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  • En Novembre, le "Sirque" s'aère en Limousin

    Comme les enfants, comme les grands enfants, nous aimons le Cirque... et plus encore, si vous croisez en Limousin, alors vous allez "craquer" avec

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    A L’AFFICHE :

    LES ITINÉRAIRES DE CIRQUE EN LIMOUSIN
    ET MASSIF CENTRAL

    A noter sur es agendas :
    Vendredi 13 novembre > 14h30
    Samedi 14 novembre > 20h30
    UN CIRQUE PLUS JUSTE:

    Cie Circo Aereo, compagnie associée au pôle cirque de
    Nexon en Limousin
    Sous chapiteau à Royère de Vassivière (23)
    AnnonceCircoAereo-1.jpg
    Une petite piste, des lumières artisanales, un convoi de
    petits objets, ceux de rien du tout, des trésors dénichés
    à la ferraillerie, la radio qui dicte le rythme et l'ambiance…
    Dans ce cirque, tout est fait par une seule personne,
    jongleur singulier à l’univers inclassable.
    Une allumette s'allume dans la pénombre d'une piste
    sous un petit chapiteau. De surprise en surprise, tout
    un cirque se construit à partir de petites merveilles
    décalées de l'ordinaire…Moment intime partagé - dans
    l’espace d’un chapiteau minuscule- entre un artiste et
    une centaine de spectateurs…Un jeu de regards,
    de lumières, d’ombres, de musique et de cirque…
    (Itinéraires de cirque sous chapiteau en Limousin et Massif central
    - Opération soutenue par l’Etat - FNADT, DIACT dans le cadre de la
    conventioninterrégionale de Massif Central soutenue par la Région
    Limousin. L’accueil du chapiteau de la compagnie Circo Aereo à Royère
    de Vassivière bénéficie du soutien du Parc Naturel Régional de Millevaches.)

    Plein tarif 8€ - Réduit 5€ (- 18 ans, adhérents
    "Emile a une vache", abonnés Le Sirque, étudiants et
    demandeurs d’emploi) Emile a une vache -
    Réservations au 05 55 64 57 37

    *

    croix.jpg
    L'Atelier de Royère de Vassivière,
    lieu de rencontres, accueillant et
    animé, présente Tour de piste,
    exposition de Philippe Laurençon.
    Cette exposition  constituée d'une série
    de six triptyques retrace 6 années d'images
    réalisées par Philippe Laurençon,
    autour des circassiens de passage
    au Sirque - Pôle cirque de Nexon en Limousin. Instants de création
    de spectacles, intimités pour des portraits «hors piste», images de
    spectacles d'ailleurs...
    Rencontre autour de la diffusion des arts du cirque sous
    chapiteaux et du réseau mis en place par les Itinéraires
    de Cirque en Massif Central, animée par Marc Délhiat, directeur
    du pôle cirque de Nexon. Moment d’échange,
    de rencontres où tous les acteurs culturels du plateau de
    Millevaches sont conviés .
    Samedi 14 novembre > 18h à L’Atelier de Royère de Vassivière.
    Réservation au 05 55 64 57 37
    Possibilité de restauration avant le spectacle : 05 55 64 52 22

    *

    Mardi 17 novembre > 14h30
    Mercredi 18 novembre > 20h30
    CIRQUE PRÉCAIRE

    Cie La faux populaire - Le mort aux dents
    Sous chapiteau à Felletin (23)
    AnnoncePRECAIRE.jpg
    Dans son chapiteau, sur un air de violoncelle, un personnage
    clownesque joue et jongle avec des objets improbables (scie,
    feuille de papier, hélices, toupies géantes, faux, bilboquets...).
    Dans le cadre intime de la petite piste, se jouent les interrogations
    loufoques de sa vie : « si on vivait une seule journée
    comme le papillon, aurait-on le temps d’être méchant ? ».
    Tout au long de son solo de manipulation d’objets insolites, de sons,
    de mots, Julien Candy nous convie dans un univers véritablement
    loufoque. Un inventaire à la Prévert, léger
    et grave à la fois.
    Itinéraires de cirque sous chapiteau en Limousin et Massif central
    - Opération soutenue par l’Etat - FNADT, DIACT dans le cadre de
    la convention interrégionale de Massif Central soutenue par la
    Région Limousin. La scène nationale d’Aubusson
    remercie la ville de Felletin pour l’accueil de ce spectacle.

    Plein tarif 12€ - Adhérent et abonné 10€ - Adhérent et Abonné
    réduit (abonnés Le Sirque) 6€
    Scène nationale d’Aubusson - Théâtre Jean-Lurçat -
    Réservations 05 55 83 09 09

    *
    En résonacroix-1.jpgnce avec la thématique Arts de la piste,
    la scène nationale d’Aubusson accueille l’exposition
    piste [o]ne de Philippe Laurençon.
    Première piste, première rencontre entre le public et les
    artistes des compagnies soutenues par Le Sirque
    depuis 2003, sous l’œil discret et régulier du
    photographe Philippe Laurençon.
    Ces 16 photographies sur bâches de 80x120cm sont visibles
    à Aubusson à la Scène nationale - Théâtre Jean Lurçat et
    à La Pépinière, ainsi qu’à Felletin à la Mairie et à la Médiathèque intercommunale.

    Stage Arts de la piste Jonglage avec Julien Candy – Cie La Faux populaire
    « L'atelier portera sur la manipulation d'objets. En utilisant dans un premier temps
    les objets usuels et pédagogiques de la jonglerie (balles, massues, diabolo...),
    en découvrant ou en perfectionnant l'aspect technique (rapport à l'objet, au corps,
    au mouvement). Puis nous aborderons, à travers les objets du spectacle et
    d'autres-divers-et-variés-mais-non-destinés, les possibilités d'écriture
    « dramatique ».
    Puis on ira manger des glaces devant la télé... ». Julien Candy
    Mercredi 18 novembre > 13h30 - 15h30 sous chapiteau
    à Felletin.
    Stage gratuit, cependant l’adhésion au Théâtre Jean Lurçat est
    obligatoire;
    réservation conseillée au 05 55 83 09 10.

    Les auteurs vivants ne sont pas tous morts
    Lecture de Arlette Namiand et mise en espace de Pierre Pradinas
    Production Compagnie du Désordre
    En partenariat avec la Médiathèque intercommunale Aubusson
    - Felletin
    Jeudi 19 novembre > 18h30 et 20h sous chapiteau
    à Felletin.
    Entrée libre, réservation au 05 55 83 09 09.

    *
    Jeudi 26 novembre > 20h30
    Hors Piste  : TESTÉ-DÉ-TESTÉ  Cirque BAM
    Chapiteau pôle - Nexon
    AnnonceBAM.jpg
    Le Sirque - Pôle cirque de Nexon en Limousin accueille la compagnie BAM en
    résidence à Nexon. A l’issue de cette résidence sous le chapiteau pôle, découvrez
    un Hors Piste, séance de travail ouverte au public. Une belle occasion de se
    frotter à leur univers !
    Entre mâts chinois, acrobatie au sol ou à la bascule, trompette, et batterie,
    ces six jeunes artistes laissent leur cœur battre au rythme du groupe.
    Dans une ambiance brute, sobre et pleine d’humour, ils tentent, sautent de
    bascule en mât, déplacent leurs agrès pour récupérer un des leurs, s’embrassent
    ou se battent…
    Création le 15 janvier 2010 au Cirque Jules-Verne d’Amiens (80).

    Entrée libre dans la limite des places disponibles
    Réservation obligatoire 05 55 58 10 79


    Samedi 5 décembre | Cirqu'en Bus au départ de Nexon > 18h30
    AUTOCHTONE (nouvelle création) Collectif AOC
    Sous chapiteau - Boulazac (24)
    AnnonceAOC.jpg
    Après La syncope du 7, révélé à Nexon en 2001, et Question de
    directions, le Collectif AOC aborde sa 3ème création collective.
    Cette nouvelle création d'une des compagnies les plus emblématiques
    du cirque contemporain sous chapiteau a été accompagnée en partie
    par Le Sirque et accueillie en résidence d'expérimentation en février
    et avril 2008.
    Sur la piste une nouvelle équipe a rejoint les membres du Collectif
    autour du trapèze, de la corde, des portés acrobatiques, du
    trampoline et du mât chinois. Ensemble, ils revendiquent une fois
    de plus l’héritage pluridisciplinaire et circulaire tout en poursuivant
    leur démarche de rencontre et de métissage de danse, de cirque, de
    musique et d'acrobatie.
    Leur spectacle mêle performances et improvisations millimétriquement
    orchestrées et chorégraphiées par Karin Vyncke où l'énergie crée
    l’émotion et où l'image fait sens.
    Au centre de l'arène : l'Homme et sa trace. Les traces, celles qu'il
    laisse sur son environnement et son entourage, les traces qu'il porte
    en lui, celles qu'il laisse sur les autres et que les autres laissent sur lui.

    Tarifs spectacle + aller/retour en bus
    Abonnés du Sirque 16€ - Autres tarifs 20€ - 16€ (- de 26 ans et
    demandeurs

    d’emploi) - 13€ (- de 18 ans). Formules avec abonnements :
    Réservation obligatoire 05 55 58 10 79
    Et toujours l’abonnement au Sirque…
    À vous les découvertes artistiques sans barrière
    financière !
    Allez en famille ou avec vos ami(e)s à
    la découverte de ces univers artistiques
    originaux...
    croix-4.jpg
    P.S. : Le Sirque - Pôle cirque de Nexon
    en Limousin est un lieu de création,
    de diffusion et de sensibilisation des
    publics aux arts du cirque en France.
    Il fait partie des onze pôles cirque
    " labellisés " par le ministère de la
    culture et de la communication, en 2001.
    Il fait également partie des membres
    fondateurs, en 2004, de l’association
    nationale Territoires de cirque.

     

  • L'art, le politique et la création... à Grenoble

     

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    HOMMAGES À ALAIN PESSIN
    Un sociologue en liberté
    Catherine Dutheil-Pessin; Yvonne Neyrat

    Préface de Howard S Becker

    L'Harmattan

     

     

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    Sociologue des imaginaires politiques, spécialiste du XIX e siècle avec des ouvrages sur la rêverie anarchiste ou le mythe du peuple et la société du XIXe, Alain Pessin (1949-2005) a aussi dynamisé autour de son laboratoire de l'université Pierre-Mendès-France (Grenoble), le centre de sociologie des représentations et des pratiques culturelles (CSRPC), les recherches en sociologie de l'Art et de la culture - animant et dirigeant le groupe de recherche OPUS (Oeuvres, Publics, Société) du CNRS.

    ISBN : 978-2-296-04202-5 • octobre 2007 • 262 pages
    Prix éditeur : 22 € / 144 FF

     

  • Per La Lenga Occitana : 15 000 à Carcassonne : Anem Oc !

     

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    ©Tous droits réservés/Anèm Oc.

    15 000 en fête, avec fifres, tambourins, cornemuses, calicots et drapeaux rouge et or, frappés de la croix occitane à travers les rues de la Cité et de la ville nouvelle de Carcassonne. Pour que l'occitan vive et se développe harmonieusement dans le respect de chacun.

     

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    20/25000 en ont comptabilisé d'autres... En tout cas, si vous voulez en savoir plus sur cette question du développement de l'occitan, je vous invite à ouvrir le lien suivant et vous prendrez la mesure de la somme (ou presque) des vœux des participants à la "fête" de Carcassonne. Cliquer sur ce lien:

    http://www.felco-creo.org/mdoc/detail_fr.php?categ=deputat&id=216

     

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    Francis de la Cosconilha

     

  • Le passage des études de folklore à l'ethnologie en France s'est fait dans une période troublée...

     

    Du folklore à l'ethnologie
    Sous la direction de de Jacqueline ChristopheDenis-Michel BoëllRégis Meyran ; Editions de la MSH
    Le passage des études de folklore à l'ethnologie en France s'est fait dans la période troublée qui va du Front populaire à la Libération. Le folklore scientifique se construit de manière ambivalente, dans le cadre d'une politique culturelle qui fait la part belle aux traditions régionales : à la fois ouverte sur la modernité, et fascinée par un passé volontiers idéalisé. Avec l'avènement du régime de Vichy, le folklore devient l'instrument de la politique culturelle du maréchal Pétain et de sa Révolution nationale. Mais, en même temps, de vastes enquêtes scientifiques, extensives et collectives voient le jour.
    Cet ouvrage, qui fait suite à un colloque international tenu en 2003 au musée national des Arts et Traditions populaires


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    (MNATP), apporte une réponse collective à des questions restées longtemps floues, voire taboues : comment apprécier les activités du MNATP, créé en 1937, et celles de son directeur, Georges Henri Rivière, sous le régime de Vichy ? Quelles continuités, quelles ruptures apparaissent entre la période du Front populaire et Vichy ? Jusqu'où les folkloristes se sont-ils compromis ? Une nouvelle discipline était-elle déjà en germe ou le folklorisme sombrait-il totalement dans l'exaltation passéiste du monde paysan ? Ce regard en arrière s'avère nécessaire à l'heure où l'ethnologie s'affranchit des barrières nationales - et alors qu'un nouveau musée, le musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM), vient remplacer le MNATP.

     

  • Luc De Heusch examine les rapports entre l'anthropologie et la discipline baptisée Histoire... un ouvrage à découvrir.

    Pouvoir et religion (pour réconcilier l'Histoire et l'anthropologie)
    Luc DE HEUSCH
    Editions du CNRS-MSH
    Luc De Heusch examine les rapports entre l'anthropologie et la discipline baptisée Histoire. A titre d'essai, inaugurant une voie originale, il analyse ici du point de vue structural les relations permanentes et changeantes que le pouvoir entretient avec la religion. L'anthropologie sociale et culturelle (plus connue en France sous le nom d'ethnologie), considérée à tort comme une science coloniale périmée, nous livre une institution caractéristique des sociétés centralisées dépourvues d'écriture : la chefferie ou la royauté sacrée. L'auteur la décrypte comme structure symbolique arrachant le pouvoir au seul contrôle de la parenté. Elle transforme un homme, détenteur du pouvoir suprême, en une espèce de fétiche vivant, condamné à mort à plus ou moins brève échéance. L'Histoire, de son côté, a souvent affaire à une institution politico-religieuse qui confère à un homme projeté au sommet du pouvoir un statut quasi divinisé. Le monothéisme s'est emparé de cette vision ; il fait du roi un prêtre d'une espèce particulière. Luc de Heusch analyse les avatars de ce continuum qui rend compte du devenir politique. Il prend le parti de Hobbes contre Rousseau et constate que la démocratie en tant que Léviathan a bien du chemin à parcourir avant d'être désacralisée. 

    Biographie de l'auteur
    Ethnologue, écrivain, cinéaste, professeur émérite à l'Université libre de Bruxelles, ancien directeur d'études associé de l'École pratique des hautes études (Paris), Luc de Heusch a publié de nombreux ouvrages ethnologiques, dont trois volumes consacrés aux mythes et rites bantous. Il est également l'auteur de Ceci n'est pas la Belgique, une série d'essais sur divers artistes : James Ensor, Michel de Ghelderode, René Magritte, Pierre Alechinsky, Christian Dotremont, à la plupart desquels il a par ailleurs consacré un film. Sa passion pour l'art ne s'est jamais démentie. Il a été membre du groupe Cobra. Il est membre de l'Académie de Belgique.

  • La Lirette à La Rochelle (Charente-Maritime)

    Bonjour à tous ! Laurence s'adresse aux visiteurs de Belvert :

    "INFO DE DERNIERE MINUTE : Je me trouve dès ce vendredi 23 octobre 2009, 14h, au Salon de la Déco de La Rochelle, Espace Encan,  (samedi et dimanche 10h - 19h; lundi 10h - 18h).

    N'hésitez pas à venir faire un tour!

    MERCI DE TRANSMETTRE L'INFO A TOUTE PERSONNE QUI POURRAIT ETRE INTERESSEE. Cordialement

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    L'art du tissage de la Lirette dont on sait qu'elle était autrefois bien répandue en Saintonge (mais aussi au Québec, etc...) sera mis en valeur grâce au travail de "reconquête" , entre tradition et modernité, entrepris par  Laurence Fédy dont voici les contacts

     

    Laurence FEDY

    L'Art de la Lirette - 8 rue de Mellier - 17250 PLASSAY

    05 46 74 22 05 - 06 82 21 32 49 - lartdelalirette-saintonge@voila.fr

    Parmi les "objets" proposés à la vente : Tapis, sets, descentes, têtes de lit, coussins, décorations murales, sacs, accessoires...

    Et La Rochelle est si belle... dans son environnement marin mais aussi végétal.

  • Tous à Carcassonne, le Samedi 24 octobre 2009, pour donner un avenir à la langue occitane : ANEM OC !

     

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    ...Être à Carcassonne sera une façon de faire prendre conscience à chacun de la fragile vivacité de l'occitan et de demander aux élus de faire la pression nécessaire pour que l’avenir de la langue occitane, patrimoine commun à tous ceux qui habitent en pays d’Oc, mais aussi et surtout, patrimoine de l'humanité (pensez à La fina amor et à l'œuvre,  majeure, des trobairitz et trobadors), soit assuré et plus largement que les "langues de France" dans leur diversité fassent l’objet d’une politique de la part de l’Etat, comme le recommande l'UNESCO par exemple.

    Donner un avenir à la langue passe par une volonté politique, par la construction d’un projet. C’est ce que nous voulons pour l'occitan (dans ses variétés régionales : Provençal, Limousin, Languedocien,  Gascon...) dans nos pays d’Oc, pour ceux qui y vivent et pour l’ensemble de ceux qui peuplent cette planète.

    A ce sujet, voici une libre opinion diffusée en guise de soutien à cette manifestation  :

     

    Des remparts de la Cité aux tréteaux électoraux

    Les pas des manifestants - quand ils sont très nombreux - sont plus "éloquents" que le plus savant des discours. Voilà pourquoi la grande manifestation bisannuelle en faveur de la langue occitane, est devenue, succès aidant, le lieu où le "tout politique" doit impérativement se montrer ou, au minimum, être représenté. Pour les édiles des partis traditionnels, arpenter le bitume une heure tous les deux ans est peu cher payé pour tenter de capter cette lame de fond citoyenne qui ne fait encore qu'affleurer ici ou là, mais dont on ressent déjà l'immense potentiel. Car le rendez-vous de Carcassonne, en défendant ce bien si précieux et si "parlant" qu'est la langue d'ici, est, en fait, un jalon sur la longue élaboration du contre modèle au nivellement par le bas imposé par la globalisation culturelle.
    Et c'est vrai que voilà une façon commode, pour les partis qui se sont succédé au pouvoir à Paris, d'essayer de faire oublier qu'ils ont, tour à tour, dans une unanimité confondante, toujours refusé de ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. N'oublions pas que l'inscription de nos idiomes régionaux dans la Constitution ne s'est faite qu'à l'arraché, et ce, en annexe, dans une simple démarche "patrimoniale". Comme si une langue n'était qu'un support muséographique…
    Il faut bien comprendre que face à ces jacobins plus ou moins masqués, chaque avancée en faveur de l'occitan ne se fera que dans le rapport de force ou dans la mise en oeuvre d'une dynamique qui les dépasse. Il faut par exemple entendre, en privé, leurs réactions aigries et revanchardes devant la joie des toulousains parce qu'un élu écologiste a "osé" faire annoncer le nom de chaque station du métro en occitan. Un simple mot dans cette belle langue chantante, c'est encore trop pour certains qui joueront pourtant des coudes pour apparaître en tête de cortège à Carcassonne. De même, il fallait voir les forces de l'inertie à l'œuvre quand j'ai réussi, au Parlement européen, à faire admettre - encore à la marge - l'usage de quelques langues constitutionnelles comme le Catalan, le Basque, le Galicien ou le Gallois.
    Ma longue expérience européenne m'a cependant montré qu'en vraie démocratie, le multilinguisme apaisé tend à devenir la règle et la discrimination linguistique une plaie honteuse qu'il faut traiter comme telle. J'ai pu mesurer, outre hexagone, à quel point notre République était malade de sa "mono-culture" et, dès lors, ridicule dans sa prétention à éclairer le vaste monde qui est bien plus riche qu'elle ne peut le concevoir.
    Si les échéances régionales du printemps prochain ont un sens, elles devront, sans tabou, ouvrir tous les débats afin que tombent les masques. Car il est grand temps pour la puissance publique de ne plus simplement "tolérer" ou encourager à la marge le milieu associatif occitaniste, mais de s'impliquer à ses côtés - directement et fortement - pour faire de la politique linguistique un outil naturel et structurant de son action. Pour cela, il faudra investir des moyens humains, techniques, juridiques et budgétaires dans un organisme régional public "non cosmétique" chargé de promouvoir la langue dans toutes ses dimensions, notamment économique : codifier, enseigner, rechercher, former, subventionner, diffuser, créer… Il y a tant à faire dans la sphère publique.
    Puisse, samedi, la manifestation de l'Occitanie profonde et plurielle être plus impressionnante encore que celles des années passées pour se prolonger enfin jusque dans les débats politiques à venir.


    Gérard ONESTA,

    Ancien Vice-Président du Parlement européen
    Porte parole des écologistes pour les régionales en Midi Pyrénées

  • La revue Terrain donne à voir et à entendre

     

    TERRAIN n°53 vient de paraître : Voir la musique

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    Que donne à voir la musique ? Que donne à entendre l’œil ? Le visuel et le sonore convergent selon de multiples modalités : mises en scène de dispositifs musicaux, systèmes de notation musicale, musiciens - danseurs, liens étroits entre peinture et musique, entre musique et tissage. Pour certains compositeurs ou interprètes, les notes de musique possèdent même le pouvoir de déclencher des  couleurs, des images mentales  ou des paysages …

    Voir écouter [Résumé | Accès restreint] Pour une iconographie de l’auditeur
    À l’écoute de Paul Klee [Résumé | Accès restreint] Les choses sont-elles (aussi) corps de violons ?
    Musique mécanique et temple hindou [Résumé | Accès restreint] Histoire controversée d’un dispositif visuel et sonore
    Quand la musique donne à voir [Résumé | Accès restreint] La représentation de la montagne dans les chants des initiées itcha (Bénin)

    Repères

    Extraits sonores ♫

     

  • Sauvegarder, inventorier, étudier, transmettre le patrimoine culturel immétériel

    Communiqué de presse : Le 16 octobre 2009, à Nantes, a été présenté l'OPCI (Office du Patrimoine culturel immatériel)

    Le 16 octobre, au café Cascabel à Nantes, les membres de l'OPCI - Association interrégionale de coopération technique et d’expertise pour la sauvegarde, l’inventaire, l’étude et la transmission du patrimoine culturel immatériel - ont présenté les buts de la nouvelle association, les premières actions menées, et les nombreux projets en cours.

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    © Tous droits réservés, 2009.

    Cofondé par 32 spécialistes (universitaires ou chercheurs privés), l'OPCI se propose d'être un nouvel outil national au service de tous pour sauver et promouvoir le « Patrimoine Culturel Immatériel » (musical, linguistique… en fait tous les savoir-faire et traditions des mondes paysan, maritime, fluvial ou ouvrier ; des différents milieux culturels, etc.).

    Contacts : Michel Colleu,  michel.francoise.colleu@wanadoo.fr 06 34 96 03 13 ; Guillaume Veillet guillaume.veillet@libertysurf.fr 06 18 08 91 35

    Président : Jean-Pierre Bertrand  jpb.bertrand@yahoo.fr 06 07 66 31 21

  • Il pleut, il pleut bergère...

     

    Vient de paraître, aux Presses universitaires de France : Ethnologie française, N° 4, Octobre 2009 : Du climat et des hommes
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  • Poitiers : Le jour où les paysans en-terrèrent la ville

     

    Dans la nuit du 15 au 16 octobre 2009 des paysans en colère ont déversé" des tombereaux de terre dans l'avenue Victor Hugo, entre la Préfecture de la Vienne (notre photo) et l'Hôtel de ville de Poitiers... Marion Loudiyi-Valière © a réalisé quelques photos à la demande des pilotes de l'ethnoblogue; on les trouvera dans l'album en marge à droite.
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    (Au fond, l'Hôtel de ville)

     

  • Catalogue de l'exposition l'Aracine et l'art brut

     

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    Il n'aura pas échappé aux amis lecteurs de ma note du 10 octobre, que le colloque du CTHS se tenait à la Galerie Colbert, justement où se tenait en même temps une exposition minimaliste de l'Aracine... que nous n'aurions pas aimé rater.

    Aussi, profitons-en pour acquérir le catalogue de l'exposition l'Aracine et l'art brut (184 pages; ISBN : 9782869610815; 21,92$

    de port...) . Attention, on se les arrachera ! Ne dites pas après :" j'aurais dû, plus tôt !...)

    Une adresse: Musée d'art moderne Lille Europe; 1 allée du Musée; 59650 Villeneuve d'Ascq.

     

  • Langues, communautés et territoires en France aujourd'hui - Recherches et enquêtes en ethnologie et en linguistique - Paris (INHA 2, rue Vivienne - Galerie Colbert 75002), 13 & 14 octobre 2009

    Journée d'étude : Langues, communautés et territoires en France aujourd'hui - Recherches et enquêtes en ethnologie et en linguistique - Paris (INHA 2, rue Vivienne - Galerie Colbert 75002), 12 & 13 octobre 2009

    Ce colloque traduit le souci de la section "Anthropologie sociale, ethnologie et langues régionales" du CTHS (Comité des Travaux Historiques et Scientifique) de maintenir l'articulation fondatrice du CTHS entre les chercheurs universitaires et ceux des sociétés savantes. Une série d'interventions montrera que l'histoire de ces dernières est un objet d'étude pour les ethnologues et les linguistes, mais qu'elles ont aussi produit et produisent encore des connaissances directement utilisables par les spécialistes de ces disciplines. D'autres communications tenteront de faire le point sur plusieurs questions que les membres des sociétés savantes, et avec eux un public plus large, posent aujourd'hui à l'ethnologie et à la linguistique. L'association des deux disciplines au CTHS, à l'origine fruit d'une décision ministérielle, a-t-elle ou non une justification scientifique, et comment ? Y-a-t-il aujourd'hui encore une place pour l'ethnologie en milieu rural en France, domaine exploré en premier lieu par l'ethnologie universitaire dans les années 1960-1970 ? L'exploitation ou la relecture de certaines sources vues par le linguiste et l'ethnologue permet-t-elle un renouvellement des connaissances dans ce domaine ? Comment les écomusées et musées de société, issus en partie aussi du développement de l'ethnologie institutionnelle en France dans les années 1960-1970, ont-ils évolué, confrontés en particulier à la contrainte de l'exposition, à l'évolution de leurs missions, à celle de leur objet d'étude ? Enfin, quels sont aujourd'hui les principaux aspects de l'ethnologie en milieu urbain, dont le développement s'est surtout affirmé en France dans les années 1980 ?

    Lundi 12 octobre

    • 9h30 : Introduction aux journées d'étude : Jean-René Trochet et Martine François, Des sources en question et en mouvement
    • 10h : Guylaine BRUN-TRIGAUD, Ingénieure de recherche au CNRS, Valorisations et exploitations des enquêtes dialectales : présentation du thésaurus occitan, une base de données multimédiale
    • 10h30 : Marie-Barbara LE GONIDEC, Responsable du département de la musique au MUCEM, La mission du Musée national des Arts et Traditions populaires en Basse-Bretagne en 1939 : comment publier une enquête de folklore musical soixante-dix ans après
    • 11h : Didier BOUILLON, Professeur à l'Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles, Une source méconnue d'histoire du paysage en France : les recueils d'usages locaux (titre provisoire).
    • 11h30-12h15 : Questions, Les sociétés savantes, objets et productrices de connaissances en ethnologie et en linguistique
    • 14h30 : Marie-Rose SIMONI-AUREMBOU, Directrice de recherches honoraire au CNRS, Les sociétés savantes et les langues régionales : la production de glossaires, du XVIIIe au XXe siècle
    • 15h : Michel VALIERE, Antiquaires et folkloristes : essais ethnographiques en Centre-Ouest de 1834 aux premières années du XXIe siècle
    • 15h30 : Jean-Loup DELMAS, Conservateur général honoraire du patrimoine, conservateur honoraire du Musée du Rouergue Ethnologie de la famille et de la société : bilan d'une expérience avec le Cercle généalogique du Rouerge
    • pause, 16h30 : Questions

    mardi 13 octobre

    Territoires et terrains en évolution : l'ethnologie au musée

    • 9h30 : Danielle MUSSET, Conservatrice de l'écomusée de Salagon, Le musée de Salagon et la recherche : de l'association à l'institution
    • 10h : Robert BOUILLER, Conservateur honoraire du musée Alice Taverne, Les recherches ethnologiques conduites à partir du musée Alice Taverne (Ambierle, Loire)
    • 10h30 : Alexandre DELARGE, Conservateur de l'écomusée du Val de Bièvre : L'ethnologie du contemporain au musée. Passé et futur de l'écomusée du Val de Bièvre
    • pause, 11h30 Questions

    Langues, territoires et communautés en milieu rural : nouveaux regards, nouvelles perspectives.

    • 12h : Anne SOURDRIL, Ethnologue, INRA Toulouse : Quand les prés deviennent des champs : perpétuer l'organisation de son territoire en situation de changement : le cas d'une société à maison du Sud-Ouest de la France
    • 14h : Jérémie DELORME, Docteur en linguistique, Université Paris-Sorbonne : La toponymie et le statut de l'enquêteur de terrain, entre linguiste et ethnologue
    • 14h30 : Danièle DOSSETTO, LASMIC, Nice, Présidente du CEVETH : Mireille était dans ses dix fois quinze ans. Langue vernaculaire, vêtement de type arlésien, enjeux culturels et territoriaux
    • pause , 15h15 : questions

    Voir et revoir la ville

    • 15h45 : Catherine CHORON-BAIX, Chargée de recherche au CNRS, et Liliane KUCZYNSKI, Chargée de recherche au CNRS, L'ethnologie urbaine en France aujourd'hui
    • 16h15 : Michelle DUCERISIER, ethnologue municipal honoraire de la ville de Nice, LASMIC, Nice : "Vivre dans le patrimoine" : processus d'appropriation du patrimoine architectural dans le secteur sauvegardé de Nice ; imaginaire des lieux dans l'hôpital historique de la ville
    • 16h45 : Julie GUYIOT-CORTEVILLE, Conservatrice du Musée de la Ville (Saint-Quentin-en-Yvelines), Montrer la ville à Saint-Quentin : de l'écomusée à la Ville d'Art et d'Histoire
    • 17h15 : Table ronde conclusive animée par Claudine VASSAS, Directeur de recherche au CNRS, chercheur au Centre d'anthropologie de Toulouse
    Renseignements : Martine François - Tél. 01 55 95 89 10 - Email : martine.francois@recherche.gouv.fr - Site du CTHS : www.cths.fr