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ARCHIVES SONORES

  • L’association culturelle Terres d’Empreintes a le plaisir de vous annoncer la sortie de sa nouvelle parution : le livre-cd “KROKA LA NUI” Chansons traditionnelles en Savoie: on peut y souscrire !


    SOUSCRIPTION (Offre valable jusqu’à fin octobre 2014) :

    L’association culturelle Terres d’Empreintes a le plaisir de vous annoncer la sortie de sa nouvelle parution :

    le livre-cd “KROKA LA NUI”
    Chansons traditionnelles en Savoie
    image.jpg       
    En 2001, Paul Varcin publiait son Chansonnier savoyard, qui permit de découvrir le répertoire chanté du village d’Esserts-Blay (Basse-Tarentaise, Savoie). À la suite de cette parution, pendant près de 10 ans, l’ethnomusicologue Guillaume Veillet s’est régulièrement rendu sur place pour enregistrer les chanteurs et chanteuses du village, qui tiennent leur art de tradition familiale.
    Ces enquêtes sont surprenantes par la richesse et la rareté des pièces recueillies, ainsi que par la qualité de l’interprétation (notamment le chant collectif, appelé localement chant en kobla).
     
    Un livre-CD, publié par Terres d’Empreintes en lien avec les habitants de la commune, propose aujourd’hui le meilleur d’une décennie de collectes sonores :
    - Un livre de 68 pages, richement illustré avec de nombreuses photos inédites, présentant l’importance de la chanson traditionnelle dans le village, replacée dans le contexte plus large de la Savoie et de la chanson traditionnelle francophone. Ce livre contient les paroles intégrales des chansons. La couverture est réalisée par Robert Crumb, dessinateur de BD.
    - Un CD de 75 minutes, présentant 30 chansons (en français et en franco-provençal savoyard) enregistrées sur le terrain entre 2004 et 2014 auprès des habitants d’Esserts-Blay : interprétations en solo, en duo et en groupe.

    Sortie: automne 2014

    Vous pouvez soutenir la réalisation de ce projet et bénéficier du tarif préférentiel de souscription de 15 €, port compris.
    (Prix public après la sortie : 20 €)

    Merci d’envoyer un chèque avec votre adresse à :

    Terres d’Empreintes, 12 avenue Berthollet, 74000 Annecy

  • PROGRAMME HORAIRE/ 2-5 OCTOBRE 2014 DOMAINE FORGET À SAINT-IRÉNÉE, QUÉBEC (CANADA)

     

    Transcription.jpeg

    En 1914, l’anthropologue Marius Barbeau (1883-1969), jusqu’alors voué à l’étude des autochtones de l’est du Canada, commence à s’intéresser aux traditions orales des populations françaises du Québec et du Canada. La région de Charlevoix constitue un des premiers lieux d’enquête sur le terrain du chercheur. Ce tournant devait s’avérer marquant pour l’institution des études en ethnologie du Canada français. Aussi, le colloque, qui se tiendra au Domaine Forget de Saint-Irénée, au cœur même de la région de Charlevoix, est-il l’occasion de souligner ce centenaire et de mesurer le chemin parcouru par ce pionnier. L’impact qu’il eut sur l’évolution de ce champ de recherche, notamment sur les régions privilégiées et sa reconnaissance en milieu universitaire, est aussi à l’ordre du jour.

     

    Colloque Barbeau.jpeg

     

     LE JEUDI 2 OCTOBRE 2014

    18h00-19h00: Accueil 19h-20h: Mot de bienvenue
    Orientations du colloque (30e Société d’histoire de Charlevoix, exposition) Allocution d’ouverture Serge Gauthier Marius Barbeau. Été 1916 Vins et fromages
    LE VENDREDI 3 OCTOBRE 2014
    8h30-10h00: PREMIÈRE SÉANCE : TERRAIN ET TERRITOIRE – LE PAYS DES GOURGANES
    Serge Gauthier Charlevoix est-il un pays enchanté pour Marius Barbeau ? Christian Harvey Cartographie des terrains et méthode d’enquête de Marius Barbeau dans Charlevoix (1916-1940). Jean-Benoît Guérin-Dubé Des porteurs de tradition orale : les Morneau de Baie-des- Rochers
    10h00-10h30: Pause 10h30-12h00: DEUXIÈME SÉANCE : TERRAIN ET TERRITOIRE – BARBEAU ET L’ORALITÉ
    Aurélien Boivin Le Saguenay légendaire : un hommage aux humbles habitants Bertrand Bergeron Territoire et terrain Amelia Elena Apetrei Barbeau et les contes: une perspective littéraire Ronald Labelle «Une fois, il y avait un jeune ethnologue...»
    12h00-13h00: Dîner en commun 13h00-14h30 : TROISIÈME SÉANCE : BARBEAU ET L’ORALITÉ: LA CHANSON
    Marcel Bénéteau Marius Barbeau et la chanson traditionnelle française Louis-Martin Savard Joseph-Thomas LeBlanc et le « romancero acadien » Jean-Pierre Pichette Le Romancero du Canada : une synthèse à la croisée des chemins
    14h30-15h00 : Pause

    15h00-16h30: QUATRIÈME SÉANCE : BARBEAU, PROMOTEUR DE LA TRADITION
    Diane Joly La correspondance Édouard-ZotiqueMassicotte – Marius Barbeau : un dialogue dynamique autour du folklore Danielle Martineau La collaboration entre Adélard Lambert et Marius Barbeau Pierre Chartrand Marius Barbeau et la danse
    16h30-18h00: CINQUIÈME SÉANCE : TABLE RONDE I – NOS TRADITIONS À L’UNIVER- SITÉ
    Participants : Jean-Pierre Pichette («Nos traditions à l’Université», Université Sainte- Anne), Marcel Bénéteau (Les quarante ans du programme d’ethnologie, Université de Sudbury), Laurier Turgeon (L’enseignement de l’ethnologie à l’Université Laval de Bar- beau à aujourd’hui), Philippe Dubois (L’ethnologie à l’Université Laval : une tradition d’innovation en constante évolution), Jean-François Simon (L’ethnologie au Centre de recherche bretonne et celtique, Université de Brest)
    19h00: Barbecue aux Écuries du Domaine Forget Présentation du film: Jean Simard Marius Barbeau et le folklore canadien-français (ONF, 1959)
    LE SAMEDI 4 OCTOBRE 2014
    8h30-10h00 SIXIÈME SÉANCE : MUSÉES, MUSÉOLOGIE, ARCHIVES
    Marilie Labonté De la sauvegarde du patrimoine à la muséologie : Marius Barbeau Vanessa Ferey Les travaux de Marius Barbeau au sein du Musée de l’Homme de Paris Louise Lalonger Dévoiler la couleur : rencontre de la tradition orale et de l'analyse scientifique
    Benoît Thériault Les archives de Marius Barbeau, une richesse à découvrir ou à redé-
    couvrir
    10h00-10h30 : Pause 10h30-12h00 SEPTIÈME SÉANCE : FORMATION ET STATUT DU CHERCHEUR
    Jocelyn Gadbois Marius Barbeau chez les évolutionnistes (1907-1914) Marlène Belly Marius Barbeau, Patrice Coirault : de démarches pionnières en voies/voix de maîtres Fañch Postic et Jean-François Simon Du folklore à l’ethnologie : « Traditions populaires » et projet universitaire en Bretagne ; (Michel Valière et) Michèle Gardré-Valière : Marius Barbeau, Le Rossignol y chante, et nous, et nous...
    12h00-13h00: Dîner en commun 13h00-14h30: HUITIÈME SÉANCE : TABLE RONDE II – L’APPORT DE BARBEAU AUX ARTS RELIGIEUX ET POPULAIRES
    Participants : Jean Simard (Depuis l’île d’Orléans, Marius Barbeau découvre l’art reli- gieux du Québec), Anne-Marie Poulin (Le « boutonné » de Charlevoix : pertinence d’une découverte), Richard Dubé (Recherche ethnographique d’aujourd’hui, méthodes et défis) et Jean-François Blanchette (Marius Barbeau et l’authenticité de la tradition en art populaire)

    14h30-15h00: Pause 15h00-16h00: NEUVIÈME SÉANCE : INFLUENCES DIVERSES
    Virgil Benoit La conception du bonheur dans la diaspora québécoise Marc-André Fortin La traduction de « The Downfall of Temlaham » : retours transculturels Laurier Turgeon L’inventorisation du patrimoine immatériel au Québec de Marius Bar- beau à nos jours
    16h00-17h30: DIXIÈME SÉANCE : TABLE RONDE III – BARBEAU ET LE TERRAIN : UN EXEMPLE POUR DEMAIN ? QU’EN PENSENT LES CHERCHEURS D’AUJOURD’HUI?
    Participants : Benoît Thériault, Christian Harvey, Jocelyn Gadbois, Pascal Huot 19h00-19h30: Lancement d’ouvrages en ethnologie et sur Charlevoix 19h30- 21h30: Banquet
    Repas du terroir de Charlevoix: Au pays des gourganes Allocution de clôture Jean-Pierre Pichette Barbeau : au-delà du souvenir Animation
    Chansons de tradition orale: Danielle Martineau et Guillaume Savard
    LE DIMANCHE 5 OCTOBRE 2014
    10h00-14h00: Excursion sur le traces des enquêtes de Marius Barbeau (Repas inclus au Relais des Hautes-Gorges ) 14h00 : Retour et fin du colloque
    Du 2 au 5 octobre 2014 Domaine Forget de Charlevoix, Saint-Irénée (Québec)
    FICHE D’INSCRIPTION
    NOM:__________________________________________________________________ ADRESSE: ______________________________________________________________ VILLE:______________________________CODE POSTAL:______________________ TÉLÉPHONE: (    )______________________________________________________ COURRIEL:______________________________________________________________
    INSCRIPTION COMPLÈTE (125$)
    Toutes les séances, repas du midi (3-4 octobre) et excursion-repas (5 octobre)
    INSCRIPTION SANS EXCURSION (100$)
    DEUX MODES DE PAIEMENT:
    1) Par chèque: à l’ordre de Société d’histoire de Charlevoix 156, de l’Église La Malbaie (Québec) G5A 1R4 2) Directement en ligne: www.shistoirecharlevoix.com (onglet colloque)
    POUR PLUS D’INFORMATIONS:
    Téléphone: (418) 665-8159 Courriel: shdc@sympatico.ca Site Web: www.shistoirecharlevoix.com

  • Journée d'études en ethnomusicologie de la France: Toulouse Sept. 2014

    Centre International de

     

    Recherches Interdisciplinaires

     

    en Ethnomusicologie de la France (http://cirief.fr)

     

     

     

    CIRIEF (Centre International de Recherches en Ethnomusicologie de la France)

     

    Journée d’études 2014

     

    « Les nouveaux enjeux de l’ethnomusicologie de la France : 

     

    Adapter les objectifs, les outils et les méthodes de recherche

     

    à la mutation rapide des terrains français »

     

     

    Vendredi 26 septembre 2014

     

    Université de Toulouse Le Mirail, Maison de la Recherche, salle D 31 (entrée libre)

     

     

     

    9h : Accueil des participants.

     

    9h15 : Ouverture de la journée d’études par Luc Charles-Dominique (président du CIRIEF).

     

     

    Patrimonialisations…

     

     

    9h30 : Jean-Jacques Castéret (Institut Occitan d’Aquitaine - Ethnopôle),

     

    “Un territoire, des communautés : l’ethnomusicologue dans le concert des patrimonialisations des pratiques musicales en Sud Gascogne”

     

     

    10h : Marlène Belly (Université de Poitiers)

     

    Le chant de labour fait son bœuf !

     

     

    10h45 : Luc Charles-Dominique (Université Nice Sophia-Antipolis — IUF)

     

    “La dimension territoriale dans la patrimonialisation française actuelle des musiques traditionnelles”

     

     

    11h15 : Corinne Savy (Université Montpellier 3 Paul Valéry)

     

    “Le rôle de la France dans les stratégies de la patrimonialisation du flamenco”

     

     

    11h45-12h30 : table ronde.

     

     

    Nouveaux terrains, nouvelles pratiques, nouvelles méthodes et nouveaux outils

     

     

    14h30 : Yves Defrance (Université de Rennes 2)

     

    “Sonner au féminin, un atout pour le renouveau des musiques traditionnelles. L'exemple breton”

     

     

    15h : Guillaume Veillet (Conseil Général de Haute-Savoie)

     

    “Le témoin comme acteur du revivalisme : une expérience de "collecte" en Savoie au début du XXIe siècle”

     

     

    15h30 : François Gasnault et Marie-Barbara Le Gonidec (iiAC-LAHIC, CNRS-MCC-EHESS)

     

    “Évaluer et éditer les enquêtes ethnomusicologiques du MNATP : un retour indispensable sur une entreprise monopolistique”

     

     

    16h-16h45 : Table ronde et conclusion.

     

     

    Renseignements : Luc Charles-Dominique : luc.charles-dominique@unice.fr

     

  • France Culture : émission spéciale langue occitane à Béziers, écouter ici.

    France Culture : émission spéciale langue occitane à Béziers

    Pour sa 8ème étape sur la route des villes en campagne, France Culture avait choisi Béziers vendredi 28 février  2014 pour une émission « Sur la route » entièrement consacrée à la langue occitane. Invités de l’émission, Benjamin Assié et Philippe Hammel (CIRDOC), le groupe Mauresca ainsi que le chanteur Joanda ont livré leur vision de la culture occitane. Une belle émission à écouter ou réécouter en cliquant ici :

    http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4806080

    Bonne écoute !

  • Les Ostensions limousines inscrites au Patrimoine Culturel Immatériel de l'UNESCO...

    Dix-neuf lieux sont concernés par cette inscription et se trouvent dans un territoire qui est historiquement lié au Limousin, s’étendant aujourd’hui sur quatre départements français : Haute-Vienne et Creuse (Limousin), Charente et Vienne (Poitou-Charentes).

    En 2009 des Ostensions se sont déroulées en Haute-Vienne à Aixe-sur-Vienne, Aureil, Chaptelat, Eymoutiers, Javerdat, Le Dorat, Limoges, Nexon, Pierre-Buffière, Rochechouart, Saint-Junien, Saint-Just-le-Martel, Saint-Léonard-de-Noblat, Saint-Victurnien et Saint-Yrieix-la-Perche, dans la Creuse à Crocq, en Charente à Abzac et Esse et dans la Vienne à Charroux.

    Les prochaines Ostensions auront lieu en 2016:

    Les ethnoblogueurs de BELVERT ne manqueront pas de retenir ces dates pour mesurer l'ampleur du phénomène et s'en faire leur propre jugement; par delà les controverses et la polémique qui n'ont pas manqué de ce faire jour ( Voir le § "Polémique" sur le site Wikipedia consacté aux "Ostensions limousines".
     
    Selon le communiqué de presse, le Comité a estimé que :

    « R.1: Les ostensions septennales limousines associent culte religieux, traditions laïques et savoir-faire artisanaux, impliquant l’ensemble de la communauté et rassemblant des praticiens de milieux sociaux variés dans un esprit de cohésion sociale et identitaire, ponctuant leurs vies et rappelant l’histoire de la région;
    R.2: L’inscription sur la Liste représentative pourrait améliorer la visibilité du patrimoine culturel immatériel et la sensibilisation à son importance, et pourrait renforcer le dialogue avec d’autres communautés proches ou éloignées pratiquant le même genre de rituels et de festivités;
    R.3: Les mesures de sauvegarde, marquées par l’engagement de tous les intervenants, comprennent la mise en place d’une stratégie centrée sur la transmission continue des connaissances et des savoir-faire;
    R.4: La communauté du Limousin, en particulier les confréries et les comités qui organisent les ostensions, ont participé activement au processus de candidature et ont donné leur consentement libre, préalable et éclairé;
    R.5: Grâce à la participation de la communauté concernée, les ostensions septennales limousines ont été incluses en 2011 dans l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel français maintenu par le Ministère de la culture et de la communication. »
    Le Comité a « inscrit les ostensions septennales limousines sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. »
    Initiateur, le 15 novembre 2009, et porteur de cette candidature avec le soutien des confréries, des comités ostensionnaires et des collectivités du Limousin (Région, Département de la Haute-Vienne, ville de Limoges, élus, CCI, chambre des métiers..) ainsi que celui du ministère de la culture et de la communication et des autorités ecclésiastiques, Jacques Perot, conservateur général (h) du patrimoine et président de la Fédération des confréries limousines était présent à Bakou, accompagné de membres de la grande confrérie de Saint-Martial de Limoges et des confréries des Saints Côme et Damien de Pierre-Buffière, de Sainte-Valérie et de Saint-Aurélien de Limoges et des Saints Lucius et Emerite d’Abzac (Charente).
    Exprimant sa reconnaissance aux représentants de l’UNESCO, il a dit la fierté et la grande joie des Limousins d’être ainsi reconnus dans l’une des plus anciennes et des plus emblématiques pratiques religieuses et populaires à laquelle ils sont particulièrement attachés. Il a également exprimé sa gratitude à tous ceux qui l’ont aidé à mener à bien ce processus de reconnaissance par l’UNESCO.

    Les Ostensions septennales limousines sont le douzième élément français inscrit sur les listes du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

    En savoir plus sur Wikipedia: "Ostensions limousines"

  • Septembre 2013 : Le Dossier n° 5 du CHERCHEUR d'OR, à Saint-Junien en Limousin est paru...

    2Cahier Marguerite.jpg

     

    "... Mis en forme, éclairés par de judicieuses notes et largement illustrés, les Mémoires de Marguerite plongent le lecteur dans le quotidien de la vie à Saint-Junien au début du XXe siècle. Témoignage d’autant plus précieux qu’il est celui d’une femme, d’une femme née dans le milieu des ouvriers les plus modestes, qu’il émane donc de celles et ceux qui ont rarement pris la parole, et moins encore la plume. C’est en outre un témoignage d’une grande sincérité : sincérité de la  langue, celle parlée par les Saint-Juniauds dans la première moitié du XXe siècle, avec ses formules héritées du « patois » et ses tonalités chantantes, au point qu’en lisant Marguerite Delabracherie, on croit l’entendre. Sincérité aussi des sentiments chez cette femme au caractère bien trempé : nul apitoiement, par exemple, dans le récit d’une vie commencée sous le signe de la misère et du malheur.

     

    Mais le plus attachant est sans doute la simple et légitime fierté qu’éprouve Marguerite à raconter sa vie à son petit-fils... "(Extrait de l'avant-propos de présentation par le président de l'association Les Vieilles Pierres, Frank Bernard.

     
    Mémoires de Marguerite, ouvrière saint-juniaude, 1889-1989 / [Marguerite Delabracherie] ; établissement du texte par Bernard Besson ; avec le concours de Jean-René Pascaud et Michel Valière pour les notes, les commentaires, la bibliographie et l'illustration ; [avant-propos de Frank Bernard; texte de Michèle Gardré-Valière].
    Editeur : Saint-Junien : Société des vieilles pierres, 2013. Collection : Les Dossiers du Chercheur d'or ; 5.
    Notes; Bibliogr. p.67-68.

    On peut se  procurer ce Dossier n° 5  à La Maison de La Presse, Rue Lucien Dumas à Saint-Junien (70 pages ; 12 €), ou auprès de la Société des Vieilles Pierres en Ville.

    On peut aussi le lire ou le consulter aux Archives municipales,

    ainsi qu'à la Médiathèque municipale : 843.03  LIM.

  • Collectes du patrimoine oral et musical limousin : Les enquêtes de Robert Dagnas dans le pays de Saint-Junien 1954-1974


    Président du groupe folklorique « Los Velhadors de Sent-Junian »,
    Robert Dagnas a parcouru durant les années 1950-1960 les routes du
    Limousin, armé de son magnétophone, à la recherche de chanteurs,
    conteurs et musiciens du pays. Il animait, grâce à ces
    enregistrements, une émission hebdomadaire à Radio Limoges, Chas nos,
    particulièrement suivie dans les foyers limousins.

    Alors que déferlait sur les ondes la vague Yéyé, la civilisation
    agricole traditionnelle s'éteignait doucement dans les campagnes. Les
    « mémoires » au riche patrimoine oral et musical y étaient encore
    nombreuses et le fonds recueilli par Robert Dagnas donnera à bien des
    collecteurs d'aujourd'hui l'impression d'un âge d'or où il
    suffisait de laisser trainer le micro pour recueillir chansons, dires,
    prières, récits de vieille tradition.

    Après maintes péripéties, une partie importante des bandes
    enregistrées fut récupérée alors qu'elles allaient partir à la
    décharge. Sauvé et numérisé, ce fonds considérable, composé
    d'environ 450 bandes représentant plusieurs centaines d'heures
    d'enregistrements, peut désormais s'écouter sur
    http://www.colleccions.ieo-lemosin.org/ le site des archives
    sonores et audiovisuelles de l'Institut d'Études Occitanes du limousin.

    Les soirées des 13 et 14 septembre 2013 à Saint-Junien et Javerdat seront
    l'occasion de faire (re)découvrir ces beaux enregistrements en
    compagnie de témoins de l'époque et de personnes ayant œuvré à la
    sauvegarde et à l'étude de ce fonds. L'accent sera notamment mis sur
    les collectes effectuées auprès d'Angèle Chabeaudie de
    Chaillac-sur-Vienne et Pierre Biossac de Javerdat. Par leur
    spontanéité au micro et surtout leur remarquable mémoire du
    répertoire chansonnier traditionnel, la « mémé Angèle » et le «
    père Biossac » furent deux vedettes de l'émission de Robert Dagnas et
    devinrent des figures de l'univers culturel local durant les années
    1960.
    -
    Institut d'Estudis Occitans dau Lemosin
    10, placa de la Liberacion (10, place de la Libération)
    19140 USERCHA (Uzerche)
    tel. 05 55 98 28 90 / contact@ieo-lemosin.org

     http://www.colleccions.ieo-lemosin.org/

    (Les familiers hauts-pictaviens et gencéens du blog pourront aussi utiliser cette adresse électronique pour essayer de retrouver les diverses émissions que notre ami Robert Dagnas avait réalisées, vers 1966-67-68, avec le concours des pilotes du blog et de l'association de La Marchoise de Gençay, aujourd'hui Centre Culturel-La Marchoise.)

  • A la Mégisserie de Saint-Junien, Une expo du photographe Philippe Brault (Agence VU) consacrée au jeu des 1000... Histoires !

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    Du vendredi 26 juillet au 4 octobre 2013, venez jouer, écouter, découvrir, A La Mégisserie.

    Contacts : 05 55 02 87 98

    www.la-megisserie.fr

    accueil.vienneglane@wanadoo.fr

  • A Caen, en Normandie, le Centre régional de culture ethnologique recrute son chargé de mission , et ça presse...

    Le Centre régional de culture ethnologique et technique de Basse-Normandie (CRéCET) recrute un(e) chargé(e) de mission Patrimoine ethnologique et immatériel.

     

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    Né en 1984 d’une initiative du Ministère de la Culture et de la Région Basse-Normandie, le Crécet a pour vocation de développer la connaissance et la valorisation du patrimoine ethnologique sur le territoire régional. Il est accrédité par l’Unesco au titre de la convention relative au patrimoine culturel immatériel. Le Crécet coordonne et gère les activités du Réseau des Musées en Basse-Normandie (68 établissements, dont de nombreux « musées de société »). En octobre 2013, il fusionnera avec les associations Normandie-Patrimoine (centre de restauration et de conservation préventive) et Arcis (Agence régionale de l’image et du son). Avec une formation supérieure sanctionnée par un diplôme de niveau Master II en sciences sociales ou humaines - de préférence avec une spécialisation ethnologique
    – et une excellente culture générale, vous avez mené avec succès plusieurs travaux de recherche ethnologique sur le domaine français et conduit des actions de restitution et de valorisation du patrimoine en lien avec les groupes sociaux concernés ou les acteurs du territoire (collectivités, associations, institutions culturelles...). Les enjeux du patrimoine ethnologique vous sont familiers et vous
    avez une bonne connaissance de la convention du patrimoine culturel immatériel et de sa mise en œuvre au plan national et local.

    Vous possédez de bonnes capacités rédactionnelles et d’analyse, maîtrisez l’informatique ainsi que les questions de conservation et de mise en valeur des données ethnographiques et utilisez couramment les nouveaux médias. Vos aptitudes relationnelles et d’écoute vous facilitent le travail en équipe. Vous connaissez le mécanisme des financements publics et êtes en capacité d’élaborer des dossiers et d’en assurer le suivi. Vous êtes titulaire du permis de conduire et mobile.

    Sous l’autorité du directeur du CRéCET, au sein du « pôle ethnologique régional », vous

    -participerez à la définition des orientations scientifiques et culturelles du pôle,
    -réaliserez des programmes de recherche et d’action culturelle sur des thématiques en lien avec le territoire régional et les institutions scientifiques et culturelles (musées en particulier).
    -contribuerez à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel régional et apporterez un appui scientifique et technique aux groupes et communautés engagés dans une démarche de pci.
    -coopérerez à l’élaboration de la programmation de la Semaine du cinéma ethnographique (20ème édition en 2014).


    Poste basé à Caen (Calvados) à pourvoir dès que possible, au plus tard le 15/10/2013. CDI assorti d’une période d’essai de 4 mois. Salaire mensuel brut initial 2332 €.
    Statut cadre, convention collective de l’Animation. Dans le cadre d’un possible transfert des activités du Crécet à un établissement public, le contrat de travail est susceptible d’évoluer vers un CDI de
    droit public.


    Merci d’adresser votre candidature (lettre de motivation
    et CV) avant le 5 septembre 2013, par courrier ou par courriel (edwige.andre@crecet.org),
    à Mme la Présidente du CRéCET, Manoir des gens d’armes, 161 rue Basse, 14000 CAEN. Les candidats retenus à l’issue de l’examen des dossiers seront convoqués, fin septembre, pour un entretien avec un jury.

    Informations complémentaires : 02 31 53 15 45



    CRÉCET
    –Manoir des gens d’armes, 161 rue Basse 14000 CAEN.
    Tél.: 02 31 53 15 45 ;
    Fax : 02 31 53 15 54 ;
    Mél : ethno@crecet.org, reseaumusee@crecet.org.
    Sites : www.crecet.fr, www.musees-basse-normandie fr.
    Association, régie par la loi de juillet 1901, fondée en 1984.
    SIRET : 331 733 444 00037 ; APE 9499Z

  • Index (provisoire) de chansons de tradition orale recueillies par Michèle Gardré-Valière et Michel Valière

     

    Index (tout-à-fait provisoire) des incipits de chansons de tradition orale du Fonds Michèle Gardré-Valière et M.V., recueillies en Poitou et Centre-Ouest, à partir de 1964 (mis à jour le x décembre 2011) :

    À Chez-Blanc petit village

    À dix-huit ans, la petite Joséphine

    À dix-huit ans, j’avais six amoureux

    Ah ! Ah ! Ah ! dit la chandelle

    Ah ! De bonjour gentille bergère

    Ah ! J’ai fait mon Tour de France et m’y voilà de retour

    Ah ! Ma douce amie, que cette fleur qui est sur ton front

    Ah ! Mon beau château

    Ah ! Que les femmes al y sont sottes

    Ah ! Qu’elle est gentille ma fille

    Ah ! Qu’elles sont bêtes les femmes

    Ah ! Qui la dansera le mieux, la guimbarde

    Ah ! Qu’il est malade ce bras

    Ah ! Si tu veux belle Isabeau je ferai ta fortune

    Ah !  Tout un jour je m’y promène           

    Ah ! Tu l’emmènes, tu l’emmènes, ma mignonne

    À l’âge de quinze ans, Rosette se marie

    À la malaco, l’on chasse

    À la manico on y danse on y danse

    À l’âne, à l’âne

    Allant à la fontaine pour cueillir du cresson

    Allez, allez Joli Vermé

    Allons la belle voilà que c’est nuit

    Allons ensemble les camarades là

    Allons mon ami Thomas, tu t’approches de la rabistoquette

    À l’ombrage sous l’ormeau

    Amène-la donc ta penaillon

    Amène-lou donc ton penaillon

    À Paris chez ma tante un oranger l’y a

    À Paris, mesdames, devinez ce qu’il y a

    À Paris sur le youp youp nipe nipe

    À Paris y avait un marchand

    À quinze ans j’étais gentille

    Arrêtez arrêtez cocher

    Arrousons-nous la dalle, la dalle

    À Saint-Romain, c’est un petit bourg

    Au bal de Chez Tapon, mon chausson a pas de bavette

    Au bout de la septième, l’amant est revenu

    Au jardin de mon père, il y a des orangers            

    Au jardin de mon père, ô joli cœur de rose

    Au régiment, on a de l’agrément

    Beau rossignol de France

    Belle, avant de t’y quitter, veux-tu m’y faire la promesse

    Belle batelière Élisabeau

    Belle fillette y gardant son troupeau

    Belle si j’étais dans ton vert pré

    Belle si i étions dans ton vert pré

    Bigorneau, bigorneau

    Biquette veut pas sortir des choux

    Boés, boés, boés en donc de thio petit vin

    Bonhomme en s’y rendant de la foére

    Bonjour bonne maman je suis dans la tristesse

    Bonjour cabaretière

    Bonjour mademoiselle

    Bonjour ma bonne mère, je suis dans la tristesse

    Bonjour madame la Marceline

    Bonjour, mademoiselle, comment vous portez-vous

    Bonjour ma petite bergère, aimable Jeanneton

    Bonjour monsieur le curé, ma bourgeoise m’a-t-envoyé

    Bonjour petite bergère à quoi y pensez-vous

    Bonjour petite bergère au clair de ce beau jour

    Bonjour petite bergère

    Bonjour petite bergère            (là-haut sur ces roches)

    Bonne maman je suis fort ennuyée

    Bonser, petit bonhomme, la la

    Bonsoir messieurs, mesdames, comment va la santé

    Bourguignon, que tu danses bien

    Buvons en de cet enfant qu’on a trouvé dans les vignes

    Buvons, trinquons, divertissons-nous

    Buvons un coup laissons point de terre

    Ce sont trois voltigeurs qui s’en vont en Égypte

    C’est la fille à Jean Brisquet

    C’est la fille de la meunière qui se balade avec Thomas

    C’est là-haut sous l’ormeau

    C’est la manico qu’on y danse

    C’est la petite Germaine, mariée dès onze ans

    C’est la petite Germaine, s’y marie dès douze ans

    C’est le boutineau qui se danse qui se danse

    C’est le curé de Nantes

    C’est le dimanche dans la matinée

    C’est une belle aux yeux bleus

    C’était le curé de Saint-Denis

    C’était la fille d’un geôlier

    C’était la fille d’un perruquier

    C’était le duc de Bourbon

    C’était pour la veille de la Saint-Jean

    C’était pour un premier mai

    C’était pour un premier de mai

    C’était trois jeunes garçons qui s’en vont en Afrique

    C’était un capitaine le soir de ses noces

    C’était une bergère, rouli, roulons, roulette

    C’était une jeune fille qui n’avait pas quinze ans

    C’était une fille aux grands yeux bleus

    C’était une fille, une jolie fille

    C’était une fille muette

    C’était une jeune fille qui voulait s’y marier                        (la fille du père millionnaire)

    C’était une pauvre vieille qui menait son âne aux champs

    C’était une petite lingère

    C’était un moine, prieur du couvent

    C’était un moine qui s’appelait Simon

    C’était un petit moéne, qui d’amour vivait

    C’était un vieux paysan, revenant de l’ouvrage

    Cette nuit j’ai fait un rêve

    Chez nous dans le temps

    Chez nous i avions daus bœufs

    Chez nous avions une âne toujours

    Chez nous j’avions un jau

    Chez nous, nous étions trois filles

    Connaissez-vous Gabériole

    Connaissez-vous la triste histoire de celui qu’on nomme Beau-blond

    Dans ce petit bois, ah ! devinez ce qu’il y a

    Dans ce petit bois charmant

    Dansez donc les filles, dansez donc les gars

    Dans le jardin de ma tante, il y a un cerisier

    Dans le pays de la Gâtine

    Dans un bocage

    Dans un chemin l’y passe trois gentils capitaines

    Dans une maison, il y a trois filles

    De bon matin, le grand Pierre se lève

    De bon matin je me suis levé

    Dedans notre village, il y a-t-un avocat

    Dedans la Tour de Londres, là-haut, là-haut

    Dedans la ville de Lyon, il y a une geôlière

    Dedans Paris la grande ville

    Dedans Paris l’y a-t-une danse

    Dedans Paris l’y a une gentille brunette

    Dedans Paris l’y a une jeune couturière

    De me marier-t-o y a quinze ans

    Derrière chez mon père                                    (le pommier doux)

    Derrière chez nous, il y a des choux

    Derrière chez nous, savez-vous ce qu’il y a

    Derrière chez nous y a-t-un étang            (elle ne sera pas fille longtemps)

    Derrière chez nous y a-t-un étang             (et la deridondaine)

    Derrière chez nous y a-t-un étang            (la voilà la table des bons enfants)

    Derrière chez nous y a-t-un étang              (le foin coupé, il faut le faner)

    Derrière chez nous y a-t-un étang            (ô ma gentillette)

    Derrière chez nous y a-t-un étang             (tambour battant)

    Derrière chez nous y a-t-un petit bois            (qui nous amène des noix)

    Des artichauts des choux pommés, dans le jardin de la jardinière

    Des boudins des boudins de ma grand-mère

    Deux gros nigauds de notre village

    Dis-moi beau grenadier

    Dimanche au soir à ma porte

    Ding dong carillon qui qu’est  mort

    Dira-t-elle oui sans rire ?

    Dites donc vous autres les filles à présent

    Dodo berline, sainte Catherine

    Dodo petite, sainte Marguerite

    D’où venez-vous tout crotté monsieur le curé

    D’où viens-tu mon gentil bossu

    Écoutons l’aventure, c’est d’un jeune guerrier

    Eh, vins donc là camarade bergère           

    Élise, Élise était sous ses ormeaux

    Elle a dit oui sans rire

    En m’y rendant de la foère

    En m’y rendant de métives

    En m’y rendant des noces, buvons nous allons

    En m’y rendant des noces de mon neveu

    En passant devant sa porte, trois petits coups frappa

    En passant devant un pré, les grillons chantaient

    En revenant de Saint-Denis-t-en France

    En revenant des noces, buvons nous allons

    En revenant des noces, buvons nous y en allons

    Et à Paris, y a-t-une vieille

    Et en revenant de Saint-Gilles

    Et toi, ma brunette, veux-tu te marier

    Et vous l’avez ben tous connus

    Eugénie, les larmes aux yeux

    Faut pas de bourse à ces jeunes gens

    Fillettes de quinze ans faites donc pas tant les fières

    Fume ta pipe Napoléon

    Hélas mon père m’a mariade

    Hélas mon père m’y marie

    Henriette était fille d’un baron de renom

    Holà ! ma petite mère

    I la mangerons la soupe la soupe

    Il avait courte taille, on l’avait marié

    Il est mort le père aux louis d’or

    Il était une petite bergère qui les gardait ses blancs moutons

    Ils étaient trois conscrits qui s’en vont à la guerre

    Il y a un petit bois

    Il y a-t-un bon prêtre dans notre village

    I vas vous chantar une chanson qu’ol est ren que daus menteries

    J’ai bien servi pendant sept ans la France

    J’ai cueilli une belle rose

    J’ai de la richesse et de beaux châteaux

    J’ai demandé à ma femme, j’ai demandé son avis

    J’ai demandé-z-à ma mère, la mariée quand je la serai

    J’ai fait l’amour à une brune

    J’ai fait une maîtresse trois jours y a pas longtemps

    J’ai fait une maîtresse y a pas longtemps

    J’aime la galette

    J’ai plumé la tête de mon alouette

    J’ai quinze ans et je suis sage

    J’ai un amant, deux j’en voudrais

    J’ai vingt-cinq ans, ah ! je suis sage

    J’ai vu le loup, le renard, le lièvre

    J’avais deux camarades

    J’avais rêvé de vivre sans ménage

    J’avais une maîtresse aux Trois Piliers

    Je me lève de bon matin quand le soleil se couche

    Je m’en fus cueillir des noix

    Je me suis engagé pour l’amour d’une blonde

    Je me suis-t-engagé dans le régiment de France

    Je mets ma charrette sur mon dos

    Je ne veux plus garder les vaches

    J’enlève de ma pochette

    Je passai derrière le bois, le coucou chantait

    Je sais bien une chanson de pur mensonge

    Je suis lasse d’être fille

    Je suis venu ce soir du fond de mon bocage

    Je suis venu pour vous tromper

    Jeune militaire revenant de guerre

    Je viens t’y dire adieu, ma charmante Marie-Louise

    Je viens t’y voir ma bergère du champ

    La bèla Janèton

    La boulangère a des écus

    La fiancée nous l’emmenons            (petit papillon volant)

    La fille d’un geôlier

    Là-haut, là-haut, sur la montagne, il y a trois petits moutons blancs

    Là-haut parmi ces champs

    Là-haut, sur ces chaumettes

    Là-haut sur la montagne, trois petits oiseaux chantaient

    La lessive est roulée

    L’alouette sur la branche

    La Magali voulait bien dormir

    La mariée qui perd son chignon

    La mariée s’en va devant

    La mariée s’en va devant            (la foére qui la galope)

    La mariée s’en va vite vite la mariée s’en va l’a ripé

    La mère Fanchette arrive avec son caillon

    La mère Gauduchon s’en va-t-au bois

    La mère Julie veut s’y marier

    La monterons-nous la côte la côte

    La quarante est là qui ne tremble guère

    L’autre jour en se promenant

    L’autre jour je m’y promène

    L’autre jour, un jour de foire

    La vieille a mis son bea caillon

    Le bonhomme en s’y rendant du bois                       

    Le coucou s’en va nous ne le verrons guère

    Le curé ne veut pas que thiés gars bigheant

    Le fendeur dans les bois, dans sa loge jolie

    Le jour qu’i étais la mariée

    L’entends-tu, mignonne

    L’entends-tu mon goret, ma bernée bouille

    Le numéro un est arrivé, sur la marine faudra aller

    Le père Mathurin n’a plus de chapeau

    Le premier est un pêcheur

    Le roi a une fille à marier

    Le roi avait un fils

    Les filles de Saint-Maurice s’en vont à la ballade

    Les voici les voilà les culottes rouges

    Le vieux bigeait la vieille, la vieille bigeait le vieux

    Ma bonne amie, je t’y fais mes adieux

    Mademoiselle, vos yeux sont languissants

    Ma douce amie que cette fleur qu’est sur ton front

    Ma femme al est malade, en grand danger d’y mourir

    Ma femme m’y dit de bercer le pouperon

    Ma fille pour ton mariage

    Ma journée est finie

    Ma maman ne veut pas payer

    Maman je voudrais maman je voudrais

    Ma mignonne est au village, au village tout là-bas

    Ma poulette a trois poulets

    Maréchal de France revenant de guerre cherchant ses amours

    Margoton prend son panier  la voilà partie-z-aux mèles

    Marie dans le mariage

    Marie-Jeanne s’en va-t-au moulin

    Marie-Madeleine a les pieds petitons

    Marie, ma petite Marie

    Mariez-moi ma mère dès l’âge de quinze ans

    Marion tu perds ton chignon

    Martin va-t-au bois

    Mathurine en jupon court s’en va à la messe

    Ma tunique a un bouton, marchons

    M’en vais-t-à la foire de Parthenay

    Mes amis faites attention que je vous dise une chanson

    Mes chers amis, je vais vous chanter

    Mes petits gorets dansiant

    Messieurs, j’ai fait connaissance

    Mettez le foin au râtelier, voilà les oueilles qu’arrivent

    Mon Jean, Petit-Jean s’en va-t-aux vignes                       

    Mon mari était malade

    Mon père avait cinq cents moutons

    Mon père avait un carré de pois

    Mon père avait une âne

    Mon père galopait

    Mon père le m’y marie dès l’âge de quinze ans

    Mon père m’a donné des rubans, des rubines

    Mon père m’a donné-t-en maridatge

    Mon père m’a mariée à quinze ans et demie

    Mon père m’envoyait au marché

    Mon père m’y marie en croyant d’y bien faire

    Mon père s’en va-t-au marché, ma mère s’en va-t-aux noces

    Mon père voudrait m’y marier

    Morbleu de ventrebleu, dis-moi donc, belle Madelon

    M’y promenant sur la Charente  faisant mon tour faisant ma ronde

    M’y rendant de la foére

    Napoléon disait à Joséphine

    Ne l’ai-je pas bien passé mon temps

    N’entends-tu la biche dedans les bois

    Nous avions une chèvre qu’était intelligente

    Nous étions trois filles, bonnes à marier

    Nous sommes venus ce soir

    Nous sommes venus vous voir

    Oh ! J’ai-t-un petit oiseau Isabeau

    Oh ! Le joli petit métier

    Oh ! Que je l’aime, oh ! Que je l’aime la fille de l’Auvergnat

    Oh ! Sur le pont de Nantes la veille de la Saint-Jean

    Ol était la mère ageasse

    Ol était une chèvre qui va jamais aux champs

    Ol était une petite vache noire

    Ol était un garçon que l’appeliant Simon

    Ol était un petit bonhomme            (le cuilleri)

    Ol était un petit moine qui d’amour vivait

    O m’est venu commandement

    On y danse la lourde

    Où allez-vous si pressé, curé,curé

    Où est la marguerite

    Où vas-tu belle boiteuse

    O vinguit un ordre chez nous

    Papa, maman, mariez-moi

    Par derrière chez mon père, y a-t-un petit bois charmant

    Pas de lièvre, pas de lapin

    Père père regardez si vous m’aimez

    Perrine était chambrère

    Pète donc vieille tant que tu voudras

    Petit capitaine revenant de guerre en cherchant ses amours

    Petit-Jean, Petit-Jean s’en va-t-aux vignes

    Petit tambour se revenant de guerre

    Piquons, belle Madeleine

    Pour bien la dançar

    Pour danser le rat

    Prends tes bots guenipe

    Prête-moi ton couteau

    Quand j’atais chez mon père

    Quand j’étais apprenti pastouriau chez mon père

    Quand j’étais chez mon père, fillette à marier

    Quand j’étais chez mon père, fillette à marier dondaine

    Quand j’étais chez mon père, garçon à marier, voyez

    Quand j’étais chez mon père, lon et la, tra la la, fillette à marier

    Quand j’étais chez mon père, mon père Landerniau

    Quand j’étais chez mon père, oueille la coue nègre, fillette à marier

    Quand j’étais chez mon père, petite à la maison

    Quand j’étais chez mon père, petit gars pastouriau

    Quand la bergère s’en va-t-aux champs, toujours filant

    Quand la bergère s’y en va-t-aux champs filant sa quenouillette

    Quand la Marion s’en va au molin                        (filar sa colha de bren)

    Quand le curé s’en va pour cueillir la noisette

    Quand les garçons partiront, toutes les filles pleureront

    Quand le valet s’en va-t-aux vignes

    Quand Marianne va-t-au moulin

    Quand Margoton s’en va-t-au bois

    Quand Margoton s’en va-t-aux mèles, son panier sous son bras

    Quand mon père s’en va-t-au marché

    Quand un beau jour je m’y promène (turlututu)

    Quand un jour je m’y promène tout le long de ces vallons

    Quitte ton troupeau bergère

    Qui veut savoir une chanson            (c’est d’une fille et d’un garçon)

    Récitons l’aventure, c’est d’un jeune écolier

    Réveillez-vous la belle, je viens vous avertir

    Rossignolet du bois joli

    Rossignolet du bois, rossignolet sauvage

    Rossignolet sauvage, rossignolet des bois

    Sainte Marguerite, endormez-moi cette enfant

    Sargallon s’en va-t-à la messe

    Saute, saute, les poils de mes chausses

    Sautez donc, vous n’y sautez guère

    Sautez mesdemoiselles

    S’en allant à la fontaine pour cueillir du cresson

    Si j’avais une femme

    Si je suis fillette sans amant

    Si je viens t’y voir ma charmante maîtresse

    Si tu cheus dans thio creus, malireu

    Si tu savais mignonne

    Sous ces trois rosiers blancs

    Sur la rivière de Bordeaux

    Sur le pont du Nord, joli cœur de rose

    Sur mon chemin, j’ai rencontré les filles du coupeur de paille

    T’as bu bonhomme

    T’aras de l’aglland

    Tins-te ben i allons galoper

    Tombis, m’y cassis la jambe

    Ton beau temps, ma jeune fille

    Ton devanteau ma chambrière

    Ton petit cotillon Lisette (ou Marjolaine)

    Ton petit chien bergère

    Tout le long de la mer, lon, la

    Tout près d’un cerisier, y avait une jolie fille

    Tout un jour s’y promène tout le long de ces vallons

    Trempez la soupe, trempez la donc

    Trois beaux navires sont arrivés

    Trois fois passera la dernière la dernière

    Trois jeunes tambours revenant de la guerre

    Trois matelots, leur pipe allumée

    Tu l’apporteras le petit pot, le petit pot

    Tu m’as fait venir ici mei

    Tu n’auras pas ma queue de mouton, ma tante rose

    Une coquette de Paris

    Un beau jour je me promène tout le long de ces vallons

    Un biau jour de fête

    Un dimanche après les vêpres

    Un jour ma tant plantit un pépin dans son jardin

    Un jour un jour m’y promenant

    Un jour une bergère appelée Isabeau

    Un oiseau sur la branche faisait cui cui

    Veux-tu veux-tu ma mignonne

    Viens, viens, viens, malheureuse viens

    Vins donc fainéant

    Vire tes oueilles, berghère

    Vive les conscrits de Saint-Gaudent

    Voici la Saint-Jean la grande journée

    Voici le mois d’avril rendu

    Voilà Christophe parti au marché

    Voilà la poule, avec ses quatre poulets

    Voilà un an et demi qu’on a marié la petite Marie

    Vous n’irez plus au bal madame la mariée

    Y a trois hussards allaient en promenade

    Y a-t-une jeune mariée qui regrette bien ses amours

    Y a-t-un nic dans thio prunier

    Y a-t-un rat dans le grenier

     

    (Pour tout renseignement éventuel, nous contacter)

  • Musiques et Traditions Orales de Normandie en novembre, avec l'associations La Loure


    Deux rendez-vous de choix se profilent autour des traditions chantées, de Normandie et d'ailleurs :
    Affiche Web.jpg



















    10-13 novembre : Pays de Caux - Pays de Chanteurs - Fécamp (76)
    Colloque, concert, bal/fest noz, café chantant, soirée ciné documentaire...
    Attention, n'oubliez pas de vous inscrire pour le colloque, ça se remplit très vite... et les places sont limitées ! 
    La fiche d'inscription : ici 
    Le programme complet de ces rencontres : ici 

    19-20 novembre : La Nuit du chant traditionnel - Torchamp (61) 
    Veillée en chansons, bal à la voix, rando chantée, apéro chanté...

    Le programme est ici ! 


    Affiche NDC 2011 Web.jpg


    Au plaisir de vous rencontrer lors de ces prochaines manifestations normandes.  
    --------------

    Association La Loure

    Musiques et Traditions Orales de Normandie
    2, rue St-Martin
    14500 Saint-Martin-de-Tallevende
    Tél. : 02 31 68 73 49
    laloure@wanadoo.fr - Site : laloure.org

  • En hommage à Conrad Laforte et à son œuvre sur la littérature orale du Québec

     

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  • PORTES OUVERTES du CIRDOC pendant la durée du Village Occitan de la Féria de Béziers

    Du 11 au 15 août 2011 sans discontinuer, et de 13h à 20h chaque jour,


    Venez découvrir le patrimoine occitan au CIRDÒC en profitant des collections et de

    la fraîcheur douce dans le bâtiment...

    Vous serez accueillis avec plaisir par l'équipe du CIRDOC avec au programme :

    De 13h à 18h: Ouverture des salles de lecture, consultations et emprunts ou

    restitution de documents, conseils...

    Entre 17h et 20h : Visites commentées de l'exposition "Jòga !".

    Cette exposition originale et exceptionnelle, conçue par le CIRDOC en

    partenariat avec des spécialistes du théâtre d'òc contemporain, y est installée

    jusqu'au 23 Décembre 2011.

    "Revivez 42 ans (1968-2010) de création d'un théâtre populaire contemporaine

    en Occitanie et découvrez l'aspect original et bien vivant de la création occitane

    actuelle,expression artistique à la fois militante et populaire, qui perdure

    au sein de nombreuses compagnies professionnelles et amateurs d'aujourd'hui".


    Ne manquez pas cette agréable occasion d'aller à la rencontre, gratuitement,

    de 1000 ans de culture occitane ! À deux pas en sortant du CIRDÒC, 

    le village occitan vous tendra les bras et ensoleillera votre soirée avec de la

    musique, de la danse, du chant et de la gastronomie "à la mode d'ici".


    Pour plus de renseignements n'hésitez pas à contacter :

    04 67 11 85 10 ou secretariat@cirdoc.fr

    (version occitane ci-après)

     

    De l'11 al 15 d'agost, de longa, de 1 ora de la tantossada a 8 oras del ser,

    cada jorn (dimenge e feriat tanben),


    Lo patrimòni occitan vos espèra per vos far regalar l'esperit, dins la doça frescor

    del bastiment del CIRDÒC, al calme, legiretz, escotaretz de musica o agacharetz de vidèos...

    Amai los pichons i pòdon venir!

    La còla del CIRDÒC, mobilizada per l'eveniment, vos aculhirà amb plaser amb per programa

    Entre 13h e 18h: salas de lectura dobèrtas, conselhs, consultacion de libres, manlèus,

    retorns de documents manlevats etc.

    Entre 17h e 20h: vesitas comentadas de la mòstra "Jòga!" (a respècte de la demanda).

    Aquela mòstra es tant originala coma excepcionala, que Lo CIRDÒC la concebèt amb

    l'ajuda d'especialistas del teatre d'òc contemporanèu. Demorarà en plaça fins

    al 23 de Decembre de 2011.

    "I vos assabentaretz de 42 ans (1968-2010) de creacion teatrala d'òc, e i tastaretz

    de l'originalitat dels creators del teatre occitan d'a l'ora d'ara, expression artistica

    a l'encòp militanta e populara, inventiva e que se perlonga bravament uèi, demercé

    lo trabalh de companhiás professionalas e d'amators tanben".


    Aquela escasença bèla e agradiva de venir prene lo fresc en tot tastar, a res non còst,

    de la riquesa de mila ans de cultura occitana, la manquetz pas! Amai al sortir d'aquí,

    a quatre passes, lo vilatge occitan vos aculhirà per una brava serada de musica, de dança,

     

     

     

    de cançons amb de bonas taulas "a l'occitana".


    Per ne saber mai sonatz al 04 67 11 85 10 o mandatz un messatget a 'secretariat@cirdoc.fr'


     

     

     

  • Vous auriez souhaité ...un renseignement sur un article ou un ouvrage cité en bio-bibliographie :


    Contact par mel :


    michelvaliere@orange.fr


    Par poste :


    Association ARPE, 22 avenue d'Oradour-sur-Glane, 87200 Saint-Junien.

  • Sauvegarder, inventorier, étudier, transmettre le patrimoine culturel immétériel

    Communiqué de presse : Le 16 octobre 2009, à Nantes, a été présenté l'OPCI (Office du Patrimoine culturel immatériel)

    Le 16 octobre, au café Cascabel à Nantes, les membres de l'OPCI - Association interrégionale de coopération technique et d’expertise pour la sauvegarde, l’inventaire, l’étude et la transmission du patrimoine culturel immatériel - ont présenté les buts de la nouvelle association, les premières actions menées, et les nombreux projets en cours.

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    © Tous droits réservés, 2009.

    Cofondé par 32 spécialistes (universitaires ou chercheurs privés), l'OPCI se propose d'être un nouvel outil national au service de tous pour sauver et promouvoir le « Patrimoine Culturel Immatériel » (musical, linguistique… en fait tous les savoir-faire et traditions des mondes paysan, maritime, fluvial ou ouvrier ; des différents milieux culturels, etc.).

    Contacts : Michel Colleu,  michel.francoise.colleu@wanadoo.fr 06 34 96 03 13 ; Guillaume Veillet guillaume.veillet@libertysurf.fr 06 18 08 91 35

    Président : Jean-Pierre Bertrand  jpb.bertrand@yahoo.fr 06 07 66 31 21

  • Les anciens cimentiers d'Airvault (Deux-Sèvres) se racontent, le 8 novembre 2008

    Comme suite à la mission d'étude confiée à Aurélie MELIN, d'ORCI, par L'association Les Amis du Musée, le pilote de Belvert, chargé d'accompagner cette recherche depuis le montage du dossier, a été sollicité pour "animer" la réunion des anciens cimentiers rencontrés et incités à "se" raconter par la chercheuse. Aurélie Melin, naturellement, concourra à l'animation de cette après-midi à laquelle nos visiteurs sont cordialement invités à venir rencontrer les cimentiers, les membres de l'association, ainsi que la petite équipe des chercheurs d'ORCI. 

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  • Un mot de Rebecca sur "un fond à la dérive"

    J'ai lu avec interet ce que vous avez écrit au sujet des difficultés de
    conservation du fond sonore que vous avez créé...
    Evidemment c'est un problême de fric mais surtout aussi de force d'inertie ?

    Je ne sais pas comment on pourrait faire... Moi quand je pense à ce
    problême c'est aussi parce que depuis deux ans maintenant je travaille
    avec la matiére "son". J'ai des connaissance en ce qui concerne
    l'acquisition numérique, montage, mixage et je connais des personnes
    ressources qui savent m'aider ou mettre à ma disposition leur talent
    dans ce domaine.

    Avez vous fait des demandes de subventions ou des choses comme ça ? Est
    on obligés d'attendre que l'université réalise l'importance de ce fond ?
    Mais peut etre en est elle la proprietaire maintenant ?

    Voila, tout ça pour vous dire que je veux bien, si vous avez besoin de
    moi (dans la mesure de mon emploi du temps musclé) penser avec vous à
    l'archivage de votre fond. Ou même suivre de loin vos démarches quand à
    sa sauvegarde.

    Je pense qu il y a encore quelques solutions à trouver pour cela ! Il le
    faut !
    Bien à vous,
    Rébécca

    Note du Pilote:
    Merci mademoiselle Rébécca de votre intérêt. Votre réaction ne m'étonne pas.
    Je me souviens bien de vos premiers pas en socio ; de votre passage remarqué au cours d'ethnographie de la France, de vos investigations sur la ville remarquable et pourtant trop méconnue de Rochefort-sur-mer, enfin de votre émigration chez les documentaristes dont votre tournage sur la Place de la Liberté. L'image, le son, les questions de société vous passionnent, la dynamique de groupe aussi, au travers de votre association...
    Je tâcherai de vous tenir au courant des "avancées" ou du "retrait", des solutions alternatives éventuelles qui ne manqueront pas de se faire jour.
    Merci encore de votre concours.

  • Archives sonores en difficulté

    Didier Bouillon,
    Président de la Section
    « Anthropologie sociale, ethnologie et langues régionales » du
    Comité des Travaux Historiques et Scientifiques (CTHS)

    communique:

    Nous ne pouvons que nous indigner devant l’incurie dont font preuve les responsables de la conservation du Fonds Valière.

    Il n’est pas utile de rappeler ici tout l’intérêt de ce fonds, qui a servi et sert encore aujourd’hui de référence, tant dans le domaine des ethnotextes que dans celui des langues régionales, pour ne citer qu’eux. Mais, nous le savons tous, le support magnétique est extrêmement fragile et se dégrade avec le temps ; d’autre part, les matériels qui en permettent une lecture performante se raréfient de jour en jour. À titre d’exemple, les archives sonores de FR3 Guyane ne sont plus consultables aujourd’hui, faute de magnétophones encore capables de les lire.
    La numérisation des bandes ne constitue pas une opération à réaliser lorsqu’un supplément de subvention le permettra, ou à l’occasion d’on ne sait quelle opération médiatique, mais une nécessité dont l’urgence requiert qu’elle fasse l’objet d’une priorité programmée. La décentralisation a donné aux régions de nouvelles compétences, les centres universitaires s’organisent en pôles régionaux : sauront-ils être à la hauteur des nouvelles missions qui leur sont confiées ?

  • Un fond à la dérive : Le Fonds Valière à La Bibliothèque Universitaire de Poitiers: une Belle au Bois dormant ?

    Ceci est une bouteille à la mer , à laquelle plusieurs visiteurs ont déjà répondu... et s'en sont émus. Nous laissons flotter encore quelque temps cet "objet"...
    Ce fonds d'archives sonores (1965-200x) voulu et créé en 1974 à la la Faculté des lettres et des Langues de l'Université de Poitiers, L'Office Audio-Visuel, La Bibliothèque Universitaire qui avait tenu à une certaine époque à le signaler au titre du Patrimoine des bibliothèques, n'a pas connu d'accroissement signaficatif depuis plusieurs années, puisque l'inventaire et le catalogage ne sont pas assurés depuis plus de 10 ans, et aucun projet de conservation par numérisation de ce patrimoine (sur support particulièrement vulnérable) n'a été entrepris.
    Le Fonds actuellement représente 5 à 6OO bandes magnétiques sur les 2500 potentielles... que nous conservons à notre domicile près du jardin de Belvert.
    Nous rappelons que nous n'étions pas personnellement demandeurs à l'époque et que nous avons accepté de mettre notre fond à la disposition du public, à titre gracieux, sur une sollicitation expresse de la "puissance "publique universitaire, dont nous avons tôt compris son "impuissance" à agir aux marges de son activité fondamentale.
    Faudra-t-il envisager de délocaliser vers le Québec, par exemple, ce fonds documentaire exceptionnel réalisé surtout dans le Centre-Ouest de la France, mais aussi dans les territoires d'OC... ainsi que dans d'autres régions ou pays d'Europe ?
    Amis lecteurs et visiteurs, chercheurs ou simples curieux passionnés de culture populaire, de parlers locaux (oc, oïl) ou régionaux, de chansons, de contes, de récits de vie... contribuez à "réveiller" la Belle au Bois dormant sur les rayonnages vieillots et empoussiérés du cagibi où les phonogrammes ont été relégués et laissés quasi à l'abandon, sous clef, cependant.avec quelques proches et amis. Cette mémoire, c'est peut-être la vôtre, celle de vos amis, de vos aïeux... Préservez-la au moins pour vos propres descendants.

    Une visiteuse en ce matin du 10 janvier nous a donné une piste de réflexion :

    "...pourquoi, si l'Université ne fait rien, ne pas s'adresser aux
    Archives départementales. De plus en plus (Lot, Cantal, Tarn et ailleurs) se
    créent des départements d'archives sonores et audiovisuelles dans les A. D.
    qui sortent du "tout papier" ...
    C'est ainsi que les collectes de Xavier Vidal sont entrées dans les AD du
    Lot à Cahors, provoquant ainsi la création de la section archives sonores et
    permettant de créer un poste pour une ethnologue (Dominique Saur)... J.B."

    Merci madame J. B. de cette intervention. Je pense que nous allons étudier sans tarder cette situation alternative.
    J'avais confiance en l'État, en l'Université, en l'Université de Poitiers... à laquelle ce fonds était destiné sans contrepartie autre que d'en assurer conservation et consultation... ce qui est déjà beaucoup. Raison invoquée: Manque de moyens... J'ajouterai de .... (chacun mettra ce que bon lui semble).
    Ce fonds, souvent cité en exemple vu la date des collectes (a/c 1965) et de son ouverture (1969 à la BNF et 1974 à la B.U. de Poitiers) a été longtemps considéré comme pionnier, venant combler le "retard français" en ce domaine dont a parlé l'historien Philippe Joutard ("Ces voix qui viennent du passé", Paris, Hachette, 1983, p. 126 sq.). Il a vu défiler des utilisateurs, généralement universitaires d'Allemagne, d'Australie, du Danemark, d'Écosse,de Suisse, de Kabylie... et naturellement des enseignants et des étudiants de l'Université de POITIERS et d'ailleurs.

    Il en est qui verraient bien partir ce fond au Québec , ou en Acadie, "puisqu'il y a preneur". Nous ne savons pas encore s'il ya preneur, mais nous le subodorons et allons le savoir très rapidement, puisque nous préparons pour le mois de mars, avec Jean-Nicolas de Surmont, belgo-québécois, un ouvrage de miscellanées en hommage au folkloriste Québécois Conrad Laforte, auteur d'importants travaux sur la mémoire contée et chantée du Québec, de la Belgique et de la "Vieille France". En tout état de cause, ces archives orales, inédites pour l'essentiel, sont une partie de la mémoire collective qui vient compléter sans les remplacer les traces écrites archivistique, l'histoire locale
    ou même la littérature régionale, régionaliste ou "universelle". Il est vrai, personne n'a mieux décrit un comice que Flaubert, et Millet a immortalisé des émotions du monde rural... Mais nous eu la chance, peut-être, l'énergie aussi et surtout, et nous avons pris soin de réveiller des sons, des voix d'un autre âge, des textes dont certains s'enracinent au Moyen-äge, parfois plus loin encore, beaucoup au XVIe siècle.
    Ces archives perdues, ces traces irremplaçables seront à jamais effacées.
    C'est vrai, il est des choses plus importantes sur terre, tant d'enfants qui meurent de faim, d'abandon, de violences, mais ceci n'est pas de la même nature et ne se traite pas au même endroit. Nous y participons aussi, à notre façon, mais sur d'autres territoires qu'il n'y a pas lieu de rendre public.

  • Appel à collaboration par nos collègues ibériques

    Estimados amigos:

    Nuestra revista electrónica Culturas Populares está a punto de sacar a Internet su número 3, al que se podrá acceder de forma libre y gratuita (ya se puede acceder en el resto de los números) en la dirección

    www.culturaspopulares.org/

    Todos vosotros, que os distinguís por vuestra labor de recuperación y de estudio de tradiciones orales y populares muy diversas, estáis invitados a colaborar, del modo que gustéis, en los próximos números, con cualquier artículo, estudio o material que consideréis interesante.

    Estamos en pleno proceso de crecimiento, y crecer con vosotros será un privilegio.

    Saludos cordiales. Y os esperamos.

    José Manuel Pedrosa
    Santiago Cortés
    Culturas Populares: Revista Electrónica
    www.culturaspopulares.org/

  • CORPUS ORAUX: Guides des bonnes pratiques

    La DGLFLF du ministère de la culture et de la communication vient de publier un ouvrage (vraiment spécialisé) destiné aux chercheurs (linguistes, ethnologues, historiens, sociologues etc...) qui collectent et diffusent des archives sonores. Cet ouvrage (192 pages; 14 €) a été ccordonné par Olivier Baude (olivier.baude@culture.gouv.fr) et édité (2006) par CNRS-Éditions (Paris) et Les Presses universitaires d'Orléans. Selon le coordonnateur "la rédaction de ce guide représente une expérience unique"; elle réunit : chercheurs universitaires et du CNRS, conservateurs, juristes et informaticiens pour élaborer une démarche commune dans le respect de la loi et de l'éthique".
    (une version anglaise est en cours, qui sera suivi d'une version en espagnol...)

    O.Baude , dans un argumentaire (Culture et Recherche, n° 109, été 2006, p. 2) rappelle que " de nopmbreux documents sonores uniques, conservés sur des supports physiques en fin de vie (bandes magnétiques), sont voués à disparaître à tout jamais dans un délai bref..."
    À Belvert, nous ne pouvons qu'espérer que les instances dirigeantes de l'université de Poitiers: Présidence, direction des UFR de lettres et langues; de sciences humaines; de la Bibliothèque universitaire (lettres) qui ont en charge depuis 1974 le Fonds Michel Valière, actuellement en déséhérance alors qu'ils ont souhaité l'obtenir et en ont fait un titre "patrimonial" en un moment donné, se jettent sur cet ouvrage... Belvertissimes, et autres visiteurs:Animuliens et autres demandez des comptes sur un patrimoine qui a été donné (ah, si seulement on avait songé à le vendre, peut-être sa valeur en eût été plus grande et mieux considérée... songeons-y).
    Merci de votre patiente lecture, chers visiteurs "abonnés" ou en simples promeneurs d'un soir dans notre paisible jardin.

  • Un camelot à la foire de Gençay (Vienne)

    (Article de Michel Valière, paru dans Aguiaine, Bulletin de la Société d'Ethnologie et de Folklore du Centre Ouest.)


    Dans le cadre de diverses missions (CNRS, Phonothèque nationale), promenant mes micros sur les champs de foire et marchés agricoles les plus divers tels que Gençay, L’Isle-Jourdain (Vienne), Lezay ou Parthenay (Deux-Sèvres), Saint-Chély-d’Apcher (Lozère), Barcelos (Nord-Portugal), Debrecen (comitat Hajdú-Bihar, Hongrie), Neufchâteau (province de Luxembourg, Belgique), il m’a été donné à maintes reprises d’enregistrer du bruit, des sons, des paroles, tout un univers sonore particulier dans lequel baignent autant les populations locales, que celles nomades ou de passage.
    À partir de 1972, en tant que membre de l’Équipe de recherche associée (ERA 352 — CNRS), dirigée et animée par le Professeur Jean-Louis Fossat, j’ai eu l’occasion de collaborer régulièrement aux travaux de l’Institut d’Études méridionales à l’Université de Toulouse II — Le Mirail. C’est dans ce cadre-là, qu’éleveurs, marchands de bestiaux et de volaille, étalonniers, mais aussi artisans, commerçants, ont été tantôt écoutés, observés et « croqués sur le vif », tantôt sollicités à partir de questionnaires spécifiques pour enregistrer in situ leurs savoirs techniques et professionnels dans une perspective sociolinguistique . Il en a résulté un ensemble de phonogrammes déposés, selon les circonstances, à la Phonothèque nationale, à Paris, à l’Université de Toulouse II — Le Mirail, à la Bibliothèque universitaire de Poitiers et, dans certains cas, au Centre culturel la Marchoise, à Gençay (Vienne). Si quelques-uns ont donné lieu à des études, présentations ou publications, d’autres, en revanche, demeurent encore à l’état de friche, constituant une réserve d’archives sonores en attente d’exégètes ou plus simplement d’usagers .
    Parmi celles-ci, figure la « performance » au sens linguistique, d’un habile et facétieux camelot, rencontré un jeudi de printemps 1972, sur le champ de foire de Gençay — qui m’est le plus familier de tous et dont je propose ici une translittération.
    Ce « marchand de chaussettes » s’était installé à l’angle de la Route de Civray et de la Rue du 8 mai, devant la Maison familiale rurale. Me trouvant en « pays de connaissance », une interaction rapide s’établit rapidement entre lui et moi, et, par-delà, avec les clients et badauds attroupés.
    Écoutons-le attentivement :

    […] « Tiens, dites-donc les amis !
    C’est moi le roi de la chausse. Le roi de la chaussette, c’est moi.
    Eh bien, écoutez : une paire... Parlez, i m’enregistre. Ah, moi, ça, terminé ! I va me faire rougir. Tiens, la deuxième paire... Je suis un timide, moi. La troisième paire, j’en fais cadeau. Tiens... la quatrième, c’est un supplément.
    Eh bien, écoutez Monsieur, parce que je suis là, je vous fais des prix cadeaux, des prix d’amis. La cinquième, c’est pour la fête des pères. Donnez-moi mille balles !
    Ça intéresse-t-y quelqu’un ? Je parle pour vous, là, hein, je parle pour vous, je fais... je fais ça pour vous.
    Tiens, maman, ça vous intéresse au fait ? Ben j’arrête. Terminé, coupez !
    Tiens les amis. (Le camelot frappe alors dans ses mains)
    La deuxième paire, Monsieur, c’est un prix cadeau, un prix d’ami. Tenez, Monsieur, parce que je suis là pour faire plaisir à toutes et à toutes. Pour la fête des pères, Monsieur, faut en profiter. Venez voir, non mais, j’insiste, Monsieur... Monsieur, mais venez, j’insiste, Monsieur.
    Tenez, la troisième paire, Messieurs dames, j’ai dit que j’en ferai cadeau. La quatrième, c’est par-dessus le marché...
    Tenez, les amis, j’ai bien dit : vous êtes tous des amis... on est tous des copains, on est tous des frères ! La cinquième, c’est pour la fête des pères, donnez-moi mille balles ! Tenez, mille balles pour la poignée, ça intéresse-t-y quelqu’un ? Tè, voyez-vous, ça intéresse plus personne maintenant !
    Ho ! Messieurs...Mons.mais, dites Monsieur, non, venez voir, j’insiste, non mais, j’insiste, parce que tous les hommes maint...(brouhaha de voix de femmes), les hommes, les hommes, les hommes ont le droit de choisir quand même ce qu’ils veulent et ce qu’ils désirent (brouhaha de voix). Je vous fais un prix d’ami. Je vous fais une paire, tiens, deux paires, la troisième, je vous en fais cadeau. Tiens, écoutez hein, prenez ce que vous voulez, moi, j’insiste pas. La quatrième (bruit de moteur), c’est à vous de décider. Pour vous décider, j’ai bien dit : pour vous décider, donnez-moi, disons cinq.p, donnez-moi mille francs pour les cinq paires
    ( court syntagme inaudible).
    Venez voir quand j’étais petit comme j’étais beau. Je suis là, dans le centre. Venez voir le relief, le cinémascope, le grand écran. J’a bien dit : la télévision chez vous pour pas cher ! Vous n’userez plus de courant, maintenant, ma petite dame. Terminé, maintenant la première, la deuxième, la troisième chaîne.
    Tiens, Madame, une paire... Mais, dites donc, vous, c’est à vous, que je fasse une affaire avec vous, maintenant, hein ! »

    — « Mais non, mon mari porte que des chaussettes de laine. »
    — « Mais i s’en sert comme bonnet de nuit ? »
    — « Mais oui... »
    Tiens, la troisième, si ça vous intéresse, Madame, je vous en ferai cadeau. Tiens,il y en a presque plus,mais ça fait rien ; ça gagne pas, ça débarrasse. La quatrième, c’est par-dessus le marché, et la cinquième, voyez, eh bien ce sera pour la fête des pères, donnez-moi mille francs.
    Tiens, touchez ce que c’est : talon renforcé cent pour cent, résiste à tous les pieds, regardez. Mais c’est pour le mari, Madame, c’est pas pour vous, bien entendu. Oui, mais non, regardez, non, mais, plus franchement, voyez, j’insiste, hein. C’est une qualité supérieure, c’est pas une qualité inférieure, ça...
    Tiens ! Dites donc les amis, on voulait faire une affaire avec moi ? V.voulez gagner ? voulez gagner de l’argent, ou gagner des chaussettes ?Comme vous voulez. Tenez, la deuxième, la troisième, Monsieur, la troisième, je vous en ferai cadeau, Madame, parce que vous êtes ravissante ; n’est-ce pas, Monsieur ? La cinquième, c’est par-dessus le marché. Et puis, tiens ! Aujourd’hui, on fait des prix d’amis. J’en mets encore une paire, ça fera encore toujours cinq paires. Donnez-moi mille francs ! Pour les cinq paires ça intéresse-t-y quelqu’un ?
    Messieurs dames... Dites, Madame, venez voir pour le mari, ou pour le jeune homme. Profitez-en, tenez, regardez : polyamide cent pour cent, talons renforcés au fil et coton ... ou alors, fil d’Écosse, comme vous voulez, ou bien pour les enfants. Tenez, regardez ce que je fais. Ça vous intéresse pas, ça fait rien. Une paire, deux paires, tiens, la troisième, je vous en ferai cadeau ! »

    — « J’en veux pour un petit, moi aussi ! »
    — « Un petit ? Bon, alors on fait un petit mélange. Quel âge a-t-il ? »
    — « Ah ben, il a six ans. »
    — « Bon, tiens, c’est pas ici. Mais, si vous voulez, moi, je vous fais un panaché. »
    — « Mélangé ?»
    — « On fait un panaché, oui ? On en donne cinq paires pour mille francs. Alors, six ans,vous avez dit ?Quelles couleurs on lui met ? Des rouges, des petites rouges, rouges avec une petite torsade bleue ? »
    — « Oh, elles vont être trop petites ! »
    — « Ah non ! »
    — « Il a un grand pied, hein, je vous assure. »
    — « Oh ben, il a un grand pied. »
    — « Oui. »
    — « Y a pas ? Il a du vingt-cinq, vingt -six, ça suffit quand même ! »
    — « Je sais pas, j’en ai un, j’en ai une, mais elle est trop petite. »
    — « Faites voir. Ah oui. Mais, dites, oui, mais c’est, c’est, c’est de la polyamide, comme moi. Permettez ! Non, voyez-vous, moi, ça va. »
    — « Oui, mais c’est qu’elles y sont trop petites alors. »
    — « Vous voulez plus grand que ça ? Moi, je veux regarder de plus grandes. Je voudrais pas qu’elles soient trop grandes, c’est pour ça, hein, je vous dis carrément. Autrement, je vous le dirais pas. »
    — « Dans ces rouges, là. »
    — « Dans ces rouges-là ? Des rouges, y en a plus je crois bien. Des blanches, ça vous, ça vous, ça vous tente pas ? »
    — « Non, c’est pour tous les jours, hein. »
    — « C’est pour tous les jours ? Mais ça de toute façon, ça ira, de toute façon. »
    — « Oui, mais si a i vont pas ? »
    — « Si ça i va pas, vous me les rapporterez ! »
    — « Oui, mais non, vous n’êtes pas là toutes les fois ? »
    — « Non, non, non, mais non. Vous habitez ici ? »
    — « Non, j’habite pas Gençay... » (bruit de moteur sur la route).
    — « C’est polyamide cent pour cent. Combien il fait de mari votre pied ? (sic !) Quarante-deux ? Quarante-trois ? Il vous faut en prendre une standard polyamide. Prenez la couleur et la taille que vous désirez. Tenez, vous avez pas d’autres enfants ? Vous en avez d’autres ? »
    — « Mais non, j’ai que çui-la ! »
    — « Alors, prenez le reste pour deux ! »
    — « Mais elles sont trop petites ! »
    — « Non... »
    — « La prochaine fois ! »
    — « Bon, alors, je vais vous en donner des plus grandes... faut, faut en faire ! Vous voulez ? Tiens, des comme ça, ça va-t-y des comme ça ? »
    — « Ah bè, je veux pas cette couleur ! »
    — « Ah, mon Dieu, je sais pas moi. Dites, si je vous donnais des blanches ? C’est joli, le... le blanc ! Alors, là, j’ai là, j’ai toutes les tailles. Alors, là, heu, dites, ça marche par âge, dix, onze, douze. Ça marche ? » […]

    Il en fut ainsi, ce jour-là, de neuf heures du matin, jusque vers treize heures où s’arrêtèrent à peu près les transactions de cette foire bimensuelle qui se tient les deuxième et dernier jeudi de chaque mois.
    Rompu à la routine des ruraux qui fréquentent généralement les foires, il proposa avec ruse qu’on puisse lui ramener les objets qui n’auraient pas donné satisfaction . Ce camelot, en fait, n’était pas un habitué des foires de Gençay, et l’on peut émettre l’hypothèse qu’il n’est certainement jamais revenu sur cette place de marché. Il écoulait un stock de chaussettes quasiment toutes de la même taille. J’en achetai d’ailleurs cinq paires moi-même, qui ne durèrent pas plus d’une semaine ; mon épouse pourrait en témoigner. Elle ne m’épargna pas ses sarcasmes, et se moque encore de moi à chaque évocation de ce camelot qui avait d’abord retenu mon attention par cette phrase curieuse (hors enregistrement) que j’aime rappeler, par auto-dérision :

    « Même avec un vilebrequin, votre mari ne pourrait pas les trouer ! »

    Je n’eus absolument pas le temps d’acquérir un tel instrument, familier des bricoleurs, pour exercer mon sens critique dans le dessein de controuver cette assertion lapidaire ; elles se percèrent d’elles-mêmes, chaque fois, juste à les enfiler au pied !


    NOTES

    Cf. : FOSSAT Jean-Louis et VALIÈRE Michel, Histoire de la vie rurale en Poitou : récits d’un étalonnier, Toulouse, univ. Le Mirail, 1977, 114 p. Ou encore :
    JAGUENEAU Liliane et VALIÈRE Michel, L’Ega blanca (T.1631 A) e autres racontes de maquinhons reculhits a Badalhac, Lespinhan e Beissenac, Poitiers, Institut d’Études occitanes (documents sonores), 1978, 108 p.
    Cf., par exemple, le cahier : « Les parlers populaires au Nord du Portugal : enregistrements réalisés par Michel et Pierre Valière pour le compte de la Phonothèque nationale, mars-avril 1970. Commentaires et analyses de Pierre Valière », Nantes, P. Valière, 1970, 54 p., multicopié.
    Ainsi, sur la proposition de Michèle Gardré-Valière (professeur de lettres-latin), cette « performance » a été également utilisée comme saynète lors de la fête scolaire de fin d’année du Collège de Gençay, le 28 juin 1979, par des élèves qui avaient choisi pour thème d’expression La foire. Auparavant, en automne 1978, ce petit texte avait fait l’objet, de ma part, d’une utilisation pédagogique en classe de français au Collège Pierre et Marie Curie à Niort (où j’étais alors en poste), pour sensibiliser les élèves de quatrième à l’opposition langue écrite/langue orale.
    Il ne demanderait qu’à être « reviré » en poitevin-saintongeais pour des usages similaires !
    Mille balles : soit mille centimes, ou dix francs « lourds » de 1961, équivalent environ à un euro cinquante de la monnaie européenne actuelle.
    Cette pratique est couramment utilisée, les acheteurs pouvant aller échanger (ou rendre) le produit en question sur ce même marché, ou sur tout autre où s’installe périodiquement le commerçant ambulant. Elle implique une confiance mutuelle entre marchand et client fidèle qui repose sur une parfaite connaissance commune des territoires de chacun.