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Territoires - Page 4

  • LE MUSÉE ARCHÉOLOGIQUE GRENOBLE SAINT-LAURENT OUVRE SES PORTES !

    Site patrimonial majeur en Europe, le Musée archéologique Grenoble Saint-Laurent (MAG), au coeur de l’un des plus anciens quartiers de la ville, ouvre à nouveau sesportes au public. Enfin ! diront tous les amateurs d’archéologie et nombre d’Isérois.


    Fermé en août 2003 pour des raisons de sécurité, le site a depuis fait l’objet de fouilles préventives, de travaux de rénovation et de mise en conformité. Des premiers mausolées de la nécropole du IVe siècle à l’église du XIXe siècle, Saint-Laurent dévoile aujourd’hui un fascinant mille-feuille architectural, reflet d’une adaptation constante à l’évolution des mentalités, des pratiques païennes aux croyances chrétiennes.

     

    Une scénographie originale et spectaculaire faisant la part belle aux technologies numériques (simulations 3D, projections grand format, bornes interactives…) renforce le pouvoir d’évocation des vestiges archéologiques : une véritable renaissance pour ce site exceptionnel qui témoigne de près de vingt siècles d’histoire de la ville.

     


    Musée archéologique Grenoble Saint-Laurent

          Place Saint-Laurent
          38 000 Grenoble

          04 76 44 78 68

     

    Pour une première visite virtuelle, suivez ce lien, puis, sur l'affiche, cliquez sur "entrer" et naviguez "sous terre"...

        

     www.musee-archeologique-grenoble.fr                                                 

     

  • Voulez-vous danser au Pays des verts bocages ?

     

    Du hip hop à la danse trad en passant par le contemporain, le flamenco ou la salsa, le festival Terre de Danses en Pays du Bocage Bressuirais (Deux-Sèvres en Poitou) propose plus de quarante ateliers, 3 stages, des apéros-dansés pour tous ceux qui veulent taquiner le dancefloor et de nombreux spectacles pour ceux qui préfèrent regarder la danse sur scène.

    Au programme en danses traditionnelles : Marc Clérivet, Agnès Pérez, Lionel Dubertrand et Joan-Francés Tisnèr, Maxime Chevrier, Jean-François Miniot, Christian Frappa.

    Et à destination des musiciens un stage « mener la danse » par Lionel Dubertrand et Joan-Francés Tisnèr.

    Alliant qualité, convivialité et accessibilité, la deuxième édition du festival Terre de Danses s'achève le 10 juillet avec la Fête de la Danse : amateurs et professionnels se croisent et partagent leur plaisir de la danse.

     

     

    Toutes les informations sur www.terrededanses.fr – 05 49 65 10 27 – 05 49 65 42 10

    (En partenariat avec le Théâtre de Bressuire, les services culturels de Cerizay et Mauléon, le Centre socioculturel de Nueil-Les-Aubiers, le Conservatoire de musique du Pays du Bocage Bressuirais et l’ARCUP.)

     

    Plus d'infos auprès de : 

     

    Stéphanie Pineau-Coulon

    Chargée de mission culture et festival Terre de Danses

    Syndicat mixte du Pays du Bocage Bressuirais

    27, bd Colonel Aubry - 79300 Bressuire

    tel. 05 49 81 19 00 - Fax : 05 49 81 02 20

    s.pineau-coulon@paysbocagebressuirais.com

    www.terrededanses.fr

    www.paysbocagebressuirais.com

  • Vous auriez souhaité ...un renseignement sur un article ou un ouvrage cité en bio-bibliographie :


    Contact par mel :


    michelvaliere@orange.fr


    Par poste :


    Association ARPE, 22 avenue d'Oradour-sur-Glane, 87200 Saint-Junien.

  • Femmes et agriculture

     

    Femmes et agriculture

     

    Women and Agriculture

     

    Résumé

     

    À l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale, ce colloque a pour ambition de rendre visibles la place et le rôle des femmes en milieu rural et plus particulièrement dans le milieu agricole (viticulture, élevage, conchyliculture, arboriculture, etc.).

     

    Annonce

     

    À l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale, ce colloque a pour ambition de rendre visibles la place et le rôle des femmes en milieu rural et plus particulièrement dans le milieu agricole (viticulture, élevage, conchyliculture, arboriculture, etc.).

    Historiquement, nous savons que le rapport entre les femmes et l’agriculture prend sa source au cœur du foyer familial où, pendant des siècles, elles ont accumulé des compétences d’organisation, d’accueil, de gestion et de services. Aujourd’hui, ces dernières sortent progressivement de leur « clandestinité », grâce à une lente évolution dans la reconnaissance sociale de leurs compétences.

    Véritables actrices de l’évolution du secteur agraire, elles ont acquis une légitimité qui a su affirmer leur participation  historique. En effet, un peu partout en France, les femmes jouent un rôle majeur dans le développement des territoires ruraux. Sur le terrain, certaines d’entre elles démontrent la force du mouvement qui est en marche. Ainsi, nous pouvons observer, sur le terrain, une forte féminisation des activités, une participation plus grande dans la vie politique agricole, une évolution dans la diversification, etc.…

    Désormais, il semble bien que les femmes soient plus aptes à être reconnues et elles revendiquent de plus en plus une place qu’elles sont en train de construire.

    Malgré tout, les inégalités sont là : différence de salaire, contrats et retraites précaires, etc. qui restent le produit des évaluations subjectives de sexe.

    Ce colloque invite ainsi les intervenant(e)s à s’appuyer sur des concepts théoriques et/ou à s’inspirer de cas concrets pour aborder les problématiques liées au sujet. Nous voulons effectivement permettre autant aux universitaires qu’aux femmes appartenant au milieu agricole de s'exprimer, de poser des questions et d'avoir des réponses. Certaines femmes agricultrices ou exploitantes vont ainsi pouvoir raconter leur quotidien, leur expérience.

    En se situant dans une perspective pluri- et transdisciplinaire, les communications
    peuvent utiliser les approches des différentes sciences sociales comme l’anthropologie, la sociologie, l’ethnologie, l’économie ou encore l’histoire.

    À envoyer avant le 25 juin 2010

    Les propositions de communications devront inclure le titre de l’intervention, un résumé de 500 mots maximum ainsi que les coordonnées et l’affiliation institutionnelle de l’auteur.

    Evènement organisé par : La municipalité de Sète.

    Contacts :

    Pierre Sécolier
    Docteur en sociologie, chargé de mission par la mairie de Sète.
    E-mail:  secolier@ville-sete.fr
    Téléphone : 04.99.04.74.57
    ou
    Pierrette Roucoulet
    Elue déléguée à la condition féminine, à la jeunesse, aux activités périscolaires, aux relations avec les armées.
    E-mail: roucoulet@ville-sete.fr 
    Téléphone (Secrétariat des élus) : 04.99.04.70.20

    Comité scientifique :

    • Gilles FÉRREOL, Professeur à l’Université de Besançon.
    • Laurent-Sébastien FOURNIER, Maître de conférences à l’Université de Nantes.
    • Bernard JOLIBERT, Professeur à l’Université de la Réunion.
    • Guy JUCQUOIS, Professeur émérite à l’Université de Louvain (Belgique).
    • Antigone MOUCHTOURIS, Professeur à l’Université de Nançy.
    • Jean-Claude RAMANDIMBIARISON, Professeur à l’Université d’Antanarivo (Madagascar).
    • Pierre SÉCOLIER, Docteur à l’Université de Perpignan.
    • Michel VALIÈRE, Professeur à l’Université de Poitiers.
    • Françoise BIRKUI, Idem, Question de Genre.
    Colloque « Femmes et agriculture »
    Sète – 15 et 16 octobre 2010

     

     


     

    Fichiers attachés

     

     

    Lieu

     

    • Sète (34200)

     

    Date limite

     

    • vendredi 25 juin 2010

     

    Contact

     

    • Pierre Sécolier
      courriel : secolier (at) ville-sete [point] fr

     

  • Une nouvelle "Encyclopédie Bonneton" consacrée à la Charente.

     

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    Vous poseriez-vous quelques questions sur la Charente, par exemple : " Comment cuisine-t-on les cagouilles sur la braise ? "Ou encore : " Pourquoi les habitants de Balzac ne sont-ils jamais arrivés sur la Lune ? "  Comment procède-t-on à Esse, pour remplacer le vieux coq du clocher ? "  Voici quelques-unes des innombrables questions auxquels le lecteur curieux trouvera une réponse dans «Charente», la dernière des encyclopédies du catalogue de l'éditeur Christine Bonneton. De l'histoire à l'économie en passant par l'art, les rites et les traditions, langues et  littérature, les auteurs, tous connaisseurs de ce territoire départemental ont coordonné leurs savoirs.

    «Ce n'est pas un guide pour les gens qui passent une journée ; c'est un livre pour les Charentais, et pour les amoureux de la Charente. Quant à ceux qui pensent tout savoir, ils y découvriront forcément des choses inattendues», prévient l'éditrice Christine Bonneton qui précise encore : « C'est un nouveau livre. De l'ancienne édition (juin 1992), on a tout repris, tout remaquetté, changé toutes les photos, développé certains chapitres, totalement réécrit d'autres ». Les recettes de cuisines le disputent aux contes traditionnels ; on y découvrira des extraits de chansons, des tableaux exposés au musée d'Angoulême, des vues du patrimoine ou des paysages. « C'est un ouvrage de synthèse, un ouvrage de référence, rédigé par des spécialistes, mais qui savent écrire simplement ». Parmi les nombreux auteurs, on trouve la linguiste Liliane Jagueneau, l'historien Claude Morillon, l'écrivain et poète Jean-François Migaud, les archéologues José Gomez-de-Soto et Jean-François Tournepiche, l'ethnologue Michel Valière.

    « Qu'est-ce que c'est beau, la Charente !, s'extasie Christine Bonneton, qui compte déjà 80 encyclopédies dans son catalogue, sur toute la France. Quel dommage qu'il n'y ait pas plus de monde pour le voir. Ce que je voudrais, c'est donner l'envie aux gens de s'y installer.» La Charente vous attend, vous accueille !

    Charente, éditions Christine Bonneton, 320 pages, 29,90 €. ISBN : 9 782862 534633.

    Dans votre librairie classique.

     

     

  • Vous vouliez absolument connaître Gençay (Vienne) ? Visitez son "site officiel".

     

    Cliquez sur ce lien pour découvrir, entre Belle et Clouère, Gençay, un joli village du Poitou en Pays Civraisien :

     

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  • « Culture et territoires en Poitou-Charentes : quels enjeux , quelles politiques ? »

     

    Dans le cadre de son Programme « Territoires culturels » et dans la continuité des travaux et des séminaires précédents dédiés au thème :  « Actions culturelles et dynamiques territoriales », l'Espace Mendès-France vous propose de participer, le jeudi 9 avril prochain à partir de 14 heures 30, dans ses locaux, 1, place de la Cathédrale à Poitiers,

    à un séminaire d'échanges et de « dispute intellectuelle » sur le thème : 

    « Culture et territoires en Poitou-Charentes : quels enjeux , quelles politiques ? »

    Qu’est-ce qui fait culture aujourd’hui dans les territoires et, plus particulièrement, dans les territoires ruraux ?
    Comment les enjeux des politiques culturelles sont-ils aujourd’hui portés par les collectivités territoriales ? Comment une politique territoriale peut-elle contribuer au mieux-vivre et au vivre ensemble ainsi qu’à la diversité culturelle et au dialogue entre les cultures ? Comment une politique culturelle territoriale peut-elle être accompagnée au niveau régional, national ou international ? Comment, dans les territoires, appréhender et développer les rapports et les associations possibles entre les  champs culturels, éducatif, social et économique ? 

    Ont été invités à participer à cette recherche les représentants élus et les animateurs de
    deux Pays de Poitou-Charentes : le Pays d’Horte et Tardoire et le Pays des Six Vallées ;
    et ont accepté d’en débattre avec eux :
     
    Daniel JACOBI Professeur à l’Université d’Avignon,
    Chercheur  au Laboratoire Culture & Communication ;

    Jean-Michel LUCAS, Maître de conférences à l’Université de Rennes 2, ex DRAC d’Aquitaine, Président de « Trempolino » ;

    Jean-Pascal QUILES, Directeur adjoint de l’Observatoire des politiques culturelles ;

    Jean-Claude SENECHAL, Conseiller culturel de l’Espace Mendès-France.

    Vous pouvez vous inscrire à ce séminaire (inscription gratuite) auprès de :

    ·         Cyril MARTIN à cyril.martin@emf.ccsti.eu

         ou de :

    ·         Agnès VEILLON à agnes.veillon@emf.ccsti.eu  ou au 05 49 50 33 00

    pour tout renseignement complémentaire, contacter jp.michel@emf.ccsti.eu  ou au 06 11 01 09 95 

     Le Secrétaire Général
    Pôle Recherche - Développement
    Science, Innovation et Territoires (SIT)
     
    Espace Mendès-France (Cliquez sur ce lien :
    1, place de la Cathédrale
    86 000 . POITIERS . France
     
    Tél :  +33 (0) 549 503 300
    Mob: +33 (0) 611 010 995
    Fax : +33 (0) 549 413 856
  • Espaces vivants et innovants...

    Les pilotes de l'ethnoblogue "cultures et territoires" sont souvent amenés à rompre des lances  à propos de termes tels que "tradition", "territoire", ou "terroir", ce dernier étant souvent assimilé à des traditions locales, des marchés locaux, des produits dudit etc.

    Nous empruntons au dernier " La Lettre des marais atlantiques : Forum" (n°17 septembre 2008, page 6), que nous remercions, cette proposition de définition du terroir, faite par un goupe de travail INRA/INAO. En effet, ce concept est à peu près sans équivalent dans d'autres langues. Il est apparu que dans un souci de dialogue interculturel une définition s'imposait.

    Les Froggies ne pourront qu'être ravis de la définition de cette lexie si patrimoniale dont ils ne soupçonnaient pas la densité sémantique en dégustant un verre de Saint-Nicolas-de-Bourgueil, de Saint-Pourçain ou de Sancerre, ou en craquant sur un chabi, cher à Ségolène autant qu'à moi-même.

    Voyons donc :

    "Un Terroir est un espace géographique délimité défini à partir d'une communauté humaine qui construit au cours de son histoire un ensemble de traits culturels distinctifs, de savoirs, et de pratiques fondés sur un système d'interactions entre le milieu naturel et les facteurs humains. Les savoir-faire mis en jeu révèlent une originalité, confèrent une typicité et permettent une reconnaissance pour les produits ou services originaires de cet espace et donc pour les hommes qui y vivent. Les terroirs sont des espaces vivants et innovants qui ne peuvent être assimilés à la seule tradition".

    Je vois enfin madame la-co-pi-lo-te-qui-a-en-le-vé-sa-coif-fe-de-l'eth-no-blo-gue se réjouir à la seule pensée que "la tradition" a pris un gros plomb lexicographique dans l'aile... M'est avis qu'elle va en toucher deux mots à ses copines Ani, Cathy, Framboise, Violette, ou Orci.

    Moi, après tout, ça me va assez bien pour me gargariser ; en revanche ne me demandez pas de vous la répéter in extenso et surtout pas sans papier, pas sans papier, pas sans papier...

    Pour plus d'information sur Forum, suivre ce lien: http://www.forum-marais-atl.com

    et profitez-en pour lire (p.6-7) l'article de Geneviève Delbos, chercheur CNRS-l'Institut d'Anthropologie du contemporain-CETSH.

     

  • Le vin des troglos : la pressurée.

    Nous recevons du photographe François-Xavier Seren, que nous remercions, cette photo prise dans une cave troglodytique du Loudunais.

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    © Cl. " Le Pressoir ", par François-Xavier Seren. Tous droits réservés.

  • Une nouvelle association : ORCI, pour vos projets de recherches, d'études et de développement culturel

    Une nouvelle association : ORCI...
    Rien de nouveau sous le soleil, direz-vous ; des associations, il s’en crée chaque jour... et de très nombreuses. Mais celle-ci, ORCI, se destine à la recherche en sciences sociales, plus particulièrement à la recherche ethnographique et ethnologique. Cet acronyme a été choisi pour désigner l’Organisme d’études et de recherches sur les cultures, les identités et les pratiques sociales des territoires. Ses actions sont conduites selon des méthodologies sociologiques et anthropologiques, et entendent concourir également à la promotion de l’ethnologie de la France et à la valorisation du patrimoine ethnologique et culturel.

    Déclarée en préfecture le 26 novembre 2007, et titulaire d’un numéro SIRET, elle en est à la prise en charge de premières études dès le printemps 2008, d’autres projets étant actuellement en cours d’élaboration. Les créateurs d’ORCI sont donc heureux d’annoncer ce début prometteur.

    Si la présidente de l’équipe d’ORCI est engagée dans le travail social, les autres membres sont, eux, dans l’ingénierie de la production théâtrale et le spectacle vivant et, naturellement, dans les études et la recherche ethnographiques.

    Née d’une coopération avec l’ARPE, Association de promotion de l’ethnologie, l’association ORCI est fière d’en prendre désormais le relais. En effet l’ARPE s’intéresse à de nouveaux projets, et notamment envisage des travaux d’édition choisis. Il est d’ailleurs permis d’imaginer de futures collaborations entre ces deux associations...

    Pour plus d’infos et contact avec ORCI, utilisez l'électrogramme : orci2@free.fr

  • La Touraine et le Vendômois désormais "on line"

    Deux dictionnaires historiques concernant la Région Centre sont désormais accessibles sur Internet :
    1°) - celui de Carré de Busserolle consacré à la Touraine,

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    Jacques Xavier Carré de Busserolle (1823-1904) est surtout connu pour ses travaux historiques sur la Touraine, mais aussi sur le Poitou, le Maine et l’Anjou. Membre de la Société archéologique de Touraine depuis 1853, vice-président de cette société de 1878 à 1883, il est d’abord connu comme auteur du Dictionnaire géographique historique et biographique d’Indre-et-Loire et de l’ancienne province de Touraine, publié à Tours en six volumes dans les Mémoires de la Société archéologique de Touraine (t. XXVII à XXXII), de 1878 à 1884. Ce dictionnaire avait été réédité à l’initiative de la Société archéologique de Touraine, chez Joseph Floch, en 1966 et 1977, il est aujourd’hui disponible gratuitement sur Internet.

    2°) - celui de Saint-Venant portant sur le Vendômois.
    Le premier est disponible sur le site de la Bibliothèque nationale : http://gallica.bnf.fr, le second sur le site de la Société archéologique du Vendômois : http://www.vendomois.fr/societeArcheologique .Raoul Barré de Saint-Venant (1845-1927)
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    est lui connu pour son Dictionnaire topographique, historique, biographique, généalogique et héraldique du Vendômois et de l’arrondissement de Vendôme, publié à Blois et à Vendôme en 4 volumes, de 1912 à 1917. Il fut élu à cinq reprises président de la Société archéologique du Vendômois entre 1894 et 1920, aussi souvent que le permettaient ses statuts, et à la suite de son père déjà élu à la tête de la Société en 1864 http://fr.wikipedia.org/wiki/Adh%C3%A9mar_Jean_Claude_Barr%C3%A9_de_Saint-Venant
    Ces deux dictionnaires ont été, à des degrés divers, inspirés de l’exemple du Dictionnaire topographique du département d'Eure-et-Loir de Lucien Merlet (1861), dont on sait qu’il fut présenté comme un modèle aux représentants des sociétés savantes réunis à la Sorbonne en 1862. Ils constituent deux fleurons de l’érudition de ce long XIXe siècle qui fut l’âge d’or des premières sociétés savantes, et qui prit fin avec la première guerre mondiale.

    Les éditions imprimées, et dorénavant numériques de ces deux dictionnaires sont consultables à la bibliothèque de la Société archéologique de Touraine (http://www.societearcheotouraine.eu), bibliothèque municipale de Tours, 2bis, avenue André Malraux à Tours (3e étage, par l’ascenseur), ouverture le mercredi et le samedi de 10 h à 12 h (tél. : 02 47 31 07 10, mercredi et samedi de 10 à 12 h ; mob. : 06 78 33 43 15).

    Daniel Schweitz
    Bibliothécaire de la SAT
    (daniel.schweitz@free.fr)

  • Un métier un peu délaissé: le taupier et le marchand de peaux de taupes


    Un « marchand de peaux de taupes » en Civraisien d’après son brouillard1
    par

    Catherine Robert et Michel Valière

    *


    « On raconte que, sous le règne de Louis XV, quelques femmes de bon ton remplaçaient leurs sourcils par de petites bandelettes de peau de taupe » [Guérin, Dictionnaire : 1839, p. 266]. En effet, « le pelage doux et fin » de ce petit animal fut employé comme fourrure ; « rarement » précise l’auteur du dictionnaire cité. Néanmoins, la fourrure, pratiquement abandonnée dans l’habillement au moment de la Révolution de 1789, verra son retour et l’adoption de vêtements en peaux au poil extérieur se généraliser à la fin de la Première Guerre mondiale, mode qui stimulera le marché2 . Parmi celles-ci, les peaux de taupe, dont Buffon rapporte3 que, selon un mémoire de Monsieur de La Faille, imprimé en 1769, il existe en Europe cinq variétés :
    - celle de nos jardins, dont le poil est fin et d’un très-beau noir ; - la taupe blanche ; - la taupe fauve ; - la taupe jaune verdâtre ou couleur de citron ;
    - la taupe tachetée ou variée...
    Activité très particulière, celle des taupiers qui mettaient à mal les taupes4 , était, selon l’historien Gabriel Désert, fort lucrative. Ceux de la région Falaise-Argentan, généralement des ouvriers agricoles, partaient pour une migration « pouvant durer jusqu’à dix mois »5 . Ainsi, vers 1840- 1845, un taupier de Normandie, par exemple, pouvait rapporter une somme de l’ordre de quatre-cents à six-cents francs. On ne s’en étonnera pas compte tenu de ce que le poil de ces petits animaux était particulièrement recherché, comme l’écrit Buffon6    « doux comme la soie » et que la taupe est réputée pour avoir « le cuir ferme ».
    Mais d’abord quel est le mode de capture de cet animal que l’on dit aveugle mais qui cependant « sans yeux » est sensible à la lumière ? Le taupier qui connaît les mœurs de sa victime sait qu’elle creuse des galeries très profondes et qu’elle remonte quasiment à la surface, à quelques centimètres sous terre pour se nourrir de vers blancs, ou de turcs, c’est- à-dire de larves de hanneton. Le taupier, qui préalablement s’est frictionné les mains de la peau d’une taupe morte pour s’imprégner de l’odeur et tenter de passer inaperçu, installe son piège armé dans une galerie avec pour appât quelque lombric bien gras et bien long, puis il recouvre son leurre d’une pelletée de terre pour obscurcir à nouveau la galerie. Avec un peu de chance pour lui, une gourmande se fera littéralement pincer et y laissera sa peau qui finira sur un pan de manteau de quelque élégante de la ville. Ce métier aux résultats plutôt aléatoires a cependant nourri quelques familles, d’autant que certains faisaient le commerce des peaux par courtage.
    Mais le taupier savait aussi se rendre utile dans d’autres circonstances. En effet, pendant de longues années et jusqu’au XIXe siècle, le battage du blé s’effectuait soit à la gaule, soit au fiâ (fléau). Cette opération, si elle ne s’effectuait pas dans une grange, se déroulait sur une aire à battre. Celle-ci était parfois un communau, plus souvent, la cour même d’une ferme d’une certaine importance. La cour étant sèche, puisqu’on est en
    « L’art du taupier a fait de grands progrès » que l’on doit à un cultivateur de Seine-et-Oise, si l’on en croit l’écrivain et journaliste Alphonse Toussenel, socialiste utopique et disciple de Fourier :
    « C’est Henry Lecourt qui a mesuré la rapidité avec laquelle la taupe se meut dans ses galeries souterraines. Il planta dans toute la longueur d’une galerie habitée une certaine quantité de fétus de paille, ornées de banderoles flottantes, et boucha hermétiquement l’orifice du passage, à l’aide du pavillon d’un cornet à piston. Puis quand il vit à l’agitation de la taupinière que l’ennemi était proche, il tira de l’instrument une note épouvantable qui produisit une telle impression de terreur sur l’animal, qu’on aperçut soudain tous les petits drapeaux se renverser sur toute la ligne, comme un bataillon de dominos mal assis. Il fut constaté par cette expérience curieuse, répétée plusieurs fois, que la vitesse maxima de la taupe dans sa galerie égalait celle du cheval au grand trot » (1878 : p. 254-255).
    En plein été, on la prépare soigneusement en la balayant, puis on tâche de la rendre bien plane. Une technique consistait en certains endroits du Centre-Ouest de compenser les inégalités de terrain en répandant de la bouse de bovins que l’on laissait bien ensuite sécher. Un inconvénient : parfois des taupes venaient butter et donc avaient creusé des galeries sous l’aire. Un taupier venait alors soit les piéger, soit les éloigner en coulant dans les entrées de galeries du purin, par exemple, ou encore des poils de chien qui étaient réputés efficaces pour cela7 .
    Vu la persistance des taupes dans la campagne et les dégâts et inconvénients    qu’elles occasionnent, on peut encore rencontrer de ces piégeurs, comme en témoigne le petit article « Usson- du-Poitou - Rencontre insolite du piégeur Jean-Claude Hébras : une taupe couleur ‘ caniche’ », du 19 avril 2005, accompagné d’une photographie8 , paru dans l’édition de Centre-Presse ‘Sud’ et que nous reproduisons ci- après :
    « Tous les jours, tôt le matin, le piégeur ussonnais..., sur sa mobylette, parcourt la campagne avec sur son porte-bagages, ses cages à ragondins et ses taupières.
    Il capture chaque jour deux ou trois ragondins et autant de taupes qui de nos jours sont en recrudescence.
    Du côté du château de la Paillerie, quelle ne fut pas sa surprise quand il a ressorti son piège de terre : une magnifique taupe couleur abricot « couleur caniche » dit albinose, une couleur très rare. »
    Pourtant, dans les traditions populaires locales, parfois les taupes ont pu apparaître comme bénéfiques. Par exemple, un de nos proches, par ailleurs excellent informateur9 , nous racontait que « pour qu’une chèvre soit bonne laitière toute l’année, le matin de la Saint Jhean (24 juin), avant le soleil levé, fallait traire la cheube sur une taupinière et que personne la vèye (= voie) ». Mais, sarcastique, il racontait aussi à l’appui :
    « Un jour, la vieille Lisa avait été faire ça sur le communau de Chez Fana. Puis, le vieux B. a passé...
    - Allons-nous en, mon pauvre vieux, ol est tout raté ! »
    Et d’ajouter encore dans notre direction, in peto :
    « Al aurait mieux fait de li donner à manger ! ».
    Ajoutons encore qu’il arrive parfois que les jardins d’agrément des cités pavillonnaires en bordure de la campagne se trouvent envahis de ces petits animaux, dont les multiples buttes rendent les pelouses peu gracieuses aux yeux de leurs propriétaires. S’engage alors une stratégie d’éviction qui parfois relève de la cocasserie, les petits animaux, capturés vivant, étant alors généreusement envoyés par-dessus haies ou murettes dans l’enclos du voisin... où l’histoire, comme de bien entendu, se renouvellera, ad libitum.
    Un marché hors du commun
    Les foires aux sauvagines qui se tenaient rue Carnot à Poitiers10 ensauvageaient, littéralement, cette artère de l’un des quartiers les plus commerçants de la cité. Ainsi, par trois fois au cours de l’année civile, dès l’aube, le 5 janvier, veille de l’Épiphanie, le jour de la Mi-Carême ou encore le 18 octobre. Des vendeurs venus de tout le département et au-delà, s’installaient tout le long des trottoirs, en face et à côté de l’actuel parking du même nom dont on sait qu’ il fut tour à tour halle aux grains, cercle des officiers, enfin Régina, une salle de cinéma. La durée des échanges était d’assez courte durée et dépendait de la quantité et de la nature des apports. Si la foire du 5 janvier permettait d’écouler les stocks réalisés en automne, les peaux de printemps ou d’été, en principe moins prisées, s’enlevaient toutes le 18 octobre.
    En revanche, la foire de la Mi-Carême était de loin la plus importante et la plus intéressante pour les vendeurs qui amenaient là leur récolte de peaux de bêtes « au poil bien monté », engrangées pendant l’hiver, et qui se payaient plus cher. Ainsi, dans son ouvrage11    Le Temps des souvenirs, de 1900 à 1950, Michel Millet rapporte (p. 103) à propos de cette foire ses impressions de 1946 à laquelle il s’était rendu non par le train depuis la gare d’Anché-Voulon, comme à l’accoutumée, mais par la route, dans la camionnette d’un voisin :
    « Les amateurs de piégeage y trouvaient bien leur compte. Certaines peaux valaient de l’or. Ainsi une loutre ou une fouine étaient estimées de 5000 à 10 000 francs de l’époque, alors qu’un renard n’en valait que 2000, perdant chaque année de la valeur. Un blaireau rapportait 1200 francs. Les peaux de taupes s’achetaient bien aussi et constituaient une somme non négligeable pour un habile piégeur ».
    Des monceaux de peaux de « bêtes puantes » étaient ainsi exposés
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    pour la vente. Les dépouilles étaient amenées sur le site, surtout par des paysans ainsi que par des chasseurs et des gardes-chasse, par des braconniers « professionnels » et autres piégeurs de campagne : taupiers ou taupassiers qui exerçaient leur activité parfois quasiment à plein temps. L’un de nos informateurs (rencontré le 21 décembre 1983 à Poitiers), Edouard Bozier né en 1896, originaire de Saint-Laurent- de-Jourdes (Vienne) se définissait lui-même comme trappeur de taupes12 .
    En haut : taupe vivante - En bas : taupe écorchée
    Il faut se représenter, pour l’occasion, l’épopée de l’un d’entre eux, rapportée par un de ses fils, Marcel Robert, aujourd’hui agriculteur retraité. Ce taupier, vivant dans un village du Civraisien, après avoir vidé ses greniers des peaux séchées, s’est mis en route avec ses paquets, a attendu un autocar à l’un des arrêts, La Gardigon, situé au carrefour d’une route et d’un chemin, entre Sommières-du-Clain et Château-Garnier, a pu emplir la soute à bagages et chargé l’impériale. À l’occasion de cette foire, parfois, un second autocar s’avérait nécessaire pour transporter jusqu’à Poitiers les nombreux vendeurs de ces contrées-là qui accompagnaient leur volumineuse marchandise.
    Isidore Robert, taupier
    On peut imaginer également des récupérateurs, venus de Montbernage ou d’ailleurs, se répandant également à travers les rues qui résonnent encore de l’appel modulé, confondu, parfois, à celui d’une mareyeuse, d’un raccommodeur de vaisselle ou de quelque vitrier ambulant :
    « Marchand de peaux de lapin ! Peaux... peaux de lapin, peaux ».
    Accumulées l’année durant, à côté de la ferraille, du papier et du carton, des peaux de félins domestiques, des peaux de lapin tendues sur leur fourchine d’ormiâ étaient achetées aux volaillers qui les collectaient sur les champs de foire ou dans les fermes en complément non négligeable de leurs transactions spécifiques.
    Les fourrures ayant été généralement triées par espèce, on pouvait distinguer, sur les trottoirs de la rue Carnot, des lots de belettes, de blaireaux, de fouines, des « fouines martrées », des « furets putoisés » mais aussi des loutres, des martres, des putois, des renards et renardeaux, des taupes présentées clouées sur une planchette, des lapins et ... des chats, soi-disant écrasés. Plus vraisemblablement, ils auront été capturés au collet dans les jardins potagers en bordure des maisons, sous le prétexte fort contestable des dégâts occasionnés par ces animaux de compagnie dont il est certes difficile de contrôler les vagabondages nocturnes. La cruauté humaine n’a pas de limites...
    Cette foire régionale de quelques heures matinales dans le froid hivernal attirait un type de courtiers et négociants français et étrangers : le pelletier13 , premier maillon du circuit économique de la fourrure. Revêtus d’amples manteaux de fourrure - souvent de la fouine ! - ces commerciaux se disputaient les lots d’apports de quantité et de qualité différentes. Ils recherchaient, à l’intention des fourreurs, des paquets de peaux, si possible homogènes, tant du point de vue de la couleur que de la taille ou de la qualité du poil.
    Le taupier était payé à la peau. Dépouillé avec art et science, l’animal capturépeutfournirvingtcentimètrescarrésdetaupeàmanteau14 Si la belette « avait un prix », la « reine des prix » était la fouine ou la martre ! Le blaireau, lui, avait une qualité : « l’était jamais cher, jamais bon marché ! » Quant aux peaux de chats, elles étaient recherchées par une bonne pratique dont la devise était : La Providence des rhumatisants, acheteur spécialisé à un « prix moyen ». Une bonne vented’unlotdequelquespeauxparticulièrementrecherchées15 pouvait atteindre le prix d’une paire de bœufs de réforme. Les pelletiers les payaient littéralement rubis sur l’ongle dans l’un des cafés de l’endroit, exhibant un portefeuille de cuir, bourré au maximum de belles coupures. Les vendeurs, reconnaissables à l’odeur spécifique de leurs propres apports, appréciaient particulièrement cette vente qui ne leur avait demandé qu’un peu de flair, de la patience et de l’adresse.
    Une approche du champ sémantique de taupe...
    L’animal :
    La première occurrence du terme taupe (s. f) se situe vers 1250, dans le Bestiaire d’Amour de Richard de Fournival. Il a pour étymon, le latin classique TALPA.
    Parmi les formes dialectales en Centre-Ouest : tâpe (s. f.) (SEFCO, 1994) ; taupa (s. f.) (Gonfroy, 1975) ; taupat (s. m.) (Jonain, 1869 ; Musset, 1943).
    Pour une vision plus large du nom de l’animal, on se reportera au volume II de l’Atlas linguistique et ethnographique du Centre-Ouest, Paris, CNRS, 1974, en particulier à la carte C. 393 « La taupe fait du dégât ».
    L’abri de l’animal :
    Il se laisse reconnaître par un petit monticule de terre arrondi sommant un ensemble de galeries et de chambres d’une conception soignée et parfois astucieusement installées. Le terme qui prévaut est taupinière (s. f.), apparu au XIVe siècle. Mais aussi taupière (s. f.), dans le dictionnaire de Furetière (1694) ; taupinée (s. f.), dans le Littré (1872-1876) ; et du point de vue dialectal dans la région : tabourée (s. f), taumuche (s. f.), taupasse (s.f.), d’après l’abbé Lalanne ( 1867) ; taupada (s. f.) pour l’est et le sud-est du département de la Charente (Gonfroy, 1975). Les mentions marginales de la carte C. 392 (consacrée prioritairement au « loir ») dans l’ALO-II éclaireront encore la variation géographique et linguistique de ce concept.
    Le chasseur de taupes :
    La mention la plus ancienne – sauf erreur – est glosée sous taulpetier (s. m.) dans le dictionnaire de Randle Cotgrave (1611). Chez Furetière, on trouve taupier (s. m.) ; taupassier (s. m.), dans le Glossaire poitevin de l’abbé Rousseau, curé de Verruyes, Deux-Sèvres (1869) ; et la SEFCO (1994) propose un paradigme de plusieurs substantifs masculins : taupâ, taupassâ, taupissier/ taupissié, taupou.
    Le piège à taupes : Citons le plus ancien : la taupière (Dictionnaire de Pierre Richelet,
    1680), auquel s’ajoutent :
    taupou (s. m.) dans le Glossaire de la SEFCO, taupièira (s.f.) en Charente d’Oc, et quelques autres, dont taupier (s. m.) figurant en marge de la carte 393 dans l’ALO-II, où il voisine avec pince.
    L’éviction des taupes d’un terrain : Un seul verbe est signalé par la SEFCO : détauper.
    Il y aurait encore à élargir ce champ en prenant en compte la lexicalisation de « taupe » par la dérivation (ex. : taupin, signifiant noir comme une taupe), ou la composition en lexies simples ou complexes (s’ataupiner, pour se cacher, se blottir dans un trou ; atauper, pour butter, chausser une culture).
    (Fiche établie par Michèle Gardré-Valière, Gençay, jour de la Saint- Jean d’été, 2007)
    Aujourd’hui, ces « trappeurs » poitevins sont nostalgiques d’une époque pratiquement révolue. Il faut en rechercher les causes dans la généralisation des produits de synthèse, mais aussi des nouvelles sensibilités à la protection de la nature, du « syndrome Brigitte Bardot » comme, d’ailleurs, du développement de la production d’animaux par élevage. Ces hommes de la nature, piègeurs à la bélétière, aiment évoquer leur veille, grelottants de fréd, sur leurs « lots de piâs », parfois des tonnes de peaux entassées et très recherchées par les marchands pour lesquels les foires de Poitiers représentaient, avec celles de Châlons- sur-Marne, les plus importantes en ce domaine : un marché à l’échelle européenne16 .
    Le modeste brouillard d’un taupassier
    Si le métier de taupier est souvent relégué, au plan du discours, parmi les activités pittoresques ou anecdotiques dont est friand le milieu des amateurs nostalgiques de « choses du passé » étiquetées parfois comme folkloriques et qui est pourtant prompt à se mobiliser contre les cousins canadiens trappeurs de bébés phoques, lorsque la neige maculée de sang fait irruption par la boulite télévisuelle, au beau milieu d’un repas dominical, le petit « brouillard » que nous avons pu consulter permet cependant de donner un éclairage particulier sur ce négoce plutôt rare et surtout fort méconnu.
    En mains, pour consultation, les 20 feuillets restants d’un carnet de petit format, dernière trace écrite de l’activité de l’un de ces piégeurs et collecteurs de peaux du Civraisien, dans la Vienne17 , nous pouvons en tirer plusieurs renseignements utile à la description ethnographique de ce métier. Précisons que si l’orthographe est assez fluctuante, la main est assurée, les comptes exécutés avec justesse et maîtrise, même si toutes les lignes, toutes opérations à pleines pages ne sont pas motivées avec certitude. On retiendra également que les dates sont transcrites « à l’ancienne » : 7bre pour « septembre », d’autant que les comptes sont arrêtés au 29, jour de la Saint-Michel et donc de la paye des journées et gages, 9bre pour « novembre » notamment avec la Saint-Martin où s’engagent des journaliers pour la saison froide, enfin Xbre pour « décembre ».
    Dans le cas qui nous intéresse ici, le taupier, qui exerçait aussi le commerce des peaux de sauvagines, note dans son carnet aide-mémoire un certain nombre d’éléments qui permettent de nous représenter son activité : nature des animaux commercialisés, leur prix, mais aussi la sociabilité de ce commerçant très actif au sein du monde rural, ses rapports commerciaux avec artisans et courtiers, fournisseurs de céréales et autres graines (blé et paille, avoine noire, jarousse), de noix qu’il recevait de La Nouaille en Dordogne pour les commercialiser avec ses clients pour en faire de l’huile de noix pressée. Commerce également autour du matériel et de l’outillage agricole, soit qu’il fasse réparer le sien, « châtrer les roues », soit qu’il en fournisse en provenance de l’artisan ou d’une industrie. Il faisait du commerce avec Poitiers, Neuville, Sillars, Joué- les-Tours, Bordeaux, etc., et se faisait livrer en produits à domicile. Sont consignés des noms et adresses de partenaires, d’un garagiste de Ruffec, mais aussi les horaires du train de Bordeaux qu’en toute logique il devait prendre à la gare la plus proche, Saint-Saviol sur la ligne Paris-Bordeaux.
    Ainsi peut-on suivre à la page 8 de son petit carnet tout un jeu d’échanges puisqu’il a fourni, par exemple, 18 sacs de blé à D., dont il avait déjà reçu 8 sacs d’engrais et qu’il lui reste à recevoir encore cinq cents livres de son et de recoupe, ainsi qu’une somme de deux cent vingt francs pour tout solde. On est loin, on l’aura compris, du modèle de taupier qui « louait ses services dans les fermes et travaillait entre le ciel et la terre souvent boueuse à délivrer des taupes le terrain agricole » tel que l’a décrit Jean-Loup Trassard [Conversation : 2007] qui a, lui, longuement interrogé celui qu’il connaissait depuis l’enfance, et qu’il présente comme « solitaire, tant démuni, est plus misérable sans doute qu’un domestique agricole mais plus libre ». Il s’agit ici certes d’un preneur de taupes, très connu, mais aussi et surtout d’un commerçant à temps plein, inscrit au registre du commerce, qui a élevé sa nombreuse famille et contribué à leur installation dans la vie à la suite du partage, post mortem, en 1966, de terrains, de bâtiments, de bois et d’arbres fruitiers (noyers, châtaigniers, poiriers), de vignes et de vergers.
    Et les taupes, alors ? Comme ce « meschant bestail... qui hait l’eau », pour reprendre l’expression d’Olivier de Serres18 , se capture surtout à la fin de l’hiver et au début du printemps, on peut apprécier, en se référant
    Aguiaine, Le Subiet - N° XXX - Mois-Mois 200X    Page 15
    à ce carnet, sinon sa propre dextérité de piégeur, en tout cas son efficacité commerciale. En effet, entre le 12 mars 1928 et le 14 avril de la même année, alors âgé de quarante-quatre ans, il a rassemblé mille trois cent cinquante-cinq taupes et trente-six belettes. On devine qu’il aura écoulé les peaux de cette grande collecte de printemps à Poitiers pour la foire de la Mi-Carême.
    De même il dresse le 17 décembre 1929, à la fin de sa campagne d’automne, le modeste bilan suivant, destiné à la foire dite de l’Epiphanie dans les premiers jours de janvier : vingt-sept livres [de peaux] de lapins ; deux-cents taupes ; 4 renards ; 5 fouines ; 14 putois ; 9 rats ; 16 écureuils ; 1 blaireau : 9 belettes ; 1 [h]erminette. Aussi, le 26 mars 1930, il fait ses comptes : vingt-quatre belettes, vingt-cinq écureuils, vingt-cinq garennes, 6 rats, soixante-cinq lapins, soit 17 livres (elles étaient achetées/vendues, au poids, et non à l’unité), 6 lièvres, six-cents taupes, blanches, quatre- cents taupes tachées, 17 putois, 2 fouines, 2 renards, 2 hermines, 1 blaireau, 1 chèvre19 , 1 loutre.
    On rencontre dans ce cahier le compte correspondant à l’apport d’un particulier chez ce commerçant « de gros » : un demi renard ( c’est-à- dire) un renardeau, payé 25 francs et 2 renards (adultes) payés 100 francs les deux; 3 putois (dont 1 « mauvais »), payés 60 francs l’unité, tandis qu’un quatrième est réglé à 70 francs ; 1 écureuil payé 1 franc, trois fouines à 260 francs chacune ; enfin 1 belette à 2 francs. Soit un total de 1158 francs. Quant au prix moyen d’une taupe, il doit se situer autour de 0 franc 75 centimes.
    On peut imaginer que dans une telle « maison » les peaux demandent beaucoup de place. En effet, devait-il dissimuler sous les meubles, surtout les peaux de valeur pour en éviter le vol. Les greniers étaient remplis, au rythme des foires spécialisées, de peaux de taupes tendues sur leur planchette. Parfois les plaisanteries fusaient à l’encontre du taupier. « Ils vous feront manger de la taupe » dira-t-on avec ironie et malice à quelqu’un invité à manger dans cette maison dont la prospérité s’est bâtie sur la « culture » de la sauvagine.
    Pour ce qui est du réseau de sociabilité, plusieurs patronymes familiers aujourd’hui encore sur ce même territoire jalonnent le carnet : des fournisseurs, des clients, quelque journalier à gage, un garagiste et un sabotier, mais aussi meunier et boulanger au travers d’un litige à propos d’une fourniture de « blé charançonné soi-disant », « affaire » étalée sur deuxannéessusceptibledesedénouerdevantunejuridiction20 en1931, puisqu’il semble, comme il l’a consigné au folio 16, avoir reçu l’« autorisation de faire siter X. par le guge (= juge) ».
    Mais les patronymes sont souvent mis en corrélation avec certains toponymes habités ou non, tels Le Sillot, La Fosse Gervais, Les Vioches, La Prade, Les Grisons... On devine derrière ces pages particulièrement rayées, surchargées, caviardées, un cheminement de stratégie de gestion et d’acquisition de biens, de petites pièces de terre, en vue notamment de l’accroissement du foncier, en raison de la présence de quelques croquis, certes sommaires, mais cotés avec précision, et accompagnés de noms d’exploitants du voisinage immédiat des parcelles citées et représentées. Toute sa vie, il aura cherché « à acheter des bouts de terre », des portions de bois, qu’il a ensuite regroupées. Si le remembrement des années 1990 a quelque peu modifié cette microtoponymie, certains noms sont cependant restés dans les mémoires. Ils s’appliquent généralement aujourd’hui à de plus grandes superficies conformément à une agriculture transformée où l’on ne s’arrête plus à la présence, pourtant gênante dans les jardins familiaux, de ce petit mammifère insectivore, quasiment aveugle, dont Buffon dit encore21 qu’il est : « de tous les animaux le plus avantageusement doué, le mieux pourvu d’organes et par conséquent de sensations qui y sont relatives. »
    Notes
    1 Brouillard : livre de commerce où l’on note les opérations au fur et à mesure. Ici, il s’agit d’un simple petit carnet de poche.
    2 Sur ce sujet, cf. « Le fourreur », Artisans de l’élégance, Catalogue de l’exposition au Musée national des arts et traditions populaires, Paris, Réunion des Musées nationaux, 1993, p. 114-129.
    3 BUFFON Georges-Louis LECLERC, comte de, (1828-1829), Œuvres complètes..., t. 13, p. 249-250.
    4 On trouvera en illustration la reproduction d’une gravure intitulée « Insecte des cadavres sur une taupe », tirée de l’ouvrage d’Alfred Edmund Brehm (ca 1882) Merveilles de la nature : les insectes, les myriapodes, les arachnides et les crustacés ; trad. par Jules Philippe Alexandre Künckel d’Herculais, Paris, J.- B. Baillère, 2 vol. ill. (1ère éd. en anglais, 1843).
    5 DÉSERT Gabriel (1976), « Symptômes de surpeuplement », dans DUBY Georges et WALLON Armand (dir.), Histoire de la France rurale, Paris, Seuil, p. 75.
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    6 BUFFON, op.cit., p. 244.
    7 Dans l’Almanach du Poitevin 2007, p. 40.
    8 Légende de la photographie : « Chamonette » et « Birac » et leurs prises (Cl., n°190405-CP-335242).
    9 Récit noté au cours d’un repas de Saint-Sylvestre, le 31 décembre 1982 (informateur : monsieur Marcel Robert, originaire de Villaret, commune de Saint- Romain-en-Charroux, où l’élevage caprin était particulièrement développé).
    10 Cf. VALIÈRE Michel (2004), « Approche ethnographique d’une ville provinciale », dans QUELLA-VILLÉGER Alain (dir.), Poitiers : une histoire culturelle 1800-1950, Poitiers, Atlantique, p. 17-57.
    11 Chez l’auteur, Le Courtioux, Anché (Vienne), 2006.
    12 Il s’agit du frère d’Aimé Bozier, célèbre violoneux du Pays des Brandes. Edouard avait été musicien joueur de piston, puis s’était remis sur le tard au violon. Son violon d’Ingres : la poésie qu’il cultivait généreusement (il dut laisser plusieurs milliers de feuilles manuscrites dont nous ne savons rien de la localisation actuelle).
    13 RÉAL C., RULLIÈRE H., (1931), La Fourrure et la pelleterie, Paris, Bibliothèque sociale des métiers, 343 p.
    14 Sur ce sujet, on relira avec intérêt sur ce sujet ce qu’écrit André Gaillard dans Le Siècle Trioulais (1880-1980), Poitiers, Brissaud, t. 1 « La Grande misère », p. 63-64.
    15 Nous devons cette appréciation à monsieur Marcel Robert, agriculteur retraité, l’un des anciens acteurs de cette activité. Il nous dit le 24 juin 1982, jour de la Saint-Jean-Baptiste, patron des professionnels des peaux et fourrures : « Mon grand-père était marchand de chebes... et mon père marchand de pias de taupes... de pias de lapins, de sauvagines, de tout... ». C’est avec son père, Isidore Robert, alors propriétaire, collecteur et négociant de peaux à Villaret, commune de Saint-Romain-en-Charroux (Vienne) qu’il avait participé dans sa jeunesse à cette activité. Par l’acte de naissance d’Isidore ROBERT nous savons qu’il est : « né le 28 juillet 1886 de François ROBERT, cultivateur âgé de 29 ans et d’Adélaïde THIMONIER son épouse sans profession âgée de 26 ans, demeurant ensemble au village de Villaret. Marié à Saint-Romain-en-Charroux le 15 septembre 1919 avec Marie-Céline FRADET. Décédé à Saint-Romain le 8 février 1966 ».
    16 VALIÈRE Michel : notes ms., enquête du 12 janvier 2003 à La Ferrière- Airoux (Vienne).
    17 Nous tenons à remercier ici, madame Lucienne Vailler, née Robert, demeurant à Chez Bernardeau, commune de Champniers (Vienne), pour avoir porté à notre connaissance l’existence de ce document en provenance de son père, « Robert Isidore à St-Romain » comme il l’est écrit au crayon, d’une main bien assurée sur la page deux de la couverture de couleur bleue (enquête Catherine Robert, 2002- 2004). Il s’agit en fait d’un petit carnet de 20 feuillets écrits recto-verso, 11 ayant
    Page 18    Aguiaine, Le Subiet - N° XXX - Mois-Mois 200X été arrachés ou découpés, portant sur la période du 12mars 1928 au 7 mars 1931.
    18 SERRES (Olivier de), Théâtre d’agriculture et mesnage des champs par O. de Serres, seigneur de Pradel, 3e éd.revue et augmentée par l’auteur, Paris 1605, Chez Abraham Sangrain, in 4°, p. 268 (1re éd. 1600).
    19 Rien ne nous permet de distinguer s’il s’agit d’un animal d’élevage ou d’une chevrette, femelle du chevreuil, selon l’appellation courante dans le Sud- Vienne.
    20 Sans autre information plus explicite, nous pensons qu’il s’agit de la Justice de Paix de Civray
    21 Op.cit., p. 244. Bibliographie sommaire
    APCHER et MALASSAGNE (1866), La Profession du taupier, ou l’Art de prendre les taupes à l’aide de moyens sûrs et faciles, Saint-Flour, imp. De A. Passenaud, 36 p.
    BREHM Alfred Edmund (ca 1882), Merveilles de la nature : les insectes, les myriopodes, les arachnides et les crustacés, Jules Philippe Alexandre Künckel d’Herculais (trad. par), Paris, J.-B. Ballière, 2 vol., ill.
    Dictionnaire universel françois et latin... vulgairement appelé Dictionnaire de Trévoux, Nouvelle éd. corrigée, Paris, P.-F. Giffart, 1732.
    DRALET Étienne-François (1797), L’Art du taupier suivant les procédés du citoyen Aurignac, Paris, impr. De la République, an VI, 24 p.
    GEOFFROY SAINT-HILAIRE Etienne et CUVIER Georges (1820-1842), Histoire naturelle des mammifères, Paris, 4 vol., ill.
    GUERIN F.-E. (dir.), (1839), Dictionnaire pittoresque d’histoire naturelle et des phénomènes de la nature, t. 9, Paris, Imp. De Cosson.
    MARTIN Pierre (1972), « Le permis de taupissier », dans Bulletin de la SEFCO, VI, n°5, sept-oct., pp. 318-319.
    REDARÈS Jean-M.-M. (1850), Le Chasseur taupier, ou l’Art de prendre les taupes par des moyens sûrs et faciles ; précédé de leur histoire naturelle. Nouvelle édition augmentée d’un Traité sur la destruction des animaux et des insectes nuisibles au jardinage, Paris, Encyclopédies Roret, 83 p. (1re éd. Paris, Raynal, 1829).
    REULIHET (1854), Manuel du taupier parfait et universel, ou le Destructeur éternel des fléaux de l’agriculture, Toulouse, Reulihet et Sénac, 27 p.
    TOUSSENEL Alphonse (1878), Vénerie française et zoologie passionnelle, Paris, Hetzel, ill., (1re éd. 1847).
    TRASSARD Jean-Loup (2007), Conversation avec le taupier, Cognac, Le Temps qu’il fait, 160 p.

  • Pour une rencontre avec le Pays Civraisien : le milieu, son histoire, son ethnographie, son "parlanjhe"

    Daniel Bourdu, conservateur et enseignant, et avec lui une "équipe de terrain" réunie autour du Syndicat mixte du Pays civraisien, proposent à partir de regards croisés une approche de ce territoire qui invite à la découverte tant de l'endroit que de ses habitants qui l'ont façonné depuis déjà cinq millénaires.
    A découvrir des "patrimoines très variés" mis en lumière, qu'ils soient archéologiques, historiques, artistiques, linguistiques ou environnementaux.

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    Notes documentaires, à l'attention de ceux que ce territoire passionne:
    signalons les 23 mètres linéaires aux archives départementales de la Vienne constituées du versement de Maître rené Chiche notaire à Gençay, le 28 juillet 1998, à partir des études de Romagne, Champagné-Saint-Hilaire et Sommières (AD 4 E 81). Pour plus de détails, suivez -ce lien:http://www.archives-vienne.cg86.fr/IMG/pdf/4_E_081.pdf

  • Ethnographie en Nord-Charente

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    Un ouvrage de 158 pages.
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    Par tél : auprès de "Jean-Michel", au Club Marpen à Tusson: 05 45 31 17 47 ; Prix : 15 € + participation aux frais de port: 5 €

  • Connaissez-vous la lettre hebdomadaire de la Région Poiou-Charentes ?

    L'ESSENTIEL, tel est son titre. Informatif, cet hebdomadaire relate projets, résultats, initiatives, expérimentation sociale et démocratique dans cette région qui fut un temps sous les feux de la rampe et qui retrouve peu à peu son calme "olympien".

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    On, peut s'y abonner en ligne...http://www.poitou-charentes.fr/fr/exergue/newsletters/actu-region.dml

  • Printemps sur le jardin de Belvert

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    Le réchauffement de la planète, sensible ce dimanche sur le jardin de Belvert, n'en est pas encore à nous offrir autant de beaux fruits si gracieusement présentés...
    Et pourtant, la grande migration a commencé. Spectacle chaque fois admirable, le passage de milliers de grues en provenance des territoires ensoleillés s'orientant vers des zones plus fraîches et marécageuses pour y passer la saison chaude. Le nez en l'air, "comme des drôles", les gens du village, pilote en premier, dès l'audition des mille et uns cris des oiseaux migrateurs, ont assisté pendant une demi-heure au survol des lieux. Lorsqu'elles traversent de nuit, réveillant les endormis, les habitants d'autrefois, nommaient ce bruit "Chasse Galleri"... ou "chaça fangalièra" sur les confins occitans de l'Ouest...
    Beau spectacle, donc, du ciel et de l'air sous ce soleil printanier et aussi généreux d'un "petit coin" du Poitou.
    De quoi illuminer notre semaine qui doit nous conduire vers les terres plus fraîches sans doute du Doubs.
    À tous, bonne reprise pour ce Saint-Lundi.

  • Orci-sans-H a pensé à nous envoyer une vue de...

    ...son terrain où elle décrypte entre deux versets katovocéens, des plats et microglyphes colorés sur une paroi d'habitation autochtone ou presque élaborée il ya environ 40 ans (maximum).

    medium_3.P1010010.JPG

    Pour l'instant ça ressemble à un je ne sais quoi qui me rappelle les débuts d'une étudiante ès arts... Mais enfin si katavocéen il y a.
    Orci-sans-H pourrait nous en dire plus long.
    Pour plus d'informations, contactez le site qui transmettra à notre jeune collègue passionnée des ses lointains? Nous, au jourd'hui, préférons nos boijas belvertines auxquelles nous sommes assez attachés.
    Mer6 cependant Orci-sans-H, de cet envoi qui nous ravit.

  • Un observateur attentif de la Touraine: Daniel SCHWEITZ

    Voici les titres d'articles et d'ouvrages de Daniel SCHWEITZ, concernant la recherche sur les identités traditionnelles de la Touraine et de ses confins: "Invention des identités traditionnelles".
    Touraine :

    - Aux origines de la France des pays : Histoire des identités de pays en Touraine (XVIe-XXe siècle), Paris, L’Harmattan, 2001, 463-p.-XXVII p. de pl.

    Vendômois :

    - L’Identité traditionnelle du Vendômois : des travaux d’érudition à la reconnaissance d’un « pays historique » (XIXe -XXe siècles), Vendôme, Éditions du Cherche-Lune, à paraître en 2007:

    Jacques-Marie Rougé et le Lochois :

    -« L'œuvre ethnographique de Jacques-Marie Rougé (1873-1956) », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, XLII, 1990, p. 277-296.
    - « Le Lochois : un pays traditionnel ? », Le Val de l'Indre, 3, 1991, p. 71-76.
    - « La création du musée de Loches (1913-1925) », Le Val de l'Indre, 4, 1992, p. 69-72.
    - « Une source de l'identité tourangelle : le musée du Terroir de Loches », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, XLIII, 1992, p. 679-702.
    – « Jacques-Marie Rougé (1873-1956). Une lettre, une œuvre, une personnalité », Bulletin des Amis du pays lochois , 20, 2005, p. 161-171.
    - Bibliographie de Jacques Marie Rougé : traditionnisme, ethnographie, régionalisme (fin XIXe-début XXe siècle), Bulletin des Amis du pays lochois, 21, 2006, p. 217-231.

    Gâtine tourangelle :

    - « Une forêt gâtée pour pays : l'identité traditionnelle de la Gâtine tourangelle (XIe-XIXe siècle) » Bulletin de la Société archéologique de Touraine, XLIII, 1993, p. 931-949.
    - « Du pays traditionnel au pays d'accueil : l'identité de la Gâtine tourangelle depuis 1850 », Norois, revue géographique de l'Ouest et des pays de l'Atlantique Nord, 1994, 163, p. 399-418.

    Identité culturelle des pays ligériens

    - avec Bernard Toulier, « Ethnographie », in Touraine, Paris, Éditions Christine Bonneton, 1989, p. 75-207.
    - « Vivre à Tours naguère », in Tours, Paris, Éditions Christine Bonneton, 1992. p. 155-237
    - « Images du Centre-Val de Loire », in Schweitz (Daniel), Vallée-Toulier (Christine, dir.), Les Guides Bleus. Centre-Val de Loire, Paris, Hachette, 1996, p. 56-71.

    Perceptions du patrimoine historique

    - La coiffe et son imaginaire dans le folklore de la Touraine, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, 2002, 96 p.
    – « Un écrivain républicain à Genillé : Victor Le Febvre (1824-1892) », Bulletin des Amis du pays lochois, 20, 2005, p. 173-177.
    – « Sur l’âtre rustique de l’ancien musée du Terroir de Loches », Le Val de l’Indre, 17, 2005, p. 45-51.
    - « Sur l’émergence d’une identité patrimoniale en Vendômois : l’exemple des études sur le château de Lavardin (XIXe-XXe siècles) », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 2006, p. 72-93.
    - « Sur la perception d’une identité patrimoniale en Touraine : Amboise vue par les premiers guides Hachette (1854-1938) », Ambacia, 2006, p. 31-48.
    - « De l’usage quotidien aux collections du musée : les coiffes à Loches au début du XXe siècle », Le Val de l’Indre, 18, 2006, p.75-80.
    66 - « Sur la perception de l’identité patrimoniale du Vendômois : l’exemple des ruines de Lavardin aux XIXe et XXe siècles », Mémoires de la Société des sciences et lettres de Loir-et-Cher, 61, 2006, p. 120-159.
    - « De la « ruine naturelle » à la « Petite Suisse tourangelle » : l’invention du site des « Rochers de Courçay » (XIXe-XXe siècles) », BSAT, 2007, à paraître

    Photographie et identités traditionnelles

    - « Un intérieur domestique traditionnel à Loches vers 1900 : pour une relecture ethno-historique des premières cartes postales tourangelles », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, 2006, 1, p. 141-157.
    - « Devant la cave-demeurante du troglodytique tourangeau : essai de relecture de quelques cartes postales des années 1900-1920 », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, 2006, à paraître:
    4e_couverture_Identite_VDM.doc

    - « Excursions de la Société photographique de Touraine en Vendômois (1899-1903) :
    Sur les pratiques du tourisme au temps des chemins de fer locaux », étude en cours.

    Traditions populaires et identités locales

    - « Figures pittoresques de l'archéologie tourangelle vers 1900 : César et Léon Girardin, explorateurs des souterrains du château de Loches », Le Val de l'Indre, 4, 1992, p. 79-84.
    - « Une ceinture de la Vierge pour accoucher selon la tradition », Le Val de l'Indre, 5, 1993, p. 27-46.
    - « Saint Ours et les traditions populaires lochoises », Le Val de l'Indre, 6, 1994, p. 49-61.
    - « Le voyage à saint Silvain de Noyers, vu par le Tourangeau Victor Le Febvre (1877). Pélerinages et médecine populaire entre Touraine, Sologne et Berry Mémoires de la Société des sciences et lettres de Loir-et-Cher, 60, 2005, p. 187-218.

    Pratiques et imaginaires de la vie domestique

    - Cuisiner et vivre autour de l'âtre rustique en Val de Loire, Touraine, Berry, Orléanais, Anjou (XIXe-début XXe siècle), Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, 2003, 128 p.
    Nota : pour les articles parus dans Ambacia, le Bulletin des Amis du pays lochois et Le Val de l'Indre s’adresser éventuellement à l’auteur. Contact :Daniel SCHWEITZ, 59, rue Jules Grévy, 37000-TOURS Daniel.schweitz@free

  • Orcy-sans-H enfin délivrée...

    Surprise ! Vous vous souvenez, elle nous revenait des îles, lointaines, débarquant avec ses idées okelouf... elle avait souhaité "défrucher le paranthaje" de ses autochtones katavocéens , mais ils s'étaient enfui, cachant leurs boîtes à images animées, seule préoccupation dignes à leurs yeux à partager avec leurs miniboîtes à paroles cellulaires. Comme elle n'avait plus de connexions ni de moyens légitimes et honnêtes de renouer avec "sa" civilisation, elle s'était retirée sur les hauteurs et falaises du Nord-est de Lemonum (aujourd'hui Monts Beurnache), assez bien protégée dans un abri sous roche, clos, jadis appelés "troglos" . Elle a donc attendu le dégel, et la voilà enfinnnn, enfinnn libre : free! comme il est dit dans l'un des vieux patois d'Europe. Elle a tenu, à adresser ce message d'amitié ...et d'attente, aux amis de Belvert qui se comptent désormais et désordonnés en cents et milles...:

    medium_carte-poitou-pigmes.jpg

    ©L'Actualité Poitou-Charentes.
    " Houba, houba ! z'amis de Beauverg : Enfinn, suite à moults appels et menaces, me voilà enfin connectée,
    pour le moment encore en bas débit mais l'adsl doit suivre dans ces
    prochains jours. L'on s'appelle et je pense bien à la
    feuille jaune assédic, je vous la remets demain.
    J'espère que la route a été bonne malgré la neige, mais vous êtes bien
    arrivés c'est le principal."
    Voilà ! Il faut s'y faire... Des mots inconnus, dans un de ces vulgaires patois katavocéens dont elle se délecte, sans nous proposer de "glossaire des termes ethniques ou difficles à ingurgiter":
    exemple: Houba ??? ou encore: Z'amis ??? "moults"; "connectée" (pas très poli en plus !); "basdébit" ????'adsl" ??? assedic????? ça ce doit être codé !...
    Je pense que dans les matinées et soirées qui vont s'enchaîner, nous aurons, d'Orcy-sans-H, lumières et éclaircissements.
    N.D.L.R. de Belvert:
    U-Tiens, justement, un message ultra rapide nous est parvenu par une autre voie, celle du bon vieux mel traditionnel :
    "Quant au katavocéen, je vais m'amuser sur quelques définitions... j'ai
    vu aussi qu'Orci qui avait perdu son 'h' a désormais laissé tomber le
    'y' pour le 'i', question d'esthétique sans doute..."
    Amusez-nous, s'il vous plaît avec le langage de vos chers katavocéens, tout en ménageant leur susceptibilité... question d'éthique, de déontologie, tout simplement de respect d'une altérite peut-être encore mal établie, mal assumée. Et puis,Madame la voyageuse, vous avez retrouvé votre "y"... Il n'y avait rien "d'esthétique" dans cette malencontreuse cacographie. Où allez-vous chercher tout cela ? Est-ce là votre éthique ? nous accuser un peu vite ...