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  • Histoire d'eau et d'arbres...Jeudi 4 décembre 2014 à 20h30, à Carcassonne (Aude).

    En 2006, on découvrait la présence du chancre coloré sur des platanes bordant le Canal du Midi. Depuis, la rapide progression de la maladie a, par endroits, fait évoluer radicalement le paysage de cette voie d'eau si familière aux Languedociens.
    La lutte contre la maladie par l'abattage des arbres atteints et la restauration des plantations du Canal du Midi est une étape indispensable de la gestion de ce bien inscrit en décembre 1996 sur la liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Mais comment mener à bien un tel défi ?
    Afin de définir le contenu du projet de restauration, il a d'abord fallu plonger dans les archives du Canal pour comprendre les étapes de la construction du paysage que nous voyons aujourd'hui se transformer. Pourquoi les différents propriétaires de cette voie d'eau ont-ils organisé des plantations aussi importantes ? Depuis quand le platane, arbre emblématique de notre Canal, est-il présent dans notre environnement ? Les recherches menées depuis 2007 ont apporté beaucoup de réponses aux questions qui nous étaient posées.

     Bulletin d'inscription à retourner
    GArae ethnopôle
    Maison des Mémoires 53 Rue de Verdun 11 000 Carcassonne

    Tél. :

    04 68 71 29 69 Email : ethno.garae@wanadoo.fr
    Nom : ............................................... Prénom : .......................................... Adresse : ................. ........................ Code postal : ..................................... Ville : ................................................ Email : ............................................. Tel : ................................................
    Participera à la conférence
    du 4 décembre 2014 à 20 h 30,
    à Auditorium, rue des études Carcassonne
    Entrée gratuite, inscription obligatoire.

     

     

  • Rendez-vous au Jardin de Gabriel, le 13 et le 21 septembre 2014

     

     

    poitou-charentes: charente-maritime; nantillé. chez audebert; ja

     

    L'association " Les Amis du Jardin de Gabriel Albert "
     

    présentera

     

    au Jardin de Gabriel

     

     lieu-dit "  Chez Audebert ",  route romaine Commune de Nantillé
     

    le samedi 13 septembre 2014 à 19h


     le dimanche 21 septembre 2014 à 19h
              
     Conte et chansons :


      " Secrets et Mystère du Jardin de Gabriel "

    avec Jérôme Berthelot et Isabelle Riques -Luquet
     poitou-charentes: charente-maritime; nantillé. chez audebert; ja

  • l'Île d'Yeu, en Vendée : cher ami visiteur, vous recherchiez, m'aviez-vous dit, une jolie maison "trad" à l'Île d'Yeu... la voici ! Tout confort, à quelques minutes à pied de la mer.

    Belle maison "traditionnelle" de l'île d'Yeu  (Vendée), sans vis à vis, années 70, à 10 min à pied du port et de la plage. Proche des commerces avec jardin arboré et clôturé.
    Secteur de Cadouère et côté ouest.
    Surface parcelle 578m²
    Surface maison 100/120m²
    Cuisine équipée (2 frigos, four, micro-onde, plaques gaz et électricité) ouverte sur salon/SM avec cheminée en état de marche : environ 35m²
    3 belles Chambres: d'environ 13 m² + 1 chambre en sous pente au-dessus du garage (4m²)
    SdB, SdD, 2 WC, cellier, Garage, patio, terrasse, jardin.
    Chauffage électrique radiants.

    Type de bien :    Maison
    Pièces :    6
    Surface :    120 m2
    GES :    C (de 11 à 20)
    Classe énergie :    E (de 231 à 330)

     

    CONTACTER :

    Par courriel, pour plus d'informations :

    titi_d@orange.fr

     

  • L’association culturelle Terres d’Empreintes a le plaisir de vous annoncer la sortie de sa nouvelle parution : le livre-cd “KROKA LA NUI” Chansons traditionnelles en Savoie: on peut y souscrire !


    SOUSCRIPTION (Offre valable jusqu’à fin octobre 2014) :

    L’association culturelle Terres d’Empreintes a le plaisir de vous annoncer la sortie de sa nouvelle parution :

    le livre-cd “KROKA LA NUI”
    Chansons traditionnelles en Savoie
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    En 2001, Paul Varcin publiait son Chansonnier savoyard, qui permit de découvrir le répertoire chanté du village d’Esserts-Blay (Basse-Tarentaise, Savoie). À la suite de cette parution, pendant près de 10 ans, l’ethnomusicologue Guillaume Veillet s’est régulièrement rendu sur place pour enregistrer les chanteurs et chanteuses du village, qui tiennent leur art de tradition familiale.
    Ces enquêtes sont surprenantes par la richesse et la rareté des pièces recueillies, ainsi que par la qualité de l’interprétation (notamment le chant collectif, appelé localement chant en kobla).
     
    Un livre-CD, publié par Terres d’Empreintes en lien avec les habitants de la commune, propose aujourd’hui le meilleur d’une décennie de collectes sonores :
    - Un livre de 68 pages, richement illustré avec de nombreuses photos inédites, présentant l’importance de la chanson traditionnelle dans le village, replacée dans le contexte plus large de la Savoie et de la chanson traditionnelle francophone. Ce livre contient les paroles intégrales des chansons. La couverture est réalisée par Robert Crumb, dessinateur de BD.
    - Un CD de 75 minutes, présentant 30 chansons (en français et en franco-provençal savoyard) enregistrées sur le terrain entre 2004 et 2014 auprès des habitants d’Esserts-Blay : interprétations en solo, en duo et en groupe.

    Sortie: automne 2014

    Vous pouvez soutenir la réalisation de ce projet et bénéficier du tarif préférentiel de souscription de 15 €, port compris.
    (Prix public après la sortie : 20 €)

    Merci d’envoyer un chèque avec votre adresse à :

    Terres d’Empreintes, 12 avenue Berthollet, 74000 Annecy

  • Dimanche 21 septembre 2014 de 9h à 17 h. balade à Carcassonne, en Languedoc ! Inscrivez-vous directement à la balade en compagnie d'un conteur, d'un musicien, d'un agronome paysagiste et de témoignages de viticulteurs.

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    Le Soleil ; la Beauté ; le Bon Vin; les Hommes; la Culture d'Oc; la Langue occitane; l'accent qui chante...

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  • PROGRAMME HORAIRE/ 2-5 OCTOBRE 2014 DOMAINE FORGET À SAINT-IRÉNÉE, QUÉBEC (CANADA)

     

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    En 1914, l’anthropologue Marius Barbeau (1883-1969), jusqu’alors voué à l’étude des autochtones de l’est du Canada, commence à s’intéresser aux traditions orales des populations françaises du Québec et du Canada. La région de Charlevoix constitue un des premiers lieux d’enquête sur le terrain du chercheur. Ce tournant devait s’avérer marquant pour l’institution des études en ethnologie du Canada français. Aussi, le colloque, qui se tiendra au Domaine Forget de Saint-Irénée, au cœur même de la région de Charlevoix, est-il l’occasion de souligner ce centenaire et de mesurer le chemin parcouru par ce pionnier. L’impact qu’il eut sur l’évolution de ce champ de recherche, notamment sur les régions privilégiées et sa reconnaissance en milieu universitaire, est aussi à l’ordre du jour.

     

    Colloque Barbeau.jpeg

     

     LE JEUDI 2 OCTOBRE 2014

    18h00-19h00: Accueil 19h-20h: Mot de bienvenue
    Orientations du colloque (30e Société d’histoire de Charlevoix, exposition) Allocution d’ouverture Serge Gauthier Marius Barbeau. Été 1916 Vins et fromages
    LE VENDREDI 3 OCTOBRE 2014
    8h30-10h00: PREMIÈRE SÉANCE : TERRAIN ET TERRITOIRE – LE PAYS DES GOURGANES
    Serge Gauthier Charlevoix est-il un pays enchanté pour Marius Barbeau ? Christian Harvey Cartographie des terrains et méthode d’enquête de Marius Barbeau dans Charlevoix (1916-1940). Jean-Benoît Guérin-Dubé Des porteurs de tradition orale : les Morneau de Baie-des- Rochers
    10h00-10h30: Pause 10h30-12h00: DEUXIÈME SÉANCE : TERRAIN ET TERRITOIRE – BARBEAU ET L’ORALITÉ
    Aurélien Boivin Le Saguenay légendaire : un hommage aux humbles habitants Bertrand Bergeron Territoire et terrain Amelia Elena Apetrei Barbeau et les contes: une perspective littéraire Ronald Labelle «Une fois, il y avait un jeune ethnologue...»
    12h00-13h00: Dîner en commun 13h00-14h30 : TROISIÈME SÉANCE : BARBEAU ET L’ORALITÉ: LA CHANSON
    Marcel Bénéteau Marius Barbeau et la chanson traditionnelle française Louis-Martin Savard Joseph-Thomas LeBlanc et le « romancero acadien » Jean-Pierre Pichette Le Romancero du Canada : une synthèse à la croisée des chemins
    14h30-15h00 : Pause

    15h00-16h30: QUATRIÈME SÉANCE : BARBEAU, PROMOTEUR DE LA TRADITION
    Diane Joly La correspondance Édouard-ZotiqueMassicotte – Marius Barbeau : un dialogue dynamique autour du folklore Danielle Martineau La collaboration entre Adélard Lambert et Marius Barbeau Pierre Chartrand Marius Barbeau et la danse
    16h30-18h00: CINQUIÈME SÉANCE : TABLE RONDE I – NOS TRADITIONS À L’UNIVER- SITÉ
    Participants : Jean-Pierre Pichette («Nos traditions à l’Université», Université Sainte- Anne), Marcel Bénéteau (Les quarante ans du programme d’ethnologie, Université de Sudbury), Laurier Turgeon (L’enseignement de l’ethnologie à l’Université Laval de Bar- beau à aujourd’hui), Philippe Dubois (L’ethnologie à l’Université Laval : une tradition d’innovation en constante évolution), Jean-François Simon (L’ethnologie au Centre de recherche bretonne et celtique, Université de Brest)
    19h00: Barbecue aux Écuries du Domaine Forget Présentation du film: Jean Simard Marius Barbeau et le folklore canadien-français (ONF, 1959)
    LE SAMEDI 4 OCTOBRE 2014
    8h30-10h00 SIXIÈME SÉANCE : MUSÉES, MUSÉOLOGIE, ARCHIVES
    Marilie Labonté De la sauvegarde du patrimoine à la muséologie : Marius Barbeau Vanessa Ferey Les travaux de Marius Barbeau au sein du Musée de l’Homme de Paris Louise Lalonger Dévoiler la couleur : rencontre de la tradition orale et de l'analyse scientifique
    Benoît Thériault Les archives de Marius Barbeau, une richesse à découvrir ou à redé-
    couvrir
    10h00-10h30 : Pause 10h30-12h00 SEPTIÈME SÉANCE : FORMATION ET STATUT DU CHERCHEUR
    Jocelyn Gadbois Marius Barbeau chez les évolutionnistes (1907-1914) Marlène Belly Marius Barbeau, Patrice Coirault : de démarches pionnières en voies/voix de maîtres Fañch Postic et Jean-François Simon Du folklore à l’ethnologie : « Traditions populaires » et projet universitaire en Bretagne ; (Michel Valière et) Michèle Gardré-Valière : Marius Barbeau, Le Rossignol y chante, et nous, et nous...
    12h00-13h00: Dîner en commun 13h00-14h30: HUITIÈME SÉANCE : TABLE RONDE II – L’APPORT DE BARBEAU AUX ARTS RELIGIEUX ET POPULAIRES
    Participants : Jean Simard (Depuis l’île d’Orléans, Marius Barbeau découvre l’art reli- gieux du Québec), Anne-Marie Poulin (Le « boutonné » de Charlevoix : pertinence d’une découverte), Richard Dubé (Recherche ethnographique d’aujourd’hui, méthodes et défis) et Jean-François Blanchette (Marius Barbeau et l’authenticité de la tradition en art populaire)

    14h30-15h00: Pause 15h00-16h00: NEUVIÈME SÉANCE : INFLUENCES DIVERSES
    Virgil Benoit La conception du bonheur dans la diaspora québécoise Marc-André Fortin La traduction de « The Downfall of Temlaham » : retours transculturels Laurier Turgeon L’inventorisation du patrimoine immatériel au Québec de Marius Bar- beau à nos jours
    16h00-17h30: DIXIÈME SÉANCE : TABLE RONDE III – BARBEAU ET LE TERRAIN : UN EXEMPLE POUR DEMAIN ? QU’EN PENSENT LES CHERCHEURS D’AUJOURD’HUI?
    Participants : Benoît Thériault, Christian Harvey, Jocelyn Gadbois, Pascal Huot 19h00-19h30: Lancement d’ouvrages en ethnologie et sur Charlevoix 19h30- 21h30: Banquet
    Repas du terroir de Charlevoix: Au pays des gourganes Allocution de clôture Jean-Pierre Pichette Barbeau : au-delà du souvenir Animation
    Chansons de tradition orale: Danielle Martineau et Guillaume Savard
    LE DIMANCHE 5 OCTOBRE 2014
    10h00-14h00: Excursion sur le traces des enquêtes de Marius Barbeau (Repas inclus au Relais des Hautes-Gorges ) 14h00 : Retour et fin du colloque
    Du 2 au 5 octobre 2014 Domaine Forget de Charlevoix, Saint-Irénée (Québec)
    FICHE D’INSCRIPTION
    NOM:__________________________________________________________________ ADRESSE: ______________________________________________________________ VILLE:______________________________CODE POSTAL:______________________ TÉLÉPHONE: (    )______________________________________________________ COURRIEL:______________________________________________________________
    INSCRIPTION COMPLÈTE (125$)
    Toutes les séances, repas du midi (3-4 octobre) et excursion-repas (5 octobre)
    INSCRIPTION SANS EXCURSION (100$)
    DEUX MODES DE PAIEMENT:
    1) Par chèque: à l’ordre de Société d’histoire de Charlevoix 156, de l’Église La Malbaie (Québec) G5A 1R4 2) Directement en ligne: www.shistoirecharlevoix.com (onglet colloque)
    POUR PLUS D’INFORMATIONS:
    Téléphone: (418) 665-8159 Courriel: shdc@sympatico.ca Site Web: www.shistoirecharlevoix.com

  • C'est dans la Vienne, ça chante et sa danse, ce n'est pas ennuyeux... Ce sont les Bonobos !

    affiche bonobos.jpg

    Du côté de 86160 Gençay/Culture, on doit pouvoir établir un lien si affinités. De toute façon, les pilotes du blog transmettront si besoin s'avérait. Les Bédéfiles Haut-pictaviens reconnaîtront le coup de crayon du Bonobo-chef...

  • "Enseigner le Patrimoine Culturel Immatériel ? - Le PCI dans les formations universitaires en Europe" par le CFPCI Séminaire les 5 et 6 septembre 2013 à Vitré (35) .


    Séminaire "Enseigner le Patrimoine Culturel Immatériel ? - Le PCI dans les formations universitaires en Europe" par le CFPCI
    Séminaire qui se tiendra les 5 et 6 septembre 2013 à Vitré (35)
    .
    Séminaire International organisé par le Centre français du patrimoine culturel immatériel.
    Avec le soutien de la Direction générale des patrimoines Département du Pilotage de la Recherche et de la Politique Scientifique Ministère de la Culture et de la Communication.


    Les différentes disciplines relevant du champ du patrimoine culturel immatériel, tel que défini par la Convention adoptée par l'UNESCO en 2003, sont enseignées depuis longtemps dans les Universités européennes (ethnologie, ethnomusicologie...). Certaines de ces formations, par leur dimension pratique, s'intéressent en outre directement à la « sauvegarde » - qui désigne selon la Convention l'ensemble des mesures visant à assurer la viabilité effective des pratiques et des expressions (identification, étude, documentation, transmission, valorisation...).


    Plus récemment, le patrimoine culturel immatériel a émergé en tant que tel au sein de cursus en histoire, en ethnologie ou en arts, soit sous la forme de modules dédiés dans le cadre de formations classiques consacrées au patrimoine jusqu'ici conçu comme matériel, soit sous la forme de nouveaux masters explicitement fléchés « PCI ». Cette évolution témoigne, en même temps qu'elle y participe, de l'effervescence qui accompagne la ratification de plus en plus large de la Convention en Europe : mise en œuvre d'inventaires nationaux et de candidatures pour les Listes de l'UNESCO lui assurant une visibilité de plus en plus importante ; intérêt croissant des collectivités ; multiplication des projets de valorisation à des échelles diverses...


    Si l'on ne peut que se réjouir de ces évolutions et de la prise en compte des spécificités du PCI dans les formations aux métiers du patrimoine, ces initiatives méritent toutefois d'ouvrir la réflexion. Quel est le contenu des enseignements : approche critique des nouveaux champs et modes de patrimonialisation ouverts par la Convention, modalités spécifiques d'inventaire ou de médiation des patrimoines vivants, usage des nouveaux médias et technologies pour la sauvegarde et la valorisation ? Quelle est la corrélation entre les compétences développées d'une part, les besoins qui émergent et seront vraisemblablement amenés à évoluer d'autre part ? Cette mise en perspective permettra de comparer la manière dont le PCI est pris en compte ou nondans les formations universitaires en Europe et ailleurs, en fonction des systèmes éducatifs, de l'appréhension différente de la notion de patrimoine culturel immatériel et des politiques mises en œuvre dans les pays ayant ratifié la Convention. Dans le cadre de ce deuxième séminaire européen du CFPCI, les formations professionnalisantes ayant une dimension européenne seront privilégiées.


    Liste des Participants :


    Nicolas Adell, maître de conférences, responsable du master européen « Patrimoine culturel immatériel », Université de Toulouse II-Le Mirail
    Noriko Aikawa, ancienne directrice de l'Unité du patrimoine culturel de l'UNESCO et professeur invité à l’Institut National des Etudes Politiques de Tokyo (Japon)
    Egil Bakka, Professor and Chair of Programme for dance studies, Academic coordinator of the Erasmus master « Chore omundus », Norwegian University for Science and Technology (Trondheim, Norvège)
    Chiara Bortolotto, chercheur associé à l'Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain (CNRS/EHESS)
    Marion Boudon-Machuel, maître de conférences, coordinatrice du master « Patrimoine Culturel Immatériel », Université François Rabelais de Tours (Centre d'Études Supérieures de la Renaissance)
    Séverine Cachat, directrice du Centre français du patrimoine culturel immatériel
    Martine Cocaud, maître de conférences, coordinatrice du master « Médiation du patrimoine en Europe », Université de Rennes II
    Aditya Eggert, chercheur associé, membre du groupe de recherche sur la propriété culturelle, Université de Göttingen (Allemagne)
    David Fiala, maître de conférences, coordinateur du master « Patrimoine culturel immatériel », Université François Rabelais de Tours (Centre d'Études Supérieures de la Renaissance)
    Sylvie Grenet, chargée de mission pour le patrimoine immatériel, Département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique, Direction générale des patrimoines, ministère de la Culture
    Patricia Heiniger-Casteret, maître de conférences, coordinatrice du master « Cultures et sociétés », Université de Pau et des Pays de l'Adour
    Christian Hottin, conservateur du patrimoine, adjoint au chef du Département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique, Direction générale des patrimoines, ministère de la Culture
    Françoise Lempereur, maître de conférences, titulaire des cours de patrimoine immatériel à l'Université de Liège (Belgique)
    Luís Marques (à confirmer), professeur, coordinateur du master « Património cultural imaterial », Universidade Lusófona de Humanidades e Tecnologias (Lisbonne, Portugal)
    Anita Vaivade, maître de conférence, Académie de la Culture de Lettonie (Riga, Lettonie)
    Georgiana Wierre-Gore, Professeur, Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand

    Programme (provisoire)


    Jeudi 5 septembre


    9h Accueil
    9h15 Introductions : Séverine Cachat, directrice du CFPCI, et Christian Hottin, adjoint au chef du Département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique, Direction générale des patrimoines du ministère de la Culture
    9h45 Martine Cocaud, maître de conférences, coordinatrice du master « Médiation du patrimoine en Europe », Université de Rennes 2 (en partenariat avec le master « Patrimoine » de l'Université de Paderborn, Allemagne)
    10h30 Aditya Eggert, chercheur associé, membre du groupe de recherche sur la propriété culturelle, Université de Göttingen (Allemagne)
    11h15 Nicolas Adell, maître de conférences, responsable du master européen « Patrimoine culturel immatériel », Université de Toulouse II (en partenariat avec les Universités de Montpellier III et de Barcelone)
    12h Luís Marques (à confirmer), professeur, coordinateur du master « Património cultural imaterial », Universidade Lusófona de Humanidades e Tecnologias (Lisbonne, Portugal)
    14h30 Marion Boudon-Machuel et David Fiala, maîtres de conférences, coordinateurs du master « Patrimoine Culturel Immatériel », Université François Rabelais de Tours (Centre d'Études Supérieures de la Renaissance)
    15h15 Françoise Lempereur, maître de conférences, titulaire des cours de patrimoine immatériel à l'Université de Liège (Belgique)
    16h Egil Bakka, Professor and Chair of Programme for dance studies, Norwegian University for Science and Technology (Trondheim, Norvège) et Georgiana Wierre-Gore, Professeur, Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, master Erasmus « Choreomundus»
    17h Anita Vaivade, maître de conférence, Académie de la Culture de Lettonie (Riga, Lettonie)
    17h45 Discussion

    Vendredi 6 septembre


    9h-11h30 Table-ronde Europe, Asie et Amériques, animée par Christian Hottin et Séverine Cachat, avec la participation de :
    Sylvie Grenet, chargée de mission pour le patrimoine immatériel, Département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique, Direction générale des patrimoines, et
    Patricia Heiniger-Casteret, maître de conférences, coordinatrice du master « Cultures et sociétés », Université de Pau et des Pays de l'Adour : projets de recherche et d'enseignement en partenariat avec le ministère français de la Culture, l'Université Laval à Québec et l'Université d'Etat d'Haïti
    Nicolas Adell-Gombert, expériences au Brésil (Université fédérale de Rio Grande do Norte et Université fédérale du Pernambouc/Museu do Homem do Nordeste)
    Noriko Aikawa, ancienne directrice de l'Unité du patrimoine culturel de l'UNESCO et professeur invité à l’Institut National des Etudes Politiques de Tokyo (Japon) : quelques éléments de réflexion concernant l'enseignement sur le PCI au Japon et en Asie
    11h30-12h Chiara Bortolotto, chercheur associé à l'Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain (CNRS/EHESS) : présentation du programme de « renforcement des capacités » de l'UNESCO et conclusions.
    Ouvert au public sur inscription : info@cfpci.fr

  • A Châtellerault, en Haut-Poitou, s'exposent les savoir-faire et savoir être de l'ancienne "Manu", au Musée Auto/Moto/Vélo...

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    Un cadre unique, reconquis sur le Patrimoine industriel de cette ville...

  • Sur quelques noms de coiffes anciennes du Centre-Ouest

    Cœurs, caillons ou pantines

    Approche ethnolinguistique des coiffes féminines dans le Centre-Ouest de la France

    Lors de notre toute première enquête ethnographique dans un petit village du Haut-Poitou, au cours de l’automne 1965, nous avons pu entendre Marguerite, une dame d’un âge, à l'époque, fort avancé – nous sembla-t-il alors ! – chanter une ronde dansée qui lui paraissait si niaise qu’elle n’entrevoyait surtout pas l’intérêt de la recueillir ou de la reconstituer, encore moins de l'enregistrer ! Elle commençait ainsi :

    La mère Fanchette qu’arrive,

    La mère Fanchette qu’arrive,

    Avec son caillon

    Lirelirelirelon

    Avec son caillon,

    Lirelon…

    Entrons-y dans la danse… Etc…

    Pourtant c’est ainsi que nous découvrîmes pour la première fois ce petit mot de caillon, que nous avons (ultérieurement et sous d’autres plumes) trouvé noté cayon, pour désigner un couvre-chef rural féminin, dit aussi coiffe ou coefi  dau Poetou. Notre quête de la culture orale sur ce territoire allait se prolonger par une curiosité illimitée sur la culture matérielle, mais aussi et surtout sur l’immatérielle, ce premier petit texte actualisant ces deux volets : chanson, danse, ronde, jeu d’enfant, mais aussi costume et coiffe en particulier. Autant dire que ce banal « appeau » allait nous prendre au piège pour une vie entière. Mais, parlons plutôt « chiffons », disons coiffes !

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    Portrait de femme coiffée d’un caillon sur fond matelassé du Gencéen. © Tous droits réservés.

    Tout le Grand Ouest, du Pays de Caux à l’Aquitaine, a su développer du XIXe siècle jusqu’aux premières décennies du XXe une lingerie spécifique en matière de création et d’entretien de coiffes féminines, prisées dans les milieux ruraux. Les cartophiles, comme les familiers des festivals de folklore savent reconnaître, distinguer et nommer une belle et riche cauchoise normande d’une pimpante sablaise vendéenne, ou d’une austère et monumentale bigouden, souvent considérée comme emblématique de la Bretagne elle-même. Quant à la mothaise qui n’a rien à envier aux hennins des dames de jadis, elle le dispute en élégance  à ses voisines, la malvina de Ménigoute (Deux-Sèvres)  et les pantines de Neuville et Mirebeau (Vienne). Ce patrimoine vestimentaire d’essence féminine est aujourd’hui sous la sauvegarde de Musées de France dont le MUCEM à Paris et ceux de Niort, Châtellerault, Poitiers, Saintes, Thouars. Des musées locaux, associatifs, publics ou privés, grâce à la passion de collectionneurs, présentent régulièrement leurs « trésors » ou lors de manifestations spécifiques qui connaissent de belles affluences. Il en va ainsi à Airvault, Souvigné, Javarzay, Ménigoute, Mauléon, Parthenay, ou encore à Champniers (Musée du Vieux Cormenier à Chez Bernardeau), Cherves, Chauvigny, Loudun, Montmorillon… Ajoutons que plusieurs sites sur la toile présentent des photographies de collections ainsi que des données historiques, descriptives et techniques en matière de restauration des coiffes anciennes.

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    Costume féminin mothais. © Cl. Meyer,tous droits réservés. Paris, 1893. Collection particulière.

    La région du Poitou, des départements de Charente et Charente-Maritime, ainsi que les confins du Berry et du Limousin à l’est, les rives sud de la Loire et nord de la Garonne disposent d’une carte (rééditée en 1923) des aires ethnographiques concernant les coiffes paysannes. Elle fut  dressée et exposée à l’occasion du Congrès de Niort[1] en 1896. Son auteur, Henri Gelin (1849-1923), éminent folkloriste, justifiait son choix méthodologique avec des arguments relevant du postulat de l’École diffusionniste[2] que remettra en vigueur Arnold Van Gennep sous le concept de zone folklorique. Ce premier pas d’ethnocartographie poitevine permet aujourd’hui d’avoir un aperçu synoptique du phénomène du port de coiffes, parfois particulièrement élégantes, entre Basse Loire et Gironde, même s’il nous paraît aujourd’hui un peu risqué de voir, à travers ces aires culturelles dénommées à partir d’un modèle de coiffe, des territoires cohérents et homogènes. En effet, Henri Gelin posait que :

    « La coiffe est un signe d’une haute valeur ethnographique ; car les paysannes qui portent le même costume parlent également les mêmes variétés de patois, avec des intonations et des désinences semblables, se divertissent aux mêmes danses, répètent les mêmes contes aux veillées, modulent sur les mêmes airs les mêmes chansons, et gardent avec une religieuse ténacité des superstitions analogues. »

    Chacun sait bien aujourd’hui que la réalité est beaucoup plus complexe, que la mobilité féminine ne se limitait pas à de telles aires et que les goûts ne se laissaient pas enfermer dans une seule et même routine familiale. Les emprunts à d’autres types de coiffes étaient fréquents et plusieurs témoins nous ont rapporté qu’elles refusaient de porter la coiffe « de leur coin », comprenons celle de leur lignée, leur préférant celles de communes avoisinantes qu’elles trouvaient sans doute plus seyantes, et aussi quelquefois moins encombrantes, empruntant sans état d’âme à la lignée de leur futur époux ou de celle de quelque parent plus ou moins éloigné. D’autre part, le coût prohibitif de certains assemblages ont fait abandonner tel type de coiffe. Ainsi la vaste câline du Thouarsais qui nécessitait beaucoup de matières premières a  peu à peu été délaissée de son aire coutumière laquelle, à la fin du XIXe siècle, s’étendait de  Thénezay à Montreuil-Bellay et de Loudun aux environs de Bressuire.

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    Mariage mothais au début du XXe siècle. © Droits réservés.

     En fait l’œuvre de Gelin nous a permis d’établir un lien entre les périodes qui ne nous étaient pas tout à fait directement accessibles. En effet, si nous avons rencontré en Civraisien, Gâtine et Montmorillonnais nombre de lingères (Mesdames Dechâtre, Durepaire, Fredonnet, Rogeon, pour ne citer que les premières d’entre elles, vers 1965), aucune n’aurait su à elle seule rendre compte de la diversité de la production historique régionale, et surtout des nuances techniques non négligeables au sein d’une même aire. Si nombre d’entre elles ont sombré dans l’anonymat, quelques-unes ont laissé leurs traces dans la mémoire collective. En effet certaines lingères innovatrices, véritables stylistes, dirait-on aujourd’hui, ne nous ont été révélées, en raison de la qualité de leurs œuvres, que par la littérature historique et ethnographique, appuyée sur une renommée légendaire. Il en est ainsi de Malvina Girard en Gâtine ou de Sylvie Boisnègre[3] en Pays civraisien. Nous n’oublions pas toutes celles que l’on nous a citées ou dont nous avons croisé le chemin, à Couhé-Vérac, à la Chaume de Saint-Romain-en-Charroux (Vienne), dans le Châtelleraudais, dans le Pays mothais, dans le Loudunais, à Angles-sur-l’Anglin, etc…

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    Cayon du Civraisien inspiré, semble-t-il par la lingère Sylvie Boisnègre.© Cl. Michel Valière, 1969.

    S’agissant de cette pièce caractéristique et aussi fondamentale du costume féminin, et par là, devenue par la suite emblématique d’un territoire, Gelin en a proposé une définition « technologique », très concrète que d’ailleurs chaque lingère est amenée à prendre en compte, tant au niveau de la confection que d’une éventuelle remise en état (blanchiment, amidonnage, repassage, gaufrage, remontage…) :

    « La coiffe-type du Poitou est le béguin, c’est-à-dire une coiffure formée de l’assemblage de parties distinctes ornées et repassées séparément, qui s’arrangent ensuite et se reploient sur un bonnet formé d’un carton ou d’une étoffe matelassée et piquée, tantôt formant casque, tantôt ayant le fond seulement muni d’un écusson de carton ou d’une armature de fil de fer. »

     

    Le folkloriste, fidèle en cela à sa posture diffusionniste, oppose d’ailleurs point par point ce « type » au barbichet limousin (et du Berry), aux « foulards flottants ou noués » aquitains, aux capotes de l’Auvergne et du Bourbonnais, aux « bonnets transparents » des rives de la Loire, enfin aux coiffes ailées de la Bretagne.

    Précisons que le carton généralement bouilli, en provenance de cartonneries vosgiennes, adopté parce que plat et léger et ne se déformant pas  trop au cours du montage, véritable « château à bâtir », a remplacé pour certaines coiffes (dites « anciennes ») les fonds matelassés et piqués, plus lourds, souvent fabriqués à partir de tissus de réemploi (chemises usagées, tabliers, toiles de draps, toiles écrues de lin, de coton ou de chanvre). Quant aux rubans, plus ou moins longs, moirés ou non, brodés ou non, ce sont les soieries lyonnaises qui ont fourni les plus beaux éléments, notamment pour les coiffes de mariage, dont il nous a été plusieurs fois révélé que leur prix, au début du XXe siècle, était tout à fait comparable à  celui d’une paire de bœufs de labour. Aussi ne faut-il pas s’étonner de témoignages stipulant l’attachement à leur coiffe de certaines personnes âgées qui souhaitaient même se faire inhumer avec.

                Dès les premiers deuils survenus dans les familles, on otait les dentelles et les rubans festifs. Le même support de carton était alors habillé plus sobrement d’un tissu blanc plissé à l’ongle. Ce travail très délicat et long à accomplir était fort redouté des lingères.

     

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    Une première lecture de la carte laisse apparaître des zones culturelles  à partir d’appellations de coiffes : cabanière ; mothaise ; marmottes… Gelin dénombre ainsi vingt modèles principaux dont les dénominations ne sont pas rigoureusement coextensives à l’espace délimité par chacun d’entre eux. Toutefois, le dénombrement des termes qui désignent les coiffes en Poitou-Charentes est bien supérieur à la quantité d’aires retenues par cet auteur. Il ne faut pas s’en étonner, tant la polysémie des mots pour désigner les coiffes est importante. Parfois, c’est une partie de la coiffe ici qui sert de nom ailleurs. Tout cela est loin d’être rare en sémantique. D’un autre point de vue, parfois c’est la représentation iconique qui sert même à la dénomination, à l’exemple du cœur, pour désigner une coiffe de Lezay (Deux-Sèvres).

    Au cours de nos observations de terrain dans les années 1965-1985, nous avons noté environ 350 termes, tant dans la littérature ethnographique, muséographique ou folklorique. D’évidence, ce vocabulaire est tout sauf homogène. Il se dégage de l’ensemble une forte présence de termes toponymiques qui invitent à conforter l’idée que la coiffe est bien un marqueur significatif des identités locales (identités internes). D’un autre point de vue (ethnologique), la mention toponymique concourt à dégager des identités externes, dans le dessein de souligner des caractéristiques de groupes humains, dans un souci de distinction, au sens bourdieusien. Parfois des appellations de coiffes se présentent tant à l’oral qu’à l’écrit porteuses d’une mention technique, esthétique et un jugement de valeur. Comment s’organise donc le vocabulaire concernant les noms de coiffes dans le Centre-Ouest ?

     

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                         Tulle brodé pour fond de coiffe.Cl. Michel Valière, ca 1975.

    L’examen méthodique du corpus que nous avons constitué[4] du point de vue ethno-lexicographique permet de dresser la première typologie suivante : lexies simples ; lexies composées ; lexies complexes fîgées ; lexies variables.

     Rappelons d’abord que la lexie simple est l’unité fonctionnelle significative du discours. Sans prétendre à l’exhaustivité, voici quelques échantillons de noms de coiffes que l’on devine plutôt empruntés aux parlers vernaculaires : bagnolet, ballet, ballon ; benaise ; béguin(e) ; bichet ; bichou ; bigote ; bourgnon ; bourrelet ; bridaïe ; câline ; caloron ; cape ;  carrasse ; cayon ; champanais ; cornette ; cuculle ; dormette ; folle ; goubine ; lingette ; marmotte ; mimi ; pantine ; ramponneau ; toquet ; etc… Pour ce qui est des lexies composées, on relève par exemple : grand-ballet ; demi-deuil ; grand -deuil ; Sainte-Hermine.

    Les lexies complexes figéessont de loin les plus nombreuses et relèvent du « métalangage » des ethnographes, muséographes, collectionneurs et folkloristes qui se sont confrontés pour leurs travaux de conservation et de publication à la délicate tâche de la dénomination de tout ou partie des parures féminines. À titre d’illustration et s’agissant des seules coiffes, retenons : bonnet à pompon ; bonnet à ailes de pigeon ; bonnet rond de la Forêt-sur-Sèvre ; bonnet rond de La Ronde ; cagnon de Ceaux-en-Loudun ; caillon de Moncontour ; calotte de Limalonges ; cayon mothais ; coueffi reviré ; malvina de Reffannes ; piote bridée ; etc…

    Enfin, nous avons rassemblé quelques lexies variablesdont on comprend qu’elles sont bâties moins sur des formes autochtones qu’élaborées à des fins didactiques et heuristiques plutôt par des chercheurs et autres exégètes des productions des groupes humains. On trouve ainsi des : coiffes cassées de Chanteloup ; fond de Grisette de Coulonges-sur-l’Autize ; colinette des jours ; colinette des dimanches ; coiffes en tête de faucon ; coiffe de lingère dite « La Folle » Fontenay-le-Comte ; coiffe de deuil de tous les jours dite « La Vieille » Fontenay-le-Comte ; coiffe de pêcheuse dite « Ballon Île-de-Ré » ; coiffe de mariage cabanière Fontenay-le-Comte ; cabanière coiffe de demi-deuil Fontenay-le-Comte ; etc…

     Cette distribution lexicale, certes aléatoire dans les choix d’exemples, donne une idée de la difficulté à cerner un système de dénominations a priori non raisonné ni par les lingères, ni par leurs clientèle qui usent d’appellations vernaculaires sous-tendues par des traditions artisanales, locales et/ou familiales. En revanche et dans l’espoir de dresser des typologies régionales, les folkloristes et ethnographes ont préféré s’appuyer sur la toponymie puis la cartographie, tout en essayant de conserver ce qui peut l’être du « patrimoine linguistique ».

     

    Il nous appartient maintenant de nous essayer à la construction du champ lexical notionnel de la coiffe ou de ce qu l’on veut bien reconnaître comme telle, en quelque sorte nous nous proposons d’organiser le vocabulaire de la coiffe pour l’espace territorial que nous considérons. Il n’est pas pour autant dans notre projet de « résumer le sens d’un mot », ou d’établir ce qu’il connote. Il n’entre pas davantage dans nos préoccupations le traitement diachronique, voire panchronique à partir de quelques étymons hypothétiques, pour la plupart inconnus de nous. Nous allons, au contraire, en nous appuyant sur la redondance d’appellations, ouvrir des champs isotopiques à partir de l’itération d’une même unité lexicale (isotopie de base), que nous considérons comme un terme générateur de noms de coiffes. Dans l’ensemble de notre corpus régional, nous avons dégagé vingt-sept isotopies de base. En les considérant dans un ordre d’importance relative décroissant, on trouve en premier lieu, qui s’en étonnerait ? le terme coiffe et ses expansions :

    - coiffe : coiffe à cornes ; coiffe à grand cul ; haute coiffe de Saint-Varent ; coiffe de Moncoutant, etc…

    Et ainsi de suite, sur le modèle précédent :

    - cayon/caillon : cayon de Vouneuil ; cayon de Saint-Jean-de-Sauves ; caillon rond ; caillon frisé, etc…

    - bonnet : bonnet matelassé ; bonnet monté ; bonnet à peteuil ; petit bonnet de Vasles ; bonnet carré de deuil, etc…

    - capot : capot reviré ; capot à canon ; capot chenu ; capot des mariés ; capot de Marans, etc…

    - câline : câlinette ; câline d’Airvault ; câline de Thouars, etc…

    - bigot(t)e : bigotte de Thouars.

    - corne : cornette ; cornette à bourgnon ; corne de Sainte-Hermine etc…

    - coiffi : coiffi reviri ; coiffi de Nanteuil-en-Vallée, etc…

    - grisette : grisette à pans volants ; grisette de Niort, etc…

    Sur ce modèle isotopie de base suivi d’une expansion, on trouve : ballet ; ballon ; cabanière ; malvina ; mothaise ; maraîchine ; charentaise ; gâtinelle ; hennin (sic ) ; pantine ; piot(t)e ; rampon(n)eau ; saintongeoise ; cayenne ; cayonnaise ; cane ; toquet ; sabot.

    L’examen de ce relevé montre que l’on aurait pu aussi caractériser les appellations à partir d’une base toponymique avec ses expansions comme l’a fait Henri Gelin pour sa cartographie. Nous aurions pu également dégager une base anthroponymique : malvina ; mimi ; garibaldi (sic ). Ou encore une base sociologique : paysanne ; grisette ; cabanière ; saunière. Enfin, proposons, parce qu’autant les lingères elles-mêmes que les observateurs et analystes s’y réfèrent parfois, une base formelle ou technique : béguin à prinques[5] ; bourgnon ; bourrelet ; bridée ; cassée, calotte ; cayon fil de fer ; cœur ; deux rangs ; trois rangs ; passe-carrée ; raclette ; pain de sucre ; pelle de four ; sabot : coiffe en bec d’oiseau etc…

                Noms vernaculaires, déclinaisons diverses à paramètres multiples, tout porte à faire de la distinction à tout prix d’une lingère à une autre, d’une commune à une autre, d’un territoire à un autre. Différences techniques, différences formelles, différences sociologiques également. Tout se passe comme si la synergie entre costumes, coiffes et langage produisait de la différence et des micro-identités territoriales, comme le laisse entendre ce joke poitevin :  « T’es bé coefée, té. T’es de Bllanzay[6] ? »

     

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                                   Cl. 1972. © Droits réservés.

    Bonnet à brides ; costume de travail estival (reconstitution).

    Bibliographie sommaire

    BOURDIEU Pierre, La Distinction. Critique sociale du jugement. Paris, Éd. Minuit, 1979.

    BOURDU Daniel, VALIÈRE Michel et al., Poupées d’en France : Coefis dau Poetou, Moncoutant, Kancel, 1999.

    BRANCQ Caroline (sous la dir. de), Les Costumes régionaux d’autrefois, Paris, Archives & Culture, 2003. (Les auteurs du présent article ont rédigé les chapitres concernant Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne).

    CATALOGUE, Exposition rétrospective de costumes et souvenirs du Poitou.Organisée à Poitiers, salle des fêtes de l’Hôtel de Ville du 7 au 20 mars 1934.

    Encyclopédies régionales, éditées par Christine Bonneton à Paris : Aunis-Saintonge (1987) ; Charente (1992) ; Charente-Maritime (2001), Poitou :Deux-Sèvres, Vienne (1983).

    FERRÉOL Gilles et JUCQUOIS Guy ( sous la dir. de), Dictionnaire de l’altérité et des relations interculturelles, Paris, Armand Colin, 2003.

    LALANNE Charles-Claude, Glossaire du patois poitevin, Marseille, Laffitte reprints, 1976 (1re éd., 1867, dans les Mémoires de la société des Antiquaires de l’ouest, t. 32, 1re série).

    NIORT, MUSÉES de POITOU-CHARENTES, Costumes, coiffes et parures traditionnelles en Poitou-Charentes, Niort, C.A.E.P, 1980.

    PIOT Michel, LAVAULT Katy, Coiffes et bonnets en Charentes, Poitou, Vendée, Poitiers, Brissaud, 1989.

    PLANCHARD Marie-Christine, VALIÈRE Michel, Francine Poitevin ou l’ethnographie au musée : de la passion à la science, Poitiers,  Musée de la ville de Poitiers, 1986.

    VALIÈRE Michel, Ethnographie de la France : histoire et enjeux contemporains des approches du patrimoine ethnologique, Paris, Colin, 2002.


    VALIÈRE Michel, " Folklore", dans  Pierre-André Taguieff (sous la direction de) Dictionnaire historique et critique du racisme, Paris, Presses universitaires de France, 2013 pp. 686-688.


    WEBLIOGRAPHIE

    http://www.alienor.org/articles/pantine/article.htm

    http://www.coiffesdenormandie.com/preambule.php

    http://www.parole-et-patrimoine.org/coiffes/la-collection.html

    Michèle Gardré-Valière et Michel Valière (2013)


    Tous droits réservés ©



    [1] Ce congrès fut le premier organisé en province par la Société d’ethnographie nationale et d’Art populaire.

    [2] Michel Valière, « Aire culturelle », dans  Gilles Ferréol et Guy Jucquois, Dictionnaire de l’altérité et des relations interculturelles, Paris, Armand Colin, 2003, pp. 1-2.

    [3] Sur cette lingère de Saint-Macoux, en Pays civraisien, voir l’article d’Augustin Bobe, « Blouses et coiffes : leur ancienneté », Bulletin de la Société des Antiquaires de l’Ouest, 3ème trim. 1941, pp.715-717.

    [4] La quasi totalité de notre documentation spécifique sur les coiffes, costumes et parures (ouvrages ; cartes postales ; dessins ; photographies ; fichier) a été versée au Musée de la Ville de Châtellerault (Vienne).

    [5] « Prinques » : les trois angles du béguin : le premier, au sommet du front, et les deux autres situés au niveau des tempes.

    [6] « Tu es bien coiffée, toi. Es-tu de Blanzay ? » Blanzay, commune située à huit kilomètres de Civray.

  • A la Mégisserie de Saint-Junien, Une expo du photographe Philippe Brault (Agence VU) consacrée au jeu des 1000... Histoires !

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    Du vendredi 26 juillet au 4 octobre 2013, venez jouer, écouter, découvrir, A La Mégisserie.

    Contacts : 05 55 02 87 98

    www.la-megisserie.fr

    accueil.vienneglane@wanadoo.fr

  • L'espace du designer... ou la naissance de l'objet: Une exposition proposée par le Musé du Peigne et de la Plasturgie, à Oyonnax (Ain) du 26 juin au 12 octobre 2013.

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    Un catalogue (ISBN 2-913255-02-7) aussi élégant que passionnant (un véritable collector !) accompagne cette exposition  qui se tient audit musée:

     

    Musée du Peigne et de la Plasturgie

    88 cours de Verdun

    01100 OYONNAX.

  • Appel à projet du Ministère de la Culture et de la communication pour des films documentaires dans le domaine du patrimoine ethnologique et immatériel.


    La Direction générale des patrimoines du Ministère de la Culture (département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique) en collaboration avec le CNC, attribue des aides pour soutenir la réalisation de films documentaires en vue du développement de la recherche en ethnologie de la France et de la sensibilisation du public le plus large au patrimoine ethnologique et immatériel. Les projets présentés doivent concerner le domaine français, soit exclusivement, soit dans le cadre d'une approche comparée.

    Les projets relatifs aux productions audiovisuelles seront examinés par un jury qui se réunira en janvier 2014.
    Les dossiers sont à adresser avant le 31 décembre 2013 à Christian Hottin, adjoint au département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique, Direction générale des patrimoines, 6 rue des Pyramides, 75 001 PARIS.
       - 1 note d'intention du réalisateur
       - 2 pages de synopsis
       - 1 note technique du réalisateur
       - 1 CV du réalisateur
       - 1 CV de la société de production
       - une attestation d'engagement ou de contacts pris avec les diffuseurs (lettre d'intérêt ou contrats)
       - un plan de financement
       - un budget prévisionnel

       Renseignements : Christian Hottin, 01 40 15 77 37 ou 01 40 15 87 24 (sec.)

    adresse électronique : christian.hottin@culture.gouv.fr

  • A Caen, en Normandie, le Centre régional de culture ethnologique recrute son chargé de mission , et ça presse...

    Le Centre régional de culture ethnologique et technique de Basse-Normandie (CRéCET) recrute un(e) chargé(e) de mission Patrimoine ethnologique et immatériel.

     

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    Né en 1984 d’une initiative du Ministère de la Culture et de la Région Basse-Normandie, le Crécet a pour vocation de développer la connaissance et la valorisation du patrimoine ethnologique sur le territoire régional. Il est accrédité par l’Unesco au titre de la convention relative au patrimoine culturel immatériel. Le Crécet coordonne et gère les activités du Réseau des Musées en Basse-Normandie (68 établissements, dont de nombreux « musées de société »). En octobre 2013, il fusionnera avec les associations Normandie-Patrimoine (centre de restauration et de conservation préventive) et Arcis (Agence régionale de l’image et du son). Avec une formation supérieure sanctionnée par un diplôme de niveau Master II en sciences sociales ou humaines - de préférence avec une spécialisation ethnologique
    – et une excellente culture générale, vous avez mené avec succès plusieurs travaux de recherche ethnologique sur le domaine français et conduit des actions de restitution et de valorisation du patrimoine en lien avec les groupes sociaux concernés ou les acteurs du territoire (collectivités, associations, institutions culturelles...). Les enjeux du patrimoine ethnologique vous sont familiers et vous
    avez une bonne connaissance de la convention du patrimoine culturel immatériel et de sa mise en œuvre au plan national et local.

    Vous possédez de bonnes capacités rédactionnelles et d’analyse, maîtrisez l’informatique ainsi que les questions de conservation et de mise en valeur des données ethnographiques et utilisez couramment les nouveaux médias. Vos aptitudes relationnelles et d’écoute vous facilitent le travail en équipe. Vous connaissez le mécanisme des financements publics et êtes en capacité d’élaborer des dossiers et d’en assurer le suivi. Vous êtes titulaire du permis de conduire et mobile.

    Sous l’autorité du directeur du CRéCET, au sein du « pôle ethnologique régional », vous

    -participerez à la définition des orientations scientifiques et culturelles du pôle,
    -réaliserez des programmes de recherche et d’action culturelle sur des thématiques en lien avec le territoire régional et les institutions scientifiques et culturelles (musées en particulier).
    -contribuerez à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel régional et apporterez un appui scientifique et technique aux groupes et communautés engagés dans une démarche de pci.
    -coopérerez à l’élaboration de la programmation de la Semaine du cinéma ethnographique (20ème édition en 2014).


    Poste basé à Caen (Calvados) à pourvoir dès que possible, au plus tard le 15/10/2013. CDI assorti d’une période d’essai de 4 mois. Salaire mensuel brut initial 2332 €.
    Statut cadre, convention collective de l’Animation. Dans le cadre d’un possible transfert des activités du Crécet à un établissement public, le contrat de travail est susceptible d’évoluer vers un CDI de
    droit public.


    Merci d’adresser votre candidature (lettre de motivation
    et CV) avant le 5 septembre 2013, par courrier ou par courriel (edwige.andre@crecet.org),
    à Mme la Présidente du CRéCET, Manoir des gens d’armes, 161 rue Basse, 14000 CAEN. Les candidats retenus à l’issue de l’examen des dossiers seront convoqués, fin septembre, pour un entretien avec un jury.

    Informations complémentaires : 02 31 53 15 45



    CRÉCET
    –Manoir des gens d’armes, 161 rue Basse 14000 CAEN.
    Tél.: 02 31 53 15 45 ;
    Fax : 02 31 53 15 54 ;
    Mél : ethno@crecet.org, reseaumusee@crecet.org.
    Sites : www.crecet.fr, www.musees-basse-normandie fr.
    Association, régie par la loi de juillet 1901, fondée en 1984.
    SIRET : 331 733 444 00037 ; APE 9499Z

  • Après ce printemps limousin absent, profitons des premiers rayons : Farniente sur la terrasse de Joël et Marie-France à La Bourse, à Saint-Junien, près d'Oradour.

     

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    Ceci n'est pas une publicité, mais le coup de cœur de nos visiteurs pour cette petite brasserie dans cette prestigieuse cité gantière, dans l'environnement direct de la Collégiale, de la Bourse du travail, de la Médiathèque municipale, de la cyberbase des principaux commerces de proximité...

     

                              Tél. : 05 55 02 72 47

     

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  • Une heureuse initiative (une de plus !) du Centre Culturel- La Marchoise : des Balades culturelles, contées puis publiées...

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    Et voici, coordonné par Henri Donzaud, le  numéro un d'une série que nous espérons longue. Le pèlerin, le visiteur, le promeneur seront sensibles à la documentation patiemment rassemblée par les trois auteurs (J.-J et P. Chevrier, H. Donzaud, tous spécialistes de l'endroit, et auteurs de plusieurs ouvrages et travaux), aux illustrations particulièrement recherchées et soignées, aux dessins inédits de l'auteur de B.D., Pierre Chevrier.

    Cette publication de 64 pages a reçu le soutien de la Communauté de communes du Pays Gencéen.

    Et pour ne pas rater cette "première enjambée pour traverser le Pays Gencén, on peut se procurer ce tout premier cahier en suivant les chemins ci-après...

    Contact: Centre Culturel -La Marchoise, route de Civray, 86160 Gençay.

    tél : 05 49 59 32 68

    contact@cc-lamarchoise.com

    10 € + port

    (ISBN en cours, non parvenu).

     

     

  • Un nouvel ouvrage de l'historien-anthropologue Daniel SCHWEITZ sur la Touraine, une province au cœur de la Vieille France

     

    Une Vieille France

     

    la Touraine

     

    Territoire, histoire, patrimoine, identités (XIXe-XXe siècles)

    Daniel SCHWEITZ

     

    Tours, CLD, 2012, 194 p. , ill.,  21 €

    ISBN : 2854435443 - EAN : 978-2854435443

    Contact de l'auteur : daniel.schweitz@free.fr

    La Touraine n’est pas une province ordinaire. Avec le Val de Loire, dont elle est inséparable, elle passe pour être une parfaite image de la Vieille France, celle où séjournaient les rois de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance. Considérée comme « le Jardin de la France », la Touraine est aussi la province censée parler la langue telle qu’elle a été illustrée par Rabelais et Balzac.

    Cela explique pourquoi, depuis plus d’un siècle, on vient du monde entier y goûter, sur les bords du dernier fleuve sauvage d’Europe, un art de vivre qui prend racine dans une histoire, un patrimoine culturel et des imaginaires que le tourisme a mis en lumière.

    À côté de cette première Touraine, il existe une autre Touraine, intime et méconnue, celle des Tourangeaux, celle des bourgs et des pays oubliés.

    Ce livre invite à entrer dans l’intimité de ces Touraines, qui illustrent, chacune à leur manière, une part de la remarquable diversité géographique, humaine et culturelle de la Vieille France.

    L’auteur, bibliothécaire de la Société archéologique de Touraine, est docteur en anthropologie sociale et historique (EHESS). Il a notamment publié des études portant sur les patrimoines, les imaginaires et l’invention de l’identité traditionnelle de la Touraine, du Vendômois et du Val de Loire.

     

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    Le blog Belvert lui a déjà consacré plusieurs notes pour ses différents ouvrages. Elles sont en archive et consultables. Pour les rassembler, faites Daniel SCHWEITZ  avec le moteur "rechercher" en haut et à droite de cette note.

    Rappel des derniers livres de l’auteur

    - Histoire et patrimoine de la Touraine. Introduction aux études locales. Guide du lecteur et du chercheur en bibliothèque, préface de Jean-Pierre Chaline, professeur émérite à la Sorbonne, in Mémoire de la Société archéologique de Touraine, LXVIII, 2011, 192 p.

    - L’identité traditionnelle du Vendômois. Des travaux d’érudition locale à la reconnaissance d’un pays de la Vieille France (fin XVIIIe-XXe siècle), préface de Daniel Roche, professeur émérite au Collège de France, Vendôme, Éditions du Cherche-Lune, 2008, 263 p.

    - Châteaux et forteresses du Moyen Âge en Val de Loire : Touraine, Anjou, Berry, Orléanais, Vendômois, Marche bretonne, Tours, CLD, 2006, 192 p.

    - Cuisiner et vivre autour de l'âtre rustique en Val de Loire : Touraine, Berry, Orléanais, Anjou (XIXe-début XXe siècle), Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, 2003, 128 p.

    - La coiffe et son imaginaire dans le folklore de la Touraine, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, 2002, 96 p.

    - Histoire des identités de pays en Touraine (XVIe-XXe siècle). Aux origines de la France des pays, préface de Daniel Nordman, directeur de recherche au CNRS, Paris, L’Harmattan, 2001, 463 p.-XXVII p. de pl.

  • Modeste mais talentueux: Luc Turlan, auteur de B.D.

     

    Il a pour dessein les secrets du Poitou.

     

     

    Luc Turlan est né en 1958 dans le département du Jura. Il s'est installé dans le département de la Vienne après un passage en Normandie. Autodidacte, passionné de bandes dessinées, il en a adopté la graphie. Il a débuté à Rouen où après quelques essais dans la publicité, il illustre l'actualité pour un journal étudiant. Une incursion dans le monde de la bande dessinée l'amène à travailler comme assistant coloriste dans les éditions Delcourt. Il dessine d'ailleurs encore régulièrement des strips, petites bandes dessinées courtes et plutôt amusantes que l’on trouve généralement dans les pages ludiques de la presse quotidienne régionale, comme par exemple La cagouille, dans Centre-Presse, réalisée en collaboration entre Didier Quella-Guyot et Luc Turlan. En 2002, Lipokili, éditeur belge publie un de ses projets pour enfants, Saperlipopette, à l’intention des plus jeunes enfants, puis Sapristi. Il réalise encore un abécédaire pour les éditions Fleurus, L'Alphabet de l'Ecole.

     

    En septembre 2006, il publie le premier tome des aventures du clown Saxo, Saxo : Mandragore le Magicien aux Éditions P'tit Louis, puis en 2007 Mousse contre vents et marées chez Millefeuille. Une série, "Les amis de la ferme" est lancée chez Geste Éditions. Le héros central en est un baudet du Poitou nommé "Peluchon".

     

     

     

    Professeur des écoles dans un institut spécialisé, Luc n’apparaît que tout sourire, l’air, la silhouette de l’instit que chacun aurait un jour désiré avoir devant lui. Déjà, dès ses jeunes études, il se faisait remarquer de ses maîtres et de ses camarades de classe comme étant doué pour le dessin, disposition qu’il cultivera jusqu’au professionnalisme. Aujourd’hui, il se dit lui-même surpris que son œuvre, commencée sans prétention aucune, plaise autant à ses lecteurs. Nous pourrions l’éclairer là-dessus ; en effet tout en rondeurs, ses images douces au regard se lisent clairement, comme on lisait hier dans les classes de l’Hexagone, les célèbres images Rossignol, du nom de l’entreprise montmorillonnaise qui les produisait. Mais non seulement les dessins semblent s’inscrire dans une mémoire collective, mais ses textes paraissent couler de source, frappés de sagesse, de bon sens et d’humanité. Autrement dit tout chez Turlan est fait pour séduire, et ceci n’est pas donné à tout le monde. Il ne s’en plaint pas et fait rejaillir ce succès sur l’éditeur Geste, dont on sait qu’il est fils de l’U.P.C.P, qui lui « laisse une entière liberté », d’autant qu’il traite de cultures populaires et régionales.

     

     

     

    L’auteur-dessinateur au grand cœur

     

    Cochons, biquette, ânes, poney, sortis tout droit des traditions régionales d’ici ou d’ailleurs

     

    sont autant de personnages, héros des albums de Luc, qu’il a rassemblés dans une collection « Les Amis de la Ferme », publiée par  Geste éditions à La Crèche (Deux-Sèvres) et qui ravissent des milliers de jeunes lecteurs et quelques grands aussi. Ceux-ci s’engagent dans des aventures où l’entraide est règle d’or, la confiance toujours méritée, et les apparences généralement trompeuses. Ainsi, par exemple, Blackjack le cochon « au cul noir »  du Limousin voisin se désole et même est complexé   d’être obligé d’arborer ses fesses noires. Qu’à cela ne tienne, Crapoto, cochon du Poitou, par une astuce fort ingénieuse va transformer cette différence en grande mode. Une belle leçon  nous est ainsi offerte dans un monde où cultiver sa différence n’est pas toujours aisé.

     

    L’histoire du poney anglais Patchwork révèle beaucoup plus encore l’éthique et la sensibilité de l’auteur, et l’on ne peut qu’admirer le talent déployé par ce dessinateur aussi pédagogue. Qu’on en juge : Patchwork est récemment débarqué d’Angleterre et, comme d’autres de ses compatriotes, souhaite s’installer en France. Or, pour payer la traversée du Chanel, de la Manche, il a promis de travailler en échange du prix du billet de voyage. Hélas pour lui, ses nouveaux propriétaires, ses « patrons » l’exploitent injustement, tout comme son compagnon de galère, un petit singe qui doit faire le pitre en échange de sa pauvre pitance.

     

    Mais c’était sans compter sur « les amis de la ferme » qui vont se mettre en quatre pour venir à leur aide afin de leur procurer à chacun une meilleure place, plus confortable. Tandis que le petit singe émerveillé va découvrir à Romagne (Vienne) la Vallée des singes, Patchwork, lui, va s’associer aux autres animaux de la ferme. Ainsi le jeune lecteur va-t-il aborder la délicate question de l’injustice grossière du travail au noir ; et sera-t-il amené à saisir l’intérêt de l’étude des langues étrangères pour surmonter les obstacles entre les différents peuples. Ainsi, l’auteur-illustrateur, poitevin, d’adoption depuis une quinzaine d’années, double-t-il le pédagogue d’un rôle de médiateur interculturel et intergénérationnel à l’occasion de ses multiples interventions auprès des jeunes publics bédéphiles. Des messages simples destinés à contribuer à un meilleur vivre ensemble, tels sont les ingrédients de l’estime du lectorat de Luc et du succès éditorial de sa production qui d’ailleurs ne s’arrête pas là... On ne s’étonnera pas de l’entendre dire en confidence qu’il a « plein d’idées en tête pour de futurs albums ». Qu’on se le dise...

     

    Le patrimoine des régions en images

     

    L’originalité de la plume et du talent de l’instituteur-dessinateur est de mettre la région à l’honneur au travers de ses albums illustrés et on ne peut plus « sympas ». Au fil des récits et des aventures, nos animaux vont découvrir d’étonnantes techniques. Ainsi, Crapoto qui par maladresse a cassé un plat de porcelaine auquel la dame de la ferme tenait beaucoup, va entraîner ses amis dans une randonnée qui les conduira jusque dans l’atelier d’un porcelainier limougeaud qui refera un plat pour réparer la faute et compenser le manque créé par l’accident.

     

    La visite d’ateliers est aussi une méthode de Luc, littéralement ethnographique, pour s’imprégner de l’ambiance, des odeurs, des couleurs, mais aussi des techniques, des savoir faire et des tours de main. Ainsi, par exemple, de juin 2009 à Février 2010, le dessinateur s’est immergé dans l’entreprise montmorillonnaise Rannou-Métivier pour s’initier à la culture de la maison et à ses productions si célèbres de cette cité de la Vienne. C’est Crapoto le petit cochon, qui a voulu accompagner la biquette Cabriole, chercher un livre dans la Cité de l’écrit, va s’introduire dans une boutique où il découvrira le macaron... Mais au fait, qui a bien pu en voler la recette ?

     

    Le goût des secrets

     

    L’un des derniers ouvrages, Le Secret des macarons, a été présenté par l’éditeur Geste au public invité, au sein du saint des saints ! À Montmorillon, la Cité de l’écrit, et en présence de monsieur Yves Bouloux, le premier magistrat de la ville, sous-préfecture du Sud-Est de la Vienne. Mieux encore, et parce que secret il y a ( ?) dans le « musée », lieu de mémoire s’il en est un, de la maison Rannou-Métivier, où les deux co-directeurs, Lionel et Yann accueillaient leurs hôtes d’un jour, en compagnie de quelques anciens parmi la cinquantaine d’employés de la prestigieuse entreprise gourmande. Ainsi, au fil des 32 pages du petit album (que l’on peut acquérir dans les librairies, les maisons de la presse et dans six boutiques de Rannou-Métivier) le jeune lecteur va s’approprier près d’un siècle d’une tradition pâtissière emblématique de cette jolie ville baignée par la Gartempe et dont on sait qu’elle est aussi la ville natale de Régine Deforges. En effet, depuis neuf décennies, la recette du macaron a conquis non seulement la ville, mais le département et la Région, et aujourd’hui, bien au-delà.

     

    En outre, ajoutons que Luc Turlan a également collaboré avec l’auteur de la Bicyclette bleue sur des ouvrages à destination de la jeunesse, ce qui pour lui semble réellement une véritable vocation. Il illustrera ainsi La sorcière de Bouquinville, suivi des Mésaventures à Bouquinville, publiés aux Éditions Albin Michel.

     

     

     

     

     

    Bibliographie de Luc Turlan

     

    Blackjack le cul noir du Limousin, La Crèche, Geste éditions, 2009

    Cabriole, la biquette du 1oitou, La Crèche, Geste éditions, 2007

    Crapoto et le broyé du Poitou, La Crèche, Geste éditions, 2008

    Dandy l’âne culotte, La Crèche, Geste éditions, 2008

    Les Bavards, en collaboration avec Didier Quella-Guyot, La Crèche, Geste éditions, 2009

    Le Secret des macarons, La Crèche, Geste éditions, 2010

    Patchwork, un anglais à la ferme, La Crèche, Geste éditions, 2009

    Peluchon, le baudet du Poitou, La Crèche, Geste éditions, février 2007

    Peluchon et le mystère de Ford Boyard, La Crèche, Geste éditions, 2009

    ...et encore des ouvrages en collaboration avec Jean-Jacques Chevrier, Régine Desforges, Didier Quella-Guyot.

    Et pour les navigateurs qui croisent sur Internet, on peut retrouver ce talentueux créateur à l’adresse URL : http://turlan.over-blog.com

     

     Michel Valière

     

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  • Femmes et agriculture

     

    Femmes et agriculture

     

    Women and Agriculture

     

    Résumé

     

    À l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale, ce colloque a pour ambition de rendre visibles la place et le rôle des femmes en milieu rural et plus particulièrement dans le milieu agricole (viticulture, élevage, conchyliculture, arboriculture, etc.).

     

    Annonce

     

    À l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale, ce colloque a pour ambition de rendre visibles la place et le rôle des femmes en milieu rural et plus particulièrement dans le milieu agricole (viticulture, élevage, conchyliculture, arboriculture, etc.).

    Historiquement, nous savons que le rapport entre les femmes et l’agriculture prend sa source au cœur du foyer familial où, pendant des siècles, elles ont accumulé des compétences d’organisation, d’accueil, de gestion et de services. Aujourd’hui, ces dernières sortent progressivement de leur « clandestinité », grâce à une lente évolution dans la reconnaissance sociale de leurs compétences.

    Véritables actrices de l’évolution du secteur agraire, elles ont acquis une légitimité qui a su affirmer leur participation  historique. En effet, un peu partout en France, les femmes jouent un rôle majeur dans le développement des territoires ruraux. Sur le terrain, certaines d’entre elles démontrent la force du mouvement qui est en marche. Ainsi, nous pouvons observer, sur le terrain, une forte féminisation des activités, une participation plus grande dans la vie politique agricole, une évolution dans la diversification, etc.…

    Désormais, il semble bien que les femmes soient plus aptes à être reconnues et elles revendiquent de plus en plus une place qu’elles sont en train de construire.

    Malgré tout, les inégalités sont là : différence de salaire, contrats et retraites précaires, etc. qui restent le produit des évaluations subjectives de sexe.

    Ce colloque invite ainsi les intervenant(e)s à s’appuyer sur des concepts théoriques et/ou à s’inspirer de cas concrets pour aborder les problématiques liées au sujet. Nous voulons effectivement permettre autant aux universitaires qu’aux femmes appartenant au milieu agricole de s'exprimer, de poser des questions et d'avoir des réponses. Certaines femmes agricultrices ou exploitantes vont ainsi pouvoir raconter leur quotidien, leur expérience.

    En se situant dans une perspective pluri- et transdisciplinaire, les communications
    peuvent utiliser les approches des différentes sciences sociales comme l’anthropologie, la sociologie, l’ethnologie, l’économie ou encore l’histoire.

    À envoyer avant le 25 juin 2010

    Les propositions de communications devront inclure le titre de l’intervention, un résumé de 500 mots maximum ainsi que les coordonnées et l’affiliation institutionnelle de l’auteur.

    Evènement organisé par : La municipalité de Sète.

    Contacts :

    Pierre Sécolier
    Docteur en sociologie, chargé de mission par la mairie de Sète.
    E-mail:  secolier@ville-sete.fr
    Téléphone : 04.99.04.74.57
    ou
    Pierrette Roucoulet
    Elue déléguée à la condition féminine, à la jeunesse, aux activités périscolaires, aux relations avec les armées.
    E-mail: roucoulet@ville-sete.fr 
    Téléphone (Secrétariat des élus) : 04.99.04.70.20

    Comité scientifique :

    • Gilles FÉRREOL, Professeur à l’Université de Besançon.
    • Laurent-Sébastien FOURNIER, Maître de conférences à l’Université de Nantes.
    • Bernard JOLIBERT, Professeur à l’Université de la Réunion.
    • Guy JUCQUOIS, Professeur émérite à l’Université de Louvain (Belgique).
    • Antigone MOUCHTOURIS, Professeur à l’Université de Nançy.
    • Jean-Claude RAMANDIMBIARISON, Professeur à l’Université d’Antanarivo (Madagascar).
    • Pierre SÉCOLIER, Docteur à l’Université de Perpignan.
    • Michel VALIÈRE, Professeur à l’Université de Poitiers.
    • Françoise BIRKUI, Idem, Question de Genre.
    Colloque « Femmes et agriculture »
    Sète – 15 et 16 octobre 2010

     

     


     

    Fichiers attachés

     

     

    Lieu

     

    • Sète (34200)

     

    Date limite

     

    • vendredi 25 juin 2010

     

    Contact

     

    • Pierre Sécolier
      courriel : secolier (at) ville-sete [point] fr

     

  • Pour nous contacter par électrogramme

    Pour nous contacter par électrogramme, écrire à cette adresse:

    michelvaliere@orange.fr

    Une réponse, le cas échéant, vous sera adressée dans les meilleurs délais.

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