jeudi, 01 décembre 2011
Index (provisoire) de chansons de tradition orale recueillies par Michèle Gardré-Valière et Michel Valière
Index (tout-à-fait provisoire) des incipits de chansons de tradition orale du Fonds Michèle Gardré-Valière et M.V., recueillies en Poitou et Centre-Ouest, à partir de 1964 (mis à jour le x décembre 2011) :
À Chez-Blanc petit village
À dix-huit ans, la petite Joséphine
À dix-huit ans, j’avais six amoureux
Ah ! Ah ! Ah ! dit la chandelle
Ah ! De bonjour gentille bergère
Ah ! J’ai fait mon Tour de France et m’y voilà de retour
Ah ! Ma douce amie, que cette fleur qui est sur ton front
Ah ! Mon beau château
Ah ! Que les femmes al y sont sottes
Ah ! Qu’elle est gentille ma fille
Ah ! Qu’elles sont bêtes les femmes
Ah ! Qui la dansera le mieux, la guimbarde
Ah ! Qu’il est malade ce bras
Ah ! Si tu veux belle Isabeau je ferai ta fortune
Ah ! Tout un jour je m’y promène
Ah ! Tu l’emmènes, tu l’emmènes, ma mignonne
À l’âge de quinze ans, Rosette se marie
À la malaco, l’on chasse
À la manico on y danse on y danse
À l’âne, à l’âne
Allant à la fontaine pour cueillir du cresson
Allez, allez Joli Vermé
Allons la belle voilà que c’est nuit
Allons ensemble les camarades là
Allons mon ami Thomas, tu t’approches de la rabistoquette
À l’ombrage sous l’ormeau
Amène-la donc ta penaillon
Amène-lou donc ton penaillon
À Paris chez ma tante un oranger l’y a
À Paris, mesdames, devinez ce qu’il y a
À Paris sur le youp youp nipe nipe
À Paris y avait un marchand
À quinze ans j’étais gentille
Arrêtez arrêtez cocher
Arrousons-nous la dalle, la dalle
À Saint-Romain, c’est un petit bourg
Au bal de Chez Tapon, mon chausson a pas de bavette
Au bout de la septième, l’amant est revenu
Au jardin de mon père, il y a des orangers
Au jardin de mon père, ô joli cœur de rose
Au régiment, on a de l’agrément
Beau rossignol de France
Belle, avant de t’y quitter, veux-tu m’y faire la promesse
Belle batelière Élisabeau
Belle fillette y gardant son troupeau
Belle si j’étais dans ton vert pré
Belle si i étions dans ton vert pré
Bigorneau, bigorneau
Biquette veut pas sortir des choux
Boés, boés, boés en donc de thio petit vin
Bonhomme en s’y rendant de la foére
Bonjour bonne maman je suis dans la tristesse
Bonjour cabaretière
Bonjour mademoiselle
Bonjour ma bonne mère, je suis dans la tristesse
Bonjour madame la Marceline
Bonjour, mademoiselle, comment vous portez-vous
Bonjour ma petite bergère, aimable Jeanneton
Bonjour monsieur le curé, ma bourgeoise m’a-t-envoyé
Bonjour petite bergère à quoi y pensez-vous
Bonjour petite bergère au clair de ce beau jour
Bonjour petite bergère
Bonjour petite bergère (là-haut sur ces roches)
Bonne maman je suis fort ennuyée
Bonser, petit bonhomme, la la
Bonsoir messieurs, mesdames, comment va la santé
Bourguignon, que tu danses bien
Buvons en de cet enfant qu’on a trouvé dans les vignes
Buvons, trinquons, divertissons-nous
Buvons un coup laissons point de terre
Ce sont trois voltigeurs qui s’en vont en Égypte
C’est la fille à Jean Brisquet
C’est la fille de la meunière qui se balade avec Thomas
C’est là-haut sous l’ormeau
C’est la manico qu’on y danse
C’est la petite Germaine, mariée dès onze ans
C’est la petite Germaine, s’y marie dès douze ans
C’est le boutineau qui se danse qui se danse
C’est le curé de Nantes
C’est le dimanche dans la matinée
C’est une belle aux yeux bleus
C’était le curé de Saint-Denis
C’était la fille d’un geôlier
C’était la fille d’un perruquier
C’était le duc de Bourbon
C’était pour la veille de la Saint-Jean
C’était pour un premier mai
C’était pour un premier de mai
C’était trois jeunes garçons qui s’en vont en Afrique
C’était un capitaine le soir de ses noces
C’était une bergère, rouli, roulons, roulette
C’était une jeune fille qui n’avait pas quinze ans
C’était une fille aux grands yeux bleus
C’était une fille, une jolie fille
C’était une fille muette
C’était une jeune fille qui voulait s’y marier (la fille du père millionnaire)
C’était une pauvre vieille qui menait son âne aux champs
C’était une petite lingère
C’était un moine, prieur du couvent
C’était un moine qui s’appelait Simon
C’était un petit moéne, qui d’amour vivait
C’était un vieux paysan, revenant de l’ouvrage
Cette nuit j’ai fait un rêve
Chez nous dans le temps
Chez nous i avions daus bœufs
Chez nous avions une âne toujours
Chez nous j’avions un jau
Chez nous, nous étions trois filles
Connaissez-vous Gabériole
Connaissez-vous la triste histoire de celui qu’on nomme Beau-blond
Dans ce petit bois, ah ! devinez ce qu’il y a
Dans ce petit bois charmant
Dansez donc les filles, dansez donc les gars
Dans le jardin de ma tante, il y a un cerisier
Dans le pays de la Gâtine
Dans un bocage
Dans un chemin l’y passe trois gentils capitaines
Dans une maison, il y a trois filles
De bon matin, le grand Pierre se lève
De bon matin je me suis levé
Dedans notre village, il y a-t-un avocat
Dedans la Tour de Londres, là-haut, là-haut
Dedans la ville de Lyon, il y a une geôlière
Dedans Paris la grande ville
Dedans Paris l’y a-t-une danse
Dedans Paris l’y a une gentille brunette
Dedans Paris l’y a une jeune couturière
De me marier-t-o y a quinze ans
Derrière chez mon père (le pommier doux)
Derrière chez nous, il y a des choux
Derrière chez nous, savez-vous ce qu’il y a
Derrière chez nous y a-t-un étang (elle ne sera pas fille longtemps)
Derrière chez nous y a-t-un étang (et la deridondaine)
Derrière chez nous y a-t-un étang (la voilà la table des bons enfants)
Derrière chez nous y a-t-un étang (le foin coupé, il faut le faner)
Derrière chez nous y a-t-un étang (ô ma gentillette)
Derrière chez nous y a-t-un étang (tambour battant)
Derrière chez nous y a-t-un petit bois (qui nous amène des noix)
Des artichauts des choux pommés, dans le jardin de la jardinière
Des boudins des boudins de ma grand-mère
Deux gros nigauds de notre village
Dis-moi beau grenadier
Dimanche au soir à ma porte
Ding dong carillon qui qu’est mort
Dira-t-elle oui sans rire ?
Dites donc vous autres les filles à présent
Dodo berline, sainte Catherine
Dodo petite, sainte Marguerite
D’où venez-vous tout crotté monsieur le curé
D’où viens-tu mon gentil bossu
Écoutons l’aventure, c’est d’un jeune guerrier
Eh, vins donc là camarade bergère
Élise, Élise était sous ses ormeaux
Elle a dit oui sans rire
En m’y rendant de la foère
En m’y rendant de métives
En m’y rendant des noces, buvons nous allons
En m’y rendant des noces de mon neveu
En passant devant sa porte, trois petits coups frappa
En passant devant un pré, les grillons chantaient
En revenant de Saint-Denis-t-en France
En revenant des noces, buvons nous allons
En revenant des noces, buvons nous y en allons
Et à Paris, y a-t-une vieille
Et en revenant de Saint-Gilles
Et toi, ma brunette, veux-tu te marier
Et vous l’avez ben tous connus
Eugénie, les larmes aux yeux
Faut pas de bourse à ces jeunes gens
Fillettes de quinze ans faites donc pas tant les fières
Fume ta pipe Napoléon
Hélas mon père m’a mariade
Hélas mon père m’y marie
Henriette était fille d’un baron de renom
Holà ! ma petite mère
I la mangerons la soupe la soupe
Il avait courte taille, on l’avait marié
Il est mort le père aux louis d’or
Il était une petite bergère qui les gardait ses blancs moutons
Ils étaient trois conscrits qui s’en vont à la guerre
Il y a un petit bois
Il y a-t-un bon prêtre dans notre village
I vas vous chantar une chanson qu’ol est ren que daus menteries
J’ai bien servi pendant sept ans la France
J’ai cueilli une belle rose
J’ai de la richesse et de beaux châteaux
J’ai demandé à ma femme, j’ai demandé son avis
J’ai demandé-z-à ma mère, la mariée quand je la serai
J’ai fait l’amour à une brune
J’ai fait une maîtresse trois jours y a pas longtemps
J’ai fait une maîtresse y a pas longtemps
J’aime la galette
J’ai plumé la tête de mon alouette
J’ai quinze ans et je suis sage
J’ai un amant, deux j’en voudrais
J’ai vingt-cinq ans, ah ! je suis sage
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre
J’avais deux camarades
J’avais rêvé de vivre sans ménage
J’avais une maîtresse aux Trois Piliers
Je me lève de bon matin quand le soleil se couche
Je m’en fus cueillir des noix
Je me suis engagé pour l’amour d’une blonde
Je me suis-t-engagé dans le régiment de France
Je mets ma charrette sur mon dos
Je ne veux plus garder les vaches
J’enlève de ma pochette
Je passai derrière le bois, le coucou chantait
Je sais bien une chanson de pur mensonge
Je suis lasse d’être fille
Je suis venu ce soir du fond de mon bocage
Je suis venu pour vous tromper
Jeune militaire revenant de guerre
Je viens t’y dire adieu, ma charmante Marie-Louise
Je viens t’y voir ma bergère du champ
La bèla Janèton
La boulangère a des écus
La fiancée nous l’emmenons (petit papillon volant)
La fille d’un geôlier
Là-haut, là-haut, sur la montagne, il y a trois petits moutons blancs
Là-haut parmi ces champs
Là-haut, sur ces chaumettes
Là-haut sur la montagne, trois petits oiseaux chantaient
La lessive est roulée
L’alouette sur la branche
La Magali voulait bien dormir
La mariée qui perd son chignon
La mariée s’en va devant
La mariée s’en va devant (la foére qui la galope)
La mariée s’en va vite vite la mariée s’en va l’a ripé
La mère Fanchette arrive avec son caillon
La mère Gauduchon s’en va-t-au bois
La mère Julie veut s’y marier
La monterons-nous la côte la côte
La quarante est là qui ne tremble guère
L’autre jour en se promenant
L’autre jour je m’y promène
L’autre jour, un jour de foire
La vieille a mis son bea caillon
Le bonhomme en s’y rendant du bois
Le coucou s’en va nous ne le verrons guère
Le curé ne veut pas que thiés gars bigheant
Le fendeur dans les bois, dans sa loge jolie
Le jour qu’i étais la mariée
L’entends-tu, mignonne
L’entends-tu mon goret, ma bernée bouille
Le numéro un est arrivé, sur la marine faudra aller
Le père Mathurin n’a plus de chapeau
Le premier est un pêcheur
Le roi a une fille à marier
Le roi avait un fils
Les filles de Saint-Maurice s’en vont à la ballade
Les voici les voilà les culottes rouges
Le vieux bigeait la vieille, la vieille bigeait le vieux
Ma bonne amie, je t’y fais mes adieux
Mademoiselle, vos yeux sont languissants
Ma douce amie que cette fleur qu’est sur ton front
Ma femme al est malade, en grand danger d’y mourir
Ma femme m’y dit de bercer le pouperon
Ma fille pour ton mariage
Ma journée est finie
Ma maman ne veut pas payer
Maman je voudrais maman je voudrais
Ma mignonne est au village, au village tout là-bas
Ma poulette a trois poulets
Maréchal de France revenant de guerre cherchant ses amours
Margoton prend son panier la voilà partie-z-aux mèles
Marie dans le mariage
Marie-Jeanne s’en va-t-au moulin
Marie-Madeleine a les pieds petitons
Marie, ma petite Marie
Mariez-moi ma mère dès l’âge de quinze ans
Marion tu perds ton chignon
Martin va-t-au bois
Mathurine en jupon court s’en va à la messe
Ma tunique a un bouton, marchons
M’en vais-t-à la foire de Parthenay
Mes amis faites attention que je vous dise une chanson
Mes chers amis, je vais vous chanter
Mes petits gorets dansiant
Messieurs, j’ai fait connaissance
Mettez le foin au râtelier, voilà les oueilles qu’arrivent
Mon Jean, Petit-Jean s’en va-t-aux vignes
Mon mari était malade
Mon père avait cinq cents moutons
Mon père avait un carré de pois
Mon père avait une âne
Mon père galopait
Mon père le m’y marie dès l’âge de quinze ans
Mon père m’a donné des rubans, des rubines
Mon père m’a donné-t-en maridatge
Mon père m’a mariée à quinze ans et demie
Mon père m’envoyait au marché
Mon père m’y marie en croyant d’y bien faire
Mon père s’en va-t-au marché, ma mère s’en va-t-aux noces
Mon père voudrait m’y marier
Morbleu de ventrebleu, dis-moi donc, belle Madelon
M’y promenant sur la Charente faisant mon tour faisant ma ronde
M’y rendant de la foére
Napoléon disait à Joséphine
Ne l’ai-je pas bien passé mon temps
N’entends-tu la biche dedans les bois
Nous avions une chèvre qu’était intelligente
Nous étions trois filles, bonnes à marier
Nous sommes venus ce soir
Nous sommes venus vous voir
Oh ! J’ai-t-un petit oiseau Isabeau
Oh ! Le joli petit métier
Oh ! Que je l’aime, oh ! Que je l’aime la fille de l’Auvergnat
Oh ! Sur le pont de Nantes la veille de la Saint-Jean
Ol était la mère ageasse
Ol était une chèvre qui va jamais aux champs
Ol était une petite vache noire
Ol était un garçon que l’appeliant Simon
Ol était un petit bonhomme (le cuilleri)
Ol était un petit moine qui d’amour vivait
O m’est venu commandement
On y danse la lourde
Où allez-vous si pressé, curé,curé
Où est la marguerite
Où vas-tu belle boiteuse
O vinguit un ordre chez nous
Papa, maman, mariez-moi
Par derrière chez mon père, y a-t-un petit bois charmant
Pas de lièvre, pas de lapin
Père père regardez si vous m’aimez
Perrine était chambrère
Pète donc vieille tant que tu voudras
Petit capitaine revenant de guerre en cherchant ses amours
Petit-Jean, Petit-Jean s’en va-t-aux vignes
Petit tambour se revenant de guerre
Piquons, belle Madeleine
Pour bien la dançar
Pour danser le rat
Prends tes bots guenipe
Prête-moi ton couteau
Quand j’atais chez mon père
Quand j’étais apprenti pastouriau chez mon père
Quand j’étais chez mon père, fillette à marier
Quand j’étais chez mon père, fillette à marier dondaine
Quand j’étais chez mon père, garçon à marier, voyez
Quand j’étais chez mon père, lon et la, tra la la, fillette à marier
Quand j’étais chez mon père, mon père Landerniau
Quand j’étais chez mon père, oueille la coue nègre, fillette à marier
Quand j’étais chez mon père, petite à la maison
Quand j’étais chez mon père, petit gars pastouriau
Quand la bergère s’en va-t-aux champs, toujours filant
Quand la bergère s’y en va-t-aux champs filant sa quenouillette
Quand la Marion s’en va au molin (filar sa colha de bren)
Quand le curé s’en va pour cueillir la noisette
Quand les garçons partiront, toutes les filles pleureront
Quand le valet s’en va-t-aux vignes
Quand Marianne va-t-au moulin
Quand Margoton s’en va-t-au bois
Quand Margoton s’en va-t-aux mèles, son panier sous son bras
Quand mon père s’en va-t-au marché
Quand un beau jour je m’y promène (turlututu)
Quand un jour je m’y promène tout le long de ces vallons
Quitte ton troupeau bergère
Qui veut savoir une chanson (c’est d’une fille et d’un garçon)
Récitons l’aventure, c’est d’un jeune écolier
Réveillez-vous la belle, je viens vous avertir
Rossignolet du bois joli
Rossignolet du bois, rossignolet sauvage
Rossignolet sauvage, rossignolet des bois
Sainte Marguerite, endormez-moi cette enfant
Sargallon s’en va-t-à la messe
Saute, saute, les poils de mes chausses
Sautez donc, vous n’y sautez guère
Sautez mesdemoiselles
S’en allant à la fontaine pour cueillir du cresson
Si j’avais une femme
Si je suis fillette sans amant
Si je viens t’y voir ma charmante maîtresse
Si tu cheus dans thio creus, malireu
Si tu savais mignonne
Sous ces trois rosiers blancs
Sur la rivière de Bordeaux
Sur le pont du Nord, joli cœur de rose
Sur mon chemin, j’ai rencontré les filles du coupeur de paille
T’as bu bonhomme
T’aras de l’aglland
Tins-te ben i allons galoper
Tombis, m’y cassis la jambe
Ton beau temps, ma jeune fille
Ton devanteau ma chambrière
Ton petit cotillon Lisette (ou Marjolaine)
Ton petit chien bergère
Tout le long de la mer, lon, la
Tout près d’un cerisier, y avait une jolie fille
Tout un jour s’y promène tout le long de ces vallons
Trempez la soupe, trempez la donc
Trois beaux navires sont arrivés
Trois fois passera la dernière la dernière
Trois jeunes tambours revenant de la guerre
Trois matelots, leur pipe allumée
Tu l’apporteras le petit pot, le petit pot
Tu m’as fait venir ici mei
Tu n’auras pas ma queue de mouton, ma tante rose
Une coquette de Paris
Un beau jour je me promène tout le long de ces vallons
Un biau jour de fête
Un dimanche après les vêpres
Un jour ma tant plantit un pépin dans son jardin
Un jour un jour m’y promenant
Un jour une bergère appelée Isabeau
Un oiseau sur la branche faisait cui cui
Veux-tu veux-tu ma mignonne
Viens, viens, viens, malheureuse viens
Vins donc fainéant
Vire tes oueilles, berghère
Vive les conscrits de Saint-Gaudent
Voici la Saint-Jean la grande journée
Voici le mois d’avril rendu
Voilà Christophe parti au marché
Voilà la poule, avec ses quatre poulets
Voilà un an et demi qu’on a marié la petite Marie
Vous n’irez plus au bal madame la mariée
Y a trois hussards allaient en promenade
Y a-t-une jeune mariée qui regrette bien ses amours
Y a-t-un nic dans thio prunier
Y a-t-un rat dans le grenier
(Pour tout renseignement éventuel, nous contacter)
01:40 Écrit par belvert dans À propos, ARCHIVES SONORES, Arts populaires, Blog, CHANSON POPULAIRE, Ethnomusicologie, Territoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 03 novembre 2011
Musiques et Traditions Orales de Normandie en novembre, avec l'associations La Loure
Deux rendez-vous de choix se profilent autour des traditions chantées, de Normandie et d'ailleurs :
10-13 novembre : Pays de Caux - Pays de Chanteurs - Fécamp (76)
Colloque, concert, bal/fest noz, café chantant, soirée ciné documentaire...
Attention, n'oubliez pas de vous inscrire pour le colloque, ça se remplit très vite... et les places sont limitées !
La fiche d'inscription : ici
Le programme complet de ces rencontres : ici
19-20 novembre : La Nuit du chant traditionnel - Torchamp (61)
Veillée en chansons, bal à la voix, rando chantée, apéro chanté...
Le programme est ici !

Au plaisir de vous rencontrer lors de ces prochaines manifestations normandes.
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Musiques et Traditions Orales de Normandie
2, rue St-Martin
14500 Saint-Martin-de-Tallevende
Tél. : 02 31 68 73 49
laloure@wanadoo.fr - Site : laloure.org
18:39 Écrit par belvert dans À propos, Annonces de CONCERTS, ARCHIVES SONORES, Arts populaires, CHANSON POPULAIRE, Colloques, Ethnomusicologie, Film, Loisirs, Manifestations, Musique, PATRIMOINE.S, Territoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 31 octobre 2011
En hommage à Conrad Laforte et à son œuvre sur la littérature orale du Québec


16:10 Écrit par belvert dans À propos, ARCHIVES SONORES, CHANSON POPULAIRE, CONTES, Dans nos cartons..., Ethnologie, Ethnomusicologie, Histoire, Livre, Michel Valière..., Michèle GARDRé-VALIèRE, Musique, PATRIMOINE.S, Territoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 29 juillet 2011
PORTES OUVERTES du CIRDOC pendant la durée du Village Occitan de la Féria de Béziers
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Du 11 au 15 août 2011 sans discontinuer, et de 13h à 20h chaque jour, Venez découvrir le patrimoine occitan au CIRDÒC en profitant des collections et de la fraîcheur douce dans le bâtiment... Vous serez accueillis avec plaisir par l'équipe du CIRDOC avec au programme : De 13h à 18h: Ouverture des salles de lecture, consultations et emprunts ou restitution de documents, conseils... Entre 17h et 20h : Visites commentées de l'exposition "Jòga !". Cette exposition originale et exceptionnelle, conçue par le CIRDOC en partenariat avec des spécialistes du théâtre d'òc contemporain, y est installée jusqu'au 23 Décembre 2011. "Revivez 42 ans (1968-2010) de création d'un théâtre populaire contemporaine en Occitanie et découvrez l'aspect original et bien vivant de la création occitane actuelle,expression artistique à la fois militante et populaire, qui perdure au sein de nombreuses compagnies professionnelles et amateurs d'aujourd'hui". Ne manquez pas cette agréable occasion d'aller à la rencontre, gratuitement, de 1000 ans de culture occitane ! À deux pas en sortant du CIRDÒC, le village occitan vous tendra les bras et ensoleillera votre soirée avec de la musique, de la danse, du chant et de la gastronomie "à la mode d'ici". Pour plus de renseignements n'hésitez pas à contacter : 04 67 11 85 10 ou secretariat@cirdoc.fr (version occitane ci-après) |
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De l'11 al 15 d'agost, de longa, de 1 ora de la tantossada a 8 oras del ser, cada jorn (dimenge e feriat tanben), Lo patrimòni occitan vos espèra per vos far regalar l'esperit, dins la doça frescor del bastiment del CIRDÒC, al calme, legiretz, escotaretz de musica o agacharetz de vidèos... Amai los pichons i pòdon venir! La còla del CIRDÒC, mobilizada per l'eveniment, vos aculhirà amb plaser amb per programa Entre 13h e 18h: salas de lectura dobèrtas, conselhs, consultacion de libres, manlèus, retorns de documents manlevats etc. Entre 17h e 20h: vesitas comentadas de la mòstra "Jòga!" (a respècte de la demanda). Aquela mòstra es tant originala coma excepcionala, que Lo CIRDÒC la concebèt amb l'ajuda d'especialistas del teatre d'òc contemporanèu. Demorarà en plaça fins al 23 de Decembre de 2011. "I vos assabentaretz de 42 ans (1968-2010) de creacion teatrala d'òc, e i tastaretz de l'originalitat dels creators del teatre occitan d'a l'ora d'ara, expression artistica a l'encòp militanta e populara, inventiva e que se perlonga bravament uèi, demercé lo trabalh de companhiás professionalas e d'amators tanben". Aquela escasença bèla e agradiva de venir prene lo fresc en tot tastar, a res non còst, de la riquesa de mila ans de cultura occitana, la manquetz pas! Amai al sortir d'aquí, a quatre passes, lo vilatge occitan vos aculhirà per una brava serada de musica, de dança,
de cançons amb de bonas taulas "a l'occitana". Per ne saber mai sonatz al 04 67 11 85 10 o mandatz un messatget a 'secretariat@cirdoc.fr' |
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08:23 Écrit par belvert dans À propos, Actualités occitanes, Annonce d'EXPOSITIONS, ARCHIVES SONORES, CHANSON POPULAIRE, ETHNOLINGUISTIQUE, Histoire, Langues de France, LESPIGNAN, Livre, Loisirs, Manifestations, PATRIMOINE.S, Territoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 18 octobre 2009
Sauvegarder, inventorier, étudier, transmettre le patrimoine culturel immétériel
Communiqué de presse : Le 16 octobre 2009, à Nantes, a été présenté l'OPCI (Office du Patrimoine culturel immatériel)
Le 16 octobre, au café Cascabel à Nantes, les membres de l'OPCI - Association interrégionale de coopération technique et d’expertise pour la sauvegarde, l’inventaire, l’étude et la transmission du patrimoine culturel immatériel - ont présenté les buts de la nouvelle association, les premières actions menées, et les nombreux projets en cours.

© Tous droits réservés, 2009.
Cofondé par 32 spécialistes (universitaires ou chercheurs privés), l'OPCI se propose d'être un nouvel outil national au service de tous pour sauver et promouvoir le « Patrimoine Culturel Immatériel » (musical, linguistique… en fait tous les savoir-faire et traditions des mondes paysan, maritime, fluvial ou ouvrier ; des différents milieux culturels, etc.).
Contacts : Michel Colleu, michel.francoise.colleu@wanadoo.fr 06 34 96 03 13 ; Guillaume Veillet guillaume.veillet@libertysurf.fr 06 18 08 91 35
Président : Jean-Pierre Bertrand jpb.bertrand@yahoo.fr 06 07 66 31 21
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mercredi, 05 novembre 2008
Les anciens cimentiers d'Airvault (Deux-Sèvres) se racontent, le 8 novembre 2008
Comme suite à la mission d'étude confiée à Aurélie MELIN, d'ORCI, par L'association Les Amis du Musée, le pilote de Belvert, chargé d'accompagner cette recherche depuis le montage du dossier, a été sollicité pour "animer" la réunion des anciens cimentiers rencontrés et incités à "se" raconter par la chercheuse. Aurélie Melin, naturellement, concourra à l'animation de cette après-midi à laquelle nos visiteurs sont cordialement invités à venir rencontrer les cimentiers, les membres de l'association, ainsi que la petite équipe des chercheurs d'ORCI.


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mardi, 16 janvier 2007
Un mot de Rebecca sur "un fond à la dérive"
J'ai lu avec interet ce que vous avez écrit au sujet des difficultés de
conservation du fond sonore que vous avez créé...
Evidemment c'est un problême de fric mais surtout aussi de force d'inertie ?
Je ne sais pas comment on pourrait faire... Moi quand je pense à ce
problême c'est aussi parce que depuis deux ans maintenant je travaille
avec la matiére "son". J'ai des connaissance en ce qui concerne
l'acquisition numérique, montage, mixage et je connais des personnes
ressources qui savent m'aider ou mettre à ma disposition leur talent
dans ce domaine.
Avez vous fait des demandes de subventions ou des choses comme ça ? Est
on obligés d'attendre que l'université réalise l'importance de ce fond ?
Mais peut etre en est elle la proprietaire maintenant ?
Voila, tout ça pour vous dire que je veux bien, si vous avez besoin de
moi (dans la mesure de mon emploi du temps musclé) penser avec vous à
l'archivage de votre fond. Ou même suivre de loin vos démarches quand à
sa sauvegarde.
Je pense qu il y a encore quelques solutions à trouver pour cela ! Il le
faut !
Bien à vous,
Rébécca
Note du Pilote:
Merci mademoiselle Rébécca de votre intérêt. Votre réaction ne m'étonne pas.
Je me souviens bien de vos premiers pas en socio ; de votre passage remarqué au cours d'ethnographie de la France, de vos investigations sur la ville remarquable et pourtant trop méconnue de Rochefort-sur-mer, enfin de votre émigration chez les documentaristes dont votre tournage sur la Place de la Liberté. L'image, le son, les questions de société vous passionnent, la dynamique de groupe aussi, au travers de votre association...
Je tâcherai de vous tenir au courant des "avancées" ou du "retrait", des solutions alternatives éventuelles qui ne manqueront pas de se faire jour.
Merci encore de votre concours.
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dimanche, 14 janvier 2007
Archives sonores en difficulté
Didier Bouillon,
Président de la Section
« Anthropologie sociale, ethnologie et langues régionales » du
Comité des Travaux Historiques et Scientifiques (CTHS)
communique:
Nous ne pouvons que nous indigner devant l’incurie dont font preuve les responsables de la conservation du Fonds Valière.
Il n’est pas utile de rappeler ici tout l’intérêt de ce fonds, qui a servi et sert encore aujourd’hui de référence, tant dans le domaine des ethnotextes que dans celui des langues régionales, pour ne citer qu’eux. Mais, nous le savons tous, le support magnétique est extrêmement fragile et se dégrade avec le temps ; d’autre part, les matériels qui en permettent une lecture performante se raréfient de jour en jour. À titre d’exemple, les archives sonores de FR3 Guyane ne sont plus consultables aujourd’hui, faute de magnétophones encore capables de les lire.
La numérisation des bandes ne constitue pas une opération à réaliser lorsqu’un supplément de subvention le permettra, ou à l’occasion d’on ne sait quelle opération médiatique, mais une nécessité dont l’urgence requiert qu’elle fasse l’objet d’une priorité programmée. La décentralisation a donné aux régions de nouvelles compétences, les centres universitaires s’organisent en pôles régionaux : sauront-ils être à la hauteur des nouvelles missions qui leur sont confiées ?
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| Tags : fonds valière, cths, langues régionales, ethnotextes |
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Un fond à la dérive : Le Fonds Valière à La Bibliothèque Universitaire de Poitiers: une Belle au Bois dormant ?
Ceci est une bouteille à la mer , à laquelle plusieurs visiteurs ont déjà répondu... et s'en sont émus. Nous laissons flotter encore quelque temps cet "objet"...
Ce fonds d'archives sonores (1965-200x) voulu et créé en 1974 à la la Faculté des lettres et des Langues de l'Université de Poitiers, L'Office Audio-Visuel, La Bibliothèque Universitaire qui avait tenu à une certaine époque à le signaler au titre du Patrimoine des bibliothèques, n'a pas connu d'accroissement signaficatif depuis plusieurs années, puisque l'inventaire et le catalogage ne sont pas assurés depuis plus de 10 ans, et aucun projet de conservation par numérisation de ce patrimoine (sur support particulièrement vulnérable) n'a été entrepris.
Le Fonds actuellement représente 5 à 6OO bandes magnétiques sur les 2500 potentielles... que nous conservons à notre domicile près du jardin de Belvert.
Nous rappelons que nous n'étions pas personnellement demandeurs à l'époque et que nous avons accepté de mettre notre fond à la disposition du public, à titre gracieux, sur une sollicitation expresse de la "puissance "publique universitaire, dont nous avons tôt compris son "impuissance" à agir aux marges de son activité fondamentale.
Faudra-t-il envisager de délocaliser vers le Québec, par exemple, ce fonds documentaire exceptionnel réalisé surtout dans le Centre-Ouest de la France, mais aussi dans les territoires d'OC... ainsi que dans d'autres régions ou pays d'Europe ?
Amis lecteurs et visiteurs, chercheurs ou simples curieux passionnés de culture populaire, de parlers locaux (oc, oïl) ou régionaux, de chansons, de contes, de récits de vie... contribuez à "réveiller" la Belle au Bois dormant sur les rayonnages vieillots et empoussiérés du cagibi où les phonogrammes ont été relégués et laissés quasi à l'abandon, sous clef, cependant.avec quelques proches et amis. Cette mémoire, c'est peut-être la vôtre, celle de vos amis, de vos aïeux... Préservez-la au moins pour vos propres descendants.
Une visiteuse en ce matin du 10 janvier nous a donné une piste de réflexion :
"...pourquoi, si l'Université ne fait rien, ne pas s'adresser aux
Archives départementales. De plus en plus (Lot, Cantal, Tarn et ailleurs) se
créent des départements d'archives sonores et audiovisuelles dans les A. D.
qui sortent du "tout papier" ...
C'est ainsi que les collectes de Xavier Vidal sont entrées dans les AD du
Lot à Cahors, provoquant ainsi la création de la section archives sonores et
permettant de créer un poste pour une ethnologue (Dominique Saur)... J.B."
Merci madame J. B. de cette intervention. Je pense que nous allons étudier sans tarder cette situation alternative.
J'avais confiance en l'État, en l'Université, en l'Université de Poitiers... à laquelle ce fonds était destiné sans contrepartie autre que d'en assurer conservation et consultation... ce qui est déjà beaucoup. Raison invoquée: Manque de moyens... J'ajouterai de .... (chacun mettra ce que bon lui semble).
Ce fonds, souvent cité en exemple vu la date des collectes (a/c 1965) et de son ouverture (1969 à la BNF et 1974 à la B.U. de Poitiers) a été longtemps considéré comme pionnier, venant combler le "retard français" en ce domaine dont a parlé l'historien Philippe Joutard ("Ces voix qui viennent du passé", Paris, Hachette, 1983, p. 126 sq.). Il a vu défiler des utilisateurs, généralement universitaires d'Allemagne, d'Australie, du Danemark, d'Écosse,de Suisse, de Kabylie... et naturellement des enseignants et des étudiants de l'Université de POITIERS et d'ailleurs.
Il en est qui verraient bien partir ce fond au Québec , ou en Acadie, "puisqu'il y a preneur". Nous ne savons pas encore s'il ya preneur, mais nous le subodorons et allons le savoir très rapidement, puisque nous préparons pour le mois de mars, avec Jean-Nicolas de Surmont, belgo-québécois, un ouvrage de miscellanées en hommage au folkloriste Québécois Conrad Laforte, auteur d'importants travaux sur la mémoire contée et chantée du Québec, de la Belgique et de la "Vieille France". En tout état de cause, ces archives orales, inédites pour l'essentiel, sont une partie de la mémoire collective qui vient compléter sans les remplacer les traces écrites archivistique, l'histoire locale
ou même la littérature régionale, régionaliste ou "universelle". Il est vrai, personne n'a mieux décrit un comice que Flaubert, et Millet a immortalisé des émotions du monde rural... Mais nous eu la chance, peut-être, l'énergie aussi et surtout, et nous avons pris soin de réveiller des sons, des voix d'un autre âge, des textes dont certains s'enracinent au Moyen-äge, parfois plus loin encore, beaucoup au XVIe siècle.
Ces archives perdues, ces traces irremplaçables seront à jamais effacées.
C'est vrai, il est des choses plus importantes sur terre, tant d'enfants qui meurent de faim, d'abandon, de violences, mais ceci n'est pas de la même nature et ne se traite pas au même endroit. Nous y participons aussi, à notre façon, mais sur d'autres territoires qu'il n'y a pas lieu de rendre public.
22:05 Écrit par belvert dans ARCHIVES SONORES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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samedi, 09 décembre 2006
Appel à collaboration par nos collègues ibériques
Estimados amigos:
Nuestra revista electrónica Culturas Populares está a punto de sacar a Internet su número 3, al que se podrá acceder de forma libre y gratuita (ya se puede acceder en el resto de los números) en la dirección
www.culturaspopulares.org/
Todos vosotros, que os distinguís por vuestra labor de recuperación y de estudio de tradiciones orales y populares muy diversas, estáis invitados a colaborar, del modo que gustéis, en los próximos números, con cualquier artículo, estudio o material que consideréis interesante.
Estamos en pleno proceso de crecimiento, y crecer con vosotros será un privilegio.
Saludos cordiales. Y os esperamos.
José Manuel Pedrosa
Santiago Cortés
Culturas Populares: Revista Electrónica
www.culturaspopulares.org/
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jeudi, 14 septembre 2006
CORPUS ORAUX: Guides des bonnes pratiques
La DGLFLF du ministère de la culture et de la communication vient de publier un ouvrage (vraiment spécialisé) destiné aux chercheurs (linguistes, ethnologues, historiens, sociologues etc...) qui collectent et diffusent des archives sonores. Cet ouvrage (192 pages; 14 €) a été ccordonné par Olivier Baude (olivier.baude@culture.gouv.fr) et édité (2006) par CNRS-Éditions (Paris) et Les Presses universitaires d'Orléans. Selon le coordonnateur "la rédaction de ce guide représente une expérience unique"; elle réunit : chercheurs universitaires et du CNRS, conservateurs, juristes et informaticiens pour élaborer une démarche commune dans le respect de la loi et de l'éthique".
(une version anglaise est en cours, qui sera suivi d'une version en espagnol...)
O.Baude , dans un argumentaire (Culture et Recherche, n° 109, été 2006, p. 2) rappelle que " de nopmbreux documents sonores uniques, conservés sur des supports physiques en fin de vie (bandes magnétiques), sont voués à disparaître à tout jamais dans un délai bref..."
À Belvert, nous ne pouvons qu'espérer que les instances dirigeantes de l'université de Poitiers: Présidence, direction des UFR de lettres et langues; de sciences humaines; de la Bibliothèque universitaire (lettres) qui ont en charge depuis 1974 le Fonds Michel Valière, actuellement en déséhérance alors qu'ils ont souhaité l'obtenir et en ont fait un titre "patrimonial" en un moment donné, se jettent sur cet ouvrage... Belvertissimes, et autres visiteurs:Animuliens et autres demandez des comptes sur un patrimoine qui a été donné (ah, si seulement on avait songé à le vendre, peut-être sa valeur en eût été plus grande et mieux considérée... songeons-y).
Merci de votre patiente lecture, chers visiteurs "abonnés" ou en simples promeneurs d'un soir dans notre paisible jardin.
23:15 Écrit par belvert dans ARCHIVES SONORES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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samedi, 25 février 2006
Un camelot à la foire de Gençay (Vienne)
(Article de Michel Valière, paru dans Aguiaine, Bulletin de la Société d'Ethnologie et de Folklore du Centre Ouest.)
Dans le cadre de diverses missions (CNRS, Phonothèque nationale), promenant mes micros sur les champs de foire et marchés agricoles les plus divers tels que Gençay, L’Isle-Jourdain (Vienne), Lezay ou Parthenay (Deux-Sèvres), Saint-Chély-d’Apcher (Lozère), Barcelos (Nord-Portugal), Debrecen (comitat Hajdú-Bihar, Hongrie), Neufchâteau (province de Luxembourg, Belgique), il m’a été donné à maintes reprises d’enregistrer du bruit, des sons, des paroles, tout un univers sonore particulier dans lequel baignent autant les populations locales, que celles nomades ou de passage.
À partir de 1972, en tant que membre de l’Équipe de recherche associée (ERA 352 — CNRS), dirigée et animée par le Professeur Jean-Louis Fossat, j’ai eu l’occasion de collaborer régulièrement aux travaux de l’Institut d’Études méridionales à l’Université de Toulouse II — Le Mirail. C’est dans ce cadre-là, qu’éleveurs, marchands de bestiaux et de volaille, étalonniers, mais aussi artisans, commerçants, ont été tantôt écoutés, observés et « croqués sur le vif », tantôt sollicités à partir de questionnaires spécifiques pour enregistrer in situ leurs savoirs techniques et professionnels dans une perspective sociolinguistique . Il en a résulté un ensemble de phonogrammes déposés, selon les circonstances, à la Phonothèque nationale, à Paris, à l’Université de Toulouse II — Le Mirail, à la Bibliothèque universitaire de Poitiers et, dans certains cas, au Centre culturel la Marchoise, à Gençay (Vienne). Si quelques-uns ont donné lieu à des études, présentations ou publications, d’autres, en revanche, demeurent encore à l’état de friche, constituant une réserve d’archives sonores en attente d’exégètes ou plus simplement d’usagers .
Parmi celles-ci, figure la « performance » au sens linguistique, d’un habile et facétieux camelot, rencontré un jeudi de printemps 1972, sur le champ de foire de Gençay — qui m’est le plus familier de tous et dont je propose ici une translittération.
Ce « marchand de chaussettes » s’était installé à l’angle de la Route de Civray et de la Rue du 8 mai, devant la Maison familiale rurale. Me trouvant en « pays de connaissance », une interaction rapide s’établit rapidement entre lui et moi, et, par-delà, avec les clients et badauds attroupés.
Écoutons-le attentivement :
[…] « Tiens, dites-donc les amis !
C’est moi le roi de la chausse. Le roi de la chaussette, c’est moi.
Eh bien, écoutez : une paire... Parlez, i m’enregistre. Ah, moi, ça, terminé ! I va me faire rougir. Tiens, la deuxième paire... Je suis un timide, moi. La troisième paire, j’en fais cadeau. Tiens... la quatrième, c’est un supplément.
Eh bien, écoutez Monsieur, parce que je suis là, je vous fais des prix cadeaux, des prix d’amis. La cinquième, c’est pour la fête des pères. Donnez-moi mille balles !
Ça intéresse-t-y quelqu’un ? Je parle pour vous, là, hein, je parle pour vous, je fais... je fais ça pour vous.
Tiens, maman, ça vous intéresse au fait ? Ben j’arrête. Terminé, coupez !
Tiens les amis. (Le camelot frappe alors dans ses mains)
La deuxième paire, Monsieur, c’est un prix cadeau, un prix d’ami. Tenez, Monsieur, parce que je suis là pour faire plaisir à toutes et à toutes. Pour la fête des pères, Monsieur, faut en profiter. Venez voir, non mais, j’insiste, Monsieur... Monsieur, mais venez, j’insiste, Monsieur.
Tenez, la troisième paire, Messieurs dames, j’ai dit que j’en ferai cadeau. La quatrième, c’est par-dessus le marché...
Tenez, les amis, j’ai bien dit : vous êtes tous des amis... on est tous des copains, on est tous des frères ! La cinquième, c’est pour la fête des pères, donnez-moi mille balles ! Tenez, mille balles pour la poignée, ça intéresse-t-y quelqu’un ? Tè, voyez-vous, ça intéresse plus personne maintenant !
Ho ! Messieurs...Mons.mais, dites Monsieur, non, venez voir, j’insiste, non mais, j’insiste, parce que tous les hommes maint...(brouhaha de voix de femmes), les hommes, les hommes, les hommes ont le droit de choisir quand même ce qu’ils veulent et ce qu’ils désirent (brouhaha de voix). Je vous fais un prix d’ami. Je vous fais une paire, tiens, deux paires, la troisième, je vous en fais cadeau. Tiens, écoutez hein, prenez ce que vous voulez, moi, j’insiste pas. La quatrième (bruit de moteur), c’est à vous de décider. Pour vous décider, j’ai bien dit : pour vous décider, donnez-moi, disons cinq.p, donnez-moi mille francs pour les cinq paires
( court syntagme inaudible).
Venez voir quand j’étais petit comme j’étais beau. Je suis là, dans le centre. Venez voir le relief, le cinémascope, le grand écran. J’a bien dit : la télévision chez vous pour pas cher ! Vous n’userez plus de courant, maintenant, ma petite dame. Terminé, maintenant la première, la deuxième, la troisième chaîne.
Tiens, Madame, une paire... Mais, dites donc, vous, c’est à vous, que je fasse une affaire avec vous, maintenant, hein ! »
— « Mais non, mon mari porte que des chaussettes de laine. »
— « Mais i s’en sert comme bonnet de nuit ? »
— « Mais oui... »
Tiens, la troisième, si ça vous intéresse, Madame, je vous en ferai cadeau. Tiens,il y en a presque plus,mais ça fait rien ; ça gagne pas, ça débarrasse. La quatrième, c’est par-dessus le marché, et la cinquième, voyez, eh bien ce sera pour la fête des pères, donnez-moi mille francs.
Tiens, touchez ce que c’est : talon renforcé cent pour cent, résiste à tous les pieds, regardez. Mais c’est pour le mari, Madame, c’est pas pour vous, bien entendu. Oui, mais non, regardez, non, mais, plus franchement, voyez, j’insiste, hein. C’est une qualité supérieure, c’est pas une qualité inférieure, ça...
Tiens ! Dites donc les amis, on voulait faire une affaire avec moi ? V.voulez gagner ? voulez gagner de l’argent, ou gagner des chaussettes ?Comme vous voulez. Tenez, la deuxième, la troisième, Monsieur, la troisième, je vous en ferai cadeau, Madame, parce que vous êtes ravissante ; n’est-ce pas, Monsieur ? La cinquième, c’est par-dessus le marché. Et puis, tiens ! Aujourd’hui, on fait des prix d’amis. J’en mets encore une paire, ça fera encore toujours cinq paires. Donnez-moi mille francs ! Pour les cinq paires ça intéresse-t-y quelqu’un ?
Messieurs dames... Dites, Madame, venez voir pour le mari, ou pour le jeune homme. Profitez-en, tenez, regardez : polyamide cent pour cent, talons renforcés au fil et coton ... ou alors, fil d’Écosse, comme vous voulez, ou bien pour les enfants. Tenez, regardez ce que je fais. Ça vous intéresse pas, ça fait rien. Une paire, deux paires, tiens, la troisième, je vous en ferai cadeau ! »
— « J’en veux pour un petit, moi aussi ! »
— « Un petit ? Bon, alors on fait un petit mélange. Quel âge a-t-il ? »
— « Ah ben, il a six ans. »
— « Bon, tiens, c’est pas ici. Mais, si vous voulez, moi, je vous fais un panaché. »
— « Mélangé ?»
— « On fait un panaché, oui ? On en donne cinq paires pour mille francs. Alors, six ans,vous avez dit ?Quelles couleurs on lui met ? Des rouges, des petites rouges, rouges avec une petite torsade bleue ? »
— « Oh, elles vont être trop petites ! »
— « Ah non ! »
— « Il a un grand pied, hein, je vous assure. »
— « Oh ben, il a un grand pied. »
— « Oui. »
— « Y a pas ? Il a du vingt-cinq, vingt -six, ça suffit quand même ! »
— « Je sais pas, j’en ai un, j’en ai une, mais elle est trop petite. »
— « Faites voir. Ah oui. Mais, dites, oui, mais c’est, c’est, c’est de la polyamide, comme moi. Permettez ! Non, voyez-vous, moi, ça va. »
— « Oui, mais c’est qu’elles y sont trop petites alors. »
— « Vous voulez plus grand que ça ? Moi, je veux regarder de plus grandes. Je voudrais pas qu’elles soient trop grandes, c’est pour ça, hein, je vous dis carrément. Autrement, je vous le dirais pas. »
— « Dans ces rouges, là. »
— « Dans ces rouges-là ? Des rouges, y en a plus je crois bien. Des blanches, ça vous, ça vous, ça vous tente pas ? »
— « Non, c’est pour tous les jours, hein. »
— « C’est pour tous les jours ? Mais ça de toute façon, ça ira, de toute façon. »
— « Oui, mais si a i vont pas ? »
— « Si ça i va pas, vous me les rapporterez ! »
— « Oui, mais non, vous n’êtes pas là toutes les fois ? »
— « Non, non, non, mais non. Vous habitez ici ? »
— « Non, j’habite pas Gençay... » (bruit de moteur sur la route).
— « C’est polyamide cent pour cent. Combien il fait de mari votre pied ? (sic !) Quarante-deux ? Quarante-trois ? Il vous faut en prendre une standard polyamide. Prenez la couleur et la taille que vous désirez. Tenez, vous avez pas d’autres enfants ? Vous en avez d’autres ? »
— « Mais non, j’ai que çui-la ! »
— « Alors, prenez le reste pour deux ! »
— « Mais elles sont trop petites ! »
— « Non... »
— « La prochaine fois ! »
— « Bon, alors, je vais vous en donner des plus grandes... faut, faut en faire ! Vous voulez ? Tiens, des comme ça, ça va-t-y des comme ça ? »
— « Ah bè, je veux pas cette couleur ! »
— « Ah, mon Dieu, je sais pas moi. Dites, si je vous donnais des blanches ? C’est joli, le... le blanc ! Alors, là, j’ai là, j’ai toutes les tailles. Alors, là, heu, dites, ça marche par âge, dix, onze, douze. Ça marche ? » […]
Il en fut ainsi, ce jour-là, de neuf heures du matin, jusque vers treize heures où s’arrêtèrent à peu près les transactions de cette foire bimensuelle qui se tient les deuxième et dernier jeudi de chaque mois.
Rompu à la routine des ruraux qui fréquentent généralement les foires, il proposa avec ruse qu’on puisse lui ramener les objets qui n’auraient pas donné satisfaction . Ce camelot, en fait, n’était pas un habitué des foires de Gençay, et l’on peut émettre l’hypothèse qu’il n’est certainement jamais revenu sur cette place de marché. Il écoulait un stock de chaussettes quasiment toutes de la même taille. J’en achetai d’ailleurs cinq paires moi-même, qui ne durèrent pas plus d’une semaine ; mon épouse pourrait en témoigner. Elle ne m’épargna pas ses sarcasmes, et se moque encore de moi à chaque évocation de ce camelot qui avait d’abord retenu mon attention par cette phrase curieuse (hors enregistrement) que j’aime rappeler, par auto-dérision :
« Même avec un vilebrequin, votre mari ne pourrait pas les trouer ! »
Je n’eus absolument pas le temps d’acquérir un tel instrument, familier des bricoleurs, pour exercer mon sens critique dans le dessein de controuver cette assertion lapidaire ; elles se percèrent d’elles-mêmes, chaque fois, juste à les enfiler au pied !
NOTES
Cf. : FOSSAT Jean-Louis et VALIÈRE Michel, Histoire de la vie rurale en Poitou : récits d’un étalonnier, Toulouse, univ. Le Mirail, 1977, 114 p. Ou encore :
JAGUENEAU Liliane et VALIÈRE Michel, L’Ega blanca (T.1631 A) e autres racontes de maquinhons reculhits a Badalhac, Lespinhan e Beissenac, Poitiers, Institut d’Études occitanes (documents sonores), 1978, 108 p.
Cf., par exemple, le cahier : « Les parlers populaires au Nord du Portugal : enregistrements réalisés par Michel et Pierre Valière pour le compte de la Phonothèque nationale, mars-avril 1970. Commentaires et analyses de Pierre Valière », Nantes, P. Valière, 1970, 54 p., multicopié.
Ainsi, sur la proposition de Michèle Gardré-Valière (professeur de lettres-latin), cette « performance » a été également utilisée comme saynète lors de la fête scolaire de fin d’année du Collège de Gençay, le 28 juin 1979, par des élèves qui avaient choisi pour thème d’expression La foire. Auparavant, en automne 1978, ce petit texte avait fait l’objet, de ma part, d’une utilisation pédagogique en classe de français au Collège Pierre et Marie Curie à Niort (où j’étais alors en poste), pour sensibiliser les élèves de quatrième à l’opposition langue écrite/langue orale.
Il ne demanderait qu’à être « reviré » en poitevin-saintongeais pour des usages similaires !
Mille balles : soit mille centimes, ou dix francs « lourds » de 1961, équivalent environ à un euro cinquante de la monnaie européenne actuelle.
Cette pratique est couramment utilisée, les acheteurs pouvant aller échanger (ou rendre) le produit en question sur ce même marché, ou sur tout autre où s’installe périodiquement le commerçant ambulant. Elle implique une confiance mutuelle entre marchand et client fidèle qui repose sur une parfaite connaissance commune des territoires de chacun.
19:10 Écrit par belvert dans ARCHIVES SONORES | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : poitou, vienne, gençay, michel valière, sefco, aguiaine |
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