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Anthropologie - Page 2

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    michelvaliere@orange.fr


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    Association ARPE, 22 avenue d'Oradour-sur-Glane, 87200 Saint-Junien.

  • Femmes et agriculture

     

    Femmes et agriculture

     

    Women and Agriculture

     

    Résumé

     

    À l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale, ce colloque a pour ambition de rendre visibles la place et le rôle des femmes en milieu rural et plus particulièrement dans le milieu agricole (viticulture, élevage, conchyliculture, arboriculture, etc.).

     

    Annonce

     

    À l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale, ce colloque a pour ambition de rendre visibles la place et le rôle des femmes en milieu rural et plus particulièrement dans le milieu agricole (viticulture, élevage, conchyliculture, arboriculture, etc.).

    Historiquement, nous savons que le rapport entre les femmes et l’agriculture prend sa source au cœur du foyer familial où, pendant des siècles, elles ont accumulé des compétences d’organisation, d’accueil, de gestion et de services. Aujourd’hui, ces dernières sortent progressivement de leur « clandestinité », grâce à une lente évolution dans la reconnaissance sociale de leurs compétences.

    Véritables actrices de l’évolution du secteur agraire, elles ont acquis une légitimité qui a su affirmer leur participation  historique. En effet, un peu partout en France, les femmes jouent un rôle majeur dans le développement des territoires ruraux. Sur le terrain, certaines d’entre elles démontrent la force du mouvement qui est en marche. Ainsi, nous pouvons observer, sur le terrain, une forte féminisation des activités, une participation plus grande dans la vie politique agricole, une évolution dans la diversification, etc.…

    Désormais, il semble bien que les femmes soient plus aptes à être reconnues et elles revendiquent de plus en plus une place qu’elles sont en train de construire.

    Malgré tout, les inégalités sont là : différence de salaire, contrats et retraites précaires, etc. qui restent le produit des évaluations subjectives de sexe.

    Ce colloque invite ainsi les intervenant(e)s à s’appuyer sur des concepts théoriques et/ou à s’inspirer de cas concrets pour aborder les problématiques liées au sujet. Nous voulons effectivement permettre autant aux universitaires qu’aux femmes appartenant au milieu agricole de s'exprimer, de poser des questions et d'avoir des réponses. Certaines femmes agricultrices ou exploitantes vont ainsi pouvoir raconter leur quotidien, leur expérience.

    En se situant dans une perspective pluri- et transdisciplinaire, les communications
    peuvent utiliser les approches des différentes sciences sociales comme l’anthropologie, la sociologie, l’ethnologie, l’économie ou encore l’histoire.

    À envoyer avant le 25 juin 2010

    Les propositions de communications devront inclure le titre de l’intervention, un résumé de 500 mots maximum ainsi que les coordonnées et l’affiliation institutionnelle de l’auteur.

    Evènement organisé par : La municipalité de Sète.

    Contacts :

    Pierre Sécolier
    Docteur en sociologie, chargé de mission par la mairie de Sète.
    E-mail:  secolier@ville-sete.fr
    Téléphone : 04.99.04.74.57
    ou
    Pierrette Roucoulet
    Elue déléguée à la condition féminine, à la jeunesse, aux activités périscolaires, aux relations avec les armées.
    E-mail: roucoulet@ville-sete.fr 
    Téléphone (Secrétariat des élus) : 04.99.04.70.20

    Comité scientifique :

    • Gilles FÉRREOL, Professeur à l’Université de Besançon.
    • Laurent-Sébastien FOURNIER, Maître de conférences à l’Université de Nantes.
    • Bernard JOLIBERT, Professeur à l’Université de la Réunion.
    • Guy JUCQUOIS, Professeur émérite à l’Université de Louvain (Belgique).
    • Antigone MOUCHTOURIS, Professeur à l’Université de Nançy.
    • Jean-Claude RAMANDIMBIARISON, Professeur à l’Université d’Antanarivo (Madagascar).
    • Pierre SÉCOLIER, Docteur à l’Université de Perpignan.
    • Michel VALIÈRE, Professeur à l’Université de Poitiers.
    • Françoise BIRKUI, Idem, Question de Genre.
    Colloque « Femmes et agriculture »
    Sète – 15 et 16 octobre 2010

     

     


     

    Fichiers attachés

     

     

    Lieu

     

    • Sète (34200)

     

    Date limite

     

    • vendredi 25 juin 2010

     

    Contact

     

    • Pierre Sécolier
      courriel : secolier (at) ville-sete [point] fr

     

  • La dernière descendante de l'une des plus anciennes cultures humaines de la planète vient de disparaître !

    • Le dernier membre d’une tribu des îles Andaman, en Inde, vient de disparaître.

    Boa Sr, qui est décédée la semaine dernière avait environ 85 ans, elle était la dernière locutrice de bo, l’une des dix langues andamanaises. On considère que les Bo, qui vivaient dans les îles Andaman depuis 65 000 ans, étaient les descendants de l’une des plus anciennes cultures humaines de la planète. Avec la mort de Boa Sr et l’extinction de la langue bo, une part unique de la société humaine n’est plus qu’un souvenir.

    Je vous invite à découvrir cette nouvelle sur le site de Survival 'Newslette-mars 20104, et surtout à écouter la voix de cette personne qui chante un court instant dans sa langue :

    http://www.survivalinternational.org/actu/5513?utm_source=E-news+%28English%29&utm_campaign=c681e1351b-Enews_Feb_2010_2_26_2010&utm_medium=email#cinema-display-1


  • Découvrez perles de verre et colliers d'un peuple asiatique: les Apatani

     

    Apatani-beads.jpg

     

     

    "Au nombre d'une vingtaine de mille, les Apatani sont une minorité ethnique de l'Inde habitant une vallée de l'Himalaya oriental proche du Tibet. L'Etat dont ils relèvent, l'Arunachal Pradesh, est revendiqué aujourd'hui par la Chine. Cette dernière n'a jamais reconnu la frontière délimitée par traité entre les autorités Britanniques et le gouvernement du Tibet, alors indépendant, et a envahi militairement ce territoire en 1962 avant de s'en retirer. Du fait de la scolarisation massive qui s'effectue aujourd'hui uniquement en Hindi ou en Anglais les jeunes générations apatani maîtrisent de plus en plus mal leur langue dont la transmission demeure essentiellement orale, et tentent aujourd'hui de s'organiser pour en préserver l'usage."

     

    Apatani village.jpg

     

     

    Notre ami et collègue, Pascal Bouchery (université de Poitiers) nous a communiqué l'adresse de son site (de langue anglaise), consacré à la langue et à la culture des Apatanis. Je vous invite à le rejoindre en cliquant sur le lien "Let us save Tanii" dans notre rubrique (à droite sur ce blog) des sites amis et recommandés.

    Apatani woman making loops of thread.JPG

     

     

    Révisez votre anglais, et bonne découverte de ce peuple ... en suivant :

    http://savetanii.blogspot.com

    Merci Pascal !

  • Explorations et voyages scientifiques de l’Antiquité à nos jours, un nouvel ouvrage du CTHS


    Explorations et voyages scientifiques de l’Antiquité à nos jours,
     sous la direction de Christiane Demeulenaere (130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005).

    Le mot « explorateur » a fait son entrée dans le Dictionnaire de l'Académie française en 1718. Cependant, les premiers voyages d'exploration remontent au moins à l'Antiquité. La curiosité a de tout temps poussé les hommes à se mettre en quête d'une réalité qui leur était encore inconnue, mais qu'ils pressentaient. 
    La tradition classique abonde de récits plus ou moins mythiques attestant que l'ambition d'élargir les limites du monde connu a conduit les Anciens à entreprendre des navigations parfois périlleuses. L'esprit de découverte s'est perpétué et développé à travers les siècles, notamment dans le cadre des grands voyages d'exploration de l'Âge classique et du Siècle des lumières.  C'est un véritable âge d'or pour les voyageurs savants, philosophes et des voyageurs-naturalistes, désireux de collecter des savoirs nouveaux. 
    Le XIXe siècle a vu les explorateurs s'élancer à la conquête des larges taches blanches que comportaient encore les cartes ; en Afrique, en Asie et en Amérique, s'ouvrent de vastes champs à leurs curiosités. En même temps, l'intérêt des voyageurs-explorateurs s'élargit plus systématiquement de la connaissance des faits de nature à celle des hommes et de leurs mœurs.

    Collection : CTHS Histoire 
    15 x 22 cm, 622 p., ill. noir et blanc
    ISBN : 978-2-7355-0681-1
    2008 - prix  35€
    http://cths.fr/ed/edition.php?id=4272

  • Avec les actifs et dynamiques Gaulois d'Esse (Charente), l'année 2009 ne peut-être que bien meilleure !

     

    Vous avez en mémoire le célèbre "Merde à César" lancé  sur Animula vagula, dans une note du 26 août 2008. Vous ne vous en souvenez-pas ? eh bien suivez ce lien de l'Ami(e) Ani: http://animulavagula.hautetfort.com/archive/2008/08/26/merde-a-cesar.html

    Mais là n'est pas la seule nouvelle du jour. En effet lors de notre dernière, avec madame la co-pilote, visite-pèlerinage et éclair au bourg d'Esse (qui attend la vôtre chers visiteurs ; et n'oubliez pas le "chocolat à la casserole" de Chez Jeannette !), notre halte à la mairie-ancien presbytère et Musée des Ostensions, d'où étaient absent Roland, le nouveau maire ainsi que Guy, l'ancien (lui est en campagne électorale vers l'Assemblée départementale : Bravo Guy ! courage, il en faut), une belle surprise nous attendait. Pas seulement nous ! vous aussi chers passagers de Belvert et des sites amis et recommandés. Eh oui, vient déjà de paraître un somptueux calendrier mural de 28 pages, haut en couleurs, mais aussi très érudit du point de vue de l'anthropologie des peuples des Gaules.

    gaulois.jpg
    © Tous droits réservés, Les Gaulois d'ESSE et Pierre Maufront
    Publication rare, elle deviendra vite un collector, nous disons cela pour les collectionneurs qui nous approchent régulièrement. Le prix: 10€ , acheté sur place, mais il m'est avis qu'avec Quinze euros, vous devriez le recevoir par la poste. (Rien à voir avec l'immortel calendrier des postes... qui a ses adeptes aussi (Tiens, la co-pilote les aime avec de chats ou des photos de Doisneau.)

    Donc, pour à la fois soutenir les Gaulois d'Esse (très sérieux dans leur approche de reconstitution protohistorique) mais aussi pour vous faire plaisir, offrez-vous; offrez à vos amis,"L'Année 2009, avec les Gaulois d'ESSE". Super comme disent mes petits-enfants ! c'est vous dire.

    Les Gaulois d'ESSE, Rue des Ecoles, 16500 ESSE. Tél. : 05 45   84   13  61  Courriel : lesgauloisdesse@free.fr

    Et surtout, visitez leur site en suivant ce lien jusqu'au Pont Binot, puis dans leur clairière, sur la colline, au village de Coriobona: http://lesgauloisdesse.free.fr

    et visitez leur village au cœur de la nature, à Esse, en Charente Limousine (Le village gaulois de Coriobona est ouvert du 3 juin au 30 octobre 2008, du mardi au samedi, de 14 h à 17 h).

  • Nouveaux contextes ethnographiques. L'anthropologie face à ses objets.

    "L'anthropologie face à ses objets : Nouveaux contextes ethnographiques", un ouvrage d'Olivier Leservoisier et Laurent Vidal, publié par Archives Contemporaines.

    "L'histoire de l'anthropologie est scandée par des débats de nature épistémologique et méthodologique sur les conditions de déploiement de son regard : sont alors interrogés les pratiques du terrain, les dispositifs d'analyse, les procédures de restitution et les rapports aux Instances politiques. Ce qui apparaît aux auteurs de cet ouvrage comme relevant d'un nécessaire souci réflexif dans la démarche de l'anthropologue doit de nos jours être réévalué à l'aune d'une série de transformations su' lesquelles !'anthropologie porte son attention : la multiplication de situations conflictuelles ; les expressions multiformes de la " transnationalisation des religions, des codes culturels et des économies ; les références revisitées au passé... Face à ces nouveaux contextes, l'objectif de ce livre est précisément de s'interroger sur les conditions actuelles de l'exercice ethnologique et, au-delà, de contribuer à dresser un état des lieux de la discipline. Il vise ainsi à prolonger et enrichir la réflexion engagée dans des ouvrages parus récemment sur le sujet, en faisant porter la réflexion sur les changements en cours que connaît le métier d'ethnologue et en posant la réflexivité comme condition de la production de connaissances nouvelles, loin de toute idée d'enfermement introspectif. Sur des objets variés, dans des aires géographiques d'une grande diversité mais aussi au regard de références théoriques multiples, qui interdisent tout enfermement des analyses produites, les textes présentés dans cet ouvrage mettent en scène et en débat, la triple figure du savant, de l'expert et du militant. Ainsi, en réfléchissant sur leur rapport aux données collectées, à l'enquête et à l'enquêté, à la demande qui leur est formulée (des usages sociaux des savoirs à l'interdisciplinarité) - et en replaçant ces réflexions dans le temps du terrain (continu ou répété) et dans son espace (fragmenté et " mufti-situé ") - les auteurs explorent de façon renouvelée ces figures archétypales de l'anthropologue."

    Editions : Archives Contemporaines; ISBN-10: 2914610580 ; ISBN-13: 978-2914610582

  • Homme des bois ? Socio-anthropologie d'un groupe professionnel

    Homme des bois ? Socio-anthropologie d'un groupe professionnel, Par Florent SCHEPENS,Paris, Ed. du CTHS
    Collection : LE REGARD DE L'ETHNOLOGUE.

    Les préjugés liés aux forestiers sont tenaces.
    Ainsi, puisque selon la culture occidentale on ne peut longtemps séjourner en forêt sans y perdre son humanité, les forestiers sont toujours soupçonnés de sauvagerie. Le bûcheron, figure emblématique de ce milieu, reste l'idiot moyen qu'a pas fini ses études, le gros ours du fond des bois " selon les termes de l'un d'entre eux. En plus de cette image sociale peu valorisante, l'activité des entrepreneurs de travaux forestiers (ETF) - des bûcherons, débardeurs et sylviculteurs indépendants - est aussi exceptionnellement dangereuse : un ETF sur cinq est victime d'un accident chaque année.
    Dès lors, choisir une telle profession n'est pas anodin. Comment devient-on entrepreneur de travaux forestiers ? Qu'est-ce qui motive ceux qui le deviennent et leur fait accepter ces difficiles conditions d'activité ? Comment trouvent-ils et surtout conservent-ils un successeur, eux qui interdisent à leurs enfants de s'inscrire à leur suite ? Ces questions trouvent ici une réponse à travers une approche socio-anthropologique de ce groupe professionnel.
    Au-delà du cas particulier des activités forestières, les analyses développées dans cet ouvrage apportent, entre autre, un éclairage sur l'apprentissage, la gestion des risques professionnels, la transmission d'entreprise et l'organisation du marché du travail.
    Chez votre libraire habituel...

  • Une étude sur les "Papiers de famille" par Sylvie Mouysset

    Sylvie Mouysset, "Papiers de famille : Introduction à l’étude des livres de raison (France, XVe-XIXe siècle)". Préface de François-Joseph Ruggiu.
    Sur un cahier de mauvais papier, le père de famille note les menus et hauts faits de l’existence des siens, de la naissance de ses enfants au revenu de ses récoltes, de la guerre qui gronde au passage d’une comète. Avec le livre de raison, nous pénétrons dans le vaste monde des écritures ordinaires, définies par les anthropologues comme l’ensemble des recours à l’écrit qu’imposent à la fois notre vie privée et notre existence sociale.

    Les écrits du for privé font aujourd’hui l’objet de recherches nouvelles. Cette étude fait le point sur l’historiographie européenne en ce domaine, en même temps qu’elle dessine un certain nombre de pistes à suivre sans tarder, comme la question de l’auteur, la voix ténue des femmes, l’objet livre ou encore l’écriture du temps. Grâce au dépouillement de quelques quatre cents livres de raison, elle offre la première synthèse française sur le sujet.

    Presses Universitaires de Rennes, coll. "Histoire", 2007, 347 pages, 22 euros.
    ISBN / 978-2-7535-0554-5

    Un ouvrage qui devrait intéresser autant ethnographes et ethnologues que les généalogistes et les historiens des familles et de la parenté.

  • Un nouvel ouvrage de Marc Abélès chez Payot-Rivages: Anthropologie de la globalisation

    La globalisation, ce n'est pas la mondialisation. La mondialisation, ce sont des flux, des mouvements. Elle existe au moins depuis la fin du XIXe siècle, où les échanges se sont intensifiés et l'économie s'est internationalisée. La globalisation, elle, est un phénomène récent et à l'origine d'une mutation radicale, certes économique et financière, mais aussi et surtout humaine : l'intégration et l'interconnexion sont devenues telles que chacun, aujourd'hui, doit vivre quotidiennement au niveau local, avec des attaches territoriales et une identité culturelle, tout en ayant le sentiment d'appartenir à la globalité du monde.

    Cette tension entre le local et le global caractérise la globalisation. Pour la comprendre dans toutes ses dimensions et ses implications (culturelles, économiques, politiques), l'approche anthropologique se révèle essentielle. Ce livre est le premier en France à donner les outils pour penser notre modernité et se repérer dans les multiples débats d'idées et théories qui, depuis une trentaine d'années, concernent les enjeux de la globalisation.

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    Marc Abélès, "Anthropologie de la globalisation", Paris, Editions Payot-Rivages, 2008 (21 €,50)
    ISBN-10: 2228902640
    ISBN-13: 978-2228902649
    Sommaire :
    Avant-propos
    De l'économie à l'anthropologie : la globalisation en perspective
    L'anthropologie face à la globalisation
    La globalisation et le politique
    Violence dans la globalisation
    Migrations, citoyenneté, société civile
    Conclusion
    Notes
    Bibliographie

  • Découvrez et suivez la progression d'ASDIWAL, REVUE GENEVOISE D'ANTHROPOLOGIE ET D'HISTOIRE DES RELIGIONS

    La revue ASDIWAL a été créée en juin 2006 par l'association ASDIWAL, forte d'une soixantaine d'étudiants en Histoire des religions à Genève, en Suisse romande... elle affiche dès sa création un dynamisme scientifique et culturel qu'il y a lieu de souligner.
    Elle vient de publier son second numéro dont on peut appréhender le contenu en suivant ce lien où vous découvrirez sur deux pages: un bulletin d'abonnement, puis avec l'ascenseur , le sommaire :
    ASDIWAL 2.pdf
    Asdiwal est le héros étonnant d'une geste dont Claude Lévi-Strauss fit en 1958 (texte repris dans Anthropologie Structurale Deux) le modèle de son analyse structurale des mythes amérindiens. Bien que l'analyse structurale telle qu'elle suscita l'engouement dans les années soixante semble s'être aujourd'hui quelque peu éloignée de la scène, c‚est bel et bien un hommage que le titre de cette revue souhaite rendre à celui qui sut inspirer un souffle nouveau à l'anthropologie et à l'histoire des religions.

    La revue entend d'ailleurs se revendiquer d'une approche anthropologique et historique du champ religieux. Une approche respectueuse des contextes historiques et culturels et sensible aux écarts comme aux ressemblances. Bref, une démarche comparatiste, évitant toute « phénoménologie du sacré ».

    Asdiwal est un héros qui voyage, qui passe d'un monde à l‚autre, sans jamais pouvoir dépasser ce qui fait de lui un Homme. Aujourd'hui, les cloisons qui séparent les différentes sciences humaines tendent elles aussi à s'effacer. Aussi cette revue se donne-t-elle pour ambition, comme son héros éponyme, de faire voyager le lecteur d'un monde à l'autre. Son projet est de proposer un journal éclectique où seront réunis des spécialistes de domaines très différents tout en donnant la parole aussi bien à des chercheurs confirmés qu'à ceux qui débutent.

    Asdiwal, revue genevoise d'anthropologie et d'histoire des religions est ainsi ouverte à toute proposition, sans considération de statut et sans limite quant aux champs d'études abordés, tout en privilégiant un « regard éloigné » et une perspective critique, ainsi qu'un esprit de liberté et d'humour ! Elle publie articles et essais, comptes-rendus d'ouvrages récents, voire d'œuvres cinématographiques ou de bandes-dessinées, résumés de thèses, de recherches en cours, de mémoires de fin d'études, annonces de colloques ou de conférences, etc. Toutes les contributions sont les bienvenues et seront attentivement prises en considération.

    N‚hésitez pas à prendre contact en écrivant à l'adresse électronique suivante : asdiwal.revue@gmail.com

  • Un métier un peu délaissé: le taupier et le marchand de peaux de taupes


    Un « marchand de peaux de taupes » en Civraisien d’après son brouillard1
    par

    Catherine Robert et Michel Valière

    *


    « On raconte que, sous le règne de Louis XV, quelques femmes de bon ton remplaçaient leurs sourcils par de petites bandelettes de peau de taupe » [Guérin, Dictionnaire : 1839, p. 266]. En effet, « le pelage doux et fin » de ce petit animal fut employé comme fourrure ; « rarement » précise l’auteur du dictionnaire cité. Néanmoins, la fourrure, pratiquement abandonnée dans l’habillement au moment de la Révolution de 1789, verra son retour et l’adoption de vêtements en peaux au poil extérieur se généraliser à la fin de la Première Guerre mondiale, mode qui stimulera le marché2 . Parmi celles-ci, les peaux de taupe, dont Buffon rapporte3 que, selon un mémoire de Monsieur de La Faille, imprimé en 1769, il existe en Europe cinq variétés :
    - celle de nos jardins, dont le poil est fin et d’un très-beau noir ; - la taupe blanche ; - la taupe fauve ; - la taupe jaune verdâtre ou couleur de citron ;
    - la taupe tachetée ou variée...
    Activité très particulière, celle des taupiers qui mettaient à mal les taupes4 , était, selon l’historien Gabriel Désert, fort lucrative. Ceux de la région Falaise-Argentan, généralement des ouvriers agricoles, partaient pour une migration « pouvant durer jusqu’à dix mois »5 . Ainsi, vers 1840- 1845, un taupier de Normandie, par exemple, pouvait rapporter une somme de l’ordre de quatre-cents à six-cents francs. On ne s’en étonnera pas compte tenu de ce que le poil de ces petits animaux était particulièrement recherché, comme l’écrit Buffon6    « doux comme la soie » et que la taupe est réputée pour avoir « le cuir ferme ».
    Mais d’abord quel est le mode de capture de cet animal que l’on dit aveugle mais qui cependant « sans yeux » est sensible à la lumière ? Le taupier qui connaît les mœurs de sa victime sait qu’elle creuse des galeries très profondes et qu’elle remonte quasiment à la surface, à quelques centimètres sous terre pour se nourrir de vers blancs, ou de turcs, c’est- à-dire de larves de hanneton. Le taupier, qui préalablement s’est frictionné les mains de la peau d’une taupe morte pour s’imprégner de l’odeur et tenter de passer inaperçu, installe son piège armé dans une galerie avec pour appât quelque lombric bien gras et bien long, puis il recouvre son leurre d’une pelletée de terre pour obscurcir à nouveau la galerie. Avec un peu de chance pour lui, une gourmande se fera littéralement pincer et y laissera sa peau qui finira sur un pan de manteau de quelque élégante de la ville. Ce métier aux résultats plutôt aléatoires a cependant nourri quelques familles, d’autant que certains faisaient le commerce des peaux par courtage.
    Mais le taupier savait aussi se rendre utile dans d’autres circonstances. En effet, pendant de longues années et jusqu’au XIXe siècle, le battage du blé s’effectuait soit à la gaule, soit au fiâ (fléau). Cette opération, si elle ne s’effectuait pas dans une grange, se déroulait sur une aire à battre. Celle-ci était parfois un communau, plus souvent, la cour même d’une ferme d’une certaine importance. La cour étant sèche, puisqu’on est en
    « L’art du taupier a fait de grands progrès » que l’on doit à un cultivateur de Seine-et-Oise, si l’on en croit l’écrivain et journaliste Alphonse Toussenel, socialiste utopique et disciple de Fourier :
    « C’est Henry Lecourt qui a mesuré la rapidité avec laquelle la taupe se meut dans ses galeries souterraines. Il planta dans toute la longueur d’une galerie habitée une certaine quantité de fétus de paille, ornées de banderoles flottantes, et boucha hermétiquement l’orifice du passage, à l’aide du pavillon d’un cornet à piston. Puis quand il vit à l’agitation de la taupinière que l’ennemi était proche, il tira de l’instrument une note épouvantable qui produisit une telle impression de terreur sur l’animal, qu’on aperçut soudain tous les petits drapeaux se renverser sur toute la ligne, comme un bataillon de dominos mal assis. Il fut constaté par cette expérience curieuse, répétée plusieurs fois, que la vitesse maxima de la taupe dans sa galerie égalait celle du cheval au grand trot » (1878 : p. 254-255).
    En plein été, on la prépare soigneusement en la balayant, puis on tâche de la rendre bien plane. Une technique consistait en certains endroits du Centre-Ouest de compenser les inégalités de terrain en répandant de la bouse de bovins que l’on laissait bien ensuite sécher. Un inconvénient : parfois des taupes venaient butter et donc avaient creusé des galeries sous l’aire. Un taupier venait alors soit les piéger, soit les éloigner en coulant dans les entrées de galeries du purin, par exemple, ou encore des poils de chien qui étaient réputés efficaces pour cela7 .
    Vu la persistance des taupes dans la campagne et les dégâts et inconvénients    qu’elles occasionnent, on peut encore rencontrer de ces piégeurs, comme en témoigne le petit article « Usson- du-Poitou - Rencontre insolite du piégeur Jean-Claude Hébras : une taupe couleur ‘ caniche’ », du 19 avril 2005, accompagné d’une photographie8 , paru dans l’édition de Centre-Presse ‘Sud’ et que nous reproduisons ci- après :
    « Tous les jours, tôt le matin, le piégeur ussonnais..., sur sa mobylette, parcourt la campagne avec sur son porte-bagages, ses cages à ragondins et ses taupières.
    Il capture chaque jour deux ou trois ragondins et autant de taupes qui de nos jours sont en recrudescence.
    Du côté du château de la Paillerie, quelle ne fut pas sa surprise quand il a ressorti son piège de terre : une magnifique taupe couleur abricot « couleur caniche » dit albinose, une couleur très rare. »
    Pourtant, dans les traditions populaires locales, parfois les taupes ont pu apparaître comme bénéfiques. Par exemple, un de nos proches, par ailleurs excellent informateur9 , nous racontait que « pour qu’une chèvre soit bonne laitière toute l’année, le matin de la Saint Jhean (24 juin), avant le soleil levé, fallait traire la cheube sur une taupinière et que personne la vèye (= voie) ». Mais, sarcastique, il racontait aussi à l’appui :
    « Un jour, la vieille Lisa avait été faire ça sur le communau de Chez Fana. Puis, le vieux B. a passé...
    - Allons-nous en, mon pauvre vieux, ol est tout raté ! »
    Et d’ajouter encore dans notre direction, in peto :
    « Al aurait mieux fait de li donner à manger ! ».
    Ajoutons encore qu’il arrive parfois que les jardins d’agrément des cités pavillonnaires en bordure de la campagne se trouvent envahis de ces petits animaux, dont les multiples buttes rendent les pelouses peu gracieuses aux yeux de leurs propriétaires. S’engage alors une stratégie d’éviction qui parfois relève de la cocasserie, les petits animaux, capturés vivant, étant alors généreusement envoyés par-dessus haies ou murettes dans l’enclos du voisin... où l’histoire, comme de bien entendu, se renouvellera, ad libitum.
    Un marché hors du commun
    Les foires aux sauvagines qui se tenaient rue Carnot à Poitiers10 ensauvageaient, littéralement, cette artère de l’un des quartiers les plus commerçants de la cité. Ainsi, par trois fois au cours de l’année civile, dès l’aube, le 5 janvier, veille de l’Épiphanie, le jour de la Mi-Carême ou encore le 18 octobre. Des vendeurs venus de tout le département et au-delà, s’installaient tout le long des trottoirs, en face et à côté de l’actuel parking du même nom dont on sait qu’ il fut tour à tour halle aux grains, cercle des officiers, enfin Régina, une salle de cinéma. La durée des échanges était d’assez courte durée et dépendait de la quantité et de la nature des apports. Si la foire du 5 janvier permettait d’écouler les stocks réalisés en automne, les peaux de printemps ou d’été, en principe moins prisées, s’enlevaient toutes le 18 octobre.
    En revanche, la foire de la Mi-Carême était de loin la plus importante et la plus intéressante pour les vendeurs qui amenaient là leur récolte de peaux de bêtes « au poil bien monté », engrangées pendant l’hiver, et qui se payaient plus cher. Ainsi, dans son ouvrage11    Le Temps des souvenirs, de 1900 à 1950, Michel Millet rapporte (p. 103) à propos de cette foire ses impressions de 1946 à laquelle il s’était rendu non par le train depuis la gare d’Anché-Voulon, comme à l’accoutumée, mais par la route, dans la camionnette d’un voisin :
    « Les amateurs de piégeage y trouvaient bien leur compte. Certaines peaux valaient de l’or. Ainsi une loutre ou une fouine étaient estimées de 5000 à 10 000 francs de l’époque, alors qu’un renard n’en valait que 2000, perdant chaque année de la valeur. Un blaireau rapportait 1200 francs. Les peaux de taupes s’achetaient bien aussi et constituaient une somme non négligeable pour un habile piégeur ».
    Des monceaux de peaux de « bêtes puantes » étaient ainsi exposés
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    pour la vente. Les dépouilles étaient amenées sur le site, surtout par des paysans ainsi que par des chasseurs et des gardes-chasse, par des braconniers « professionnels » et autres piégeurs de campagne : taupiers ou taupassiers qui exerçaient leur activité parfois quasiment à plein temps. L’un de nos informateurs (rencontré le 21 décembre 1983 à Poitiers), Edouard Bozier né en 1896, originaire de Saint-Laurent- de-Jourdes (Vienne) se définissait lui-même comme trappeur de taupes12 .
    En haut : taupe vivante - En bas : taupe écorchée
    Il faut se représenter, pour l’occasion, l’épopée de l’un d’entre eux, rapportée par un de ses fils, Marcel Robert, aujourd’hui agriculteur retraité. Ce taupier, vivant dans un village du Civraisien, après avoir vidé ses greniers des peaux séchées, s’est mis en route avec ses paquets, a attendu un autocar à l’un des arrêts, La Gardigon, situé au carrefour d’une route et d’un chemin, entre Sommières-du-Clain et Château-Garnier, a pu emplir la soute à bagages et chargé l’impériale. À l’occasion de cette foire, parfois, un second autocar s’avérait nécessaire pour transporter jusqu’à Poitiers les nombreux vendeurs de ces contrées-là qui accompagnaient leur volumineuse marchandise.
    Isidore Robert, taupier
    On peut imaginer également des récupérateurs, venus de Montbernage ou d’ailleurs, se répandant également à travers les rues qui résonnent encore de l’appel modulé, confondu, parfois, à celui d’une mareyeuse, d’un raccommodeur de vaisselle ou de quelque vitrier ambulant :
    « Marchand de peaux de lapin ! Peaux... peaux de lapin, peaux ».
    Accumulées l’année durant, à côté de la ferraille, du papier et du carton, des peaux de félins domestiques, des peaux de lapin tendues sur leur fourchine d’ormiâ étaient achetées aux volaillers qui les collectaient sur les champs de foire ou dans les fermes en complément non négligeable de leurs transactions spécifiques.
    Les fourrures ayant été généralement triées par espèce, on pouvait distinguer, sur les trottoirs de la rue Carnot, des lots de belettes, de blaireaux, de fouines, des « fouines martrées », des « furets putoisés » mais aussi des loutres, des martres, des putois, des renards et renardeaux, des taupes présentées clouées sur une planchette, des lapins et ... des chats, soi-disant écrasés. Plus vraisemblablement, ils auront été capturés au collet dans les jardins potagers en bordure des maisons, sous le prétexte fort contestable des dégâts occasionnés par ces animaux de compagnie dont il est certes difficile de contrôler les vagabondages nocturnes. La cruauté humaine n’a pas de limites...
    Cette foire régionale de quelques heures matinales dans le froid hivernal attirait un type de courtiers et négociants français et étrangers : le pelletier13 , premier maillon du circuit économique de la fourrure. Revêtus d’amples manteaux de fourrure - souvent de la fouine ! - ces commerciaux se disputaient les lots d’apports de quantité et de qualité différentes. Ils recherchaient, à l’intention des fourreurs, des paquets de peaux, si possible homogènes, tant du point de vue de la couleur que de la taille ou de la qualité du poil.
    Le taupier était payé à la peau. Dépouillé avec art et science, l’animal capturépeutfournirvingtcentimètrescarrésdetaupeàmanteau14 Si la belette « avait un prix », la « reine des prix » était la fouine ou la martre ! Le blaireau, lui, avait une qualité : « l’était jamais cher, jamais bon marché ! » Quant aux peaux de chats, elles étaient recherchées par une bonne pratique dont la devise était : La Providence des rhumatisants, acheteur spécialisé à un « prix moyen ». Une bonne vented’unlotdequelquespeauxparticulièrementrecherchées15 pouvait atteindre le prix d’une paire de bœufs de réforme. Les pelletiers les payaient littéralement rubis sur l’ongle dans l’un des cafés de l’endroit, exhibant un portefeuille de cuir, bourré au maximum de belles coupures. Les vendeurs, reconnaissables à l’odeur spécifique de leurs propres apports, appréciaient particulièrement cette vente qui ne leur avait demandé qu’un peu de flair, de la patience et de l’adresse.
    Une approche du champ sémantique de taupe...
    L’animal :
    La première occurrence du terme taupe (s. f) se situe vers 1250, dans le Bestiaire d’Amour de Richard de Fournival. Il a pour étymon, le latin classique TALPA.
    Parmi les formes dialectales en Centre-Ouest : tâpe (s. f.) (SEFCO, 1994) ; taupa (s. f.) (Gonfroy, 1975) ; taupat (s. m.) (Jonain, 1869 ; Musset, 1943).
    Pour une vision plus large du nom de l’animal, on se reportera au volume II de l’Atlas linguistique et ethnographique du Centre-Ouest, Paris, CNRS, 1974, en particulier à la carte C. 393 « La taupe fait du dégât ».
    L’abri de l’animal :
    Il se laisse reconnaître par un petit monticule de terre arrondi sommant un ensemble de galeries et de chambres d’une conception soignée et parfois astucieusement installées. Le terme qui prévaut est taupinière (s. f.), apparu au XIVe siècle. Mais aussi taupière (s. f.), dans le dictionnaire de Furetière (1694) ; taupinée (s. f.), dans le Littré (1872-1876) ; et du point de vue dialectal dans la région : tabourée (s. f), taumuche (s. f.), taupasse (s.f.), d’après l’abbé Lalanne ( 1867) ; taupada (s. f.) pour l’est et le sud-est du département de la Charente (Gonfroy, 1975). Les mentions marginales de la carte C. 392 (consacrée prioritairement au « loir ») dans l’ALO-II éclaireront encore la variation géographique et linguistique de ce concept.
    Le chasseur de taupes :
    La mention la plus ancienne – sauf erreur – est glosée sous taulpetier (s. m.) dans le dictionnaire de Randle Cotgrave (1611). Chez Furetière, on trouve taupier (s. m.) ; taupassier (s. m.), dans le Glossaire poitevin de l’abbé Rousseau, curé de Verruyes, Deux-Sèvres (1869) ; et la SEFCO (1994) propose un paradigme de plusieurs substantifs masculins : taupâ, taupassâ, taupissier/ taupissié, taupou.
    Le piège à taupes : Citons le plus ancien : la taupière (Dictionnaire de Pierre Richelet,
    1680), auquel s’ajoutent :
    taupou (s. m.) dans le Glossaire de la SEFCO, taupièira (s.f.) en Charente d’Oc, et quelques autres, dont taupier (s. m.) figurant en marge de la carte 393 dans l’ALO-II, où il voisine avec pince.
    L’éviction des taupes d’un terrain : Un seul verbe est signalé par la SEFCO : détauper.
    Il y aurait encore à élargir ce champ en prenant en compte la lexicalisation de « taupe » par la dérivation (ex. : taupin, signifiant noir comme une taupe), ou la composition en lexies simples ou complexes (s’ataupiner, pour se cacher, se blottir dans un trou ; atauper, pour butter, chausser une culture).
    (Fiche établie par Michèle Gardré-Valière, Gençay, jour de la Saint- Jean d’été, 2007)
    Aujourd’hui, ces « trappeurs » poitevins sont nostalgiques d’une époque pratiquement révolue. Il faut en rechercher les causes dans la généralisation des produits de synthèse, mais aussi des nouvelles sensibilités à la protection de la nature, du « syndrome Brigitte Bardot » comme, d’ailleurs, du développement de la production d’animaux par élevage. Ces hommes de la nature, piègeurs à la bélétière, aiment évoquer leur veille, grelottants de fréd, sur leurs « lots de piâs », parfois des tonnes de peaux entassées et très recherchées par les marchands pour lesquels les foires de Poitiers représentaient, avec celles de Châlons- sur-Marne, les plus importantes en ce domaine : un marché à l’échelle européenne16 .
    Le modeste brouillard d’un taupassier
    Si le métier de taupier est souvent relégué, au plan du discours, parmi les activités pittoresques ou anecdotiques dont est friand le milieu des amateurs nostalgiques de « choses du passé » étiquetées parfois comme folkloriques et qui est pourtant prompt à se mobiliser contre les cousins canadiens trappeurs de bébés phoques, lorsque la neige maculée de sang fait irruption par la boulite télévisuelle, au beau milieu d’un repas dominical, le petit « brouillard » que nous avons pu consulter permet cependant de donner un éclairage particulier sur ce négoce plutôt rare et surtout fort méconnu.
    En mains, pour consultation, les 20 feuillets restants d’un carnet de petit format, dernière trace écrite de l’activité de l’un de ces piégeurs et collecteurs de peaux du Civraisien, dans la Vienne17 , nous pouvons en tirer plusieurs renseignements utile à la description ethnographique de ce métier. Précisons que si l’orthographe est assez fluctuante, la main est assurée, les comptes exécutés avec justesse et maîtrise, même si toutes les lignes, toutes opérations à pleines pages ne sont pas motivées avec certitude. On retiendra également que les dates sont transcrites « à l’ancienne » : 7bre pour « septembre », d’autant que les comptes sont arrêtés au 29, jour de la Saint-Michel et donc de la paye des journées et gages, 9bre pour « novembre » notamment avec la Saint-Martin où s’engagent des journaliers pour la saison froide, enfin Xbre pour « décembre ».
    Dans le cas qui nous intéresse ici, le taupier, qui exerçait aussi le commerce des peaux de sauvagines, note dans son carnet aide-mémoire un certain nombre d’éléments qui permettent de nous représenter son activité : nature des animaux commercialisés, leur prix, mais aussi la sociabilité de ce commerçant très actif au sein du monde rural, ses rapports commerciaux avec artisans et courtiers, fournisseurs de céréales et autres graines (blé et paille, avoine noire, jarousse), de noix qu’il recevait de La Nouaille en Dordogne pour les commercialiser avec ses clients pour en faire de l’huile de noix pressée. Commerce également autour du matériel et de l’outillage agricole, soit qu’il fasse réparer le sien, « châtrer les roues », soit qu’il en fournisse en provenance de l’artisan ou d’une industrie. Il faisait du commerce avec Poitiers, Neuville, Sillars, Joué- les-Tours, Bordeaux, etc., et se faisait livrer en produits à domicile. Sont consignés des noms et adresses de partenaires, d’un garagiste de Ruffec, mais aussi les horaires du train de Bordeaux qu’en toute logique il devait prendre à la gare la plus proche, Saint-Saviol sur la ligne Paris-Bordeaux.
    Ainsi peut-on suivre à la page 8 de son petit carnet tout un jeu d’échanges puisqu’il a fourni, par exemple, 18 sacs de blé à D., dont il avait déjà reçu 8 sacs d’engrais et qu’il lui reste à recevoir encore cinq cents livres de son et de recoupe, ainsi qu’une somme de deux cent vingt francs pour tout solde. On est loin, on l’aura compris, du modèle de taupier qui « louait ses services dans les fermes et travaillait entre le ciel et la terre souvent boueuse à délivrer des taupes le terrain agricole » tel que l’a décrit Jean-Loup Trassard [Conversation : 2007] qui a, lui, longuement interrogé celui qu’il connaissait depuis l’enfance, et qu’il présente comme « solitaire, tant démuni, est plus misérable sans doute qu’un domestique agricole mais plus libre ». Il s’agit ici certes d’un preneur de taupes, très connu, mais aussi et surtout d’un commerçant à temps plein, inscrit au registre du commerce, qui a élevé sa nombreuse famille et contribué à leur installation dans la vie à la suite du partage, post mortem, en 1966, de terrains, de bâtiments, de bois et d’arbres fruitiers (noyers, châtaigniers, poiriers), de vignes et de vergers.
    Et les taupes, alors ? Comme ce « meschant bestail... qui hait l’eau », pour reprendre l’expression d’Olivier de Serres18 , se capture surtout à la fin de l’hiver et au début du printemps, on peut apprécier, en se référant
    Aguiaine, Le Subiet - N° XXX - Mois-Mois 200X    Page 15
    à ce carnet, sinon sa propre dextérité de piégeur, en tout cas son efficacité commerciale. En effet, entre le 12 mars 1928 et le 14 avril de la même année, alors âgé de quarante-quatre ans, il a rassemblé mille trois cent cinquante-cinq taupes et trente-six belettes. On devine qu’il aura écoulé les peaux de cette grande collecte de printemps à Poitiers pour la foire de la Mi-Carême.
    De même il dresse le 17 décembre 1929, à la fin de sa campagne d’automne, le modeste bilan suivant, destiné à la foire dite de l’Epiphanie dans les premiers jours de janvier : vingt-sept livres [de peaux] de lapins ; deux-cents taupes ; 4 renards ; 5 fouines ; 14 putois ; 9 rats ; 16 écureuils ; 1 blaireau : 9 belettes ; 1 [h]erminette. Aussi, le 26 mars 1930, il fait ses comptes : vingt-quatre belettes, vingt-cinq écureuils, vingt-cinq garennes, 6 rats, soixante-cinq lapins, soit 17 livres (elles étaient achetées/vendues, au poids, et non à l’unité), 6 lièvres, six-cents taupes, blanches, quatre- cents taupes tachées, 17 putois, 2 fouines, 2 renards, 2 hermines, 1 blaireau, 1 chèvre19 , 1 loutre.
    On rencontre dans ce cahier le compte correspondant à l’apport d’un particulier chez ce commerçant « de gros » : un demi renard ( c’est-à- dire) un renardeau, payé 25 francs et 2 renards (adultes) payés 100 francs les deux; 3 putois (dont 1 « mauvais »), payés 60 francs l’unité, tandis qu’un quatrième est réglé à 70 francs ; 1 écureuil payé 1 franc, trois fouines à 260 francs chacune ; enfin 1 belette à 2 francs. Soit un total de 1158 francs. Quant au prix moyen d’une taupe, il doit se situer autour de 0 franc 75 centimes.
    On peut imaginer que dans une telle « maison » les peaux demandent beaucoup de place. En effet, devait-il dissimuler sous les meubles, surtout les peaux de valeur pour en éviter le vol. Les greniers étaient remplis, au rythme des foires spécialisées, de peaux de taupes tendues sur leur planchette. Parfois les plaisanteries fusaient à l’encontre du taupier. « Ils vous feront manger de la taupe » dira-t-on avec ironie et malice à quelqu’un invité à manger dans cette maison dont la prospérité s’est bâtie sur la « culture » de la sauvagine.
    Pour ce qui est du réseau de sociabilité, plusieurs patronymes familiers aujourd’hui encore sur ce même territoire jalonnent le carnet : des fournisseurs, des clients, quelque journalier à gage, un garagiste et un sabotier, mais aussi meunier et boulanger au travers d’un litige à propos d’une fourniture de « blé charançonné soi-disant », « affaire » étalée sur deuxannéessusceptibledesedénouerdevantunejuridiction20 en1931, puisqu’il semble, comme il l’a consigné au folio 16, avoir reçu l’« autorisation de faire siter X. par le guge (= juge) ».
    Mais les patronymes sont souvent mis en corrélation avec certains toponymes habités ou non, tels Le Sillot, La Fosse Gervais, Les Vioches, La Prade, Les Grisons... On devine derrière ces pages particulièrement rayées, surchargées, caviardées, un cheminement de stratégie de gestion et d’acquisition de biens, de petites pièces de terre, en vue notamment de l’accroissement du foncier, en raison de la présence de quelques croquis, certes sommaires, mais cotés avec précision, et accompagnés de noms d’exploitants du voisinage immédiat des parcelles citées et représentées. Toute sa vie, il aura cherché « à acheter des bouts de terre », des portions de bois, qu’il a ensuite regroupées. Si le remembrement des années 1990 a quelque peu modifié cette microtoponymie, certains noms sont cependant restés dans les mémoires. Ils s’appliquent généralement aujourd’hui à de plus grandes superficies conformément à une agriculture transformée où l’on ne s’arrête plus à la présence, pourtant gênante dans les jardins familiaux, de ce petit mammifère insectivore, quasiment aveugle, dont Buffon dit encore21 qu’il est : « de tous les animaux le plus avantageusement doué, le mieux pourvu d’organes et par conséquent de sensations qui y sont relatives. »
    Notes
    1 Brouillard : livre de commerce où l’on note les opérations au fur et à mesure. Ici, il s’agit d’un simple petit carnet de poche.
    2 Sur ce sujet, cf. « Le fourreur », Artisans de l’élégance, Catalogue de l’exposition au Musée national des arts et traditions populaires, Paris, Réunion des Musées nationaux, 1993, p. 114-129.
    3 BUFFON Georges-Louis LECLERC, comte de, (1828-1829), Œuvres complètes..., t. 13, p. 249-250.
    4 On trouvera en illustration la reproduction d’une gravure intitulée « Insecte des cadavres sur une taupe », tirée de l’ouvrage d’Alfred Edmund Brehm (ca 1882) Merveilles de la nature : les insectes, les myriapodes, les arachnides et les crustacés ; trad. par Jules Philippe Alexandre Künckel d’Herculais, Paris, J.- B. Baillère, 2 vol. ill. (1ère éd. en anglais, 1843).
    5 DÉSERT Gabriel (1976), « Symptômes de surpeuplement », dans DUBY Georges et WALLON Armand (dir.), Histoire de la France rurale, Paris, Seuil, p. 75.
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    6 BUFFON, op.cit., p. 244.
    7 Dans l’Almanach du Poitevin 2007, p. 40.
    8 Légende de la photographie : « Chamonette » et « Birac » et leurs prises (Cl., n°190405-CP-335242).
    9 Récit noté au cours d’un repas de Saint-Sylvestre, le 31 décembre 1982 (informateur : monsieur Marcel Robert, originaire de Villaret, commune de Saint- Romain-en-Charroux, où l’élevage caprin était particulièrement développé).
    10 Cf. VALIÈRE Michel (2004), « Approche ethnographique d’une ville provinciale », dans QUELLA-VILLÉGER Alain (dir.), Poitiers : une histoire culturelle 1800-1950, Poitiers, Atlantique, p. 17-57.
    11 Chez l’auteur, Le Courtioux, Anché (Vienne), 2006.
    12 Il s’agit du frère d’Aimé Bozier, célèbre violoneux du Pays des Brandes. Edouard avait été musicien joueur de piston, puis s’était remis sur le tard au violon. Son violon d’Ingres : la poésie qu’il cultivait généreusement (il dut laisser plusieurs milliers de feuilles manuscrites dont nous ne savons rien de la localisation actuelle).
    13 RÉAL C., RULLIÈRE H., (1931), La Fourrure et la pelleterie, Paris, Bibliothèque sociale des métiers, 343 p.
    14 Sur ce sujet, on relira avec intérêt sur ce sujet ce qu’écrit André Gaillard dans Le Siècle Trioulais (1880-1980), Poitiers, Brissaud, t. 1 « La Grande misère », p. 63-64.
    15 Nous devons cette appréciation à monsieur Marcel Robert, agriculteur retraité, l’un des anciens acteurs de cette activité. Il nous dit le 24 juin 1982, jour de la Saint-Jean-Baptiste, patron des professionnels des peaux et fourrures : « Mon grand-père était marchand de chebes... et mon père marchand de pias de taupes... de pias de lapins, de sauvagines, de tout... ». C’est avec son père, Isidore Robert, alors propriétaire, collecteur et négociant de peaux à Villaret, commune de Saint-Romain-en-Charroux (Vienne) qu’il avait participé dans sa jeunesse à cette activité. Par l’acte de naissance d’Isidore ROBERT nous savons qu’il est : « né le 28 juillet 1886 de François ROBERT, cultivateur âgé de 29 ans et d’Adélaïde THIMONIER son épouse sans profession âgée de 26 ans, demeurant ensemble au village de Villaret. Marié à Saint-Romain-en-Charroux le 15 septembre 1919 avec Marie-Céline FRADET. Décédé à Saint-Romain le 8 février 1966 ».
    16 VALIÈRE Michel : notes ms., enquête du 12 janvier 2003 à La Ferrière- Airoux (Vienne).
    17 Nous tenons à remercier ici, madame Lucienne Vailler, née Robert, demeurant à Chez Bernardeau, commune de Champniers (Vienne), pour avoir porté à notre connaissance l’existence de ce document en provenance de son père, « Robert Isidore à St-Romain » comme il l’est écrit au crayon, d’une main bien assurée sur la page deux de la couverture de couleur bleue (enquête Catherine Robert, 2002- 2004). Il s’agit en fait d’un petit carnet de 20 feuillets écrits recto-verso, 11 ayant
    Page 18    Aguiaine, Le Subiet - N° XXX - Mois-Mois 200X été arrachés ou découpés, portant sur la période du 12mars 1928 au 7 mars 1931.
    18 SERRES (Olivier de), Théâtre d’agriculture et mesnage des champs par O. de Serres, seigneur de Pradel, 3e éd.revue et augmentée par l’auteur, Paris 1605, Chez Abraham Sangrain, in 4°, p. 268 (1re éd. 1600).
    19 Rien ne nous permet de distinguer s’il s’agit d’un animal d’élevage ou d’une chevrette, femelle du chevreuil, selon l’appellation courante dans le Sud- Vienne.
    20 Sans autre information plus explicite, nous pensons qu’il s’agit de la Justice de Paix de Civray
    21 Op.cit., p. 244. Bibliographie sommaire
    APCHER et MALASSAGNE (1866), La Profession du taupier, ou l’Art de prendre les taupes à l’aide de moyens sûrs et faciles, Saint-Flour, imp. De A. Passenaud, 36 p.
    BREHM Alfred Edmund (ca 1882), Merveilles de la nature : les insectes, les myriopodes, les arachnides et les crustacés, Jules Philippe Alexandre Künckel d’Herculais (trad. par), Paris, J.-B. Ballière, 2 vol., ill.
    Dictionnaire universel françois et latin... vulgairement appelé Dictionnaire de Trévoux, Nouvelle éd. corrigée, Paris, P.-F. Giffart, 1732.
    DRALET Étienne-François (1797), L’Art du taupier suivant les procédés du citoyen Aurignac, Paris, impr. De la République, an VI, 24 p.
    GEOFFROY SAINT-HILAIRE Etienne et CUVIER Georges (1820-1842), Histoire naturelle des mammifères, Paris, 4 vol., ill.
    GUERIN F.-E. (dir.), (1839), Dictionnaire pittoresque d’histoire naturelle et des phénomènes de la nature, t. 9, Paris, Imp. De Cosson.
    MARTIN Pierre (1972), « Le permis de taupissier », dans Bulletin de la SEFCO, VI, n°5, sept-oct., pp. 318-319.
    REDARÈS Jean-M.-M. (1850), Le Chasseur taupier, ou l’Art de prendre les taupes par des moyens sûrs et faciles ; précédé de leur histoire naturelle. Nouvelle édition augmentée d’un Traité sur la destruction des animaux et des insectes nuisibles au jardinage, Paris, Encyclopédies Roret, 83 p. (1re éd. Paris, Raynal, 1829).
    REULIHET (1854), Manuel du taupier parfait et universel, ou le Destructeur éternel des fléaux de l’agriculture, Toulouse, Reulihet et Sénac, 27 p.
    TOUSSENEL Alphonse (1878), Vénerie française et zoologie passionnelle, Paris, Hetzel, ill., (1re éd. 1847).
    TRASSARD Jean-Loup (2007), Conversation avec le taupier, Cognac, Le Temps qu’il fait, 160 p.

  • VIBRANT, une revue brésilienne d'anthropologie en ligne

    Virtual Brazilian Anthropology; Revista semestral publicada pela Associação Brasileira de Antropologia
    ISSN 1809-4341 ; E-mail da Vibrant: peterfry@uol.com.br ou carmensilviarial@gmail.com.

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    » Vibrant. Volume 2. Número 1/2.
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    » Vibrant. Volume 1. Número 1/2.
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  • Parole et pratiques langagières : une approche anthropologique

    Un ouvrage pour l'été... Vous aimez la région de Montpellier, nous aussi, naturellement. Aussi plongez-vous, dans le nouvel ouvrage de Cécile Canut : "Une langue sans qualité"; Ouvrage publié avec le concours de l’université Paul-Valéry - Montpellier III, ISBN : 978-2-915806-48-9, 150 pages, 18 €

    L’idée que la langue qu’elle parle constitue l’identité d’une personne ou le fondement d’une nation est ici remise en question. Scientifiquement désuète, cette conception essentialiste du langage se retrouve pourtant dans beaucoup de discours institutionnels actuels : cela va du dépistage précoce des délinquants au thème de la mort des langues, alors que les recherches de terrain mettent au jour une tout autre réalité : loin de pratiquer des langues réifiées et figées, les sujets parlants nouent à chaque instant avec autrui toutes sortes de relations langagières plurielles, dynamiques et libres. L’ouvrage incite les linguistes à sortir d’une approche techniciste et culturaliste du langage. Loin de nous inscrire dans une origine, loin de définir notre culture, la parole est d’abord ce qui nous traverse. Elle-même sujet toujours en devenir, elle ne peut se réduire au statut d’objet homogène coupé de celui ou celle qui parle.

    L'auteur est maître de conférences à l’université Paul-Valéry - Montpellier III et responsable du séminaire
    d’anthropologie des pratiques langagières à l'EHESS. Son travail de terrain, au Mali et en Bulgarie, consacré aux discours tenus sur les langues, la conduit à proposer de nouvelles perspectives d’analyse associant l’anthropologie politique, l’analyse de discours et la sociolinguistique.
    Elle a déjà publié "Dynamiques linguistiques au Mali" et dirigé plusieurs ouvrages et revues dont Imaginaires
    linguistiques en Afrique, langues déliées et, avec Etienne Smith, "Parentés, plaisanteries et politique" (Cahiers
    d’études africaines).

  • Txoke ! Une association européenne pour la recherche, la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine culturel va s'épanouir.

    L’association Txoke! qui s’est constituée fin 2006 tiendra sa première assemblée générale internationale le 2 juin 2007. Elle réunit en son sein des spécialistes (anthropologues, ethnologues, ethnomusicologues, historiens, conservateurs du patrimoine) de plusieurs pays européens (France, Espagne, Allemagne, Royaume-Uni pour l’instant) souhaitant unir leurs efforts pour mener à bien des projets originaux en privilégiant la transversalité et l’aspect international. Ses membres souhaitent promouvoir une vision appliquée et éthique de l’anthropologie et des disciplines affines qui sont les leurs.
    Cette association professionnelle internationale s’est dotée du statut d’Association Européenne (AE) qui, bien que non encore voté officiellement par la Communauté Européenne est en cours de validation.
    Txoke ! se propose de promouvoir au niveau européen des activités liées au patrimoine culturel tangible et intangible, à partir d’une approche anthropologique. Elle d’aider la recherche et les chercheurs à différents niveaux (technique, matériel, formation, etc...), d’apporter un appui scientifique et technique à des personnes individuelles comme à des entités patrimoniales et/ou culturelles comme des musées, phonothèques et archives.
    Il est également prévu de promouvoir la diffusion des résultats des recherches tant au niveau scientifique qu’à un niveau plus général (diffusion culturelle). Ces activités se réaliseront au travers d’actions de formation et de conseil et d’appui technique et scientifique. Elle prévoit également l’acquisition et le prêt de matériel aux chercheurs membres de l’association ou participant aux projets conçus et appuyés par l’association. Lesdites activités se réaliseront à partir d’une vision « appliquée », c’est-à-dire avec l’intention de restituer les résultats obtenus de l’activité scientifique aux intéressés et à la population en général, le tout dans des délais brefs. L’association se dotera prochainement d’un site Internet qui mettre à disposition du public intéressé de nombreuses ressources et mettra en ligne nouvelles et résultats des recherches et actions menées par Txoke ! et ses membres, articles et matériels divers.

    Pour l’association :

    Ingrid KUSCHICK, Anthropologue
    Raphaël PAREJO-COUDERT,
    Ethnomusicologue & sociologue
    Ikuschick.txoke@gmail.com
    rparejo.txoke@gmail.com
    Contact :Association Européenne (AE) pour
    la Recherche, la Sauvegarde et la Mise en Valeur du Patrimoine Culturel
    Association sans but lucratif • Asociación sin ánimo de lucro • Gemeinnütziger Verein • Non-profit organization
    CIF: G 95449641
    Número nacional de asociación: 588052
    Txoke ! Gobelalde, 7
    48640 Berango
    Vizcaya España
    Tel. fixe : +34 94 668 22 84
    E-mail : txoke.anthropo@gmail.com

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