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Colloques

  • PROGRAMME HORAIRE/ 2-5 OCTOBRE 2014 DOMAINE FORGET À SAINT-IRÉNÉE, QUÉBEC (CANADA)

     

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    En 1914, l’anthropologue Marius Barbeau (1883-1969), jusqu’alors voué à l’étude des autochtones de l’est du Canada, commence à s’intéresser aux traditions orales des populations françaises du Québec et du Canada. La région de Charlevoix constitue un des premiers lieux d’enquête sur le terrain du chercheur. Ce tournant devait s’avérer marquant pour l’institution des études en ethnologie du Canada français. Aussi, le colloque, qui se tiendra au Domaine Forget de Saint-Irénée, au cœur même de la région de Charlevoix, est-il l’occasion de souligner ce centenaire et de mesurer le chemin parcouru par ce pionnier. L’impact qu’il eut sur l’évolution de ce champ de recherche, notamment sur les régions privilégiées et sa reconnaissance en milieu universitaire, est aussi à l’ordre du jour.

     

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     LE JEUDI 2 OCTOBRE 2014

    18h00-19h00: Accueil 19h-20h: Mot de bienvenue
    Orientations du colloque (30e Société d’histoire de Charlevoix, exposition) Allocution d’ouverture Serge Gauthier Marius Barbeau. Été 1916 Vins et fromages
    LE VENDREDI 3 OCTOBRE 2014
    8h30-10h00: PREMIÈRE SÉANCE : TERRAIN ET TERRITOIRE – LE PAYS DES GOURGANES
    Serge Gauthier Charlevoix est-il un pays enchanté pour Marius Barbeau ? Christian Harvey Cartographie des terrains et méthode d’enquête de Marius Barbeau dans Charlevoix (1916-1940). Jean-Benoît Guérin-Dubé Des porteurs de tradition orale : les Morneau de Baie-des- Rochers
    10h00-10h30: Pause 10h30-12h00: DEUXIÈME SÉANCE : TERRAIN ET TERRITOIRE – BARBEAU ET L’ORALITÉ
    Aurélien Boivin Le Saguenay légendaire : un hommage aux humbles habitants Bertrand Bergeron Territoire et terrain Amelia Elena Apetrei Barbeau et les contes: une perspective littéraire Ronald Labelle «Une fois, il y avait un jeune ethnologue...»
    12h00-13h00: Dîner en commun 13h00-14h30 : TROISIÈME SÉANCE : BARBEAU ET L’ORALITÉ: LA CHANSON
    Marcel Bénéteau Marius Barbeau et la chanson traditionnelle française Louis-Martin Savard Joseph-Thomas LeBlanc et le « romancero acadien » Jean-Pierre Pichette Le Romancero du Canada : une synthèse à la croisée des chemins
    14h30-15h00 : Pause

    15h00-16h30: QUATRIÈME SÉANCE : BARBEAU, PROMOTEUR DE LA TRADITION
    Diane Joly La correspondance Édouard-ZotiqueMassicotte – Marius Barbeau : un dialogue dynamique autour du folklore Danielle Martineau La collaboration entre Adélard Lambert et Marius Barbeau Pierre Chartrand Marius Barbeau et la danse
    16h30-18h00: CINQUIÈME SÉANCE : TABLE RONDE I – NOS TRADITIONS À L’UNIVER- SITÉ
    Participants : Jean-Pierre Pichette («Nos traditions à l’Université», Université Sainte- Anne), Marcel Bénéteau (Les quarante ans du programme d’ethnologie, Université de Sudbury), Laurier Turgeon (L’enseignement de l’ethnologie à l’Université Laval de Bar- beau à aujourd’hui), Philippe Dubois (L’ethnologie à l’Université Laval : une tradition d’innovation en constante évolution), Jean-François Simon (L’ethnologie au Centre de recherche bretonne et celtique, Université de Brest)
    19h00: Barbecue aux Écuries du Domaine Forget Présentation du film: Jean Simard Marius Barbeau et le folklore canadien-français (ONF, 1959)
    LE SAMEDI 4 OCTOBRE 2014
    8h30-10h00 SIXIÈME SÉANCE : MUSÉES, MUSÉOLOGIE, ARCHIVES
    Marilie Labonté De la sauvegarde du patrimoine à la muséologie : Marius Barbeau Vanessa Ferey Les travaux de Marius Barbeau au sein du Musée de l’Homme de Paris Louise Lalonger Dévoiler la couleur : rencontre de la tradition orale et de l'analyse scientifique
    Benoît Thériault Les archives de Marius Barbeau, une richesse à découvrir ou à redé-
    couvrir
    10h00-10h30 : Pause 10h30-12h00 SEPTIÈME SÉANCE : FORMATION ET STATUT DU CHERCHEUR
    Jocelyn Gadbois Marius Barbeau chez les évolutionnistes (1907-1914) Marlène Belly Marius Barbeau, Patrice Coirault : de démarches pionnières en voies/voix de maîtres Fañch Postic et Jean-François Simon Du folklore à l’ethnologie : « Traditions populaires » et projet universitaire en Bretagne ; (Michel Valière et) Michèle Gardré-Valière : Marius Barbeau, Le Rossignol y chante, et nous, et nous...
    12h00-13h00: Dîner en commun 13h00-14h30: HUITIÈME SÉANCE : TABLE RONDE II – L’APPORT DE BARBEAU AUX ARTS RELIGIEUX ET POPULAIRES
    Participants : Jean Simard (Depuis l’île d’Orléans, Marius Barbeau découvre l’art reli- gieux du Québec), Anne-Marie Poulin (Le « boutonné » de Charlevoix : pertinence d’une découverte), Richard Dubé (Recherche ethnographique d’aujourd’hui, méthodes et défis) et Jean-François Blanchette (Marius Barbeau et l’authenticité de la tradition en art populaire)

    14h30-15h00: Pause 15h00-16h00: NEUVIÈME SÉANCE : INFLUENCES DIVERSES
    Virgil Benoit La conception du bonheur dans la diaspora québécoise Marc-André Fortin La traduction de « The Downfall of Temlaham » : retours transculturels Laurier Turgeon L’inventorisation du patrimoine immatériel au Québec de Marius Bar- beau à nos jours
    16h00-17h30: DIXIÈME SÉANCE : TABLE RONDE III – BARBEAU ET LE TERRAIN : UN EXEMPLE POUR DEMAIN ? QU’EN PENSENT LES CHERCHEURS D’AUJOURD’HUI?
    Participants : Benoît Thériault, Christian Harvey, Jocelyn Gadbois, Pascal Huot 19h00-19h30: Lancement d’ouvrages en ethnologie et sur Charlevoix 19h30- 21h30: Banquet
    Repas du terroir de Charlevoix: Au pays des gourganes Allocution de clôture Jean-Pierre Pichette Barbeau : au-delà du souvenir Animation
    Chansons de tradition orale: Danielle Martineau et Guillaume Savard
    LE DIMANCHE 5 OCTOBRE 2014
    10h00-14h00: Excursion sur le traces des enquêtes de Marius Barbeau (Repas inclus au Relais des Hautes-Gorges ) 14h00 : Retour et fin du colloque
    Du 2 au 5 octobre 2014 Domaine Forget de Charlevoix, Saint-Irénée (Québec)
    FICHE D’INSCRIPTION
    NOM:__________________________________________________________________ ADRESSE: ______________________________________________________________ VILLE:______________________________CODE POSTAL:______________________ TÉLÉPHONE: (    )______________________________________________________ COURRIEL:______________________________________________________________
    INSCRIPTION COMPLÈTE (125$)
    Toutes les séances, repas du midi (3-4 octobre) et excursion-repas (5 octobre)
    INSCRIPTION SANS EXCURSION (100$)
    DEUX MODES DE PAIEMENT:
    1) Par chèque: à l’ordre de Société d’histoire de Charlevoix 156, de l’Église La Malbaie (Québec) G5A 1R4 2) Directement en ligne: www.shistoirecharlevoix.com (onglet colloque)
    POUR PLUS D’INFORMATIONS:
    Téléphone: (418) 665-8159 Courriel: shdc@sympatico.ca Site Web: www.shistoirecharlevoix.com

  • Journée d'études en ethnomusicologie de la France: Toulouse Sept. 2014

    Centre International de

     

    Recherches Interdisciplinaires

     

    en Ethnomusicologie de la France (http://cirief.fr)

     

     

     

    CIRIEF (Centre International de Recherches en Ethnomusicologie de la France)

     

    Journée d’études 2014

     

    « Les nouveaux enjeux de l’ethnomusicologie de la France : 

     

    Adapter les objectifs, les outils et les méthodes de recherche

     

    à la mutation rapide des terrains français »

     

     

    Vendredi 26 septembre 2014

     

    Université de Toulouse Le Mirail, Maison de la Recherche, salle D 31 (entrée libre)

     

     

     

    9h : Accueil des participants.

     

    9h15 : Ouverture de la journée d’études par Luc Charles-Dominique (président du CIRIEF).

     

     

    Patrimonialisations…

     

     

    9h30 : Jean-Jacques Castéret (Institut Occitan d’Aquitaine - Ethnopôle),

     

    “Un territoire, des communautés : l’ethnomusicologue dans le concert des patrimonialisations des pratiques musicales en Sud Gascogne”

     

     

    10h : Marlène Belly (Université de Poitiers)

     

    Le chant de labour fait son bœuf !

     

     

    10h45 : Luc Charles-Dominique (Université Nice Sophia-Antipolis — IUF)

     

    “La dimension territoriale dans la patrimonialisation française actuelle des musiques traditionnelles”

     

     

    11h15 : Corinne Savy (Université Montpellier 3 Paul Valéry)

     

    “Le rôle de la France dans les stratégies de la patrimonialisation du flamenco”

     

     

    11h45-12h30 : table ronde.

     

     

    Nouveaux terrains, nouvelles pratiques, nouvelles méthodes et nouveaux outils

     

     

    14h30 : Yves Defrance (Université de Rennes 2)

     

    “Sonner au féminin, un atout pour le renouveau des musiques traditionnelles. L'exemple breton”

     

     

    15h : Guillaume Veillet (Conseil Général de Haute-Savoie)

     

    “Le témoin comme acteur du revivalisme : une expérience de "collecte" en Savoie au début du XXIe siècle”

     

     

    15h30 : François Gasnault et Marie-Barbara Le Gonidec (iiAC-LAHIC, CNRS-MCC-EHESS)

     

    “Évaluer et éditer les enquêtes ethnomusicologiques du MNATP : un retour indispensable sur une entreprise monopolistique”

     

     

    16h-16h45 : Table ronde et conclusion.

     

     

    Renseignements : Luc Charles-Dominique : luc.charles-dominique@unice.fr

     

  • Antiquaires et folkloristes : essais ethnographiques en Centre- Ouest du début du XIXe aux premières années du XXIe siècle

    Par Michel Valière.


    Fondée en 1814, la Société royale des Antiquaires de France prolonge pendant quelque temps encore les activités de l’Académie celtique défunte. Elle publie ses premiers Mémoires en 1817 mais connaît la désaffection et le désintérêt de ses acteurs, peu enclins à s’engager trop avant sur des pistes où la celtomanie régnait en maître. Elle cesse ses activités vers 1830, non sans avoir produit, pendant ce laps de temps d’existence, nombre de travaux de collecte de traditions populaires1 ou des notes sur les parlers régionaux (dialectes)2 qui lui étaient parvenus par diverses voies. Elle ouvre la route aux folkloristes et ethnographes regroupés dans des sociétés savantes qui réaliseront de longues et patientes recherches, souvent très fructueuses, avant d’être marginalisés eux-mêmes à leur tour et certainement pour longtemps.
    Une « société savante » du Centre-Ouest
    Parmi les sociétés savantes dans les régions, dont la Société des Archives historiques du Poitou, citons pour l’exemple la Société des antiquaires de l’Ouest fondée à Poitiers au cours de l’année 1834 et qui est autorisée par décision ministérielle en 1835. Elle s’est donné pour objectif « la recherche, la conservation, l’étude, la description et la publication des monuments historiques entre la Loire et la Dordogne ». Son premier président, Charles Mangon de la Lande, alors directeur de l’enregistrement et des domaines, devait entretenir entre ses membres une émulation humaniste. Lors de la réunion inaugurale du 13 août 1834, il définit en ces termes le sens des recherches à entreprendre :
    « L’archéologie a tant de branches à exploiter ; c’est elle qui va fouiller dans la poussière des peuples primitifs ; c’est à elle qu’il appartient de tracer l’histoire de leurs monuments, de leurs croyances, de leurs mœurs, d’approfondir les traditions, d’étudier avec une critique raisonnée les vieilles annales, les chroniques presqu’effacées ; de comparer entr’eux les Codes et les Lois qui se sont succédé de siècle en siècle ; par la numismatique nous retrouvons les noms, les titres des différentes magistratures, les formes judiciaires, les usages civils, religieux et militaires, les instruments domestiques et aratoires, et souvent jusqu’à la figure des plantes et d’animaux qu’on ignorait, dont on niait l’existence et qu’on a retrouvés depuis [...] C’est au fond des choses [...] qu’il faut aller fouiller et que nous devons le faire sans apparat, sans bruit et modestement, dans l’intention unique d’être utile à la Science et de faire sortir de l’oubli tant de matériaux précieux qui se rattacheront nécessairement à l’histoire d’un Pays3 [...] ».
    Chacun sait ici qu’à cette époque-là le terme d’« archéologie » portait une tout autre charge sémantique qu’aujourd’hui. Il englobait plusieurs disciplines telles que l’histoire,

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    1. À l’exemple de la contribution du Tourangeau A.-M. Guer[r]y (« Note sur les usages et les traditions du Poitou », Mémoire de la Société des Antiquaires de France, t. VIII, 1829, p. 451-464). Il fut l’un des modestes pionniers (oublié) des collectes « ethnomusicologiques » en Poitou auquel Arnold Van Gennep consacre le numéro n° 1306 de sa bibliographie avec cette mention : « excellent mémoire, expressément donné par l’auteur comme complément aux mémoires de Dupin et de La Revellière-Lépeaux ; souvent démarqué sans indicat[ion] bibliogr[aphique »]. Sur cet auteur, voir encore l’article de Michael Friendly, « Un Tourangeau trop discret : André-Michel Guerry (1802-1866), Mémoires de l’Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Touraine, vol. XXI, 2008, p. 213-231.
    2. Voir dans le tome 3 des Mémoires de l’Académie celtique (1809), la contribution du Vendéen Louis-Marie La Révellière-Lépeaux qui, outre un important lexique, compte trois chansons dialectales, accompagnées d’une traduction.

    3. Registre Mangon de la Lande, archives départementales de la Vienne.
    68    Bulletin n°14

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    l’histoire de l’art, la préhistoire, des sciences auxiliaires comme l’épigraphie, la numismatique, la sigillographie, mais aussi le folklore et l’ethnographie, l’ethnologie, enfin l’anthropologie qui confinait à l’anatomie et par-delà, à la médecine. Il correspondait plutôt à l’actuel concept protéiforme de « patrimoine » qui a été mis en exergue à partir de 1980, notamment par le ministère
    de la Culture et de la Communication et qui fait florès aujourd’hui encore à travers tout le pays. Par la suite, il fut demandé à chaque membre titulaire, honoraire ou même correspondant, de s’engager à offrir, dans le mois de son admission, soit « quelque objet d’antiquité soit quelque livre ou quelque document manuscrit relatif à l’histoire des provinces de l’Ouest », initiant ainsi l’activité muséographique de la Société. C’est ainsi qu’en date du 19 mai 1836 a été enregistré sous le numéro 57 le premier don d’objet à caractère ethnographique, offert par M. de la Lande, à savoir une « plaque de garde- forestier4 de la 9e conservation, Poitiers, 1822 » qui figure toujours sur l’inventaire du musée de la ville de Poitiers et de la Société des antiquaires de l’Ouest.
    D’un autre point de vue, il était spécifié que chaque membre résidant devait, « sous peine d’être réputé démissionnaire », lire ou offrir, dans les trois mois de son admission, « un mémoire ou toute autre composition», ce qui instituait une dynamique à la fois intellectuelle et éditoriale qui se consolidera au fil des années.
    L’examen des publications, Bulletins et Mémoires, donne un aperçu des préoccupations d’alors. Ainsi les Bulletins des années 1856-58 intéressent-ils l’ethnographie de l’Europe. On y relève sous la plume de M. Fleury, proviseur du lycée de Douai, la contribution suivante : « Étude des diverses races qui peuplent l’Europe... Leur origine, leur caractère, leur développement ou leur décadence, les principaux traits de leur passé, les probabilités de leur avenir ». Sur les « mœurs et coutumes », on peut y noter en 1838, des notices sur les «feux de la Saint-Jean en Poitou» qui seront suivies d’articles et communications aussi bien sur les « coutumes des jours des Rois », sur les « fêtes et usages de la Pentecôte », sur les pèlerinages et les fontaines de dévotion, et autres « chroniques populaires ». Des comptes rendus et notices bibliographiques informeront les lecteurs sur l’actualité des travaux accomplis par des sociétés poursuivant des activités similaires, notamment quelques années plus tard, sur ceux publiés dans la Revue des traditions populaires.
    Des contributions concernant l’Ouest et le Centre de la France, le Pays basque et d’autres territoires depuis les rives de la mer du Nord jusqu’au Maghreb, en gros l’arc atlantique, ont trouvé place dans les travaux de cette importante société (dont l’archéologie industrielle5 ; l’ethno-histoire6 etc.). Elle poursuit ses recherches aujourd’hui, orientées davantage encore vers la préhistoire et l’histoire sous toutes leurs déclinaisons, beaucoup moins vers l’ethnographie, même si une approche anthropologique peut se percevoir à travers l’une des premières communications dans les Mémoires de 1835, répertoriée sous une rubrique de «géographie humaine». Nous la devons à Armand-Désiré de La Fontenelle de Vaudoré qui traite des « Recherches sur les peuples qui habitaient le Nord de l’ancien Poitou7 ».
    Ainsi, Louis Rédet traite de halles, de foires et marchés8 tant du point de vue de la mémoire, que de leur inauguration9, tandis qu’Alexis de Chasteigner propose son « Essai sur les lanternes des morts10 », travail qui fera autorité en la matière pendant un siècle et demi. Les Mémoires des années 1858-1859, inaugurent, sous la plume de Jules Levieil de La Marsonnière, une première étude11 sur les « Poésies nationales du Poitou », conférence brillante et mondaine sur un texte en langage poitevin, La gente Poitevin’rie. Le sociétaire y

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    4. Bulletin du 1er mai au 1er août 1836, p. 256.

    5. Par exemple Louis Redet, « De quelques établissements industriels fondés à Poitiers au XVe siècle », Mémoires de la Société des antiquaires de l’Ouest, 1842, p. 349-367.

    6. Voir les études sur le chant populaire par Geneviève Massignon, l’auteur principal des enquêtes pour l’Atlas linguistique et ethnographique du Centre-Ouest, Paris, CNRS, vol. I, 1971, vol. II, 1974, vol. III, 1983.

    7. Mémoires, 1835, p. 75-111, avec des illustrations.

    8. Mémoires, 1845, p. 61-97.

    9. Mémoires, 1853, p. 147-162.

    10. Mémoires, 1843, p. 275-304, ill.

    11. Mémoires, 1858-1859, p. 301-323.

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    développe, sur une métaphore culinaire et gustative, le thème du « goût du terroir ». Léo Desaivre, entre autres, écrit sur Mélusine (1884), Paul Rambaud s’intéresse au « rôle des femmes » dans l’assistance publique à Poitiers (1909). Enfin je voudrais terminer ce rapide tour d’horizon en citant la magistrale thèse de Nicole Pellegrin, publiée dans les Mémoires de 1979-1982 : « Les bachelleries : organisations et fêtes de la jeunesse dans le Centre-Ouest, XVe-XVIIIe siècles », thème qui trouva un écho contemporain et notamment dans le Mellois.
    Le groupe de travail réuni pour le 150e anniversaire de la Société a établi un certain nombre de rubriques dont quelques-unes seulement, une portion congrue, ressortissent aux pratiques de l’ethnologie pour classer les articles dans le Bulletin, ainsi que les Mémoires12 :
    - Liturgie - Musées, collections privées, expositions - Objets mobiliers - Philologie, étymologie, toponymie -Usages et croyances populaires13.
    Autant dire qu’aujourd’hui, la quasi-totalité des contributions traite d’histoire, d’histoire de l’art, d’archéologie et de numismatique. J’ajouterai toutefois qu’il ne tiendrait qu’aux ethnologues de faire des propositions de communication susceptibles de prendre place dans la nouvelle Revue historique du Centre-Ouest, qui a succédé au Bulletin de la Société des antiquaires de l’Ouest et des musées de Poitiers, remis au goût du jour.
    Le régionalisme en action avec la Société du costume poitevin (1907-1958)
    À la fin du XIXe siècle, le mouvement régionaliste impulsé en France par Jean Charles- Brun, et qui avait pour ambition la volonté décentralisatrice dans le dessein d’une revitalisation de la France provinciale économique, sociale qui serait en même temps intellectuelle (culturelle)14, trouve naturellement un écho sur les terres du Centre-Ouest. Parmi les érudits et intellectuels niortais qui revendiquaient leur action comme une forme de patriotisme local, Gustave Boucher, avait quitté sa ville pour la capitale où il exerçait la fonction de bouquiniste sur un quai de la Seine. Rénovateur modéré du folklore et agent convaincu de la prise de conscience régionaliste, c’est lui qui met sur pied le Congrès de Niort de 1896.
    Pour ce faire, il avait, dès 1893, créé la Société du costume poitevin en s’appuyant notamment sur l’homme de lettres Henri Clouzot et sur le conservateur du musée Henri Gelin qui considérait que la coiffe féminine était «un signe de haute valeur ethnographique15 ». Il donne à ses activités une ouverture beaucoup plus large que ne le suggérait le titre de la société. Puis en 1895 il exposa à la Sorbonne, sous l’égide de Gaston Paris, le programme de la Société nationale d’ethnographie et d’art populaire, dont le comité comptait des noms tels que l’académicien André Theuriet, Vincent d’Indy, Paul Sébillot, Puvis de Chavannes et d’autres personnalités du monde des arts et des lettres.
    Le Congrès, qui se déroula du 22 mars au 28 juin 1896 à Niort, parrainé par autant d’intellectuels, ne manqua pas d’intéresser aussi bien le clergé (n’avait-il pas songé à restaurer tout l’art religieux !) et la bourgeoisie que les familles aristocratiques, les artisans, artistes et commerçants. Avec peu de moyens (c’est peu dire puisqu’il laisse un certain déficit), Gustave Boucher assura le montage d’une exposition et le déroulement des manifestations. Si l’on en croit Henri Clouzot, ce fut un « magnifique programme »

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    12. Voir la contribution de Marie-Paule Dupuy, Maryse Redien-Alessio, Hélène Richard, « Table des bulletins et des mémoires (1834-1984), dans Cent cinquantenaire de la Société des antiquaires de l’Ouest, Mémoires de la la Société des antiquaires de l’Ouest, t. XVII, 1983-1984, Supplément au Bulletin, 4e trim. 1983, p. 31-380.

    13. Citons pour l’exemple, dans les Mémoires de 1845, la contribution de Gérasime Lecointre-Dupont: « Mémoire sur le miracle des clefs et sur la procession du Lundi de Pâques », (p. 209-256).
    14. Jean Charles-Brun, Le Régionalisme, Paris, CTHS, 2004 (1re éd. 1911).

    15. Natacha Mémeteau, Histoire des recherches liées au folklore dans les Deux-Sèvres, de la fin du XIXe siècle aux années 1940, Poitiers, université de Poitiers (Faculté des sciences humaines, département d’histoire), 1991, p. 12.

     

    Antiquaires et folkloristes    69
    70    Bulletin n°14

     

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    exécuté par le patient et érudit folkloriste Henri Gelin16, fin connaisseur des costumes et parures et en particulier des coiffes d’entre Loire et Gironde. La carte qu’il en établit fait toujours référence dans ce domaine. La Société nationale d’ethnographie et d’art populaire en assure l’édition grâce à la relation confiante entre Gustave Boucher et le Père Bluté, alors directeur de l’imprimerie des moines bénédictins de Ligugé (Vienne), un important volume illustré de 479 pages réédité par les éditions Danièle Brissaud à Poitiers en 1977. Ce premier congrès fut suivi de deux autres, l’un en 1897, à Saint-Jean-de-Luz, au Pays basque, riche d’un volume tout aussi copieux, également imprimé à Ligugé, l’autre en 1898, à Honfleur, en Normandie, présidé par Boucher.
    On doit encore à Boucher (qui préparait son oblature à Ligugé), grâce au mécénat bénédictin, seize numéros de la revue régionaliste Le Pays Poitevin qui entraînent pour ses promoteurs une déroute financière.
    Une régionaliste, folkloriste inspirée : Francine Poitevin
    Mais d’abord, qui se cache derrière le pseudonyme de Francine Poitevin17 ? Celui-ci traduit, on le devine sans peine, le désir profond d’une femme d’affirmer une double appartenance : nationale par le prénom hypocoristique et régionale par le patronyme. Il s’agit en fait, du point de vue de l’état-civil, de Marie-Blanche Paillé, née le 10 avril 1869, à Chaunay (Vienne), un pays de « terres rouges à châtaigniers », fille de François Paillé, distributeur des postes du lieu et de Zoë Airault. Elle épouse Émile Gilot, son aîné (1861- 1923), également instituteur, décède à Poitiers le 17 août 1946 et repose au cimetière de Chilvert, à Poitiers.
    Plutôt « spécialisée » dans les cours préparatoires de l’enseignement élémentaire, sa carrière professionnelle d’institutrice la fait voyager de poste en poste du sud du département de la Vienne, au nord et nord-est18, vraisemblablement occupant des postes de remplacement, du moins au début ; et ce n’est qu’au cours de sa retraite, à partir des années 1920, qu’elle se consacre , et ce jusqu’à la fin de sa vie, à la recherche de « son passé », dans un esprit et avec le flair et la passion d’une collectionneuse.
    Pour les folkloristes et les ethnographes de la France, en tout cas au moins pour ceux du Poitou-Charentes et des Pays de la Loire, ce n’est pas tout à fait une inconnue. En effet, elle correspondait avec Georges-Henri Rivière qui la saluait du titre amical de « princesse de l’âtre », et l’un de ses ouvrages (1938) fut préfacé par Jean Charles-Brun, alors président de la Fédération régionaliste française en des termes affectueux et élogieux :
    « Il court, à travers le livre de Madame Francine Poitevin, comme un souffle de tendresse. C’est pieusement qu’elle a travaillé19 ».
    Elle est l’auteure de plusieurs plaquettes et ouvrages littéraires ou ethnographiques, certes peu répandus, mais l’un d’entre eux, Arts et traditions populaires (s.d. [ca 1932], Poitiers, Imp. de l’Union), catalogue permanent du musée régional, au musée de l’Hôtel de Ville, à Poitiers, ouvrage de mélanges inspiré autant par les ouvrages du recteur Léon Pineau, de Jérôme Bujeaud, sur la chanson que par les plasticiens (peintres et graveurs : dont A. Bessé, et le photographe et sculpteur Jules Robuchon) a longtemps servi de référence quasiment unique dans ce domaine, en prolongement de l’ouvrage auquel elle se réfère à l’évidence, La Tradition en Poitou et Charentes (1897).
    Plusieurs travaux lui ont déjà été consacrés :
    - le catalogue d’accompagnement d’une exposition réalisée conjointement par le musée Sainte-Croix (Poitiers) en 1986, par Marie-Christine Planchard, conservateur au musée et

     

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    16. Henri Clouzot, « Le grain qui n’a pas levé », Bulletin de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres, t. XIII- n° 2 et 3, 2e et 3e trim. 1966, p. 186 et passim.

    17. Marie-Christine Planchard et Michel Valière, Francine Poitevin ou l’ethnographie au musée, musée de la Ville de Poitiers et de la Société des Antiquaires de l’Ouest, 1986.
    18. Elle enseigna à Civray (1-9-1989), Chaunay (1-1-1890), Vivonne (1- 4 -1890), Moncontour (1-11-1892), Saint- Savin (1-3-1896), Châtellerault (4 - 6 -1898 –1917).

    19. Francine Poitevin, Contes et légendes du Poitou, Niort, éd. Corymbe, 1938, p. 11.

     

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    Michel Valière, alors ethnologue régional à la direction régionale des Affaires culturelles, avec un avant-propos de Michel Rérolle, alors conservateur des musées de Poitiers ; - un article par mes soins, à l’invitation d’Anne-Marie Thiesse, dans un numéro d’Ethnologie française (« Régionalismes », XVIII, 1988, t. 3) : « Une institutrice folkloriste, Francine Poitevin » ;
    - un article « Portrait d’une femme ethnographe, Francine Poitevin », par Marie-Christine Planchard, dans La Revue du Louvre (1990, numéro sur « L’ethnographie au féminin », sous la direction de Claudette Joannis) ; - un article « Francine Poitevin : passion et convictions » par Philippe Blonde et Romain Mudrak, dans le Picton (n° 156, nov.- déc. 2002, p. 2-6). Ces deux articles, s’appuyant et reprenant parfois de très près les deux travaux précédents. Ajoutons deux articles dans un périodique local, le Bulletin de l’ASAHE de Chaunay (n° 2 juin 1990 ; n° 4 oct. 1992).
    Les reproches généralement faits aux méthodes pratiquées par les folkloristes du XIXe comme de la première moitié du XXe siècle portent essentiellement sur leur caractère passéiste, particulièrement pour Francine Poitevin, comme sur leur volonté de retrouver un état initial, un âge d’or mythique : « Il n’y a que le passé de vrai ! », m’a-t-on affirmé sans ambages. La critique met en avant une tendance affichée à la manipulation du binarisme de catégories discutables pour ne pas dire inefficaces, telle l’opposition savant/populaire, ou encore tradition/modernité.
    Les méthodes des folkloristes et des chercheurs de la fin du XIXe siècle ont été désavouées, voire dénigrées pendant tout le XXe siècle. Cependant, elles ont permis de développer la discipline ethnologique par une connaissance approfondie des anciennes provinces françaises, connaissance bien souvent controversée. L’important était d’effectuer des enquêtes intensives, de compiler le plus de témoignages possible sur un « patrimoine » que l’on estimait généralement en voie de disparition et dont la diffusion semblait laisser croire que c’était la seule méthode susceptible d’en assurer largement la survivance. Cet état d’esprit, cette certitude largement relayée par la population comme par la plupart des édiles, fut à l’origine de bien des incompréhensions avec des personnalités comme Francine Poitevin, mais aussi avec des enquêteurs du milieu associatif, autant de la SEFCO que de l’UPCP...
    Leurs travaux, bien que toujours plutôt controversés, ont été revisités et leurs résultats réutilisés et réinterprétés par des ethnologues20, des sociologues21 et plus généralement par les anthropologues du XXe siècle.
    La Société d’études folkloriques du Centre-Ouest
    Créée en novembre 1961 sous la première présidence de Raymond Vignaud, connu sous le pseudonyme de Daniel Hervé, cette « société » à structure associative, conformément à la loi du 1er juillet 1901, se donne, en dépit d’un titre-écran, une posture ethnographique qui devra sans cesse se renégocier dans une dialectique études folkloriques/promotion du ou des « patois » d’entre Loire et Gironde. En effet, parmi ses membres fondateurs, des personnalités ressortissaient plutôt au domaine de la pratique de l’étude et de la diffusion des parlers charentais, gabayes, poitevins, saintongeais, vendéens, dans un émiettement topographique répondant aux aspirations et aux représentations de chacun. Ainsi, Geneviève Massignon, du CNRS, ayant alors en charge les enquêtes pour l’Atlas linguistique et ethnographique de l’Ouest compte parmi les membres fondateurs. On lui doit la sixième livraison du tome 1 (juil.-sept. 1963) : « Une noce à Montjean (Charente) d’après la fille d’un musicien d’autrefois. »
    De nombreux passionnés et érudits rejoignent progressivement la SEFCO, nombre d’entre eux vouant un profond respect, sinon un culte à un «barde» défunt, Goulebenèze, alias Évariste Poitevin, qui a publié dans des feuilles locales et autres

     

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    20. C’est le cas de Catherine Robert reconsidérant à la faveur de son diplôme à l’EHESS (1985) les résultats des compilations (des années 1930-40) de prières du savant médecin neuro-psychologue Henri Ellenberger dans l’est du département de la Vienne, en Haut-Poitou, lui-même auteur d’une Histoire de la découverte de l’inconscient, conduite avec une méthodologie d’inspiration ethnologique.
    21. Je pense ici aux travaux sur le mariage et la famille de Martine Segalen et de Michèle Salitot en Poitou protestant.
    Antiquaires et folkloristes    71
    72    Bulletin n°14

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    périodiques dont le Subiet, journal patoisant fondé en 1901 par Daviaud, imprimeur de Matha (Charente-Maritime), qui cesse de paraître en 1959. Le Bulletin de la Société d’études folkloriques du Centre-Ouest vient alors raviver le souvenir du Subiet pour en prolonger la forme d’esprit et la fonction sociale, à savoir créer de l’écrit dialectal, dans l’un des parlers du « groupe poitevin-santongeais22 » en Centre- Ouest et dans un humour revendiqué parfois comme identitaire (essentiellement « saintongeais »).    Ainsi,    après    trois    années    d’articles    sur    des    thèmes    d’inspiration ethnographique, le Bulletin opère une première mutation en consacrant son numéro d’avril-juin 1965 à la publication de « pièces patoises ». À partir de cette césure, le Bulletin accole à son titre initial la mention : « et sa publication patoise le Subiet ».
    Il faut attendre le numéro de septembre-octobre 1995 pour que la Société introduise dans son intitulé la mention «ethnologie» en lieu et place «d’études», non sans avoir préalablement attribué à la revue le titre Aguiaine dès 1976. Dans la pratique, une controverse quasi permanente oppose les tenants de l’ethnographie (qui organisent un modeste colloque biennal depuis 1987) à ceux qu’intéressent seulement le supplément « patoisant ». Cette opposition se concrétise dans les librairies d’occasion où l’on ne trouve généralement que le bulletin lui-même, l’encart dialectal ayant été mis de côté. On se débarrasse de « l’ethno », mais l’on conserve pieusement les textes patois de création récente ou les morceaux d’anthologie réédités.
    Le premier président, conscient du changement d’époque, et avec un goût affirmé de la collection, souhaitait moderniser les pratiques de collecte de terrain et de communication des résultats. Ainsi, sensible à ce que désormais, avec l’UNESCO, nous appelons le patrimoine immatériel, il m’adressa une lettre datée du quatorze octobre 1967 en ces termes :
    « [...] Je vous soumets une idée qui m’était venue, celle de constituer une association d’amateurs d’enregistrements de documents folkloriques de nos régions du Centre-Ouest : chansons, noëls, musique de danses, pièces patoises, pour lesquels seraient faits des enregistrements limités au nombre des adhérents à la formule, qui paieraient les disques en souscription avant leur sortie » 23.
    Il ne met pas en œuvre cette idée, que développera, en revanche, à partir de 1968 une association de jeunesse et d’éducation populaire : l’UPCP, dont plusieurs des acteurs étaient déjà membres assidus de la SEFCO.
    L’UPCP, Union Poitou-Charentes et Vendée pour la culture populaire
    C’est dans la mouvance des années 1968 que s’est développée en Poitou-Charentes et Vendée une Union d’associations préexistantes fondatrices et en premier lieu de celles des Pibolous, et de La Marchoise, regroupant des passionnés et amateurs de musiques de transmission orale, chants, danses, mais aussi de langue régionale, à l’époque nommée « patois » ( poitevin, charentais, saintongeais), traité aujourd’hui comme « langues de France » 24 : le poitevin, le saintongeais, voire l’occitan (limousin-confolentais).
    Ces associations ont, dans un premier temps, organisé leurs actions sous un même « labarum » :    recherche,    diffusion,    expression.    Ainsi,    par    le    truchement    de regroupements, week-ends, stages, certains acteurs se sont initiés à la collecte ethnographique, d’autres à la pédagogie de la danse populaire, parfois de la chanson25, ou de « la » langue. Tous, en général se sont sentis concernés par les émotions liées à

     

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    22. Sur cette notion, Jacques Duguet, « Parlers et littérature patoisante », Charente–Maritime, Paris, Bonneton, 2001, p. 164.

    23. Documentation personnelle.

    24. Voir les travaux et publications de Liliane Jagueneau, Jean-Jacques Chevrier, Pierre Gauthier, Michel Gautier, Jean-Léo Léonard, Jean-Loïc Le Quellec, Éric Nowak, André Pacher, Vianney Pivetea, mais aussi, avec une approche un peu différente, James Angibaud., Ulysse Dubois, Jacques Duguet, Jean-François Migaud, Michel Renaud, pour ne citer que quelques noms d’ardents défenseurs associatifs, à des degrés divers.
    25. Citons par exemple le travail fait avec des collégiens (1976 à 1985) et qui a donné lieu à un article de Michèle Gardré-Valière, « Les sept cahiers aux 266 chansons d’une paysanne poitevine », Aguiaine, n° 240, janv-fév. 2004, p. 3-36.

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    l’expression : chorégraphie, musique orale, arts de la parole, scénographie, régie-son ou lumière. Au fil des ans, plusieurs structures se sont dotées d’un équipement (fermes culturelles des Gens de Cherves, ou de Culture populaire et Loisirs à La Cabasse de Vitré ; Centre culturel La Marchoise à Gençay...), et l’UPCP d’un espace administratif collectif, nécessaire à la mise en cohérence de l’ensemble : d’abord à Pamproux, puis sur l’aire autoroutière des Ruralies, aujourd’hui enfin à la Maison des cultures de pays-Mésun André Pacher26, dans le quartier médiéval de La Vau Saint-Jacques à Parthenay. Ce faisant, des spécialisations au sein de l’union se sont fait jour, comme par exemple Métive qui s’est orientée, sous l’impulsion de Jany Rouger, alors président, vers la diffusion culturelle et le spectacle vivant, ou encore le CERDO, Centre d’études et de recherche sur la documentation orale, longtemps animé par Jean-Louis Neveu.
    Une mention particulière doit être faite à la création d’un secteur édition, lancé initialement dans un esprit coopératif, qui se poursuit avec une logique d’entreprise sous forme d’une société anonyme « à directoire et conseil de surveillance » : Geste édition, qui s’est dernièrement dotée en outre d’un Cercle des auteurs. Cette maison d’édition, dirigée par Olivier Barreau, occupe la première place dans la région avec la publication d’une centaine de titres par an : récits de vie, travaux d’histoire, monographies patrimoniales, carnets de voyages. Elle exprime un humanisme fondé sur l’étude des pratiques populaires, les arts et les sciences du langage. Elle développe, parallèlement à son activité éditoriale, un service de diffusion ouvert actuellement à une centaine d’autres éditeurs régionaux. Enfin, associée avec un libraire rochelais, Geste édition cogère une librairie classique à Niort.
    En une quarantaine d’années, des loisirs d’éducation populaire en milieu rural, en direction de la jeunesse, ont donné naissance à tout un secteur professionnel en région : animation culturelle, recherche et gestion d’archives orales, musiques traditionnelles et arts de la parole (formation, enseignement, spectacles vivants), édition (disques, livres) en partenariat avec certaines collectivités (associations, autres éditeurs, laboratoires universitaires, communes, départements, Région, État).

     

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    26. André Pacher (1932-1998), co-fondateur de l’UPCP en fut aussi le premier président de 1968 à 1979. Après son décès, la Maison des Cultures de pays a pris son nom.


    Antiquaires et folkloristes    73
    74    Bulletin n°14
    Bibliographie
    Aguiaine : revue de la société d’ethnologie et de folklore du Centre-Ouest (1962).
    Bulletin de l’association régionaliste poitevine.
    CHARLES-BRUN Jean, Le Régionalisme, Paris, CTHS, 2004 (1re éd. 1911).
    CLOUZOT Henri, « Le grain qui n’a pas levé », Bulletin de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres, t. XIII- n° 2 et 3, 2e et 3e trim. 1966.
    COLLECTIF, Érudits et savants, numéro thématique de la Revue historique du Centre Ouest, t. VII, 1er semestre 2008, Poitiers, Société des antiquaires de l’Ouest, 2008.
    COLLECTIF, La Recherche sur les ethnotextes : réflexions pour un programme, Actes de la table ronde du CNRS, La Baume-les-Aix, 13 et 14 oct. 1980, Paris, CNRS, 1984.
    DAVAINE Christian, « Le Centre culturel de la Marchoise », Tradition et innovation culturelle dans le milieu rural, Paris, Centre national d’art et de culture Georges Pompidou, 1982, p. 42-46.
    DONZAUD Henri, « Ethnologie et culture vivante en milieu rural », Les Cahiers du Centre culturel La Marchoise, n° 8, janv. 1983, p. 1-64.
    DUFLOS-PRIOT Marie-Thérèse, Un siècle de groupes folkloriques en France, Paris, L’Harmattan, 1995.
    DUGUET Jacques, « Parlers et littérature patoisante », Charente–Maritime, Paris, Bonneton, 2001, p. 163-176.
    ELLENBERGER Henri, Histoire de la découverte de l’inconscient (traduit de l’anglais), Paris, Fayard, 1995 (1re éd. en anglais, 1970 ; 1re éd. française, 1974).
    ELLENBERGER Henri, « Le Monde fantastique dans le folklore de la Vienne », Nouvelle revue des traditions populaires, t. I, n° 5, nov.-déc. 1949, p. 406-435 ; t. II, n°1, janv.-fév. 1950, p. 3-26.
    ELLENBERGER Henri, « Relevé des pèlerinages du département de la Vienne », Nouvelle revue des traditions populaires, t. II, n° 4, sept.-oct. 1950, p. 309-330 ; t. II, nov.-déc. 1950, p. 387-415.
    GESTE édition, Catalogue général : les livres de notre région, La Crèche, 2009.
    GUER(R)Y André-Michel, « Sur les usages et les traditions du Poitou », Mémoires et dissertations sur les antiquités nationales et étrangères, publiées par la Société royale des antiquaires de France, Paris, Selligue, T. VIII, 1829, p. 451-464, suivies de deux planches de notations musicales (18-19).
    La Boulite poitevine-saintongeaise (1982-1986). LA    RÉVELLIÈRE-LÉPEAUX    Louis-Marie,    « Notice    du    patois    vendéen »,    Mémoires    de
    l’Académie celtique, t. 3,1809, pp. 227-290 et 370-398.
    Mélusine, recueil de mythologie, littérature populaire, traditions et usages (1877 - 1912).
    MÉMETEAU Natacha, Histoire des recherches liées au folklore dans les Deux-Sèvres, de la fin du XVIIIe siècle aux années 1940, Poitiers, université de Poitiers (Faculté des sciences humaines, département d’histoire), 1991 (mémoire de maîtrise, multicopié et inédit).
    PACHER André, « Conditions et moyens du développement culturel en milieu rural : l’exemple du Poitou-Charentes », Études rurales, n° 86, avr.-juin, 1982, pp. 43-45.
    PLANCHARD Marie-Christine et VALIÈRE Michel, Francine Poitevin ou l’ethnographie au musée, musée de la Ville de Poitiers et de la Société des Antiquaires de l’Ouest, 1986.
    POITEVIN Francine, Contes et légendes du Poitou, Niort, éd. Corymbe, 1938. REDET Louis, « De quelques établissements industriels fondés à Poitiers au XVe siècle »,
    Mémoires de la Société des antiquaires de l’Ouest, 1842, p. 349-367. Revue des traditions populaires du Poitou, n° 1, juin, 1896 (un seul numéro, publié à Niort,
    par la Société du costume poitevin). Revue historique du Centre-Ouest. [Succède au Bulletin de la Société des antiquaires de l’Ouest
    et des musées de Poitiers]. ROBERT Catherine, La Prière hétérodoxe en Poitou : étude ethnologique, Paris, École des
    Hautes Études en Sciences Sociales, 1985.
    Tradition en Poitou et Charentes : art populaire, ethnographie, folklore, hagiographie, histoire (La), Congrès de Niort 1896, Société d’ethnographie nationale et d’art populaire, Paris, lib. de la Tradition nationale, 1897.
    VALIERE Michel, Ethnographie de la France : histoire et enjeux contemporains des approches du patrimoine ethnologique, Paris, Colin, 2002.
    VALIÈRE Michel, Le Conte populaire : approche socio-anthropologique, Paris, Colin, 2006.
    VALIERE Michel, « Une institutrice folkloriste : Francine Poitevin », Ethnologie française, n° 3, juil.-sept. 1988, pp. 267-275.

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  • "Enseigner le Patrimoine Culturel Immatériel ? - Le PCI dans les formations universitaires en Europe" par le CFPCI Séminaire les 5 et 6 septembre 2013 à Vitré (35) .


    Séminaire "Enseigner le Patrimoine Culturel Immatériel ? - Le PCI dans les formations universitaires en Europe" par le CFPCI
    Séminaire qui se tiendra les 5 et 6 septembre 2013 à Vitré (35)
    .
    Séminaire International organisé par le Centre français du patrimoine culturel immatériel.
    Avec le soutien de la Direction générale des patrimoines Département du Pilotage de la Recherche et de la Politique Scientifique Ministère de la Culture et de la Communication.


    Les différentes disciplines relevant du champ du patrimoine culturel immatériel, tel que défini par la Convention adoptée par l'UNESCO en 2003, sont enseignées depuis longtemps dans les Universités européennes (ethnologie, ethnomusicologie...). Certaines de ces formations, par leur dimension pratique, s'intéressent en outre directement à la « sauvegarde » - qui désigne selon la Convention l'ensemble des mesures visant à assurer la viabilité effective des pratiques et des expressions (identification, étude, documentation, transmission, valorisation...).


    Plus récemment, le patrimoine culturel immatériel a émergé en tant que tel au sein de cursus en histoire, en ethnologie ou en arts, soit sous la forme de modules dédiés dans le cadre de formations classiques consacrées au patrimoine jusqu'ici conçu comme matériel, soit sous la forme de nouveaux masters explicitement fléchés « PCI ». Cette évolution témoigne, en même temps qu'elle y participe, de l'effervescence qui accompagne la ratification de plus en plus large de la Convention en Europe : mise en œuvre d'inventaires nationaux et de candidatures pour les Listes de l'UNESCO lui assurant une visibilité de plus en plus importante ; intérêt croissant des collectivités ; multiplication des projets de valorisation à des échelles diverses...


    Si l'on ne peut que se réjouir de ces évolutions et de la prise en compte des spécificités du PCI dans les formations aux métiers du patrimoine, ces initiatives méritent toutefois d'ouvrir la réflexion. Quel est le contenu des enseignements : approche critique des nouveaux champs et modes de patrimonialisation ouverts par la Convention, modalités spécifiques d'inventaire ou de médiation des patrimoines vivants, usage des nouveaux médias et technologies pour la sauvegarde et la valorisation ? Quelle est la corrélation entre les compétences développées d'une part, les besoins qui émergent et seront vraisemblablement amenés à évoluer d'autre part ? Cette mise en perspective permettra de comparer la manière dont le PCI est pris en compte ou nondans les formations universitaires en Europe et ailleurs, en fonction des systèmes éducatifs, de l'appréhension différente de la notion de patrimoine culturel immatériel et des politiques mises en œuvre dans les pays ayant ratifié la Convention. Dans le cadre de ce deuxième séminaire européen du CFPCI, les formations professionnalisantes ayant une dimension européenne seront privilégiées.


    Liste des Participants :


    Nicolas Adell, maître de conférences, responsable du master européen « Patrimoine culturel immatériel », Université de Toulouse II-Le Mirail
    Noriko Aikawa, ancienne directrice de l'Unité du patrimoine culturel de l'UNESCO et professeur invité à l’Institut National des Etudes Politiques de Tokyo (Japon)
    Egil Bakka, Professor and Chair of Programme for dance studies, Academic coordinator of the Erasmus master « Chore omundus », Norwegian University for Science and Technology (Trondheim, Norvège)
    Chiara Bortolotto, chercheur associé à l'Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain (CNRS/EHESS)
    Marion Boudon-Machuel, maître de conférences, coordinatrice du master « Patrimoine Culturel Immatériel », Université François Rabelais de Tours (Centre d'Études Supérieures de la Renaissance)
    Séverine Cachat, directrice du Centre français du patrimoine culturel immatériel
    Martine Cocaud, maître de conférences, coordinatrice du master « Médiation du patrimoine en Europe », Université de Rennes II
    Aditya Eggert, chercheur associé, membre du groupe de recherche sur la propriété culturelle, Université de Göttingen (Allemagne)
    David Fiala, maître de conférences, coordinateur du master « Patrimoine culturel immatériel », Université François Rabelais de Tours (Centre d'Études Supérieures de la Renaissance)
    Sylvie Grenet, chargée de mission pour le patrimoine immatériel, Département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique, Direction générale des patrimoines, ministère de la Culture
    Patricia Heiniger-Casteret, maître de conférences, coordinatrice du master « Cultures et sociétés », Université de Pau et des Pays de l'Adour
    Christian Hottin, conservateur du patrimoine, adjoint au chef du Département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique, Direction générale des patrimoines, ministère de la Culture
    Françoise Lempereur, maître de conférences, titulaire des cours de patrimoine immatériel à l'Université de Liège (Belgique)
    Luís Marques (à confirmer), professeur, coordinateur du master « Património cultural imaterial », Universidade Lusófona de Humanidades e Tecnologias (Lisbonne, Portugal)
    Anita Vaivade, maître de conférence, Académie de la Culture de Lettonie (Riga, Lettonie)
    Georgiana Wierre-Gore, Professeur, Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand

    Programme (provisoire)


    Jeudi 5 septembre


    9h Accueil
    9h15 Introductions : Séverine Cachat, directrice du CFPCI, et Christian Hottin, adjoint au chef du Département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique, Direction générale des patrimoines du ministère de la Culture
    9h45 Martine Cocaud, maître de conférences, coordinatrice du master « Médiation du patrimoine en Europe », Université de Rennes 2 (en partenariat avec le master « Patrimoine » de l'Université de Paderborn, Allemagne)
    10h30 Aditya Eggert, chercheur associé, membre du groupe de recherche sur la propriété culturelle, Université de Göttingen (Allemagne)
    11h15 Nicolas Adell, maître de conférences, responsable du master européen « Patrimoine culturel immatériel », Université de Toulouse II (en partenariat avec les Universités de Montpellier III et de Barcelone)
    12h Luís Marques (à confirmer), professeur, coordinateur du master « Património cultural imaterial », Universidade Lusófona de Humanidades e Tecnologias (Lisbonne, Portugal)
    14h30 Marion Boudon-Machuel et David Fiala, maîtres de conférences, coordinateurs du master « Patrimoine Culturel Immatériel », Université François Rabelais de Tours (Centre d'Études Supérieures de la Renaissance)
    15h15 Françoise Lempereur, maître de conférences, titulaire des cours de patrimoine immatériel à l'Université de Liège (Belgique)
    16h Egil Bakka, Professor and Chair of Programme for dance studies, Norwegian University for Science and Technology (Trondheim, Norvège) et Georgiana Wierre-Gore, Professeur, Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, master Erasmus « Choreomundus»
    17h Anita Vaivade, maître de conférence, Académie de la Culture de Lettonie (Riga, Lettonie)
    17h45 Discussion

    Vendredi 6 septembre


    9h-11h30 Table-ronde Europe, Asie et Amériques, animée par Christian Hottin et Séverine Cachat, avec la participation de :
    Sylvie Grenet, chargée de mission pour le patrimoine immatériel, Département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique, Direction générale des patrimoines, et
    Patricia Heiniger-Casteret, maître de conférences, coordinatrice du master « Cultures et sociétés », Université de Pau et des Pays de l'Adour : projets de recherche et d'enseignement en partenariat avec le ministère français de la Culture, l'Université Laval à Québec et l'Université d'Etat d'Haïti
    Nicolas Adell-Gombert, expériences au Brésil (Université fédérale de Rio Grande do Norte et Université fédérale du Pernambouc/Museu do Homem do Nordeste)
    Noriko Aikawa, ancienne directrice de l'Unité du patrimoine culturel de l'UNESCO et professeur invité à l’Institut National des Etudes Politiques de Tokyo (Japon) : quelques éléments de réflexion concernant l'enseignement sur le PCI au Japon et en Asie
    11h30-12h Chiara Bortolotto, chercheur associé à l'Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain (CNRS/EHESS) : présentation du programme de « renforcement des capacités » de l'UNESCO et conclusions.
    Ouvert au public sur inscription : info@cfpci.fr

  • En Limousin, à Saint-Yrieix-la Perche, 29, 30 juin, 1er juillet 2012, les Jardins se donnent à lire grâce aux livres d'artistes...

     

    RENCONTRES  Des jardins, de la botanique...


    29, 30 juin, 1er juillet 2012


    Centre des livres d’artistes et divers lieux à Saint-Yrieix-la-Perche (Haute-Vienne)

     

    Un événement culturel pour inaugurer ses vacances en Limousin... Cliquer sur ce lien pour le programme général et le détail des films, livres et artistes:

    http://cdla.info/fr/


    Informations pratiques : 


    Lieux:


    Le centre des livres d’artistes 1 place Attane 87500 Saint-Yrieix-la-Perche

    Centre culturel Jean-Pierre-Fabrègue 6 avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny 87500 Saint-Yrieix-la-Perche

    Organisateurs :


    Le Centre des livres d’artistes (direction du projet : Astrid Verspieren, Didier Mathieu) en partenariat avec la Ville de Saint-Yrieix-la-Perche et le Centre culturel Jean-Pierre-Fabrègue

    Renseignements :


    Le centre des livres d’artistes tél. + 33 (0) 555 75 70 30 fax + 33 (0) 555 75 70 31 www.cdla.info

    Partenaires institutionnels :

    Ministère de la Culture – DRAC Limousin Conseil régional du Limousin ; Ville de Saint-Yrieix-la-Perche ; Conseil général de la Haute-Vienne


    Mécènat :

    Fondation du patrimoine en Limousin

  • IIème Rencontres des histoires de Cuir à LAVAUSSEAU (Vienne) en Poitou-Charentes du 30 mars au 1er avril 2012

    Sur le thème " De l'Animal à la peau brute" : chasse, gastronomie, peaux, se rencontreront dans la Cité des Tanneurs à Lavausseau (Vienne), des chercheurs de divers horizons : Archéologues, conservateurs, historiens, mais aussi professionnels : coutelier, maître cuisinier, chasseurs, éleveurs etc...

    Ce thème large a pour objectif d'évoquer la permanence des rapports entre l'homme et l'animal, tant pour sa nourriture, que pour sa protection depuis la préhistoire jusqu'à nos jours.

    Lavausseau.jpg

    Pour plus d'information s'adresser à La Cité des Tanneurs,

    7, Grand'Rue à 86470 Lavausseau

     

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    Tél. : 05 49 43 77 67 ou suivez ce lien

    http://www.lavausseau-cite-des-tanneurs.fr/

     

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  • Musiques et Traditions Orales de Normandie en novembre, avec l'associations La Loure


    Deux rendez-vous de choix se profilent autour des traditions chantées, de Normandie et d'ailleurs :
    Affiche Web.jpg



















    10-13 novembre : Pays de Caux - Pays de Chanteurs - Fécamp (76)
    Colloque, concert, bal/fest noz, café chantant, soirée ciné documentaire...
    Attention, n'oubliez pas de vous inscrire pour le colloque, ça se remplit très vite... et les places sont limitées ! 
    La fiche d'inscription : ici 
    Le programme complet de ces rencontres : ici 

    19-20 novembre : La Nuit du chant traditionnel - Torchamp (61) 
    Veillée en chansons, bal à la voix, rando chantée, apéro chanté...

    Le programme est ici ! 


    Affiche NDC 2011 Web.jpg


    Au plaisir de vous rencontrer lors de ces prochaines manifestations normandes.  
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    Association La Loure

    Musiques et Traditions Orales de Normandie
    2, rue St-Martin
    14500 Saint-Martin-de-Tallevende
    Tél. : 02 31 68 73 49
    laloure@wanadoo.fr - Site : laloure.org

  • Un républicain promoteur des traditions populaires : Paul SÉBILLOT (1843-1918)

    Viennent de paraître les  actes du colloque de Fougères, 9-11 octobre 2008, consacré au prestigieux folkloriste Paul Sébillot   (sous la direction de Fañch POSTIC).

     

    Originaire de Matignon (22), Paul Sébillot (1843-1918) abandonne la perspective d’une carrière juridique, pour s’engager dans la peinture. Critique d’art et peintre paysagiste, il expose dans différents salons, mais vers 1880, il décide de se consacrer à la collecte de la littérature orale de la Haute-Bretagne ; auteur d’une moisson d’une abondance et d’une qualité rares, il devient non seulement l’un des folkloristes français les plus en vue, mais joue au plan national et international un rôle de premier ordre pour l’étude et la promotion des traditions populaires : il élabore des outils (bibliographiques, questionnaires, guides d’enquêtes…), publie des synthèses, lance en 1881 « Les littératures populaires de toutes les nations », l’une des grandes collections d’ouvrages de littérature orale, organise les premiers congrès internationaux de folklore. Il est en outre à l’origine, en 1886, de la création de la Société des Traditions populaires et de la Revue du même nom qu’il anime pendant plus de trente ans.

    Le présent ouvrage, publié par le Centre de Recherche Bretonne et Celtique (UBO – Brest) en collaboration avec le Laboratoire d’Anthropologie et d’Histoire de l’Institution de la Culture (LAHIC) – (Paris) et l’association La Granjagoul – Maison du Patrimoine Oral en Haute-Bretagne – (Parcé, 35), est l’occasion d’évoquer les multiples facettes de ce républicain convaincu, et d’aborder le contexte intellectuel et politique dans lequel se situe son œuvre ainsi que les nombreux réseaux régionaux, nationaux, voire internationaux dans lesquels elle s’intègre. Cette publication vient combler une lacune et réparer une injustice, car, curieusement, peu de travaux ont été consacrés au travailleur infatigable que fut Paul Sébillot.

     

    Fañch POSTIC – Paul Sébillot, biographie lacunaire d’une personnalité aux multiples facettes

     

    LE RÉPUBLICAIN

    Laurent LE GALL – La République en filigrane. Idéologie républicaine et folklorisme chez Paul Sébillot

    David HOPKIN – Paul Sébillot et les légendes locales : des sources pour une histoire « démocratique » ?

     

     

    L’HOMME DE RÉSEAUX

    Claudie VOISENAT – Un laboratoire du folklore matérialiste : Paul Sébillot à la Société d’anthropologie de Paris (1878-1918)

    Claudine GAUTHIER – Paul Sébillot et les philologues : de l’usage de la philologie en folklore

    Jean BALCOU – Sébillot, Renan et les dîners celtiques

    Guy BASSET – Du folklore partagé : les relations Paul Sébillot – René Basset et l’aventure de la Revue des Traditions populaires

     

    LE BRETON

    Jérôme CUCARULL – La représentation de la Bretagne chez Sébillot : un insaisissable portrait

    Joëlle EDON-LE GOFF – La Bretagne enchantée (1899) : un exemple de poésie mythographique

    Denise DELOUCHE – Paul Sébillot, peintre et témoin de la peinture des années 1860 à 1880

    Fañch BROUDIC – La limite Sébillot : un arrêt sur image

     

    LE FOLKLORISTE ET SON TERRAIN BRETON

    Fañch POSTIC – Paul Sébillot : le folkloriste et son terrain breton

    Daniel GIRAUDON – Paul Sébillot, un face-à-face avec les folkloristes de Basse-Bretagne

     

    EN GUISE DE CONCLUSION

    Jean-Marie PRIVAT – Les fées sont têtues

     

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    Renseignements pratiques :

    Centre de Recherche Bretonne et Celtique – UBO, Brest

    Laboratoire d’Anthropologie et d’Histoire de l’Institution de la Culture – Paris

    Association La Granjagoul, Maison du Patrimoine Oral en Haute-Bretagne - Parcé

     

    Prix de vente des actes : 20 €  (franco de port) – 16x24 – 275 p.  ISBN 978-2-901737-86-5

     

    payable par chèque à l’ordre de M. l’Agent comptable de l’Université de Bretagne Occidentale, à retourner au :

     

    Centre de Recherche Bretonne et Celtique – Faculté des Lettres Victor-Segalen

    CS 93837 – 29238 BREST Cedex 3 –  02.98.01.63.31 – Fax  02.98.01.63.93 – crbc@univ-brest.fr

  • Colloque « Femmes et agriculture » Sète – 15 et 16 octobre 2010

    Colloque « Femmes et agriculture »

    Sète (Hérault) – 15 et 16 octobre 2010

    À l'occasion de la Journée mondiale de la femme rurale, ce colloque a pour ambition de rendre visibles la place et le rôle des femmes en milieu rural et plus particulièrement dans le milieu agricole (viticulture, élevage, conchyliculture, arboriculture, etc.).

    Historiquement, nous savons que le rapport entre les femmes et l'agriculture prend sa source au cœur du foyer familial où, pendant des siècles, elles ont accumulé des compétences d'organisation, d'accueil, de gestion et de services. Aujourd'hui, ces dernières sortent progressivement de leur « clandestinité », grâce à une lente évolution dans la reconnaissance sociale de leurs compétences.

    Véritables actrices de l'évolution du secteur agraire, elles ont acquis une légitimité qui a su affirmer leur participation  historique. En effet, un peu partout en France, les femmes jouent un rôle majeur dans le développement des territoires ruraux. Sur le terrain, certaines d'entre elles démontrent la force du mouvement qui est en marche. Ainsi, nous pouvons observer, sur le terrain, une forte féminisation des activités, une participation plus grande dans la vie politique agricole, une évolution dans la diversification, etc....

    Désormais, il semble bien que les femmes soient plus aptes à être reconnues et elles revendiquent de plus en plus une place qu'elles sont en train de construire.

    Malgré tout, les inégalités sont là : différence de salaire, contrats et retraites précaires, etc. qui restent le produit des évaluations subjectives de sexe.

    Ce colloque invite chacun à s'appuyer sur des concepts théoriques et/ou à s'inspirer de cas concrets pour aborder les problématiques liées au sujet. Nous voulons effectivement permettre autant aux universitaires qu'aux femmes appartenant au milieu agricole de s'exprimer, de poser des questions et d'avoir des réponses. Certaines femmes agricultrices ou exploitantes vont ainsi pouvoir raconter leur quotidien, leur expérience.

    En se situant dans une perspective pluri- et transdisciplinaire, les communications
    utiliseront les approches des différentes sciences sociales comme l'anthropologie, la sociologie, l'ethnologie, l'économie ou encore l'histoire.

    Contacts :

    Pierre Sécolier

    Docteur en sociologie, chargé de mission par la mairie de Sète.

    E-mail: secolier@ville-sete.fr ou psecolier@yahoo.fr

    Téléphone : 04.99.04.74.57

    .... Et Sète, c'est si beau... vu du théâtre de la mer...

     

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    Cl. : Pierre Sécolier ©. Le Mont Saint-Clair vue des rives de l'Etang de Thau, avec vue sur les parcs conchylicoles.

     

  • Femmes et agriculture

     

    Femmes et agriculture

     

    Women and Agriculture

     

    Résumé

     

    À l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale, ce colloque a pour ambition de rendre visibles la place et le rôle des femmes en milieu rural et plus particulièrement dans le milieu agricole (viticulture, élevage, conchyliculture, arboriculture, etc.).

     

    Annonce

     

    À l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale, ce colloque a pour ambition de rendre visibles la place et le rôle des femmes en milieu rural et plus particulièrement dans le milieu agricole (viticulture, élevage, conchyliculture, arboriculture, etc.).

    Historiquement, nous savons que le rapport entre les femmes et l’agriculture prend sa source au cœur du foyer familial où, pendant des siècles, elles ont accumulé des compétences d’organisation, d’accueil, de gestion et de services. Aujourd’hui, ces dernières sortent progressivement de leur « clandestinité », grâce à une lente évolution dans la reconnaissance sociale de leurs compétences.

    Véritables actrices de l’évolution du secteur agraire, elles ont acquis une légitimité qui a su affirmer leur participation  historique. En effet, un peu partout en France, les femmes jouent un rôle majeur dans le développement des territoires ruraux. Sur le terrain, certaines d’entre elles démontrent la force du mouvement qui est en marche. Ainsi, nous pouvons observer, sur le terrain, une forte féminisation des activités, une participation plus grande dans la vie politique agricole, une évolution dans la diversification, etc.…

    Désormais, il semble bien que les femmes soient plus aptes à être reconnues et elles revendiquent de plus en plus une place qu’elles sont en train de construire.

    Malgré tout, les inégalités sont là : différence de salaire, contrats et retraites précaires, etc. qui restent le produit des évaluations subjectives de sexe.

    Ce colloque invite ainsi les intervenant(e)s à s’appuyer sur des concepts théoriques et/ou à s’inspirer de cas concrets pour aborder les problématiques liées au sujet. Nous voulons effectivement permettre autant aux universitaires qu’aux femmes appartenant au milieu agricole de s'exprimer, de poser des questions et d'avoir des réponses. Certaines femmes agricultrices ou exploitantes vont ainsi pouvoir raconter leur quotidien, leur expérience.

    En se situant dans une perspective pluri- et transdisciplinaire, les communications
    peuvent utiliser les approches des différentes sciences sociales comme l’anthropologie, la sociologie, l’ethnologie, l’économie ou encore l’histoire.

    À envoyer avant le 25 juin 2010

    Les propositions de communications devront inclure le titre de l’intervention, un résumé de 500 mots maximum ainsi que les coordonnées et l’affiliation institutionnelle de l’auteur.

    Evènement organisé par : La municipalité de Sète.

    Contacts :

    Pierre Sécolier
    Docteur en sociologie, chargé de mission par la mairie de Sète.
    E-mail:  secolier@ville-sete.fr
    Téléphone : 04.99.04.74.57
    ou
    Pierrette Roucoulet
    Elue déléguée à la condition féminine, à la jeunesse, aux activités périscolaires, aux relations avec les armées.
    E-mail: roucoulet@ville-sete.fr 
    Téléphone (Secrétariat des élus) : 04.99.04.70.20

    Comité scientifique :

    • Gilles FÉRREOL, Professeur à l’Université de Besançon.
    • Laurent-Sébastien FOURNIER, Maître de conférences à l’Université de Nantes.
    • Bernard JOLIBERT, Professeur à l’Université de la Réunion.
    • Guy JUCQUOIS, Professeur émérite à l’Université de Louvain (Belgique).
    • Antigone MOUCHTOURIS, Professeur à l’Université de Nançy.
    • Jean-Claude RAMANDIMBIARISON, Professeur à l’Université d’Antanarivo (Madagascar).
    • Pierre SÉCOLIER, Docteur à l’Université de Perpignan.
    • Michel VALIÈRE, Professeur à l’Université de Poitiers.
    • Françoise BIRKUI, Idem, Question de Genre.
    Colloque « Femmes et agriculture »
    Sète – 15 et 16 octobre 2010

     

     


     

    Fichiers attachés

     

     

    Lieu

     

    • Sète (34200)

     

    Date limite

     

    • vendredi 25 juin 2010

     

    Contact

     

    • Pierre Sécolier
      courriel : secolier (at) ville-sete [point] fr

     

  • Colloque 'Patrimoine et Tourisme', amphithéâtre de la Communauté de communes du Confolentais en Charente limousine, du 4 au 6 mars 2010.

     

    Programme prévisionnel susceptible d'aménagements de dernière minute (aléas climatiques ou d'horaires de transports perturbés dans la région).

    • Jeudi 4 mars 2010

    A partir de 16 h 30 : accueil des participants (et installation).

    18 h   : Allocutions de bienvenue par Monsieur Guy TRAUMAT, président de la Communauté de communes du Confolentais.

    18 h 15 : Allocution de Madame Catherine ROBERT, présidente de l'ARPE.

    18 h 30 : Communication par Monsieur Michel VALIÈRE, ethnologue, Poitiers, « Le Choix du Patrimoine : enjeux et dynamiques ».

    19 h 15 : Mise en perspective et éléments de cadrage par Monsieur Gilles FERRÉOL, professeur des universités, Besançon.

    20 h : Repas suivi d'une présentation de poésies populaires chantées (Madame Michèle GARDRÉ-VALIÈRE).

    • Vendredi 5 mars

    Matin : modérateur : Monsieur Gilles FERRÉOL

    9 h : Monsieur Christophe HANUS, « Le ski de fond comme vitrine régionale. L'exemple de la Transjurassienne. ».

    9 h 20 : MonsieurChristian VIVIER, « Tourisme et patrimoine nautique. Au cœur de la culture canotière bisontine avant 1914. ».

    9 h 40 :Monsieur Henri DONZAUD, « Les paysages ordinaires sont-ils estampillés patrimoine ? Le tourisme vert répond. ».

    10 h : Débat avec le public.

    11 h :Madame Brigitte MUNIER TEMINE, « Littérature populaire, patrimoine et mémoire collective. ».

    11 h 20: Madame et Monsieur Noëline et Jean-Claude RAMANDIMBIARISON, « Ecotourisme et patrimoine à Madagascar. » (Communication lue par Madame Catherine ROBERT).

    11 h 40 : Julie PEGHINI, « Politiques, industries, et tourisme à l'Île Maurice ». (Communication lue par Madame Catherine DUREPAIRE).

    12 h : Débat.

    12 h 30 : Repas.

    Après-midi : modérateur : Madame Catherine ROBERT

    14 h :Monsieur Yves DUPONT, « Sociétés du risque et protection patrimoniale ».

    14 h 20 : Messieurs Thierry ALLARD, Fabrice BONNIFAIT et Yann OURRI, « Reconnaissance d'un site touristique en voie de patrimonialisation : Le Jardin de Gabriel. ».

    14 h 40 :Madame Sonia SERVANT, « L'évolution récente de l'Inventaire général du patrimoine culturel : une mission de connaissance au service des territoires. L'exemple du département du Tarn. ».

    15 h :Madame Anne-Marie MAMONTOFF, « Le patrimoine cultuel immatériel des Tsiganes : quelle reconnaissance par l'UNESCO ? » (Communication lue par Monsieur Gilles Ferréol).

    15 h 20 : Débat.

    16 h :Monsieur Daniel BOURDU, « Le Marais Poitevin : du 'pittoresque' à l'écotourisme ».

    16 h 20 : Madame Nathalie GUILLAUMIN, « Acteur du tourisme culturel au quotidien : le Pays d'art et d'histoire de l'Angoumois ».


    16 h 40 :Madame Céline DEVEZA, « Le patrimoine comme outil de valorisation et de développement : la construction d'un Pays d'art et d'histoire ».

    17 h :  Monsieur Laurent FOURNIER, « Le petit patrimoine des Européens. » .

    17 h 30 : Débat.

    20 h : Repas et soirée musicale autour de Jean-Louis QUÉRIAUD, (joueur de vielle) et deux autres musiciens de La Gerba Bauda de Confolens.

    • Samedi 6 mars

    Matin : modérateur : Monsieur Yves DUPONT

    9 h :Madame Karen JULIEN, « Patrimoine naturel et tourisme : l'exemple des étangs de la Brenne ».

    9 h 20 :Monsieur Pierre SECOLIER, « L'agritourisme, une valorisation du patrimoine gastronomique ? ».

    9 h 40 :Madame Véronique DUJARDIN, « Développement culturel et touristique des sites archéologiques antiques ».

    10 h : Débat avec le public.

    11 h : Madame Catherine DUREPAIRE, « La tannerie artisanale de Lavausseau : un atelier patrimonial interactif en conception ».

    11 h 20 : Madame Audrey TUAILLON-DEMESY, « L'histoire vivante médiévale : quels enjeux culturels et patrimoniaux ? ».

    12 h : Synthèse par Monsieur Gilles FERRÉOL et clôture des travaux.

    12 h 30 : Repas.

    14 h : Fin du colloque et départ de la navette vers Angoulême-SNCF.

    Ce colloque est ouvert au public. Inscription gratuite, mais repas et hébergement à charge, après inscription.

  • L'art, le politique et la création... à Grenoble

     

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    HOMMAGES À ALAIN PESSIN
    Un sociologue en liberté
    Catherine Dutheil-Pessin; Yvonne Neyrat

    Préface de Howard S Becker

    L'Harmattan

     

     

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    Sociologue des imaginaires politiques, spécialiste du XIX e siècle avec des ouvrages sur la rêverie anarchiste ou le mythe du peuple et la société du XIXe, Alain Pessin (1949-2005) a aussi dynamisé autour de son laboratoire de l'université Pierre-Mendès-France (Grenoble), le centre de sociologie des représentations et des pratiques culturelles (CSRPC), les recherches en sociologie de l'Art et de la culture - animant et dirigeant le groupe de recherche OPUS (Oeuvres, Publics, Société) du CNRS.

    ISBN : 978-2-296-04202-5 • octobre 2007 • 262 pages
    Prix éditeur : 22 € / 144 FF

     

  • Langues, communautés et territoires en France aujourd'hui - Recherches et enquêtes en ethnologie et en linguistique - Paris (INHA 2, rue Vivienne - Galerie Colbert 75002), 13 & 14 octobre 2009

    Journée d'étude : Langues, communautés et territoires en France aujourd'hui - Recherches et enquêtes en ethnologie et en linguistique - Paris (INHA 2, rue Vivienne - Galerie Colbert 75002), 12 & 13 octobre 2009

    Ce colloque traduit le souci de la section "Anthropologie sociale, ethnologie et langues régionales" du CTHS (Comité des Travaux Historiques et Scientifique) de maintenir l'articulation fondatrice du CTHS entre les chercheurs universitaires et ceux des sociétés savantes. Une série d'interventions montrera que l'histoire de ces dernières est un objet d'étude pour les ethnologues et les linguistes, mais qu'elles ont aussi produit et produisent encore des connaissances directement utilisables par les spécialistes de ces disciplines. D'autres communications tenteront de faire le point sur plusieurs questions que les membres des sociétés savantes, et avec eux un public plus large, posent aujourd'hui à l'ethnologie et à la linguistique. L'association des deux disciplines au CTHS, à l'origine fruit d'une décision ministérielle, a-t-elle ou non une justification scientifique, et comment ? Y-a-t-il aujourd'hui encore une place pour l'ethnologie en milieu rural en France, domaine exploré en premier lieu par l'ethnologie universitaire dans les années 1960-1970 ? L'exploitation ou la relecture de certaines sources vues par le linguiste et l'ethnologue permet-t-elle un renouvellement des connaissances dans ce domaine ? Comment les écomusées et musées de société, issus en partie aussi du développement de l'ethnologie institutionnelle en France dans les années 1960-1970, ont-ils évolué, confrontés en particulier à la contrainte de l'exposition, à l'évolution de leurs missions, à celle de leur objet d'étude ? Enfin, quels sont aujourd'hui les principaux aspects de l'ethnologie en milieu urbain, dont le développement s'est surtout affirmé en France dans les années 1980 ?

    Lundi 12 octobre

    • 9h30 : Introduction aux journées d'étude : Jean-René Trochet et Martine François, Des sources en question et en mouvement
    • 10h : Guylaine BRUN-TRIGAUD, Ingénieure de recherche au CNRS, Valorisations et exploitations des enquêtes dialectales : présentation du thésaurus occitan, une base de données multimédiale
    • 10h30 : Marie-Barbara LE GONIDEC, Responsable du département de la musique au MUCEM, La mission du Musée national des Arts et Traditions populaires en Basse-Bretagne en 1939 : comment publier une enquête de folklore musical soixante-dix ans après
    • 11h : Didier BOUILLON, Professeur à l'Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles, Une source méconnue d'histoire du paysage en France : les recueils d'usages locaux (titre provisoire).
    • 11h30-12h15 : Questions, Les sociétés savantes, objets et productrices de connaissances en ethnologie et en linguistique
    • 14h30 : Marie-Rose SIMONI-AUREMBOU, Directrice de recherches honoraire au CNRS, Les sociétés savantes et les langues régionales : la production de glossaires, du XVIIIe au XXe siècle
    • 15h : Michel VALIERE, Antiquaires et folkloristes : essais ethnographiques en Centre-Ouest de 1834 aux premières années du XXIe siècle
    • 15h30 : Jean-Loup DELMAS, Conservateur général honoraire du patrimoine, conservateur honoraire du Musée du Rouergue Ethnologie de la famille et de la société : bilan d'une expérience avec le Cercle généalogique du Rouerge
    • pause, 16h30 : Questions

    mardi 13 octobre

    Territoires et terrains en évolution : l'ethnologie au musée

    • 9h30 : Danielle MUSSET, Conservatrice de l'écomusée de Salagon, Le musée de Salagon et la recherche : de l'association à l'institution
    • 10h : Robert BOUILLER, Conservateur honoraire du musée Alice Taverne, Les recherches ethnologiques conduites à partir du musée Alice Taverne (Ambierle, Loire)
    • 10h30 : Alexandre DELARGE, Conservateur de l'écomusée du Val de Bièvre : L'ethnologie du contemporain au musée. Passé et futur de l'écomusée du Val de Bièvre
    • pause, 11h30 Questions

    Langues, territoires et communautés en milieu rural : nouveaux regards, nouvelles perspectives.

    • 12h : Anne SOURDRIL, Ethnologue, INRA Toulouse : Quand les prés deviennent des champs : perpétuer l'organisation de son territoire en situation de changement : le cas d'une société à maison du Sud-Ouest de la France
    • 14h : Jérémie DELORME, Docteur en linguistique, Université Paris-Sorbonne : La toponymie et le statut de l'enquêteur de terrain, entre linguiste et ethnologue
    • 14h30 : Danièle DOSSETTO, LASMIC, Nice, Présidente du CEVETH : Mireille était dans ses dix fois quinze ans. Langue vernaculaire, vêtement de type arlésien, enjeux culturels et territoriaux
    • pause , 15h15 : questions

    Voir et revoir la ville

    • 15h45 : Catherine CHORON-BAIX, Chargée de recherche au CNRS, et Liliane KUCZYNSKI, Chargée de recherche au CNRS, L'ethnologie urbaine en France aujourd'hui
    • 16h15 : Michelle DUCERISIER, ethnologue municipal honoraire de la ville de Nice, LASMIC, Nice : "Vivre dans le patrimoine" : processus d'appropriation du patrimoine architectural dans le secteur sauvegardé de Nice ; imaginaire des lieux dans l'hôpital historique de la ville
    • 16h45 : Julie GUYIOT-CORTEVILLE, Conservatrice du Musée de la Ville (Saint-Quentin-en-Yvelines), Montrer la ville à Saint-Quentin : de l'écomusée à la Ville d'Art et d'Histoire
    • 17h15 : Table ronde conclusive animée par Claudine VASSAS, Directeur de recherche au CNRS, chercheur au Centre d'anthropologie de Toulouse
    Renseignements : Martine François - Tél. 01 55 95 89 10 - Email : martine.francois@recherche.gouv.fr - Site du CTHS : www.cths.fr
  • Langues, communautés et territoires en France aujourd'hui - Recherches et enquêtes en ethnologie et en linguistique - Paris (INHA 2, rue Vivienne - Galerie Colbert 75002), 13 & 14 octobre 2009

    Le thème de ce colloque traduit le souci de la section "Anthropologie sociale, ethnologie et langues régionales" du CTHS (Comité des Travaux Historiques et Scientifique) de maintenir l'articulation fondatrice du CTHS entre les chercheurs universitaires et ceux des sociétés savantes. Une série d'interventions montrera que l'histoire de ces dernières est un objet d'étude pour les ethnologues et les linguistes, mais qu'elles ont aussi produit et produisent encore des connaissances directement utilisables par les spécialistes de ces disciplines.
    D'autres communications tenteront de faire le point sur plusieurs questions que les membres des sociétés savantes, et avec eux un public plus large, posent aujourd'hui à l'ethnologie et à la linguistique. L'association des deux disciplines au CTHS, à l'origine fruit d'une décision ministérielle, a-t-elle ou non une justification scientifique, et comment ? Y-a-t-il aujourd'hui encore une place pour l'ethnologie en milieu rural en France, domaine exploré en premier lieu par l'ethnologie universitaire dans les années 1960-1970 ? L'exploitation ou la relecture de certaines sources vues par le linguiste et l'ethnologue permet-t-elle un renouvellement des connaissances dans ce domaine ? Comment les écomusées et musées de société, issus en partie aussi du développement de l'ethnologie institutionnelle en France dans les années 1960-1970, ont-ils évolué, confrontés en particulier à la contrainte de l'exposition, à l'évolution de leurs missions, à celle de leur objet d'étude ? Enfin, quels sont aujourd'hui les principaux aspects de l'ethnologie en milieu urbain, dont le développement s'est surtout affirmé en France dans les années 1980 ?
    Renseignements : Martine François - Tél. 01 55 95 89 10 - Email : martine.francois@recherche.gouv.fr - Site du CTHS : www.cths.fr

  • Actes du septième Colloque international de Lyon, du 16 au 18 juin 2003

     

    Signalé On line:
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    Canadiana Romanica:

     

    Français du Canada – Français de France VII

    Actes du septième Colloque international de Lyon, du 16 au 18 juin 2003

    Edited by Horiot, Brigitte; Bignamini-Verhoeven, Chiara

    Berlin, New York (Walter de Gruyter – Max Niemeyer Verlag) 2008

    eBook ISBN: 978-3-484-97055-7

    Print ISBN: 978-3-484-56022-2

    Table des matières

    Brigitte Horiot, Présentation

    La recherche lexicographique

    3

    Brigitte Horiot, Le rôle de MgrGardette dans la naissance des études lexicologiques au

    Québec………………………………………………………………………………...

    5

    Hélène Cajolet-Laganière, Geneviève Labrecque, Pierre Martel, Chantal-Édith Masson,

    Louis Mercier et Michel Théoret, Dictionnaires usuels du français et Banque de

    Données Textuelles de Sherbrooke (BDTS) : convergence et divergence des

    nomenclatures ………………………………………………………………………...

    9

    AnnettePaquot, Heursetmalheursdes dictionnaires au Québec : des débats révélateurs

    29

    II. Langue et idéologie ………………………………………….…………………….

    37

    Lionel Meney, Langue et idéologie : aspect du champ linguistique québécois………….

    39

    III. L’apport des atlas linguistiques………………………………………………….. 49

    Jean-ClaudeBouvier

    ,

    Quelques considérations sur le vocabulaire de la « terre cultivée »

    dans les parlers québécois et les parlers gallo-romans……………………………….

    51

    Liliane Rodriguez, Le rôle des Atlas régionaux dans la description du français au

    Manitoba………………………………………………………………………………

    57

    Naomi Statkewich-Maharaj, La coccinelle et ses désignations lexicales dans le Sud

    de la France…………………………………………………………………………...

    67

    Catherine Bougy, Variations graphiques et particularités dialectales dans les deux

    manuscrits du Roman du Mont Saint-Michel de Guillaume de Saint-Pair (vers 1155).. 81

    Chiara Bignamini-Verhoeven, Analyse linguistique et stylistique des franco-canadia-

    nismes dans La Montagne Secrète de Gabrielle Roy ………………………………… 105

    IV. La langue dans l’histoire et dans l’espace………………………………………. 135

    Jean-Denis Gendron, Aperçu sur la formation et l’évolution de la prononciation du

    français au Québec, des origines à nos jours…………………………………………. 137

    Lothar Wolf, Le mauvais usage dans le royaume de France au 17

    e

    siècle et ses

    survivances au Canada……………………………………………………………….. 151

    V. Les enquêtes sociolinguistiques …………………………………………………. 159

    Patrice Brasseur, Les compétences linguistiques des jeunes locuteurs franco-terre-

    neuviens………………………………………………………………………………. 161

    Ursula Reutner, Aspects d'une comparaison sociolinguistique entre le Québec et les

    Antilles françaises ……………………………………………………………………. 183

    Page 2

    Table des matières

    vi

    Louise Péronnet et Sylvia Kasparian, Le français standard acadien (à l’oral). Analyse

    des prépositions : procédés de variation……………………………………………... 199

    Fabrice Jejcic, Pratiques de l’écrit et perception de la norme : une enquête en France

    et au Canada en 2002…………………………………………………………………. 209

    Liselotte Biedermann-Pasques, Bilan des rectifications de l’orthographe : une enquête

    dans la francophonie (France-Canada 2002-2003)…………………………………… 233

    VI. Chants folkloriques des deux côtés de l’Atlantique ……………………………. 257

    Michèle Gardré-Valière et Michel Valière, Chansons en regard…………….…………. 259

    VII. Conclusions du colloque.......................................................................................... 273

    Jean-Claude Bouvier, Conclusions………………………………….…………………… 275

    Liste des participants…………………………………………………………………….. 279

     

        * VI. Chants folkloriques des deux côtés de l’Atlantique

        p.  259-272

          Chansons en regard, par

          Michèle Gardré-Valière et Michel Valière

          Published Online: 4/12/2008.

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  • Urgent – avant le 15 décembre 2007 : Appel à communications

    Appel à communications : Urgent – avant le 15 décembre 2007 pour le Colloque "Approche comparée des situations multiculturelles (Québec et France)", lors du Congrès national des sociétés historiques et scientifiques (133e congrès à Québec, du 2 au 8 juin 2008.
    La section «ethnologie, anthropologie et langues régionales» du Comité français des travaux historiques et scientifiques propose de mener une réflexion comparée, tant du point de vue de l’anthropologie que des autres sciences sociales, sur les situations multiculturelles qui caractérisent de plus en plus le Québec et la France. Les deux pays, conséquence de la distance culturelle d’une grande partie des nouveaux migrants par rapport à la société d’accueil et d’une plus grande « visibilité » des minorités, ont été confrontés à la question du racisme et de différentes formes de discrimination, la question sociale des inégalités semblant passer au second plan derrière la montée de clivages liés à l’origine ou à la religion. Mais il se trouve que ces situations, à certains égards comparables, donnent lieu à des modes de gestion politique fondamentalement différents, ce qui installe, l’une par rapport à l’autre, un effet miroir hautement heuristique.
    D’un côté le Québec est inséré dans le système canadien, qui, depuis les années 1970, a été largement influencé par une philosophie «multiculturaliste» soucieuse d’accorder toute leur place aux «minorités», reconnaissant des droits spécifiques à ces corps intermédiaires entre l’individu et l’État. De l’autre côté la France, fidèle en cela à des principes républicains qui émanent d’une tout autre philosophie politique, avant tout soucieuse du droit des individus, apparaît réticente devant la reconnaissance des groupes intermédiaires et supporte mal la montée des «communautarismes». Ce thème pourrait être décliné en toute une série de sous thèmes, dont est dressée ci-dessous une liste purement indicative: outils théoriques; racisme, discriminations et ségrégations spatiales; relations interculturelles et « mélanges » culturels; pluralisme (médical, musical, «ethniques»…); politiques de la langue; irruption de la religion sur la scène publique, formes de sécularisme et laïcité; quêtes mémorielles et rapport au passé; «minorités visibles»; peuples autochtones…
    Les propositions de communication doivent être transmises avant le 15 décembre 2007 à Isabelle Tarier (Isabelle.Tarier@recherche.gouv.fr) avec copie à Jean-Luc Bonniol (jeanluc.bonniol@free.fr) et Laurier Turgeon (laurier.turgeon@hst.ulaval.ca). Il vous fait accomplir simultanément les modalités d’inscription à la manifestation sur le site du CTHS http://www.cths.fr

  • Lieux et sociétés « ethnologisés », à l'Université Victor Segalen de Bordeaux II, Bordeaux

    Un colloque est en préparation sur le thème : Lieux et sociétés « ethnologisés » à l'Université Victor Segalen de Bordeaux II, Bordeaux:

    Lieux et sociétés « ethnologisés »

    Organisé par Anne Doquet, anthropologue à l'IRD et au CEAf (EHESS) et Bernard Traimond, directeur du département d'ethnologie de l'Université de Bordeaux II, le colloque se déroulera dans les locaux de l'université de Bordeaux II les 05 et 06 février 2008.

    Le peu de place concédé en France à l’anthropologie réflexive, conjugué au manque de réflexion sur les incidences possibles du travail anthropologique dans les sociétés qui sont ses objets, amène à interroger les impacts de la discipline, question que la littérature anthropologique ignore souvent, ou se contente d’effleurer.

    Terrains de prédilection des anthropologues, certains lieux ou certains « échantillons de sociétés » ont été étudiés par les chercheurs de façon acharnée. Un lieu ethnologisé peut ainsi se définir par la focalisation d’enquêtes et la succession de chercheurs et d’équipes sur un même terrain, qui vit, et finalement évolue, avec et à travers la discipline. Dans ces lieux, souvent considérées dans l’imagerie occidentale comme des nids d’authenticité, se posent des problèmes tant méthodologiques qu’éthiques, qui s’ils sont inhérents à toute enquête, se voient ici grossis à la loupe.

    Les relations que l’anthropologue y entretient avec ses interlocuteurs constituent un des premiers axes de réflexion. Qui est le statut de l’informateur dans un lieu ethnologisé ? Quelles en sont les incidences dans ses rapports, tant symboliques qu’effectifs, avec l’ethnologue ? Comment le chercheur reçoit-il des données stratégiques et à quelle forme d’analyse peut-il les soumettre ? L’éclairage des conditions d’enquêtes et de leurs évolutions dans les lieux ethnologisés permet d’enrichir la réflexion sur conditions contemporaines de recueil et de production de données anthropologiques.

    Si la présence physique des chercheurs constitue l’un des cadres d’observation des effets des « situations ethnologiques », celles-ci sont également à l’œuvre dans la circulation d’ « images culturelles » incitées par la production anthropologique. Leur circulation implique manipulations et recyclages, puis une certaine stabilisation dans différents points d’ancrage, notamment au niveau des politiques gouvernementales. Les usages locaux de ces images sont ainsi repérables dans les politiques territoriales, patrimoniales ou touristiques des sociétés étudiées. L’impact anthropologique se discerne par conséquent dans les remaniements successifs de ces images.

    Images culturelles et concepts anthropologiques peuvent ainsi se décliner à l’infini, du fait de leur caractère abstrait qui permet tous les bricolages. A l’inverse, la forme figée des écrits anthropologiques n’autorise pas les mêmes remaniements et ceux-ci peuvent constituer des bases stables au service de différents usages. Quel est le devenir in situ des écrits anthropologiques ?

    Si ces différentes questions apparaissent de façon éparse dans la littérature anthropologique française, elles n’ont pas fait l’objet d’une étude approfondie et n’ont jamais été appréciées par une approche comparative. L’objectif de ces journées serait de confronter ces situations dans des aires géographiques et des thématiques de recherche variées, en vue d’en dégager les caractéristiques communes.
    Renseignements : annedoquet@yahoo.fr
    Date limite d'envoi d'un projet: : 1er décembre (envoyer 1/2 page de proposition de communication)

  • Une journée d'étude consacrée aux "instituteurs et le folkore", A Carcassonne, le 27 novembre 2007, avec le GARAE.

    Le Pilote de Belvert a été "mobilisé" pour venir y évoquer Francine Poitevin qui naguère traita du folklore du poitou, mais aussi d'ethnomuséographie et de lttérature régionaliste...

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    Programme:
    L’instituteur laïque : un producteur d’archives ethnographiques - Florence Galli-Dupis
    Les monographies des instituteurs et l’ethnologue - Daniel Fabre et Florence Galli-Dupis
    Maître d’école et petites patries - Philippe Martel
    Antonin Perbosc et l’expérience pédagogique de Comberouger - Hervé Terral
    Francine Poitevin : sur le chemin du musée d’ethnographie - Michel Valière
    Urbain Gibert dans la République des érudits - Daniel Fabre
    Des chemins du Causse à la grande draille d’Aubrac, Adrienne Durand-Tullou ethnographe - Pierre Laurence.

    Ce sujet peut paraître paradoxal à première vue, car l’école est généralement présentée comme une machine à produire de l’identité nationale, qui érigerait l’unité de la Nation sur les décombres des diversités ou particularismes locaux.
    Il est vrai que, suite à la promulgation des lois scolaires de Jules Ferry instaurant une école primaire laïque, gratuite et obligatoire, le processus d’unification du pays se poursuit en s’appuyant sur le principe fondamental d’une école unique pour tous, c’est-à-dire, pour le dire rapidement, un même formation des maîtres, un programme d’enseignement commun à l’ensemble du territoire et une seule langue utilisée, le français ; mais cette unicité scolaire requiert quelques nuances. D’une part, l’instituteur est un fonctionnaire dont le recrutement se fait au niveau départemental et non national. C’est un enfant du cru, formé à l’école normale du chef-lieu, puis nommé à l’intérieur de son département d’origine. Le maître d’école ne quitte donc pas les frontière de sa "petite patrie".
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    ©INRDP (2004);Ministère de l'éducation nationale.
    D’autre part, la volonté de l’instruction publique n’est pas d’étouffer la petite patrie sous la grande, mais au contraire d’enseigner la couleur locale du petit pays pour mieux "apprendre la France".
    Petite et grande patrie ne sont donc pas antithétiques mais complémentaires, comme le prouve cette circulaire du 25 février 1911 adressée aux recteurs d’académie par Maurice Faure, le ministre de l’Instruction publique de l’époque, pour encourager les instituteurs à enseigner l’histoire et la géographie locales :
    "C’est un fait malheureusement trop certain que la plupart des élèves et un trop grand nombre des Français ignorent presque entièrement tout ce qui a trait à la géographie et à la l’histoire de la commune, du département où ils sont nés et de l’ancienne province dont ce département faisait partie avant la Révolution. Il y aurait cependant le plus sérieux avantage à ce que tous connussent bien la physionomie particulière de la terre natale, ses ressources, les coutumes et les moeurs de ses habitants, leurs traditions, contes, proverbes, légendes, le rôle qu’elle a joué dans le passé, les citoyens éminents qu’elle a enfantés (...)On est d’autant plus attaché à son pays qu’on a de nombreuses raisons de l’aimer, de s’y sentir en quelque sorte solidaire des générations disparues, et l’amour du sol natal, comme je le disais à la Chambre des Députés, est le plus solide fondement de l’amour de la patrie."
    Ainsi, passeur entre deux cultures -républicaine et locale, ou savante et populaire-, le maître d’école peut dissimuler, sous l’apparence du "hussard noir" bien connu, l’âme d’un ethnographe passionné. C’est la raison pour laquelle nous consacrons cette deuxième édition d’Arrêt sur Archives, à l’étude des relations entre l’école et le folklore depuis la Troisième République.

  • Colloque « Quel avenir pour les chrétiens d’Orient ? »

    Notre collègue Guy Janssen dont nous avons déjà relaté son intérêt pour les minorités chrétiennes d'ici et d'ailleurs... nous informe que le Colloque « Quel avenir pour les chrétiens d’Orient ? » se tiendra les Vendredi 16 et samedi 17 novembre 2007. Ce Colloque international organisé par l’Institut européen en sciences des religions (IESR) et l’École pratique des hautes études (EPHE), sous le parrainage du ministère des Affaires étrangères, en partenariat avec l’Alliance française et l’Institut du monde arabe et avec le soutien du Monde des religions.
    Comité d’organisation : Régis Debray, président d’honneur de l’IESR ; Bernard Heyberger, EPHE-IUF, conseiller scientifique.
    Dates et Lieux : - Vendredi 16 novembre : Alliance française, 101 boulevard Raspail 75006
    Paris ; et - Samedi 17 novembre : Institut du monde arabe, Place Mohammed V, 75005. Paris
    Pour le programme et l'inscription en ligne(de préférence), consulter le site: http://www.iesr.ephe.sorbonne.fr/index.html? id=4075.
    Institut Européen en Sciences des Religions - EPHE
    14 rue Ernest Cresson
    75014 Paris
    Tél: 01 40 52 10 00
    Fax: 01 40 52 10 01
    Mél: iesr@ephe.sorbonne.fr
    Internet: http://www.iesr.fr
    ¤-------------------------------------------------¤
    Lettre d'actualités de l'IESR :
    http://listes.cru.fr/sympa/info/iesr_infos
    (lien "abonnement", à gauche)

  • Jardins et médiation des savoirs en ethnobotanique

    Jardins et médiation des savoirs en ethnobotanique.
    État des lieux, bilan des expériences, approches théoriques
    Colloque organisé par le Musée de Salagon, Mane, Haute-Provence,
    les 27 et 28 septembre 2007, à Forcalquier (Alpes de Haute-Provence),
    sous la direction scientifique de Pierre Lieutaghi, ethnobotaniste et écrivain et
    Danielle Musset, ethnologue, directrice du Musée de Salagon.
    Depuis 2001, Salagon organise un séminaire d¹ethnobotanique du domaine européen à raison de deux sessions par an. Ce séminaire a rassemblé un public nombreux et passionné (entre 30 et 80 personnes à chaque session, suivant les thématiques).
    En 2007, il nous est apparu nécessaire de faire le point à la fois sur l'intérêt que suscite l'ethnobotanique auprès du grand public et sur les conditions de sa médiation via la création de jardins faisant explicitement référence à cette discipline.
    Programme et fiche d'inscription disponible sur notre site internet : http://musee-de-salagon.com
    Musée départemental ethnologique
    Prieuré de Salagon
    04300 MANE
    Tel : 04 92 75 70 50
    Fax : 04 92 75 70 58
    Courriel : info@musee-de-salagon.com
    http://musee-de-salagon.com

  • Anthropologie et histoire de l'Art

    Le musée du quai Branly, l'Institut national d'histoire de l'art et le Comité français d'histoire de l'art organisent à Paris les 21, 22 et 23 juin 2007 le colloque international « Histoire de l'art et anthropologie ». Ce colloque permettra, par la présence de nombreux chercheurs étrangers, de mettre en discussion un large éventail de points de vue et de méthodes. L'Institut national d'histoire de l'art et le musée du quai Branly accueilleront les débats.

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    Le programme détaillé des trois jours du colloque est disponible sur le site Internet du musée : http://www.quaibranly.fr/index.php?id=944

    L'inscription aux trois jours du colloque est gratuite et obligatoire.
    La fiche d'inscription se trouve sur le site Internet du musée du quai Branly dans la rubrique « Étudier et rechercher » : http://www.quaibranly.fr/index.php?id=75
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  • ATTENTION CHANGEMENT DE DATES. LES ASSISES AURONT LIEU A PARIS LES 12-13-14 DECEMBRE 2007

    Nous avions déjà annoncé, en décembre, la tenue des ses importantes assises de l'ethnologie et de l'anthropologie à Paris... Les dates en ont été modifiées: elles se tiendront désormais les 12-13-14 décembre 2007.

    Les Assises : un espace ouvert de débats scientifiques et professionnels

    Les Assises de l‚ethnologie et de l‚anthropologie en France auront lieu les 12-13-14 décembre 2007 à Paris. Il s‚agira, durant trois jours, d‚un vaste forum de discussions scientifiques et professionnelles rassemblant le plus grand nombre d‚ethnologues et d‚anthropologues pour débattre de la situation de la discipline en France, en dresser le bilan et en dégager les perspectives.

    Une telle manifestation en France est inédite depuis le « Colloque international sur la situation actuelle et l‚avenir de l‚anthropologie en France » de 1977. Au cours des trois dernières décennies, la discipline a pourtant connu de profonds changements, sur lesquels il est aujourd‚hui indispensable autant qu‚intéressant de s‚interroger collecti?vement. Ces transformations concernent les conceptions même de l‚objet scientifique et de la démarche de l‚anthropologie, les sociétés auxquelles elle s‚intéresse et la manière dont elle les appréhende. Ils ont trait également aux institutions qui abritent la discipline (recherche, enseignement, musées, etc.), à la place qu‚elle y occupe, à ses relations avec les autres disciplines des sciences humaines et naturelles. Un autre aspect de ces évolutions tient à la position et aux fonctions sociales occupées par les ethnologues et les connaissances qu‚ils produisent, à la fois dans les sociétés qu‚ils étudient et dans leur propre société. En résumé, l‚audience nationale et internationale de l‚anthropologie « en France » s‚est considérablement modifiée, ainsi que les thèmes sur lesquels elle porte, tout comme les modalités et conditions d‚exercice du métier d‚ethnologue. Comment se présente la situation de la discipline aujourd‚hui ? Par quelles tendances est-elle travaillée ? Quelles nouvelles évolutions se profilent dans les années qui viennent ? Quels en seront les effets, en terme d‚exercice de la recherche et de l‚enseignement ? Quelles en seront les implications sur les connaissances produites ?

    Préparation des Assises

    Les Assises de l‚ethnologie et de l‚anthropologie en France visent à ouvrir l‚espace d‚un débat le plus ouvert et le plus large possible portant sur ces différentes questions. Elles seront préparées durant toute l'année par des ateliers qui se sont constitués ˜ et dont la participation demeure ouverte à tous ˜ autour de cinq grandes pistes de réflexion et de discussion.
    1) L‚impact des évolutions institutionnelles sur les pratiques d‚enseignement et de recherche en anthropologie ;
    2) Le champ de l‚anthropologie/ethnologie dans les espaces disciplinaires ;
    3) Les anthropologues dans la société ;
    4) Les constructions sociales de l'altérité.
    Un 5e axe de débat concerne la structure associative de notre discipline, les relations qu‚entretiennent entre elles les différentes associations et sociétés savantes de niveau local, national, international, ou correspondant à des secteurs thématiques (santé, développement, anthropologie visuelle, etc.).

    Un site web coopératif http://assisesethno.org
    a été mis en ligne pour servir dŒespace aux discussions collectives et permettre, à travers le fonctionnement des groupes de travail, la participation du plus grand nombre à la préparation de ces Assises. Sur ce site, chacun peut prendre connaissance des interventions qui y ont été déposées et y ajouter une ou plusieurs contributions, individuelle ou collective. En plus des 5 pistes de réflexion et de discussion, une 6e rubrique « hors piste » a été incluse afin de recueillir des interventions portant sur des sujets qui auraient été oubliés ou négligés par les organisateurs.

    Pour en savoir plus et pour participer aux discussions et débats préparant les Assises, consulter le site http://assisesethno.org

  • Colloque "La relation ethnographique du terrain au texte : parcours ethnologique"

    Nous signalons à nos visiteurs ce colloque qui s'avère passionnant de par sa référence au "terrain", qui est le laboratoire de l'ethnographe/ethnologue... Il y produit, par ses observations, ses propres sources, archives ultérieures autant pour lui que pour ses successeurs et continuateurs, mais surtout pour la population concernée par les investigations qui y sont conduites. D'où l'importance de la conservation soignée des divers fonds de "terrain".
    "Colloque en l'honneur de Raymond Jamous, Directeur de recherche / CNRS Paris)

    Jeudi 1er au samedi 3 février 2007
    Laboratoire d'Ethnologie et de Sociologie comparative
    Maison de l'Archéologie et de l'Ethnologie - Paris X - Nanterre
    Salle du Conseil, 4e étage

    Jeudi 1er février 2007

    10 heures. Ouverture
    Pierre Rouillard, Directeur de la Maison de l'Archéologie et de l'Ethnologie.
    Agnès Rouveret, Directeur de l'École doctorale « Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent », Université Paris X - Nanterre.
    Michel Kreutzer, Vice-Président Recherche, Université Paris X - Nanterre.

    10 heures 30 - 13 heures. Session 1
    Président : Michel Kreutzer

    Anne-Christine Taylor : Méta-germanité et méta-affinité : un croisement indo-amazonien.
    Nicolas Journet : La résistance au terrain : une mise à distance ?
    Christine Jungen : Une ethnographe parmi les historiens ? De l'archive comme terrain d'enquête.
    Marie-Dominique Mouton : La passion des ethnologues pour leurs archives.

    14 heures - 17 heures 30. Session 2
    Présidente : Laurence Caillet

    Marika Moisseeff : Un shabbat goy dans une communauté aborigène.

    Anna Poujeau : Des pleurs aux rires. Ethnologie des lamentations funéraires féminines en Syrie.
    Ahmed Skounti : « Waa mma ! » (Oh Mère !). Retour sur une enquête ethnographique au Maroc.
    Miguel-Ángel Rodríguez : Par les chemins de la Vierge. Le pèlerinage à Chalma (Mexique) et l'ethnologue « porteur ».
    Sylvaine Camelin : Usages de l'espace et du temps : quand expériences et souvenirs sont partagés par l'ethnologue et ses interlocuteurs.

    Vendredi 2 février

    10 heures - 13 heures. Session 3
    Président : Olivier Herrenschmidt

    Charles Malamoud : La notion de « prestige » dans l'Épopée indienne.
    Lucien Scubla : À propos du regard éloigné de l'ethnographe ou les rapports entre la théorie et l'observation.
    Dominique Casajus : L'ethnologie, l'histoire et le deuil de la voix.
    Gérard Lenclud : Mensonge et vérité.

    14 heures - 18 heures. Session 4
    Présidente : Anne-Christine Taylor

    Laurence Caillet : Mes chers collègues les moines. Retours sur une ethnographie japonaise.
    Anne-Marie Peatrik : Temporalité(s) dans l'enquête ethnographique. Événement, durée et assignation chez les Meru du Kenya.
    Katia Boissevain : Présentation de soi sur le terrain : comment poser la question de la duplicité ?
    Michèle Baussant : Entre quête et enquête : la question de la « repré-
    sentation légitime » à l'épreuve du terrain ethnographique.
    Claire-Cécile Mitatre : L'apprentissage du jeu de la honte : la sexualité comme leitmotiv dans une ethnographie marocaine.

    Samedi 3 février

    10 heures - 13 heures. Session 5
    Présidente : Frédérique Fogel

    Olivier Herrenschmidt : Trop-plein de parents ou aucun parent. L'« intégration » de l'ethnologue au gré des systèmes de parenté de l'Inde du Nord ou de l'Inde du Sud.
    Emmanuelle Novello : L'« amie » des Hijra : vers une ethnologie de l'amitié en Inde.
    Michael Houseman : Les épouses de mon père.
    Simonne Pauwels : Un trophée fait fille ou lorsque l'étranger n'existe pas.

    14 heures - 17 heures 30. Session 6
    Présidente : Simonne Pauwels

    Antoinette Molinié : Prédation et sacrifice dans le monde andin : relation de trois événements ethnographiques.
    Romain Simenel : Défaire et refaire les origines de l'étranger : quand l'ethnographe est pris pour un banni.
    Danièle Dehouve : L'ethnologue et l'extériorité.
    Isabelle Rivoal : Séquelles de guerre. L'impossible enquête chez un ancien milicien libanais.
    Raymond Jamous : De la relation ethnographique.

    Organisation

    Isabelle Rivoal (isabelle.rivoal@mae.u-paris10.fr)

    Frédérique Fogel (frederique.fogel@mae.u-paris10.fr)

    Laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparative (UMR 7186)
    Maison de l'Archéologie et de l'Ethnologie
    21, allée de l'Université
    92023 - Nanterre cedex
    téléphone : 01 46 69 25 90 - télécopie : 01 46 69 25 91
    labethno@mae.u-paris10.fr
    __________________________________________

  • Un espace ouvert de débats scientifiques et professionnels : Assises de l'ethnologie et de l'anthropologie .

    A p p e l à p a r t i c i p a t i o n

    Paris, novembre 2007

    Les Assises de l'ethnologie et de l'anthropologie en France auront lieu les 28-29-30 novembre 2007 à Paris. Il s'agira, durant trois jours, d'un vaste forum de discussions scientifiques et professionnelles rassemblant le plus grand nombre d'ethnologues et d'anthropologues pour débattre de la situation de la discipline en France, en dresser le bilan et en dégager les perspectives.

    Une telle manifestation en France est inédite depuis le « Colloque international sur la situation actuelle et l'avenir de l'anthropologie en France » de 1977. Au cours des trois dernières décennies, la discipline a pourtant connu de profonds changements, sur lesquels il est aujourd'hui indispensable autant qu'intéressant de s'interroger collecti?vement. Ces transformations concernent les conceptions même de l'objet scientifique et de la démarche de l'anthropologie, les sociétés auxquelles elle s'intéresse et la manière dont elle les appréhende. Ils ont trait également aux institutions qui abritent la discipline (recherche, enseignement, musées, etc.), à la place qu'elle y occupe, à ses relations avec les autres disciplines des sciences humaines et naturelles. Un autre aspect de ces évolutions tient à la position et aux fonctions sociales occupées par les ethnologues et les connaissances qu'ils produisent, à la fois dans les sociétés qu'ils étudient et dans leur propre société. En résumé, l'audience nationale et internationale de l'anthropologie « en France » s'est considérablement modifiée, ainsi que les thèmes sur lesquels elle porte, tout comme les modalités et conditions d'exercice du métier d'ethnologue. Comment se présente la situation de la discipline aujourd'hui ? Par quelles tendances est-elle travaillée ? Quelles nouvelles évolutions se profilent dans les années qui viennent ? Quels en seront les effets, en terme d'exercice de la recherche et de l'enseignement ? Quelles en seront les implications sur les connaissances produites ?

    Préparation des Assises

    Les Assises de l'ethnologie et de l'anthropologie en France visent à ouvrir l'espace d'un débat le plus ouvert et le plus large possible portant sur ces différentes questions. Elles seront préparées durant toute l'année par des ateliers qui se sont constitués - et dont la participation demeure ouverte à tous - autour de cinq grandes pistes de réflexion et de discussion.
    1) L'impact des évolutions institutionnelles sur les pratiques d'enseignement et de recherche en anthropologie ;
    2) Le champ de l'anthropologie/ethnologie dans les espaces disciplinaires ;
    3) Les anthropologues dans la société ;
    4) Les constructions sociales de l'altérité.
    Un 5e axe de débat concerne la structure associative de notre discipline, les relations qu'entretiennent entre elles les différentes associations et sociétés savantes de niveau local, national, international, ou correspondant à des secteurs thématiques (santé, développement, anthropologie visuelle, etc.).

    Un site web coopératif http://assisesethno.org a été mis en ligne pour servir d'espace aux discussions collectives et permettre, à travers le fonctionnement des groupes de travail, la participation du plus grand nombre à la préparation de ces Assises. Sur ce site, chacun peut prendre connaissance des interventions qui y ont été déposées et y ajouter une ou plusieurs contributions, individuelle ou collective. En plus des 5 pistes de réflexion et de discussion, une 6e rubrique « hors piste » a été incluse afin de recueillir des interventions portant sur des sujets qui auraient été oubliés ou négligés par les organisateurs. Pour en savoir plus, consulter:
    assisesethno.org
    où vous pourrez télécharger le texte complet de l'appel en pdf
    http://assisesethno.org/spip.php?article21

    __________________________________________