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Histoire - Page 2

  • Poitou-CHarentes: 5e festival " Les Cousins d’Amérique " 25 - 28 octobre 2012 en Loudunais (Vienne)


    5e festival Les Cousins d’Amérique
    25 > 28 octobre en Loudunais :
    Loudun, Angliers, Moncontour, La Chaussée, Saint Jean de Sauves
     
    Programme à partager avec les amis :
    http://www.laeta.fr

    Du Québec, de l’Acadie et de Louisiane, le festival reçoit depuis cinq ans nos « Cousins d’Amérique ». Quatre jours durant, nous vous invitons à la rencontre de ces cultures francophones d’outre-Atlantique qui font la part belle à la musique. Au menu : concerts, contes théâtre, spectacle jeune public, cinéma, stages, sans oublier la dimension culinaire. Festival francophone et itinérant, il vous convie à un voyage musical dans cinq communes du Pays Loudunais autour des cultures québécoises, acadiennes et cajuns et de leurs racines poitevines.
     
    Jeudi 25 octobre
    Loudun, théâtre de la reine blanche
    Alexandre Poulin, chanson québécoise à 20h30
    Récompensé par le prix de l’auteur-compositeur francophone de l’année du Gala des Prix de musique folk canadienne. Seul en scène, accompagné de sa guitare et de son harmonica, il habite l’espace, rompt la distance entre le micro et le premier rang avec l’aisance d’un saltimbanque moderne… Il réamorce, mine de rien, l’usine à rêves de ses 14 ans à laquelle chacun n’a jamais totalement renoncé.
    > 8€, gratuit aux moins de 18 ans, réservation indispensable
    > Concert réalisé grâce au réseau France-Québec
     
    Vendredi 26 octobre
    Angliers, pavillon du Québec
    La Gang du quéteux, pour les scolaires à 14h
    Une bouillonnante compagnie ardéchoise fait découvrir aux enfants la culture orale nord-américaine. Au programme, contes musicaux d'Alain Ayme, originaire de Trois-Rivières et démonstration des danses cajuns pour faire danser les enfants.
    > Gratuit, accessible aux adultes sur réservation
     
    1re partie : Concert de La Gang du quéteux à 20h45
    La Cie du Beau sauvage conte des histoires entremêlées de musiques joyeuses et entrainantes de la Louisiane, de chansons aux accents cajuns et zydeco jouées sur les instruments traditionnels de l'Amérique du nord : mélodéon, banjo, banjo-ukulélé, harmonica, flûte cherokee, 'tit fer et podorythmie.
    Concert de Luc Laroche et Cie à 22h
    Né au Québec et installé en France depuis les années 90, Luc Laroche s’en vient à nous avec ses deux compères Philippe Sécheppet et Olivier Chérès, au coup d’archet comme là-bas. Ce qui prime ici, autant que la musique et les chansons à répondre, c’est la convivialité, valeur forte de la musique québécoise. Pour les tapements de pieds, évitez les chaussons et préférez les semelles dures !…
    > 10€ les deux spectacles, gratuit aux moins de 18 ans
     
    Samedi 27 octobre
    Loudun, échevinage
    Atelier de cuisine cajun et repas en musique avec Sarah Savoy de 10h à 14h
    Sarah Savoy explique la préparation d’un jambalaya et de la tarte à la patate douce. Pendant que les plats mijotent sur les fourneaux, elle joue de la guitare, chante, plaisante, raconte des anecdotes sur la cuisine et répond    aux questions du public. Le contact chaleureux de Sarah et la sauce épicée qui bouillonne à coté, tout est fait pour vous faire voyager dans la douceur du pays des bayous.
    > 15€ repas inclus (sauf boissons) en partenariat avec le jumelage Loudun-Thibodaux
    > Inscription indispensable au 05 49 98 39 34 ou au 06 14 62 75 52
    Loudun, cinéma Le Cornay
    Film « Hommes-des-bois, bûcherons de chantier » à 15h30
    Le jeune cinéaste québécois Simon Rodrigue a tourné en 2011 son premier film sur les travailleurs forestiers en mémoire de son père et de son grand-père. Inédit en France, ce documentaire évoque les divers aspects de la vie des bûcherons traditionnels en Mauricie. Des témoignages éloquents, des images d’archives soigneusement intégrées, une trame sonore parsemée de chansons traditionnelles de bûcherons, font de ce film une pièce importante pour la reconnaissance d’un métier quasi disparu.
    > Gratuit, en partenariat avec l'association Huit et demi, verre de l'amitié à 16h30
    Loudun, échevinage
    Contes du Québec avec Luc Laroche à 17h30
    Luc Laroche nous entraîne au cœur de son pays natal, auprès des bûcherons, des violoneux et de la vie au Québec dans les années 50. Un personnage attachant et drôle pour un moment de partage chaleureux, des éclats de rire, des frissons dans le dos, voilà des centaines de spectacles que ça dure, et ce n’est pas près de s’arrêter!
    > Gratuit, réservation souhaitable
     
    Loudun, espace culturel
    1re partie : Concert de Gwen K Syndicat quartet à 20h45
    Qu'ils soient Bretons, Irlandais ou Écossais, l'un de leurs points communs a toujours été le voyage vers un ailleurs souvent incertain comme ce fut le cas des poitevins débarquant au Nouveau-Monde. De chaque côté de l'Atlantique, les brassages ont enfanté de nombreuses formes de musiques celtiques. Gwen K Syndicat rend hommage à ces cousinages qui lient peuples et cultures depuis des siècles.
    Concert des Magnolia sisters à 22h
    Ce quartet féminin des bayous de Louisiane oscille entre country, boogie-woogie, zydecos créoles et ballades a capella. Sa musique est un brassage énergique de violon, banjo, guitare, percussions et bien sûr de mélodéon. La joie et le rythme des bals louisianais nous appelle à gambiller, version western swing. Puisant dans le riche vivier des traditions francophones de Louisiane, les Sisters d’Ann Savoy célèbrent leur culture cajun, authentique, festive et populaire.
    > 10€ les deux spectacles, gratuit aux moins de 18 ans
     
    Dimanche 28 octobre
    La Chaussée, salle des fêtes
    Film « Nos cousins de Louisiane », reportage d'Alex Décotte à 10h45
    Un reportage du journaliste réalisateur Alex Décotte, constitué de rencontres, de musiques, de fête, de gastronomie et de confidences des descendants des Français d'Acadie ayant trouvé refuge dans les vastes étendues marécageuses de Louisiane.
    > Gratuit, en partenariat avec la Maison de l'Acadie, ouverte de 10h à 12h et de 14h à 17h
    Possibilité de déjeuner le dimanche midi au restaurant le Coligny de Moncontour - Tél. 05 49 98 63 98
     
    Moncontour, gymnase
    Théâtre, Le Grand livre des voyages à 15h
    Tournant les gigantesques pages du Grand Livre de Voyages de Champlain, Jehan Christophe Malchemin, fils de paysan saintongeais, relate les fabuleuses aventures de la découverte du Canada, épopée des coureurs des bois, traite des fourrures,… et cette formidable exploration des terres inconnues, dans une langue rude et imagée dont les échos résonnent encore au Québec et en Acadie…
    > 5€, gratuit aux moins de 18 ans
     
     
    à Saint-Jean-de-Sauves, gymnase
    Concert du Duo des prés à 17h15
    C'est la musique de leur cœur qu'ils jouent depuis leur enfance en Acadie ! Hélene et Samuel Péronnet, duo frère-sœur, né d'un père français et d'une mère acadienne font preuve sur scène d’une présence simple et complice, invitant le public aux chants à répondre et à découvrir l'histoire et l'accent de l'Acadie. Un pur moment d'authenticité joyeuse et tellement vivante !
    Concert de Marie-Jo Thério (solo) à 18h30
    Marie-Jo Thério est née à Moncton au Nouveau-Brunswick où elle a grandi auprès d'une mère chanteuse et de trois frères musiciens. Piano, voix et accordéon, en toute intimité, désarmante d’authenticité, conteuse hors pair, elle aime évoquer ses ancêtres français.« Je sais qu'il y a de la parenté partout, je sais qu'il y a toujours du monde à rencontrer, je sais qu'il y a desmots et une musique qui viennent d'en dedans. »
    > 10€ les deux spectacles, gratuit aux moins de 18 ans
    Infos pratiques
    Organisé par l'association Laeta
    Tél. : 06 14 62 75 52 & info@laeta.fr
    www.laeta.fr et toute l'actualité sur Facebook
     
    Forfait 3 jours vendredi-samedi-dimanche :
    30€ (sauf atelier de cuisine et repas cajun)
    Adhésion de soutien au festival et à l'association Laeta : de 5 à 10€
     
    Réservation des places par correspondance :
    La réservation des spectacles n'est effective qu'à réception du chèque correspondant à chaque concert,
    libellé à l'ordre de association Laeta, accompagné d'une enveloppe timbrée pour le retour des billets.
    La demande est à envoyer au _12, rue de la société 86200 Loudun avant le 23/10/12.
    Merci d'indiquer votre nom, prénom, ville et courriel et/ou téléphone.
     
    Accueil des spectateurs : ouverture des portes _1/2h avant le début des spectacles.
     
    La commune d'Angliers met à disposition des festivaliers une aire d'accueil pour camping-cars
    à proximité du pavillon du Québec : infos au 06 14 62 75 52
     
    www.tourisme-loudunais.com vous informe sur les aspects touristiques.
    Office de tourisme de Moncontour : Tél. 05 49 98 94 94
    Maison de pays du Loudunais : Tél. 05 49 22 22 22
     
    Association Laeta
    info@laeta.fr
    http://www.laeta.fr
    Tél. 06 14 62 75 52

  • "La vie savante. Formes et récits d'un style"; Colloque à Toulouse les 11 et 12 octobre 2012.

    Colloque (Toulouse 11 et 12 octobre 2012):


    "La vie savante. Formes et récits d'un style"

    Colloque organisé par le LISST-CAS (CNRS, Université Toulouse II - Le Mirail) et l'EHESS,
    en collaboration avec la mission Sauvegarde du patrimoine scientifique et technique de l'Université de Toulouse PRES.

    Muséum d'histoire naturelle de Toulouse

    Auditorium

    35 allées Jules Guesde (entrée par le Jardin des Plantes, près du Grand Rond)

    Inscription obligatoire : http://www.univ-toulouse.fr/node/8686


    Jeudi 11 octobre


    9h - Accueil des participants

    9h30 - Introduction générale du colloque (Nicolas Adell, Université Toulouse II)
     
    9h45-12h45

    Le parti biographique : peut-on raconter une vie savante ?

    sous la présidence de Michel Grossetti, CNRS – Université Toulouse II

    - Caroline Ehrhardt (Institut National de la Recherche Pédagogique – EHESS)

    Trajectoire  et destin posthume d'Evariste Galois: biographie intellectuelle et mémoire collective en  histoire des sciences

    - Laurent Rollet (Université Nancy II)

    Quand un titan modeste meurt : autour de la mort d’Henri Poincaré (1912-2012)

    - Benoît Peeters (écrivain)

    En écrivant Derrida : réflexions d'un biographe

    - Anne Collinot (CNRS - EHESS)

    La biographie scientifique

    14h30-17h30

    Transmissions, filiations, mémoires

    sous la présidence de Jean Guilaine, Collège de France – Académie des Inscriptions et Belles-Lettres

    - Agnès Fine (EHESS)

    Filiations intellectuelles. Le cas de quelques anthropologues

    - Sylvie Sagnes (CNRS)

    L’archéologue exposé

    - Françoise Waquet (CNRS – Université Paris IV)

    Minima Academica

    - Jean-François Bert (Labex HASTEC « Histoire et Anthropologies des Savoirs et des TEChniques » , EHESS)

    Mauss, un/(in)disciple de Durkheim ?

    - Christian Jacob (EHESS)

    Des maîtres et des disciples


    Vendredi 12 octobre

    Ethnographies du récit de soi savant. Études de cas

    sous la présidence de Christian Jacob, EHESS

    9h-12h
    - Jérôme Lamy (Université Toulouse II)

    Le conatus des astronomes. Ethnographie spinoziste des styles des vies savantes
    - Josselin Tallec (Université Toulouse II)

    Les géographes-bâtisseurs
    - Nicolas Adell (Université Toulouse II)

    Rolande Trempé et les figures de l'histoire
    - Ariela Epstein (Université Toulouse II)

    Max Marty, un ingénieur au pluriel

    14h-15h
    - Michel Grossetti (CNRS – Université Toulouse II)

    Bifurcations. De la conversion scientifique (Toulouse, XXe siècle)
    - Sébastien Plutniak (Université Toulouse II)

    Fouiller. Une exploration de soi (Jean Guilaine)

    15h30
    Conclusions générales  par Nicolas Adell (Université Toulouse II)

    Télécharger le programme :  http://www.univ-toulouse.fr/sites/default/files/Flyer-4pages-Vie%20savanteHD-1.pdf

     

  • Terre de pêcheries - 4 000 ans d'archéologie et d'histoire sur le littoral de la Manche

       
    Vient de paraître :

    " Terre de pêcheries - 4 000 ans d'archéologie et d'histoire sur le littoral de la Manche "

    Année : 2012
    Contact : ethno@crecet.org
    Ouvrage co-édité par le CRéCET et les Éditions OREP

    Collectif réalisé sous la direction de Cyrille Billard, avec les contributions de Vincent Bernard, Denis Binet, Anne Cahierre, Luc Chatelais, Jean-Yves Cocaign, Nathalie Desse-Berset, Jacques Gallet, Gwenaëlle Jaouen, Yannick Ledigol, Michel Letrouvé, Sophie Quevillon, Elisabeth Ridel, Pierre Schmit

    Illustrations et photographies originales : Laurent Juhel, François Levalet, Günter Krauke

    Collection : Les Carnets d'Ici

     Prix public  : 25,00 €

    Format : 210x210 mm
    128 pages - Photographies et illustrations couleur et n. & bl.

     

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    Couverture souple à rabats
    Dos carré, collé, cousu

    ISBN : 978-2-8151-0129-5

    Diffusion et distribution : OREP Éditions
    Zone tertiaire de NONANT
    RN 13 - Sortie n°36
    14400  BAYEUX
    Tél. 02 31 51 81 31 - Fax : 02 31 51 81 32

    Introduction de l'ouvrage :


    Celui qui fréquente aujourd'hui la plage, vient y trouver le soleil, le plaisir du bain ou celui de la pêche à pied. Il y croise quelques pêcheurs professionnels, qui rejoignent leurs bouchots ou leur parcs à huîtres grâce à leurs tracteurs.
    Qui pourrait imaginer que cet espace découvert à chaque marée a été profondément aménagé pour y construire des pêcheries? Depuis des millénaires, il a constitué un enjeu économique considérable avant le développement de la pêche hauturière et de la conchyliculture.
    Pourtant, l'activité des pêcheries n'a pas été oubliée : le littoral de la Manche en porte de nombreuses traces, sans que ses utilisateurs en aient parfois conscience. De plus, les dernières pêcheries en pierre et en bois qui subsistent de la baie du Mont-Saint-Michel jusqu'au havre de la Sienne, de Cancale à Coutances, sont là pour nous remettre en mémoire ces temps ancestraux où « partir en mer » consistaient à laisser son champ et à prendre son cheval et sa charrette.

    Ce paradoxe des « barrages à poissons » n'est pas l'un des moindres. On a toujours opposé des activités de prédation telles que la chasse et la pêche à l'agriculture et à l'élevage, sous-entendant ainsi que le progrès allait de pair avec la production de ses ressources. Pourtant, le fonctionnement des pêcheries bousculent ce schéma et nous montrent que la pêche est ici étroitement liée à des modes de vie agricoles.
     Elle nécessite des aménagements et des ressources en matériaux considérables et impose un enracinement au cœur d'un terroir agricole. Elle  est à la fois œuvre de paysans, de bâtisseurs sédentaires et de gestionnaires d'une ressource qui n'est pas illimitée.

    L'intérêt pour les pêcheries dans le département de la Manche a débuté dans les années 1980 autour de Jacques Gallet, Jean-François Seguin, Luc Châtelais, Michel Reulos... Malgré cette prise de conscience de ce patrimoine ethnographique, les presque trente années qui se sont écoulées ont malheureusement vu disparaître bon nombre d'installations. Lorsqu'ils n'étaient pas propriétaires de leur pêcherie, les exploitants ont perdu les concessions, qui représentaient le seul cadre juridique leur permettant de poursuivre leur activité : ces concessions ne sont plus renouvelées depuis 1990.

    Dans le même temps, le littoral a connu des mutations considérables. De nouveaux enjeux sont apparus.  Face au développement de la conchyliculture et du tourisme, cet espace est aujourd'hui reconnu pour sa valeur environnementale. Valorisées localement, les pêcheries sont aussi identifiées comme des éléments d'un patrimoine commun encore vivant. Des travaux archéologiques et historiques permettent enfin de montrer l'ancienneté de cette activité qui remontent à la préhistoire.

    4ème de couverture :

    L'histoire des pêcheries est hautement symbolique des luttes pour l'appropriation des rivages de la mer et de leurs ressources. Aujourd'hui, une dizaine de pêcheries – de bois ou de pierres – sont encore exploitées sur le littoral normand en dépit d'une législation multiséculaire très contraignante. Cette plongée dans une aventure humaine et technique de plus de quatre mille ans est une invitation à fouler les imposantes grèves des côtes de la Manche et à y porter un regard nouveau.

    Exposition sur le même sujet :Terre de pêcheries. 4000 ans d'archéologie et d'histoire sur le littoral de la Manche

    Date : Du 22 juillet au 30 septembre 2012
    Lieu : Halle au Blé - rue du Roc à Granville (50)

    Exposition  organisée par le Musée du Vieux Granville dans le cadre d'un partenariat entre la Ville de Granville, l'État (Direction régionale des affaires culturelles de Basse-Normandie), le Département de la Manche (Musée maritime de Tatihou et Écomusée de la Baie de Vains), le Centre régional de culture technologique et technique, avec le concours  de l'Université de Caen Basse-Normandie (pôle maritime).

  • Patrimoine culturel immatériel en Normandie : "Des arbres, des rites et des croyances"

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    Il nous est agréable de saluer l'ouvrage qui vient de paraître (année 2012) en co-édition entre l'OREP et le Crécet : "Des arbres, des rites et des croyances" qui traite d'un patrimoine culturel immatériel en Normandie.

    À travers dix sites choisis en fonction de leur diversité, cet ouvrage est le fruit d'une enquête de terrain approfondie et invite à découvrir le « patrimoine végétal » sous un angle résolument autre que celui de la rareté, de l'intérêt botanique, esthétique, voire gustatif. Cette enquête met en lumière un rapport ancestral au végétal qu'on aurait pu croire englouti alors qu'il n'en est rien : des croyances et pratiques cultuelles attachées aux arbres se sont perpétuées.

    Contact : ethno@crecet.org
     Ouvrage co-édité par le CRéCET et les Éditions OREP

    Recherches, textes et photographies  : Yann Leborgne
    Préface de Christian Hottin
    Direction de la publication : Guy Gallardo, Pierre Schmit

    Prix public : 23,00 €

    Format : 210x210 mm
    112 pages  - Photographies couleur et n. & bl.

    ISBN : 978-2-8151-0083-0

    Couverture souple à rabats
    Dos carré, collé, cousu

    Diffusion et distribution : OREP Éditions
    Zone tertiaire de NONANT
    RN 13 - Sortie n°36
    14400  BAYEUX
    Tél. 02 31 51 81 31 - Fax : 02 31 51 81 32

    Commande en ligne possible pour les particuliers sur le site de l'OREP

  • A Rivarennes (37), le Musée de La Poire Tapée a rouvert ses portes !


    Les membres de l'association la Poire Tapée de Rivarennes après une saison de cueillettes de poires, épluchages, ébouillantages, mises au four, platissages et ensachages ont le plaisir de vous convier de nouveau au Musée de la Poire Tapée pour vous faire découvrir une curiosité culinaire toute particulière, le fruit d'un travail bénévole passionné et constant !
     
     
    Depuis dimanche 1er avril 2012 à 14h30, Jacqueline et Caroline, hôtesses d'accueil du site, vous reçoivent au Musée pour vous faire découvrir ou redécouvrir un savoir-faire ancestral à Rivarennes, la production de Poires Tapées. Vous apprendrez à reconnaître les différentes variétés de poires, en particulier les poires d'hivers, issus du plateau de Rivarennes et des vergers conservatoires de l'association. Vous vous laisserez guider au travers l'histoire de la Poire Tapée, de sa production et de sa renaissance à Rivarennes grâce à une équipe de bénévoles de la commune et de Léontine, dernière détentrice de ce savoir-faire. Bien entendu, vous ne manquerez pas de déguster ce produit délicieux qui fait la renommée de Rivarennes, capitale de la Poire Tapée ! En savoir plus...
     

    Deux animations "Sur la piste de la Poire Tapée de Rivarennes" vous seront proposées  les vendredis 20 juillet et le vendredi 24 août de 9h 30 à 14h. Découverte de l'histoire de la Poire Tapée, promenade à travers les chemins de randonnées (6km) de Rivarennes à la recherche des vergers conservatoires de l'association et des Poiriers de vieilles variétés. dégustation de fouées au chèvre et à la marmelade de Poire Tapée à côté du four à bois et en compagnie de quelques bénévoles de l'association. Un moment convivial et gourmand vous est assuré. Réservation obligatoire, nombre de participant limité. 5 € par personne, gratuit - de 2 ans. 
  • A Oyonnax (Ain), le Musée du peigne et de la plasturgie fait peau neuve en ces premiers jours de printemps 2012...

    Toute l'équipe municipale a inauguré le 16 mars 2012 la nouvelle présentation du Musée du Peigne et de la Plasturgie, Centre culturel Aragon, 88 cours de Verdun-01100 Oyonnax.


     

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                                                          ©Tous droits réservés.

    Créé au cœur de la Plastics Vallée dans l’Ain, le Musée du Peigne et de la Plasturgie à Oyonnax bénéficie du label «Musée de France». 

    Principalement consacré à l’histoire industrielle de la vallée, il est constitué d’un fonds exceptionnel de plus de 16 000 objets liés à l’ornement de coiffure et à la plasturgie dans les domaines les plus divers. 

    Inauguré en 1977, rue de la Victoire et installé de manière provisoire depuis 1986 dans le Centre Culturel Aragon, le musée a fait l’objet de travaux de rénovation afin de proposer un 

    véritable service d’accueil et une valorisation de ses collections.


     

    La thématique abordée au sein de cette nouvelle présentation est celle de l’histoire

    industrielle d’Oyonnax et de sa vallée, de ses origines, avec la fabrication des peignes, jusqu’à 

    la plasturgie d’aujourd’hui. Dans ce cheminement local, elle aborde sous un angle plus universel, 

    la spécificité du peigne et de l’ornement de coiffure dans ses aspects, techniques, 

    symboliques, artistiques... et de la matière plastique dans ses différentes applications. 

     

    Cette exposition a notamment pour objectif la mise en valeur des enquêtes menées, depuis 

    plusieurs années auprès des témoins de l’histoire industrielle d’Oyonnax, en lien avec 

    l’

    Association des Amis du musée du Peigne et de la Plasturgie ainsi que la diversité et la richesse des collections représentatives de l’histoire industrielle d’un territoire.

      

    Dernières acquisitions du Musée

    Le Musée poursuit chaque année sa politique d’acquisition, en sélectionnant des pièces qui viennent compléter des manques ou ouvrir de nouveaux champs appréhendés dans le Projet scientifique et culturel du musée.

    L’Association des Amis du Musée du Peigne et de la Plasturgie, toujours très présente dans ses actions de soutien au musée, participe très activement à l’accroissement de ses collections.

    Quelques exemples d’acquisitions du musée :

    Fauteuil à bascule RAR (Rocking Chair Rod) de Charles et Ray Eames, édité par Herman Miller. Conçu dans les années 1950, ce modèle composé d’une coque originale « Dark olive » en polyester armé sur pieds en acier zingués fait partie des premiers objets de mobilier réalisés en matière plastique de fabrication industrielle.  Un petit bijou aujourd’hui réédité par Vitra.

    Fauteuil « Quasar Chester Orange » du designer Nguyen Manh Khan dit Quasar réédité en 2010 par Branex Design. Ce mobilier gonflable connaît dans les années 1960 un véritable engouement. Il répond en l’occurrence à certaines aspirations des jeunes désireux d’un autre mode de vie. Le musée ne possédait à ce jour aucune pièce de ce type. Aujourd’hui réédité, ce modèle trouve naturellement sa place dans une collection rétrospective du siège plastique.

    « Alice »  est un cabas en matière plastique créé par Allessandro Mendini et Maria Hamel pour Koziol en 2010. Il reprend l’esprit des cabas des ménagères des années 1960 avec une nouvelle ligne design.

    Quelques acquisitions de l’AMPPO :

    Peigne funéraire égyptien en bois. Il provient d’une tombe datée de 1 100 avant J.C. et porte gravé sur un côté du dos  le serpent sacré. Dans la culture égyptienne, le peigne faisait partie des objets rituels accompagnant le défunt dans l’au-delà.

    Pour plus d'infos pratiques (ouverture, etc...), culturelles ou scientifiques, suivez le lien :http://www.oyonnax.fr/index.php?option=com_fjrelated&view=fjrelated&layout=blog&id=0&Itemid=29

     

     

    Virginie Kollmann-Caillet 

    Conservatrice du Patrimoine 

    Virginie.kollmann-caillet@oyonnax.fr 

     

    Manon Menthon 

    Communication 

    Manon.menthon@oyonnax.fr 

     

    Clotilde Leducq  

    Service des publics 

    Clotilde.leducq@oyonnax.fr 

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  • IIème Rencontres des histoires de Cuir à LAVAUSSEAU (Vienne) en Poitou-Charentes du 30 mars au 1er avril 2012

    Sur le thème " De l'Animal à la peau brute" : chasse, gastronomie, peaux, se rencontreront dans la Cité des Tanneurs à Lavausseau (Vienne), des chercheurs de divers horizons : Archéologues, conservateurs, historiens, mais aussi professionnels : coutelier, maître cuisinier, chasseurs, éleveurs etc...

    Ce thème large a pour objectif d'évoquer la permanence des rapports entre l'homme et l'animal, tant pour sa nourriture, que pour sa protection depuis la préhistoire jusqu'à nos jours.

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    Pour plus d'information s'adresser à La Cité des Tanneurs,

    7, Grand'Rue à 86470 Lavausseau

     

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    Tél. : 05 49 43 77 67 ou suivez ce lien

    http://www.lavausseau-cite-des-tanneurs.fr/

     

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  • Saint-Junien : COFPA ALBANY rien ne va plus dans le feutre ?

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    Pourtant avec un chiffred'affaire de 21 000 000 € et une rentabilité affichée de 22%, 4 600 0000 € de bénéfices, des commandes, un savoir faire inégalé, voici 133 personnes jeunes et actives sur le carreau; dans l'angoisse des lendemains.

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    Une ville, un pays, un département, une région se sont mobilisés... Des artistes, des gens du théâtre, un éditeur, proposent des milliers de cartes postales pour soutenir l'action en cours avec pour message: "Un leader mondial dans la fabrication  de textiles techniques et industriels. Une usine neuve, des outils de travail modernes et compétitifs. Rentabilité, bénéfices, un carnet de commande très garni, une spécialisation et un savoir-faire unique.... Des femmes et des hommes au travail...QUE VEULENT_ILS DE PLUS ?...

     On devine l'émotion dans la petite ville industrielle obligée ainsi de renouer avec les luttes ouvrières qui ont jalonné son histoire. Plusieurs candidats à la Présidentielle ont approché les ouvriers sur le terrain, tandis qu'en coulisses, les politiques, de tous les échelons s'affairent à relancer la machine grippée...

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    Les pilotes du blog soutiennent les acteurs de ce conflit dans l'attente d'une lueur d'espoir pour la reprise du travail dans la sérénité et la pérénnité.

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  • En souscription: un ouvrage de synthèse sur les pots acoustiques (archéologie du son)

    "Les églises médiévales et modernes conservent parfois dans leurs murs ou dans leurs voûtes des poteries noyées dans la maçonnerie dont seul affleure le col, ouvert sur l'espace intérieur du bâtiment (...) Cet ouvrage propose un bilan de nos connaissances actuelles  et un certain nombre de pistes de recherche ".

    Cliquez sur le lien ci-après : pour lire le texte complet de présentation de l'ouvrage, les noms des 22 contributeurs (acousticiens, archéologues, historiens, linguistes), sous la direction de Bénédicte Palazzo-Bertholon et Jean-Christophe Valière ; le cas échéant, pour éditer le bon de souscription (25 € jusqu'au 31 mars 2012; 30 € ensuite) :

    souscription Pots accoustiques p2.jpg

     

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  • Daniel SCHWEITZ guide en bibliothèque chercheurs et curieux. Partez avec lui en confiance, page à page.

    Mémoires de la Société Archéologique de Touraine - Tome LXVIII 


    Guide du lecteur et du chercheur

    en bibliothèque.

    Introduction aux études locales

     

    par Daniel SCHWEITZ 


    Un guide pour le curieux, le chercheur amateur, l’étudiant. la bibliographie 

    portant directement sur l’histoire et le patrimoine historique de la Touraine compte 

    certainement une dizaine de milliers d’études dignes d’intérêt, dont quelque 2 000 

    ont été publiées dans les bulletins et mémoires de la Société archéologique de 

    Touraine, depuis 1842. Né du constat d’une sérieuse lacune, celle concernant les 

    outils permettant d’approcher et d’exploiter cette masse énorme de documenta- 

    tion, en bibliothèque, ce livre s’efforcera de guider les pas des lecteurs curieux ou 

    studieux, des chercheurs amateurs et des étudiants entrés dans cette démarche de 

    connaissance. Outre un aperçu de ce qu’est l’histoire locale, de la problématique 

    de ses recherches et de ses méthodes du travail en bibliothèque, des connaissances 

    utiles pour établir une bibliographie ou préparer une publication, il fournira des 

    pistes, des clés pour entrer dans sa curiosité ou sa recherche. On y trouvera des 

    bibliographies thématiques, signalant les essentiels du domaine, l’inventaire des 

    fonds d’imprimés accessibles en Touraine et sur ses confins, comme des pério- 

    diques locaux à consulter en priorité. Seuls ses utilisateurs pourront dire si ce 

    guide leur a été utile, c’est en tout cas le souhait affiché par son auteur, et par la 

    Société archéologique de Touraine qui en assure l’édition. 


    Bibliothécaire de la Société archéologique de Touraine, membre de l’Académie de Touraine, 

    docteur en anthropologie sociale et historique (EHESS), l’auteur a publié plus de cent études 

    archéologiques et ethnohistoriques concernant l’histoire et les patrimoines de la Touraine, 

    du Vendômois et du Val de Loire. Ces dernières ont notamment porté sur divers aspects de 

    la culture matérielle préindustrielle, sur la vie domestique traditionnelle, et dernièrement 

    l’émergence des identités locales, l’érudition autochtone et ses sociétés savantes. 

    cet ouvrage de référence facilitera toutes vos recherches 


    Format 16,5 × 25 cm, 192 pages. 20 €. Tirage limité. N° ISSN : 1149-4670 

    Ajouter des frais d'envoi: 5 €

    soit 25 € l'ouvrage envoyé ...

    Société archéologique de Touraine 

    13, Jardin François ier - BP 11105, 37011 TOURS cédex 1. Tél. 02.47.64.41.57 

    sat.tours@orange.fr • www.societearcheotouraine.eu 


    Merci Daniel pour ce nouvel ouvrage issu d'une société savante particulièrement dynamique !


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  • L'ami Georges Arsenault publie un nouvel ouvrage sur les cycles calendaires en Acadie: La Chandeleur en Acadie

    Le folkloriste et historien de l’Île-du-Prince-Édouard, Georges Arsenault, vient de faire 

    paraître aux éditions La Grande Marée un nouveau livre sur les traditions acadiennes intitulé 

    LA CHANDELEUR EN ACADIE

    La Chandeleur, célébrée le 2 février, était jadis une journée importante du calendrier 

    religieux et social en Acadie. Dans certaines régions, elle était même l’une des plus grandes fêtes de l’année. Comme en France, les crêpes se trouvaient à l’honneur et plusieurs croyances et dictons, prédisant le temps et les récoltes, étaient associés à ce jour qui marquait le milieu de la saison hivernale. 

    Dans beaucoup de villages acadiens, la Chandeleur était aussi l’occasion d’une quête tout 

    à fait particulière faite de porte en porte par de jeunes hommes. Les vivres ramassés pendant la 

    quête servaient à un festin communautaire et souvent même à approvisionner des gens dans le 

    besoin. 

    L'ouvrage LA CHANDELEUR EN ACADIE amène le lecteur aux quatre coins de l’Acadie et leur fait découvrir la richesse des traditions associées au 2 février. Tout en décrivant cette fête fascinante, Georges Arsenault donne la parole à un grand nombre d’Acadiens et d’Acadiennes qui racontent avec nostalgie leurs souvenirs de cette journée de joie célébrée en plein hiver. 

    Le livre de 142 pages richement documenté comprend de nombreuses illustrations et 

    plusieurs cartes géographiques. Quelques-unes des photos datent des années 1930. 

    Georges Arsenault est aussi l’auteur de Noël en Acadie (2005) et de La Mi-Carême en Acadie

    (2007) également publiés à La Grande Marée (www.lagrandemaree.ca )

    Un contact : Georges Arsenault ( 902  565067 )

     Plus d'information : Jacques Ouellet, La Grande Maree, ( 506) 395-9536

     

    Courriel : jouellet@nbnet.nbca


    Pour mémoire, en Haut-Poitou, en France, cette fête consacrée à Marie, était parfois dénommée Notre-Dame de La Chandelle" ! Les cierges bénis à l'église ce jour-là se conservaient dans les tiroirs et on les allumait les jours d'orange pour protéger la maison des effets malfaisants de la foudre.

    Les plus anciens des anciens, se souviendront aussi que cette fête dite de purification correspondait environ au quarantième jour après la naissance de l'enfant Jésus. Elle correspondait à la cérémonie de "relevailles" de Marie.


    Merci Georges pour ce nouvel ouvrage gagné sur la mémoire et l'oubli des anciennes traditions de la "Vieille France" amenées, adaptées, conservées vivantes en Acadie.

  • En hommage à Conrad Laforte et à son œuvre sur la littérature orale du Québec

     

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  • En Limousin : On fête, les 10 et 11 septembre 2011, le premier centenaire de l'aviation en Haute-Vienne. Un grand rassemblement sur l'aérodrome Maryse Bastié

    Rappelons à cette occasion festive que Maryse Bastié, née Marie-Louise Bombec, était une aviatrice pionnière, née en 1898, à Limoges et qui décèdera en 1952 à Bron. Elle aura été la première aviatrice française à décrocher de nombreux palmarès. D'où le culte de sa mémoire dans cette région (nom d'écoles, de rues, de terrains...)

    Petit "privilège" pour les pilotes du blog: voir évoluer au-dessus du jardin de Belvert (II) d'intrépides aviateurs se prenant pour des feuilles mortes, pour d'ostentatoires artistes circadiens, ou même parfois pour de stupides volatiles évoluant sur le dos, face au soleil... sans doute pour ne pas voir la misère en ce bas monde et surtout les prix flambant neuf des produits pétroliers.

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  • PORTES OUVERTES du CIRDOC pendant la durée du Village Occitan de la Féria de Béziers

    Du 11 au 15 août 2011 sans discontinuer, et de 13h à 20h chaque jour,


    Venez découvrir le patrimoine occitan au CIRDÒC en profitant des collections et de

    la fraîcheur douce dans le bâtiment...

    Vous serez accueillis avec plaisir par l'équipe du CIRDOC avec au programme :

    De 13h à 18h: Ouverture des salles de lecture, consultations et emprunts ou

    restitution de documents, conseils...

    Entre 17h et 20h : Visites commentées de l'exposition "Jòga !".

    Cette exposition originale et exceptionnelle, conçue par le CIRDOC en

    partenariat avec des spécialistes du théâtre d'òc contemporain, y est installée

    jusqu'au 23 Décembre 2011.

    "Revivez 42 ans (1968-2010) de création d'un théâtre populaire contemporaine

    en Occitanie et découvrez l'aspect original et bien vivant de la création occitane

    actuelle,expression artistique à la fois militante et populaire, qui perdure

    au sein de nombreuses compagnies professionnelles et amateurs d'aujourd'hui".


    Ne manquez pas cette agréable occasion d'aller à la rencontre, gratuitement,

    de 1000 ans de culture occitane ! À deux pas en sortant du CIRDÒC, 

    le village occitan vous tendra les bras et ensoleillera votre soirée avec de la

    musique, de la danse, du chant et de la gastronomie "à la mode d'ici".


    Pour plus de renseignements n'hésitez pas à contacter :

    04 67 11 85 10 ou secretariat@cirdoc.fr

    (version occitane ci-après)

     

    De l'11 al 15 d'agost, de longa, de 1 ora de la tantossada a 8 oras del ser,

    cada jorn (dimenge e feriat tanben),


    Lo patrimòni occitan vos espèra per vos far regalar l'esperit, dins la doça frescor

    del bastiment del CIRDÒC, al calme, legiretz, escotaretz de musica o agacharetz de vidèos...

    Amai los pichons i pòdon venir!

    La còla del CIRDÒC, mobilizada per l'eveniment, vos aculhirà amb plaser amb per programa

    Entre 13h e 18h: salas de lectura dobèrtas, conselhs, consultacion de libres, manlèus,

    retorns de documents manlevats etc.

    Entre 17h e 20h: vesitas comentadas de la mòstra "Jòga!" (a respècte de la demanda).

    Aquela mòstra es tant originala coma excepcionala, que Lo CIRDÒC la concebèt amb

    l'ajuda d'especialistas del teatre d'òc contemporanèu. Demorarà en plaça fins

    al 23 de Decembre de 2011.

    "I vos assabentaretz de 42 ans (1968-2010) de creacion teatrala d'òc, e i tastaretz

    de l'originalitat dels creators del teatre occitan d'a l'ora d'ara, expression artistica

    a l'encòp militanta e populara, inventiva e que se perlonga bravament uèi, demercé

    lo trabalh de companhiás professionalas e d'amators tanben".


    Aquela escasença bèla e agradiva de venir prene lo fresc en tot tastar, a res non còst,

    de la riquesa de mila ans de cultura occitana, la manquetz pas! Amai al sortir d'aquí,

    a quatre passes, lo vilatge occitan vos aculhirà per una brava serada de musica, de dança,

     

     

     

    de cançons amb de bonas taulas "a l'occitana".


    Per ne saber mai sonatz al 04 67 11 85 10 o mandatz un messatget a 'secretariat@cirdoc.fr'


     

     

     

  • Patrimoine en Isère à (re-)découvrir : les musées départementaux.

    Voici deux ouvrages publiés à l’occasion de l’ouverture de la Maison Bergès – Musée de la Houille blanche à Villard-Bonnot (38).


    La maison de l’ingénieur Aristide Bergès, patron éclairé et amoureux des arts, rend ainsi hommage à l’aventure de l’hydroélectricité et de l’industrie en Isère et au-delà. Ce site vient enrichir et compléter le réseau des  onze musées départementaux actuellement ouverts au public .

     

    - La Maison Bergès. Entre éclectisme et Art nouveau. Collection Patrimoine en Isère (Conseil général de l'Isère).
    Cet ouvrage qui n’est pas un guide de la maison, apporte un éclairage sur les goûts et le mode de vie d’une famille bourgeoise, amatrice d’art, au tournant des XIXe et XXe siècles.

    Par sa forme et surtout pas son décor, autant que par la riche personnalité de ses propriétaires, la Maison Bergès est un haut lieu patrimonial aux confluences de l’art et de l’innovation.

     

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    Alpes Électriques. Paysages de la houille blancheÉdition Dire l’Entreprise.

     

    Rassemblés à l’occasion de l’ouverture de la Maison Bergès – Musée de la Houille blanche à Lancey, plusieurs auteurs partagent leurs connaissances et leurs réflexions sur l’une des mutations majeures des territoires alpins. Avec l’essor de la houille blanche, à partir des années 1880, le paysage alpin s’est radicalement transformé. Sous l’action d’ingénieurs audacieux, d’architectes inspirés, d’industriels en quête d’énergie et d’ouvriers à la recherche de travail, de nouveaux ouvrages sont venus bouleverser la vision traditionnelle des montagnes faite de cimes enneigées et d’alpage pittoresques.

     

     Pour plus d'informations, cliquez sur ce lien :  AlpesElectriques.pdf
     
     

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  • LE MUSÉE ARCHÉOLOGIQUE GRENOBLE SAINT-LAURENT OUVRE SES PORTES !

    Site patrimonial majeur en Europe, le Musée archéologique Grenoble Saint-Laurent (MAG), au coeur de l’un des plus anciens quartiers de la ville, ouvre à nouveau sesportes au public. Enfin ! diront tous les amateurs d’archéologie et nombre d’Isérois.


    Fermé en août 2003 pour des raisons de sécurité, le site a depuis fait l’objet de fouilles préventives, de travaux de rénovation et de mise en conformité. Des premiers mausolées de la nécropole du IVe siècle à l’église du XIXe siècle, Saint-Laurent dévoile aujourd’hui un fascinant mille-feuille architectural, reflet d’une adaptation constante à l’évolution des mentalités, des pratiques païennes aux croyances chrétiennes.

     

    Une scénographie originale et spectaculaire faisant la part belle aux technologies numériques (simulations 3D, projections grand format, bornes interactives…) renforce le pouvoir d’évocation des vestiges archéologiques : une véritable renaissance pour ce site exceptionnel qui témoigne de près de vingt siècles d’histoire de la ville.

     


    Musée archéologique Grenoble Saint-Laurent

          Place Saint-Laurent
          38 000 Grenoble

          04 76 44 78 68

     

    Pour une première visite virtuelle, suivez ce lien, puis, sur l'affiche, cliquez sur "entrer" et naviguez "sous terre"...

        

     www.musee-archeologique-grenoble.fr                                                 

     

  • Un républicain promoteur des traditions populaires : Paul SÉBILLOT (1843-1918)

    Viennent de paraître les  actes du colloque de Fougères, 9-11 octobre 2008, consacré au prestigieux folkloriste Paul Sébillot   (sous la direction de Fañch POSTIC).

     

    Originaire de Matignon (22), Paul Sébillot (1843-1918) abandonne la perspective d’une carrière juridique, pour s’engager dans la peinture. Critique d’art et peintre paysagiste, il expose dans différents salons, mais vers 1880, il décide de se consacrer à la collecte de la littérature orale de la Haute-Bretagne ; auteur d’une moisson d’une abondance et d’une qualité rares, il devient non seulement l’un des folkloristes français les plus en vue, mais joue au plan national et international un rôle de premier ordre pour l’étude et la promotion des traditions populaires : il élabore des outils (bibliographiques, questionnaires, guides d’enquêtes…), publie des synthèses, lance en 1881 « Les littératures populaires de toutes les nations », l’une des grandes collections d’ouvrages de littérature orale, organise les premiers congrès internationaux de folklore. Il est en outre à l’origine, en 1886, de la création de la Société des Traditions populaires et de la Revue du même nom qu’il anime pendant plus de trente ans.

    Le présent ouvrage, publié par le Centre de Recherche Bretonne et Celtique (UBO – Brest) en collaboration avec le Laboratoire d’Anthropologie et d’Histoire de l’Institution de la Culture (LAHIC) – (Paris) et l’association La Granjagoul – Maison du Patrimoine Oral en Haute-Bretagne – (Parcé, 35), est l’occasion d’évoquer les multiples facettes de ce républicain convaincu, et d’aborder le contexte intellectuel et politique dans lequel se situe son œuvre ainsi que les nombreux réseaux régionaux, nationaux, voire internationaux dans lesquels elle s’intègre. Cette publication vient combler une lacune et réparer une injustice, car, curieusement, peu de travaux ont été consacrés au travailleur infatigable que fut Paul Sébillot.

     

    Fañch POSTIC – Paul Sébillot, biographie lacunaire d’une personnalité aux multiples facettes

     

    LE RÉPUBLICAIN

    Laurent LE GALL – La République en filigrane. Idéologie républicaine et folklorisme chez Paul Sébillot

    David HOPKIN – Paul Sébillot et les légendes locales : des sources pour une histoire « démocratique » ?

     

     

    L’HOMME DE RÉSEAUX

    Claudie VOISENAT – Un laboratoire du folklore matérialiste : Paul Sébillot à la Société d’anthropologie de Paris (1878-1918)

    Claudine GAUTHIER – Paul Sébillot et les philologues : de l’usage de la philologie en folklore

    Jean BALCOU – Sébillot, Renan et les dîners celtiques

    Guy BASSET – Du folklore partagé : les relations Paul Sébillot – René Basset et l’aventure de la Revue des Traditions populaires

     

    LE BRETON

    Jérôme CUCARULL – La représentation de la Bretagne chez Sébillot : un insaisissable portrait

    Joëlle EDON-LE GOFF – La Bretagne enchantée (1899) : un exemple de poésie mythographique

    Denise DELOUCHE – Paul Sébillot, peintre et témoin de la peinture des années 1860 à 1880

    Fañch BROUDIC – La limite Sébillot : un arrêt sur image

     

    LE FOLKLORISTE ET SON TERRAIN BRETON

    Fañch POSTIC – Paul Sébillot : le folkloriste et son terrain breton

    Daniel GIRAUDON – Paul Sébillot, un face-à-face avec les folkloristes de Basse-Bretagne

     

    EN GUISE DE CONCLUSION

    Jean-Marie PRIVAT – Les fées sont têtues

     

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    Renseignements pratiques :

    Centre de Recherche Bretonne et Celtique – UBO, Brest

    Laboratoire d’Anthropologie et d’Histoire de l’Institution de la Culture – Paris

    Association La Granjagoul, Maison du Patrimoine Oral en Haute-Bretagne - Parcé

     

    Prix de vente des actes : 20 €  (franco de port) – 16x24 – 275 p.  ISBN 978-2-901737-86-5

     

    payable par chèque à l’ordre de M. l’Agent comptable de l’Université de Bretagne Occidentale, à retourner au :

     

    Centre de Recherche Bretonne et Celtique – Faculté des Lettres Victor-Segalen

    CS 93837 – 29238 BREST Cedex 3 –  02.98.01.63.31 – Fax  02.98.01.63.93 – crbc@univ-brest.fr

  • "Le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons" selon Pasteur...Un peu d'histoire de la vigne et du vin, "ferment divin".

    Les Hommes 
    de la vigne et du vin : 
    Figures célèbres et acteurs méconnus ; s
    ous la direction de Sophie Delbrel 
    et Bernard Gallinato-Contino

    "L’histoire de la vigne et du vin est l’histoire d’une quête de la qualité. Elle ne peut être comprise pleinement qu’à travers les parcours des hommes et des femmes qui, face aux menaces pesant régulièrement sur la vigne et le vin, œuvrent à l’amélioration des techniques de viticulture, au perfectionnement des méthodes de vinification et à une meilleure promotion du produit.
    Nombreux sont ceux qui écrivent cette histoire. Aux côtés des vignerons et des négociants, des scientifiques, des journalistes, des médecins, des architectes ou encore des politiques contribuent à dynamiser l’activité et l’économie de la filière vitivinicole. Le vin, produit dont le prestige n’a cessé de s’affirmer au fil des siècles, est ainsi devenu l’affaire de tous.
    Inspiré par les recherches présentées lors du 134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, cet ouvrage offre une galerie de portraits d’hommes de la vigne et du vin, célèbres ou oubliés, dans toute leur diversité.

    Collection CTHS Histoire, 43
    208 p., 15 x 22 cm
    isbn 978-2-7355-0732-0 / sodis F30785.7
    2011 - prix 20€


    Un lien vers le catalogue en ligne du CTHS sur le site http://cths.fr/ed/selec.php
    (Le catalogue papier des ouvrages disponibles est actuellement riche de plus de 400 titres. 
    Il peut être obtenu sur simple demande à l'adresse ventes.cths@recherche.gouv.fr ou 
    au Secrétariat  du CTHS  - 110,  rue de Grenelle - 75357 Paris.)

  • Henri Coursaget a passé le flambeau et nous a quittés... Il plane toujours sur Confolens et "son" Festival, à re-découvrier en août.

    Une grande émotion a saisi tous ceux qui le connaissaient et Dieu sait s'ils étaient nombreux de par le monde. Ses obsèques qu'il avait lui-même réglées, j'allais écrire "chorégraphiées", ont marqué les esprits. La terre de Confolens l'a accueili, à jamais. Merci Henri, pour ton œuvre, pour ton amitié rayonnante. Salut l'artiste !

    Un article, sur le blog de Gérard Lame, correspondant de Gond-Pontouvre (Charente) du journal Sud-Ouest mérite quelques minutes d'attention et donc de recueillement. Suivez ce lien :

    http://gond-pontouvre.blogs.sudouest.fr/archive/2011/03/24/adieu-henri-coursaget.html

  • Vous auriez souhaité ...un renseignement sur un article ou un ouvrage cité en bio-bibliographie :


    Contact par mel :


    michelvaliere@orange.fr


    Par poste :


    Association ARPE, 22 avenue d'Oradour-sur-Glane, 87200 Saint-Junien.

  • Un métier un peu délaissé: le taupier et le marchand de peaux de taupes


    Un « marchand de peaux de taupes » en Civraisien d’après son brouillard1
    par

    Catherine Robert et Michel Valière

    *


    « On raconte que, sous le règne de Louis XV, quelques femmes de bon ton remplaçaient leurs sourcils par de petites bandelettes de peau de taupe » [Guérin, Dictionnaire : 1839, p. 266]. En effet, « le pelage doux et fin » de ce petit animal fut employé comme fourrure ; « rarement » précise l’auteur du dictionnaire cité. Néanmoins, la fourrure, pratiquement abandonnée dans l’habillement au moment de la Révolution de 1789, verra son retour et l’adoption de vêtements en peaux au poil extérieur se généraliser à la fin de la Première Guerre mondiale, mode qui stimulera le marché2 . Parmi celles-ci, les peaux de taupe, dont Buffon rapporte3 que, selon un mémoire de Monsieur de La Faille, imprimé en 1769, il existe en Europe cinq variétés :
    - celle de nos jardins, dont le poil est fin et d’un très-beau noir ; - la taupe blanche ; - la taupe fauve ; - la taupe jaune verdâtre ou couleur de citron ;
    - la taupe tachetée ou variée...
    Activité très particulière, celle des taupiers qui mettaient à mal les taupes4 , était, selon l’historien Gabriel Désert, fort lucrative. Ceux de la région Falaise-Argentan, généralement des ouvriers agricoles, partaient pour une migration « pouvant durer jusqu’à dix mois »5 . Ainsi, vers 1840- 1845, un taupier de Normandie, par exemple, pouvait rapporter une somme de l’ordre de quatre-cents à six-cents francs. On ne s’en étonnera pas compte tenu de ce que le poil de ces petits animaux était particulièrement recherché, comme l’écrit Buffon6    « doux comme la soie » et que la taupe est réputée pour avoir « le cuir ferme ».
    Mais d’abord quel est le mode de capture de cet animal que l’on dit aveugle mais qui cependant « sans yeux » est sensible à la lumière ? Le taupier qui connaît les mœurs de sa victime sait qu’elle creuse des galeries très profondes et qu’elle remonte quasiment à la surface, à quelques centimètres sous terre pour se nourrir de vers blancs, ou de turcs, c’est- à-dire de larves de hanneton. Le taupier, qui préalablement s’est frictionné les mains de la peau d’une taupe morte pour s’imprégner de l’odeur et tenter de passer inaperçu, installe son piège armé dans une galerie avec pour appât quelque lombric bien gras et bien long, puis il recouvre son leurre d’une pelletée de terre pour obscurcir à nouveau la galerie. Avec un peu de chance pour lui, une gourmande se fera littéralement pincer et y laissera sa peau qui finira sur un pan de manteau de quelque élégante de la ville. Ce métier aux résultats plutôt aléatoires a cependant nourri quelques familles, d’autant que certains faisaient le commerce des peaux par courtage.
    Mais le taupier savait aussi se rendre utile dans d’autres circonstances. En effet, pendant de longues années et jusqu’au XIXe siècle, le battage du blé s’effectuait soit à la gaule, soit au fiâ (fléau). Cette opération, si elle ne s’effectuait pas dans une grange, se déroulait sur une aire à battre. Celle-ci était parfois un communau, plus souvent, la cour même d’une ferme d’une certaine importance. La cour étant sèche, puisqu’on est en
    « L’art du taupier a fait de grands progrès » que l’on doit à un cultivateur de Seine-et-Oise, si l’on en croit l’écrivain et journaliste Alphonse Toussenel, socialiste utopique et disciple de Fourier :
    « C’est Henry Lecourt qui a mesuré la rapidité avec laquelle la taupe se meut dans ses galeries souterraines. Il planta dans toute la longueur d’une galerie habitée une certaine quantité de fétus de paille, ornées de banderoles flottantes, et boucha hermétiquement l’orifice du passage, à l’aide du pavillon d’un cornet à piston. Puis quand il vit à l’agitation de la taupinière que l’ennemi était proche, il tira de l’instrument une note épouvantable qui produisit une telle impression de terreur sur l’animal, qu’on aperçut soudain tous les petits drapeaux se renverser sur toute la ligne, comme un bataillon de dominos mal assis. Il fut constaté par cette expérience curieuse, répétée plusieurs fois, que la vitesse maxima de la taupe dans sa galerie égalait celle du cheval au grand trot » (1878 : p. 254-255).
    En plein été, on la prépare soigneusement en la balayant, puis on tâche de la rendre bien plane. Une technique consistait en certains endroits du Centre-Ouest de compenser les inégalités de terrain en répandant de la bouse de bovins que l’on laissait bien ensuite sécher. Un inconvénient : parfois des taupes venaient butter et donc avaient creusé des galeries sous l’aire. Un taupier venait alors soit les piéger, soit les éloigner en coulant dans les entrées de galeries du purin, par exemple, ou encore des poils de chien qui étaient réputés efficaces pour cela7 .
    Vu la persistance des taupes dans la campagne et les dégâts et inconvénients    qu’elles occasionnent, on peut encore rencontrer de ces piégeurs, comme en témoigne le petit article « Usson- du-Poitou - Rencontre insolite du piégeur Jean-Claude Hébras : une taupe couleur ‘ caniche’ », du 19 avril 2005, accompagné d’une photographie8 , paru dans l’édition de Centre-Presse ‘Sud’ et que nous reproduisons ci- après :
    « Tous les jours, tôt le matin, le piégeur ussonnais..., sur sa mobylette, parcourt la campagne avec sur son porte-bagages, ses cages à ragondins et ses taupières.
    Il capture chaque jour deux ou trois ragondins et autant de taupes qui de nos jours sont en recrudescence.
    Du côté du château de la Paillerie, quelle ne fut pas sa surprise quand il a ressorti son piège de terre : une magnifique taupe couleur abricot « couleur caniche » dit albinose, une couleur très rare. »
    Pourtant, dans les traditions populaires locales, parfois les taupes ont pu apparaître comme bénéfiques. Par exemple, un de nos proches, par ailleurs excellent informateur9 , nous racontait que « pour qu’une chèvre soit bonne laitière toute l’année, le matin de la Saint Jhean (24 juin), avant le soleil levé, fallait traire la cheube sur une taupinière et que personne la vèye (= voie) ». Mais, sarcastique, il racontait aussi à l’appui :
    « Un jour, la vieille Lisa avait été faire ça sur le communau de Chez Fana. Puis, le vieux B. a passé...
    - Allons-nous en, mon pauvre vieux, ol est tout raté ! »
    Et d’ajouter encore dans notre direction, in peto :
    « Al aurait mieux fait de li donner à manger ! ».
    Ajoutons encore qu’il arrive parfois que les jardins d’agrément des cités pavillonnaires en bordure de la campagne se trouvent envahis de ces petits animaux, dont les multiples buttes rendent les pelouses peu gracieuses aux yeux de leurs propriétaires. S’engage alors une stratégie d’éviction qui parfois relève de la cocasserie, les petits animaux, capturés vivant, étant alors généreusement envoyés par-dessus haies ou murettes dans l’enclos du voisin... où l’histoire, comme de bien entendu, se renouvellera, ad libitum.
    Un marché hors du commun
    Les foires aux sauvagines qui se tenaient rue Carnot à Poitiers10 ensauvageaient, littéralement, cette artère de l’un des quartiers les plus commerçants de la cité. Ainsi, par trois fois au cours de l’année civile, dès l’aube, le 5 janvier, veille de l’Épiphanie, le jour de la Mi-Carême ou encore le 18 octobre. Des vendeurs venus de tout le département et au-delà, s’installaient tout le long des trottoirs, en face et à côté de l’actuel parking du même nom dont on sait qu’ il fut tour à tour halle aux grains, cercle des officiers, enfin Régina, une salle de cinéma. La durée des échanges était d’assez courte durée et dépendait de la quantité et de la nature des apports. Si la foire du 5 janvier permettait d’écouler les stocks réalisés en automne, les peaux de printemps ou d’été, en principe moins prisées, s’enlevaient toutes le 18 octobre.
    En revanche, la foire de la Mi-Carême était de loin la plus importante et la plus intéressante pour les vendeurs qui amenaient là leur récolte de peaux de bêtes « au poil bien monté », engrangées pendant l’hiver, et qui se payaient plus cher. Ainsi, dans son ouvrage11    Le Temps des souvenirs, de 1900 à 1950, Michel Millet rapporte (p. 103) à propos de cette foire ses impressions de 1946 à laquelle il s’était rendu non par le train depuis la gare d’Anché-Voulon, comme à l’accoutumée, mais par la route, dans la camionnette d’un voisin :
    « Les amateurs de piégeage y trouvaient bien leur compte. Certaines peaux valaient de l’or. Ainsi une loutre ou une fouine étaient estimées de 5000 à 10 000 francs de l’époque, alors qu’un renard n’en valait que 2000, perdant chaque année de la valeur. Un blaireau rapportait 1200 francs. Les peaux de taupes s’achetaient bien aussi et constituaient une somme non négligeable pour un habile piégeur ».
    Des monceaux de peaux de « bêtes puantes » étaient ainsi exposés
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    pour la vente. Les dépouilles étaient amenées sur le site, surtout par des paysans ainsi que par des chasseurs et des gardes-chasse, par des braconniers « professionnels » et autres piégeurs de campagne : taupiers ou taupassiers qui exerçaient leur activité parfois quasiment à plein temps. L’un de nos informateurs (rencontré le 21 décembre 1983 à Poitiers), Edouard Bozier né en 1896, originaire de Saint-Laurent- de-Jourdes (Vienne) se définissait lui-même comme trappeur de taupes12 .
    En haut : taupe vivante - En bas : taupe écorchée
    Il faut se représenter, pour l’occasion, l’épopée de l’un d’entre eux, rapportée par un de ses fils, Marcel Robert, aujourd’hui agriculteur retraité. Ce taupier, vivant dans un village du Civraisien, après avoir vidé ses greniers des peaux séchées, s’est mis en route avec ses paquets, a attendu un autocar à l’un des arrêts, La Gardigon, situé au carrefour d’une route et d’un chemin, entre Sommières-du-Clain et Château-Garnier, a pu emplir la soute à bagages et chargé l’impériale. À l’occasion de cette foire, parfois, un second autocar s’avérait nécessaire pour transporter jusqu’à Poitiers les nombreux vendeurs de ces contrées-là qui accompagnaient leur volumineuse marchandise.
    Isidore Robert, taupier
    On peut imaginer également des récupérateurs, venus de Montbernage ou d’ailleurs, se répandant également à travers les rues qui résonnent encore de l’appel modulé, confondu, parfois, à celui d’une mareyeuse, d’un raccommodeur de vaisselle ou de quelque vitrier ambulant :
    « Marchand de peaux de lapin ! Peaux... peaux de lapin, peaux ».
    Accumulées l’année durant, à côté de la ferraille, du papier et du carton, des peaux de félins domestiques, des peaux de lapin tendues sur leur fourchine d’ormiâ étaient achetées aux volaillers qui les collectaient sur les champs de foire ou dans les fermes en complément non négligeable de leurs transactions spécifiques.
    Les fourrures ayant été généralement triées par espèce, on pouvait distinguer, sur les trottoirs de la rue Carnot, des lots de belettes, de blaireaux, de fouines, des « fouines martrées », des « furets putoisés » mais aussi des loutres, des martres, des putois, des renards et renardeaux, des taupes présentées clouées sur une planchette, des lapins et ... des chats, soi-disant écrasés. Plus vraisemblablement, ils auront été capturés au collet dans les jardins potagers en bordure des maisons, sous le prétexte fort contestable des dégâts occasionnés par ces animaux de compagnie dont il est certes difficile de contrôler les vagabondages nocturnes. La cruauté humaine n’a pas de limites...
    Cette foire régionale de quelques heures matinales dans le froid hivernal attirait un type de courtiers et négociants français et étrangers : le pelletier13 , premier maillon du circuit économique de la fourrure. Revêtus d’amples manteaux de fourrure - souvent de la fouine ! - ces commerciaux se disputaient les lots d’apports de quantité et de qualité différentes. Ils recherchaient, à l’intention des fourreurs, des paquets de peaux, si possible homogènes, tant du point de vue de la couleur que de la taille ou de la qualité du poil.
    Le taupier était payé à la peau. Dépouillé avec art et science, l’animal capturépeutfournirvingtcentimètrescarrésdetaupeàmanteau14 Si la belette « avait un prix », la « reine des prix » était la fouine ou la martre ! Le blaireau, lui, avait une qualité : « l’était jamais cher, jamais bon marché ! » Quant aux peaux de chats, elles étaient recherchées par une bonne pratique dont la devise était : La Providence des rhumatisants, acheteur spécialisé à un « prix moyen ». Une bonne vented’unlotdequelquespeauxparticulièrementrecherchées15 pouvait atteindre le prix d’une paire de bœufs de réforme. Les pelletiers les payaient littéralement rubis sur l’ongle dans l’un des cafés de l’endroit, exhibant un portefeuille de cuir, bourré au maximum de belles coupures. Les vendeurs, reconnaissables à l’odeur spécifique de leurs propres apports, appréciaient particulièrement cette vente qui ne leur avait demandé qu’un peu de flair, de la patience et de l’adresse.
    Une approche du champ sémantique de taupe...
    L’animal :
    La première occurrence du terme taupe (s. f) se situe vers 1250, dans le Bestiaire d’Amour de Richard de Fournival. Il a pour étymon, le latin classique TALPA.
    Parmi les formes dialectales en Centre-Ouest : tâpe (s. f.) (SEFCO, 1994) ; taupa (s. f.) (Gonfroy, 1975) ; taupat (s. m.) (Jonain, 1869 ; Musset, 1943).
    Pour une vision plus large du nom de l’animal, on se reportera au volume II de l’Atlas linguistique et ethnographique du Centre-Ouest, Paris, CNRS, 1974, en particulier à la carte C. 393 « La taupe fait du dégât ».
    L’abri de l’animal :
    Il se laisse reconnaître par un petit monticule de terre arrondi sommant un ensemble de galeries et de chambres d’une conception soignée et parfois astucieusement installées. Le terme qui prévaut est taupinière (s. f.), apparu au XIVe siècle. Mais aussi taupière (s. f.), dans le dictionnaire de Furetière (1694) ; taupinée (s. f.), dans le Littré (1872-1876) ; et du point de vue dialectal dans la région : tabourée (s. f), taumuche (s. f.), taupasse (s.f.), d’après l’abbé Lalanne ( 1867) ; taupada (s. f.) pour l’est et le sud-est du département de la Charente (Gonfroy, 1975). Les mentions marginales de la carte C. 392 (consacrée prioritairement au « loir ») dans l’ALO-II éclaireront encore la variation géographique et linguistique de ce concept.
    Le chasseur de taupes :
    La mention la plus ancienne – sauf erreur – est glosée sous taulpetier (s. m.) dans le dictionnaire de Randle Cotgrave (1611). Chez Furetière, on trouve taupier (s. m.) ; taupassier (s. m.), dans le Glossaire poitevin de l’abbé Rousseau, curé de Verruyes, Deux-Sèvres (1869) ; et la SEFCO (1994) propose un paradigme de plusieurs substantifs masculins : taupâ, taupassâ, taupissier/ taupissié, taupou.
    Le piège à taupes : Citons le plus ancien : la taupière (Dictionnaire de Pierre Richelet,
    1680), auquel s’ajoutent :
    taupou (s. m.) dans le Glossaire de la SEFCO, taupièira (s.f.) en Charente d’Oc, et quelques autres, dont taupier (s. m.) figurant en marge de la carte 393 dans l’ALO-II, où il voisine avec pince.
    L’éviction des taupes d’un terrain : Un seul verbe est signalé par la SEFCO : détauper.
    Il y aurait encore à élargir ce champ en prenant en compte la lexicalisation de « taupe » par la dérivation (ex. : taupin, signifiant noir comme une taupe), ou la composition en lexies simples ou complexes (s’ataupiner, pour se cacher, se blottir dans un trou ; atauper, pour butter, chausser une culture).
    (Fiche établie par Michèle Gardré-Valière, Gençay, jour de la Saint- Jean d’été, 2007)
    Aujourd’hui, ces « trappeurs » poitevins sont nostalgiques d’une époque pratiquement révolue. Il faut en rechercher les causes dans la généralisation des produits de synthèse, mais aussi des nouvelles sensibilités à la protection de la nature, du « syndrome Brigitte Bardot » comme, d’ailleurs, du développement de la production d’animaux par élevage. Ces hommes de la nature, piègeurs à la bélétière, aiment évoquer leur veille, grelottants de fréd, sur leurs « lots de piâs », parfois des tonnes de peaux entassées et très recherchées par les marchands pour lesquels les foires de Poitiers représentaient, avec celles de Châlons- sur-Marne, les plus importantes en ce domaine : un marché à l’échelle européenne16 .
    Le modeste brouillard d’un taupassier
    Si le métier de taupier est souvent relégué, au plan du discours, parmi les activités pittoresques ou anecdotiques dont est friand le milieu des amateurs nostalgiques de « choses du passé » étiquetées parfois comme folkloriques et qui est pourtant prompt à se mobiliser contre les cousins canadiens trappeurs de bébés phoques, lorsque la neige maculée de sang fait irruption par la boulite télévisuelle, au beau milieu d’un repas dominical, le petit « brouillard » que nous avons pu consulter permet cependant de donner un éclairage particulier sur ce négoce plutôt rare et surtout fort méconnu.
    En mains, pour consultation, les 20 feuillets restants d’un carnet de petit format, dernière trace écrite de l’activité de l’un de ces piégeurs et collecteurs de peaux du Civraisien, dans la Vienne17 , nous pouvons en tirer plusieurs renseignements utile à la description ethnographique de ce métier. Précisons que si l’orthographe est assez fluctuante, la main est assurée, les comptes exécutés avec justesse et maîtrise, même si toutes les lignes, toutes opérations à pleines pages ne sont pas motivées avec certitude. On retiendra également que les dates sont transcrites « à l’ancienne » : 7bre pour « septembre », d’autant que les comptes sont arrêtés au 29, jour de la Saint-Michel et donc de la paye des journées et gages, 9bre pour « novembre » notamment avec la Saint-Martin où s’engagent des journaliers pour la saison froide, enfin Xbre pour « décembre ».
    Dans le cas qui nous intéresse ici, le taupier, qui exerçait aussi le commerce des peaux de sauvagines, note dans son carnet aide-mémoire un certain nombre d’éléments qui permettent de nous représenter son activité : nature des animaux commercialisés, leur prix, mais aussi la sociabilité de ce commerçant très actif au sein du monde rural, ses rapports commerciaux avec artisans et courtiers, fournisseurs de céréales et autres graines (blé et paille, avoine noire, jarousse), de noix qu’il recevait de La Nouaille en Dordogne pour les commercialiser avec ses clients pour en faire de l’huile de noix pressée. Commerce également autour du matériel et de l’outillage agricole, soit qu’il fasse réparer le sien, « châtrer les roues », soit qu’il en fournisse en provenance de l’artisan ou d’une industrie. Il faisait du commerce avec Poitiers, Neuville, Sillars, Joué- les-Tours, Bordeaux, etc., et se faisait livrer en produits à domicile. Sont consignés des noms et adresses de partenaires, d’un garagiste de Ruffec, mais aussi les horaires du train de Bordeaux qu’en toute logique il devait prendre à la gare la plus proche, Saint-Saviol sur la ligne Paris-Bordeaux.
    Ainsi peut-on suivre à la page 8 de son petit carnet tout un jeu d’échanges puisqu’il a fourni, par exemple, 18 sacs de blé à D., dont il avait déjà reçu 8 sacs d’engrais et qu’il lui reste à recevoir encore cinq cents livres de son et de recoupe, ainsi qu’une somme de deux cent vingt francs pour tout solde. On est loin, on l’aura compris, du modèle de taupier qui « louait ses services dans les fermes et travaillait entre le ciel et la terre souvent boueuse à délivrer des taupes le terrain agricole » tel que l’a décrit Jean-Loup Trassard [Conversation : 2007] qui a, lui, longuement interrogé celui qu’il connaissait depuis l’enfance, et qu’il présente comme « solitaire, tant démuni, est plus misérable sans doute qu’un domestique agricole mais plus libre ». Il s’agit ici certes d’un preneur de taupes, très connu, mais aussi et surtout d’un commerçant à temps plein, inscrit au registre du commerce, qui a élevé sa nombreuse famille et contribué à leur installation dans la vie à la suite du partage, post mortem, en 1966, de terrains, de bâtiments, de bois et d’arbres fruitiers (noyers, châtaigniers, poiriers), de vignes et de vergers.
    Et les taupes, alors ? Comme ce « meschant bestail... qui hait l’eau », pour reprendre l’expression d’Olivier de Serres18 , se capture surtout à la fin de l’hiver et au début du printemps, on peut apprécier, en se référant
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    à ce carnet, sinon sa propre dextérité de piégeur, en tout cas son efficacité commerciale. En effet, entre le 12 mars 1928 et le 14 avril de la même année, alors âgé de quarante-quatre ans, il a rassemblé mille trois cent cinquante-cinq taupes et trente-six belettes. On devine qu’il aura écoulé les peaux de cette grande collecte de printemps à Poitiers pour la foire de la Mi-Carême.
    De même il dresse le 17 décembre 1929, à la fin de sa campagne d’automne, le modeste bilan suivant, destiné à la foire dite de l’Epiphanie dans les premiers jours de janvier : vingt-sept livres [de peaux] de lapins ; deux-cents taupes ; 4 renards ; 5 fouines ; 14 putois ; 9 rats ; 16 écureuils ; 1 blaireau : 9 belettes ; 1 [h]erminette. Aussi, le 26 mars 1930, il fait ses comptes : vingt-quatre belettes, vingt-cinq écureuils, vingt-cinq garennes, 6 rats, soixante-cinq lapins, soit 17 livres (elles étaient achetées/vendues, au poids, et non à l’unité), 6 lièvres, six-cents taupes, blanches, quatre- cents taupes tachées, 17 putois, 2 fouines, 2 renards, 2 hermines, 1 blaireau, 1 chèvre19 , 1 loutre.
    On rencontre dans ce cahier le compte correspondant à l’apport d’un particulier chez ce commerçant « de gros » : un demi renard ( c’est-à- dire) un renardeau, payé 25 francs et 2 renards (adultes) payés 100 francs les deux; 3 putois (dont 1 « mauvais »), payés 60 francs l’unité, tandis qu’un quatrième est réglé à 70 francs ; 1 écureuil payé 1 franc, trois fouines à 260 francs chacune ; enfin 1 belette à 2 francs. Soit un total de 1158 francs. Quant au prix moyen d’une taupe, il doit se situer autour de 0 franc 75 centimes.
    On peut imaginer que dans une telle « maison » les peaux demandent beaucoup de place. En effet, devait-il dissimuler sous les meubles, surtout les peaux de valeur pour en éviter le vol. Les greniers étaient remplis, au rythme des foires spécialisées, de peaux de taupes tendues sur leur planchette. Parfois les plaisanteries fusaient à l’encontre du taupier. « Ils vous feront manger de la taupe » dira-t-on avec ironie et malice à quelqu’un invité à manger dans cette maison dont la prospérité s’est bâtie sur la « culture » de la sauvagine.
    Pour ce qui est du réseau de sociabilité, plusieurs patronymes familiers aujourd’hui encore sur ce même territoire jalonnent le carnet : des fournisseurs, des clients, quelque journalier à gage, un garagiste et un sabotier, mais aussi meunier et boulanger au travers d’un litige à propos d’une fourniture de « blé charançonné soi-disant », « affaire » étalée sur deuxannéessusceptibledesedénouerdevantunejuridiction20 en1931, puisqu’il semble, comme il l’a consigné au folio 16, avoir reçu l’« autorisation de faire siter X. par le guge (= juge) ».
    Mais les patronymes sont souvent mis en corrélation avec certains toponymes habités ou non, tels Le Sillot, La Fosse Gervais, Les Vioches, La Prade, Les Grisons... On devine derrière ces pages particulièrement rayées, surchargées, caviardées, un cheminement de stratégie de gestion et d’acquisition de biens, de petites pièces de terre, en vue notamment de l’accroissement du foncier, en raison de la présence de quelques croquis, certes sommaires, mais cotés avec précision, et accompagnés de noms d’exploitants du voisinage immédiat des parcelles citées et représentées. Toute sa vie, il aura cherché « à acheter des bouts de terre », des portions de bois, qu’il a ensuite regroupées. Si le remembrement des années 1990 a quelque peu modifié cette microtoponymie, certains noms sont cependant restés dans les mémoires. Ils s’appliquent généralement aujourd’hui à de plus grandes superficies conformément à une agriculture transformée où l’on ne s’arrête plus à la présence, pourtant gênante dans les jardins familiaux, de ce petit mammifère insectivore, quasiment aveugle, dont Buffon dit encore21 qu’il est : « de tous les animaux le plus avantageusement doué, le mieux pourvu d’organes et par conséquent de sensations qui y sont relatives. »
    Notes
    1 Brouillard : livre de commerce où l’on note les opérations au fur et à mesure. Ici, il s’agit d’un simple petit carnet de poche.
    2 Sur ce sujet, cf. « Le fourreur », Artisans de l’élégance, Catalogue de l’exposition au Musée national des arts et traditions populaires, Paris, Réunion des Musées nationaux, 1993, p. 114-129.
    3 BUFFON Georges-Louis LECLERC, comte de, (1828-1829), Œuvres complètes..., t. 13, p. 249-250.
    4 On trouvera en illustration la reproduction d’une gravure intitulée « Insecte des cadavres sur une taupe », tirée de l’ouvrage d’Alfred Edmund Brehm (ca 1882) Merveilles de la nature : les insectes, les myriapodes, les arachnides et les crustacés ; trad. par Jules Philippe Alexandre Künckel d’Herculais, Paris, J.- B. Baillère, 2 vol. ill. (1ère éd. en anglais, 1843).
    5 DÉSERT Gabriel (1976), « Symptômes de surpeuplement », dans DUBY Georges et WALLON Armand (dir.), Histoire de la France rurale, Paris, Seuil, p. 75.
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    6 BUFFON, op.cit., p. 244.
    7 Dans l’Almanach du Poitevin 2007, p. 40.
    8 Légende de la photographie : « Chamonette » et « Birac » et leurs prises (Cl., n°190405-CP-335242).
    9 Récit noté au cours d’un repas de Saint-Sylvestre, le 31 décembre 1982 (informateur : monsieur Marcel Robert, originaire de Villaret, commune de Saint- Romain-en-Charroux, où l’élevage caprin était particulièrement développé).
    10 Cf. VALIÈRE Michel (2004), « Approche ethnographique d’une ville provinciale », dans QUELLA-VILLÉGER Alain (dir.), Poitiers : une histoire culturelle 1800-1950, Poitiers, Atlantique, p. 17-57.
    11 Chez l’auteur, Le Courtioux, Anché (Vienne), 2006.
    12 Il s’agit du frère d’Aimé Bozier, célèbre violoneux du Pays des Brandes. Edouard avait été musicien joueur de piston, puis s’était remis sur le tard au violon. Son violon d’Ingres : la poésie qu’il cultivait généreusement (il dut laisser plusieurs milliers de feuilles manuscrites dont nous ne savons rien de la localisation actuelle).
    13 RÉAL C., RULLIÈRE H., (1931), La Fourrure et la pelleterie, Paris, Bibliothèque sociale des métiers, 343 p.
    14 Sur ce sujet, on relira avec intérêt sur ce sujet ce qu’écrit André Gaillard dans Le Siècle Trioulais (1880-1980), Poitiers, Brissaud, t. 1 « La Grande misère », p. 63-64.
    15 Nous devons cette appréciation à monsieur Marcel Robert, agriculteur retraité, l’un des anciens acteurs de cette activité. Il nous dit le 24 juin 1982, jour de la Saint-Jean-Baptiste, patron des professionnels des peaux et fourrures : « Mon grand-père était marchand de chebes... et mon père marchand de pias de taupes... de pias de lapins, de sauvagines, de tout... ». C’est avec son père, Isidore Robert, alors propriétaire, collecteur et négociant de peaux à Villaret, commune de Saint-Romain-en-Charroux (Vienne) qu’il avait participé dans sa jeunesse à cette activité. Par l’acte de naissance d’Isidore ROBERT nous savons qu’il est : « né le 28 juillet 1886 de François ROBERT, cultivateur âgé de 29 ans et d’Adélaïde THIMONIER son épouse sans profession âgée de 26 ans, demeurant ensemble au village de Villaret. Marié à Saint-Romain-en-Charroux le 15 septembre 1919 avec Marie-Céline FRADET. Décédé à Saint-Romain le 8 février 1966 ».
    16 VALIÈRE Michel : notes ms., enquête du 12 janvier 2003 à La Ferrière- Airoux (Vienne).
    17 Nous tenons à remercier ici, madame Lucienne Vailler, née Robert, demeurant à Chez Bernardeau, commune de Champniers (Vienne), pour avoir porté à notre connaissance l’existence de ce document en provenance de son père, « Robert Isidore à St-Romain » comme il l’est écrit au crayon, d’une main bien assurée sur la page deux de la couverture de couleur bleue (enquête Catherine Robert, 2002- 2004). Il s’agit en fait d’un petit carnet de 20 feuillets écrits recto-verso, 11 ayant
    Page 18    Aguiaine, Le Subiet - N° XXX - Mois-Mois 200X été arrachés ou découpés, portant sur la période du 12mars 1928 au 7 mars 1931.
    18 SERRES (Olivier de), Théâtre d’agriculture et mesnage des champs par O. de Serres, seigneur de Pradel, 3e éd.revue et augmentée par l’auteur, Paris 1605, Chez Abraham Sangrain, in 4°, p. 268 (1re éd. 1600).
    19 Rien ne nous permet de distinguer s’il s’agit d’un animal d’élevage ou d’une chevrette, femelle du chevreuil, selon l’appellation courante dans le Sud- Vienne.
    20 Sans autre information plus explicite, nous pensons qu’il s’agit de la Justice de Paix de Civray
    21 Op.cit., p. 244. Bibliographie sommaire
    APCHER et MALASSAGNE (1866), La Profession du taupier, ou l’Art de prendre les taupes à l’aide de moyens sûrs et faciles, Saint-Flour, imp. De A. Passenaud, 36 p.
    BREHM Alfred Edmund (ca 1882), Merveilles de la nature : les insectes, les myriopodes, les arachnides et les crustacés, Jules Philippe Alexandre Künckel d’Herculais (trad. par), Paris, J.-B. Ballière, 2 vol., ill.
    Dictionnaire universel françois et latin... vulgairement appelé Dictionnaire de Trévoux, Nouvelle éd. corrigée, Paris, P.-F. Giffart, 1732.
    DRALET Étienne-François (1797), L’Art du taupier suivant les procédés du citoyen Aurignac, Paris, impr. De la République, an VI, 24 p.
    GEOFFROY SAINT-HILAIRE Etienne et CUVIER Georges (1820-1842), Histoire naturelle des mammifères, Paris, 4 vol., ill.
    GUERIN F.-E. (dir.), (1839), Dictionnaire pittoresque d’histoire naturelle et des phénomènes de la nature, t. 9, Paris, Imp. De Cosson.
    MARTIN Pierre (1972), « Le permis de taupissier », dans Bulletin de la SEFCO, VI, n°5, sept-oct., pp. 318-319.
    REDARÈS Jean-M.-M. (1850), Le Chasseur taupier, ou l’Art de prendre les taupes par des moyens sûrs et faciles ; précédé de leur histoire naturelle. Nouvelle édition augmentée d’un Traité sur la destruction des animaux et des insectes nuisibles au jardinage, Paris, Encyclopédies Roret, 83 p. (1re éd. Paris, Raynal, 1829).
    REULIHET (1854), Manuel du taupier parfait et universel, ou le Destructeur éternel des fléaux de l’agriculture, Toulouse, Reulihet et Sénac, 27 p.
    TOUSSENEL Alphonse (1878), Vénerie française et zoologie passionnelle, Paris, Hetzel, ill., (1re éd. 1847).
    TRASSARD Jean-Loup (2007), Conversation avec le taupier, Cognac, Le Temps qu’il fait, 160 p.