jeudi, 01 décembre 2011

Index (provisoire) de chansons de tradition orale recueillies par Michèle Gardré-Valière et Michel Valière

 

Index (tout-à-fait provisoire) des incipits de chansons de tradition orale du Fonds Michèle Gardré-Valière et M.V., recueillies en Poitou et Centre-Ouest, à partir de 1964 (mis à jour le x décembre 2011) :

À Chez-Blanc petit village

À dix-huit ans, la petite Joséphine

À dix-huit ans, j’avais six amoureux

Ah ! Ah ! Ah ! dit la chandelle

Ah ! De bonjour gentille bergère

Ah ! J’ai fait mon Tour de France et m’y voilà de retour

Ah ! Ma douce amie, que cette fleur qui est sur ton front

Ah ! Mon beau château

Ah ! Que les femmes al y sont sottes

Ah ! Qu’elle est gentille ma fille

Ah ! Qu’elles sont bêtes les femmes

Ah ! Qui la dansera le mieux, la guimbarde

Ah ! Qu’il est malade ce bras

Ah ! Si tu veux belle Isabeau je ferai ta fortune

Ah !  Tout un jour je m’y promène           

Ah ! Tu l’emmènes, tu l’emmènes, ma mignonne

À l’âge de quinze ans, Rosette se marie

À la malaco, l’on chasse

À la manico on y danse on y danse

À l’âne, à l’âne

Allant à la fontaine pour cueillir du cresson

Allez, allez Joli Vermé

Allons la belle voilà que c’est nuit

Allons ensemble les camarades là

Allons mon ami Thomas, tu t’approches de la rabistoquette

À l’ombrage sous l’ormeau

Amène-la donc ta penaillon

Amène-lou donc ton penaillon

À Paris chez ma tante un oranger l’y a

À Paris, mesdames, devinez ce qu’il y a

À Paris sur le youp youp nipe nipe

À Paris y avait un marchand

À quinze ans j’étais gentille

Arrêtez arrêtez cocher

Arrousons-nous la dalle, la dalle

À Saint-Romain, c’est un petit bourg

Au bal de Chez Tapon, mon chausson a pas de bavette

Au bout de la septième, l’amant est revenu

Au jardin de mon père, il y a des orangers            

Au jardin de mon père, ô joli cœur de rose

Au régiment, on a de l’agrément

Beau rossignol de France

Belle, avant de t’y quitter, veux-tu m’y faire la promesse

Belle batelière Élisabeau

Belle fillette y gardant son troupeau

Belle si j’étais dans ton vert pré

Belle si i étions dans ton vert pré

Bigorneau, bigorneau

Biquette veut pas sortir des choux

Boés, boés, boés en donc de thio petit vin

Bonhomme en s’y rendant de la foére

Bonjour bonne maman je suis dans la tristesse

Bonjour cabaretière

Bonjour mademoiselle

Bonjour ma bonne mère, je suis dans la tristesse

Bonjour madame la Marceline

Bonjour, mademoiselle, comment vous portez-vous

Bonjour ma petite bergère, aimable Jeanneton

Bonjour monsieur le curé, ma bourgeoise m’a-t-envoyé

Bonjour petite bergère à quoi y pensez-vous

Bonjour petite bergère au clair de ce beau jour

Bonjour petite bergère

Bonjour petite bergère            (là-haut sur ces roches)

Bonne maman je suis fort ennuyée

Bonser, petit bonhomme, la la

Bonsoir messieurs, mesdames, comment va la santé

Bourguignon, que tu danses bien

Buvons en de cet enfant qu’on a trouvé dans les vignes

Buvons, trinquons, divertissons-nous

Buvons un coup laissons point de terre

Ce sont trois voltigeurs qui s’en vont en Égypte

C’est la fille à Jean Brisquet

C’est la fille de la meunière qui se balade avec Thomas

C’est là-haut sous l’ormeau

C’est la manico qu’on y danse

C’est la petite Germaine, mariée dès onze ans

C’est la petite Germaine, s’y marie dès douze ans

C’est le boutineau qui se danse qui se danse

C’est le curé de Nantes

C’est le dimanche dans la matinée

C’est une belle aux yeux bleus

C’était le curé de Saint-Denis

C’était la fille d’un geôlier

C’était la fille d’un perruquier

C’était le duc de Bourbon

C’était pour la veille de la Saint-Jean

C’était pour un premier mai

C’était pour un premier de mai

C’était trois jeunes garçons qui s’en vont en Afrique

C’était un capitaine le soir de ses noces

C’était une bergère, rouli, roulons, roulette

C’était une jeune fille qui n’avait pas quinze ans

C’était une fille aux grands yeux bleus

C’était une fille, une jolie fille

C’était une fille muette

C’était une jeune fille qui voulait s’y marier                        (la fille du père millionnaire)

C’était une pauvre vieille qui menait son âne aux champs

C’était une petite lingère

C’était un moine, prieur du couvent

C’était un moine qui s’appelait Simon

C’était un petit moéne, qui d’amour vivait

C’était un vieux paysan, revenant de l’ouvrage

Cette nuit j’ai fait un rêve

Chez nous dans le temps

Chez nous i avions daus bœufs

Chez nous avions une âne toujours

Chez nous j’avions un jau

Chez nous, nous étions trois filles

Connaissez-vous Gabériole

Connaissez-vous la triste histoire de celui qu’on nomme Beau-blond

Dans ce petit bois, ah ! devinez ce qu’il y a

Dans ce petit bois charmant

Dansez donc les filles, dansez donc les gars

Dans le jardin de ma tante, il y a un cerisier

Dans le pays de la Gâtine

Dans un bocage

Dans un chemin l’y passe trois gentils capitaines

Dans une maison, il y a trois filles

De bon matin, le grand Pierre se lève

De bon matin je me suis levé

Dedans notre village, il y a-t-un avocat

Dedans la Tour de Londres, là-haut, là-haut

Dedans la ville de Lyon, il y a une geôlière

Dedans Paris la grande ville

Dedans Paris l’y a-t-une danse

Dedans Paris l’y a une gentille brunette

Dedans Paris l’y a une jeune couturière

De me marier-t-o y a quinze ans

Derrière chez mon père                                    (le pommier doux)

Derrière chez nous, il y a des choux

Derrière chez nous, savez-vous ce qu’il y a

Derrière chez nous y a-t-un étang            (elle ne sera pas fille longtemps)

Derrière chez nous y a-t-un étang             (et la deridondaine)

Derrière chez nous y a-t-un étang            (la voilà la table des bons enfants)

Derrière chez nous y a-t-un étang              (le foin coupé, il faut le faner)

Derrière chez nous y a-t-un étang            (ô ma gentillette)

Derrière chez nous y a-t-un étang             (tambour battant)

Derrière chez nous y a-t-un petit bois            (qui nous amène des noix)

Des artichauts des choux pommés, dans le jardin de la jardinière

Des boudins des boudins de ma grand-mère

Deux gros nigauds de notre village

Dis-moi beau grenadier

Dimanche au soir à ma porte

Ding dong carillon qui qu’est  mort

Dira-t-elle oui sans rire ?

Dites donc vous autres les filles à présent

Dodo berline, sainte Catherine

Dodo petite, sainte Marguerite

D’où venez-vous tout crotté monsieur le curé

D’où viens-tu mon gentil bossu

Écoutons l’aventure, c’est d’un jeune guerrier

Eh, vins donc là camarade bergère           

Élise, Élise était sous ses ormeaux

Elle a dit oui sans rire

En m’y rendant de la foère

En m’y rendant de métives

En m’y rendant des noces, buvons nous allons

En m’y rendant des noces de mon neveu

En passant devant sa porte, trois petits coups frappa

En passant devant un pré, les grillons chantaient

En revenant de Saint-Denis-t-en France

En revenant des noces, buvons nous allons

En revenant des noces, buvons nous y en allons

Et à Paris, y a-t-une vieille

Et en revenant de Saint-Gilles

Et toi, ma brunette, veux-tu te marier

Et vous l’avez ben tous connus

Eugénie, les larmes aux yeux

Faut pas de bourse à ces jeunes gens

Fillettes de quinze ans faites donc pas tant les fières

Fume ta pipe Napoléon

Hélas mon père m’a mariade

Hélas mon père m’y marie

Henriette était fille d’un baron de renom

Holà ! ma petite mère

I la mangerons la soupe la soupe

Il avait courte taille, on l’avait marié

Il est mort le père aux louis d’or

Il était une petite bergère qui les gardait ses blancs moutons

Ils étaient trois conscrits qui s’en vont à la guerre

Il y a un petit bois

Il y a-t-un bon prêtre dans notre village

I vas vous chantar une chanson qu’ol est ren que daus menteries

J’ai bien servi pendant sept ans la France

J’ai cueilli une belle rose

J’ai de la richesse et de beaux châteaux

J’ai demandé à ma femme, j’ai demandé son avis

J’ai demandé-z-à ma mère, la mariée quand je la serai

J’ai fait l’amour à une brune

J’ai fait une maîtresse trois jours y a pas longtemps

J’ai fait une maîtresse y a pas longtemps

J’aime la galette

J’ai plumé la tête de mon alouette

J’ai quinze ans et je suis sage

J’ai un amant, deux j’en voudrais

J’ai vingt-cinq ans, ah ! je suis sage

J’ai vu le loup, le renard, le lièvre

J’avais deux camarades

J’avais rêvé de vivre sans ménage

J’avais une maîtresse aux Trois Piliers

Je me lève de bon matin quand le soleil se couche

Je m’en fus cueillir des noix

Je me suis engagé pour l’amour d’une blonde

Je me suis-t-engagé dans le régiment de France

Je mets ma charrette sur mon dos

Je ne veux plus garder les vaches

J’enlève de ma pochette

Je passai derrière le bois, le coucou chantait

Je sais bien une chanson de pur mensonge

Je suis lasse d’être fille

Je suis venu ce soir du fond de mon bocage

Je suis venu pour vous tromper

Jeune militaire revenant de guerre

Je viens t’y dire adieu, ma charmante Marie-Louise

Je viens t’y voir ma bergère du champ

La bèla Janèton

La boulangère a des écus

La fiancée nous l’emmenons            (petit papillon volant)

La fille d’un geôlier

Là-haut, là-haut, sur la montagne, il y a trois petits moutons blancs

Là-haut parmi ces champs

Là-haut, sur ces chaumettes

Là-haut sur la montagne, trois petits oiseaux chantaient

La lessive est roulée

L’alouette sur la branche

La Magali voulait bien dormir

La mariée qui perd son chignon

La mariée s’en va devant

La mariée s’en va devant            (la foére qui la galope)

La mariée s’en va vite vite la mariée s’en va l’a ripé

La mère Fanchette arrive avec son caillon

La mère Gauduchon s’en va-t-au bois

La mère Julie veut s’y marier

La monterons-nous la côte la côte

La quarante est là qui ne tremble guère

L’autre jour en se promenant

L’autre jour je m’y promène

L’autre jour, un jour de foire

La vieille a mis son bea caillon

Le bonhomme en s’y rendant du bois                       

Le coucou s’en va nous ne le verrons guère

Le curé ne veut pas que thiés gars bigheant

Le fendeur dans les bois, dans sa loge jolie

Le jour qu’i étais la mariée

L’entends-tu, mignonne

L’entends-tu mon goret, ma bernée bouille

Le numéro un est arrivé, sur la marine faudra aller

Le père Mathurin n’a plus de chapeau

Le premier est un pêcheur

Le roi a une fille à marier

Le roi avait un fils

Les filles de Saint-Maurice s’en vont à la ballade

Les voici les voilà les culottes rouges

Le vieux bigeait la vieille, la vieille bigeait le vieux

Ma bonne amie, je t’y fais mes adieux

Mademoiselle, vos yeux sont languissants

Ma douce amie que cette fleur qu’est sur ton front

Ma femme al est malade, en grand danger d’y mourir

Ma femme m’y dit de bercer le pouperon

Ma fille pour ton mariage

Ma journée est finie

Ma maman ne veut pas payer

Maman je voudrais maman je voudrais

Ma mignonne est au village, au village tout là-bas

Ma poulette a trois poulets

Maréchal de France revenant de guerre cherchant ses amours

Margoton prend son panier  la voilà partie-z-aux mèles

Marie dans le mariage

Marie-Jeanne s’en va-t-au moulin

Marie-Madeleine a les pieds petitons

Marie, ma petite Marie

Mariez-moi ma mère dès l’âge de quinze ans

Marion tu perds ton chignon

Martin va-t-au bois

Mathurine en jupon court s’en va à la messe

Ma tunique a un bouton, marchons

M’en vais-t-à la foire de Parthenay

Mes amis faites attention que je vous dise une chanson

Mes chers amis, je vais vous chanter

Mes petits gorets dansiant

Messieurs, j’ai fait connaissance

Mettez le foin au râtelier, voilà les oueilles qu’arrivent

Mon Jean, Petit-Jean s’en va-t-aux vignes                       

Mon mari était malade

Mon père avait cinq cents moutons

Mon père avait un carré de pois

Mon père avait une âne

Mon père galopait

Mon père le m’y marie dès l’âge de quinze ans

Mon père m’a donné des rubans, des rubines

Mon père m’a donné-t-en maridatge

Mon père m’a mariée à quinze ans et demie

Mon père m’envoyait au marché

Mon père m’y marie en croyant d’y bien faire

Mon père s’en va-t-au marché, ma mère s’en va-t-aux noces

Mon père voudrait m’y marier

Morbleu de ventrebleu, dis-moi donc, belle Madelon

M’y promenant sur la Charente  faisant mon tour faisant ma ronde

M’y rendant de la foére

Napoléon disait à Joséphine

Ne l’ai-je pas bien passé mon temps

N’entends-tu la biche dedans les bois

Nous avions une chèvre qu’était intelligente

Nous étions trois filles, bonnes à marier

Nous sommes venus ce soir

Nous sommes venus vous voir

Oh ! J’ai-t-un petit oiseau Isabeau

Oh ! Le joli petit métier

Oh ! Que je l’aime, oh ! Que je l’aime la fille de l’Auvergnat

Oh ! Sur le pont de Nantes la veille de la Saint-Jean

Ol était la mère ageasse

Ol était une chèvre qui va jamais aux champs

Ol était une petite vache noire

Ol était un garçon que l’appeliant Simon

Ol était un petit bonhomme            (le cuilleri)

Ol était un petit moine qui d’amour vivait

O m’est venu commandement

On y danse la lourde

Où allez-vous si pressé, curé,curé

Où est la marguerite

Où vas-tu belle boiteuse

O vinguit un ordre chez nous

Papa, maman, mariez-moi

Par derrière chez mon père, y a-t-un petit bois charmant

Pas de lièvre, pas de lapin

Père père regardez si vous m’aimez

Perrine était chambrère

Pète donc vieille tant que tu voudras

Petit capitaine revenant de guerre en cherchant ses amours

Petit-Jean, Petit-Jean s’en va-t-aux vignes

Petit tambour se revenant de guerre

Piquons, belle Madeleine

Pour bien la dançar

Pour danser le rat

Prends tes bots guenipe

Prête-moi ton couteau

Quand j’atais chez mon père

Quand j’étais apprenti pastouriau chez mon père

Quand j’étais chez mon père, fillette à marier

Quand j’étais chez mon père, fillette à marier dondaine

Quand j’étais chez mon père, garçon à marier, voyez

Quand j’étais chez mon père, lon et la, tra la la, fillette à marier

Quand j’étais chez mon père, mon père Landerniau

Quand j’étais chez mon père, oueille la coue nègre, fillette à marier

Quand j’étais chez mon père, petite à la maison

Quand j’étais chez mon père, petit gars pastouriau

Quand la bergère s’en va-t-aux champs, toujours filant

Quand la bergère s’y en va-t-aux champs filant sa quenouillette

Quand la Marion s’en va au molin                        (filar sa colha de bren)

Quand le curé s’en va pour cueillir la noisette

Quand les garçons partiront, toutes les filles pleureront

Quand le valet s’en va-t-aux vignes

Quand Marianne va-t-au moulin

Quand Margoton s’en va-t-au bois

Quand Margoton s’en va-t-aux mèles, son panier sous son bras

Quand mon père s’en va-t-au marché

Quand un beau jour je m’y promène (turlututu)

Quand un jour je m’y promène tout le long de ces vallons

Quitte ton troupeau bergère

Qui veut savoir une chanson            (c’est d’une fille et d’un garçon)

Récitons l’aventure, c’est d’un jeune écolier

Réveillez-vous la belle, je viens vous avertir

Rossignolet du bois joli

Rossignolet du bois, rossignolet sauvage

Rossignolet sauvage, rossignolet des bois

Sainte Marguerite, endormez-moi cette enfant

Sargallon s’en va-t-à la messe

Saute, saute, les poils de mes chausses

Sautez donc, vous n’y sautez guère

Sautez mesdemoiselles

S’en allant à la fontaine pour cueillir du cresson

Si j’avais une femme

Si je suis fillette sans amant

Si je viens t’y voir ma charmante maîtresse

Si tu cheus dans thio creus, malireu

Si tu savais mignonne

Sous ces trois rosiers blancs

Sur la rivière de Bordeaux

Sur le pont du Nord, joli cœur de rose

Sur mon chemin, j’ai rencontré les filles du coupeur de paille

T’as bu bonhomme

T’aras de l’aglland

Tins-te ben i allons galoper

Tombis, m’y cassis la jambe

Ton beau temps, ma jeune fille

Ton devanteau ma chambrière

Ton petit cotillon Lisette (ou Marjolaine)

Ton petit chien bergère

Tout le long de la mer, lon, la

Tout près d’un cerisier, y avait une jolie fille

Tout un jour s’y promène tout le long de ces vallons

Trempez la soupe, trempez la donc

Trois beaux navires sont arrivés

Trois fois passera la dernière la dernière

Trois jeunes tambours revenant de la guerre

Trois matelots, leur pipe allumée

Tu l’apporteras le petit pot, le petit pot

Tu m’as fait venir ici mei

Tu n’auras pas ma queue de mouton, ma tante rose

Une coquette de Paris

Un beau jour je me promène tout le long de ces vallons

Un biau jour de fête

Un dimanche après les vêpres

Un jour ma tant plantit un pépin dans son jardin

Un jour un jour m’y promenant

Un jour une bergère appelée Isabeau

Un oiseau sur la branche faisait cui cui

Veux-tu veux-tu ma mignonne

Viens, viens, viens, malheureuse viens

Vins donc fainéant

Vire tes oueilles, berghère

Vive les conscrits de Saint-Gaudent

Voici la Saint-Jean la grande journée

Voici le mois d’avril rendu

Voilà Christophe parti au marché

Voilà la poule, avec ses quatre poulets

Voilà un an et demi qu’on a marié la petite Marie

Vous n’irez plus au bal madame la mariée

Y a trois hussards allaient en promenade

Y a-t-une jeune mariée qui regrette bien ses amours

Y a-t-un nic dans thio prunier

Y a-t-un rat dans le grenier

 

(Pour tout renseignement éventuel, nous contacter)

jeudi, 03 novembre 2011

Musiques et Traditions Orales de Normandie en novembre, avec l'associations La Loure


Deux rendez-vous de choix se profilent autour des traditions chantées, de Normandie et d'ailleurs :
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10-13 novembre : Pays de Caux - Pays de Chanteurs - Fécamp (76)
Colloque, concert, bal/fest noz, café chantant, soirée ciné documentaire...
Attention, n'oubliez pas de vous inscrire pour le colloque, ça se remplit très vite... et les places sont limitées ! 
La fiche d'inscription : ici 
Le programme complet de ces rencontres : ici 

19-20 novembre : La Nuit du chant traditionnel - Torchamp (61) 
Veillée en chansons, bal à la voix, rando chantée, apéro chanté...

Le programme est ici ! 


Affiche NDC 2011 Web.jpg


Au plaisir de vous rencontrer lors de ces prochaines manifestations normandes.  
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Association La Loure

Musiques et Traditions Orales de Normandie
2, rue St-Martin
14500 Saint-Martin-de-Tallevende
Tél. : 02 31 68 73 49
laloure@wanadoo.fr - Site : laloure.org

lundi, 31 octobre 2011

En hommage à Conrad Laforte et à son œuvre sur la littérature orale du Québec

 

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vendredi, 29 juillet 2011

PORTES OUVERTES du CIRDOC pendant la durée du Village Occitan de la Féria de Béziers

Du 11 au 15 août 2011 sans discontinuer, et de 13h à 20h chaque jour,


Venez découvrir le patrimoine occitan au CIRDÒC en profitant des collections et de

la fraîcheur douce dans le bâtiment...

Vous serez accueillis avec plaisir par l'équipe du CIRDOC avec au programme :

De 13h à 18h: Ouverture des salles de lecture, consultations et emprunts ou

restitution de documents, conseils...

Entre 17h et 20h : Visites commentées de l'exposition "Jòga !".

Cette exposition originale et exceptionnelle, conçue par le CIRDOC en

partenariat avec des spécialistes du théâtre d'òc contemporain, y est installée

jusqu'au 23 Décembre 2011.

"Revivez 42 ans (1968-2010) de création d'un théâtre populaire contemporaine

en Occitanie et découvrez l'aspect original et bien vivant de la création occitane

actuelle,expression artistique à la fois militante et populaire, qui perdure

au sein de nombreuses compagnies professionnelles et amateurs d'aujourd'hui".


Ne manquez pas cette agréable occasion d'aller à la rencontre, gratuitement,

de 1000 ans de culture occitane ! À deux pas en sortant du CIRDÒC, 

le village occitan vous tendra les bras et ensoleillera votre soirée avec de la

musique, de la danse, du chant et de la gastronomie "à la mode d'ici".


Pour plus de renseignements n'hésitez pas à contacter :

04 67 11 85 10 ou secretariat@cirdoc.fr

(version occitane ci-après)

 

De l'11 al 15 d'agost, de longa, de 1 ora de la tantossada a 8 oras del ser,

cada jorn (dimenge e feriat tanben),


Lo patrimòni occitan vos espèra per vos far regalar l'esperit, dins la doça frescor

del bastiment del CIRDÒC, al calme, legiretz, escotaretz de musica o agacharetz de vidèos...

Amai los pichons i pòdon venir!

La còla del CIRDÒC, mobilizada per l'eveniment, vos aculhirà amb plaser amb per programa

Entre 13h e 18h: salas de lectura dobèrtas, conselhs, consultacion de libres, manlèus,

retorns de documents manlevats etc.

Entre 17h e 20h: vesitas comentadas de la mòstra "Jòga!" (a respècte de la demanda).

Aquela mòstra es tant originala coma excepcionala, que Lo CIRDÒC la concebèt amb

l'ajuda d'especialistas del teatre d'òc contemporanèu. Demorarà en plaça fins

al 23 de Decembre de 2011.

"I vos assabentaretz de 42 ans (1968-2010) de creacion teatrala d'òc, e i tastaretz

de l'originalitat dels creators del teatre occitan d'a l'ora d'ara, expression artistica

a l'encòp militanta e populara, inventiva e que se perlonga bravament uèi, demercé

lo trabalh de companhiás professionalas e d'amators tanben".


Aquela escasença bèla e agradiva de venir prene lo fresc en tot tastar, a res non còst,

de la riquesa de mila ans de cultura occitana, la manquetz pas! Amai al sortir d'aquí,

a quatre passes, lo vilatge occitan vos aculhirà per una brava serada de musica, de dança,

 

 

 

de cançons amb de bonas taulas "a l'occitana".


Per ne saber mai sonatz al 04 67 11 85 10 o mandatz un messatget a 'secretariat@cirdoc.fr'


 

 

 

dimanche, 18 octobre 2009

Sauvegarder, inventorier, étudier, transmettre le patrimoine culturel immétériel

Communiqué de presse : Le 16 octobre 2009, à Nantes, a été présenté l'OPCI (Office du Patrimoine culturel immatériel)

Le 16 octobre, au café Cascabel à Nantes, les membres de l'OPCI - Association interrégionale de coopération technique et d’expertise pour la sauvegarde, l’inventaire, l’étude et la transmission du patrimoine culturel immatériel - ont présenté les buts de la nouvelle association, les premières actions menées, et les nombreux projets en cours.

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© Tous droits réservés, 2009.

Cofondé par 32 spécialistes (universitaires ou chercheurs privés), l'OPCI se propose d'être un nouvel outil national au service de tous pour sauver et promouvoir le « Patrimoine Culturel Immatériel » (musical, linguistique… en fait tous les savoir-faire et traditions des mondes paysan, maritime, fluvial ou ouvrier ; des différents milieux culturels, etc.).

Contacts : Michel Colleu,  michel.francoise.colleu@wanadoo.fr 06 34 96 03 13 ; Guillaume Veillet guillaume.veillet@libertysurf.fr 06 18 08 91 35

Président : Jean-Pierre Bertrand  jpb.bertrand@yahoo.fr 06 07 66 31 21

mercredi, 05 novembre 2008

Les anciens cimentiers d'Airvault (Deux-Sèvres) se racontent, le 8 novembre 2008

Comme suite à la mission d'étude confiée à Aurélie MELIN, d'ORCI, par L'association Les Amis du Musée, le pilote de Belvert, chargé d'accompagner cette recherche depuis le montage du dossier, a été sollicité pour "animer" la réunion des anciens cimentiers rencontrés et incités à "se" raconter par la chercheuse. Aurélie Melin, naturellement, concourra à l'animation de cette après-midi à laquelle nos visiteurs sont cordialement invités à venir rencontrer les cimentiers, les membres de l'association, ainsi que la petite équipe des chercheurs d'ORCI. 

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mardi, 16 janvier 2007

Un mot de Rebecca sur "un fond à la dérive"

J'ai lu avec interet ce que vous avez écrit au sujet des difficultés de
conservation du fond sonore que vous avez créé...
Evidemment c'est un problême de fric mais surtout aussi de force d'inertie ?

Je ne sais pas comment on pourrait faire... Moi quand je pense à ce
problême c'est aussi parce que depuis deux ans maintenant je travaille
avec la matiére "son". J'ai des connaissance en ce qui concerne
l'acquisition numérique, montage, mixage et je connais des personnes
ressources qui savent m'aider ou mettre à ma disposition leur talent
dans ce domaine.

Avez vous fait des demandes de subventions ou des choses comme ça ? Est
on obligés d'attendre que l'université réalise l'importance de ce fond ?
Mais peut etre en est elle la proprietaire maintenant ?

Voila, tout ça pour vous dire que je veux bien, si vous avez besoin de
moi (dans la mesure de mon emploi du temps musclé) penser avec vous à
l'archivage de votre fond. Ou même suivre de loin vos démarches quand à
sa sauvegarde.

Je pense qu il y a encore quelques solutions à trouver pour cela ! Il le
faut !
Bien à vous,
Rébécca

Note du Pilote:
Merci mademoiselle Rébécca de votre intérêt. Votre réaction ne m'étonne pas.
Je me souviens bien de vos premiers pas en socio ; de votre passage remarqué au cours d'ethnographie de la France, de vos investigations sur la ville remarquable et pourtant trop méconnue de Rochefort-sur-mer, enfin de votre émigration chez les documentaristes dont votre tournage sur la Place de la Liberté. L'image, le son, les questions de société vous passionnent, la dynamique de groupe aussi, au travers de votre association...
Je tâcherai de vous tenir au courant des "avancées" ou du "retrait", des solutions alternatives éventuelles qui ne manqueront pas de se faire jour.
Merci encore de votre concours.

dimanche, 14 janvier 2007

Archives sonores en difficulté

Didier Bouillon,
Président de la Section
« Anthropologie sociale, ethnologie et langues régionales » du
Comité des Travaux Historiques et Scientifiques (CTHS)

communique:

Nous ne pouvons que nous indigner devant l’incurie dont font preuve les responsables de la conservation du Fonds Valière.

Il n’est pas utile de rappeler ici tout l’intérêt de ce fonds, qui a servi et sert encore aujourd’hui de référence, tant dans le domaine des ethnotextes que dans celui des langues régionales, pour ne citer qu’eux. Mais, nous le savons tous, le support magnétique est extrêmement fragile et se dégrade avec le temps ; d’autre part, les matériels qui en permettent une lecture performante se raréfient de jour en jour. À titre d’exemple, les archives sonores de FR3 Guyane ne sont plus consultables aujourd’hui, faute de magnétophones encore capables de les lire.
La numérisation des bandes ne constitue pas une opération à réaliser lorsqu’un supplément de subvention le permettra, ou à l’occasion d’on ne sait quelle opération médiatique, mais une nécessité dont l’urgence requiert qu’elle fasse l’objet d’une priorité programmée. La décentralisation a donné aux régions de nouvelles compétences, les centres universitaires s’organisent en pôles régionaux : sauront-ils être à la hauteur des nouvelles missions qui leur sont confiées ?

Un fond à la dérive : Le Fonds Valière à La Bibliothèque Universitaire de Poitiers: une Belle au Bois dormant ?

Ceci est une bouteille à la mer , à laquelle plusieurs visiteurs ont déjà répondu... et s'en sont émus. Nous laissons flotter encore quelque temps cet "objet"...
Ce fonds d'archives sonores (1965-200x) voulu et créé en 1974 à la la Faculté des lettres et des Langues de l'Université de Poitiers, L'Office Audio-Visuel, La Bibliothèque Universitaire qui avait tenu à une certaine époque à le signaler au titre du Patrimoine des bibliothèques, n'a pas connu d'accroissement signaficatif depuis plusieurs années, puisque l'inventaire et le catalogage ne sont pas assurés depuis plus de 10 ans, et aucun projet de conservation par numérisation de ce patrimoine (sur support particulièrement vulnérable) n'a été entrepris.
Le Fonds actuellement représente 5 à 6OO bandes magnétiques sur les 2500 potentielles... que nous conservons à notre domicile près du jardin de Belvert.
Nous rappelons que nous n'étions pas personnellement demandeurs à l'époque et que nous avons accepté de mettre notre fond à la disposition du public, à titre gracieux, sur une sollicitation expresse de la "puissance "publique universitaire, dont nous avons tôt compris son "impuissance" à agir aux marges de son activité fondamentale.
Faudra-t-il envisager de délocaliser vers le Québec, par exemple, ce fonds documentaire exceptionnel réalisé surtout dans le Centre-Ouest de la France, mais aussi dans les territoires d'OC... ainsi que dans d'autres régions ou pays d'Europe ?
Amis lecteurs et visiteurs, chercheurs ou simples curieux passionnés de culture populaire, de parlers locaux (oc, oïl) ou régionaux, de chansons, de contes, de récits de vie... contribuez à "réveiller" la Belle au Bois dormant sur les rayonnages vieillots et empoussiérés du cagibi où les phonogrammes ont été relégués et laissés quasi à l'abandon, sous clef, cependant.avec quelques proches et amis. Cette mémoire, c'est peut-être la vôtre, celle de vos amis, de vos aïeux... Préservez-la au moins pour vos propres descendants.

Une visiteuse en ce matin du 10 janvier nous a donné une piste de réflexion :

"...pourquoi, si l'Université ne fait rien, ne pas s'adresser aux
Archives départementales. De plus en plus (Lot, Cantal, Tarn et ailleurs) se
créent des départements d'archives sonores et audiovisuelles dans les A. D.
qui sortent du "tout papier" ...
C'est ainsi que les collectes de Xavier Vidal sont entrées dans les AD du
Lot à Cahors, provoquant ainsi la création de la section archives sonores et
permettant de créer un poste pour une ethnologue (Dominique Saur)... J.B."

Merci madame J. B. de cette intervention. Je pense que nous allons étudier sans tarder cette situation alternative.
J'avais confiance en l'État, en l'Université, en l'Université de Poitiers... à laquelle ce fonds était destiné sans contrepartie autre que d'en assurer conservation et consultation... ce qui est déjà beaucoup. Raison invoquée: Manque de moyens... J'ajouterai de .... (chacun mettra ce que bon lui semble).
Ce fonds, souvent cité en exemple vu la date des collectes (a/c 1965) et de son ouverture (1969 à la BNF et 1974 à la B.U. de Poitiers) a été longtemps considéré comme pionnier, venant combler le "retard français" en ce domaine dont a parlé l'historien Philippe Joutard ("Ces voix qui viennent du passé", Paris, Hachette, 1983, p. 126 sq.). Il a vu défiler des utilisateurs, généralement universitaires d'Allemagne, d'Australie, du Danemark, d'Écosse,de Suisse, de Kabylie... et naturellement des enseignants et des étudiants de l'Université de POITIERS et d'ailleurs.

Il en est qui verraient bien partir ce fond au Québec , ou en Acadie, "puisqu'il y a preneur". Nous ne savons pas encore s'il ya preneur, mais nous le subodorons et allons le savoir très rapidement, puisque nous préparons pour le mois de mars, avec Jean-Nicolas de Surmont, belgo-québécois, un ouvrage de miscellanées en hommage au folkloriste Québécois Conrad Laforte, auteur d'importants travaux sur la mémoire contée et chantée du Québec, de la Belgique et de la "Vieille France". En tout état de cause, ces archives orales, inédites pour l'essentiel, sont une partie de la mémoire collective qui vient compléter sans les remplacer les traces écrites archivistique, l'histoire locale
ou même la littérature régionale, régionaliste ou "universelle". Il est vrai, personne n'a mieux décrit un comice que Flaubert, et Millet a immortalisé des émotions du monde rural... Mais nous eu la chance, peut-être, l'énergie aussi et surtout, et nous avons pris soin de réveiller des sons, des voix d'un autre âge, des textes dont certains s'enracinent au Moyen-äge, parfois plus loin encore, beaucoup au XVIe siècle.
Ces archives perdues, ces traces irremplaçables seront à jamais effacées.
C'est vrai, il est des choses plus importantes sur terre, tant d'enfants qui meurent de faim, d'abandon, de violences, mais ceci n'est pas de la même nature et ne se traite pas au même endroit. Nous y participons aussi, à notre façon, mais sur d'autres territoires qu'il n'y a pas lieu de rendre public.

samedi, 09 décembre 2006

Appel à collaboration par nos collègues ibériques

Estimados amigos:

Nuestra revista electrónica Culturas Populares está a punto de sacar a Internet su número 3, al que se podrá acceder de forma libre y gratuita (ya se puede acceder en el resto de los números) en la dirección

www.culturaspopulares.org/

Todos vosotros, que os distinguís por vuestra labor de recuperación y de estudio de tradiciones orales y populares muy diversas, estáis invitados a colaborar, del modo que gustéis, en los próximos números, con cualquier artículo, estudio o material que consideréis interesante.

Estamos en pleno proceso de crecimiento, y crecer con vosotros será un privilegio.

Saludos cordiales. Y os esperamos.

José Manuel Pedrosa
Santiago Cortés
Culturas Populares: Revista Electrónica
www.culturaspopulares.org/

jeudi, 14 septembre 2006

CORPUS ORAUX: Guides des bonnes pratiques

La DGLFLF du ministère de la culture et de la communication vient de publier un ouvrage (vraiment spécialisé) destiné aux chercheurs (linguistes, ethnologues, historiens, sociologues etc...) qui collectent et diffusent des archives sonores. Cet ouvrage (192 pages; 14 €) a été ccordonné par Olivier Baude (olivier.baude@culture.gouv.fr) et édité (2006) par CNRS-Éditions (Paris) et Les Presses universitaires d'Orléans. Selon le coordonnateur "la rédaction de ce guide représente une expérience unique"; elle réunit : chercheurs universitaires et du CNRS, conservateurs, juristes et informaticiens pour élaborer une démarche commune dans le respect de la loi et de l'éthique".
(une version anglaise est en cours, qui sera suivi d'une version en espagnol...)

O.Baude , dans un argumentaire (Culture et Recherche, n° 109, été 2006, p. 2) rappelle que " de nopmbreux documents sonores uniques, conservés sur des supports physiques en fin de vie (bandes magnétiques), sont voués à disparaître à tout jamais dans un délai bref..."
À Belvert, nous ne pouvons qu'espérer que les instances dirigeantes de l'université de Poitiers: Présidence, direction des UFR de lettres et langues; de sciences humaines; de la Bibliothèque universitaire (lettres) qui ont en charge depuis 1974 le Fonds Michel Valière, actuellement en déséhérance alors qu'ils ont souhaité l'obtenir et en ont fait un titre "patrimonial" en un moment donné, se jettent sur cet ouvrage... Belvertissimes, et autres visiteurs:Animuliens et autres demandez des comptes sur un patrimoine qui a été donné (ah, si seulement on avait songé à le vendre, peut-être sa valeur en eût été plus grande et mieux considérée... songeons-y).
Merci de votre patiente lecture, chers visiteurs "abonnés" ou en simples promeneurs d'un soir dans notre paisible jardin.

samedi, 25 février 2006

Un camelot à la foire de Gençay (Vienne)

(Article de Michel Valière, paru dans Aguiaine, Bulletin de la Société d'Ethnologie et de Folklore du Centre Ouest.)


Dans le cadre de diverses missions (CNRS, Phonothèque nationale), promenant mes micros sur les champs de foire et marchés agricoles les plus divers tels que Gençay, L’Isle-Jourdain (Vienne), Lezay ou Parthenay (Deux-Sèvres), Saint-Chély-d’Apcher (Lozère), Barcelos (Nord-Portugal), Debrecen (comitat Hajdú-Bihar, Hongrie), Neufchâteau (province de Luxembourg, Belgique), il m’a été donné à maintes reprises d’enregistrer du bruit, des sons, des paroles, tout un univers sonore particulier dans lequel baignent autant les populations locales, que celles nomades ou de passage.
À partir de 1972, en tant que membre de l’Équipe de recherche associée (ERA 352 — CNRS), dirigée et animée par le Professeur Jean-Louis Fossat, j’ai eu l’occasion de collaborer régulièrement aux travaux de l’Institut d’Études méridionales à l’Université de Toulouse II — Le Mirail. C’est dans ce cadre-là, qu’éleveurs, marchands de bestiaux et de volaille, étalonniers, mais aussi artisans, commerçants, ont été tantôt écoutés, observés et « croqués sur le vif », tantôt sollicités à partir de questionnaires spécifiques pour enregistrer in situ leurs savoirs techniques et professionnels dans une perspective sociolinguistique . Il en a résulté un ensemble de phonogrammes déposés, selon les circonstances, à la Phonothèque nationale, à Paris, à l’Université de Toulouse II — Le Mirail, à la Bibliothèque universitaire de Poitiers et, dans certains cas, au Centre culturel la Marchoise, à Gençay (Vienne). Si quelques-uns ont donné lieu à des études, présentations ou publications, d’autres, en revanche, demeurent encore à l’état de friche, constituant une réserve d’archives sonores en attente d’exégètes ou plus simplement d’usagers .
Parmi celles-ci, figure la « performance » au sens linguistique, d’un habile et facétieux camelot, rencontré un jeudi de printemps 1972, sur le champ de foire de Gençay — qui m’est le plus familier de tous et dont je propose ici une translittération.
Ce « marchand de chaussettes » s’était installé à l’angle de la Route de Civray et de la Rue du 8 mai, devant la Maison familiale rurale. Me trouvant en « pays de connaissance », une interaction rapide s’établit rapidement entre lui et moi, et, par-delà, avec les clients et badauds attroupés.
Écoutons-le attentivement :

[…] « Tiens, dites-donc les amis !
C’est moi le roi de la chausse. Le roi de la chaussette, c’est moi.
Eh bien, écoutez : une paire... Parlez, i m’enregistre. Ah, moi, ça, terminé ! I va me faire rougir. Tiens, la deuxième paire... Je suis un timide, moi. La troisième paire, j’en fais cadeau. Tiens... la quatrième, c’est un supplément.
Eh bien, écoutez Monsieur, parce que je suis là, je vous fais des prix cadeaux, des prix d’amis. La cinquième, c’est pour la fête des pères. Donnez-moi mille balles !
Ça intéresse-t-y quelqu’un ? Je parle pour vous, là, hein, je parle pour vous, je fais... je fais ça pour vous.
Tiens, maman, ça vous intéresse au fait ? Ben j’arrête. Terminé, coupez !
Tiens les amis. (Le camelot frappe alors dans ses mains)
La deuxième paire, Monsieur, c’est un prix cadeau, un prix d’ami. Tenez, Monsieur, parce que je suis là pour faire plaisir à toutes et à toutes. Pour la fête des pères, Monsieur, faut en profiter. Venez voir, non mais, j’insiste, Monsieur... Monsieur, mais venez, j’insiste, Monsieur.
Tenez, la troisième paire, Messieurs dames, j’ai dit que j’en ferai cadeau. La quatrième, c’est par-dessus le marché...
Tenez, les amis, j’ai bien dit : vous êtes tous des amis... on est tous des copains, on est tous des frères ! La cinquième, c’est pour la fête des pères, donnez-moi mille balles ! Tenez, mille balles pour la poignée, ça intéresse-t-y quelqu’un ? Tè, voyez-vous, ça intéresse plus personne maintenant !
Ho ! Messieurs...Mons.mais, dites Monsieur, non, venez voir, j’insiste, non mais, j’insiste, parce que tous les hommes maint...(brouhaha de voix de femmes), les hommes, les hommes, les hommes ont le droit de choisir quand même ce qu’ils veulent et ce qu’ils désirent (brouhaha de voix). Je vous fais un prix d’ami. Je vous fais une paire, tiens, deux paires, la troisième, je vous en fais cadeau. Tiens, écoutez hein, prenez ce que vous voulez, moi, j’insiste pas. La quatrième (bruit de moteur), c’est à vous de décider. Pour vous décider, j’ai bien dit : pour vous décider, donnez-moi, disons cinq.p, donnez-moi mille francs pour les cinq paires
( court syntagme inaudible).
Venez voir quand j’étais petit comme j’étais beau. Je suis là, dans le centre. Venez voir le relief, le cinémascope, le grand écran. J’a bien dit : la télévision chez vous pour pas cher ! Vous n’userez plus de courant, maintenant, ma petite dame. Terminé, maintenant la première, la deuxième, la troisième chaîne.
Tiens, Madame, une paire... Mais, dites donc, vous, c’est à vous, que je fasse une affaire avec vous, maintenant, hein ! »

— « Mais non, mon mari porte que des chaussettes de laine. »
— « Mais i s’en sert comme bonnet de nuit ? »
— « Mais oui... »
Tiens, la troisième, si ça vous intéresse, Madame, je vous en ferai cadeau. Tiens,il y en a presque plus,mais ça fait rien ; ça gagne pas, ça débarrasse. La quatrième, c’est par-dessus le marché, et la cinquième, voyez, eh bien ce sera pour la fête des pères, donnez-moi mille francs.
Tiens, touchez ce que c’est : talon renforcé cent pour cent, résiste à tous les pieds, regardez. Mais c’est pour le mari, Madame, c’est pas pour vous, bien entendu. Oui, mais non, regardez, non, mais, plus franchement, voyez, j’insiste, hein. C’est une qualité supérieure, c’est pas une qualité inférieure, ça...
Tiens ! Dites donc les amis, on voulait faire une affaire avec moi ? V.voulez gagner ? voulez gagner de l’argent, ou gagner des chaussettes ?Comme vous voulez. Tenez, la deuxième, la troisième, Monsieur, la troisième, je vous en ferai cadeau, Madame, parce que vous êtes ravissante ; n’est-ce pas, Monsieur ? La cinquième, c’est par-dessus le marché. Et puis, tiens ! Aujourd’hui, on fait des prix d’amis. J’en mets encore une paire, ça fera encore toujours cinq paires. Donnez-moi mille francs ! Pour les cinq paires ça intéresse-t-y quelqu’un ?
Messieurs dames... Dites, Madame, venez voir pour le mari, ou pour le jeune homme. Profitez-en, tenez, regardez : polyamide cent pour cent, talons renforcés au fil et coton ... ou alors, fil d’Écosse, comme vous voulez, ou bien pour les enfants. Tenez, regardez ce que je fais. Ça vous intéresse pas, ça fait rien. Une paire, deux paires, tiens, la troisième, je vous en ferai cadeau ! »

— « J’en veux pour un petit, moi aussi ! »
— « Un petit ? Bon, alors on fait un petit mélange. Quel âge a-t-il ? »
— « Ah ben, il a six ans. »
— « Bon, tiens, c’est pas ici. Mais, si vous voulez, moi, je vous fais un panaché. »
— « Mélangé ?»
— « On fait un panaché, oui ? On en donne cinq paires pour mille francs. Alors, six ans,vous avez dit ?Quelles couleurs on lui met ? Des rouges, des petites rouges, rouges avec une petite torsade bleue ? »
— « Oh, elles vont être trop petites ! »
— « Ah non ! »
— « Il a un grand pied, hein, je vous assure. »
— « Oh ben, il a un grand pied. »
— « Oui. »
— « Y a pas ? Il a du vingt-cinq, vingt -six, ça suffit quand même ! »
— « Je sais pas, j’en ai un, j’en ai une, mais elle est trop petite. »
— « Faites voir. Ah oui. Mais, dites, oui, mais c’est, c’est, c’est de la polyamide, comme moi. Permettez ! Non, voyez-vous, moi, ça va. »
— « Oui, mais c’est qu’elles y sont trop petites alors. »
— « Vous voulez plus grand que ça ? Moi, je veux regarder de plus grandes. Je voudrais pas qu’elles soient trop grandes, c’est pour ça, hein, je vous dis carrément. Autrement, je vous le dirais pas. »
— « Dans ces rouges, là. »
— « Dans ces rouges-là ? Des rouges, y en a plus je crois bien. Des blanches, ça vous, ça vous, ça vous tente pas ? »
— « Non, c’est pour tous les jours, hein. »
— « C’est pour tous les jours ? Mais ça de toute façon, ça ira, de toute façon. »
— « Oui, mais si a i vont pas ? »
— « Si ça i va pas, vous me les rapporterez ! »
— « Oui, mais non, vous n’êtes pas là toutes les fois ? »
— « Non, non, non, mais non. Vous habitez ici ? »
— « Non, j’habite pas Gençay... » (bruit de moteur sur la route).
— « C’est polyamide cent pour cent. Combien il fait de mari votre pied ? (sic !) Quarante-deux ? Quarante-trois ? Il vous faut en prendre une standard polyamide. Prenez la couleur et la taille que vous désirez. Tenez, vous avez pas d’autres enfants ? Vous en avez d’autres ? »
— « Mais non, j’ai que çui-la ! »
— « Alors, prenez le reste pour deux ! »
— « Mais elles sont trop petites ! »
— « Non... »
— « La prochaine fois ! »
— « Bon, alors, je vais vous en donner des plus grandes... faut, faut en faire ! Vous voulez ? Tiens, des comme ça, ça va-t-y des comme ça ? »
— « Ah bè, je veux pas cette couleur ! »
— « Ah, mon Dieu, je sais pas moi. Dites, si je vous donnais des blanches ? C’est joli, le... le blanc ! Alors, là, j’ai là, j’ai toutes les tailles. Alors, là, heu, dites, ça marche par âge, dix, onze, douze. Ça marche ? » […]

Il en fut ainsi, ce jour-là, de neuf heures du matin, jusque vers treize heures où s’arrêtèrent à peu près les transactions de cette foire bimensuelle qui se tient les deuxième et dernier jeudi de chaque mois.
Rompu à la routine des ruraux qui fréquentent généralement les foires, il proposa avec ruse qu’on puisse lui ramener les objets qui n’auraient pas donné satisfaction . Ce camelot, en fait, n’était pas un habitué des foires de Gençay, et l’on peut émettre l’hypothèse qu’il n’est certainement jamais revenu sur cette place de marché. Il écoulait un stock de chaussettes quasiment toutes de la même taille. J’en achetai d’ailleurs cinq paires moi-même, qui ne durèrent pas plus d’une semaine ; mon épouse pourrait en témoigner. Elle ne m’épargna pas ses sarcasmes, et se moque encore de moi à chaque évocation de ce camelot qui avait d’abord retenu mon attention par cette phrase curieuse (hors enregistrement) que j’aime rappeler, par auto-dérision :

« Même avec un vilebrequin, votre mari ne pourrait pas les trouer ! »

Je n’eus absolument pas le temps d’acquérir un tel instrument, familier des bricoleurs, pour exercer mon sens critique dans le dessein de controuver cette assertion lapidaire ; elles se percèrent d’elles-mêmes, chaque fois, juste à les enfiler au pied !


NOTES

Cf. : FOSSAT Jean-Louis et VALIÈRE Michel, Histoire de la vie rurale en Poitou : récits d’un étalonnier, Toulouse, univ. Le Mirail, 1977, 114 p. Ou encore :
JAGUENEAU Liliane et VALIÈRE Michel, L’Ega blanca (T.1631 A) e autres racontes de maquinhons reculhits a Badalhac, Lespinhan e Beissenac, Poitiers, Institut d’Études occitanes (documents sonores), 1978, 108 p.
Cf., par exemple, le cahier : « Les parlers populaires au Nord du Portugal : enregistrements réalisés par Michel et Pierre Valière pour le compte de la Phonothèque nationale, mars-avril 1970. Commentaires et analyses de Pierre Valière », Nantes, P. Valière, 1970, 54 p., multicopié.
Ainsi, sur la proposition de Michèle Gardré-Valière (professeur de lettres-latin), cette « performance » a été également utilisée comme saynète lors de la fête scolaire de fin d’année du Collège de Gençay, le 28 juin 1979, par des élèves qui avaient choisi pour thème d’expression La foire. Auparavant, en automne 1978, ce petit texte avait fait l’objet, de ma part, d’une utilisation pédagogique en classe de français au Collège Pierre et Marie Curie à Niort (où j’étais alors en poste), pour sensibiliser les élèves de quatrième à l’opposition langue écrite/langue orale.
Il ne demanderait qu’à être « reviré » en poitevin-saintongeais pour des usages similaires !
Mille balles : soit mille centimes, ou dix francs « lourds » de 1961, équivalent environ à un euro cinquante de la monnaie européenne actuelle.
Cette pratique est couramment utilisée, les acheteurs pouvant aller échanger (ou rendre) le produit en question sur ce même marché, ou sur tout autre où s’installe périodiquement le commerçant ambulant. Elle implique une confiance mutuelle entre marchand et client fidèle qui repose sur une parfaite connaissance commune des territoires de chacun.