dimanche, 08 avril 2012
OUF ! Soixante-dix ans après, la première enquête ethnomusicologique programmée par le Musée national des arts et traditions populaires enfin en ouvrage, mais aussi en ligne: consulter ici !!!

Cl. J. Auboyer ; mairie de Plogastel-Saint-Germain, le 7 août 1939.© MUCEM.
Par la grâce de Marie-Barbara Le Gonidec du MUCEM, de l'association DASTUM en Bretagne et du CTHS (Comité des travaux historiques et scientifiques) à Paris, et avec le concours d' Yves de France, Christophe Fouin, Gilles Goyat, Silvia Pérez-Vitoria, Michel Valière, voici enfin livrés au public les résultats de la première enquête ethnomusicologique programmée par le Musée national des ATP, malheureusement interrompue par l'entrée en guerre de la France en 1939. Longtemps dispersés, les différents éléments ont pu être rassemblés et préparés pour l'édition scientifique.
Cet ouvrage, préfacé par Charles Quimbert (directeur de Dastum) et Luc-Charles Dominique (professeur d'ethnomusicologie à l'Université de Nice), comporte la présentation méthodologique ainsi que le compte rendu intégral de la mission. Grâce au DVD-rom inclus on peut apprécier les résultats d'ensemble : 200 chants traduits et transcrits musicalement et phonétiquement ; 18 airs d'accordéon ; 11 airs de biniou-bombarde ; 437 photographies noir et blanc ; 23 minutes de film muet...
Le confort musical n'est certes pas au rendez-vous, vu qu'il s'agit de brut d'enregistrements sur disques 78 tours déjà anciens. Mais ces documents fragiles figurent parmi les plus anciens en matière de musique et danse en Basse-Bretagne; c'est à ce titre-là qu'ils doivent être reçus, écoutés et considérés.
Dans toutes les librairies classiques ou directement auprès de DASTUM ou du CTHS.
Un beau cadeau de Noël très spécialisé, mais unique en son genre !
ISBN :978-2-7355-0704-7
SODIS :F30755.4
Prix : 39 €
La Mission de folklore musical en Basse-Bretagne de 1939 du MNATP en ligne maintenant !
Suite à sa publication sous forme d'un livre-DVD (CTHS- Dastum, 2009), voici le site de la mission :
http://bassebretagne-mnatp1939.com/
Effectuée du 15 juillet au 27 août 1939 par le Musée National des Arts et Traditions Populaires de Paris, cette mission est conduite par la musicologue Claudie Marcel-Dubois (1913-1989) et le linguiste l'abbé François Falc'hun (1909-1991), assistés de Jeannine Auboyer (1912-1990).
Les enquêteurs ont enregistré 7 heures de musique, pris 437 photographies noir et blanc, tourné 25 minutes de film muet et produit de nombreux documents écrits (correspondance, questionnaires d'enquêtes, carnets de terrain, notations musicales et transcriptions linguistiques, rapports, conférences...).
La totalité des archives de la mission, produites entre 1939 et 1972, est désormais accessible sur ce site.
Quatre possibilités sont offertes pour y accéder :
- Un moteur de recherche permet de faire une recherche libre.
- Consulter le fonds : amène à l'inventaire des fonds, classé chronologiquement et thématiquement.
- Faire une recherche : trouvez un document précis en remplissant un formulaire de recherche simple ou en combinant plusieurs critères.
- Visite guidée : repartiez sur le terrain avec les enquêteurs, et allez à la rencontre des informateurs qui ont chanté, joué et dansé pour eux en cet été 1939.
Bonne visite !
Marie-Barbara Le Gonidec
Responsable du département de la musique et de la phonothèque
Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée
(ancien Musée National des Arts et Traditions Populaires)
6, avenue du Mahatma Gandhi
75116 Paris, France
tél. 33 (0)1 44 17 60 92
fax 33 (0)1 44 17 60 60
marie-barbara.le-gonidec@culture.gouv.fr
www.mucem.org
www.cornemuses.culture.fr
http://bassebretagne-mnatp1939.com
18:26 Écrit par belvert dans À propos, Arts populaires, CHANSON POPULAIRE, ETHNOLINGUISTIQUE, Ethnologie, Ethnomuséographie, Ethnomusicologie, Langues de France, Musique, PATRIMOINE.S, sociologie, Territoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 01 décembre 2011
Index (provisoire) de chansons de tradition orale recueillies par Michèle Gardré-Valière et Michel Valière
Index (tout-à-fait provisoire) des incipits de chansons de tradition orale du Fonds Michèle Gardré-Valière et M.V., recueillies en Poitou et Centre-Ouest, à partir de 1964 (mis à jour le x décembre 2011) :
À Chez-Blanc petit village
À dix-huit ans, la petite Joséphine
À dix-huit ans, j’avais six amoureux
Ah ! Ah ! Ah ! dit la chandelle
Ah ! De bonjour gentille bergère
Ah ! J’ai fait mon Tour de France et m’y voilà de retour
Ah ! Ma douce amie, que cette fleur qui est sur ton front
Ah ! Mon beau château
Ah ! Que les femmes al y sont sottes
Ah ! Qu’elle est gentille ma fille
Ah ! Qu’elles sont bêtes les femmes
Ah ! Qui la dansera le mieux, la guimbarde
Ah ! Qu’il est malade ce bras
Ah ! Si tu veux belle Isabeau je ferai ta fortune
Ah ! Tout un jour je m’y promène
Ah ! Tu l’emmènes, tu l’emmènes, ma mignonne
À l’âge de quinze ans, Rosette se marie
À la malaco, l’on chasse
À la manico on y danse on y danse
À l’âne, à l’âne
Allant à la fontaine pour cueillir du cresson
Allez, allez Joli Vermé
Allons la belle voilà que c’est nuit
Allons ensemble les camarades là
Allons mon ami Thomas, tu t’approches de la rabistoquette
À l’ombrage sous l’ormeau
Amène-la donc ta penaillon
Amène-lou donc ton penaillon
À Paris chez ma tante un oranger l’y a
À Paris, mesdames, devinez ce qu’il y a
À Paris sur le youp youp nipe nipe
À Paris y avait un marchand
À quinze ans j’étais gentille
Arrêtez arrêtez cocher
Arrousons-nous la dalle, la dalle
À Saint-Romain, c’est un petit bourg
Au bal de Chez Tapon, mon chausson a pas de bavette
Au bout de la septième, l’amant est revenu
Au jardin de mon père, il y a des orangers
Au jardin de mon père, ô joli cœur de rose
Au régiment, on a de l’agrément
Beau rossignol de France
Belle, avant de t’y quitter, veux-tu m’y faire la promesse
Belle batelière Élisabeau
Belle fillette y gardant son troupeau
Belle si j’étais dans ton vert pré
Belle si i étions dans ton vert pré
Bigorneau, bigorneau
Biquette veut pas sortir des choux
Boés, boés, boés en donc de thio petit vin
Bonhomme en s’y rendant de la foére
Bonjour bonne maman je suis dans la tristesse
Bonjour cabaretière
Bonjour mademoiselle
Bonjour ma bonne mère, je suis dans la tristesse
Bonjour madame la Marceline
Bonjour, mademoiselle, comment vous portez-vous
Bonjour ma petite bergère, aimable Jeanneton
Bonjour monsieur le curé, ma bourgeoise m’a-t-envoyé
Bonjour petite bergère à quoi y pensez-vous
Bonjour petite bergère au clair de ce beau jour
Bonjour petite bergère
Bonjour petite bergère (là-haut sur ces roches)
Bonne maman je suis fort ennuyée
Bonser, petit bonhomme, la la
Bonsoir messieurs, mesdames, comment va la santé
Bourguignon, que tu danses bien
Buvons en de cet enfant qu’on a trouvé dans les vignes
Buvons, trinquons, divertissons-nous
Buvons un coup laissons point de terre
Ce sont trois voltigeurs qui s’en vont en Égypte
C’est la fille à Jean Brisquet
C’est la fille de la meunière qui se balade avec Thomas
C’est là-haut sous l’ormeau
C’est la manico qu’on y danse
C’est la petite Germaine, mariée dès onze ans
C’est la petite Germaine, s’y marie dès douze ans
C’est le boutineau qui se danse qui se danse
C’est le curé de Nantes
C’est le dimanche dans la matinée
C’est une belle aux yeux bleus
C’était le curé de Saint-Denis
C’était la fille d’un geôlier
C’était la fille d’un perruquier
C’était le duc de Bourbon
C’était pour la veille de la Saint-Jean
C’était pour un premier mai
C’était pour un premier de mai
C’était trois jeunes garçons qui s’en vont en Afrique
C’était un capitaine le soir de ses noces
C’était une bergère, rouli, roulons, roulette
C’était une jeune fille qui n’avait pas quinze ans
C’était une fille aux grands yeux bleus
C’était une fille, une jolie fille
C’était une fille muette
C’était une jeune fille qui voulait s’y marier (la fille du père millionnaire)
C’était une pauvre vieille qui menait son âne aux champs
C’était une petite lingère
C’était un moine, prieur du couvent
C’était un moine qui s’appelait Simon
C’était un petit moéne, qui d’amour vivait
C’était un vieux paysan, revenant de l’ouvrage
Cette nuit j’ai fait un rêve
Chez nous dans le temps
Chez nous i avions daus bœufs
Chez nous avions une âne toujours
Chez nous j’avions un jau
Chez nous, nous étions trois filles
Connaissez-vous Gabériole
Connaissez-vous la triste histoire de celui qu’on nomme Beau-blond
Dans ce petit bois, ah ! devinez ce qu’il y a
Dans ce petit bois charmant
Dansez donc les filles, dansez donc les gars
Dans le jardin de ma tante, il y a un cerisier
Dans le pays de la Gâtine
Dans un bocage
Dans un chemin l’y passe trois gentils capitaines
Dans une maison, il y a trois filles
De bon matin, le grand Pierre se lève
De bon matin je me suis levé
Dedans notre village, il y a-t-un avocat
Dedans la Tour de Londres, là-haut, là-haut
Dedans la ville de Lyon, il y a une geôlière
Dedans Paris la grande ville
Dedans Paris l’y a-t-une danse
Dedans Paris l’y a une gentille brunette
Dedans Paris l’y a une jeune couturière
De me marier-t-o y a quinze ans
Derrière chez mon père (le pommier doux)
Derrière chez nous, il y a des choux
Derrière chez nous, savez-vous ce qu’il y a
Derrière chez nous y a-t-un étang (elle ne sera pas fille longtemps)
Derrière chez nous y a-t-un étang (et la deridondaine)
Derrière chez nous y a-t-un étang (la voilà la table des bons enfants)
Derrière chez nous y a-t-un étang (le foin coupé, il faut le faner)
Derrière chez nous y a-t-un étang (ô ma gentillette)
Derrière chez nous y a-t-un étang (tambour battant)
Derrière chez nous y a-t-un petit bois (qui nous amène des noix)
Des artichauts des choux pommés, dans le jardin de la jardinière
Des boudins des boudins de ma grand-mère
Deux gros nigauds de notre village
Dis-moi beau grenadier
Dimanche au soir à ma porte
Ding dong carillon qui qu’est mort
Dira-t-elle oui sans rire ?
Dites donc vous autres les filles à présent
Dodo berline, sainte Catherine
Dodo petite, sainte Marguerite
D’où venez-vous tout crotté monsieur le curé
D’où viens-tu mon gentil bossu
Écoutons l’aventure, c’est d’un jeune guerrier
Eh, vins donc là camarade bergère
Élise, Élise était sous ses ormeaux
Elle a dit oui sans rire
En m’y rendant de la foère
En m’y rendant de métives
En m’y rendant des noces, buvons nous allons
En m’y rendant des noces de mon neveu
En passant devant sa porte, trois petits coups frappa
En passant devant un pré, les grillons chantaient
En revenant de Saint-Denis-t-en France
En revenant des noces, buvons nous allons
En revenant des noces, buvons nous y en allons
Et à Paris, y a-t-une vieille
Et en revenant de Saint-Gilles
Et toi, ma brunette, veux-tu te marier
Et vous l’avez ben tous connus
Eugénie, les larmes aux yeux
Faut pas de bourse à ces jeunes gens
Fillettes de quinze ans faites donc pas tant les fières
Fume ta pipe Napoléon
Hélas mon père m’a mariade
Hélas mon père m’y marie
Henriette était fille d’un baron de renom
Holà ! ma petite mère
I la mangerons la soupe la soupe
Il avait courte taille, on l’avait marié
Il est mort le père aux louis d’or
Il était une petite bergère qui les gardait ses blancs moutons
Ils étaient trois conscrits qui s’en vont à la guerre
Il y a un petit bois
Il y a-t-un bon prêtre dans notre village
I vas vous chantar une chanson qu’ol est ren que daus menteries
J’ai bien servi pendant sept ans la France
J’ai cueilli une belle rose
J’ai de la richesse et de beaux châteaux
J’ai demandé à ma femme, j’ai demandé son avis
J’ai demandé-z-à ma mère, la mariée quand je la serai
J’ai fait l’amour à une brune
J’ai fait une maîtresse trois jours y a pas longtemps
J’ai fait une maîtresse y a pas longtemps
J’aime la galette
J’ai plumé la tête de mon alouette
J’ai quinze ans et je suis sage
J’ai un amant, deux j’en voudrais
J’ai vingt-cinq ans, ah ! je suis sage
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre
J’avais deux camarades
J’avais rêvé de vivre sans ménage
J’avais une maîtresse aux Trois Piliers
Je me lève de bon matin quand le soleil se couche
Je m’en fus cueillir des noix
Je me suis engagé pour l’amour d’une blonde
Je me suis-t-engagé dans le régiment de France
Je mets ma charrette sur mon dos
Je ne veux plus garder les vaches
J’enlève de ma pochette
Je passai derrière le bois, le coucou chantait
Je sais bien une chanson de pur mensonge
Je suis lasse d’être fille
Je suis venu ce soir du fond de mon bocage
Je suis venu pour vous tromper
Jeune militaire revenant de guerre
Je viens t’y dire adieu, ma charmante Marie-Louise
Je viens t’y voir ma bergère du champ
La bèla Janèton
La boulangère a des écus
La fiancée nous l’emmenons (petit papillon volant)
La fille d’un geôlier
Là-haut, là-haut, sur la montagne, il y a trois petits moutons blancs
Là-haut parmi ces champs
Là-haut, sur ces chaumettes
Là-haut sur la montagne, trois petits oiseaux chantaient
La lessive est roulée
L’alouette sur la branche
La Magali voulait bien dormir
La mariée qui perd son chignon
La mariée s’en va devant
La mariée s’en va devant (la foére qui la galope)
La mariée s’en va vite vite la mariée s’en va l’a ripé
La mère Fanchette arrive avec son caillon
La mère Gauduchon s’en va-t-au bois
La mère Julie veut s’y marier
La monterons-nous la côte la côte
La quarante est là qui ne tremble guère
L’autre jour en se promenant
L’autre jour je m’y promène
L’autre jour, un jour de foire
La vieille a mis son bea caillon
Le bonhomme en s’y rendant du bois
Le coucou s’en va nous ne le verrons guère
Le curé ne veut pas que thiés gars bigheant
Le fendeur dans les bois, dans sa loge jolie
Le jour qu’i étais la mariée
L’entends-tu, mignonne
L’entends-tu mon goret, ma bernée bouille
Le numéro un est arrivé, sur la marine faudra aller
Le père Mathurin n’a plus de chapeau
Le premier est un pêcheur
Le roi a une fille à marier
Le roi avait un fils
Les filles de Saint-Maurice s’en vont à la ballade
Les voici les voilà les culottes rouges
Le vieux bigeait la vieille, la vieille bigeait le vieux
Ma bonne amie, je t’y fais mes adieux
Mademoiselle, vos yeux sont languissants
Ma douce amie que cette fleur qu’est sur ton front
Ma femme al est malade, en grand danger d’y mourir
Ma femme m’y dit de bercer le pouperon
Ma fille pour ton mariage
Ma journée est finie
Ma maman ne veut pas payer
Maman je voudrais maman je voudrais
Ma mignonne est au village, au village tout là-bas
Ma poulette a trois poulets
Maréchal de France revenant de guerre cherchant ses amours
Margoton prend son panier la voilà partie-z-aux mèles
Marie dans le mariage
Marie-Jeanne s’en va-t-au moulin
Marie-Madeleine a les pieds petitons
Marie, ma petite Marie
Mariez-moi ma mère dès l’âge de quinze ans
Marion tu perds ton chignon
Martin va-t-au bois
Mathurine en jupon court s’en va à la messe
Ma tunique a un bouton, marchons
M’en vais-t-à la foire de Parthenay
Mes amis faites attention que je vous dise une chanson
Mes chers amis, je vais vous chanter
Mes petits gorets dansiant
Messieurs, j’ai fait connaissance
Mettez le foin au râtelier, voilà les oueilles qu’arrivent
Mon Jean, Petit-Jean s’en va-t-aux vignes
Mon mari était malade
Mon père avait cinq cents moutons
Mon père avait un carré de pois
Mon père avait une âne
Mon père galopait
Mon père le m’y marie dès l’âge de quinze ans
Mon père m’a donné des rubans, des rubines
Mon père m’a donné-t-en maridatge
Mon père m’a mariée à quinze ans et demie
Mon père m’envoyait au marché
Mon père m’y marie en croyant d’y bien faire
Mon père s’en va-t-au marché, ma mère s’en va-t-aux noces
Mon père voudrait m’y marier
Morbleu de ventrebleu, dis-moi donc, belle Madelon
M’y promenant sur la Charente faisant mon tour faisant ma ronde
M’y rendant de la foére
Napoléon disait à Joséphine
Ne l’ai-je pas bien passé mon temps
N’entends-tu la biche dedans les bois
Nous avions une chèvre qu’était intelligente
Nous étions trois filles, bonnes à marier
Nous sommes venus ce soir
Nous sommes venus vous voir
Oh ! J’ai-t-un petit oiseau Isabeau
Oh ! Le joli petit métier
Oh ! Que je l’aime, oh ! Que je l’aime la fille de l’Auvergnat
Oh ! Sur le pont de Nantes la veille de la Saint-Jean
Ol était la mère ageasse
Ol était une chèvre qui va jamais aux champs
Ol était une petite vache noire
Ol était un garçon que l’appeliant Simon
Ol était un petit bonhomme (le cuilleri)
Ol était un petit moine qui d’amour vivait
O m’est venu commandement
On y danse la lourde
Où allez-vous si pressé, curé,curé
Où est la marguerite
Où vas-tu belle boiteuse
O vinguit un ordre chez nous
Papa, maman, mariez-moi
Par derrière chez mon père, y a-t-un petit bois charmant
Pas de lièvre, pas de lapin
Père père regardez si vous m’aimez
Perrine était chambrère
Pète donc vieille tant que tu voudras
Petit capitaine revenant de guerre en cherchant ses amours
Petit-Jean, Petit-Jean s’en va-t-aux vignes
Petit tambour se revenant de guerre
Piquons, belle Madeleine
Pour bien la dançar
Pour danser le rat
Prends tes bots guenipe
Prête-moi ton couteau
Quand j’atais chez mon père
Quand j’étais apprenti pastouriau chez mon père
Quand j’étais chez mon père, fillette à marier
Quand j’étais chez mon père, fillette à marier dondaine
Quand j’étais chez mon père, garçon à marier, voyez
Quand j’étais chez mon père, lon et la, tra la la, fillette à marier
Quand j’étais chez mon père, mon père Landerniau
Quand j’étais chez mon père, oueille la coue nègre, fillette à marier
Quand j’étais chez mon père, petite à la maison
Quand j’étais chez mon père, petit gars pastouriau
Quand la bergère s’en va-t-aux champs, toujours filant
Quand la bergère s’y en va-t-aux champs filant sa quenouillette
Quand la Marion s’en va au molin (filar sa colha de bren)
Quand le curé s’en va pour cueillir la noisette
Quand les garçons partiront, toutes les filles pleureront
Quand le valet s’en va-t-aux vignes
Quand Marianne va-t-au moulin
Quand Margoton s’en va-t-au bois
Quand Margoton s’en va-t-aux mèles, son panier sous son bras
Quand mon père s’en va-t-au marché
Quand un beau jour je m’y promène (turlututu)
Quand un jour je m’y promène tout le long de ces vallons
Quitte ton troupeau bergère
Qui veut savoir une chanson (c’est d’une fille et d’un garçon)
Récitons l’aventure, c’est d’un jeune écolier
Réveillez-vous la belle, je viens vous avertir
Rossignolet du bois joli
Rossignolet du bois, rossignolet sauvage
Rossignolet sauvage, rossignolet des bois
Sainte Marguerite, endormez-moi cette enfant
Sargallon s’en va-t-à la messe
Saute, saute, les poils de mes chausses
Sautez donc, vous n’y sautez guère
Sautez mesdemoiselles
S’en allant à la fontaine pour cueillir du cresson
Si j’avais une femme
Si je suis fillette sans amant
Si je viens t’y voir ma charmante maîtresse
Si tu cheus dans thio creus, malireu
Si tu savais mignonne
Sous ces trois rosiers blancs
Sur la rivière de Bordeaux
Sur le pont du Nord, joli cœur de rose
Sur mon chemin, j’ai rencontré les filles du coupeur de paille
T’as bu bonhomme
T’aras de l’aglland
Tins-te ben i allons galoper
Tombis, m’y cassis la jambe
Ton beau temps, ma jeune fille
Ton devanteau ma chambrière
Ton petit cotillon Lisette (ou Marjolaine)
Ton petit chien bergère
Tout le long de la mer, lon, la
Tout près d’un cerisier, y avait une jolie fille
Tout un jour s’y promène tout le long de ces vallons
Trempez la soupe, trempez la donc
Trois beaux navires sont arrivés
Trois fois passera la dernière la dernière
Trois jeunes tambours revenant de la guerre
Trois matelots, leur pipe allumée
Tu l’apporteras le petit pot, le petit pot
Tu m’as fait venir ici mei
Tu n’auras pas ma queue de mouton, ma tante rose
Une coquette de Paris
Un beau jour je me promène tout le long de ces vallons
Un biau jour de fête
Un dimanche après les vêpres
Un jour ma tant plantit un pépin dans son jardin
Un jour un jour m’y promenant
Un jour une bergère appelée Isabeau
Un oiseau sur la branche faisait cui cui
Veux-tu veux-tu ma mignonne
Viens, viens, viens, malheureuse viens
Vins donc fainéant
Vire tes oueilles, berghère
Vive les conscrits de Saint-Gaudent
Voici la Saint-Jean la grande journée
Voici le mois d’avril rendu
Voilà Christophe parti au marché
Voilà la poule, avec ses quatre poulets
Voilà un an et demi qu’on a marié la petite Marie
Vous n’irez plus au bal madame la mariée
Y a trois hussards allaient en promenade
Y a-t-une jeune mariée qui regrette bien ses amours
Y a-t-un nic dans thio prunier
Y a-t-un rat dans le grenier
(Pour tout renseignement éventuel, nous contacter)
01:40 Écrit par belvert dans À propos, ARCHIVES SONORES, Arts populaires, Blog, CHANSON POPULAIRE, Ethnomusicologie, Territoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : chanson traditionnelle, poitou, centre-ouest, michèle gardré-valière, michel valière |
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jeudi, 03 novembre 2011
Musiques et Traditions Orales de Normandie en novembre, avec l'associations La Loure
Deux rendez-vous de choix se profilent autour des traditions chantées, de Normandie et d'ailleurs :
10-13 novembre : Pays de Caux - Pays de Chanteurs - Fécamp (76)
Colloque, concert, bal/fest noz, café chantant, soirée ciné documentaire...
Attention, n'oubliez pas de vous inscrire pour le colloque, ça se remplit très vite... et les places sont limitées !
La fiche d'inscription : ici
Le programme complet de ces rencontres : ici
19-20 novembre : La Nuit du chant traditionnel - Torchamp (61)
Veillée en chansons, bal à la voix, rando chantée, apéro chanté...
Le programme est ici !

Au plaisir de vous rencontrer lors de ces prochaines manifestations normandes.
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Musiques et Traditions Orales de Normandie
2, rue St-Martin
14500 Saint-Martin-de-Tallevende
Tél. : 02 31 68 73 49
laloure@wanadoo.fr - Site : laloure.org
18:39 Écrit par belvert dans À propos, Annonces de CONCERTS, ARCHIVES SONORES, Arts populaires, CHANSON POPULAIRE, Colloques, Ethnomusicologie, Film, Loisirs, Manifestations, Musique, PATRIMOINE.S, Territoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 31 octobre 2011
En hommage à Conrad Laforte et à son œuvre sur la littérature orale du Québec


16:10 Écrit par belvert dans À propos, ARCHIVES SONORES, CHANSON POPULAIRE, CONTES, Dans nos cartons..., Ethnologie, Ethnomusicologie, Histoire, Livre, Michel Valière..., Michèle GARDRé-VALIèRE, Musique, PATRIMOINE.S, Territoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 25 mars 2011
Henri Coursaget a passé le flambeau et nous a quittés... Il plane toujours sur Confolens et "son" Festival, à re-découvrier en août.
Une grande émotion a saisi tous ceux qui le connaissaient et Dieu sait s'ils étaient nombreux de par le monde. Ses obsèques qu'il avait lui-même réglées, j'allais écrire "chorégraphiées", ont marqué les esprits. La terre de Confolens l'a accueili, à jamais. Merci Henri, pour ton œuvre, pour ton amitié rayonnante. Salut l'artiste !
Un article, sur le blog de Gérard Lame, correspondant de Gond-Pontouvre (Charente) du journal Sud-Ouest mérite quelques minutes d'attention et donc de recueillement. Suivez ce lien :
http://gond-pontouvre.blogs.sudouest.fr/archive/2011/03/2...
15:16 Écrit par belvert dans Actualités occitanes, Arts populaires, Blog, CONFOLENTAIS, Ethnomusicologie, Histoire, Humanitaire, Jeux, La pensée du jour, Musique, PATRIMOINE.S, PORTRAITS | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 23 septembre 2010
Un colloque pour apprendre à "chanter les bœufs", les guider dans la douceur...
Renseignements au 02 51 52 62 37 ou par mail tourisme@paysdelachataigneraie.org

« Le chant de plein air des laboureurs »
Colloque du 7,8 et 9 octobre 2010
La Communauté de Communes du Pays de La Châtaigneraie, avec la collaboration d’EthnoDoc et de l’OPCI, organise un colloque Le chant de plein air des laboureurs ou « l’art de manier les bœufs en chantant ». Tout à fait inédit, ce rendez vous permettra de faire le point sur les richesses historiques, patrimoniales et scientifiques d’une pratique multiséculaire que l’on croyait éteinte à jamais et que l’on connaît en Vendée sous le nom dariolage.
A quoi correspond cette pratique si bien évoquée par George Sand au premier chapitre de La Mare au diable (sous le nom de briolage)?
Pour Joseph Grolleau (85 ans), de Cheffois, lors d'une rencontre à propos d'une enquête sur ce sujet, le définissait ainsi:
"Le dariolage, c'est une sorte de mélodie que la voix du laboureur porte loin en s'entraînant et en entraînant son attelage. Ce chant singulier, égrené sur des voyelles et chanté par chaque laboureur sur un air personnel , accompagné des cris et chants d'oiseaux, anime tout l'environnement; même les geais imitent parfaitement cette mélodie. C'est toute une atmosphère qui règne dans la campagne, atmosphère de labeur et en même temps d'harmonie et d'équilibre, un certain bonheur de vivre, tout simplement."
Demandez le programme du colloque qui se déroulera au Domaine Saint Sauveur (Saint Germain l’Aiguiller – Mouilleron-en-Pareds, Vendée) du 7 au 9 octobre 2010. S’en suivront une soirée « Voix du Monde » le samedi 9 octobre, et une démonstration publique de dariolage, le dimanche 10 octobre, dans le cadre de la cuisine du cochon au Moulin Migné, de Cheffois (Vendée).
Un point restauration sera mis en place avec des buffets entre 8 € et 10 €, et un menu à 14,50 €. Nous vous invitons à réserver le plus tôt possible auprès de l’Office de Tourisme du Pays de La Châtaigneraie qui se tient également à votre disposition pour tous renseignements au 02 51 52 62 37 ; ou par mail tourisme@paysdelachataigneraie.org
O.de T. 1 Place des Halles, 85120 La Châtaigneraie

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jeudi, 07 janvier 2010
Jean Poueigh... le retour !

Avec cette vue du Mont Valier, dans le Couseran, aperçu depuis la cabane d'Aula, André Dupuy, dont on a pu aprécier en son temps la publication de la Petite encyclopédie occitane, met à notre disposition ce véritable "dossier" sur Jean Poueigh (Toulouse, 1876- Olivet -Loiret-, 1958), trop méconnu et surtout trop vite oublié, comme si on lui tenait rigueur de n'avoir produit que le tome 1 de son imposant recueil de chansons.
Observateur du monde occitan depuis son lieu de résidence, "l'Ecole du village" à Saint-Felix-de-Tournegat (09500), André Dupuy, lui-même éditeur de ses travaux, publie ici ce tome II de l'œuvre de Poueigh, en fait une réimpression des textes de chansons de bergères, qui ne figuraient pas dans le tome 1 mais qui étaient parus dans les quatre numéros de 1930 du Bulletin de la Société archéologique du Gers.
Il n'empêche que nombre de textes sont toujours "dans la nature", où ?? et qu'il conviendrait de publier. Qui saura localiser la troisième partie de cette immense collecte ?
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| Tags : jean poueigh, chansons de bergères, andré dupuy, pyrénées |
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samedi, 07 novembre 2009
Alertez les jeunes" ethnomusicos" !

© Tous droits réservés: Simha Aron.
Voici un ouvrage récent (2009) qui relate avec sérieux et humour, l'itinéraire enchanté d'un ethnomusicologue en Centrafrique où, corniste, israëlien, il avait été invité en 1963, dans le cadre d'un contrat de coopération, à venir créer une fanfare à Bangui... De fanfare, il n'en créera point, mais ira se plonger dans la forêt, les sons, le peuple de la forêt et embrasser une brillante carrière d'ethnomusicologue.
Jeunes ethnomusicos, et même les autres, à ne pas manquer. Une expérience humaine hors du commun.
A la découverte !
ISBN:978-2-7071-5722-5
13 €
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| Tags : simha aron, ethnomusicologie, pygmées, centrafrique |
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mercredi, 05 août 2009
Si vous êtes atteint de la "manie vielle" (à roue), réservez votre W.-E du 6 au 8 nov. 2009 à Montluçon (Allier)
15:46 Écrit par belvert dans Ethnomusicologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : allier, montluçon, musée des musiques populaires, vielle à roue, gilbert malochet, gaston rivière |
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mardi, 09 juin 2009
Vous avez toujours voulu savoir tout sur la Gavotte et l'art de la danser...
... alors, tentez votre chance en rejoignant l'ami Yves Guillard et les siens sur un site où l'on ne vous cachera rien des secrets des prévôts et maîtres à danser : démonstrations dansées, musique, archives, photographies.
Cliquez ici: http://www.fonds-sonores-archives.sarthe.com/www/index.ph...
et si le cœur vous en dit, essayez vous aussi.
19:46 Écrit par belvert dans Ethnomusicologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : sarthen yves guillard, danses de caractère, gavotte |
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mardi, 12 mai 2009
Dansez au Pays des volcans, des aiguilles et des orgues...
FESTIVAL DE MUSIQUES TRADITIONNELLES 
Au Programme : 8 STAGES et 4 SOIREES
inscription enregistrée avant le 15 juin = 5% de réduction !!!
Programme et Bulletin d'inscription sur : www.cdmdt43.fr
Accordéon diatonique avec Wim CLAEYS et Cyrille BROTTO
Vielle à roue avec Thierry NOUAT Violon avec Basile BREMAUD
Cabrette avec Didier PAUVERT Chant avec Joan Francés TISNER
Danse avec Gilles LAUPRETRE Cornemuse avec Eric MONTBEL
SOIREES : (suivies d’un bal traditionnel)
Mercredi : Bal d’ouverture du festival, animé par les musiciens de Haute-Loire.
Jeudi : « Guillaume Lopez en Companhia », un casting de choc pour danseurs et « boulegaires » avertis et néophytes de toutes les générations. Répertoire vif, coloré et rythmé : musiques à danser des pays d’Oc, enrichi de compositions.
Vendredi : « Xarnege », contrebandiers de la culture, trafiquants de langues, musiques, danses et traditions, les musiciens de cette région « sharnègo » (entre Gascogne et Pays-Basque) vous feront partager le contenu de leur besace.
Samedi : « Tref », traditions, inspirations européennes ou mondiales, compositions, qu’importe pour eux ! L’accordéon leur offre son langage, eux lui donnent leur syntaxe. Ensemble, ils créent de nouveaux dialectes qui ne sont plus ceux d’hier et qui évolueront encore demain.
Renseignements :
CDMDT 43 - 29, Rue Raphaël - BP 49- 43002 Le Puy en Velay
04 71 02 92 53
Mail : cdmdt43@cdmdt43.fr
13:06 Écrit par belvert dans Ethnomusicologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : velay, musiques et danses traditionnelles, ethnomusicologie, cdmdt 43 |
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vendredi, 24 avril 2009
Des Gascons en Limousin: C'est la fête à Flavignac (Haute-Vienne), le 16 Mai, 2009.
de 14h00 à 18h00
Stages
Accordéon diatonique avec Emmanuel PARISELLE
Violon avec Didier OLIVER
Danse avec Dany DAUBA-MADIER et Jean-Luc MADIER
18h30 Apéritif offert par les organisateurs.
19h00 Pique-nique à partager, apporté par les stagiaires et tous ceux qui souhaitent y participer.
21h00
Bal
Gasconha plus, c’est un bal gascon largement mené à la voix, par quatre personnalités musicales exceptionnelles :
Jean-Luc Madier, Dany Dauba-Madier, Didier Oliver et Emmanuel Pariselle.
Leur rencontre donne un ensemble superbement coloré, et d’une dynamique irrésistible. Les voix sont riches, les instrumentistes excellents et l’inventivité exubérante.
Un mariage particulièrement réussi et tonique entre tradition profondément enracinée et créativité.
Plaquette d’inscription à télécharger :
http://mustradamus.free.fr/Gasconha.pdf
Affiche à télécharger :
http://mustradamus.free.fr/AfficheGasconha+.jpg
11:56 Écrit par belvert dans Ethnomusicologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 06 mars 2009
Un nouvel ouvrage à prendre en compte : De « l’ancienne civilisation paysanne » à la globalisation
L’ethnomusicologie de la France : De « l’ancienne civilisation paysanne » à la globalisation - Textes réunis par Luc CHARLES-DOMINIQUE et Yves DEFRANCE (Paris, éd. L'Harmattan, ISBN : 978-2-296-06981-7 • 43 € • 496 page
L’ethnomusicologie s’est en grande partie élaborée en Europe, notamment dans sa phase « pré-historique » romantique. Était alors prise en compte l’étude des « traditions nationales » portées par l’ « ancienne civilisation paysanne ». En France, au XXe siècle, des ethnomusicologues ont décidé de poursuivre l’étude des sociétés rurales de la France métropolitaine, assurant d’une certaine manière la transition avec le folk-revival, apparu il y a environ quarante ans, et qui a en grande partie contribué à faire des musiques et danses traditionnelles des régions de France un champ patrimonial, à partir d’une formidable action de recueil et de valorisation de la mémoire.
Aujourd’hui, alors que nous sommes dans la seconde génération de ce revival ou peut-être déjà dans un ère post-revivaliste, le constat est celui d’un glissement des objets d’étude et des terrains de recherche en direction d’expressions musicales et chorégraphiques multiculturelles, communautaires ou non, dont les cadres sont plus largement urbains ou suburbains. La « France » s’est élargie à un large espace francophone totalement multiculturel, incluant les territoires d’outre mer et les anciennes colonies. Le concept de « musiques et danses traditionnelles », en l’espace de deux décennies tout au plus, a connu une évolution fulgurante.
Un regard neuf, un point de vue diversifié, un ouvrage pionnier et fondateur pour un thème et un domaine en constante évolution.
25 chercheurs en sciences humaines et sciences sociales posent un regard pluridisciplinaire pour dresser un bilan intellectuel et scientifique mais surtout repenser l’objet, les méthodes et les outils d’une ethnomusicologie en pleine évolution, celle d’un espace (la « France ») totalement reconsidéré et abordé dans sa dimension multiculturelle, ouvert sur les DOM et TOM et le vaste univers de la francophonie.
Avec les contributions de : Luc Charles-Dominique, Yves Defrance (dir.),
...et Antoine Hennion, Jean Molino, Denis Laborde, Marlène Belly, Marie-Barbara Le Gonidec, Monique Desroches, Michel de Lannoy, Jean-Yves Boursier, Jean-Christophe Maillard, Eric Montbel, Pierre Laurence, Cyril Isnart, Françoise Etay, Nathalie Gauthard, Jean-Jacques Casteret, Lothaire Mabru, Ursula Moser, Caterina Pasqualino, Carole Lemee, Hervé Roten, Guillaume Samson, Oxaï Roura, David Khatile.
15:05 Écrit par belvert dans Ethnomusicologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mardi, 03 février 2009
Ethnomusicologie et anthropologie musicale de l’espace français français
L’ethnomusicologie s’est en grande partie élaborée en Europe, notamment dans sa phase « pré-historique » romantique. Était alors prise en compte l’étude des « traditions nationales » portées par l’ « ancienne civilisation paysanne ». En France, au XXe siècle, des ethnomusicologues ont décidé de poursuivre l’étude des sociétés rurales de la France métropolitaine, assurant d’une certaine manière la transition avec le folk-revival, apparu il y a environ quarante ans, et qui a en grande partie contribué à faire des musiques et danses traditionnelles des régions de France un champ patrimonial, à partir d’une formidable action de recueil et de valorisation de la mémoire.Aujourd’hui, alors que nous sommes dans la seconde génération de ce revival ou peut-être déjà dans un ère post-revivaliste, le constat est celui d’un glissement des objets d’étude et des terrains de recherche en direction d’expressions musicales et chorégraphiques multiculturelles, communautaires ou non, dont les cadres sont plus largement urbains ou suburbains. La « France » s’est élargie à un large espace francophone totalement multiculturel, incluant les territoires d’outre mer et les anciennes colonies. Le concept de « musiques et danses traditionnelles », en l’espace de deux décennies tout au plus, a connu une évolution fulgurante.De « l’ancienne civilisation paysanne » à la globalisation. Un regard neuf, un point de vue diversifié, un ouvrage pionnier et fondateur pour un thème et un domaine en constante évolution.Vient de paraître aux éditions l'Harmattan :http://editions-harmattan.fr
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| Tags : ethnomusicologie |
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jeudi, 15 janvier 2009
Retour sur des collectes en Poitou: J. Bujeaud, L.Pineau, M.&M Valière
Sorti de nos cartons, ce texte est susceptible de retenir l'attention des passionnés de littératures orales...
Suivre ce lien : A propos des collectes Valière.pdf
15:40 Écrit par belvert dans Ethnomusicologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
| Tags : michèle gardré-valière, michel valière, poitou-charentes, fonds valière, léon pineau, jérôme bujeaud, chansons populaires |
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mardi, 11 novembre 2008
Le Syndrôme de l'Ardèche se répandra sans compter le 15 nov. 2008 à Saint-Georges-Lagricol
Samedi 15 novembre, à la Salle polyvalente de St Georges Lagricol (43) : Concert - Bal traditionnel avec le SYNDRÔME DE L’ARDECHE.
Une 1ère partie de bal avec les G’nous & les élèves de l’Ecole de Musique de l’Ance à l’Arzon
©Tous droits réservés"Fanfare légère et primesautière empruntant au terroir son instrumentation typique (cornemuses françaises, accordéon diatonique) et au jazz son sens de l'improvisation. Le Syndrôme de l'Ardèche propose une musique originale inspirée des mélodies et traditions du Vivarais et des Cévennes, magistralement réinventées par la grâce d'arrangements mutins alternant effets de masse, contrepoints chantants et embardées collectives. Une vivifiante plongée sensorielle et poétique au coeur d'une France mythique et populaire".
Org. : CDMDT 43 / Ecole de Musique de l’Ance à l’Arzon.
19:50 Écrit par belvert dans Ethnomusicologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : ardèche, musiques traditionnelles |
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jeudi, 06 novembre 2008
Un collecteur breton vient d'être "édité"
Honneur aux pionniers collecteurs de chants populaires (bretons)
Cet ouvrage (16 € ) est édité par le Centre de Recherche Bretonne et Celtique, CS 93837, 20 rue Duquesne, 29238 BREST Cedex 3
http://www.univ.brest.fr/Recherche/Laboratoire/CRBC
ISBN 978-2-901737-78-0
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lundi, 08 septembre 2008
Cambrure, talons hauts, jambes effilées comme des couteaux, le regard qui harponne.
Découvrez l'ouvrage de Christophe APRILL, Tango. Le couple, le bal et la scène, auxEditions Autrement.
"Cambrure, talons hauts, jambes effilées comme des couteaux, le regard qui harponne. Pourquoi cette posture plaît-elle tant ? Pourquoi le tango fascine-t-il tellement ? Serait-ce parce qu'enfin, on pourrait s'enlacer et jouer à être un homme ou une femme, un jeu auquel plus grand monde n'ose se prêter ouvertement ? Avec ses icônes et son folklore, le tango séduit aussi parce qu'il correspond à une sensibilité de notre époque : à a fois chic et populaire, pratique de la rue et de la scène artistique, culture du monde, traditionnel et branché.
En danseur et sociologue. Christophe Apprill pointe ainsi le jeu des tensions du tango : le bal du milonguero et la scène avant-gardiste, les tenants de la musique et ceux de la danse, Paris, Buenos Aires ou Rio de la Plata, l'homme et la femme, la chaussure à talon et les baskets, tango ouvert ou fermé. Autant de dissymétries qui marquent cette cadence si particulière !."
Christophe Aprill, sociologue au SHADYC, EHESS à Marseille, est aussi l'auteur d'une Sociologie des danses de couple aux éditions L'Harmattan
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samedi, 06 septembre 2008
Un animal-musicien pictave...
Le Trésor de la Cathédrale de Poitiers contient un ouvrage de prières : le manuscrit Anne de Prie... parmi les illustrations cet animal musicien.
© Tous droits réservés.
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| Tags : poitiers;vienne; poitou;animal-musicien |
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vendredi, 05 septembre 2008
Avec Cyril Isnart et Jean-François Trubert, découvrez les pratiques musicales du Col de Tende, à la frontière franco-italienne...
Le vernissage aura lieu le mardi 09 septembre 2008, à la médiathèque municipale de Contes (20, place Jean Allardi).
présenteront leur recherche consacrée à la musique et aux pratiques musicales du col de Tende. Ils projetteront en outre un film réalisé en 1974 par Bernard Lortat-Jacob sur le même sujet : « Viévola. Chœurs et danses du col de Tende » (CNRS audiovisuel).
Venez participer à la discussion, partager vos souvenirs et…chanter !
La projection / discussion sera suivie d'un apéritif.
En espérant vous y rencontrer. Cordialement.
Syndia Blancardi et Salomé Berthon pour la médiathèque de Contes (Alpes-Maritimes).
Renseignements : 04 93 91 74 23"
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| Tags : col de tende, ethnomusicologie, belvert, cyril isnart, jean-françois trubert |
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vendredi, 04 juillet 2008
« Marianne et son âne Martin, si n’en parlions?»
« Marianne et son âne Martin, si n’en parlions ? »
par
Michèle Gardré-Valière
*
Comme suite à l’article de La Petite Châtenette sur la fête du 14 juillet et de la chanson qui accompagnait l’envoi et qui figure dans ce numéro-ci d’Aguiaine (n° 263, nov.-déc. 2007, pp.17-18), sous le titre de Marianne et son âne Martin, je vous propose (pp. 25) quelques
remarques sur les chansons relevant de la même rubrique (21) du Répertoire établi par Patrice Coirault et alii. L’auteure nous dit « tenir » cette chanson de sa grand-mère maternelle qui la détenait elle-même de sa propre grand-mère. C’est dire si ce texte chanté s’inscrit bien dans sa tradition orale familiale, aux origines lointaines et à des temps indéterminés. De son côté, une de nos informatrices de Champagne-Mouton (Charente), Marie Vidaud, nous dit un jour à propos d’une version qu’elle connaissait : « Celle-ci, c’est une chanson vraiment populaire ». Elle
l’estimait ainsi en regard de toutes les autres, plus rares, qu’elle nous avait chantées et que
nous avions enregistrées d’elle. « Populaire », en effet, elle l’est bien, comme le justifiera un rapide survol de la littérature ethnographique. Pour en juger, il suffit de se reporter au tome I du Répertoire des chansons françaises de tradition orale de Patrice Coirault (BNF, 1996), qui en a regroupé de nombreuses références, sous la rubrique 21 – LARCINS I, Filles au moulin, sous le numéro 2112, Marianne au moulin, ou L’âne mangé à la porte du Moulin. De son côté, l’ethnomusicologue Conrad Laforte, au Québec, propose, pour le corpus de textes comparables qu’il a pu compiler, la cote O-70, dans son volume II consacré aux chansons strophiques, avec pour titre générique : Marianne s’en va-t-au moulin.
Ce choix de prénom pour l’héroïne, fait par les catalogueurs, doit pouvoir se légitimer eu égard à la fréquence de son apparition dans les textes. Certes ! Pourtant, un examen des versions qui nous apparaissent comme les plus anciennes ne plaide pas dans ce sens-là. En effet, la mention « première » remontant au XVe siècle, selon Gaston Paris, fait état d’une jeune femme répondant au prénom de Penotte, comme en témoignent les deux seuls vers qu’il nous en reste :
« Penotte s’en va au moulin
Dessus son asne Baudouyn. »
Une version de 15361, que nous reproduisons ci-après, évite de nommer la jeune personne qu’elle représente seulement par : « La Jeusne Dame. »
La Jeusne Dame va au molin
Dessus son asne Bauduin,
Tout chargé de grenade2,
La sombredondon
Tout chargé de grenade,
La sombredondon.
Quand le mosnier la vit venir :
« Belle, viendrez-vous moudre icy ?
Et deschargerons l’asne ! »
La sombredondon.
Et deschargerons l’asne ! »
La sombredondon.
Tandis que le molin moloit,
Le mosnier fesoit son devoir,
Et le loup mangeoit l’asne ?
La sombredondon.
Et le loup mangeoit l’asne ?
La sombredondon.
Quant à J.B. Weckerlin3 il en a retenu une version qu’il situe en 1602 (pp. 232-233), c’est tout simplement « La Belle ». Il précise en outre qu’elle a été plusieurs fois éditée (Paris : 1600 ; Rouen : 1602 ; Poitiers : 1607...). En voici le texte établi par l’auteur du recueil :
La Belle s’en va au moulin
Dessus son âne beaudoin,
Pour gaigner4 sa mouture.
Lanfrin, lanfra, la mirligaudichon,
La dondaine, la dondon,
Pour gaigner sa mouture
A l’ombre d’un buisson.
Quand le musnier la vit venir,
De rire ne se peut tenir :
Voici la femme à l’asne,
Lanfrin, lanfra...
— Musnier, me moudras-tu mon grain ? —
Ouy, Madame, je le veux bien,
Vous moudrez la première,
Lanfrin, lanfra...
Tandis que le moulin mouloit
Le musnier la belle baisoit
Et le loup mengeoit l’asne
Lanfrin, lanfra...
Hélas, dit-elle, beau musnier,
Que maudit en soit le mestier,
Le loup a mangé l’asne,
Lanfrin, lanfra...
« En ma bourse j’ay de l’argent,
Prenez deus escus tout contant,
Achaptez un autre asne, »
Lanfrin, lanfra...
La Belle s’en va au marché,
Pour là un autre asne achapter,
Achapta une asnesse,
Lanfrin, lanfra...
Quand son mary la vit venir
De crier ne se peut tenir :
Ce n’est pas là nostre asne !
Lanfrin, lanfra...
Mary, tu as beu vin nouveau,
Qui t’a faict troubler le cerveau,
As mescongnu nostre asne,
Lanfrin, lanfra...
Voicy le joly mois de may,
Que toutes bestes changent poil,
Aussi a faict nostre asne,
Lanfrin, lanfra...
On aura constaté sans peine que le déroulement du texte est déjà bien établi au début du XVIIe siècle (refrain mis à part, comme bien souvent). Et cela seulement suffit à ne pas retenir l’hypothèse d’une chanson née pendant la Révolution sous le seul prétexte que l’héroïne porte le même prénom que la figure emblématique de la République : Marianne. D’ailleurs les appellatifs génériques de la chanson sont divers et tout autres avant cette période (Belle ; La Belle ; Penotte ; La Jeusne Dame...). Pour les temps post-révolutionnaires, sur vingt-neuf versions (dans un premier repérage) rassemblées par treize collecteurs, on en compte treize avec le prénom Marion (en français ou en occitan), onze avec Marianne et cinq avec d’autres prénoms voisins, tous à l’initiale en « M+a » : Madelon, Margot, Margui, Mariton, Marie-Jeanne, sauf Nanon ( qui apparaît seulement dans un refrain, cf. infra). Cependant si celui de Marion est bien représenté au XIXe siècle et jusqu’à nos jours, Marianne, lui, n’apparaît, sauf erreur, qu’au XXe siècle, parfois d’ailleurs en compétition, au sein du même texte, avec Marion, comme on le voit dans
cet exemple de Saint-Romain-en-Charroux, en Pays civraisien5 :
Quand Marianne s’en va-t-au moulin (bis)
Assise sur son âne, Nanon de la Sambre dondon
Assise sur son âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion
Quand le meunier la vit venir (bis)
De rire il put s’en retenir (bis)
Attache là ton âne, Nanon de la Sambre dondon
Attache là ton âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion
Pendant que le moulin moulait (bis)
Le meunier la caressait (bis)
Le loup caressait l’âne, Nanon de la Sambre dondon
Le loup caressait l’âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion
Meunier, meunier, oh qu’as-tu fait (bis)
Le loup a mangé l’âne, Nanon de la Sambre dondon
Le loup a mangé l’âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion.
Prends sept écus dans ma sacoche (bis)
T’iras acheter un âne, Nanon de la Sambre dondon
T’iras acheter un âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion.
Quand son mari la vit venir (bis)
De pleurs il ne peut se retenir (bis)
Oh qu’as-tu fait de notre âne, Nanon de la Sambre dondon
Oh qu’as-tu fait de notre âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion.
Mon âne avait les oreilles en rabattant (bis)
Et le bout de la queue blanche, Nanon de la Sambre dondon
Et le bout de la queue blanche, ma jolie Marion, ma jolie Marion.
Mais tu sais bien qu’à la Saint-Michel (bis)
Que tous les ânes changent de poils (bis)
C’est ça qu’a fait notre âne, Nanon de la Sambre dondon
C’est ça qu’a fait notre âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion.
On ne doit pas s’étonner de la vitalité et de la résistance du prénom Marion, dans la mesure où il était déjà attesté au XIe siècle et chanté au XIIIe siècle comme le montre Roger VAULTIER6 (1965 : p. 85) :
« Le frère Daniel, un prédicateur du XIIIe siècle, a laissé au moins le titre d’une chanson en vogue de son temps, il s’écrie, en effet ‘Ô jour [de Noël] pourquoi as-tu été fait ?Est-ce pour être employé à chanter la Marion ?’ »
Mais d’abord, un petit rappel historique et... citoyen. Marion a longtemps fait figure de « prénom rural », de « chambrère7 », comme nous l’avons entendu en 1970 de la bouche de notre propre grand-mère maternelle de Poursay-Garnaud (Charente-Maritime). Si Marianne fut porté dès le XVIe siècle comme prénom très populaire en raison de la double dédicace, chez les catholiques, à la Sainte-Vierge Marie et à sa mère Anne, le terme Marianne comme symbole de la République8 est postérieur à la Révolution française.
De fait, la figuration symbolique de La Liberté aurait pris naissance dès 1789, sous la forme de statues, vêtues à l’antique et coiffées principalement du bonnet phrygien, que l’on voit s’ériger un peu partout en France. Mais l’historien Maurice Agulhon9 a bien reconnu que c’est
en octobre 1792, au village de Puylaurens, dans le Tarn10, qu’elle a été nommée pour la première fois dans un texte de chanson11, imprimé en langue d’oc sous le titre La Garisou de Marianno (= La Guérison de Marianne), et dont l’argument repose sur la joie de « la malade »
d’avoir recouvré son appétit à la suite de la « prise des Tuileries », le 10 août 1792. Notons que Frédéric Mistral l’avait déjà citée dans son illustre Trésor du Félibrige (1878-1886), non sans l’avoir qualifiée, vu ses orientations idéologiques et politiques, de « détestable chanson » (sic).
On rapporte aussi que « Marianne » était le nom de code de sociétés secrètes républicaines qui s’étaient fixé pour objectif de mettre à bas le Second Empire. C’est pourquoi ce « prénom » a aussi été utilisé par les anti-républicains à l’encontre de la République française, mais celui-ci,
ayant acquis une valeur de symbole, a perdu de fait toute sa valeur péjorative. Et pour cette raison, chaque mairie se dotera d’au moins un buste de Marianne à l’effigie d’une belle femme12, diffusé massivement à partir de 1880. Ainsi ce symbole de la République connaîtra- t-il son apothéose et sa sacralisation.
On comprend que le rapprochement entre la fête nationale et la chanson de Mam’zelle Marianne ait pu être fait, d’autant que l’École laïque et républicaine l’a diffusée à sa manière, un tantinet expurgée de toute connotation érotique et sexuelle, et sur un refrain très rythmé, qui maintes fois a fait considérer cette chanson « d’école » comme une comptine, celle-la même que nous chantions à la sortie de l’école de Villeneuve-la-Comtesse (Charente-maritime), dans les années d’après-guerre.
« Au p’tit trot, p’tit trot, p’tit trot,
C’est le refrain de la meunière
Au p’tit trot, p’tit trot, p’tit trot,
C’est le refrain
Du vieux moulin. »
Si certains de nos informateurs ont conservé en mémoire cet héritage scolaire, d’autres véhiculent des textes à coup sûr beaucoup plus « historiques », comme en témoignent plusieurs versions au refrain de « la sombre dondon », déjà connu au XVIe siècle, et retrouvé encore « sur le terrain » dans les années 1970, quatre siècles plus tard. Belle longévité, donc, pour cette Marion-Marianne !
Référence bibliographique en cas de citation de cet article:
GARDRé-VALIèRE Michèle, "'Marianne et son âne Martin, si n'en parlions ? ", Aguiaine n° 263, nov.-déc. 2007,pp.19-25.
NOTES :
1- Dans La Couronne et Fleur des chansons à troys (imprimé à Venise...). Cette référence est citée par Théodore Gérold, p. 57 de Chansons populaires des XVe et XVIe siècles, avec leurs mélodies, Genève Slatkine Reprints, 1976 (1re éd. Strasbourg, 1913).
2- « Grenade » est le calque français de l’occitan « granada » (du latin granata, abondante en grains) : littéralement, en français, « grainée », récolte de blé.
3- L’Ancienne chanson populaire en France (16e et 17e siècle), Paris, Garnier, 1887.
4- « Obtenir ».
5- Cf. L’Almanach du Poitevin 2008, Romorantin, CPE, p. 76, texte établi à partir de notre enquête du 1967 en Pays charlois (Vienne).
(Phonogramme de Michel Valière, encore non indexé). Une autre version, parmi la dizaine entendues et recueillies en Pays civraisien, Quand Marion va-t-au moulin (La sombre dondon), que nous avions proposée lors d’un concours pédagogique en tant qu’enseignants et « chasseur de sons », a été diffusée le 30 mai 1970 sur France-Inter par l’ORTF. Ce sera là l’origine du prénom de notre fille, justement née ce même jour (cf... Michel Valière, « Je l’appellerai Catherine... », dans Joël Clerget (dir.), Le Nom et la nomination : source, sens et pouvoir, Toulouse, ÉRÈS, 1990, p. 227-233).
6- Le folklore pendant la guerre de Cent ans d'après les lettres de rémission du Trésor des chartes), Paris, Librairie Guénégaud, 1965.
7- Chambrière, femme de chambre, servante.
8- Sur ce sujet, cf. Maurice Agulhon, Marianne au combat, l’imagerie et la symbolique républicaines de 1789 à 180, Paris, 1979.
9- Discours d'ouverture du Colloque de Puylaurens " La Révolution vécue par la Province" 15 et 16 avril 1989 - Maurice Agulhon :"C'est bien en effet la chanson de Guillaume Lavabre, le chansonnier puylaurentais qui en donnant la première occurrence du prénom de Marianne pour désigner la République, fait de cette invention un fait méridional ou, pour mieux dire, occitan." Son manuscrit conservé à la Bibliothèque nationale (Ye 3293) est le plus ancien témoin, ce qui autorise Puylaurens à se proclamer « Berceau occitan de Marianne » (cf. le site de
notre ami et collègue : http://lamblard.typepad.com/weblog/2007/05/marianne_et_14_.html). Cf. aussi : Maurice Agulhon et Pierre Bonte, Marianne : les visages de la République, Gallimard (coll. La découverte), 1992, p. 18-19.
10- Cf. Michel Vovelle, « Cultes révolutionnaires et religions laïques », dans Jacques Le Goff et René Rémond (dir.) Histoire de la France Religieuse, t. 3, Paris, Seuil, 1991, pp. 510-526.
11- Composée par le chansonnier d’expression occitane mais aussi française, Guillaume Lavabre (1755-1845), cordonnier de son état, jacobin et de confession protestante, qui fut un temps instituteur.
12- Parmi les dernières en date, des actrices telles que Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Laetitia Casta, une animatrice de la télévision, Evelyne Thomas se sont prêté comme modèles de Marianne.
12:29 Écrit par belvert dans Ethnomusicologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 05 mai 2008
Chantez et jouez avec les Normands de La Loure...
"La Loure" organise les 17 et 18 mai à Saint-Martin-de-Tallevende (près de Vire - 14) trois stages autour des répertoires traditionnels de Normandie :
1 - Stage de chant (organisé avec le soutien de Musique en Normandie) :
- Charles Quimbert (travail autour des techniques vocales propres au chant traditionnel) et Christiane Godet qui transmettra son répertoire familial du Pays d'Ouche.
2 - Stage d'accordéon diatonique :
- Laurent Barray : musicien Marée de Paradis, Pas de Trois..., il est aussi le co-auteur du recueil de tablature édité par La Loure et Trad'Magazine.
© Tous droits réservés- La Loure
3 - Stage de violon traditionnel :
- Etienne Lagrange : musicien dans différents groupes (Le Diable dans la Fourche, Green Grass Boys...), il est aussi collecteur et animateur au sein de La Loure...
© Tous droits réservés- La Loure
Il reste des places pour les différents stages. Vous pouvez retrouver tous les détails pratiques sur le lien suivant : http://laloure.org/article.php3?id_article=70
Pour tout renseignement complémentaire, s'adresser directement aux spécialistes réunis par La Loure :
Association La Loure
Musiques et Traditions Orales de Normandie
2, rue St-Martin
14500 Saint-Martin-de-Tallevende
Tél. : 02 31 68 73 49
laloure@wanadoo.fr
18:15 Écrit par belvert dans Ethnomusicologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 07 janvier 2008
Un accordéon diatonique personnalisé au décor unique
Le pilote, en visite dans la maison familiale à Lespignan (Hérault), relookée par Francis et son épouse Patricia, et avec le concours d'un architecte et de quelques bons artisans, n'a pas manqué de reluquer le "diato" sur une commode...
Ah ! les diatos, objets de tous les désirs des années 65 et les quelques suivantes... Francis a tenu a présenter lui-même son compagnon de route musical :
"En 1984, j'ai acheté en Poitou un 29 15 en seconde main à Monsieur A. M. à Gençay (86). Vers 1986, la première transformation à été faite par Denis LEVRAULT(?... en fait Le Vraux, cf. commentaire ci-dessous /f.Valière) à Angers qui a installé des "lames italiennes" et l'a passé de Do-Fa à Ré-Sol.
Après une période Castagnari (de ma part), j'ai décidé enfin de m'occuper sérieusement de mon 29 15.
Après un séjour de trois ans et de mon mariage à Madagascar, à Fianarantsoa, j'ai eu l'idée, en voyant la qualité de la marquetterie des artisans malgaches, de faire réaliser des plaques en bois, marquettées avec des motifs locaux.
En 1997, Revenu, en Occitanie (Bas-Languedoc) (pays de mon père, le pilote de Belvert,...et de mes grands parents paternels...), j'ai commencé à jouer au sein du groupe COSCONILHA en 2001.
En 2004 dans ce groupe, PIERRE GARAU, "Pierrot", qui fabrique des hautbois languedociens et qui travaille le bois a monté les plaques malgaches et fabriqué des plaques latérales pour le passages du son, refait le clavier en buis (sous les boutons, toujours, de chez Hohner), ainsi que des petits pieds en bois exotique.
Puis en 2006, MARC SERAFINI à Toulouse, m'a réaccordé, arrangé la butée des touches, réparé un peu le soufflet par endroits, fait une plaque de passage de son à la main droite (plus de passage d'air pour donner plus de force à la main droite) et m'a vendu des bretelles...
Voilà donc "la Bête" pièce unique au monde....avec un joli son (en plus) toujours en Ré-Sol qui s'accorde très bien avec le jeu des "grailes" languedociens (hautbois).
Il ne reste du 29 15 que les boutons Hohner toujours reconnaissables, le soufflet (prochaine étape de restauration sans doute), et les mécaniques (on les sait solides chez Honer), et bien sûr la forme idoine..."
Merci de m'avoir lu...
Francis, propriétaire et joueur de ce diato,

groupe COSCONILHA, dans l'Hérault..., en suivant ce lien :http://www.cosconilha.blogspot.com/
Les trois premiers clichés de cette note : © Tous droits réservés, 2007; le quatrième © CosconilhaTous droits réservés.
NOTE DE FRANCIS VALIèRE: "Cet article sur mon "Diato tunning Malgache" (comme dit Serge de Cosconilha), qui a eu la primeur de Belvert est aujourd'hui dans les kiosques (ou sur abonnement) dans la revue "Trad Mag"...il continue son voyage...
Correction le premier "retoucheur" de mon 2915, était Denis Le Vraux (et non Levrault)...qu'il m'en excuse je n'avais jamais écrit son nom, "Trad mag" a corrigé heureusement..."
10:25 Écrit par belvert dans Ethnomusicologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : francis valière, cosconilha, lespignan, hérault, accordéon diatonique |
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mardi, 02 octobre 2007
De la Musique du Col de Tende, à la frontière italienne...
Une publication de l'ADEM O6... à partir de l'enquête de Bernard Lortat-Jacob, ethnomusicologue (Musée de l'Homme, Pais), en 1967-1968 devrait retenir l'attention des ethnologues autant que des musicologues.
Evidemment le sujet ethnomusicologique est très localisé, mais c'est aussi un moment de l'histoire de l'ethnologie de la France qui y est raconté (1967-1968, les Atp et la "révolution"...)
"Musique du col de Tende. Les archives de Bernard Lortat-Jacob 1967-1968" est le nouveau livre-disque édité par l'ADEM 06 (Délégation départementale à la musique et à la danse des Alpes-Maritimes). Cet ouvrage publie pour la première fois des enregistrements resté à ce jour inédits et illustrant la tradition vocale très particulière et polyphonique de cet endroit de la vallée de la Roya, territoire singulier car transfrontalier et à la croisée des langues et dialectes. Cette publication a été réalisée par Cyril Isnart et Jean-François Trubert, respectivement docteurs en ethnologie et en musicologie. Le disque est accompagné d’un livre de 108 pages constitué d’un entretien avec Bernard Lortat-Jacob, puis d’une présentation de ce corpus de chants, et de leur transcription avec analyse musicologique. Cette dernière partie, véritable chansonnier, est illustrée de nombreuses transcriptions musicales accompagnées des paroles des chants. Ce livre-disque a été réalisé grâce au partenariat du Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM, ex-Musée des Arts et Traditions Populaires), de la Maison des Sciences de l’Homme de l’Université de Nice-Sophia-Antipolis. Il a bénéficié du soutien financier du Conseil Général des Alpes-Maritimes.
A commander à l'Adem06 : adem06@adem06.com (04 93 72 47 60). 15€ + port.
00:05 Écrit par belvert dans Ethnomusicologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 11 juillet 2007
PAGES archivistiques, sorties de nos cartons, en construction...
18:40 Écrit par belvert dans Ethnomusicologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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