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CHANSON POPULAIRE

  • Rendez-vous au Jardin de Gabriel, le 13 et le 21 septembre 2014

     

     

    poitou-charentes: charente-maritime; nantillé. chez audebert; ja

     

    L'association " Les Amis du Jardin de Gabriel Albert "
     

    présentera

     

    au Jardin de Gabriel

     

     lieu-dit "  Chez Audebert ",  route romaine Commune de Nantillé
     

    le samedi 13 septembre 2014 à 19h


     le dimanche 21 septembre 2014 à 19h
              
     Conte et chansons :


      " Secrets et Mystère du Jardin de Gabriel "

    avec Jérôme Berthelot et Isabelle Riques -Luquet
     poitou-charentes: charente-maritime; nantillé. chez audebert; ja

  • L’association culturelle Terres d’Empreintes a le plaisir de vous annoncer la sortie de sa nouvelle parution : le livre-cd “KROKA LA NUI” Chansons traditionnelles en Savoie: on peut y souscrire !


    SOUSCRIPTION (Offre valable jusqu’à fin octobre 2014) :

    L’association culturelle Terres d’Empreintes a le plaisir de vous annoncer la sortie de sa nouvelle parution :

    le livre-cd “KROKA LA NUI”
    Chansons traditionnelles en Savoie
    image.jpg       
    En 2001, Paul Varcin publiait son Chansonnier savoyard, qui permit de découvrir le répertoire chanté du village d’Esserts-Blay (Basse-Tarentaise, Savoie). À la suite de cette parution, pendant près de 10 ans, l’ethnomusicologue Guillaume Veillet s’est régulièrement rendu sur place pour enregistrer les chanteurs et chanteuses du village, qui tiennent leur art de tradition familiale.
    Ces enquêtes sont surprenantes par la richesse et la rareté des pièces recueillies, ainsi que par la qualité de l’interprétation (notamment le chant collectif, appelé localement chant en kobla).
     
    Un livre-CD, publié par Terres d’Empreintes en lien avec les habitants de la commune, propose aujourd’hui le meilleur d’une décennie de collectes sonores :
    - Un livre de 68 pages, richement illustré avec de nombreuses photos inédites, présentant l’importance de la chanson traditionnelle dans le village, replacée dans le contexte plus large de la Savoie et de la chanson traditionnelle francophone. Ce livre contient les paroles intégrales des chansons. La couverture est réalisée par Robert Crumb, dessinateur de BD.
    - Un CD de 75 minutes, présentant 30 chansons (en français et en franco-provençal savoyard) enregistrées sur le terrain entre 2004 et 2014 auprès des habitants d’Esserts-Blay : interprétations en solo, en duo et en groupe.

    Sortie: automne 2014

    Vous pouvez soutenir la réalisation de ce projet et bénéficier du tarif préférentiel de souscription de 15 €, port compris.
    (Prix public après la sortie : 20 €)

    Merci d’envoyer un chèque avec votre adresse à :

    Terres d’Empreintes, 12 avenue Berthollet, 74000 Annecy

  • PROGRAMME HORAIRE/ 2-5 OCTOBRE 2014 DOMAINE FORGET À SAINT-IRÉNÉE, QUÉBEC (CANADA)

     

    Transcription.jpeg

    En 1914, l’anthropologue Marius Barbeau (1883-1969), jusqu’alors voué à l’étude des autochtones de l’est du Canada, commence à s’intéresser aux traditions orales des populations françaises du Québec et du Canada. La région de Charlevoix constitue un des premiers lieux d’enquête sur le terrain du chercheur. Ce tournant devait s’avérer marquant pour l’institution des études en ethnologie du Canada français. Aussi, le colloque, qui se tiendra au Domaine Forget de Saint-Irénée, au cœur même de la région de Charlevoix, est-il l’occasion de souligner ce centenaire et de mesurer le chemin parcouru par ce pionnier. L’impact qu’il eut sur l’évolution de ce champ de recherche, notamment sur les régions privilégiées et sa reconnaissance en milieu universitaire, est aussi à l’ordre du jour.

     

    Colloque Barbeau.jpeg

     

     LE JEUDI 2 OCTOBRE 2014

    18h00-19h00: Accueil 19h-20h: Mot de bienvenue
    Orientations du colloque (30e Société d’histoire de Charlevoix, exposition) Allocution d’ouverture Serge Gauthier Marius Barbeau. Été 1916 Vins et fromages
    LE VENDREDI 3 OCTOBRE 2014
    8h30-10h00: PREMIÈRE SÉANCE : TERRAIN ET TERRITOIRE – LE PAYS DES GOURGANES
    Serge Gauthier Charlevoix est-il un pays enchanté pour Marius Barbeau ? Christian Harvey Cartographie des terrains et méthode d’enquête de Marius Barbeau dans Charlevoix (1916-1940). Jean-Benoît Guérin-Dubé Des porteurs de tradition orale : les Morneau de Baie-des- Rochers
    10h00-10h30: Pause 10h30-12h00: DEUXIÈME SÉANCE : TERRAIN ET TERRITOIRE – BARBEAU ET L’ORALITÉ
    Aurélien Boivin Le Saguenay légendaire : un hommage aux humbles habitants Bertrand Bergeron Territoire et terrain Amelia Elena Apetrei Barbeau et les contes: une perspective littéraire Ronald Labelle «Une fois, il y avait un jeune ethnologue...»
    12h00-13h00: Dîner en commun 13h00-14h30 : TROISIÈME SÉANCE : BARBEAU ET L’ORALITÉ: LA CHANSON
    Marcel Bénéteau Marius Barbeau et la chanson traditionnelle française Louis-Martin Savard Joseph-Thomas LeBlanc et le « romancero acadien » Jean-Pierre Pichette Le Romancero du Canada : une synthèse à la croisée des chemins
    14h30-15h00 : Pause

    15h00-16h30: QUATRIÈME SÉANCE : BARBEAU, PROMOTEUR DE LA TRADITION
    Diane Joly La correspondance Édouard-ZotiqueMassicotte – Marius Barbeau : un dialogue dynamique autour du folklore Danielle Martineau La collaboration entre Adélard Lambert et Marius Barbeau Pierre Chartrand Marius Barbeau et la danse
    16h30-18h00: CINQUIÈME SÉANCE : TABLE RONDE I – NOS TRADITIONS À L’UNIVER- SITÉ
    Participants : Jean-Pierre Pichette («Nos traditions à l’Université», Université Sainte- Anne), Marcel Bénéteau (Les quarante ans du programme d’ethnologie, Université de Sudbury), Laurier Turgeon (L’enseignement de l’ethnologie à l’Université Laval de Bar- beau à aujourd’hui), Philippe Dubois (L’ethnologie à l’Université Laval : une tradition d’innovation en constante évolution), Jean-François Simon (L’ethnologie au Centre de recherche bretonne et celtique, Université de Brest)
    19h00: Barbecue aux Écuries du Domaine Forget Présentation du film: Jean Simard Marius Barbeau et le folklore canadien-français (ONF, 1959)
    LE SAMEDI 4 OCTOBRE 2014
    8h30-10h00 SIXIÈME SÉANCE : MUSÉES, MUSÉOLOGIE, ARCHIVES
    Marilie Labonté De la sauvegarde du patrimoine à la muséologie : Marius Barbeau Vanessa Ferey Les travaux de Marius Barbeau au sein du Musée de l’Homme de Paris Louise Lalonger Dévoiler la couleur : rencontre de la tradition orale et de l'analyse scientifique
    Benoît Thériault Les archives de Marius Barbeau, une richesse à découvrir ou à redé-
    couvrir
    10h00-10h30 : Pause 10h30-12h00 SEPTIÈME SÉANCE : FORMATION ET STATUT DU CHERCHEUR
    Jocelyn Gadbois Marius Barbeau chez les évolutionnistes (1907-1914) Marlène Belly Marius Barbeau, Patrice Coirault : de démarches pionnières en voies/voix de maîtres Fañch Postic et Jean-François Simon Du folklore à l’ethnologie : « Traditions populaires » et projet universitaire en Bretagne ; (Michel Valière et) Michèle Gardré-Valière : Marius Barbeau, Le Rossignol y chante, et nous, et nous...
    12h00-13h00: Dîner en commun 13h00-14h30: HUITIÈME SÉANCE : TABLE RONDE II – L’APPORT DE BARBEAU AUX ARTS RELIGIEUX ET POPULAIRES
    Participants : Jean Simard (Depuis l’île d’Orléans, Marius Barbeau découvre l’art reli- gieux du Québec), Anne-Marie Poulin (Le « boutonné » de Charlevoix : pertinence d’une découverte), Richard Dubé (Recherche ethnographique d’aujourd’hui, méthodes et défis) et Jean-François Blanchette (Marius Barbeau et l’authenticité de la tradition en art populaire)

    14h30-15h00: Pause 15h00-16h00: NEUVIÈME SÉANCE : INFLUENCES DIVERSES
    Virgil Benoit La conception du bonheur dans la diaspora québécoise Marc-André Fortin La traduction de « The Downfall of Temlaham » : retours transculturels Laurier Turgeon L’inventorisation du patrimoine immatériel au Québec de Marius Bar- beau à nos jours
    16h00-17h30: DIXIÈME SÉANCE : TABLE RONDE III – BARBEAU ET LE TERRAIN : UN EXEMPLE POUR DEMAIN ? QU’EN PENSENT LES CHERCHEURS D’AUJOURD’HUI?
    Participants : Benoît Thériault, Christian Harvey, Jocelyn Gadbois, Pascal Huot 19h00-19h30: Lancement d’ouvrages en ethnologie et sur Charlevoix 19h30- 21h30: Banquet
    Repas du terroir de Charlevoix: Au pays des gourganes Allocution de clôture Jean-Pierre Pichette Barbeau : au-delà du souvenir Animation
    Chansons de tradition orale: Danielle Martineau et Guillaume Savard
    LE DIMANCHE 5 OCTOBRE 2014
    10h00-14h00: Excursion sur le traces des enquêtes de Marius Barbeau (Repas inclus au Relais des Hautes-Gorges ) 14h00 : Retour et fin du colloque
    Du 2 au 5 octobre 2014 Domaine Forget de Charlevoix, Saint-Irénée (Québec)
    FICHE D’INSCRIPTION
    NOM:__________________________________________________________________ ADRESSE: ______________________________________________________________ VILLE:______________________________CODE POSTAL:______________________ TÉLÉPHONE: (    )______________________________________________________ COURRIEL:______________________________________________________________
    INSCRIPTION COMPLÈTE (125$)
    Toutes les séances, repas du midi (3-4 octobre) et excursion-repas (5 octobre)
    INSCRIPTION SANS EXCURSION (100$)
    DEUX MODES DE PAIEMENT:
    1) Par chèque: à l’ordre de Société d’histoire de Charlevoix 156, de l’Église La Malbaie (Québec) G5A 1R4 2) Directement en ligne: www.shistoirecharlevoix.com (onglet colloque)
    POUR PLUS D’INFORMATIONS:
    Téléphone: (418) 665-8159 Courriel: shdc@sympatico.ca Site Web: www.shistoirecharlevoix.com

  • Journée d'études en ethnomusicologie de la France: Toulouse Sept. 2014

    Centre International de

     

    Recherches Interdisciplinaires

     

    en Ethnomusicologie de la France (http://cirief.fr)

     

     

     

    CIRIEF (Centre International de Recherches en Ethnomusicologie de la France)

     

    Journée d’études 2014

     

    « Les nouveaux enjeux de l’ethnomusicologie de la France : 

     

    Adapter les objectifs, les outils et les méthodes de recherche

     

    à la mutation rapide des terrains français »

     

     

    Vendredi 26 septembre 2014

     

    Université de Toulouse Le Mirail, Maison de la Recherche, salle D 31 (entrée libre)

     

     

     

    9h : Accueil des participants.

     

    9h15 : Ouverture de la journée d’études par Luc Charles-Dominique (président du CIRIEF).

     

     

    Patrimonialisations…

     

     

    9h30 : Jean-Jacques Castéret (Institut Occitan d’Aquitaine - Ethnopôle),

     

    “Un territoire, des communautés : l’ethnomusicologue dans le concert des patrimonialisations des pratiques musicales en Sud Gascogne”

     

     

    10h : Marlène Belly (Université de Poitiers)

     

    Le chant de labour fait son bœuf !

     

     

    10h45 : Luc Charles-Dominique (Université Nice Sophia-Antipolis — IUF)

     

    “La dimension territoriale dans la patrimonialisation française actuelle des musiques traditionnelles”

     

     

    11h15 : Corinne Savy (Université Montpellier 3 Paul Valéry)

     

    “Le rôle de la France dans les stratégies de la patrimonialisation du flamenco”

     

     

    11h45-12h30 : table ronde.

     

     

    Nouveaux terrains, nouvelles pratiques, nouvelles méthodes et nouveaux outils

     

     

    14h30 : Yves Defrance (Université de Rennes 2)

     

    “Sonner au féminin, un atout pour le renouveau des musiques traditionnelles. L'exemple breton”

     

     

    15h : Guillaume Veillet (Conseil Général de Haute-Savoie)

     

    “Le témoin comme acteur du revivalisme : une expérience de "collecte" en Savoie au début du XXIe siècle”

     

     

    15h30 : François Gasnault et Marie-Barbara Le Gonidec (iiAC-LAHIC, CNRS-MCC-EHESS)

     

    “Évaluer et éditer les enquêtes ethnomusicologiques du MNATP : un retour indispensable sur une entreprise monopolistique”

     

     

    16h-16h45 : Table ronde et conclusion.

     

     

    Renseignements : Luc Charles-Dominique : luc.charles-dominique@unice.fr

     

  • Médiathèque de Saint-Junien en Limousin, Samedi 22 Mars 2014, le Printemps des poètes s'ouvre à 17 heures avec le duo Malstrom qui chante Gaston COUTé.

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  • France Culture : émission spéciale langue occitane à Béziers, écouter ici.

    France Culture : émission spéciale langue occitane à Béziers

    Pour sa 8ème étape sur la route des villes en campagne, France Culture avait choisi Béziers vendredi 28 février  2014 pour une émission « Sur la route » entièrement consacrée à la langue occitane. Invités de l’émission, Benjamin Assié et Philippe Hammel (CIRDOC), le groupe Mauresca ainsi que le chanteur Joanda ont livré leur vision de la culture occitane. Une belle émission à écouter ou réécouter en cliquant ici :

    http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4806080

    Bonne écoute !

  • Valençay (Indre), ferme-théâtre de Bellevue, 9 février 2014, Bertrand Duris et Séverin Valière de la Compagnie Chez Mémé chantent Gaston Couté.

    Une soirée avec Gaston Couté
    Adultes : 15 euros - Enfants (5 à 12 ans) : 10 euros - Gratuit moins de 5 ans
     
    Compagnie Chez Mémé. D’après des textes de Gaston Couté.
     
    Avec
     
    Bertrand Duris et Séverin Valière.
     
     

     

    Mêlant lecture et mélodies envoûtantes, Bertrand Duris et Séverin Valière se font les interprètes d’un répertoire qui a sublimé nos campagnes au siècle dernier. Ces deux artistes vous feront partager leur version contemporaine de textes familiers mais aussi plus méconnus du poète libertaire au parcours atypique, et vous emmèneront dans une parenthèse intime et originale.

    Un instant poétique et acoustique à ne pas manquer …
    - Renards Chauves :
    https://www.facebook.com/lesrenardschauves

    - Malstrom :
    https://www.facebook.com/malstromduo

    https://www.facebook.com/malstromduo

     

     

     

     


    Les prochaines dates à la Ferme de Bellevue :

    Le dimanche 9 février 2014 à 15h00

     

     

     

  • Septembre 2013 : Le Dossier n° 5 du CHERCHEUR d'OR, à Saint-Junien en Limousin est paru...

    2Cahier Marguerite.jpg

     

    "... Mis en forme, éclairés par de judicieuses notes et largement illustrés, les Mémoires de Marguerite plongent le lecteur dans le quotidien de la vie à Saint-Junien au début du XXe siècle. Témoignage d’autant plus précieux qu’il est celui d’une femme, d’une femme née dans le milieu des ouvriers les plus modestes, qu’il émane donc de celles et ceux qui ont rarement pris la parole, et moins encore la plume. C’est en outre un témoignage d’une grande sincérité : sincérité de la  langue, celle parlée par les Saint-Juniauds dans la première moitié du XXe siècle, avec ses formules héritées du « patois » et ses tonalités chantantes, au point qu’en lisant Marguerite Delabracherie, on croit l’entendre. Sincérité aussi des sentiments chez cette femme au caractère bien trempé : nul apitoiement, par exemple, dans le récit d’une vie commencée sous le signe de la misère et du malheur.

     

    Mais le plus attachant est sans doute la simple et légitime fierté qu’éprouve Marguerite à raconter sa vie à son petit-fils... "(Extrait de l'avant-propos de présentation par le président de l'association Les Vieilles Pierres, Frank Bernard.

     
    Mémoires de Marguerite, ouvrière saint-juniaude, 1889-1989 / [Marguerite Delabracherie] ; établissement du texte par Bernard Besson ; avec le concours de Jean-René Pascaud et Michel Valière pour les notes, les commentaires, la bibliographie et l'illustration ; [avant-propos de Frank Bernard; texte de Michèle Gardré-Valière].
    Editeur : Saint-Junien : Société des vieilles pierres, 2013. Collection : Les Dossiers du Chercheur d'or ; 5.
    Notes; Bibliogr. p.67-68.

    On peut se  procurer ce Dossier n° 5  à La Maison de La Presse, Rue Lucien Dumas à Saint-Junien (70 pages ; 12 €), ou auprès de la Société des Vieilles Pierres en Ville.

    On peut aussi le lire ou le consulter aux Archives municipales,

    ainsi qu'à la Médiathèque municipale : 843.03  LIM.

  • Collectes du patrimoine oral et musical limousin : Les enquêtes de Robert Dagnas dans le pays de Saint-Junien 1954-1974


    Président du groupe folklorique « Los Velhadors de Sent-Junian »,
    Robert Dagnas a parcouru durant les années 1950-1960 les routes du
    Limousin, armé de son magnétophone, à la recherche de chanteurs,
    conteurs et musiciens du pays. Il animait, grâce à ces
    enregistrements, une émission hebdomadaire à Radio Limoges, Chas nos,
    particulièrement suivie dans les foyers limousins.

    Alors que déferlait sur les ondes la vague Yéyé, la civilisation
    agricole traditionnelle s'éteignait doucement dans les campagnes. Les
    « mémoires » au riche patrimoine oral et musical y étaient encore
    nombreuses et le fonds recueilli par Robert Dagnas donnera à bien des
    collecteurs d'aujourd'hui l'impression d'un âge d'or où il
    suffisait de laisser trainer le micro pour recueillir chansons, dires,
    prières, récits de vieille tradition.

    Après maintes péripéties, une partie importante des bandes
    enregistrées fut récupérée alors qu'elles allaient partir à la
    décharge. Sauvé et numérisé, ce fonds considérable, composé
    d'environ 450 bandes représentant plusieurs centaines d'heures
    d'enregistrements, peut désormais s'écouter sur
    http://www.colleccions.ieo-lemosin.org/ le site des archives
    sonores et audiovisuelles de l'Institut d'Études Occitanes du limousin.

    Les soirées des 13 et 14 septembre 2013 à Saint-Junien et Javerdat seront
    l'occasion de faire (re)découvrir ces beaux enregistrements en
    compagnie de témoins de l'époque et de personnes ayant œuvré à la
    sauvegarde et à l'étude de ce fonds. L'accent sera notamment mis sur
    les collectes effectuées auprès d'Angèle Chabeaudie de
    Chaillac-sur-Vienne et Pierre Biossac de Javerdat. Par leur
    spontanéité au micro et surtout leur remarquable mémoire du
    répertoire chansonnier traditionnel, la « mémé Angèle » et le «
    père Biossac » furent deux vedettes de l'émission de Robert Dagnas et
    devinrent des figures de l'univers culturel local durant les années
    1960.
    -
    Institut d'Estudis Occitans dau Lemosin
    10, placa de la Liberacion (10, place de la Libération)
    19140 USERCHA (Uzerche)
    tel. 05 55 98 28 90 / contact@ieo-lemosin.org

     http://www.colleccions.ieo-lemosin.org/

    (Les familiers hauts-pictaviens et gencéens du blog pourront aussi utiliser cette adresse électronique pour essayer de retrouver les diverses émissions que notre ami Robert Dagnas avait réalisées, vers 1966-67-68, avec le concours des pilotes du blog et de l'association de La Marchoise de Gençay, aujourd'hui Centre Culturel-La Marchoise.)

  • C'est dans la Vienne, ça chante et sa danse, ce n'est pas ennuyeux... Ce sont les Bonobos !

    affiche bonobos.jpg

    Du côté de 86160 Gençay/Culture, on doit pouvoir établir un lien si affinités. De toute façon, les pilotes du blog transmettront si besoin s'avérait. Les Bédéfiles Haut-pictaviens reconnaîtront le coup de crayon du Bonobo-chef...

  • Poitou-CHarentes: 5e festival " Les Cousins d’Amérique " 25 - 28 octobre 2012 en Loudunais (Vienne)


    5e festival Les Cousins d’Amérique
    25 > 28 octobre en Loudunais :
    Loudun, Angliers, Moncontour, La Chaussée, Saint Jean de Sauves
     
    Programme à partager avec les amis :
    http://www.laeta.fr

    Du Québec, de l’Acadie et de Louisiane, le festival reçoit depuis cinq ans nos « Cousins d’Amérique ». Quatre jours durant, nous vous invitons à la rencontre de ces cultures francophones d’outre-Atlantique qui font la part belle à la musique. Au menu : concerts, contes théâtre, spectacle jeune public, cinéma, stages, sans oublier la dimension culinaire. Festival francophone et itinérant, il vous convie à un voyage musical dans cinq communes du Pays Loudunais autour des cultures québécoises, acadiennes et cajuns et de leurs racines poitevines.
     
    Jeudi 25 octobre
    Loudun, théâtre de la reine blanche
    Alexandre Poulin, chanson québécoise à 20h30
    Récompensé par le prix de l’auteur-compositeur francophone de l’année du Gala des Prix de musique folk canadienne. Seul en scène, accompagné de sa guitare et de son harmonica, il habite l’espace, rompt la distance entre le micro et le premier rang avec l’aisance d’un saltimbanque moderne… Il réamorce, mine de rien, l’usine à rêves de ses 14 ans à laquelle chacun n’a jamais totalement renoncé.
    > 8€, gratuit aux moins de 18 ans, réservation indispensable
    > Concert réalisé grâce au réseau France-Québec
     
    Vendredi 26 octobre
    Angliers, pavillon du Québec
    La Gang du quéteux, pour les scolaires à 14h
    Une bouillonnante compagnie ardéchoise fait découvrir aux enfants la culture orale nord-américaine. Au programme, contes musicaux d'Alain Ayme, originaire de Trois-Rivières et démonstration des danses cajuns pour faire danser les enfants.
    > Gratuit, accessible aux adultes sur réservation
     
    1re partie : Concert de La Gang du quéteux à 20h45
    La Cie du Beau sauvage conte des histoires entremêlées de musiques joyeuses et entrainantes de la Louisiane, de chansons aux accents cajuns et zydeco jouées sur les instruments traditionnels de l'Amérique du nord : mélodéon, banjo, banjo-ukulélé, harmonica, flûte cherokee, 'tit fer et podorythmie.
    Concert de Luc Laroche et Cie à 22h
    Né au Québec et installé en France depuis les années 90, Luc Laroche s’en vient à nous avec ses deux compères Philippe Sécheppet et Olivier Chérès, au coup d’archet comme là-bas. Ce qui prime ici, autant que la musique et les chansons à répondre, c’est la convivialité, valeur forte de la musique québécoise. Pour les tapements de pieds, évitez les chaussons et préférez les semelles dures !…
    > 10€ les deux spectacles, gratuit aux moins de 18 ans
     
    Samedi 27 octobre
    Loudun, échevinage
    Atelier de cuisine cajun et repas en musique avec Sarah Savoy de 10h à 14h
    Sarah Savoy explique la préparation d’un jambalaya et de la tarte à la patate douce. Pendant que les plats mijotent sur les fourneaux, elle joue de la guitare, chante, plaisante, raconte des anecdotes sur la cuisine et répond    aux questions du public. Le contact chaleureux de Sarah et la sauce épicée qui bouillonne à coté, tout est fait pour vous faire voyager dans la douceur du pays des bayous.
    > 15€ repas inclus (sauf boissons) en partenariat avec le jumelage Loudun-Thibodaux
    > Inscription indispensable au 05 49 98 39 34 ou au 06 14 62 75 52
    Loudun, cinéma Le Cornay
    Film « Hommes-des-bois, bûcherons de chantier » à 15h30
    Le jeune cinéaste québécois Simon Rodrigue a tourné en 2011 son premier film sur les travailleurs forestiers en mémoire de son père et de son grand-père. Inédit en France, ce documentaire évoque les divers aspects de la vie des bûcherons traditionnels en Mauricie. Des témoignages éloquents, des images d’archives soigneusement intégrées, une trame sonore parsemée de chansons traditionnelles de bûcherons, font de ce film une pièce importante pour la reconnaissance d’un métier quasi disparu.
    > Gratuit, en partenariat avec l'association Huit et demi, verre de l'amitié à 16h30
    Loudun, échevinage
    Contes du Québec avec Luc Laroche à 17h30
    Luc Laroche nous entraîne au cœur de son pays natal, auprès des bûcherons, des violoneux et de la vie au Québec dans les années 50. Un personnage attachant et drôle pour un moment de partage chaleureux, des éclats de rire, des frissons dans le dos, voilà des centaines de spectacles que ça dure, et ce n’est pas près de s’arrêter!
    > Gratuit, réservation souhaitable
     
    Loudun, espace culturel
    1re partie : Concert de Gwen K Syndicat quartet à 20h45
    Qu'ils soient Bretons, Irlandais ou Écossais, l'un de leurs points communs a toujours été le voyage vers un ailleurs souvent incertain comme ce fut le cas des poitevins débarquant au Nouveau-Monde. De chaque côté de l'Atlantique, les brassages ont enfanté de nombreuses formes de musiques celtiques. Gwen K Syndicat rend hommage à ces cousinages qui lient peuples et cultures depuis des siècles.
    Concert des Magnolia sisters à 22h
    Ce quartet féminin des bayous de Louisiane oscille entre country, boogie-woogie, zydecos créoles et ballades a capella. Sa musique est un brassage énergique de violon, banjo, guitare, percussions et bien sûr de mélodéon. La joie et le rythme des bals louisianais nous appelle à gambiller, version western swing. Puisant dans le riche vivier des traditions francophones de Louisiane, les Sisters d’Ann Savoy célèbrent leur culture cajun, authentique, festive et populaire.
    > 10€ les deux spectacles, gratuit aux moins de 18 ans
     
    Dimanche 28 octobre
    La Chaussée, salle des fêtes
    Film « Nos cousins de Louisiane », reportage d'Alex Décotte à 10h45
    Un reportage du journaliste réalisateur Alex Décotte, constitué de rencontres, de musiques, de fête, de gastronomie et de confidences des descendants des Français d'Acadie ayant trouvé refuge dans les vastes étendues marécageuses de Louisiane.
    > Gratuit, en partenariat avec la Maison de l'Acadie, ouverte de 10h à 12h et de 14h à 17h
    Possibilité de déjeuner le dimanche midi au restaurant le Coligny de Moncontour - Tél. 05 49 98 63 98
     
    Moncontour, gymnase
    Théâtre, Le Grand livre des voyages à 15h
    Tournant les gigantesques pages du Grand Livre de Voyages de Champlain, Jehan Christophe Malchemin, fils de paysan saintongeais, relate les fabuleuses aventures de la découverte du Canada, épopée des coureurs des bois, traite des fourrures,… et cette formidable exploration des terres inconnues, dans une langue rude et imagée dont les échos résonnent encore au Québec et en Acadie…
    > 5€, gratuit aux moins de 18 ans
     
     
    à Saint-Jean-de-Sauves, gymnase
    Concert du Duo des prés à 17h15
    C'est la musique de leur cœur qu'ils jouent depuis leur enfance en Acadie ! Hélene et Samuel Péronnet, duo frère-sœur, né d'un père français et d'une mère acadienne font preuve sur scène d’une présence simple et complice, invitant le public aux chants à répondre et à découvrir l'histoire et l'accent de l'Acadie. Un pur moment d'authenticité joyeuse et tellement vivante !
    Concert de Marie-Jo Thério (solo) à 18h30
    Marie-Jo Thério est née à Moncton au Nouveau-Brunswick où elle a grandi auprès d'une mère chanteuse et de trois frères musiciens. Piano, voix et accordéon, en toute intimité, désarmante d’authenticité, conteuse hors pair, elle aime évoquer ses ancêtres français.« Je sais qu'il y a de la parenté partout, je sais qu'il y a toujours du monde à rencontrer, je sais qu'il y a desmots et une musique qui viennent d'en dedans. »
    > 10€ les deux spectacles, gratuit aux moins de 18 ans
    Infos pratiques
    Organisé par l'association Laeta
    Tél. : 06 14 62 75 52 & info@laeta.fr
    www.laeta.fr et toute l'actualité sur Facebook
     
    Forfait 3 jours vendredi-samedi-dimanche :
    30€ (sauf atelier de cuisine et repas cajun)
    Adhésion de soutien au festival et à l'association Laeta : de 5 à 10€
     
    Réservation des places par correspondance :
    La réservation des spectacles n'est effective qu'à réception du chèque correspondant à chaque concert,
    libellé à l'ordre de association Laeta, accompagné d'une enveloppe timbrée pour le retour des billets.
    La demande est à envoyer au _12, rue de la société 86200 Loudun avant le 23/10/12.
    Merci d'indiquer votre nom, prénom, ville et courriel et/ou téléphone.
     
    Accueil des spectateurs : ouverture des portes _1/2h avant le début des spectacles.
     
    La commune d'Angliers met à disposition des festivaliers une aire d'accueil pour camping-cars
    à proximité du pavillon du Québec : infos au 06 14 62 75 52
     
    www.tourisme-loudunais.com vous informe sur les aspects touristiques.
    Office de tourisme de Moncontour : Tél. 05 49 98 94 94
    Maison de pays du Loudunais : Tél. 05 49 22 22 22
     
    Association Laeta
    info@laeta.fr
    http://www.laeta.fr
    Tél. 06 14 62 75 52

  • OUF ! Soixante-dix ans après, la première enquête ethnomusicologique programmée par le Musée national des arts et traditions populaires enfin en ouvrage, mais aussi en ligne: consulter ici !!!

     

    basse-bretagne.jpg

    Cl. J. Auboyer ; mairie de Plogastel-Saint-Germain, le 7 août 1939.© MUCEM.

     

    Par la grâce de Marie-Barbara Le Gonidec du MUCEM, de l'association DASTUM en Bretagne et du CTHS (Comité des travaux historiques et scientifiques) à Paris, et avec le concours d' Yves de France, Christophe Fouin, Gilles Goyat, Silvia Pérez-Vitoria, Michel Valière, voici enfin livrés au public les résultats de la première enquête ethnomusicologique programmée par le Musée national des ATP, malheureusement interrompue par l'entrée en guerre de la France en 1939. Longtemps dispersés, les différents éléments ont pu être rassemblés et préparés pour l'édition scientifique.

    Cet ouvrage, préfacé par Charles Quimbert (directeur de Dastum) et Luc-Charles Dominique (professeur d'ethnomusicologie à l'Université de Nice), comporte la présentation méthodologique ainsi que le compte rendu intégral de la mission. Grâce au DVD-rom inclus  on peut apprécier les résultats d'ensemble : 200 chants traduits et transcrits musicalement et phonétiquement ; 18 airs d'accordéon ; 11 airs de biniou-bombarde ; 437 photographies noir et blanc ; 23 minutes de film muet...

    Le confort musical n'est certes pas au rendez-vous, vu qu'il s'agit de brut d'enregistrements sur disques 78 tours déjà anciens. Mais ces documents fragiles figurent parmi les plus anciens en matière de musique et danse en Basse-Bretagne; c'est à ce titre-là qu'ils doivent être reçus, écoutés et considérés.

    Dans toutes les librairies classiques ou directement auprès de DASTUM ou du CTHS.

    Un beau cadeau de Noël très spécialisé, mais unique en son genre !

    ISBN :978-2-7355-0704-7

    SODIS :F30755.4

    Prix : 39   €


    La Mission de folklore musical en Basse-Bretagne de 1939 du MNATP en ligne maintenant !

    Suite à sa publication sous forme d'un livre-DVD (CTHS- Dastum, 2009), voici le site de la mission : 


    http://bassebretagne-mnatp1939.com/ 

    Effectuée du 15 juillet au 27 août 1939 par le Musée National des Arts et Traditions Populaires de Paris, cette mission est conduite par la musicologue Claudie Marcel-Dubois (1913-1989) et le linguiste l'abbé François Falc'hun (1909-1991), assistés de Jeannine Auboyer (1912-1990). 
    Les enquêteurs ont enregistré 7 heures de musique, pris 437 photographies noir et blanc, tourné 25 minutes de film muet et produit de nombreux documents écrits (correspondance, questionnaires d'enquêtes, carnets de terrain, notations musicales et transcriptions linguistiques, rapports, conférences...). 

    La totalité des archives de la mission, produites entre 1939 et 1972, est désormais accessible sur ce site. 
    Quatre possibilités sont offertes pour y accéder : 

    - Un moteur de recherche permet de faire une recherche libre. 

    - Consulter le fonds : amène à l'inventaire des fonds, classé chronologiquement et thématiquement. 

    - Faire une recherche : trouvez un document précis en remplissant un formulaire de recherche simple ou en combinant plusieurs critères. 

    - Visite guidée : repartiez sur le terrain avec les enquêteurs, et allez à la rencontre des informateurs qui ont chanté, joué et dansé pour eux en cet été 1939. 

    Bonne visite ! 

    Marie-Barbara Le Gonidec 
    Responsable du département de la musique et de la phonothèque 
    Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée 
    (ancien Musée National des Arts et Traditions Populaires) 
    6, avenue du Mahatma Gandhi 
    75116 Paris, France 
    tél. 33 (0)1 44 17 60 92 
    fax 33 (0)1 44 17 60 60 
    marie-barbara.le-gonidec@culture.gouv.fr

    www.mucem.org 
    www.cornemuses.culture.fr 
    http://bassebretagne-mnatp1939.com

  • Index (provisoire) de chansons de tradition orale recueillies par Michèle Gardré-Valière et Michel Valière

     

    Index (tout-à-fait provisoire) des incipits de chansons de tradition orale du Fonds Michèle Gardré-Valière et M.V., recueillies en Poitou et Centre-Ouest, à partir de 1964 (mis à jour le x décembre 2011) :

    À Chez-Blanc petit village

    À dix-huit ans, la petite Joséphine

    À dix-huit ans, j’avais six amoureux

    Ah ! Ah ! Ah ! dit la chandelle

    Ah ! De bonjour gentille bergère

    Ah ! J’ai fait mon Tour de France et m’y voilà de retour

    Ah ! Ma douce amie, que cette fleur qui est sur ton front

    Ah ! Mon beau château

    Ah ! Que les femmes al y sont sottes

    Ah ! Qu’elle est gentille ma fille

    Ah ! Qu’elles sont bêtes les femmes

    Ah ! Qui la dansera le mieux, la guimbarde

    Ah ! Qu’il est malade ce bras

    Ah ! Si tu veux belle Isabeau je ferai ta fortune

    Ah !  Tout un jour je m’y promène           

    Ah ! Tu l’emmènes, tu l’emmènes, ma mignonne

    À l’âge de quinze ans, Rosette se marie

    À la malaco, l’on chasse

    À la manico on y danse on y danse

    À l’âne, à l’âne

    Allant à la fontaine pour cueillir du cresson

    Allez, allez Joli Vermé

    Allons la belle voilà que c’est nuit

    Allons ensemble les camarades là

    Allons mon ami Thomas, tu t’approches de la rabistoquette

    À l’ombrage sous l’ormeau

    Amène-la donc ta penaillon

    Amène-lou donc ton penaillon

    À Paris chez ma tante un oranger l’y a

    À Paris, mesdames, devinez ce qu’il y a

    À Paris sur le youp youp nipe nipe

    À Paris y avait un marchand

    À quinze ans j’étais gentille

    Arrêtez arrêtez cocher

    Arrousons-nous la dalle, la dalle

    À Saint-Romain, c’est un petit bourg

    Au bal de Chez Tapon, mon chausson a pas de bavette

    Au bout de la septième, l’amant est revenu

    Au jardin de mon père, il y a des orangers            

    Au jardin de mon père, ô joli cœur de rose

    Au régiment, on a de l’agrément

    Beau rossignol de France

    Belle, avant de t’y quitter, veux-tu m’y faire la promesse

    Belle batelière Élisabeau

    Belle fillette y gardant son troupeau

    Belle si j’étais dans ton vert pré

    Belle si i étions dans ton vert pré

    Bigorneau, bigorneau

    Biquette veut pas sortir des choux

    Boés, boés, boés en donc de thio petit vin

    Bonhomme en s’y rendant de la foére

    Bonjour bonne maman je suis dans la tristesse

    Bonjour cabaretière

    Bonjour mademoiselle

    Bonjour ma bonne mère, je suis dans la tristesse

    Bonjour madame la Marceline

    Bonjour, mademoiselle, comment vous portez-vous

    Bonjour ma petite bergère, aimable Jeanneton

    Bonjour monsieur le curé, ma bourgeoise m’a-t-envoyé

    Bonjour petite bergère à quoi y pensez-vous

    Bonjour petite bergère au clair de ce beau jour

    Bonjour petite bergère

    Bonjour petite bergère            (là-haut sur ces roches)

    Bonne maman je suis fort ennuyée

    Bonser, petit bonhomme, la la

    Bonsoir messieurs, mesdames, comment va la santé

    Bourguignon, que tu danses bien

    Buvons en de cet enfant qu’on a trouvé dans les vignes

    Buvons, trinquons, divertissons-nous

    Buvons un coup laissons point de terre

    Ce sont trois voltigeurs qui s’en vont en Égypte

    C’est la fille à Jean Brisquet

    C’est la fille de la meunière qui se balade avec Thomas

    C’est là-haut sous l’ormeau

    C’est la manico qu’on y danse

    C’est la petite Germaine, mariée dès onze ans

    C’est la petite Germaine, s’y marie dès douze ans

    C’est le boutineau qui se danse qui se danse

    C’est le curé de Nantes

    C’est le dimanche dans la matinée

    C’est une belle aux yeux bleus

    C’était le curé de Saint-Denis

    C’était la fille d’un geôlier

    C’était la fille d’un perruquier

    C’était le duc de Bourbon

    C’était pour la veille de la Saint-Jean

    C’était pour un premier mai

    C’était pour un premier de mai

    C’était trois jeunes garçons qui s’en vont en Afrique

    C’était un capitaine le soir de ses noces

    C’était une bergère, rouli, roulons, roulette

    C’était une jeune fille qui n’avait pas quinze ans

    C’était une fille aux grands yeux bleus

    C’était une fille, une jolie fille

    C’était une fille muette

    C’était une jeune fille qui voulait s’y marier                        (la fille du père millionnaire)

    C’était une pauvre vieille qui menait son âne aux champs

    C’était une petite lingère

    C’était un moine, prieur du couvent

    C’était un moine qui s’appelait Simon

    C’était un petit moéne, qui d’amour vivait

    C’était un vieux paysan, revenant de l’ouvrage

    Cette nuit j’ai fait un rêve

    Chez nous dans le temps

    Chez nous i avions daus bœufs

    Chez nous avions une âne toujours

    Chez nous j’avions un jau

    Chez nous, nous étions trois filles

    Connaissez-vous Gabériole

    Connaissez-vous la triste histoire de celui qu’on nomme Beau-blond

    Dans ce petit bois, ah ! devinez ce qu’il y a

    Dans ce petit bois charmant

    Dansez donc les filles, dansez donc les gars

    Dans le jardin de ma tante, il y a un cerisier

    Dans le pays de la Gâtine

    Dans un bocage

    Dans un chemin l’y passe trois gentils capitaines

    Dans une maison, il y a trois filles

    De bon matin, le grand Pierre se lève

    De bon matin je me suis levé

    Dedans notre village, il y a-t-un avocat

    Dedans la Tour de Londres, là-haut, là-haut

    Dedans la ville de Lyon, il y a une geôlière

    Dedans Paris la grande ville

    Dedans Paris l’y a-t-une danse

    Dedans Paris l’y a une gentille brunette

    Dedans Paris l’y a une jeune couturière

    De me marier-t-o y a quinze ans

    Derrière chez mon père                                    (le pommier doux)

    Derrière chez nous, il y a des choux

    Derrière chez nous, savez-vous ce qu’il y a

    Derrière chez nous y a-t-un étang            (elle ne sera pas fille longtemps)

    Derrière chez nous y a-t-un étang             (et la deridondaine)

    Derrière chez nous y a-t-un étang            (la voilà la table des bons enfants)

    Derrière chez nous y a-t-un étang              (le foin coupé, il faut le faner)

    Derrière chez nous y a-t-un étang            (ô ma gentillette)

    Derrière chez nous y a-t-un étang             (tambour battant)

    Derrière chez nous y a-t-un petit bois            (qui nous amène des noix)

    Des artichauts des choux pommés, dans le jardin de la jardinière

    Des boudins des boudins de ma grand-mère

    Deux gros nigauds de notre village

    Dis-moi beau grenadier

    Dimanche au soir à ma porte

    Ding dong carillon qui qu’est  mort

    Dira-t-elle oui sans rire ?

    Dites donc vous autres les filles à présent

    Dodo berline, sainte Catherine

    Dodo petite, sainte Marguerite

    D’où venez-vous tout crotté monsieur le curé

    D’où viens-tu mon gentil bossu

    Écoutons l’aventure, c’est d’un jeune guerrier

    Eh, vins donc là camarade bergère           

    Élise, Élise était sous ses ormeaux

    Elle a dit oui sans rire

    En m’y rendant de la foère

    En m’y rendant de métives

    En m’y rendant des noces, buvons nous allons

    En m’y rendant des noces de mon neveu

    En passant devant sa porte, trois petits coups frappa

    En passant devant un pré, les grillons chantaient

    En revenant de Saint-Denis-t-en France

    En revenant des noces, buvons nous allons

    En revenant des noces, buvons nous y en allons

    Et à Paris, y a-t-une vieille

    Et en revenant de Saint-Gilles

    Et toi, ma brunette, veux-tu te marier

    Et vous l’avez ben tous connus

    Eugénie, les larmes aux yeux

    Faut pas de bourse à ces jeunes gens

    Fillettes de quinze ans faites donc pas tant les fières

    Fume ta pipe Napoléon

    Hélas mon père m’a mariade

    Hélas mon père m’y marie

    Henriette était fille d’un baron de renom

    Holà ! ma petite mère

    I la mangerons la soupe la soupe

    Il avait courte taille, on l’avait marié

    Il est mort le père aux louis d’or

    Il était une petite bergère qui les gardait ses blancs moutons

    Ils étaient trois conscrits qui s’en vont à la guerre

    Il y a un petit bois

    Il y a-t-un bon prêtre dans notre village

    I vas vous chantar une chanson qu’ol est ren que daus menteries

    J’ai bien servi pendant sept ans la France

    J’ai cueilli une belle rose

    J’ai de la richesse et de beaux châteaux

    J’ai demandé à ma femme, j’ai demandé son avis

    J’ai demandé-z-à ma mère, la mariée quand je la serai

    J’ai fait l’amour à une brune

    J’ai fait une maîtresse trois jours y a pas longtemps

    J’ai fait une maîtresse y a pas longtemps

    J’aime la galette

    J’ai plumé la tête de mon alouette

    J’ai quinze ans et je suis sage

    J’ai un amant, deux j’en voudrais

    J’ai vingt-cinq ans, ah ! je suis sage

    J’ai vu le loup, le renard, le lièvre

    J’avais deux camarades

    J’avais rêvé de vivre sans ménage

    J’avais une maîtresse aux Trois Piliers

    Je me lève de bon matin quand le soleil se couche

    Je m’en fus cueillir des noix

    Je me suis engagé pour l’amour d’une blonde

    Je me suis-t-engagé dans le régiment de France

    Je mets ma charrette sur mon dos

    Je ne veux plus garder les vaches

    J’enlève de ma pochette

    Je passai derrière le bois, le coucou chantait

    Je sais bien une chanson de pur mensonge

    Je suis lasse d’être fille

    Je suis venu ce soir du fond de mon bocage

    Je suis venu pour vous tromper

    Jeune militaire revenant de guerre

    Je viens t’y dire adieu, ma charmante Marie-Louise

    Je viens t’y voir ma bergère du champ

    La bèla Janèton

    La boulangère a des écus

    La fiancée nous l’emmenons            (petit papillon volant)

    La fille d’un geôlier

    Là-haut, là-haut, sur la montagne, il y a trois petits moutons blancs

    Là-haut parmi ces champs

    Là-haut, sur ces chaumettes

    Là-haut sur la montagne, trois petits oiseaux chantaient

    La lessive est roulée

    L’alouette sur la branche

    La Magali voulait bien dormir

    La mariée qui perd son chignon

    La mariée s’en va devant

    La mariée s’en va devant            (la foére qui la galope)

    La mariée s’en va vite vite la mariée s’en va l’a ripé

    La mère Fanchette arrive avec son caillon

    La mère Gauduchon s’en va-t-au bois

    La mère Julie veut s’y marier

    La monterons-nous la côte la côte

    La quarante est là qui ne tremble guère

    L’autre jour en se promenant

    L’autre jour je m’y promène

    L’autre jour, un jour de foire

    La vieille a mis son bea caillon

    Le bonhomme en s’y rendant du bois                       

    Le coucou s’en va nous ne le verrons guère

    Le curé ne veut pas que thiés gars bigheant

    Le fendeur dans les bois, dans sa loge jolie

    Le jour qu’i étais la mariée

    L’entends-tu, mignonne

    L’entends-tu mon goret, ma bernée bouille

    Le numéro un est arrivé, sur la marine faudra aller

    Le père Mathurin n’a plus de chapeau

    Le premier est un pêcheur

    Le roi a une fille à marier

    Le roi avait un fils

    Les filles de Saint-Maurice s’en vont à la ballade

    Les voici les voilà les culottes rouges

    Le vieux bigeait la vieille, la vieille bigeait le vieux

    Ma bonne amie, je t’y fais mes adieux

    Mademoiselle, vos yeux sont languissants

    Ma douce amie que cette fleur qu’est sur ton front

    Ma femme al est malade, en grand danger d’y mourir

    Ma femme m’y dit de bercer le pouperon

    Ma fille pour ton mariage

    Ma journée est finie

    Ma maman ne veut pas payer

    Maman je voudrais maman je voudrais

    Ma mignonne est au village, au village tout là-bas

    Ma poulette a trois poulets

    Maréchal de France revenant de guerre cherchant ses amours

    Margoton prend son panier  la voilà partie-z-aux mèles

    Marie dans le mariage

    Marie-Jeanne s’en va-t-au moulin

    Marie-Madeleine a les pieds petitons

    Marie, ma petite Marie

    Mariez-moi ma mère dès l’âge de quinze ans

    Marion tu perds ton chignon

    Martin va-t-au bois

    Mathurine en jupon court s’en va à la messe

    Ma tunique a un bouton, marchons

    M’en vais-t-à la foire de Parthenay

    Mes amis faites attention que je vous dise une chanson

    Mes chers amis, je vais vous chanter

    Mes petits gorets dansiant

    Messieurs, j’ai fait connaissance

    Mettez le foin au râtelier, voilà les oueilles qu’arrivent

    Mon Jean, Petit-Jean s’en va-t-aux vignes                       

    Mon mari était malade

    Mon père avait cinq cents moutons

    Mon père avait un carré de pois

    Mon père avait une âne

    Mon père galopait

    Mon père le m’y marie dès l’âge de quinze ans

    Mon père m’a donné des rubans, des rubines

    Mon père m’a donné-t-en maridatge

    Mon père m’a mariée à quinze ans et demie

    Mon père m’envoyait au marché

    Mon père m’y marie en croyant d’y bien faire

    Mon père s’en va-t-au marché, ma mère s’en va-t-aux noces

    Mon père voudrait m’y marier

    Morbleu de ventrebleu, dis-moi donc, belle Madelon

    M’y promenant sur la Charente  faisant mon tour faisant ma ronde

    M’y rendant de la foére

    Napoléon disait à Joséphine

    Ne l’ai-je pas bien passé mon temps

    N’entends-tu la biche dedans les bois

    Nous avions une chèvre qu’était intelligente

    Nous étions trois filles, bonnes à marier

    Nous sommes venus ce soir

    Nous sommes venus vous voir

    Oh ! J’ai-t-un petit oiseau Isabeau

    Oh ! Le joli petit métier

    Oh ! Que je l’aime, oh ! Que je l’aime la fille de l’Auvergnat

    Oh ! Sur le pont de Nantes la veille de la Saint-Jean

    Ol était la mère ageasse

    Ol était une chèvre qui va jamais aux champs

    Ol était une petite vache noire

    Ol était un garçon que l’appeliant Simon

    Ol était un petit bonhomme            (le cuilleri)

    Ol était un petit moine qui d’amour vivait

    O m’est venu commandement

    On y danse la lourde

    Où allez-vous si pressé, curé,curé

    Où est la marguerite

    Où vas-tu belle boiteuse

    O vinguit un ordre chez nous

    Papa, maman, mariez-moi

    Par derrière chez mon père, y a-t-un petit bois charmant

    Pas de lièvre, pas de lapin

    Père père regardez si vous m’aimez

    Perrine était chambrère

    Pète donc vieille tant que tu voudras

    Petit capitaine revenant de guerre en cherchant ses amours

    Petit-Jean, Petit-Jean s’en va-t-aux vignes

    Petit tambour se revenant de guerre

    Piquons, belle Madeleine

    Pour bien la dançar

    Pour danser le rat

    Prends tes bots guenipe

    Prête-moi ton couteau

    Quand j’atais chez mon père

    Quand j’étais apprenti pastouriau chez mon père

    Quand j’étais chez mon père, fillette à marier

    Quand j’étais chez mon père, fillette à marier dondaine

    Quand j’étais chez mon père, garçon à marier, voyez

    Quand j’étais chez mon père, lon et la, tra la la, fillette à marier

    Quand j’étais chez mon père, mon père Landerniau

    Quand j’étais chez mon père, oueille la coue nègre, fillette à marier

    Quand j’étais chez mon père, petite à la maison

    Quand j’étais chez mon père, petit gars pastouriau

    Quand la bergère s’en va-t-aux champs, toujours filant

    Quand la bergère s’y en va-t-aux champs filant sa quenouillette

    Quand la Marion s’en va au molin                        (filar sa colha de bren)

    Quand le curé s’en va pour cueillir la noisette

    Quand les garçons partiront, toutes les filles pleureront

    Quand le valet s’en va-t-aux vignes

    Quand Marianne va-t-au moulin

    Quand Margoton s’en va-t-au bois

    Quand Margoton s’en va-t-aux mèles, son panier sous son bras

    Quand mon père s’en va-t-au marché

    Quand un beau jour je m’y promène (turlututu)

    Quand un jour je m’y promène tout le long de ces vallons

    Quitte ton troupeau bergère

    Qui veut savoir une chanson            (c’est d’une fille et d’un garçon)

    Récitons l’aventure, c’est d’un jeune écolier

    Réveillez-vous la belle, je viens vous avertir

    Rossignolet du bois joli

    Rossignolet du bois, rossignolet sauvage

    Rossignolet sauvage, rossignolet des bois

    Sainte Marguerite, endormez-moi cette enfant

    Sargallon s’en va-t-à la messe

    Saute, saute, les poils de mes chausses

    Sautez donc, vous n’y sautez guère

    Sautez mesdemoiselles

    S’en allant à la fontaine pour cueillir du cresson

    Si j’avais une femme

    Si je suis fillette sans amant

    Si je viens t’y voir ma charmante maîtresse

    Si tu cheus dans thio creus, malireu

    Si tu savais mignonne

    Sous ces trois rosiers blancs

    Sur la rivière de Bordeaux

    Sur le pont du Nord, joli cœur de rose

    Sur mon chemin, j’ai rencontré les filles du coupeur de paille

    T’as bu bonhomme

    T’aras de l’aglland

    Tins-te ben i allons galoper

    Tombis, m’y cassis la jambe

    Ton beau temps, ma jeune fille

    Ton devanteau ma chambrière

    Ton petit cotillon Lisette (ou Marjolaine)

    Ton petit chien bergère

    Tout le long de la mer, lon, la

    Tout près d’un cerisier, y avait une jolie fille

    Tout un jour s’y promène tout le long de ces vallons

    Trempez la soupe, trempez la donc

    Trois beaux navires sont arrivés

    Trois fois passera la dernière la dernière

    Trois jeunes tambours revenant de la guerre

    Trois matelots, leur pipe allumée

    Tu l’apporteras le petit pot, le petit pot

    Tu m’as fait venir ici mei

    Tu n’auras pas ma queue de mouton, ma tante rose

    Une coquette de Paris

    Un beau jour je me promène tout le long de ces vallons

    Un biau jour de fête

    Un dimanche après les vêpres

    Un jour ma tant plantit un pépin dans son jardin

    Un jour un jour m’y promenant

    Un jour une bergère appelée Isabeau

    Un oiseau sur la branche faisait cui cui

    Veux-tu veux-tu ma mignonne

    Viens, viens, viens, malheureuse viens

    Vins donc fainéant

    Vire tes oueilles, berghère

    Vive les conscrits de Saint-Gaudent

    Voici la Saint-Jean la grande journée

    Voici le mois d’avril rendu

    Voilà Christophe parti au marché

    Voilà la poule, avec ses quatre poulets

    Voilà un an et demi qu’on a marié la petite Marie

    Vous n’irez plus au bal madame la mariée

    Y a trois hussards allaient en promenade

    Y a-t-une jeune mariée qui regrette bien ses amours

    Y a-t-un nic dans thio prunier

    Y a-t-un rat dans le grenier

     

    (Pour tout renseignement éventuel, nous contacter)

  • Musiques et Traditions Orales de Normandie en novembre, avec l'associations La Loure


    Deux rendez-vous de choix se profilent autour des traditions chantées, de Normandie et d'ailleurs :
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    10-13 novembre : Pays de Caux - Pays de Chanteurs - Fécamp (76)
    Colloque, concert, bal/fest noz, café chantant, soirée ciné documentaire...
    Attention, n'oubliez pas de vous inscrire pour le colloque, ça se remplit très vite... et les places sont limitées ! 
    La fiche d'inscription : ici 
    Le programme complet de ces rencontres : ici 

    19-20 novembre : La Nuit du chant traditionnel - Torchamp (61) 
    Veillée en chansons, bal à la voix, rando chantée, apéro chanté...

    Le programme est ici ! 


    Affiche NDC 2011 Web.jpg


    Au plaisir de vous rencontrer lors de ces prochaines manifestations normandes.  
    --------------

    Association La Loure

    Musiques et Traditions Orales de Normandie
    2, rue St-Martin
    14500 Saint-Martin-de-Tallevende
    Tél. : 02 31 68 73 49
    laloure@wanadoo.fr - Site : laloure.org

  • En hommage à Conrad Laforte et à son œuvre sur la littérature orale du Québec

     

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  • PORTES OUVERTES du CIRDOC pendant la durée du Village Occitan de la Féria de Béziers

    Du 11 au 15 août 2011 sans discontinuer, et de 13h à 20h chaque jour,


    Venez découvrir le patrimoine occitan au CIRDÒC en profitant des collections et de

    la fraîcheur douce dans le bâtiment...

    Vous serez accueillis avec plaisir par l'équipe du CIRDOC avec au programme :

    De 13h à 18h: Ouverture des salles de lecture, consultations et emprunts ou

    restitution de documents, conseils...

    Entre 17h et 20h : Visites commentées de l'exposition "Jòga !".

    Cette exposition originale et exceptionnelle, conçue par le CIRDOC en

    partenariat avec des spécialistes du théâtre d'òc contemporain, y est installée

    jusqu'au 23 Décembre 2011.

    "Revivez 42 ans (1968-2010) de création d'un théâtre populaire contemporaine

    en Occitanie et découvrez l'aspect original et bien vivant de la création occitane

    actuelle,expression artistique à la fois militante et populaire, qui perdure

    au sein de nombreuses compagnies professionnelles et amateurs d'aujourd'hui".


    Ne manquez pas cette agréable occasion d'aller à la rencontre, gratuitement,

    de 1000 ans de culture occitane ! À deux pas en sortant du CIRDÒC, 

    le village occitan vous tendra les bras et ensoleillera votre soirée avec de la

    musique, de la danse, du chant et de la gastronomie "à la mode d'ici".


    Pour plus de renseignements n'hésitez pas à contacter :

    04 67 11 85 10 ou secretariat@cirdoc.fr

    (version occitane ci-après)

     

    De l'11 al 15 d'agost, de longa, de 1 ora de la tantossada a 8 oras del ser,

    cada jorn (dimenge e feriat tanben),


    Lo patrimòni occitan vos espèra per vos far regalar l'esperit, dins la doça frescor

    del bastiment del CIRDÒC, al calme, legiretz, escotaretz de musica o agacharetz de vidèos...

    Amai los pichons i pòdon venir!

    La còla del CIRDÒC, mobilizada per l'eveniment, vos aculhirà amb plaser amb per programa

    Entre 13h e 18h: salas de lectura dobèrtas, conselhs, consultacion de libres, manlèus,

    retorns de documents manlevats etc.

    Entre 17h e 20h: vesitas comentadas de la mòstra "Jòga!" (a respècte de la demanda).

    Aquela mòstra es tant originala coma excepcionala, que Lo CIRDÒC la concebèt amb

    l'ajuda d'especialistas del teatre d'òc contemporanèu. Demorarà en plaça fins

    al 23 de Decembre de 2011.

    "I vos assabentaretz de 42 ans (1968-2010) de creacion teatrala d'òc, e i tastaretz

    de l'originalitat dels creators del teatre occitan d'a l'ora d'ara, expression artistica

    a l'encòp militanta e populara, inventiva e que se perlonga bravament uèi, demercé

    lo trabalh de companhiás professionalas e d'amators tanben".


    Aquela escasença bèla e agradiva de venir prene lo fresc en tot tastar, a res non còst,

    de la riquesa de mila ans de cultura occitana, la manquetz pas! Amai al sortir d'aquí,

    a quatre passes, lo vilatge occitan vos aculhirà per una brava serada de musica, de dança,

     

     

     

    de cançons amb de bonas taulas "a l'occitana".


    Per ne saber mai sonatz al 04 67 11 85 10 o mandatz un messatget a 'secretariat@cirdoc.fr'


     

     

     

  • Un peu de musique ce matin avec Chat Blanc... suivez ce lien

    Entre les caisses de livres et de bandes magnétiques à déplacer, le Chat Blanc nous accompagne : un air de famille comme un baume sur la nostalgie à l'œuvre dans les changements en cours :

    http://www.chatblanc.fr/

  • Vous auriez souhaité ...un renseignement sur un article ou un ouvrage cité en bio-bibliographie :


    Contact par mel :


    michelvaliere@orange.fr


    Par poste :


    Association ARPE, 22 avenue d'Oradour-sur-Glane, 87200 Saint-Junien.

  • La Paimpolaise, encore et toujours pour Gaël!

    Bonjour, 

    Je suis toujours à la recherche de chansons "sur l'air de : La Paimpolaise" (environ 215  versions pour l'instant sans compter un manuscript inédit d'Eric Satie.)
    Y a-t-il moyen de faire circuler ma recherche aux autre cherchous ? 
    D'avance merci 
    Gael ROLLAND 
    Manoir du Mont Serin 
    35320 Pancé
    06.81.96.14.89

    Ecrit par : Rolland Gael | mercredi, 04 février 2009

    Bien sûr Gaël ! Belvert remettra en première ligne votre demande... et les curieux et collectionneurs vont vous en signaler quelqu'une de sortie de derrière les fagots. En effet ce timbre et ce thème ont généré beaucoup de créations locales, et pas des moindres.

     

  • La Nuit du chant traditionnel avec la Loure, les 29 et 30 nov. 2008 à Torchamp (61)


    " Quoi de plus naturel que de chanter ? Et pourtant… Alors qu'anciennement le chant était le compagnon obligé de tous les moments de la vie, il est souvent relégué aujourd'hui au rang de loisirs, avec des moments précis dans sa pratique, ou – pire - il ne prend plus la forme que du disque ou du fichier MP3 que l'on écoute sans soi-même s'y risquer…

    Depuis 10 ans, l'association La Loure s'évertue à redonner une véritable place au chant dans la vie quotidienne. D'une part parce que les répertoires traditionnels qu'elle a recueillis en Normandie le méritent absolument et, d'autre part, pour le plaisir si simple et en même temps si nécessaire de donner de la voix !

    Cette première édition de la Nuit du chant traditionnel veut permettre la rencontre de chanteurs de différents horizons. Qu'importe que l'on soit débutant ou plus aguerri, il y aura de la place pour tout le monde. Même pour ceux qui viennent seulement écouter… car il serait étonnant qu'ils restent longtemps sans pousser la chansonnette ! Pour pimenter cette nuit au long cours, certains horaires seront consacrés à des thématiques précises… Entre chansons à répondre, à écouter, à danser ou à marcher, les répertoires traditionnels - sans exclusive régionale - seront à la fête !

    Avec au programme : bal à la voix, randonnée chantée, nuit chantée...
    Le programme peut être téléchargé sur le site de La Loure; cliquez à loisir : http://laloure.org/article.php3?id_article=85

    L'entrée est libre, n'hésitez pas à pousser la porte !"

    Association La Loure
    Musiques et Traditions Orales de Normandie
    2, rue St-Martin
    14500 Saint-Martin-de-Tallevende
    Tél. : 02 31 68 73 49
    laloure@wanadoo.fr - Site : laloure.orgl'association La Loure organise la 1ère édition de La Nuit du chant traditionnel les 29 et 30 novembre 2008 à Torchamp, près de Domfront (61). 
  • "Chansons de pays" (mais pas n'importe lesquelles, choisies à point !!!) par les Moénes de Chantemerle

    Chers Amis de passage, je me permets de vous signaler à nouveau cette note, puisque la production de cet anti-fromage continue de plus belle et comme s'ouvre le Festival (annuel et aoûtien) des Jeux de Gençay dans la Vienne en Haut-Poitou du Poitou-Charentes, seule et unique région de France à porter un tel patronyme, vous pourrez vous approvisionner en icelui, soit au Centre culturel de la Ville, soit dans l' épicerie d'Elsa (comme autrefois) ou celle de Douce (seulement si vous êtes papyrophage ou lecteur impénitent).


    Eh bien, Amis visiteurs, certains parmi vous sont des collectionneurs de disques collectors... Celui-ci fera date, soyez-en assurés.
    Une bande de moénes ou du moins qui se font passer pour (afin d'accréditer le vieil adage, celui de l'habit du moine...) ont commis - c'est le terme bien pesé qui convient ici - un cd, présenté dans un emballage inspiré par un village normand au nom bien connu (parfois aux odeurs, plus ou moins faites), riche de 16 chansons à faire tourner de l'œil les bigottes et autres rapiettes et grenouilles, à rendre aphones les muets, à rendre sourds les malentendants. Mélomanes, calotins, prudes, s'abstenir. Oreilles absolues: s'abstenir absolument !!!!
    Pour tous les autres cette anti-merveille de chansons populaires ànepasmettredanstouteslesoreillessurtoutsiellessontmusicalesouchastes, cet anti-choeur d'anti-moines peut être acquis pour la somme d'une quinzaine d'euros, à la louche (à ce prix-là, je pense que le transport doit être inclus) peut être commandé au "Foyer rural du Dognon-Chantemerle", 86160 Gençay.

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    Cette anti-pub, n'est pas une pub, mais un message de prévention pour ceux qu'intéresse la rareté du genre.
    Un livret de 4 minuscules pages donne à connaître des noms pas inconnus chez Belvert'sgarden, mais la co-pilote autant que le pilote déclarent solennellement que s'ils ont fourni de la matière première collectée, ils ne sont pour rien dans cette anti-honorable anti-production...
    Si un Ami de passage se risque à cette anti-acquisition, nous lui ouvrirons grandes nos colonnes pour une anti-critique.Messieurs A.Cariâtre, Amoutarde et consort sont invités à ne pas anti-critiquer à l'avance.

    - Tiens, Monsieur Alfred Cariâtre, vous croisiez par ici, ce lendemain de Premier de l'an ? Bonne année, d'abord et bon voisinage... de blog s'entend...
    - Hein? Quoi? Vous m'avez appelé?
    Votre cd de faux moines de Chantemerle, c'est des chansons paillardes, grivoises, anticléricales chantées faux, c'est ça? Bonne année, où je vous souhaite de parvenir à être légèrement plus explicite dans vos notes...
    Je souhaite aussi qu'en 2007 on puisse glisser les commentaires sous les notes qu'ils commentent...
    - C'est fou ce que vous comprenez vite cher A.Cariâtre, Il n'y a pas besoin de vous mettre les points sur les 'i' d'anti... (= identité... des faux moines qui n'ont rien à voir avec de faux monnayeurs ! Salut André. Parce que ces faux moénes, on les connaît, on les aime, c'est de vrais potes, c'est des voisins; on s'échange les merles gras, les mésanges charbonnières... mais les poules de Franck, ah, là, on se les garde...). Allez monsieur Cariâtre, maintenant que vous savez tout, que vous êtes au parfum, économisez votre bile; vous savez, avec notre grand âge on a besoin de tout, même du fiel (mais votre message était tout sauf fielleux, enfin, celui-ci Vous voyez qu'on vous aime toujours un peu...)Bonne journée, bonne année.

  • Des chants de forgerons et de leurs marteaux...

    L'ethnologue Noëlle Gérôme (CNRS), qui a consacré la majorité de ses travaux à l'histoire ouvrière et surtout aux productions symboliques des ouvriers de l'industrie, vient de nous faire connaître le cd : "Les Chansons de forgerons", produit par le séminaire R.P.I.O., la DRAC de l'Île de France, la RATP et le Comité d'établissement de la SNECMA-Gennevilliers. Les réalisateurs du disque sont: Emmanuel Wade, Isabelle Durand, Olivier Lacoste et Noëlle Gérôme qui en a effectué la recherche documentaire at la présentation.

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  • Boby Lapointe au menu culturel de...

    ÉDITION - Sortie de spectacle en DVD

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    Robert Leclou (alias Édouard Audouin) et Elvis Cruciforme (Vincent Dacquet) sortent un DVD de leur spectacle, "Le Papa des poissons", enregistré en public, à la Blaiserie à Poitiers, le 3 novembre dernier2006.
    Ces amoureux de Boby Lapointe ont mobilisé une dizaine de personnes pour réaliser une captation de qualité. Au menu : le spectacle d’une heure et demi, la sélection des chansons uniquement, ainsi qu’un clip résumant le show.
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    ©Marion Valière Loudiyi ; Centre-Presse.
    On y retrouve, histoire de rire un bon coup, le duo de comédien-musicien dans la version concert-conférence sur le chanteur de Pézenas (Hérault), qui avait d’autres cordes à son arc (mathématicien, inventeur…). « Une mine pour la créativité », selon les artistes, tout aussi blagueurs et talentueux que l’original, qui poursuit l'évolution de ce spectacle, notamment en ajoutant des vidéos de personnages extérieurs (scientifique, sportif…) : « Tant que Boby ne sera pas respecté au niveau de Molière à Pézenas, on continuera ! » Très bien accueilli dans la famille du chanteur, le duo militant regrette qu’en effet, la bourgade du sud de la France ne jure que par l’homme de théâtre qui y a vécu un an, et non par le chanteur, qui en est pourtant originaire. « De toute manière, même de son vivant, la salle qu'il remplissait le moins était celle de son village. » Nul n’est prophète en son pays, on le sait bien. Enfin, Robert et Elvis le sont à Poitiers comme ailleurs. Prochaines dates autour de Nantes, Caen, Grenoble et Toulouse. (D'après Marion Valière Loudiyi, dans Centre-Presse, éd. Vienne, le 24 sept. 2007, p.22).
    Le Papa des poissons : DVD public, 20 €. Vendu à la Fnac, Leclerc, Gibert musique, Monde des disques, Cluricaume Café et sur http://www.lepapadespoissons.com
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    ©Marion Valière Loudiyi ; Centre-Presse.
    Envoi du Pilote:
    "Alors les Piscénois (ça ce sont les résidents de Pézenas) vous n'aimez pas plus que nous Poquelin-Molière, pas plus, soyez en assurés, mais vous aimez bien moins que nous Boby, à ce que la rumeur a porté jusqu'à nous ! Allez ça ne peut pas durer. Aqu'os pot pas demorar aital; cal faire quicom per Boby Lapointe (lo Bobi Lapuncha !). Faites quelque chose de grand, pour la mémoire de B.L... de grand, de beau pour ce génial poète, déconstructeur du langage convenu, et qui, en conséquence, nous apprend tant sur la langue de Molière...
    Ainsi, Pézenas aura encore une raison supplémentaire de fierté pour sa richesse culturelle, avec son poulain, son jeu de balle au tambourin, Molière Poquelin et enfin de quoi faire bonne mesure et juste l'appoint avec Boby... Lapointe. (M.V.)
    Allez Pézenas, allez Pézenas, allez...
    NDLR: Les Amis du Jardin de Belvert auront à cœur, je l'espère, chacun à leur manière de booster Pézenas à prendre en charge la mémoire de Boby Lapointe.
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  • Les sept cahiers aux deux cent soixante-six chansons d’une paysanne poitevine, par Michèle Gardré-Valière

    Au cours des neuf années (1976-1985) où j’eus l’occasion de consacrer l’essentiel de mon emploi du temps à l’éducation musicale, en qualité de professeur, je pus élargir à l’ensemble des élèves relevant du collège de Gençay notre enquête ethnographique initiée vers le milieu des années 1960 sur ce même territoire.

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    © Photo Michel Valière. J’invitai alors les élèves non seulement à recevoir mes enseignements, mais encore à devenir les acteurs de leur propre formation en participant à l’observation des pratiques musicales, chantées ou dansées dans leur propre environnement familial.
    Ainsi se développa une rencontre intergénérationnelle qui permit à de jeunes adolescents de découvrir que quelque grand-père avait joué du violon dans sa jeunesse, que quelque mère ou aïeule ne manquait pas de talent pour la chanson et se souvenait du mode d’acquisition d’un répertoire. Ainsi, certains collégiens furent-ils directement mis en contact avec une musique et des chants qu’ils n’étaient pas accoutumés à entendre. À peine les avaient-ils appris de leurs proches qu’ils les apprenaient eux-mêmes à leurs camarades de classe. Je me retrouvais en quelque sorte, parfois, dans un rôle de catalyseur, de « facilitateur » d’une transmission « horizontale » au sein du groupe d’élèves, plutôt que dans celle d’une pédagogue classique, détentrice d’un savoir à léguer « verticalement ».
    S’il arrivait des produits oraux, m’étaient aussi apportés des textes ressortissant au domaine de l’écriture : cahiers de chansons d’origines diverses. L’antique régiment, aujourd’hui réduit à sa plus simple expression, celle d’une journée citoyenne fournissait un cadre à la circulation de chansons de toute nature, qu’elles soient militaristes ou non, ainsi que de textes tels que modernes « fatrasies » et autres monologues troupiers.
    C’est donc dans ce contexte que deux sœurs me firent connaître un jour l’existence d’une grand-tante auprès de laquelle elles avaient appris chacune une chanson, de celles-la même qui m’attiraient en raison de leur forme, leur thématique, leur mélodie. Elles venaient de m’apporter une « randonnée », chanson énumérative à reprise récapitulative : Derrière chez nous il y a des choux, et une « chanson enchaînée avec refrain » sur le thème de l’occasion manquée : Nous étions trois filles bonnes à marier. Mais, ce qui devait encore plus retenir mon attention et exciter ma curiosité, c’était d’apprendre de ces jeunes élèves que leur parente détenait plusieurs cahiers de chansons. En fait, au moins cinq à leurs dires. Je décidai, alors, d’aller voir et les cahiers et la grand-tante aux chansons. Avec Michel, nous entreprîmes ainsi, accompagnés des deux petites-nièces, une « expédition » qui devait nous conduire dans la Vallée de la Vonne, en Vienne.

    Une rencontre

    C’est dans une ferme de la commune de Vivonne que le 20 septembre 1977, nous avons fait connaissance de madame Juliette Charenton . Née le 11 juillet 1899, dans une proche commune voisine, elle avait cessé ses activités agricoles depuis plusieurs années et s’était retirée chez l’un de ses enfants. Nous apprîmes d’elle, qui se plaisait à dire qu’elle avait un pied dans l’autre siècle, qu’elle avait dans sa prime jeunesse gardé les oies, avant d’aller plus tard aux champs aux vaches. Nous étions devant une femme au caractère apparemment optimiste et qui riait facilement. Pourtant jamais elle n’évoqua le souvenir de la danse et déclarait n’avoir jamais dansé au cours des veillées d’hiver. Elle paraissait se souvenir davantage, non sans humour, des jeux de veillée. Et d’évoquer devant nous le jeu du tourne-fesses (sic) où, en s’embrassant ou en se refusant en tournant le dos, chacun devait retrouver son âme sœur. Mais de danses, point ! Le contexte de la Première Guerre mondiale (elle avait quinze ans à la déclaration de guerre) suffit à expliquer cela.
    Peu encline à s’attarder sur les malheurs propres à cette période historique, elle ne compte pas, dans son « répertoire » chanté, de complaintes – toujours tristes et dolentes. Sans doute, une sélection opportune de sa mémoire dont nous avons pu remarquer la précision. En effet, outre les chansons qui lui reviennent spontanément et facilement en tête et dont elle dit parfois qu’elle les connaît depuis l’âge de cinq ou six ans, pour les avoir apprises surtout de sa mère, et indirectement de son arrière grand-père maternel, elle rappelle volontiers les situations d’apprentissage et de transfert des unes et des autres. Nous la voyons ainsi, poussant ses oies dans un chemin herbeux pour aller rejoindre au champ le jeune berger qui lui apprendra Le Roi avait un fils, la reine avait une fille. Nous l’imaginons encore aux champs aux vaches, lorsqu’elle raconte comment l’une ou l’autre de ses camarades de travail lui enseignait des chansons de pastoures, telles que Là-haut là-haut sur la montagne, ou encore Mon âne, mon âne avait mal à sa tête. Mais, cela ne l’empêchait nullement de chanter toutes sortes de chansons, surtout lorsqu’elle était seule, nous confia-t-elle. Et pour ce qui est des chansons qu’elle qualifiait elle-même de « lestes », telles Mon père avait un carré de pois, ou encore Bonhomme, en s’y rendant de la foère, l’a trouvé son lit tout foulé, elle se défendit de les avoir chantées « en compagnie ».
    À notre curiosité de savoir qui lui avait appris Allant à la fontaine, mon pied coulit au fond, elle déclara à l’adresse des jeunes nièces présentes à l’entretien :

    « C’était une petite jeune fille qu’était venue en vacances chez sa grand-mère ; a venait aux champs avec nous. On allait dans les prés bas ; et pis alors, y avait beaucoup de bergers qui y allaient et on allait se retrouver là. C’était ça, la vie ! »

    Cette participation à la vie, elle l’affirme encore lorsqu’elle se souvient d’avoir appris de son aïeule Dans le pays de la Gâtine, o y a de bons gars, le mariant les filles quoique a n’o velant pas, chanson d’initiation et d’avertissement. La grand-mère la lui chanta alors que, sage et dévouée, Juliette la coiffait.

    Une dialectique oral-écrit

    Dans les années 1940-1950, encore, tenir son cahier de chansons allait de soi, à la campagne, et allait, naturellement, de pair avec le développement de l’enseignement religieux ou laïque devenu obligatoire. Le goût pour de « belles chansons, sans sous-entendus, sans « bêtises » surajoutées, sans barbarismes linguistiques, la préférence pour des versions canoniques révélaient une désaffection pour les chansons « sauvages et libres ». L’accès à l’écrit se généralisant, il devenait porteur de nouvelles valeurs, tout comme le solfège, expression écrite de la musique, avec un respect accru pour les auteurs, pour les œuvres elles-mêmes. La chanson écrite devait ainsi supplanter la production orale, devenant ainsi, par la fixation graphique « la » référence unique et obligée.
    C’est contre cette « fixité » des chansons, contre ce cadre rigide qui les corsetait que je me suis littéralement « insurgée » dès que j’eus pris conscience de la variabilité des textes et des mélodies que me révélaient ma pratique du terrain et ma fréquentation assidue des chanteurs et autres ménétriers, des violoneux en particulier. Fixées, ces chansons trop souvent répétées, serinées à l’identique, ou quasiment, engendraient la monotonie, généraient ennui et bâillements, pour accéder finalement au statut de véritables scies, celles-là même qui se chantaient à tue-tête, dans les voyages scolaires de fin d’année, les feux de camp des mouvements de jeunesse des années 1940 et qui devenaient constitutives d’un néo-folklore national que les rencontres internationales (jamborees, échanges sportifs ou linguistiques) sacralisaient parfois, avec pour tops modèles, la si gentille Alouette que l’on plumait jusqu’au bout de la queue, la larmoyante Claire fontaine avec son rossignol haut perché et les malheurs du pauvre amant démembré de notre incontournable servante Perrine.
    Cette véritable entreprise de réification de la chanson « populaire », calquée sur le postulat de la fixité des espèces avec leurs barrières, rejetait tout autre forme et déniait ainsi l’idée même de variabilité. Disons, pour faire plus simple que j’ai opté personnellement pour la fantaisie et que j’ai fui, autant que faire se peut, la répétition de clichés, tant en matière de choix littéraires que de textes de chansons.
    Je n’eus aucune difficulté à faire comprendre mon point de vue à mes collégiens qui eurent à cœur d’apporter leur contribution à la collation de nouvelles chansons qu’ils n’avaient jamais entendues et qui, en outre, leur plaisaient. Il m’a été donné de constater que, bien souvent, les items choisis par eux n’étaient pas sans rapport avec leurs propres goûts, leur propre représentation de la vie et répondaient aux légitimes interrogations dont les adolescents ont le seul secret. Aussi me suis-je abstenue de les stimuler à rédiger un cahier de chansons, comme à ne pas chercher à s’en procurer à l’extérieur. Je me méfiais des cahiers et leur reprochais leur mutisme mélodique, même si, à l’occasion, y figuraient des mentions telles que : sur un air nouveau, ou sur l’air de La Paimpolaise, du Curé de Pomponne, ou même des Trois orfèvres. Moi-même, d’ailleurs, n’en avais-je jamais réalisé un seul ! Je les préférais, et moi comme eux, avec des airs plein la tête, et les mains libres au milieu de ce temple de la profusion de l’écrit qu’était notre établissement scolaire. Mais ceci ne devait durer qu’un temps.
    En effet, à partir de 1977, je crus enfin venu le moment opportun de confier à l’écrit d’un médiocre cahier les multiples airs que j’avais en tête, ainsi que les différents apports des élèves. Je « protégeais » ainsi des versions de chansons aux variations parfois infimes, si infimes, justement, que la mémoire avait du mal à les retenir. Les nuances de certaines différences me permettaient d’établir et d’exposer la pertinence de la variabilité, qui n’était pas seulement due à l’usure des textes par la répétition et le psittacisme, ni à la déformation par la mémoire et l’oubli, bien que tout cela puisse intervenir dans certains cas.

    Un travail de mémoire

    C’est avec ce nouvel esprit que je « découvris » les cahiers de Madame Juliette Charenton, à son domicile. Nous y sommes revenus par trois fois et, en 1978, lors de notre dernière rencontre, nous avons feuilleté ensemble les quatre cent soixante-treize pages des sept cahiers qu’elle avait alors fini de rédiger.
    Outre les deux cent soixante-six chansons transcrites avec une belle écriture régulière, elle signala quelques mélodies supplémentaires, mais dont les paroles restaient fragmentaires. Parmi celles-ci, je citerai Dedans la ville de Lyon, Dedans l’enfar qui bortoune, chanson « patoise » apprise dans le Subiet, auxquelles il conviendrait d’adjoindre quelques refrains à danser : Ils sont dans les vignes les moineaux, Sautez donc, vous n’y sautez guère (La Gâtinelle). Pour plus de clarté, il convient d’établir, d’une part, le travail fait autour de l’étonnant ouvrage de Madame Charenton, en 1977-1978, d’autre part, celui qui a abouti à notre réflexion d’aujourd’hui.
    Comme c’était le cas de figure le plus fréquent à ce moment-là, il s’agissait pour nous de remettre en circulation quelques-unes de ces chansons auprès d’une population étrangère à ces thèmes. J’en prélevai alors douze selon des critères (humour, rythme) propres à intéresser des adolescents en classe ou en atelier d’élèves volontaires, parmi lesquelles :

    - L’autre jour, un jour de foire (La mère Grégoire) ;
    - Le bonhomme en s’y rendant du bois (L’âne mangé par le loup) ;
    - Dans le pays de la Gâtine.

    Outre ces chansons-là, d’autres m’intéressaient par leur « rareté », voire leur « étrangeté. Ainsi, je retins :

    - Une coquette de Paris monte à son appartement (Le miroir d’argent) ;
    - Le roi avait un fils, la reine avait une fille (thème de l’épine qui envahit la ville) ;
    - Ol était un petit bounhomme qui mariait son feuilleri (Le cuilleri) ;
    - La fiancée du pays de la Gâtine.
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    J’en avais aussi retenu quelques-unes, beaucoup plus courantes, au titre d’exemple de la variabilité, parmi lesquelles, l’une des nombreuses versions du retour du soldat, après sept ans , une autre des Métamorphoses, comme celle, énumérative, du « petit bois ».
    Le caractère vraiment exceptionnel de l’entreprise scripturale de madame Charenton ne m’avait pas échappé, d’autant qu’elle fit preuve de beaucoup de disponibilité et manifestait ostensiblement son souhait de léguer « un petit peu » de son savoir. C’est dans ce dessein que j’avais organisé, à l’intérieur même de ma salle de classe réservée à la musique, une petite exposition consacrée à ces cahiers, lesquels nous avaient été prêtés pour quelques jours, ainsi qu’aux différentes trouvailles de mes élèves.
    La mise sous vitrine des différents items avait pour fonction de les « mettre en valeur » . Cette muséologie provisoire et assez improvisée était une sorte de mise en scène de souvenirs familiaux que j’entendais souligner autant pour les élèves que pour les adultes « visiteurs », et dont je pensais que les éléments exposés pouvaient concourir à leur construction identitaire collective, familiale d’abord, sociale ensuite. Ce fut également l’occasion de dresser l’inventaire des chansons, les répertoriant toutes, selon l’ordre où notre scribe et chanteuse les avait, elle-même, recopiées. Mais, pour notre opération de communication, j’avais sélectionné, suivant en cela les enseignements de Patrice Coirault, plutôt des chansons folkloriques ou parafolkloriques.

    Des cahiers de chansons

    Écrits d’une belle main, régulière et pratiquement sans fautes, les sept cahiers de Juliette Charenton sont de modestes pièces au format écolier auxquels elle a rajouté la pagination. Un premier cahier, rédigé à la plume, offre une palette variée d’encres : noire, bleue, verte, et violette, en revanche, elle semble avoir opté définitivement pour le crayon à bille de couleur bleue et, exceptionnellement, noire pour tous les autres.
    Le « cahier vert » aux encres multicolores auquel elle ne cessait de nous renvoyer, compte tenu de ce qu’elle avait certainement compris de notre entreprise, est consacré à ce qu’elle appelle tout simplement « les vieilles chansons ». Il est le seul à présenter quelques ratures et surcharges : vers omis, tel autre jugé fautif et remplacé, couplets oubliés et portés en notes marginales, etc. Ces diverses maladresses sont le reflet de défaillances passagères et des efforts de mémoire pour restituer l’oral, ce qu’elle glose à sa manière :

    « Quand je suis seule, ça me revient à la tête... Je tâche de rechercher car il y en a que je me rappelais plus bien. »

    Ajoutons à cela, une division arithmétique de 10 par 12, œuvre de quelque petit-fils, tout comme deux lignes d’écriture syllabiques (la, la, la... va, va, va), et une chansonnette, Le Bonhomme Noël, dont elle a initié le titre et les deux premiers couplets et qu’a terminé une main enfantine.
    Madame Charenton, en outre, fait référence à un deuxième cahier, à la couverture illustrée d’un motocycliste. Celui-ci contient, au milieu de quelques chansons d’un tout autre registre comme La Tourterelle, Aïda, L’Étoile du berger, une dizaine de textes dont elle a pu situer la provenance dans sa lignée familiale ascendante.
    Un troisième cahier fera aussi l’objet de notre attention. C’est le seul auquel elle a attribué un titre : Rondes et comptines. « Sur les verts, sur les bleus, sur les oranges » en est le premier texte, court comme il se doit, inaugurant les vingt-deux pages de l’ensemble, à l’évidence, destiné à un très jeune public, à l’exception de deux autres items « Mon père voudrait m’y marier », sur les inconvénients du mariage, et « Mon père m’y marie à l’âge de quinze ans... avec un homme de quatre-vingt-dix ans », plainte d’une mariée contre son gré.
    Si Juliette Charenton semble avoir concentré une grande partie de son répertoire oral, soit soixante-douze textes dans ces trois petits cahiers, en revanche elle a consacré les quatre derniers, d’une centaine de pages chacun :

    - aux airs issus du répertoire lyrique, à l’exemple de Carmen (L’amour est un oiseau rebelle ) ;
    - aux chansons enseignées dans le programme de l’école : l’Alouette (Allons prenez votre faucille) ;
    - aux chansons réalistes du type L’Hirondelle du faubourg ( À l’hôpital, c’est l’heure de la visite) ;
    - aux chansons revanchardes, telle Le Rossignol et l’Allemand (Au bord d’un champ de la frontière) ;
    - aux romances de son époque comme Les Papillons (On s’est rencontré, le cœur plein de fièvre) ;
    - aux véritables tubes qui transcendent les générations et parmi lesquels on reconnaît La Chanson des blés d’or, La Madelon, La Paimpolaise, Le Temps des cerises, et jusqu’à L’Eau vive d’un Guy Béart, sans parler de la théorie des scies, constitutives d’un folklore musical national et international : Au clair de la lune, Le Petit navire, Malbrought s’en va-t-en guerre, Quand Biron voulut danser, etc.

    On l’aura bien compris, Juliette Charenton accomplit un réel travail de mémoire qui l’amène à une riche compilation qui pourrait paraître, certes, à première vue hétéroclite, mais qui rend compte plutôt de goûts éclectiques et de la conscience qu’elle manifeste par ce truchement de la nécessaire sauvegarde d’un patrimoine populaire chanté .
    Face à cette panoplie de textes, somme toute importante, arrêtons-nous un instant sur les chansons revanchardes dont Juliette Charenton ne nous dira rien et qu’elle ne nous chantera pas. Certaines, dont Le Clairon, qui figure dans le quatrième cahier, sont l’œuvre de Déroulède et d’autres, vraisemblablement, des « frères siamois du caf ’conc’ », comme on les surnommait alors, Gaston Villemer et Lucien Delormel. Arthur Ranc , lucide, préfacier de leur Chansons d’Alsace-Lorraine , avait assuré, lui (page IV), que ces chansons « iraient loin ». Il ne s’était guère trompé.
    Dans un tout autre registre, elle sera plus prolixe sur le répertoire lyrique représenté dans ses cahiers par plusieurs airs dont Mignon sur la rive étrangère qu’elle nous a chanté. Si elle connaît l’argument de Mignon pour l’avoir lu dans un livre de prix, elle reconnaît aussi que ce qui figure dans son cahier est tout autre chose que Connais-tu le pays où fleurit l’oranger. On se souvient que ce lied, Kennst du das Land, wo die Zitronen blühn que Goethe fait chanter à la blonde Mignon, dans son roman Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister a inspiré nombre de musiciens dont Franz Liszt ainsi qu’Ambroise Thomas qui l’a introduit dans son opéra Mignon créé à Paris, en 1866. Quant à Mignon sur la rive étrangère, il s’agit d’un morceau de salon pour piano et chant, intitulée Les Regrets de Mignon, mélodie de Frédéric Boissière et paroles de Villemer-Delormel (cité ci-dessus). Cette connaissance de d’art lyrique, elle la devait, en toute vraisemblance, à l’un de ses oncles qui, célibataire, participait aux activités de la Société musicale de Lusignan à laquelle il consacrait beaucoup de son temps en qualité de violoniste et de joueur de « baryton », et qui lui avait appris, dit-elle, « beaucoup de chansons ».
    Un autre curiosité de ces cahiers est la présence accentuée de pierroteries selon l’expression empruntée à Georges Millandy , parolier mais qui se désignait lui-même comme chansonnier aphone, puisqu’il ne chantait pas les textes qu’il écrivait, si ce n’est qu’épisodiquement. En effet, les chansons de Pierrot connurent une vogue à la fin du XIXe siècle dans les cafés-concerts, et madame Charenton en a retenu trois : Pierrot voyageur (Un jour notre ami Pierrot) : Les Plaintes de Pierrot (Bonne vieille lune) ; Pierrot chante et meurt ( Pauvre Pierrot par sa belle éconduit). Anonymées, certaines chansons ressortissent à un répertoire d’origine scolaire. Ainsi, nous chantera-t-elle L’Alouette, ou encore La Moisson. Celle-ci figure avec la mention « sur une mélodie populaire bretonne » page 27 dans l’ouvrage de BOUCHOR Maurice et TIERSOT Julien (1932), Cinquante chants populaires pour les écoles..., Paris, Hachette. Quant à la première, déjà citée plus haut, on la trouve dans le fameux « Claude Augé », à la page 122 (cf. note 5).

    Entre restitution et re-création

    Cependant, quand bien même nous aurions identifié chacune de ces chansons avec le récit de leur émergence par leur auteur lui-même ou la date de leur création sur les scènes parisiennes, nous n’aurions rien dit sur les représentations qu’en avait Juliette Charenton. Les voies / voix qui les ont menées de Paris jusqu’à Lusignan par l’intermédiaire des petits formats ou des ouvrages de musique plus importants ne sont pas celles qu’a connues Juliette. Les chansons de diffusion nationale étaient passées par des voix connues, apprises oralement de l’oncle musicien, de l’institutrice aussi bien que de la famille ou des voisines.
    Toutefois, la lecture des cahiers et de l’écoute des entretiens, donne à voir qu’elle a entrepris ce travail de copie et de reconstitution dès sa jeunesse en empruntant soit au cahier d’une autre fille, soit au Subiet soit à un périodique auquel elle était abonnée. Lorsque, bien plus tard, dans les années 1970 l’idée lui vient de recopier ses vieux cahiers, mais aussi d’y ajouter les « vieilles chansons » qu’elle a entendues au début du XXe siècle, elle n’a de cesse de trouver la version complète :

    « J’étais bien obligée de refaire quelques paroles que je me rappelais pas.»

    Cet acharnement à reconstruire s’applique aussi à la mélodie, à l’exemple de celle de la chanson des Sabiots qu’elle a apprise dans une revue et pour laquelle elle disposait de la notation musicale. En dépit de sa méconnaissance de la musique, elle est parvenue à mettre un air sur les paroles, en suivant la partition :

    « On suit la musique un peu, on arrive quand même à trouver un air ! »

    On aura compris que cette attitude « re-créatrice » est l’un des moteurs de la variation dans les chansons populaires.
    Par ailleurs, elle fait usage du mot même de variante qu’elle utilise une fois pour distinguer l’une des chansons de deux autres du même thème ; la variation ne portant dans ce cas-là que sur la différence des refrains. Par deux fois au cours de notre enquête, elle reviendra, de façon allusive, à propos de En m’y rendant des noces, sur la question de la variation :

    « C’étaient des Auvergnats qui habitaient à côté de chez nous, et eux ils la chantaient comme cela. »

    Et, elle, de chanter le refrain, à la mode des Auvergnats.
    Dans le même ordre d’idée, lorsqu’elle nous chantera La Chèvre, à la façon de sa mère, elle ajoutera en commentaire et avec une modalité dialectale, entraînée en cela par le caractère de la chanson :

    « I l’ai entendu chanter, mais, après, c’était arrangé ! »

    Comprenons par là, que si elle a connu une version locale exprimée en vernaculaire, elle a, par la suite, entendu cette même chanson littérarisée en français courant. Mais, l’intuition de cette « informatrice » au sens ethnographique avisé, ne s’arrête pas aux limites du texte et porte également sur la dénomination des chansons. En effet, comme j’étais familière des catalogues spécialisés tels ceux de Coirault et de Laforte , mon attention avait été attirée par certains titres parfois surprenants relevés dans ses cahiers. Aussi, ai-je souhaité m’entretenir à ce sujet avec Juliette Charenton. On sait bien, par expérience du terrain, que, le plus souvent, les interprètes ne donnent pas de titre à leurs chansons. Elle, elle avait résolu le problème à sa façon, ce qu’elle exprima fort bien en nous confessant :

    « J’étais bien obligée d’inventer des titres quand il n’y en avait pas. »

    Ainsi, peut-on établir une première typologie de ses « inventions » à partir des relevés des cahiers, qui témoignent d’une certaine créativité poétique. On pourrait tenter d’esquisser une hiérarchisation selon une gradation à partir de l’absence de titre (une seule chanson, dont l’incipit est : Belle avant de t’y quitter) qui pourrait représenter le degré zéro, jusqu’au plus complexe, en quelque sorte, consistant en un titre de pure invention à partir d’une interprétation sémantique du texte, à l’exemple de Après la lune de miel dont l’incipit est : Bonjour bonne maman, je suis dans la tristesse. Les autres titres, se répartissant entre ces deux pôles, en fonction de leur degré d’élaboration :

    - simple anthroponyme (Perrine),
    - segment d’incipit de chanson (Mon père avait),
    - incipit de refrain (T’endormir ma bergère).

    Il en est qui reflètent l’idée générale du texte (Au diable le vieux ; Les Amants trompeurs). Il est également bon de remarquer que Juliette Charenton a retrouvé des titres qui correspondent à ceux retenus par folkloristes ou ethnomusicologues : (La Chanson de la mariée ; Le Retour du soldat ; Les Métamorphoses). Cette intuition va de pair avec le fait qu’elle a souvent regroupé dans ses cahiers des chansons sur le même thème, ou sur des thèmes approchants.
    Des deux-cent-soixante-six chansons, nous n’en avons enregistré finalement qu’une cinquantaine environ, celles-la même que, gestionnaire de sa propre mémoire, elle nous a dit tenir de sa famille élargie aux voisins et autres petits bergers. À travers ces productions symboliques d’une culture rurale de la vallée de la Vonne, c’est toute une représentation de la vie quotidienne, affective et sentimentale qui nous est offerte.



    Dans le pays de la Gâtine o y a de bons gars
    Le mariant les filles quoique a n’o velant pas

    Quand je remue tout remue
    Quand je roule tout va

    Le mariant les filles quoique a n’o velant pas
    L’autre jour l’en avant fiancé une quoique a n’y était pas

    Quand je remue tout remue
    Quand je roule tout va

    L’autre jour l’en avant fiancé une quoique a n’y était pas
    Mais quand a fut rendue a déchire le contrat

    Quand je remue tout remue
    Quand je roule tout va

    Mais quant a fut rendue a déchire le contrat
    D’être la mariée dit-elle, i n’o veu ja

    Quand je remue tout remue
    Quand je roule tout va

    D’être la mariée dit-elle, i n’o veu ja
    Il faut plier la taille et loger les soldats.

    Quand je remue tout remue
    Quand je roule tout va


    NOTES

    Nous disposons de plusieurs phonogrammes (Fonds Valière) réalisés au cours des enquêtes du 20 septembre 1977, d’août 1978, et du 7 octobre 1978.
    Cf. mon article « Permanence de la chanson populaire de tradition orale », in Aguiaine, n° 228, janv.-fév. 2002, t.XXXIV, pp.7-23.
    Sur la muséologie des « traditions populaires », cf. GORGUS Nina (2003), Le Magicien des vitrines : le muséologue Georges-Henri Rivière, Paris, Maison des sciences de l’Homme, 415 p. ( 1re éd. en allemand, 1999).
    Je remercie ici, Mademoiselle Marie-Christine Planchard, alors conservatrice au Musée Sainte-Croix de Poitiers pour son concours efficace.
    Cette chanson figure d’ailleurs dans le célèbre ouvrage pédagogique, maintes fois réédité : AUGÉ Claude (1891), Le Livre de musique, Paris, Hollier-Larousse, p. 122.
    Sur le travail de mémoire, cf. JEUDY Pierre-Henry (1986), Mémoires du social, Paris, PUF.
    Poitiers, sa ville natale, a dédié à cet homme politique (1831-1908) la rue qui conduit de la Poste centrale à la DDE et jusqu’à l’avenue de Verdun.
    VILLEMER-DELORMEL (1885), Les Chansons d’Alsace-Lorraine, Paris, Bathlot, Marpon et Flammarion.
    MILLANDY Georges (1939), Au service de la chanson, Paris, Éd. littéraires de France.
    COIRAULT Patrice (1963), Formation de nos chansons folkloriques, Paris, Scarabée, vol. 4, p. 510. Du même auteur, cf. aussi le Répertoire des chansons françaises de tradition orale, révisé et complété par Georges Delarue, Yvette Fédéroff et Simone Wallon. Deux tomes sont déjà publiés par la Bibliothèque Nationale de France, le premier sur « la poésie et l’amour », en 1996, le second en 2000 sur « la vie sociale et militaire », enfin signalons la parution imminente du troisième.
    « Au Québec, Conrad Laforte publia en 1958 une première édition d’un Catalogue qu’il devait ensuite augmenter, refondre et rééditer en 1977 aux Presses de l’université Laval, sous le titre : Le Catalogue de la chanson folklorique française. Pour cette entreprise littéralement titanesque et de portée internationale, exigeante de patience, de persévérance et de précision, il dut examiner plus de quatre-vingt mille variantes de chansons folkloriques françaises d’Europe et d’Amérique. Cette œuvre, comme celle de Coirault facilite l’identification de tout texte de chanson nouvellement recueillie et tend à favoriser le développement des études comparées du répertoire oral » (VALIÈRE Michel (2002), Ethnographie de la France..., Paris, Colin, p. 112).
    Madame Charenton a bien écrit "plier la taille et loger les soldats" dans son cahier. Patrice Coirault, dans son Répertoire, vol. II, p. 268, dans la rubrique 60, sous le numéro 6007 : « La belle qui déchire le contrat » signale deux autres versions retrouvées par ses soins en Poitou (les seules d’ailleurs du Répertoire) et, dans l’une des deux,on trouve : payer la taille et nourrir les soldats, ce qui entraîne un sens différent, bien entendu.
    Cette nouvelle version, la troisième pour le Poitou, en l’absence de toute autre en France, sauf erreur, confère à cette chanson une identité poitevine, et même « gâtinaise ». Ce fait est suffisamment rare pour être signalé.


    Michèle Gardré-Valière: Texte paru dans AGUIAINE, n° 240, janv.-fév. 2004, p. 23-36; communication lors du 9ème Colloque d'ethnologie et de dialectologie, les 18-19 àct. 2003, à Saintes (Charente-Maritime).

  • La poule noire pond dans l’armoire ; la poule blanche pond sur la planche

    Dans un vieux bourg des Brandes poitevines, j'ai noté naguère (1965) sur un petit bout de papier les deux vers donnés en titre à cette note... Il s'agit de vers extraits, je suppose d'une berceuse que Patrice Coirault, lui, a choisi de classer dans "divers", sous le numéro 75004, La Petite poule grise, dans son Répertoire (T.II, p. 418) et elle figure également dans le Catalogue de Conrad Laforte (IV, Ma-42 La poulette grise), au Québec.
    Je n'ai noté que ces bribes, et je sais que ce texte était bien connu dans l'Ouest mais aussi dans le Centre et dans l'Est de la France.... puisqu'il figure avec de nombreuses variantes dans les compilations des deux siècles derniers.
    Ceux que la poésie enfantine ne rebute pas, pourront à loisir apporter leur propre version (pas celle des recueils, la
    chanteroleuse des boijas de Belvert s'en charge)... Et si vous ne connaissez pas de version personnelle, eh bien inventez-en une, pour votre plaisir, pour le nôtre.