en raison du durcissement constant des lois sur l’immigration et des pratiques administratives. Difficultés pour se marier, mariages célébrés à l’étranger non reconnus et refus de visas d’entrée en France provoquant des séparations forcées, multiplication des obstacles pour l’obtention d’un titre de séjour entraînant des situations de précarité et de clandestinité, familles déchirées par des mesures d’expulsion, intrusion dans l’intimité des couples par des enquêtes de police abusives sont quelques unes des injustices vécues.
    Parce qu’ils refusent d’être systématiquement suspectés et contrôlés, parce qu’ils n’acceptent plus de vivre cachés ou séparés, plusieurs centaines de couples mixtes mobilisés au sein des “Amoureux au ban public” entrent en campagne pour faire entendre leur voix et exiger une amélioration de leur condition."

    Avec d'affectueuses pensées pour Patricia et Francis, pour Marion et Youssef, Isabelle et Abdelilah, et encore pour quelques autres, c'est-à-dire 15% des couples "mixtes" vivant en France, découvrez, en double cliquant sur le lien suivant, et soutenez, si le cœur vous en dit, l'action de http://amoureuxauban.net/

    Je m’associe aux “Amoureux au ban public” pour que chacun puisse vivre librement et dignement sa relation amoureuse et sa vie familiale.

    Avec eux, le monde sera plus paisible...

  • 14 ème Festival du Jeu de Gençay (Vienne)

    Invitez-vous au 14ème Festival du Jeu de Gençay, dans la Vienne :

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    Signalé : la journée du 16 août 2008 avec "Carte blanche à Pierrot Chevrier' en rouge, noir et blanc... à l'occasion de son départ à la retraite. Réservations conseillées au 05 49 59 32 68 ; ou cc.lamarchoise@wanadoo.fr
    Pour connaître l'ensemble du programme de ce 14 ème festival à Gençay, suivez ce lien : http://boitealerte.over-blog.fr

  • La Forêt de Moulière, Maurice Fombeure et les arbres. L'itinéraire d'un poète

    « Il portait sur sa lourde épaule
    Sa destinée comme un oiseau
    Maintenant il dort sous les saules
    En écoutant le bruit des eaux. »

    Telle est rédigée, de sa main, l’épitaphe qui a été gravée sur la tombe de Maurice Fombeure à Bonneuil-Matours. Décédé le 1er janvier 1981, il était né le dimanche 23 septembre 1906, à Jardres (Vienne), à la Rue, un hameau de deux feux, où tous les habitants étaient parents et alliés entre eux. Dans l’un des deux, son grand-père y avait été longtemps avec un statut de métayer, et il y était mort. Il eut pour père, décédé en 1956, Louis, un scieur de bois, « républicain comme on n’en fait plus ! », et « qui aimait le bois pour le bois, pour ses copeaux de miel, son écorce à bateaux, sa poussière d’or » (J. Rousselot , 1957, p. 27).
    Maurice Fombeure a passé son enfance à Ogeron, village de la commune de Bonneuil-Matours. Son père, « grand forestier », artisan et élu prud’homme en fut, pendant un temps, le maire. La petite bourgade poitevine honore aujourd’hui le nom de l’homme de lettres qu’elle a attribué à son Centre culturel-bibliothèque . Ne se définissait-il pas d’ailleurs lui-même comme « poète de lecture publique » !
    Dès qu’il put marcher, il commença, sous la conduite d’un arrière grand-père maternel, « grand-père de la pêche, grand-père de la chasse », d’explorer la forêt de Moulière, où, l’hiver, « les arbres nus oscillaient, s’arrêtaient, repartaient », où « grelottait au fond de l’allée, une petite étoile seule », et où les arbres ressemblaient, à « des statues ivres ou des sentinelles endormies ». Le voilà gardeur d’oies, de vaches, dénicheur d’oiseaux et... de proverbes anciens. On le retrouvera, plus tard, jongleur de mots, énivré jusqu’à la réplétion de termes rares, précieux, prestigieux, lourds d’histoire, forgeron de lexèmes inutilement et malheureusement absents de nos trésors linguistiques.

    Après des études au Collège de Châtellerault, à l’École Normale, et à la Faculté des lettres de Poitiers où il habita près de la place de la Liberté, rue Cloche-Perse, il rejoignit l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud (1929-1931). Après un service militaire sans zèle, le caporal Fombeure, « Sergent de réserve » accomplira une carrière d’enseignant qui le conduira de l’École Normale des Vosges, à Mirecourt (la célèbre ville des luthiers), en Arras, avant d’échouer à Paris, pour s’y fixer à partir de 1937, non sans avoir été mobilisé pendant la Deuxième Guerre Mondiale, comment tant d’autres jeunes hommes.
    Là, familier de Saint-Germain-des-Prés, il devait animer une « clique bruyante de poètes », à la brasserie Lipp, jusqu’en 1957. La vie littéraire l’amusait comme on peut s’amuser de ce qui ne paraissait pas trop sérieux à ses « yeux de paysan, de forestier d’homme de la terre pour qui comptent seulement la réalité de la sève et de la glèbe ». Il termina sa vie en Poitou, où il m’a été donné de le rencontrer, et de m’entretenir avec lui, à l’occasion d’un « cabaret poitevin » avec les Piboliens de la Mothe-Saint-Héray (79), autour des deux frères, André et Maurice Pacher qui avaient mis en musique et interprétaient avec brio quelques-unes de ses « chansons ».
    Poète reconnu et apprécié, il s’est tenu à distance du surréalisme qu’il ne condamnait pas, mais dont il n’ignorait aucun des arcanes. Paul Claudel écrivit à son sujet :

    « Je n’ai rien lu depuis Verlaine qui me fasse autant plaisir. Il parle français… La veine de Villon et de Charles d’Orléans. »

    Nouvelliste, romancier, il s’acharnera « à gratter son incurable terre, son incurable enfance » (J. Rousselot, 1957, p. 26), jamais guéri de la perte de sa mère, Juliette Daillet, morte treize jours après l’avoir mis au monde, et des multiples difficultés liées à sa mise en nourrice où il faillit mourir plusieurs fois. C’est vraisemblablement la raison fondamentale du « retour constant de Fombeure à ses forêts, à sa rivière, à son village » (J. Rousselot,1957, p. 26). Dès qu’il le peut, il revient à la scierie paternelle, vers les sous-bois humides, riches en grenouilles « aux yeux cerclés d’or ». Il y reviendra définitivement. Éternellement.
    ( NDLR : En fait, selon une information qui nous a été transmise le 19 juillet 2008 par une de ses nièce que nous remercions vivement), Maurice Fombeure n'a pas passé ses dernières années en Poitou mais a été hospitalisé au centre MGEN de La Verrière.)

    En flanant à travers son œuvre poétique :

    Arbres, cavaliers arbres dont la tête heurte les vents
    Il passe au galop sous vos vertes ombres
    Celui que mon cœur appelle souvent

    (À dos d’oiseau , p. 54).

    C’est sous les arbres que le poète cherche et attend l’éternelle amour, celui des vieilles chansons, celui des amours fanées, mais sans trahisons. S’agit-il d’une belle « qui n’a pas d’amoureux /Pour lacer sa chemise », il la campe, esseulée, « sous un pêcher en fleur », qui « entend la neige /qui tombe dans son cœur ». « Loin de la ville lasse » le poète invite encore à aller « voir neiger les amandiers / Dans le petit froid de l’aurore ». Fombeure, le poète d’Une forêt de charme (Gallimard, 1955), amoureux et passionné des arbres, de l’herbe, de la neige, des oiseaux, a le don de se représenter la nature et les hommes sur « un monde allégorique, vaguement halluciné, à la fois poétique, savoureux et caricatural (J. Rousselot,1957, p. 42). Il cisèle des tableaux qui ne sont pas sans rappeler, à quatre siècles près, les scènes flamandes d’un jeune Pieter Bruegel, avec des tâcherons maigres et des fermiers gras, des fagotiers aux doigts gourds, et des « assemblées » poitevines qui peuvent rivaliser avec les kermesses flamandes débridées et fort bien arrosées de pintes de boissons indigènes.
    L’eau-de-vie de Sylvain Massé lui restera longtemps en mémoire, « fantôme de ses années » qui lui révèle « le pays dans la bouche,
    Et la vigne des Hauts, ses pierres à fusil,
    Ses grives percutant le silence attiédi
    À l’orée des forêts le cerf haut et farouche,
    Le cerf ennuagé de mouches aux ramures de noir persil. »

    L’Automne de hautes lisses lui rappelle « la saison des veilleuses(=synonyme de colchique.) lorsque l’on brûle les fanes ( feuilles sèches tombées des arbres) en bordure des forêts » :

    Innocence des campagnes
    Et des grands bois dépouillés
    Les piqueurs déverrouillés
    Brandouillent des cors de chasse,

    La meute s’essouffle, jappe
    Dans les combes, les halliers.
    L’arroi lent des peupliers
    S’effile au fond de l’espace.

    L’Automne est pour lui « la saison de l’ancolie ( Renonculacée à cinq pétales, nommée aussi « gant de Notre-Dame ») où son cœur « se fond d’amertume », parce que « les bois, les taillis sont nus ». C’est un thème plusieurs fois traité, où, « Sous le frais sourire des aulnes, / on chuchote dans les roseaux ». (À dos d’oiseau p. 208)

    Dans le poème, intitulé Naïf, il se joue des arbres :

    Je stipule, /dit le roi (reine, dauphin, infante, fou), que les grelots de ma mule/ seront des grelots de bois (frêne, sapin, palissandre, houx)// Mais, quand on appela le menuisier,/ Il n’avait que du merisier.

    Mais, point de pensée ludique, lorsque, dans Les Moulins de la parole (Éd. La Hune, Lille, 1936), il personnifie les arbres dans un poème émouvant intitulé justement Arbres. Non plus dans le recueil D’amour et d’aventure (Éd. Debresse, 1942), lorsqu’il écrit Pluie du soir :

    Dans la maison du garde-chasse,
    Des jours sans jeux, des jours sans dieux.
    J’écoute pleuvoir dans les feuilles ;
    La forêt goutte, goutte à goutte,
    Lentement la forêt s’effeuille
    Broutement de l’illimité…

    Ou encore dans son poème Paysages intérieurs :

    J’écoute dans le vent gémir un noir cyprès
    D’un seul jet, long venu comme une torche d’ombre,
    Je suis loin de la vie si les hommes sont près
    Mais toujours leur commerce a le goût de la cendre.


    Poète riche d’une mythologie poitevine lentement instillée dans sa petite enfance par ses aïeux nourriciers, il réenchante le monde : les arbres sont « irrités », « gémissent ». Au-dessus des arbres de la forêt familière, tandis que « dans ces nuits maléficiées » s’affairent les braconniers, et que « le garde-forestier fume dans sa maison verte » cavalcadent le loup-garou, la mythique Chasse Gallery, la Chasse galopine, ou la Chasse d’Abram. Il s’en passe des choses pendant que vous dormez… :

    Les buissons dansent sous la lune/Où l’églantier se tend la main./Des forêts, il n’en est pas une /Qui soit telle le lendemain.

    Il évoque encore La Licorne, « cette putain borgne » qui « fait du mal aux régiments/Qui traversent les Solognes/La forêt de Bragadran ». Ses morts, familiers qu’il a aimés et qui reposent « au cimetière où flûtent les cyprès », peuplent aussi ses poèmes. Ses ancêtres paisibles continuent de pousser « parmi les arbres verts ». Il fait sienne cette idée, d’inspiration New Age, d’une probable métempsychose ascendante, d’un cheminement (platonicien ?) de l’âme gravissant des sommets vers son origine céleste.

    Dans Les Étoiles brûlées (Paris, Gallimard, 1950), le poème Forêts condense à lui seul son amour passionnel, fusionnel pour sa forêt d’élection. Aussi, comprendra-t-on que je laisse au lecteur le soin et le bonheur de le découvrir, sur les rayons des bibliothèques, dans l’anthologie Seghers 57 qui lui a été consacrée, aux pages 159 à 160.

    En parcourant sa prose narrative… riche en descriptions ethnographiques.

    Sous couvert d’humour, la plupart des nouvelles (Manille coinchée , Le Vin de la Haumuche ) ainsi que des romans de l’auteur de Ceux des Pays d’Ouest sont à caractère autobiographique. N’y sont épargnés ni dates, ni patronymes (Soldat ; Les Godillots sont lourds ; La Rivière aux oies ). Ce troisième ouvrage, écrit à l’âge de vingt-quatre ans, (terminé en février 1930, à Saint-Cloud), prolonge son enfance douloureuse et son adolescence terrienne « Mon village ô mon village / Ce soir viens à mon secours... »). Quant à sa créativité d’écrivain, il ne souhaite la reconnaître d’aucune école, si ce n’est de celle de l’enfant qu’il fut, de ses parents et grands-parents : « J’éprouve à confesser ainsi les animaux qui m’ont entouré, les arbres qui m’ont rafraîchi, et les gens qui m’ont aimé, une tristesse douce ».
    Le troisième chapitre de La Rivière aux oies est justement consacré à l’évocation de la Forêt de Moulière. Il le dédiera à son « père qui a passé sa vie à la parcourir », avec en sus, en exergue : « O forêts mortes délirantes »… Et, au fil des chapitres des divers ouvrages, traversés de dits et de légendes, de gloser la vie en forêt, avec les loups, « mauvais compagnons », la cynégétique, la louveterie. Ces récits sur les loups, que l’on rencontre souvent ailleurs, et « qui appartiennent, pour la plupart, au vieux fond national » s’adaptent, ici, à une culture locale et familiale. Il évoque les battues au sanglier, la chasse à courre « noble passe-temps qui ne manque pas de grandeur », ajoutant, de la part d’un chroniqueur tiers : « des bêtes qui courent après une bête », le braconnage au cerf, aux sauvagines et au chevreuil. Fombeure rappelle le droit de pâture dans la forêt, privilège du « brigadier forestier ».
    Il aborde la micro-toponymie, plus ou moins motivée (au sens linguistique). Il égrène villages, hameaux, recoins et autres lieux-dits : Le Grand Saint-Hubert (un rendez-vous de chasse), Les Écuries du Roi, « un des plus beaux recoins de la forêt, une combe verte aux versants très doux », le fonds de Saint-Rome, Jappe-loup, La Fosse aux Canes, Le Gâchet de Villiers. Il n’oublie pas de citer encore le chêne au Cocu, La Fontaine Douce, Le Bois de la Fontaine, Les Quatre Chemins, Le Grand Soubis, Les Deux Bornes, Les Jolis, Le Plan des Esses, Les Closures, Le Pas-Peloton, Le Marchais-Plat, le Pinaille (ou Pinacle), un « paysage désolé », « désert de brandes, d’ajoncs et de bruyères ». Et puis, la Tombe à l’Enfant, autour de laquelle on risque de voir « le diable en train de faire danser les loups rouges ».
    À leur sujet, le jeune Fombeure s’autorise à écrire :

    « Il y a des noms étranges dans cette forêt. Nul ne sait d’où ils viennent. Parlez-en à mon père et vous verrez naître un sourire heureux dans sa barbe. C’est qu’il aime cette forêt. Il y passe sa vie guêtré, un décamètre à la main ou la petite hachette pour marquer les arbres à son chiffre ».

    Il exprime aussi une pensée pour les bûcherons, les scieurs de long à la « langue énergique et brève », et plus généralement, pour les habitants des pourtours, de Boirie, de la Folie, de Bignoux, d’Ogeron, de La Foi, de La Biolière et de La Logerie, tous, ou presque affublés de sobriquets, attentifs on ne peut plus à « tous les murmures du vent et des feuilles ». Il les situe sociologiquement comme « à demi-ruraux, à demi-forestiers et aux trois-quarts braconniers » (cf. Pagnol, Marius) et… craintifs des pandores de l’endroit, on devine pourquoi !
    Nostalgique, il écrit :

    « Il y a du sang dans la forêt et tant et tant de souvenirs. Le roi. La Révolution. Tout est caché là, tout est secret. Rien que des chênes et des sapins gémissants, des ronces aux mûres aigres et des fougères de rosée. Des étangs noirs comme des miroirs sans lumière avec trop de feuilles qui pourrissent au fond ».

    Enfin, il déplore :

    « Personne ne sait plus la grande légende de la forêt. Ceux qui la savaient sont morts et les vieux ne disent plus rien. » ( p. 29)

    À son corps défendant, ne nous invite-t-il pas à nous « immerger » dans la forêt domaniale (depuis le Moyen-Âge) de Moulière, ou un roi de France a même signé deux chartes… Qu’on ne s’étonne pas alors si à l’énoncé d’un éventuel projet de recherche envisagé sur ce territoire forestier, XX a qualifié - d’un cri du cœur ! - cette forêt de « sélect », « bien nettoyée, bien propre, apprêtée pour les bourgeois et les aristos de Poitiers », et qui n’est donc pas « une forêt sauvage », autrement dit peu susceptible de retenir l’attention de chercheurs de sciences humaines.
    Chacun, naturellement, gèrera ses souvenirs à sa manière : XX ceux de ses jeunes années d’études à Poitiers, Fombeure, lui, ceux d’une enfance entre La Varenne, La Haumuche, et Moulière, cristallisée en 1930, dans La Rivière aux oies. Mais, en 2004, 2005, 2006, quel imaginaire poétique, économique, scientifique, projeter encore, sur des lieux que l’on devine toujours hantés d’êtres fantomatiques qui gravitent autour d’« une scierie où les hommes sifflent, chantent et bavardent toute la sainte journée », tandis que « la scie hurle et ronfle, s’arrête, repart » ?
    Dans la nuit profonde, un lourd convoi, traînant ses bruits et ses lanternes s’enfonce dans la forêt des souvenirs et des silences…

    Notes:

    Texte de Michel Valière, publié dans AGUIAINE, Revue de la SEFCO, n° 247 Mars-avril 2005, p.3-11.

    Une communication de la première version de ce texte, aujourd’hui remanié, a été effectuée le vendredi 8 mars 2002 au séminaire mensuel du laboratoire LARESCO-ICOTEM, à la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société (MSHS) de l’université de Poitiers, en guise d’avant-propos au lancement d’une thématique de recherche sur le thème général « Forêt et territoire », et qui fut suivi d'une reconnaissance du terrain.

    ROUSSELOT Jean (1957), Maurice Fombeure, Paris, Seghers, 223 p.
    FOMBEURE Maurice (1971), À dos d’oiseau, Paris, Gallimard, 251 p. [1ère éd. 1945]
    FOMBEURE Maurice (1989), Manille coinchée, s.l., UPCP, 197 p. [1 ère éd. 1948]
    FOMBEURE Maurice (1989), Le Vin de la Haumuche : nouvelles s.l., UPCP, 214 p. [1 ère éd. 1952].
    FOMBEURE Maurice (1943), Ceux des Pays d’Ouest, Paris, Horizons de France, 141 p.
    FOMBEURE Maurice (1932), La Rivière aux oies, Paris, Rieder, 240 p.

  • LE CANAL DE NANTES A BREST

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    ©TVB Productions… †ous droits réservés.

    LE CANAL DE NANTES A BREST

    Hier, une aventure humaine à l’échelle d’une région: la Bretagne. Un parcours de 360 kilomètres semé, pour ceux qui le construisirent, d’embûches, de peines mais aussi d’espoir…

    Créé en 2000 par La Godinette*, le spectacle consacré au Canal De Nantes à Brest a permis à de nombreux spectateurs de découvrir l’extraordinaire odyssée qui durant près de 40 ans (de 1804 à 1842) va entraîner des milliers d’hommes dans sa construction.

    Aujourd’hui, fruit d’une heureuse rencontre entre les artistes de LA GODINETTE et les musiciens du Bagad et danseurs du Cercle de QUIC EN GROIGNE de St Malo (35), une nouvelle étape est franchie. Jamais la richesse de cette épopée n’aura été autant d’actualité car elle vous permettra, durant deux heures, de rencontrer nombre de danses, de mélodies, de chant en français et en breton et les traditions de la Bretagne historique dans leur ensemble.

    Mettre en valeur la diversité et la richesse de la musique et de la danse bretonnes, faire découvrir les différents terroirs, vibrer au rythme de la musique, de la danse et revivre, par l’histoire contée, les émotions de ceux qui écrivirent une page majeure de l’histoire de la Bretagne, tel est le pari de cette Re-Création impliquant près de 100 artistes.
    Le Canal De Nantes A Brest : le spectacle ambassadeur de toute la Bretagne ! Pour de plus amples informations : TVB Productions label - management - tourneur André CléroEcluse les Cours / 35250 Chevaigné - France
    www.tvb.com.fr 00 33 (0)2 99 55 37 68 / ac@tvb.com.fr /


    Cet été en Bretagne, ça vous rit ? Savourez la Bretagne à pleines mirettes, à pleine dents...

  • « Marianne et son âne Martin, si n’en parlions?»


    « Marianne et son âne Martin, si n’en parlions ? »
    par
    Michèle Gardré-Valière
    *
    Comme suite à l’article de La Petite Châtenette sur la fête du 14 juillet et de la chanson qui accompagnait l’envoi et qui figure dans ce numéro-ci d’Aguiaine (n° 263, nov.-déc. 2007, pp.17-18), sous le titre de Marianne et son âne Martin, je vous propose (pp. 25) quelques
    remarques sur les chansons relevant de la même rubrique (21) du Répertoire établi par Patrice Coirault et alii. L’auteure nous dit « tenir » cette chanson de sa grand-mère maternelle qui la détenait elle-même de sa propre grand-mère. C’est dire si ce texte chanté s’inscrit bien dans sa tradition orale familiale, aux origines lointaines et à des temps indéterminés. De son côté, une de nos informatrices de Champagne-Mouton (Charente), Marie Vidaud, nous dit un jour à propos d’une version qu’elle connaissait : « Celle-ci, c’est une chanson vraiment populaire ». Elle
    l’estimait ainsi en regard de toutes les autres, plus rares, qu’elle nous avait chantées et que
    nous avions enregistrées d’elle. « Populaire », en effet, elle l’est bien, comme le justifiera un rapide survol de la littérature ethnographique. Pour en juger, il suffit de se reporter au tome I du Répertoire des chansons françaises de tradition orale de Patrice Coirault (BNF, 1996), qui en a regroupé de nombreuses références, sous la rubrique 21 – LARCINS I, Filles au moulin, sous le numéro 2112, Marianne au moulin, ou L’âne mangé à la porte du Moulin. De son côté, l’ethnomusicologue Conrad Laforte, au Québec, propose, pour le corpus de textes comparables qu’il a pu compiler, la cote O-70, dans son volume II consacré aux chansons strophiques, avec pour titre générique : Marianne s’en va-t-au moulin.
    Ce choix de prénom pour l’héroïne, fait par les catalogueurs, doit pouvoir se légitimer eu égard à la fréquence de son apparition dans les textes. Certes ! Pourtant, un examen des versions qui nous apparaissent comme les plus anciennes ne plaide pas dans ce sens-là. En effet, la mention « première » remontant au XVe siècle, selon Gaston Paris, fait état d’une jeune femme répondant au prénom de Penotte, comme en témoignent les deux seuls vers qu’il nous en reste :

    « Penotte s’en va au moulin
    Dessus son asne Baudouyn. »

    Une version de 15361, que nous reproduisons ci-après, évite de nommer la jeune personne qu’elle représente seulement par : « La Jeusne Dame. »

    La Jeusne Dame va au molin
    Dessus son asne Bauduin,
    Tout chargé de grenade2,
    La sombredondon
    Tout chargé de grenade,
    La sombredondon.

    Quand le mosnier la vit venir :
    « Belle, viendrez-vous moudre icy ?
    Et deschargerons l’asne ! »
    La sombredondon.
    Et deschargerons l’asne ! »
    La sombredondon.

    Tandis que le molin moloit,
    Le mosnier fesoit son devoir,
    Et le loup mangeoit l’asne ?
    La sombredondon.
    Et le loup mangeoit l’asne ?
    La sombredondon.

    Quant à J.B. Weckerlin3 il en a retenu une version qu’il situe en 1602 (pp. 232-233), c’est tout simplement « La Belle ». Il précise en outre qu’elle a été plusieurs fois éditée (Paris : 1600 ; Rouen : 1602 ; Poitiers : 1607...). En voici le texte établi par l’auteur du recueil :

    La Belle s’en va au moulin
    Dessus son âne beaudoin,
    Pour gaigner4 sa mouture.
    Lanfrin, lanfra, la mirligaudichon,
    La dondaine, la dondon,
    Pour gaigner sa mouture
    A l’ombre d’un buisson.

    Quand le musnier la vit venir,
    De rire ne se peut tenir :
    Voici la femme à l’asne,
    Lanfrin, lanfra...

    — Musnier, me moudras-tu mon grain ? —
    Ouy, Madame, je le veux bien,
    Vous moudrez la première,
    Lanfrin, lanfra...

    Tandis que le moulin mouloit
    Le musnier la belle baisoit
    Et le loup mengeoit l’asne
    Lanfrin, lanfra...


    Hélas, dit-elle, beau musnier,
    Que maudit en soit le mestier,
    Le loup a mangé l’asne,
    Lanfrin, lanfra...


    « En ma bourse j’ay de l’argent,
    Prenez deus escus tout contant,
    Achaptez un autre asne, »
    Lanfrin, lanfra...


    La Belle s’en va au marché,
    Pour là un autre asne achapter,
    Achapta une asnesse,
    Lanfrin, lanfra...


    Quand son mary la vit venir
    De crier ne se peut tenir :
    Ce n’est pas là nostre asne !
    Lanfrin, lanfra...


    Mary, tu as beu vin nouveau,
    Qui t’a faict troubler le cerveau,
    As mescongnu nostre asne,
    Lanfrin, lanfra...

    Voicy le joly mois de may,
    Que toutes bestes changent poil,
    Aussi a faict nostre asne,
    Lanfrin, lanfra...

    On aura constaté sans peine que le déroulement du texte est déjà bien établi au début du XVIIe siècle (refrain mis à part, comme bien souvent). Et cela seulement suffit à ne pas retenir l’hypothèse d’une chanson née pendant la Révolution sous le seul prétexte que l’héroïne porte le même prénom que la figure emblématique de la République : Marianne. D’ailleurs les appellatifs génériques de la chanson sont divers et tout autres avant cette période (Belle ; La Belle ; Penotte ; La Jeusne Dame...). Pour les temps post-révolutionnaires, sur vingt-neuf versions (dans un premier repérage) rassemblées par treize collecteurs, on en compte treize avec le prénom Marion (en français ou en occitan), onze avec Marianne et cinq avec d’autres prénoms voisins, tous à l’initiale en « M+a » : Madelon, Margot, Margui, Mariton, Marie-Jeanne, sauf Nanon ( qui apparaît seulement dans un refrain, cf. infra). Cependant si celui de Marion est bien représenté au XIXe siècle et jusqu’à nos jours, Marianne, lui, n’apparaît, sauf erreur, qu’au XXe siècle, parfois d’ailleurs en compétition, au sein du même texte, avec Marion, comme on le voit dans
    cet exemple de Saint-Romain-en-Charroux, en Pays civraisien5 :

    Quand Marianne s’en va-t-au moulin (bis)
    Assise sur son âne, Nanon de la Sambre dondon
    Assise sur son âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion

    Quand le meunier la vit venir (bis)
    De rire il put s’en retenir (bis)
    Attache là ton âne, Nanon de la Sambre dondon
    Attache là ton âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion

    Pendant que le moulin moulait (bis)
    Le meunier la caressait (bis)
    Le loup caressait l’âne, Nanon de la Sambre dondon
    Le loup caressait l’âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion

    Meunier, meunier, oh qu’as-tu fait (bis)
    Le loup a mangé l’âne, Nanon de la Sambre dondon
    Le loup a mangé l’âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion.

    Prends sept écus dans ma sacoche (bis)
    T’iras acheter un âne, Nanon de la Sambre dondon
    T’iras acheter un âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion.

    Quand son mari la vit venir (bis)
    De pleurs il ne peut se retenir (bis)
    Oh qu’as-tu fait de notre âne, Nanon de la Sambre dondon
    Oh qu’as-tu fait de notre âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion.

    Mon âne avait les oreilles en rabattant (bis)
    Et le bout de la queue blanche, Nanon de la Sambre dondon
    Et le bout de la queue blanche, ma jolie Marion, ma jolie Marion.

    Mais tu sais bien qu’à la Saint-Michel (bis)
    Que tous les ânes changent de poils (bis)
    C’est ça qu’a fait notre âne, Nanon de la Sambre dondon
    C’est ça qu’a fait notre âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion.

    On ne doit pas s’étonner de la vitalité et de la résistance du prénom Marion, dans la mesure où il était déjà attesté au XIe siècle et chanté au XIIIe siècle comme le montre Roger VAULTIER6 (1965 : p. 85) :

    « Le frère Daniel, un prédicateur du XIIIe siècle, a laissé au moins le titre d’une chanson en vogue de son temps, il s’écrie, en effet ‘Ô jour [de Noël] pourquoi as-tu été fait ?Est-ce pour être employé à chanter la Marion ?’ »

    Mais d’abord, un petit rappel historique et... citoyen. Marion a longtemps fait figure de « prénom rural », de « chambrère7 », comme nous l’avons entendu en 1970 de la bouche de notre propre grand-mère maternelle de Poursay-Garnaud (Charente-Maritime). Si Marianne fut porté dès le XVIe siècle comme prénom très populaire en raison de la double dédicace, chez les catholiques, à la Sainte-Vierge Marie et à sa mère Anne, le terme Marianne comme symbole de la République8 est postérieur à la Révolution française.
    De fait, la figuration symbolique de La Liberté aurait pris naissance dès 1789, sous la forme de statues, vêtues à l’antique et coiffées principalement du bonnet phrygien, que l’on voit s’ériger un peu partout en France. Mais l’historien Maurice Agulhon9 a bien reconnu que c’est
    en octobre 1792, au village de Puylaurens, dans le Tarn10, qu’elle a été nommée pour la première fois dans un texte de chanson11, imprimé en langue d’oc sous le titre La Garisou de Marianno (= La Guérison de Marianne), et dont l’argument repose sur la joie de « la malade »
    d’avoir recouvré son appétit à la suite de la « prise des Tuileries », le 10 août 1792. Notons que Frédéric Mistral l’avait déjà citée dans son illustre Trésor du Félibrige (1878-1886), non sans l’avoir qualifiée, vu ses orientations idéologiques et politiques, de « détestable chanson » (sic).

    On rapporte aussi que « Marianne » était le nom de code de sociétés secrètes républicaines qui s’étaient fixé pour objectif de mettre à bas le Second Empire. C’est pourquoi ce « prénom » a aussi été utilisé par les anti-républicains à l’encontre de la République française, mais celui-ci,
    ayant acquis une valeur de symbole, a perdu de fait toute sa valeur péjorative. Et pour cette raison, chaque mairie se dotera d’au moins un buste de Marianne à l’effigie d’une belle femme12, diffusé massivement à partir de 1880. Ainsi ce symbole de la République connaîtra- t-il son apothéose et sa sacralisation.

    On comprend que le rapprochement entre la fête nationale et la chanson de Mam’zelle Marianne ait pu être fait, d’autant que l’École laïque et républicaine l’a diffusée à sa manière, un tantinet expurgée de toute connotation érotique et sexuelle, et sur un refrain très rythmé, qui maintes fois a fait considérer cette chanson « d’école » comme une comptine, celle-la même que nous chantions à la sortie de l’école de Villeneuve-la-Comtesse (Charente-maritime), dans les années d’après-guerre.

    « Au p’tit trot, p’tit trot, p’tit trot,
    C’est le refrain de la meunière
    Au p’tit trot, p’tit trot, p’tit trot,
    C’est le refrain
    Du vieux moulin. »

    Si certains de nos informateurs ont conservé en mémoire cet héritage scolaire, d’autres véhiculent des textes à coup sûr beaucoup plus « historiques », comme en témoignent plusieurs versions au refrain de « la sombre dondon », déjà connu au XVIe siècle, et retrouvé encore « sur le terrain » dans les années 1970, quatre siècles plus tard. Belle longévité, donc, pour cette Marion-Marianne !

    Référence bibliographique en cas de citation de cet article:

    GARDRé-VALIèRE Michèle, "'Marianne et son âne Martin, si n'en parlions ? ", Aguiaine n° 263, nov.-déc. 2007,pp.19-25.


    NOTES :

    1- Dans La Couronne et Fleur des chansons à troys (imprimé à Venise...). Cette référence est citée par Théodore Gérold, p. 57 de Chansons populaires des XVe et XVIe siècles, avec leurs mélodies, Genève Slatkine Reprints, 1976 (1re éd. Strasbourg, 1913).

    2- « Grenade » est le calque français de l’occitan « granada » (du latin granata, abondante en grains) : littéralement, en français, « grainée », récolte de blé.

    3- L’Ancienne chanson populaire en France (16e et 17e siècle), Paris, Garnier, 1887.

    4- « Obtenir ».

    5- Cf. L’Almanach du Poitevin 2008, Romorantin, CPE, p. 76, texte établi à partir de notre enquête du 1967 en Pays charlois (Vienne).
    (Phonogramme de Michel Valière, encore non indexé). Une autre version, parmi la dizaine entendues et recueillies en Pays civraisien, Quand Marion va-t-au moulin (La sombre dondon), que nous avions proposée lors d’un concours pédagogique en tant qu’enseignants et « chasseur de sons », a été diffusée le 30 mai 1970 sur France-Inter par l’ORTF. Ce sera là l’origine du prénom de notre fille, justement née ce même jour (cf... Michel Valière, « Je l’appellerai Catherine... », dans Joël Clerget (dir.), Le Nom et la nomination : source, sens et pouvoir, Toulouse, ÉRÈS, 1990, p. 227-233).

    6- Le folklore pendant la guerre de Cent ans d'après les lettres de rémission du Trésor des chartes), Paris, Librairie Guénégaud, 1965.

    7- Chambrière, femme de chambre, servante.

    8- Sur ce sujet, cf. Maurice Agulhon, Marianne au combat, l’imagerie et la symbolique républicaines de 1789 à 180, Paris, 1979.

    9- Discours d'ouverture du Colloque de Puylaurens " La Révolution vécue par la Province" 15 et 16 avril 1989 - Maurice Agulhon :"C'est bien en effet la chanson de Guillaume Lavabre, le chansonnier puylaurentais qui en donnant la première occurrence du prénom de Marianne pour désigner la République, fait de cette invention un fait méridional ou, pour mieux dire, occitan." Son manuscrit conservé à la Bibliothèque nationale (Ye 3293) est le plus ancien témoin, ce qui autorise Puylaurens à se proclamer « Berceau occitan de Marianne » (cf. le site de
    notre ami et collègue : http://lamblard.typepad.com/weblog/2007/05/marianne_et_14_.html). Cf. aussi : Maurice Agulhon et Pierre Bonte, Marianne : les visages de la République, Gallimard (coll. La découverte), 1992, p. 18-19.

    10- Cf. Michel Vovelle, « Cultes révolutionnaires et religions laïques », dans Jacques Le Goff et René Rémond (dir.) Histoire de la France Religieuse, t. 3, Paris, Seuil, 1991, pp. 510-526.

    11- Composée par le chansonnier d’expression occitane mais aussi française, Guillaume Lavabre (1755-1845), cordonnier de son état, jacobin et de confession protestante, qui fut un temps instituteur.

    12- Parmi les dernières en date, des actrices telles que Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Laetitia Casta, une animatrice de la télévision, Evelyne Thomas se sont prêté comme modèles de Marianne.