samedi, 09 août 2008

Déguster un petit bijut, ça vous dirait ?

"Sur la plage abandonnée / Coquillage et crustacés...; ce distique de La Madrague me revient en boucle ces jours-ci. Très people, Belvert, cet été !
Comme par enchantement, Sèverin, qui ne manque jamais d'à propos, sur le chemin du retour vers son Vendômois d'adoption, est passé en coup de mistral du côté de Belvert, et a laissé dans le bas du frigo, une poche en plastique avec cinq ou six "bijuts", auquel il n'a pas voulu faire du mal en les goûtant...
Là, avec cette petite attention, il tenait sans doute à se faire bien voir d'un paternel ronchon et grincheux de se sentir, en plein été, aussi loin de l'iode de la Mare Nostrum. Mais avec les bijuts, le beau fixe s'installe dans le corps et dans l'âme !
En fait, c'est une vieille histoire paternelle et sétoise. Le "bijut" on le sait est un délice "sétori"... que ma pyrénéenne de mère ne voulut jamais goûter, si ce n'est pour un simple essai peu réussi...
Vous voulez goûter ? Encore faut-il en trouver à l'étal de l'écailler ! Soit. Supposons le problème résolu.
Mais bon, passons, revenons à nos "bijuts". Et d'abord, s'agissant du goût, je vous le dis tout de go: le goût est fortement iodé... Très.

J'en connais qui vont se ruer sur leur dico de prédilection et qui en seront pour leur temps, disant "encore un truc de patois... d'oc". Oui, c'est sûr, mais les autochtones ont leurs habitudes alimentaires et linguistiques, et les sétoris ne font pas exception. Aussi, faute de dictionnaire de sétori, je propose une première approche piscénoise, vu la proximité de Pézénas avec l'étang de Thau. Emile Mâzuc, dans sa "Grammaire languedocienne: dialecte de Pézénas" (éd. Toulouse, 1899; rééd. Genève, Slatkine, 1970) propose pour définition, en toute simplicité, p. 247: Bichut : sorte de coquillage comestible pour les personnes que sa forme et sa couleur ne dégoûtent point" (sic !)
Vous voilà prévenus... Le plus récent ouvrage (2000) "Le Parler palavasien (La Lenga dau Grau de Palavas): Eléments de grammaire et de lexicographie" ( éd. par "Lus dezenau") prend une posture plus neutre avec, page 135 "bijûs": Violet ou patate de mer. Nous voilà donc mieux renseigné sur sa forme "patate de mer" (d'autres écriront "truffe" au lieu de "patate"), et sur sa couleur qui est aussi l'un de ses noms en français, comme on peut le lire dans le T.L.F. : VIOLET " Variété de mollusque gastéropode comestible" avec à l'appui cette citation d'un poète : "J'ai signalé mon goût pour les fruits de mer. (...) le « violet » (...) ressemble extérieurement à une truffe, mais son intérieur, d'un rouge sanguinolent, exhale l'âcre arome de toutes les rosées de Neptune (JAMMES, Mém., 1923, p. 36).
Eh bien voilà, on peut passer à la dégustation...
Les occitanistes voudront connaître les autres appellations (citées par Mistral, par exemple, dans Lou Trésor... page 1116) : Vichet, bichet, Bichut, Bijut, précisant en outre qu'il a "sept saveurs et sept couleurs".
Laissez-vous donc tenter par ce petit animal, le "bijut", plus connu sous le nom scientifique d'"ASCIDIE SOLITAIRE" sur lequel se penchent tant de chercheurs, vu sa place originale parmi Les Chordés... Suivez ce lien : <a href="http://lesgourmandisesdephilippe.zumablog.com/index.php?sujet_id=7528">http://lesgourmandisesdephilippe.zumablog.com/index.php?sujet_id=7528</a> , et encore

http://209.85.135.104/search?q=cache:jMDcIgWfq5UJ:www.mer... , ou encore celui-ci : http://209.85.129.104/search?q=cache:8hlxnsNLdlgJ:www.fut..., et plus généralement, celui-ci : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ascidiacea

P.S. Si un visiteur a la possibilité de nous adresser une photo personnelle et libre de droits d 'une photo de "bijut" et une autre de bijut ouvert, nous en serions reconnaissants. Merci d'avance.

samedi, 26 juillet 2008

Travaux et publications de Liliane Jagueneau en rapport avec des corpus oraux...

Comme suite à plusieurs sollicitations de chercheurs en littérature orale et notamment sur ce qui concerne la transcription des textes et le traitement de l'oral, voici, en lien une liste de travaux de notre collègue Liliane Jagueneau de l'Université de Poitiers. Suivre ce lien:bibliolittorale.doc

jeudi, 22 mai 2008

Un nouveau (GRAND) pas en faveur des "langues de France": L'Assemblée inscrit (enfin) la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution.

Selon l'agence France Presse à Paris, L'Assemblée nationale a voté jeudi (à la quasi-unanimité) un amendement au projet de loi sur la réforme des institutions visant à inscrire la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution.
"Les langues régionales appartiennent au patrimoine" de la Nation, prévoit cet amendement présenté par le président de la commission des Lois, et qui complètera l'article 1 de la Constitution. Cette disposition était demandée depuis très longtemps par de nombreux parlementaires de toutes tendances politiques.
L'ensemble des groupes avaient déposé des amendements similaires. Ils avaient tous été rejetés par la commission des Lois la semaine dernière.
La garde des Sceaux s'est dite "favorable" à cette inscription des langues régionales dans la Constitution. M. Bayrou a exprimé "la satisfaction" de celui qui "mène le combat pour les langues régionales depuis longtemps": "C'est un pas en avant important", a-t-il déclaré.
Jean-Jacques Urvoas a estimé que "cela va dans le bons sens pour l'épanouissement des langues régionales". "Enfin les langues régionales vont être reconnues !", s'est exclamé le député Philipe Folliot tandis que Marc Le Fur, l'un des députés les plus en pointe dans la défense des langues régionales, s'est réjoui de "quelque chose de positif".
Pour Patrick Braouezec, "l'unité n'est pas l'uniformité".
Mettant en exergue la convergence de vues des députés de tous bords dans cette discussion, Arnaud Montebourg a plaidé pour que la discussion sur l'ensemble du texte se déroule dans le même esprit : "C'est ici que cela doit se décider, entre nous. Nous souhaitons travailler ainsi jusqu'au bout, dans cette optique".

Une si belle "quasi-unanimité" ne peut que réchauffer le cœur de tous les militants, anonymes ou de premier rang, qui depuis longtemps œuvrent à cette reconnaissance de langues et cultures "autres", et je soulignerai parmi elles l'Occitan dont on sait que la riche littérature a nourri le patrimoine littéraire de l'Europe avec les premiers troubadors et le premier Prix Nobel attribué à un écrivain français (en 1904) pour son œuvre en langue provençale (= occitane): Frédéric Mistral.
J'imagine aussi la joie des gens du Poitou-Charentes, du Limousin, de Bretagne romane et celtique, ou des Catalans du Nord... et celle de tous les représentants de ces 75 langues régionales, ou de l'immigration.
Mais ceci n'est qu'une étape...

lundi, 24 décembre 2007

"Patois du Poitou et de la Charente"

En parcourant le site personnel du Linguiste Claude Hagège, Professeur au Collège de France (1982)http://claude.hagege.free.fr/html/biographie/cv-claude_ha..., nous pouvons relever, parmi les nombreux terrains parcourus pour la connaissance des langues du monde, cette ligne ;"année 1972 : patois du Poitou et de la Charente", qui prend place au côté de la langue mbum du Cameroun, du Chinois, des langues mundang, tuburi et guiziga du Cameroun, encore, du Guarani, du kaqehitel du Guatemala, du russe etc... On sait que cet éminent professeur, qui n'est pas inconnu des Poitevins, puisqu'il professa quelques années à Poitiers, connaît plusieurs dizaines de langues et qu'il est considéré comme l'un des plus grands linguistes du monde. Eh bien, on voit aussi que ce professeur traite avec le même sérieux - et parce qu'il s'agit de choses profondément humaines - les langues d'immenses territoires, celles de groupes ethniques plus restreints et jusqu'aux langues et parlers de territoires de proximité comme l'occitano-pyrénéen de la vallée de Barèges, ou le "patois du Poitou et de la Charente".
Les visiteurs de Belvert en provenance du Centre-Ouest apprécieront à sa juste valeur l'intérêt de ce chercheur (médaille d'or du CNRS) porté aux parlers (et donc à la culture) de ces territoires, parlers et cultures souvent délaissés et moqués par leurs tenants mêmes.

Respect, Professeur Claude Hagège, et merci de vos enseignements si précieux!

lundi, 15 octobre 2007

Ouvrage recommandé aux praticiens de l'occitan dans ses variantes régionales.

La section drômoise de l’Institut d’Estudis Occitans et les Éditions littéraires et linguistiques de l’université de Grenoble (ELLUG) ont le plaisir d’annoncer la parution prochaine du DICTIONNAIRE des DIALECTES DAUPHINOIS, anciens et modernes par l'abbé Louis MOUTIER :
Édition, introduction, bibliographie et notes de Jean-Claude RIXTE ; saisie informatique et cartographie de Jean-Alexandre CLUZE ; (Essai de transcription en graphie classique en annexe).
Préface de Jean-Claude BOUVIER, Professeur émérite de langue et culture d’oc de l’Université de Provence.
Éditeurs : IEO-Drôme et ELLUG, 2007
Cet ouvrage est actuellement en souscription jusqu’au 15 décembre 2007 au prix de 28 euros. (Le prix public sera de 35 euros).
L’ouvrage contient :
- Carte linguistique du Dauphiné d’après Louis Moutier (verso de la 1ère de couverture et recto du 1er feuillet, en couleur) ;
Préface et Introduction (28 pages), dont :
- Tableau des signes et abréviations conventionnels
- Tableau des signes phonétiques utilisés
- Tableau des localisations données par Louis Moutier
Le Dictionnaire de Louis Moutier (702 pages)
Annexe contenant la transcription en graphie classique (2 pages d’introduction dont tableau des graphèmes + 142 pages)
Bibliographie (15 pages), dont :
I. Sources utilisées par Louis Moutier
II. Ouvrages et articles utilisés pour l’édition du dictionnaire de Louis Moutier (sources secondaires).
Format : 17 x 24 cm. 902 pages.
Carte intérieure en quadrichromie.
Couverture quadrichromie recto/verso ; reliure carton.
ISBN : 2-9513518-6-0

jeudi, 23 août 2007

Galinètas, marivoles et autres bêtes à Bon Dieu

On nous sollicite souvent sur les "formes brèves' et autres comptines. Concernant les coccinelles, en voici trois exemples, les deux premières en Haut-Poitou, la troisième en Bas-Languedoc:

"Mon petit prompron rouge
De quel côé me marierai-z-i ?
pron pron pron maroton,
De quel côté me marierai-z i ?

Marivole, vole, vole,
Prends ton manteau
Et va à l'école
A-vec ta mè-re !

Galinette monte au Ciel
Si tu ne montes pas,
Je te coupe une aile...

etc... Merci de rajouter en commentaire vos connaissances en la matière.
Pour approfondir la question de ces petites formes en direction du petit animal si sypathique ( à condition qu'il ne vienne en grappe avec ses congénères sur vos jambes, voici deux références bibliographiques fondamentales :
1°) RAVIER Xavier, "Définition des ethnotextes: quelques considérations sur les formes minimales de l'ethnotexte", in : La recherche sur les ethnotextes: réflexions pour un programme: actes de la table ronde du CNRS... les 13 et 14 octobre 1980, Paris, Éd. CNRS, 1984, pp. 35-49.

Signalons, à l'appui, l'"Atlas linguistique et ethnographique de l'Ouest" par Geneviève Massignon & Brigitte Horiot, éd. du CNRS, qui consacre une annexe "formulettes relatives à la coccinnelle" en complément de la carte 445, dans son volume II (1974).

2°) Je vous signale aussi la réf. suivante:

AEBI Dora, Der Marienkäfer; seine französische namen und seine Bedeutung im Volksglauben und Kinderspruch, Thèse de Zurich. Aarau, Sauerländer, 1932, x-127 p.

De cette thèse, Arnold Van Gennep écrit dans sa bibliographie (N° 3109): excellente étude comparative, classement rationnel et interprétation magico-religieuse de la formule de la Coccinelle; nombreux documents inédits

lundi, 02 avril 2007

Je deviens vieux en apprenant toujours...

Je ne sais plus si c'est Plutarque ou Solon qui racontait cela, mais depuis bien longtemps j'avais fait mienne cette maxime. Ainsi, pas "plus tard que" (calembour presque involontaire), cette après-midi même, c'est de "stolon" (et pas Solon, bien sûr) dont il s'est agi.

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Bon, tout ça est un peu tiré par les cheveux, mais de cheveux il est presque question. En effet, alors qu'avec Ma-dame-de-Belvert nous en étions à musarder, lézarder, et papoter pour savoir lequel des deux travailleurs du chapeau allait bien pouvoir accomplir le rituel bi-quotidien du passage par les eaux lustrales de la vaisselle* du jour, Madame-ma-Voisine, vous vous souvenez du jardinier habile qui arrive à produire des chails avec son jeune pommier ? eh bien l'épouse dudit monsieur, vient au sens propre... ramener sa fraise ! ou plutôt apporter deux pieds de fraisiers. Le sang de l'ethnographe - qui n'est déjà plus en herbe - se mit à carburer lorsque notre aimable visiteuse se lança dans des explications plutôt, botaniquement parlant, précises, et que vint à lui échapper le petit mot de "stolon" ???? Non pas Stallone, jeunes lecteurs, ni "Solon", héllénistes érudits, mais "stolon".
Franchement là, le trou ? Oui, le trou ! Je sais que certains vont ricaner, rignocher, brocarder. Non, ça ne pouvait pas être du "patois" fut-il "vendéen" de la Vendée, ni "poitevin" privé de son trait d'union avec son frère "saintongeais", encore moins du (néo)- "saintongeais" tel qu'il est défini dans L'Hebdo de Charente-Maritime du 29 mars 2007:" un parler oral avec comme base la langue française (...) composéd'un socle de mots typiquement saintongeais enrichi de mots en français écorché"... Là, j'éprouve un certain malaise, puisque pendant 40 ans et plus, je me suis évertué à expliquer aux "autochtones" qu'ils avaient à faire à une langue, aussi digne que les parlers d'oc et non à un français "escharogné"... Malaise dans la civilisation, expliquait Sigmund de Vienne !
Le premier "dico" sous la main me lâche :STOLON, "Ramification rampante de la base de la tige d'une plante. En s'enracinant, un stolon peut donner une nouvelle plante."
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Ouf pas écorché ! mais bien français à base latine, stolo, stolonis: littéralement "rejeton".
La honte donc au pilote de Belvert, qui s'est toutefois bien assuré avant de rédiger cette note de contrition et de cendres sur la tête, que dans le jardin de Belvert s'il y traînait bien quelques cheveux, "daus stolons, o y en avait jhamais eu ! O y a pas de Thieu cheu nousautres".
Vous voyez mes bons amis, j'avais une excuse, tout de même!
Et un grand merci à vous, Madame-ma-Voisine, car ce soir, avec ma "patronne", eh bien "i me coucherai moins sot qu'i en ai l'air".
NDLR:
*-"Vaisselle": vieille coutume ancestrale que conservent avec soin certaines personnes (généralement au féminin), mais qui, lorsque personne est au masculin, s'accomplit plutôt au moyen d'une machine alternative (pas rotative: ça casserait tout !) Ce sont donc les hommes qui font perdre les traditions en inventant des trucs pas possibles pour y échapper etc... Vous connaissez la suite de ce discours. Inutile donc d'empoisonner la toile avec mes histoires à dormir debout de bouchons et chiffons à vaisselle... Et je dispense vraiment tous les visiteurs, qu'ils soient aimables, grognons, grincheux, acariâtres, atrabilaires, de venir ajouter leur encre à cette note dérisoire, risible et rasoir.

16:00 Ecrit par belvert dans ETHNOLINGUISTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Stolon |

Des "patois" aux langues régionales, afin qu'elles survivent...

Nos amis de l'Université de Picardie dont Jean-Michel ELOY professeur de linguistique à l'Université de Picardie
LESCLaP (Laboratoire d'Etudes Sociolinguistiques sur le Contact des Langues et la Politique linguistique) - CEP (Centre d'Etudes Picardes) http://www.u-picardie.fr/LESCLaP , nous ont transmis cette information qui intéressera quelques uns de nos visiteurs... Il s'agit de la publication d'un ouvrage de langue anglaise:

Anne JUDGE "Linguistic Policies and the Survival or Regional Languages in France and Britain" Coll. Palgrave Studies in Minority Languages and Communities, Palgrave Macmillan (http://www.palgrave.com/ ), 2007, 265 p.

Cet ouvrage (en anglais) traite de ce que les langues régionales de France ont en commun avec le gallois, le gaélique écossais, l'irlandais et le cornique. Il pose également le problème de savoir si le cornique existe encore ainsi que celui du statut du scots et de l'importance politique actuelle de l'ulster scots. L'ouvrage examine tout d'abord comment, l'émergence de l'anglais en Grande-Bretagne et du français en France on provoqué le recul des
langues régionales. Chaque langue est examinée dans le contexte des politiques linguistiques adoptées par la Grande-Bretagne et la France, à la fois historiquement et du point de vue des efforts actuels faits pour la sauver. Une approche comparative met en relief des similarités inattendues entre les politiques adoptées dans ces deux pays, en dépit d'un discours qui peut différer de manière considérable. Ceci devrait faire réfléchir ceux qui sont impliqués dans leur réhabilitation ou qui travaillent dans un contexte en rapport avec les langues régionales, que ce soit dans le domaine de l'éducation, de la culture, du tourisme, de l'administration ou de la politique). Comprendre la nature des problèmes impliqués est également essentiel pour comprendre les revendications linguistiques auxquelles doivent faire face aujourd'hui les gouvernants de ces deux pays, en particulier dans le contexte de la décentralisation en France et de la devolution en Grande-Bretagne.

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dimanche, 03 décembre 2006

Hier, la "fressine".... aujourd'hui, 100 000 préservatifs pour les lycées de Poitou-Charentes

C'est annoncé dans la lettre du Conseil régional de Poitou-Charentes début décembre
Le C.R. Offre 100 000 préservatifs gratuits aux Lycées de la Région, dans le cadre de la lutte contre le Sida...
après les 13500 paires de charentaises offertes aux internes des lycées de la Région. Ils sont chouette chouchoutés les lycéens de la génération S.


"La fressine, le préservatif et l’ethnologue"

Le Marquis de Sade recommandait à toute jolie fille de « ne s’occuper que de f... et jamais d’engendrer. » Soit ! En écho, un vieux paysan poitevin invitait, lui, à « mettre la fressine » pour les mêmes raisons. Bien connu dans les Deux-Sèvres, comme dans la Vienne, ce terme de fressine désigne un petit fagot de sarments ou de bruyère, parfois un bouchon de paille que l’on place au fond d’une cuve à vendange ou d’un tonneau pour arrêter les pépins de raisin et, de la sorte, empêcher l’obstruction de la bonde ou du robinet.
L’objet de cette communication portera donc sur un « anti-pépins », en quelque sorte, un petit objet désormais familier des grands adolescents et des jeunes adultes notamment (mais pas seulement), le préservatif .

Un détour historique

Si l’histoire nous entraîne et nous perd dans les lointains de la mémoire collective, l’usage du préservatif est tout à fait actuel, d’une criante nécessité tant en Europe que dans les pays en voie de développement, en Afrique surtout pour se prémunir de MST, « maladies sexuellement transmissibles ».
Plusieurs ouvrages faciles d’accès vulgarisent les connaissances à ce sujet. Citons, par exemple, celui de Vincent Vidal, La Petite histoire du préservatif, aux éditions Syros (1993) ; ou encore le livre du docteur Éric Chevallier, préfacé par Smaïn et publié par Castermann en 1993, intitulé Le Préservatif, trois mille ans d’amour protégé. Il n’est pas interdit non plus de s’attarder sur la collection de mille sept cent soixante-treize objets, constitutifs du Musée du préservatif créé à l’initiative de l’honorable cité de Condom, commune du Gers, département dont on se souvient qu’en ces lieux où « le bonheur est dans le pré » on y détient aussi le record national de la longévité de la vie humaine.
Nul n’est censé ignorer, en principe, la double fonction dévolue au préservatif dont il est bon de rappeler qu’il s’agit en fait d’un étui pénien très souple qui enveloppe l’essentiel du pénis, dans un but de protection. En premier lieu, c’est un moyen de sauvegarde de soi et des autres à l’encontre des MST ; en second lieu, il fait figure de contraceptif masculin parmi les plus sûrs. C’est essentiellement pour ce dernier rôle qu’il a été, recherché et employé au fil des siècles. Mais à ces fonctions principales on peut adjoindre des fonctions dérivées, détournées : c’est un jouet en tant que tel, jouet pour des jeux subtils. C’est également aujourd’hui un objet de collection (publique ou privée), un objet de décoration, voire d’art contemporain.
Comme anticonceptionnel, son usage est attesté depuis la plus haute antiquité, sinon avec certitude, en tout cas subodoré. On a bien voulu le reconnaître sur une peinture préhistorique en Dordogne (moins dix à quinze mille ans avant notre ère), en Égypte, dans l’ancienne Chine, en Grèce, dans la Rome antique, en Afrique, en Indonésie... en Europe. Si son aire d’extension semble fort large, sa profondeur historique ne l’est pas moins. Pour ce qui est de la protection sanitaire, si l’on en croit les travaux du genevois Théodore Tronchin, il est recommandé, dès le XVIIe siècle, pour échapper aux « inoculations » de la petite vérole, importée de Turquie à Londres en 1721, puis à Paris en 1755.

Quelques données linguistiques

Arrêtons-nous quelques instants sur le lexique qui offre plusieurs termes pour désigner ce petit objet, appellations simples, mais parfois plus complexes. Ainsi, pouvons-nous lire, sous la plume de Sade, dans La Philosophie dans le boudoir, à propos de l’initiation d’Eugénie de Mistival devant être livrée à Dolmancé :

« Quelques femmes s’introduisent des éponges dans l’intérieur du vagin […], d’autres obligent leurs fouteurs de se servir d’un petit sac de peau de Venise, vulgairement nommé condom, dans lequel la semence coule sans risquer d’atteindre le but... »

On a beaucoup rêvé et glosé sur l’existence hypothétique du sieur Condom, docteur pour les uns, colonel pour d’autres – et pourquoi pas les deux à la fois ? – dont la réalité ne nous est rapportée que par une tradition orale diffuse. Le dictionnaire Le Grand Robert évite, lui, de situer la première occurrence à 1795, date de la première publication de La Philosophie dans le boudoir. En revanche, il propose pour étymon le mot anglais condum (1706) qu’il déclare d’origine inconnue ajoutant, pour rompre avec une légende tenace : « On n’a retrouvé aucun médecin ou inventeur portant ce nom. »
En 1833, Julia de Fontenelle et F. Malepeyre, à la page 341de leur Manuel du tanneur corroyeur, de l’hongroyeur et du boyaudier, justifient à leur manière l’accès à une célébrité dans l’anonymat du condom :

« Ces petits sacs dont l’idée est due à un anglais nommé Condom, sont également connus sous le nom de baudruche, rubans, redingotes anglaises, cartes de sûreté, parachutes, etc. Cette invention qui date du milieu du XVIIIe siècle, et dont le but aussi louable qu’utile, était de soustraire à un mal contagieux dont les prêtresses de Vénus ne sont pas seules infectées, assuma sur le nom de l’auteur tant de ridicule et une telle réprobation qu’il se vit contraint d’en changer. L’on a peine à concevoir que les Anglais, si avancés dans la civilisation, aient pu payer un bienfait par ces outrages. »

Étonnamment, le très savant TLF, Trésor de la langue française, dictionnaire édité par le CNRS, n’a même pas réservé d’entrée à condom, alors que la très populaire capote figure en bonne place. On y apprend que son émergence historique remonte à 1688, mais seulement à 1887 dans le syntagme figé argotique, capote anglaise, emprunté au Journal des frères Goncourt, lesquels disent regretter que Victor Hugo, un géant de la littérature, quittant son exil îlien de Guernesey ait oublié des capotes anglaises d’un format gigantesque (p.711)
Si French letter (littéralement « lettre française ») a la faveur des Anglais, il faut reconnaître que l’imagination ne manque pas pour « baptiser » et définir le préservatif. Il est souvent représenté par un terme désignant un élément vestimentaire , botte , capote, chapeau, chapeau de brousse pour nombre d’Africains, chaussette, redingote, mais aussi petit linge comme le désigne en 1665 l’auteur de L’École des filles, Jean Millet. Comme celui-ci, de nombreux auteurs l’ont célébré, et pas des moindres : Madame de Sévigné, Casanova, Sade, Flaubert, Maupassant, Proust et, de nos jours, Patrick Modiano, l’anglais David Lodge, le japonais Yukio Mishima , pour n’en citer que quelques-uns.
Il peut être, également, désigné par la matière :

« Eh, t’as des caoutchoucs ? »

C’est en ces termes mêmes qu’une jeune fille apostrophe l’une de ses amies dans le téléfilm de Serge Meynard, L’Inconnue du val perdu (1999). En revanche, dans L’ École de la chair, Mishima, lui, évite de le nommer et préfère n’utiliser que ça puis ce, à moins que ces pronoms démonstratifs neutres n’aient été impatronisés par ses traducteurs du japonais Brigitte et Yves-Marie Allioux :

"Tiens, voilà, prends ça ! " dit Taéko à Senkitchi qui " alla ramasser ce " qu’elle avait sorti de son sac à main...

Actuellement , il est de meilleur ton de les nommer selon une marque, comme The select (1959), ou plus près de nous : Coral, Durex, Fiesta, Manix, Profilex, tous extra-fins et contrôlés électroniquement.

De leur fabrication

Pour ce qui est de la production des préservatifs, il y en eut en « écailles de tortue », au Japon, d’autres carrément taillés dans le bambou, tandis que d’anciens Chinois utilisaient du papier de soie huilée. Si certains s’essayaient avec des « feuilles de figuier », il apparaît cependant que depuis l’Antiquité gréco-romaine, ce sont les viscères animaux (boyaux de moutons, vessies de porcs) qui étaient plutôt recherchées. Ainsi, en 1833, Fontenelle et Malapeyre nous en offrent-ils une description tout à fait remarquable dont voici un court extrait :

« Ces petits sacs se préparent avec le coecum du mouton. Pour cela on fait tremper les baudruches pendant trois ou quatre heures dans l’eau ; on fait choix des plus faibles que l’on met dans une terrine et les plus fortes dans l’autre. Les premières (les plus faibles) sont replacées et retournées dans une eau alcaline qu’on change chaque douze heures. Au moyen d’une lame de couteau ronde qu’on passe sur sa surface, on enlève et les matières fécales et la membrane muqueuse, sans toucher aux membranes musculeuse et péritonéale. On procède ensuite au souffrage, on lave à l’eau de savon, en ayant soin de les bien frotter chaque fois qu’on change les lavages. Après ces opérations, on souffle la baudruche au moyen d’un roseau ; après avoir noué le bout qui est ouvert, étant gonflé d’air, on les fait sécher. Quand elles sont blanches et sèches, on les coupe près du nœud en leur laissant une longueur de sept à neuf pouces et les ouvrières les bordent avec un ruban rouge ou bleu. Maintenant elles y
pratiquent une coulisse dans laquelle elles passent un petit ruban de fil. Ce moyen est le meilleur parce qu’il sert à fixer le sac solidement […] »

De nos jours, la fabrication à base de latex est devenue industrielle et il s’en produit plusieurs dizaines de millions par an, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, en Grande-Bretagne, au Japon ou aux USA. En France, un label en définit depuis 1985 les caractéristiques et un arrêté du vingt-trois décembre 1987 les impose à toutes les marques importées, ce que les associations de consommateurs ne manquent pas de vérifier. Et laissons les « folles rumeurs » qui se jouent sur l’air de la calomnie qui rapportent que l’on recommande l’envoi en Afrique ou au Maghreb de certains types de préservatifs selon les uns « plus résistants », selon les autres « moins sûrs », en fonction des représentations de la sexualité des hommes des pays du Sud que se font les rapporteurs en question.

Techniques d’acquisition

Après la production, quelles sont les techniques de distribution ? S’agissant d’un produit de santé, on en trouve en pharmacie par boîtes de douze, de vingt-quatre, de quarante-huit, dans des formats, des parfums et des couleurs différents. Si l’on voulait donner sens aux couleurs, il en existe de verts pour les « écolos », de roses pour les tendres et les sensuels, de transparentes pour les méfiants. Mais ces produits peuvent aussi s’acquérir dans les gondoles des supermarchés ou par correspondance, sous paquet discret, sans marque extérieure, mais qui, en cas d’absence pourrait être confié à un voisin... qui reçoit les mêmes de son côté.
Lors de la conscription obligatoire, les derniers jeunes appelés du contingent qui étaient tenus à dix mois de service national recevaient dix préservatifs réglementaires. Pour les adolescents « branchés », des paquets en kit sont parfois offerts par des radios particulièrement interactives dont ils fréquentent les émissions. Quant aux distributeurs sous forme de boîtes à sous avec tiroir-caisse, ils sont souvent en panne, ou carrément vides parce que non approvisionnés avec une périodicité suffisante. Mais, où en trouve-t-on ? En premier lieu, à proximité de la croix verte, enseigne des pharmaciens, accessibles à chacun avec plus ou moins de discrétion. Il en existe parfois au coin d’un mur de stade de sport, près des salles polyvalentes, dans les lavabos ou même les cabines de W.C dans certains restaurants ou débits de boissons. En général, en des endroits que l’on pourrait nommer des non-lieux (le terme est de l’anthropologue Marc Augé), des lieux où l’on passe rapidement, sans trop y séjourner ou s’arrêter, où se révèle la solitude. Dans un grand lycée moderne de la ville de Poitiers, un appareil a été installé dans un coin de mur, derrière la cafétaria, dans un recoin, « non-nommé » par les élèves eux-mêmes .
On ne peut qu’être frappé par le nombre de ces distributeurs « inoffensifs » mais utiles, personne n’en doute, qui sont vides, en dépit des divers signes apposés : cœurs écarlates, bouches aux lèvres pulpeuses, autocollants avec mentions de certification du type : « les femmes les aiment ». Non seulement ils sont assez souvent non-approvisionnés, mais ils sont hors d’état de fonctionner car ils ont été coincés, détériorés par des mains anonymes, à l’aide de morceaux d’allumettes et surtout de chewing-gum. Certains ont même été incendiés, à Melle, par exemple. Impossible, évidemment de savoir qui s’en prend ainsi à ces bornes distributrices de produits sanitaires, qui a lancé et entretient cette « guerre des latex » ?
La demande juvénile d’un accès facile et si possible à faible coût (ce qui n’est pas toujours le cas) est généralement co-occurente de l’apprentissage de la sexualité en couple.

Des phases d’apprentissage

L’apprentissage commence par une initiation à l’acte de dénomination. En effet savoir dénommer facilite l’acquisition. Comment aller acheter, comment demander des « capotes » à la dame ou la demoiselle de la pharmacie du quartier sans rougir ? Cette formalité, il y a encore quelques années, entrait dans certains rituels de bizutage, aujourd’hui interdit par une loi de juin 1998.
Vient ensuite l’indispensable manipulation. Détourné par les plus jeunes, parfois très jeunes ! le préservatif est traité comme un véritable jouet. Gonflé avec la bouche, voilà un ballon de baudruche d’une nouvelle allure d’autant qu’il peut revêtir les formes les plus incongrues. On s’amuse comme avec un ballon, au pied ou à la main ; on le lance à la figure des jeunes filles ; il sert de cible pour des jets de cailloux, des lancers de fléchettes ou même au tir à la carabine à balles de plomb.
Plus « classiquement », des gestes simples et répétés, rapidement acquis, seul ou avec quelque partenaire, permettront un usage sûr et bien moins angoissant que ne pouvaient l’être les ersatz anticonceptionnels des anciennes générations. Celles-ci, selon les lieux, s’en remettaient à l’efficacité douteuse du sel, du savon sec, de l’alun, du bicarbonate de soude, de l’acide citrique, de l’aspirine, de la quinine, de l’aloès, des excréments de poule incinérés et dont on enfumait l’utérus, sans parler du genêt, des coquilles d’œuf, du safran, de l’armoise et j’en passe.
Passée la phase d’expérimentation, il n’y a plus qu’à utiliser, parfois à entretenir ces petits trésors avant de les réutiliser. Ainsi, les plus démunis, les lavent-ils et les mettent-ils à sécher sur une serviette ou même sur un fil à linge avant de les talquer pour les réenrouler. Cette pratique, on le sait, n’est pas du tout conseillée par le corps médical, mais semble s’imposer parfois, compte tenu de la précarité de bien des jeunes. Quoi qu’il en soit, cette attitude paraît préférable à leurs yeux qu’un non-usage qui est alors une conduite à risque, véritable défi mortel pratiqué en toute « inconscience » par certains pour les raisons les plus diverses dont « l’exploration des extrêmes ».
Il n’est pas d’âge pour s’en servir si l’on en croit la doléance de la propriétaire d’une maison avec jardin d’agrément, voisine d’un lieu de plaisir en Poitou, très fréquenté par le « troisième âge » certains après-midi de la semaine. En effet, il y a tellement de préservatifs abandonnés après chaque « thé dansant » qu’elle ne peut plus passer sa tondeuse à gazon. Rien de comparable,vraisemblablement , avec ce que l’on a pu constater à Paris, au Bois de Boulogne, dans les années 1990 où, chaque matin, les services de nettoyage devaient, en évacuer un ou plusieurs mètres cubes. Ce n’est, au fond, qu’une question d’échelle entre Paris et la province...

Et pour conclure

Depuis les années 1980 où l’on a compris que le préservatif était l’une des meilleures précautions de prévention de maladies terrifiantes, la présence du préservatif s’est banalisée. On en parle en famille, à l’heure des repas, par le truchement des campagnes prophylactiques ; on le trouve sur les emplacements d’affichages publicitaires. Des humoristes narrent des histoires drolatiques qui se véhiculent par les canaux habituels urbains, notamment : bouche à oreille des rumeurs, zincs des bistrots. Les récits se substituent à ceux des années cinquante ou soixante qui mettaient au cœur des facéties les enfants nés « d’Ogino », à ceux des années soixante-dix qui relataient des naissances de bébés tenant dans leurs menottes des pilules, daus pinules ! alors que, aujourd’hui, des bambins évoquant le secret de leur nom s’appellent entre eux « Capote percée ». Les années, les techniques passent, les structures narratives perdurent et s’adaptent au changement.
Des créateurs dont de très nombreux caricaturistes, tel Pétillon, dessinateur au Canard enchaîné, en ont fait l’un des thèmes de leur production, et jusqu’aux artistes contemporains qui n’hésitent pas à le manipuler et le détourner. Un exemple lumineux (dans tous les sens du terme) nous a été donné par Angie Anakis avec son œuvre intitulée La Vie (1992), composition de préservatifs, d’eau, de cordes, de crochets, ensemble de cinquante-deux pièces et d’une hauteur d’un peu plus de deux mètres, qui a été exposée de décembre 1995 à mars 1996 au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.
Le Poète, n’avait-il pas invité à apprendre à retirer les fleurs du mal ?


Michel VALIÈRE

(À partir du texte publié dans AGUIAINE, n° 236, mai-juin, 2003, p. 15-22.

NOTES

Par exemple, le cinéaste Nikita Mikhalov dans son inoubliable film Urga (1991) met en scène un berger dans les steppes de Mongolie qui, pressé par le législateur-régulateur va à la ville acheter le préservatif qui lui a été prescrit, à la grande tristesse du couple qui n’aime pas faire l’amour avec des bottes...
Page 60, éd. Gallimard ( collection Du monde entier), 1993, 235p.

Autorisation du ministère de l’Éducation nationale, pour les lycées, en date du 26 juin 1992.

A contrario, en dépit de la présence de plus de dix mille jeunes étudiants et d’un millier d’enseignants ou vacataires à l’Université catholique de l’Ouest à Angers, renseignements pris et sauf erreur, aucun distributeur n’a été installé (à la date de la rédaction de ce texte, en 2001). En revanche, il est possible de s’approvisionner au café le plus proche.

vendredi, 01 septembre 2006

Brigitte Horiot (Université de Lyon 3), " Le roitelet: dénomination et folklore dans le Centre-Ouest de la France"

Notre collègue et amie, Brigitte Horiot, vient de consacrer un article à la dénomination, multiple et variée de roitelet, "un oiseau qui a particulièrement retenu l'imagination de l'homme, suscitant contes et légendes".
Cette communication prend place (pages 217 à 224) dans un ouvrage plus large "Les Oiseaux, de la réalité à l'imaginaire", actes du colloque international des 1er, 2 et 3 juin 2005 (textes réunis par Claude Lachet et Guy Lavorel), publiés par à Lyon, par le C.E.D.I.C., Centre Jean Prévost (prix 20 € TTC; ISBN (10) 2-911981-16-2; ISBN (13) 978-2-911981-16-6).
Les vingt-neuf approches variées (artistiques, historiques, littéraires, linguistiques et juridiques) réunies dans cet ouvrage s'organisent selon quatre rubriques majeures: "De l'Antiquité au Moyen-âge; Des oiseaux d'ici et d'ailleurs; Des oiseaux et des hommes; Oiseaux mythiques et symboliques". Elles soulignent le "flamboyantg plurisymbolisme de l'oiseau" dont il est dit qu'il est "proche du ciel, intermédiaire entre les hommes et les dieux".
Cet ouvrage est en quelque sorte un "volucraire" des temps modernes !

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