lundi, 09 avril 2012
L'Ami Alexandre tient à faire connaître aux visiteurs de Belvert cet ouvrage ethnolinguistique sur le patrimoine oral du Médoc....

Voilà un ouvrage que tous les Médoquins apprécieront. Ceux de souche puisqu'il consigne un patrimoine d'oc transmis dans les générations successives au sein des familles; mais sera également apprécié des Médoquins d'adoption qui trouveront là une matière linguistique de première main, patiemment recueillie par Patrick Lavaud, relativement facile d'accès pour une première découverte linguistique de l'Occitan. Une préfèce de Louis Bergès, directeur des Archives départementales de la Gironde vient sommer cet impressionnant ouvrage.
Ajoutons pour les fines bouches et les experts, que trois CD insérés aux pages 2 et 3 des couvertures donnent la matière vivante de cette œuvre sur la littérature orale qui selon le vœu humaniste de l'auteur s'ouvre du local à l'universel, "à l'opposé de tout repli identitaire".
L'ouvrage est particulièrement bien soigné, au format d'un album, accompagné de quelques illustrations "d'époque". Cette publication par la collectivité territoriale (Archives départementales/ Conseil général de Gironde) est une très heureuse initiative qu'il y a lieu de saluer et d'encourager. Nul doute que les bibliothèques souhaiteront disposer de ce bel ouvrage dans leurs fonds occitans.
Pour les plus accros :
ISBN : 978-2-86033-074-9
Prètz=Prix : 20 € (+ port)
Aux Archives départementales de la Gironde: 72-78 cours Balguerie-Stuttenberg, 33000 BORDEAUX
13:12 Écrit par belvert dans À propos, Actualités occitanes, ETHNOLINGUISTIQUE, Jeux, Langues de France, Livre, Loisirs, PATRIMOINE.S, Territoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : occitan, médoc, patrimoine oral, patrimoine immatériel comptines en oc, patrick lavaud. |
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dimanche, 08 avril 2012
OUF ! Soixante-dix ans après, la première enquête ethnomusicologique programmée par le Musée national des arts et traditions populaires enfin en ouvrage, mais aussi en ligne: consulter ici !!!

Cl. J. Auboyer ; mairie de Plogastel-Saint-Germain, le 7 août 1939.© MUCEM.
Par la grâce de Marie-Barbara Le Gonidec du MUCEM, de l'association DASTUM en Bretagne et du CTHS (Comité des travaux historiques et scientifiques) à Paris, et avec le concours d' Yves de France, Christophe Fouin, Gilles Goyat, Silvia Pérez-Vitoria, Michel Valière, voici enfin livrés au public les résultats de la première enquête ethnomusicologique programmée par le Musée national des ATP, malheureusement interrompue par l'entrée en guerre de la France en 1939. Longtemps dispersés, les différents éléments ont pu être rassemblés et préparés pour l'édition scientifique.
Cet ouvrage, préfacé par Charles Quimbert (directeur de Dastum) et Luc-Charles Dominique (professeur d'ethnomusicologie à l'Université de Nice), comporte la présentation méthodologique ainsi que le compte rendu intégral de la mission. Grâce au DVD-rom inclus on peut apprécier les résultats d'ensemble : 200 chants traduits et transcrits musicalement et phonétiquement ; 18 airs d'accordéon ; 11 airs de biniou-bombarde ; 437 photographies noir et blanc ; 23 minutes de film muet...
Le confort musical n'est certes pas au rendez-vous, vu qu'il s'agit de brut d'enregistrements sur disques 78 tours déjà anciens. Mais ces documents fragiles figurent parmi les plus anciens en matière de musique et danse en Basse-Bretagne; c'est à ce titre-là qu'ils doivent être reçus, écoutés et considérés.
Dans toutes les librairies classiques ou directement auprès de DASTUM ou du CTHS.
Un beau cadeau de Noël très spécialisé, mais unique en son genre !
ISBN :978-2-7355-0704-7
SODIS :F30755.4
Prix : 39 €
La Mission de folklore musical en Basse-Bretagne de 1939 du MNATP en ligne maintenant !
Suite à sa publication sous forme d'un livre-DVD (CTHS- Dastum, 2009), voici le site de la mission :
http://bassebretagne-mnatp1939.com/
Effectuée du 15 juillet au 27 août 1939 par le Musée National des Arts et Traditions Populaires de Paris, cette mission est conduite par la musicologue Claudie Marcel-Dubois (1913-1989) et le linguiste l'abbé François Falc'hun (1909-1991), assistés de Jeannine Auboyer (1912-1990).
Les enquêteurs ont enregistré 7 heures de musique, pris 437 photographies noir et blanc, tourné 25 minutes de film muet et produit de nombreux documents écrits (correspondance, questionnaires d'enquêtes, carnets de terrain, notations musicales et transcriptions linguistiques, rapports, conférences...).
La totalité des archives de la mission, produites entre 1939 et 1972, est désormais accessible sur ce site.
Quatre possibilités sont offertes pour y accéder :
- Un moteur de recherche permet de faire une recherche libre.
- Consulter le fonds : amène à l'inventaire des fonds, classé chronologiquement et thématiquement.
- Faire une recherche : trouvez un document précis en remplissant un formulaire de recherche simple ou en combinant plusieurs critères.
- Visite guidée : repartiez sur le terrain avec les enquêteurs, et allez à la rencontre des informateurs qui ont chanté, joué et dansé pour eux en cet été 1939.
Bonne visite !
Marie-Barbara Le Gonidec
Responsable du département de la musique et de la phonothèque
Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée
(ancien Musée National des Arts et Traditions Populaires)
6, avenue du Mahatma Gandhi
75116 Paris, France
tél. 33 (0)1 44 17 60 92
fax 33 (0)1 44 17 60 60
marie-barbara.le-gonidec@culture.gouv.fr
www.mucem.org
www.cornemuses.culture.fr
http://bassebretagne-mnatp1939.com
18:26 Écrit par belvert dans À propos, Arts populaires, CHANSON POPULAIRE, ETHNOLINGUISTIQUE, Ethnologie, Ethnomuséographie, Ethnomusicologie, Langues de France, Musique, PATRIMOINE.S, sociologie, Territoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : ethnomusicologie, claudie marcel-dubois, françois falc'hun, jeanine auboyer, basse-bretagne, mnatp, mucem, marie-barbara le gonidec, cths, dastum, silvia pérez-vitoria, christophe fouin, yves defrance |
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vendredi, 29 juillet 2011
PORTES OUVERTES du CIRDOC pendant la durée du Village Occitan de la Féria de Béziers
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Du 11 au 15 août 2011 sans discontinuer, et de 13h à 20h chaque jour, Venez découvrir le patrimoine occitan au CIRDÒC en profitant des collections et de la fraîcheur douce dans le bâtiment... Vous serez accueillis avec plaisir par l'équipe du CIRDOC avec au programme : De 13h à 18h: Ouverture des salles de lecture, consultations et emprunts ou restitution de documents, conseils... Entre 17h et 20h : Visites commentées de l'exposition "Jòga !". Cette exposition originale et exceptionnelle, conçue par le CIRDOC en partenariat avec des spécialistes du théâtre d'òc contemporain, y est installée jusqu'au 23 Décembre 2011. "Revivez 42 ans (1968-2010) de création d'un théâtre populaire contemporaine en Occitanie et découvrez l'aspect original et bien vivant de la création occitane actuelle,expression artistique à la fois militante et populaire, qui perdure au sein de nombreuses compagnies professionnelles et amateurs d'aujourd'hui". Ne manquez pas cette agréable occasion d'aller à la rencontre, gratuitement, de 1000 ans de culture occitane ! À deux pas en sortant du CIRDÒC, le village occitan vous tendra les bras et ensoleillera votre soirée avec de la musique, de la danse, du chant et de la gastronomie "à la mode d'ici". Pour plus de renseignements n'hésitez pas à contacter : 04 67 11 85 10 ou secretariat@cirdoc.fr (version occitane ci-après) |
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De l'11 al 15 d'agost, de longa, de 1 ora de la tantossada a 8 oras del ser, cada jorn (dimenge e feriat tanben), Lo patrimòni occitan vos espèra per vos far regalar l'esperit, dins la doça frescor del bastiment del CIRDÒC, al calme, legiretz, escotaretz de musica o agacharetz de vidèos... Amai los pichons i pòdon venir! La còla del CIRDÒC, mobilizada per l'eveniment, vos aculhirà amb plaser amb per programa Entre 13h e 18h: salas de lectura dobèrtas, conselhs, consultacion de libres, manlèus, retorns de documents manlevats etc. Entre 17h e 20h: vesitas comentadas de la mòstra "Jòga!" (a respècte de la demanda). Aquela mòstra es tant originala coma excepcionala, que Lo CIRDÒC la concebèt amb l'ajuda d'especialistas del teatre d'òc contemporanèu. Demorarà en plaça fins al 23 de Decembre de 2011. "I vos assabentaretz de 42 ans (1968-2010) de creacion teatrala d'òc, e i tastaretz de l'originalitat dels creators del teatre occitan d'a l'ora d'ara, expression artistica a l'encòp militanta e populara, inventiva e que se perlonga bravament uèi, demercé lo trabalh de companhiás professionalas e d'amators tanben". Aquela escasença bèla e agradiva de venir prene lo fresc en tot tastar, a res non còst, de la riquesa de mila ans de cultura occitana, la manquetz pas! Amai al sortir d'aquí, a quatre passes, lo vilatge occitan vos aculhirà per una brava serada de musica, de dança,
de cançons amb de bonas taulas "a l'occitana". Per ne saber mai sonatz al 04 67 11 85 10 o mandatz un messatget a 'secretariat@cirdoc.fr' |
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08:23 Écrit par belvert dans À propos, Actualités occitanes, Annonce d'EXPOSITIONS, ARCHIVES SONORES, CHANSON POPULAIRE, ETHNOLINGUISTIQUE, Histoire, Langues de France, LESPIGNAN, Livre, Loisirs, Manifestations, PATRIMOINE.S, Territoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : cirdoc, béziers, occitan, occitanie;occitanisme |
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mardi, 28 juin 2011
Comunicat – Communiqué : « Anem Òc! Per la lenga occitana! », à TOULOUSE, le 31 mars 2012 !
2012 serà un moment important de la vida politica. L’eleccion a la presidéncia de la Republica es tojorn un moment fòrt de mobilizacion e d'atencion dei responsables politics a çò que se ditz dins la societat.
Lo movement occitan deu mai que jamai se i faire ausir publicament e i portar lo messatge qu’es lo sieu despuei Carcassona 2005 : « Anem Òc ! Per la lenga occitana ! ».
Lo 31 de març de 2012, de desenaus de miliers de personas se recamparàn a Tolosa per la lenga occitana, cridats per unei grandeis organizacions culturalas mentre que d’autrei lengas de França (Bascos, Bretons, Catalans…) manifestaràn tanben lo meteis jorn dins sa region, ambé de revendicacions comunas.
…De milierats de personas vendràn de totei lei regions occitanas, de Provença, dau Lengadòc, d’Auvernha, de Lemosin, ò de Gasconha ò encara de la Vau d’Aran (territòri de l’Estat espanhòu que l’occitan i es lenga oficiala), e dei Valadas occitanas d’Italia per exigir qu’une lèi done enfin de garantidas e de drechs vertadiers ai lengas regionalas.
Toteis aquelei que vendràn a Tolosa an en comun la volontat de veire se metre en plaça una politica linguistica publica coerenta e volontarista per lo desvolopament de l’occitan (ò lenga d’òc) sus l’ensems dei regions occitanas.
Aqueste recampament, après aquelei de 2005, 2007 e 2009, deu mostrar que l’occitanisme, lei manifestants, an la capacitat de s’apropriar una granda vila, que son totjorn motivats e de mai en mai per transmetre son messatge.
Messatge ja fruchós puei que d’unei responsables politics l’an entendut. De regions començan de metre en plaça una politica de desvolopament de l’occitan.
Mais aquò basta pas !
Totei lei regions, totei lei despartaments ambé lei comunautats de comunas e lei comunas qu’an l’occitan en partatge, se devon mobilizar. L’occitan e sa cultura son lo ben comun de toteis aquelei que rèstan en país d’òc, que l’i siegan nascuts ò pas, que parlan la lenga ò pas.
L’Estat tarda de prendre consciéncia dau problèma de la diversitat culturala.
La reconoissença simbolica dei lengas regionalas dins l’article 75-1 de la Constitucion auriá poscut faire creire que s’engatjava dins la bòna via, que donava, dau mens dins lo principi, de garantidas de drech per aquestei lengas.
Au contrari, lo Conseu Constitucionau, vèn i a gaire (decision dau 20 de mai de 2011 - n°2011-130QPC) de demostrar qu’èra ren qu’una engana… que : « cet article [75-1] n’institue pas un droit ou une liberté que la Constitution garantit. »
L’Estat reconois adonc tojorn ges de drech e libertat per lei lengas regionalas e toteis aquelei que lei parlan.
Per ansin ven mai qu’urgent qu’une lèi done a la lenga occitana un quadre legau que ne’n permete la transmission e lo desvolopament dins l’educacion, la cultura, lei medias, e la vida publica, sus l’ensems de l’espaci occitan.
Es per aquò qu’avèm causit de manifestar lo 31 de mars de 2012, tot bèu just quauquei setmanas avans l’eleccion presidenciala e leis eleccions legislativas. Leis elegits a venir devon prendre d’engatjaments.
Avèm de revendicacions simplas e claras qu’an ren d’estranh quand se vei çò que se passa autra part en Euròpa e quand se saup l’importància qu’a per lo monde de nòstrei regions son identitat culturala e linguistica.
Se desiram interpelar la populacion e leis elegits, precisam pasmens qu’aquò se fa fòra tota preocupacion partisana. Nòstre movement es independent.
Ambé vòstre sosten e la participacion de totei, farem de la Manifestacion de 2012, un eveniment de granda portada per l’avenidor de la lenga occitana (ò lenga d’òc) e deis autrei lengas dichas regionalas.
Coordinacion « Per la lenga Occitana ! »:
● Institut d'Estudis Occitans, organisme culturau reconoissut d'utilitat publica,
● Confederacion Calandretas, escòlas occitanas associativas laïcas,
● Òc-Bi, associacion de parents d'escolans per l'ensenhament bilingüe public,
en partenariat ambé Convergéncia Occitana.
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2012 sera un moment important de la vie politique. L’élection à la présidence de la République est toujours un moment fort de mobilisation et d'attention des responsables politiques à ce qui se dit dans la société.
Le mouvement occitan doit plus que jamais s’y faire entendre publiquement et y porter le message qui est le sien depuis Carcassonne 2005 : « Anem Òc ! per la lenga occitana ! ».
Le 31 mars 2012, des dizaines de milliers de personnes se rassembleront à Toulouse en faveur de la langue occitane à l’appel de plusieurs grandes organisations culturelles tandis que d’autres langues de France (Basques, Bretons, Catalans…), manifesteront également ce même jour dans leur région, avec des revendications communes.
…Des milliers de personnes viendront de toutes les régions occitanes, de Provence, du Languedoc, d’Auvergne, du Limousin, ou de Gascogne ou encore du Val d’Aran (territoire de l’Etat espagnol où l’occitan est langue officielle), et des Vallées occitanes d’Italie (Province du Piémont) pour exiger qu’une loi donne enfin des garanties et de véritables droits aux langues régionales.
Tous ceux qui viendront à Toulouse ont en commun la volonté de voir se mettre en place une politique linguistique publique cohérente et volontariste pour le développement de l’occitan (ou langue d’oc) sur l’ensemble des régions occitanes.
Ce rassemblement, après ceux qui eurent lieu en 2005, 2007 et 2009, doit montrer que l’occitanisme, les manifestants, ont la capacité de s’approprier une grande ville, que la motivation est toujours présente et même croissante pour transmettre son message.
Message qui a déjà porté quelques fruits. En effet, un certain nombre de responsables politiques l’ont entendu. Certaines régions commencent à mettre en place une politique de développement en faveur de l’occitan.
Mais cela ne suffit pas !
Toutes les régions, tous les départements ainsi que les communautés de communes et les communes, qui ont l’occitan en partage, doivent se mobiliser. L’occitan et sa culture sont le bien commun de tous ceux qui vivent en pays d’oc, qu’ils y soient nés ou pas, qu'ils parlent la langue ou pas.
L’État tarde à prendre conscience du problème de la diversité culturelle.
La reconnaissance symbolique des langues régionales dans l’article 75-1 de la Constitution aurait pu faire croire qu’il s’engageait sur la bonne voie, qu’il introduisait, du moins dans le principe, des garanties de droit pour ces langues.
Or, le Conseil Constitutionnel, tout récemment (décision du 20 mai 2021 - n°2011-130QPC) vient au contraire de préciser que ce n’était qu’un leurre… que « cet article [75-1] n’institue pas un droit ou une liberté que la Constitution garantit. »
L’État ne reconnait donc toujours aucun droit et liberté pour les langues régionales et ceux et celles qui les parlent.
Il devient donc urgent qu’une loi donne à la langue occitane un cadre légal qui en permette la transmission et le développement dans l’éducation, la culture, les médias, et la vie publique, sur l’ensemble de l’espace occitan.
C’est pour cela que nous avons choisi de manifester le 31 mars 2012, à quelques semaines de l’élection présidentielle et des élections législatives. Les futurs élus doivent prendre des engagements.
Nous avons une série de revendications simples et claires qui n’ont rien d’étrange quand on regarde ce qui se passe ailleurs en Europe et lorsque l’on connaît l’importance qu’attache la population de nos régions à son identité culturelle et linguistique.
Si nous souhaitons interpeller la population et les élus, nous précisons très clairement que cela se fait en dehors de toute préoccupation partisane. Notre mouvement est indépendant.
Avec le soutien et la participation de tous, nous pouvons faire de la Manifestation de 2012, un événement de grande portée pour l’avenir de la langue occitane (ou langue d’oc) et des autres langues dites régionales.
Coordinacion « Per la lenga Occitana ! »:
Institut d'Estudis Occitans, organisme culturel reconnu d'utilité publique
Calandreta, écoles occitanes associatives laïques
Òc-Bi, association de parents d'élèves pour l'enseignement bilingue public
en partenariat avec Convergéncia Occitana.
08:37 Écrit par belvert dans À propos, Actualités occitanes, ETHNOLINGUISTIQUE, Langues de France, Manifestations, Territoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 27 juin 2011
L'occitan à la portée de chacun à Aurillac
L’Institut d’Etudes Occitanes du Cantal, dans le cadre de son Réseau d’Enseignement Territorial, propose un atelier d’occitan « portes ouvertes »
Cet atelier est ouvert à ceux qui ont la curiosité de la langue, à ceux qui parlent déjà "patois" en famille, à tous ceux qui ont envie d’apprendre ou d’approfondir leurs connaissances de l’Occitan.
Cette soirée permettra de rencontrer les intervenants, Bernard GIACOMO et Fabienne BESSEYROT,
ainsi que les personnes qui suivent le cours depuis le début de l’année.
Une rencontre pour découvrir ou redécouvrir la langue et la culture occitanes.
16:52 Écrit par belvert dans À propos, Actualités occitanes, ETHNOLINGUISTIQUE, Manifestations, PATRIMOINE.S, Territoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mardi, 12 octobre 2010
Les Éditions du CTHS ont le plaisir de vous annoncer la re-impression de l’ouvrage intitulé " Lectures de l'atlas linguistique de la France..."
Lectures de l'atlas linguistique de la France de Gilliéron et Edmont
Du temps dans l'espace
par Guylaine Brun-Trigaud, Yves Le Berre et Jean Le DûL’Atlas linguistique de la France, paru entre 1902 et 1910, comporte 1 421 cartes complètes (et 499 cartes partielles) de grand format établies par le linguiste Jules Gilliéron à partir des enquêtes dialectologiques réalisées par Edmond Edmont dans 639 communes de la France romane « et de ses colonies linguistiques limitrophes » (en Belgique, Suisse, Italie) au cours des dernières années du XIXe siècle. Une carte d’atlas, sur laquelle les mots sont notés en alphabet phonétique, peut rebuter le non-spécialiste. Il s’agit pourtant d’un monument irremplaçable, rare témoignage d’une civilisation rurale millénaire, de type oral, qui achève de s’éteindre aujourd’hui. Cet ouvrage se propose d’aider le lecteur à y trouver son chemin, en présentant 500 cartes en couleurs qui révèlent, sous l’apparent foisonnement des formes, des zones cohérentes aux plans tant lexical, morphologique et phonétique.363 p., 15 x 22 cm, il couleur
ISBN 978-2-7355-0592-0 / SODIS F30617.9 Chez votre libraire classique.
2010 - prix 40€
http://cths.fr/ed/edition.php?id=3882
17:41 Écrit par belvert dans ETHNOLINGUISTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : france, belgique, italie, suisse, cths, erhnolinguistique, atlas linguistique, gilliéron, edmont, guylaine brun-trigaud, yves le berre et jean le dû |
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mercredi, 06 janvier 2010
Déguster un petit bijut de Sète, ça vous dirait ?
"Sur la plage abandonnée / Coquillage et crustacés...; ce distique de La Madrague me revient en boucle ces jours-ci. Très people, Belvert, cet été !
Comme par enchantement, Sèverin, qui ne manque jamais d'à propos, sur le chemin du retour vers son Vendômois d'adoption, est passé en coup de mistral du côté de Belvert, et a laissé dans le bas du frigo, une poche en plastique avec cinq ou six "bijuts", auquel il n'a pas voulu faire du mal en les goûtant...
Là, avec cette petite attention, il tenait sans doute à se faire bien voir d'un paternel ronchon et grincheux de se sentir, en plein été, aussi loin de l'iode de la Mare Nostrum. Mais avec les bijuts, le beau fixe s'installe dans le corps et dans l'âme !
En fait, c'est une vieille histoire paternelle et sétoise. Le "bijut" on le sait est un délice "sétori"... que ma pyrénéenne de mère ne voulut jamais goûter, si ce n'est pour un simple essai peu réussi...
Vous voulez goûter ? Encore faut-il en trouver à l'étal de l'écailler ! Soit. Supposons le problème résolu.
Mais bon, passons, revenons à nos "bijuts". Et d'abord, s'agissant du goût, je vous le dis tout de go: le goût est fortement iodé... Très.
J'en connais qui vont se ruer sur leur dico de prédilection et qui en seront pour leur temps, disant "encore un truc de patois... d'oc". Oui, c'est sûr, mais les autochtones ont leurs habitudes alimentaires et linguistiques, et les sétoris ne font pas exception. Aussi, faute de dictionnaire de sétori, je propose une première approche piscénoise, vu la proximité de Pézénas avec l'étang de Thau. Emile Mâzuc, dans sa "Grammaire languedocienne: dialecte de Pézénas" (éd. Toulouse, 1899; rééd. Genève, Slatkine, 1970) propose pour définition, en toute simplicité, p. 247: Bichut : sorte de coquillage comestible pour les personnes que sa forme et sa couleur ne dégoûtent point" (sic !)
Vous voilà prévenus... Le plus récent ouvrage (2000) "Le Parler palavasien (La Lenga dau Grau de Palavas): Eléments de grammaire et de lexicographie" ( éd. par "Lus dezenau") prend une posture plus neutre avec, page 135 "bijûs": Violet ou patate de mer. Nous voilà donc mieux renseigné sur sa forme "patate de mer" (d'autres écriront "truffe" au lieu de "patate"), et sur sa couleur qui est aussi l'un de ses noms en français, comme on peut le lire dans le T.L.F. : VIOLET " Variété de mollusque gastéropode comestible" avec à l'appui cette citation d'un poète : "J'ai signalé mon goût pour les fruits de mer. (...) le « violet » (...) ressemble extérieurement à une truffe, mais son intérieur, d'un rouge sanguinolent, exhale l'âcre arome de toutes les rosées de Neptune (JAMMES, Mém., 1923, p. 36).
Eh bien voilà, on peut passer à la dégustation...
Les occitanistes voudront connaître les autres appellations (citées par Mistral, par exemple, dans Lou Trésor... page 1116) : Vichet, bichet, Bichut, Bijut, précisant en outre qu'il a "sept saveurs et sept couleurs".
Laissez-vous donc tenter par ce petit animal, le "bijut", plus connu sous le nom scientifique d'"ASCIDIE SOLITAIRE" sur lequel se penchent tant de chercheurs, vu sa place originale parmi Les Chordés... Suivez ce lien : <a href="http://lesgourmandisesdephilippe.zumablog.com/index.php?sujet_id=7528">http://lesgourmandisesdephilippe.zumablog.com/index.php?sujet_id=7528</a> , et encore
http://209.85.135.104/search?q=cache:jMDcIgWfq5UJ:www.mer... , ou encore celui-ci : http://209.85.129.104/search?q=cache:8hlxnsNLdlgJ:www.fut..., et plus généralement, celui-ci : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ascidiacea
P.S. Si un visiteur a la possibilité de nous adresser une photo personnelle et libre de droits d 'une photo de "bijut" et une autre de bijut ouvert, nous en serions reconnaissants. Merci d'avance. M.V.
Cette note déjà publiée le 9 août 2008 vient de recevoir ce jour, 6 janvier 2010 une réponse positive et sympathique de Jean-Paul D., en provenance des Martigues dans les Bouches-du-Rhône :
Eh bien merci, Jean-Paul. pour ces deux photos qui viennent si justement compléter notre note. Soyez-en vivement remercié !
Salutations et compliments à vous.


18:31 Écrit par belvert dans ETHNOLINGUISTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : bijut, bichut, vichet, bichet, violet, ascidie solitaire |
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lundi, 14 décembre 2009
Une traduction de Michel Gautier: Les Saisons saintongeaises de Pierre Jônain

Geste édition, vient de publier cet ouvrage (ISBN978-2-84561-608-0) au prix de 13 €.
Au fil des saisons, Pierre Jônain fait revivre les travaux et les fêtes, avec poésie mais aussi avec précision. Il dresse un tableau animé de la vie rurale au début du 20° siècle...
Michel Gautier, par sa traduction experte mise en regard du texte original, nous offre l'œuvre du "Virgile santongeais" à (re)-découvrir.
20:37 Écrit par belvert dans ETHNOLINGUISTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : saintonge, saintongeais, pierre jônain, michel gautier, geste édition |
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lundi, 16 novembre 2009
Une soirée de langue régionale en Saintonge
Matinée Paul Monteau
Le folklore, la langue et la poésie seront à l’honneur, samedi 21 novembre 2009 à 14 h 30, à l’Auditorium de la Brée-les-Bains, dans l’île d’Oléron, pour une matinée Paul Monteau, avec la participation des patoisants et de la SEFCO (Société d’Ethnologie et de Folklore du Centre-Ouest).
La SEFCO est avant tout une société d’études, société savante qui s'est donné pour mission de recueillir, conserver et défendre le patrimoine culturel, artistique, ethnologique, linguistique, des anciennes provinces de Poitou, Aunis, Saintonge et Angoumois.
Préserver et mettre en valeur la culture saintongeaise, resserrer les liens entre les praticiens de la langue régionale, voilà le but de ces matinées.
Tout comme Odette Comandon et Goulebenéze qui ont une matinée, la SEFCO a voulu mettre en valeur ce personnage haut en couleurs, Paul Monteau, qui a pansé les maux des gens sur le continent et dans l’île. Après une présentation de la vie et de l’œuvre de ce Charentais les "patoisants" qui charment les ondes des radios locales comme Marlène Valet, Andrée Millot, Roger Bithonneau, Finosia apporteront leur concours linguistique tout comme ceux du continent à l'exemple de La P’tite Châtenette, La Mère Élodie, Simone Gervreau, Rosalie qui animent bien des soirées mais aussi les colonnes d’Aguiaine-Le Subiet, le Jhavasson, Papy Marcel, le Beurdassou…
Pour tout renseignement et pour tout abonnement, s’adresser à SEFCO, maison de Jeannette, 51, rue de la Garousserie, Les Granges – 17400 Saint-Jean-d’Angély.
Tél./Fax 05 46 32 03 20
Site www.sefco-subiet.eu/
Courriel sefco17@wanadoo.fr
10:48 Écrit par belvert dans ETHNOLINGUISTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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samedi, 26 juillet 2008
Travaux et publications de Liliane Jagueneau en rapport avec des corpus oraux...
Comme suite à plusieurs sollicitations de chercheurs en littérature orale et notamment sur ce qui concerne la transcription des textes et le traitement de l'oral, voici, en lien une liste de travaux de notre collègue Liliane Jagueneau de l'Université de Poitiers. Suivre ce lien:bibliolittorale.doc
14:39 Écrit par belvert dans ETHNOLINGUISTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : liliane jagueneau, littérature orale, traitement des corpus oraux, michel valière |
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jeudi, 22 mai 2008
Un nouveau (GRAND) pas en faveur des "langues de France": L'Assemblée inscrit (enfin) la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution.
Selon l'agence France Presse à Paris, L'Assemblée nationale a voté jeudi (à la quasi-unanimité) un amendement au projet de loi sur la réforme des institutions visant à inscrire la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution.
"Les langues régionales appartiennent au patrimoine" de la Nation, prévoit cet amendement présenté par le président de la commission des Lois, et qui complètera l'article 1 de la Constitution. Cette disposition était demandée depuis très longtemps par de nombreux parlementaires de toutes tendances politiques.
L'ensemble des groupes avaient déposé des amendements similaires. Ils avaient tous été rejetés par la commission des Lois la semaine dernière.
La garde des Sceaux s'est dite "favorable" à cette inscription des langues régionales dans la Constitution. M. Bayrou a exprimé "la satisfaction" de celui qui "mène le combat pour les langues régionales depuis longtemps": "C'est un pas en avant important", a-t-il déclaré.
Jean-Jacques Urvoas a estimé que "cela va dans le bons sens pour l'épanouissement des langues régionales". "Enfin les langues régionales vont être reconnues !", s'est exclamé le député Philipe Folliot tandis que Marc Le Fur, l'un des députés les plus en pointe dans la défense des langues régionales, s'est réjoui de "quelque chose de positif".
Pour Patrick Braouezec, "l'unité n'est pas l'uniformité".
Mettant en exergue la convergence de vues des députés de tous bords dans cette discussion, Arnaud Montebourg a plaidé pour que la discussion sur l'ensemble du texte se déroule dans le même esprit : "C'est ici que cela doit se décider, entre nous. Nous souhaitons travailler ainsi jusqu'au bout, dans cette optique".
Une si belle "quasi-unanimité" ne peut que réchauffer le cœur de tous les militants, anonymes ou de premier rang, qui depuis longtemps œuvrent à cette reconnaissance de langues et cultures "autres", et je soulignerai parmi elles l'Occitan dont on sait que la riche littérature a nourri le patrimoine littéraire de l'Europe avec les premiers troubadors et le premier Prix Nobel attribué à un écrivain français (en 1904) pour son œuvre en langue provençale (= occitane): Frédéric Mistral.
J'imagine aussi la joie des gens du Poitou-Charentes, du Limousin, de Bretagne romane et celtique, ou des Catalans du Nord... et celle de tous les représentants de ces 75 langues régionales, ou de l'immigration.
Mais ceci n'est qu'une étape...
19:51 Écrit par belvert dans ETHNOLINGUISTIQUE | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : langues régionales, occitan, poitevin, breton, catalan, basque créoles, picard |
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mardi, 15 janvier 2008
Quand la co-pilote de Belvert marque sa différence ...
Ce jour-là, la co-pilote Michèle Gardré-Valière se mit à parler d'un tout petit village de Saintonge à tous ceux qui attendaient qu'on les entretienne de l'Aunis ( Île de Ré, La Rochelle, etc...)...
Pour accéder au texte de la conférence de M.G.-V., suivez ce lien :
Approche ethnolinguistique d’un toponyme saintongeais.doc
Pour tous renseignements sur l'Association d'Histoire et de géographie en pays aunisien, achats au numéro ou abonnements : AHGPA, c/o Monsieur Hervé Lamoureux, 4 Allée du Jaud, 17540 BOUHET.
23:50 Écrit par belvert dans ETHNOLINGUISTIQUE | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : aunis, association d'histoire et de géographie en pays aunisien, ethnolinguistique, toponymie, les galipeaux |
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lundi, 24 décembre 2007
"Patois du Poitou et de la Charente"
En parcourant le site personnel du Linguiste Claude Hagège, Professeur au Collège de France (1982)http://claude.hagege.free.fr/html/biographie/cv-claude_ha..., nous pouvons relever, parmi les nombreux terrains parcourus pour la connaissance des langues du monde, cette ligne ;"année 1972 : patois du Poitou et de la Charente", qui prend place au côté de la langue mbum du Cameroun, du Chinois, des langues mundang, tuburi et guiziga du Cameroun, encore, du Guarani, du kaqehitel du Guatemala, du russe etc... On sait que cet éminent professeur, qui n'est pas inconnu des Poitevins, puisqu'il professa quelques années à Poitiers, connaît plusieurs dizaines de langues et qu'il est considéré comme l'un des plus grands linguistes du monde. Eh bien, on voit aussi que ce professeur traite avec le même sérieux - et parce qu'il s'agit de choses profondément humaines - les langues d'immenses territoires, celles de groupes ethniques plus restreints et jusqu'aux langues et parlers de territoires de proximité comme l'occitano-pyrénéen de la vallée de Barèges, ou le "patois du Poitou et de la Charente".
Les visiteurs de Belvert en provenance du Centre-Ouest apprécieront à sa juste valeur l'intérêt de ce chercheur (médaille d'or du CNRS) porté aux parlers (et donc à la culture) de ces territoires, parlers et cultures souvent délaissés et moqués par leurs tenants mêmes.
Respect, Professeur Claude Hagège, et merci de vos enseignements si précieux!
10:30 Écrit par belvert dans ETHNOLINGUISTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : Claude Hagège, Poitou, Charentes, Occitan, Pyrénées |
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lundi, 15 octobre 2007
Ouvrage recommandé aux praticiens de l'occitan dans ses variantes régionales.
La section drômoise de l’Institut d’Estudis Occitans et les Éditions littéraires et linguistiques de l’université de Grenoble (ELLUG) ont le plaisir d’annoncer la parution prochaine du DICTIONNAIRE des DIALECTES DAUPHINOIS, anciens et modernes par l'abbé Louis MOUTIER :
Édition, introduction, bibliographie et notes de Jean-Claude RIXTE ; saisie informatique et cartographie de Jean-Alexandre CLUZE ; (Essai de transcription en graphie classique en annexe).
Préface de Jean-Claude BOUVIER, Professeur émérite de langue et culture d’oc de l’Université de Provence.
Éditeurs : IEO-Drôme et ELLUG, 2007
Cet ouvrage est actuellement en souscription jusqu’au 15 décembre 2007 au prix de 28 euros. (Le prix public sera de 35 euros).
L’ouvrage contient :
- Carte linguistique du Dauphiné d’après Louis Moutier (verso de la 1ère de couverture et recto du 1er feuillet, en couleur) ;
Préface et Introduction (28 pages), dont :
- Tableau des signes et abréviations conventionnels
- Tableau des signes phonétiques utilisés
- Tableau des localisations données par Louis Moutier
Le Dictionnaire de Louis Moutier (702 pages)
Annexe contenant la transcription en graphie classique (2 pages d’introduction dont tableau des graphèmes + 142 pages)
Bibliographie (15 pages), dont :
I. Sources utilisées par Louis Moutier
II. Ouvrages et articles utilisés pour l’édition du dictionnaire de Louis Moutier (sources secondaires).
Format : 17 x 24 cm. 902 pages.
Carte intérieure en quadrichromie.
Couverture quadrichromie recto/verso ; reliure carton.
ISBN : 2-9513518-6-0
20:30 Écrit par belvert dans ETHNOLINGUISTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : Occitan, Dauphinois, Drôme, Abbé Louis Moutier, Jean-Claude Bouvier, Jean-Claude Rixte, IEO-Drôme |
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jeudi, 23 août 2007
Galinètas, marivoles et autres bêtes à Bon Dieu
On nous sollicite souvent sur les "formes brèves' et autres comptines. Concernant les coccinelles, en voici trois exemples, les deux premières en Haut-Poitou, la troisième en Bas-Languedoc:
"Mon petit prompron rouge
De quel côé me marierai-z-i ?
pron pron pron maroton,
De quel côté me marierai-z i ?
Marivole, vole, vole,
Prends ton manteau
Et va à l'école
A-vec ta mè-re !
Galinette monte au Ciel
Si tu ne montes pas,
Je te coupe une aile...
etc... Merci de rajouter en commentaire vos connaissances en la matière.
Pour approfondir la question de ces petites formes en direction du petit animal si sypathique ( à condition qu'il ne vienne en grappe avec ses congénères sur vos jambes, voici deux références bibliographiques fondamentales :
1°) RAVIER Xavier, "Définition des ethnotextes: quelques considérations sur les formes minimales de l'ethnotexte", in : La recherche sur les ethnotextes: réflexions pour un programme: actes de la table ronde du CNRS... les 13 et 14 octobre 1980, Paris, Éd. CNRS, 1984, pp. 35-49.
Signalons, à l'appui, l'"Atlas linguistique et ethnographique de l'Ouest" par Geneviève Massignon & Brigitte Horiot, éd. du CNRS, qui consacre une annexe "formulettes relatives à la coccinnelle" en complément de la carte 445, dans son volume II (1974).
2°) Je vous signale aussi la réf. suivante:
AEBI Dora, Der Marienkäfer; seine französische namen und seine Bedeutung im Volksglauben und Kinderspruch, Thèse de Zurich. Aarau, Sauerländer, 1932, x-127 p.
De cette thèse, Arnold Van Gennep écrit dans sa bibliographie (N° 3109): excellente étude comparative, classement rationnel et interprétation magico-religieuse de la formule de la Coccinelle; nombreux documents inédits
10:30 Écrit par belvert dans ETHNOLINGUISTIQUE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : coccinelles, comptines, littérature orale, ethnolinguistique, ethnotexte, Belvert |
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lundi, 02 avril 2007
Je deviens vieux en apprenant toujours...
Je ne sais plus si c'est Plutarque ou Solon qui racontait cela, mais depuis bien longtemps j'avais fait mienne cette maxime. Ainsi, pas "plus tard que" (calembour presque involontaire), cette après-midi même, c'est de "stolon" (et pas Solon, bien sûr) dont il s'est agi.

Bon, tout ça est un peu tiré par les cheveux, mais de cheveux il est presque question. En effet, alors qu'avec Ma-dame-de-Belvert nous en étions à musarder, lézarder, et papoter pour savoir lequel des deux travailleurs du chapeau allait bien pouvoir accomplir le rituel bi-quotidien du passage par les eaux lustrales de la vaisselle* du jour, Madame-ma-Voisine, vous vous souvenez du jardinier habile qui arrive à produire des chails avec son jeune pommier ? eh bien l'épouse dudit monsieur, vient au sens propre... ramener sa fraise ! ou plutôt apporter deux pieds de fraisiers. Le sang de l'ethnographe - qui n'est déjà plus en herbe - se mit à carburer lorsque notre aimable visiteuse se lança dans des explications plutôt, botaniquement parlant, précises, et que vint à lui échapper le petit mot de "stolon" ???? Non pas Stallone, jeunes lecteurs, ni "Solon", héllénistes érudits, mais "stolon".
Franchement là, le trou ? Oui, le trou ! Je sais que certains vont ricaner, rignocher, brocarder. Non, ça ne pouvait pas être du "patois" fut-il "vendéen" de la Vendée, ni "poitevin" privé de son trait d'union avec son frère "saintongeais", encore moins du (néo)- "saintongeais" tel qu'il est défini dans L'Hebdo de Charente-Maritime du 29 mars 2007:" un parler oral avec comme base la langue française (...) composéd'un socle de mots typiquement saintongeais enrichi de mots en français écorché"... Là, j'éprouve un certain malaise, puisque pendant 40 ans et plus, je me suis évertué à expliquer aux "autochtones" qu'ils avaient à faire à une langue, aussi digne que les parlers d'oc et non à un français "escharogné"... Malaise dans la civilisation, expliquait Sigmund de Vienne !
Le premier "dico" sous la main me lâche :STOLON, "Ramification rampante de la base de la tige d'une plante. En s'enracinant, un stolon peut donner une nouvelle plante."
Ouf pas écorché ! mais bien français à base latine, stolo, stolonis: littéralement "rejeton".
La honte donc au pilote de Belvert, qui s'est toutefois bien assuré avant de rédiger cette note de contrition et de cendres sur la tête, que dans le jardin de Belvert s'il y traînait bien quelques cheveux, "daus stolons, o y en avait jhamais eu ! O y a pas de Thieu cheu nousautres".
Vous voyez mes bons amis, j'avais une excuse, tout de même!
Et un grand merci à vous, Madame-ma-Voisine, car ce soir, avec ma "patronne", eh bien "i me coucherai moins sot qu'i en ai l'air".
NDLR:
*-"Vaisselle": vieille coutume ancestrale que conservent avec soin certaines personnes (généralement au féminin), mais qui, lorsque personne est au masculin, s'accomplit plutôt au moyen d'une machine alternative (pas rotative: ça casserait tout !) Ce sont donc les hommes qui font perdre les traditions en inventant des trucs pas possibles pour y échapper etc... Vous connaissez la suite de ce discours. Inutile donc d'empoisonner la toile avec mes histoires à dormir debout de bouchons et chiffons à vaisselle... Et je dispense vraiment tous les visiteurs, qu'ils soient aimables, grognons, grincheux, acariâtres, atrabilaires, de venir ajouter leur encre à cette note dérisoire, risible et rasoir.








