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Humanitaire

  • Comme suite aux événements du 13 nov 2015...

    Eh bien, la vie, même précaire, continue. Je reprends donc un peu de service auprès de vous; sur notre blog.

    Nous pensons aux blessés aux rescapés; auxx familles des disparus. 

    Notre admiration aux divers intervenants dans les secours à quelque titre que ce soit.

    Courage à tous. La Vie bat son plein.

  • Notre blog "Cultures et territoires" est ouvert sur le monde, naturellement... Quelques mots "tirés de nos cartons et vieux papiers" sur les Acadiens, chers aux Français de l'Ouest, et à tous ceux qui ont histoire et identité chevillées au corps.

    Mobilisations identitaires d’Acadiens

    *

    par Michel VALIERE

    « Une inconsolable plainte tient lieu de l’origine » écrit Paul Chamberland le poète rebelle, combattant et universitaire québécois. L’évocation des bûchers de Montségur pour les  militants occitans, la déportation et les camps d’extermination pour les Juifs d’Europe, le Grand Dérangement pour les Acadiens font partie de ces événements historiques d’une « mémoire longue » chère à Françoise Zonabend, qui se sont gravés à jamais dans la mémoire collective. Faire écho à l’un de ces événements-matrices (le mot est de l’historien Emmanuel Leroy-Ladurie) suffit à réveiller, stimuler, parfois exacerber un sentiment d’appartenance à un groupe qualifié de minoritaire, c’est-à-dire d’une façon ou d’une autre dominé par un ou des groupes tiers. Rappelons qu’il n’y a pas, sauf erreur, de définition en droit international du concept de « minorité » ; il est de la responsabilité de chaque État de reconnaître ou non telle minorité, cette reconnaissance se faisant selon des critères culturels, « ethniques » ou religieux,  et parfois sur des langues dites minoritaires. Les gouvernements, en effet, redoutent l’activisme de groupes humains susceptibles de remettre en cause les frontières dans une perspective irrédentiste. L’usage d’une langue spécifique (le basque, le catalan, l’occitan dans l’un de ses dialectes, le yiddish, le « français » acadien...), n’étant que l’un des critères parmi d’autres de la perception d’une différence communautaire, peut devenir insupportable aux yeux d’un  groupe dominant.

      Dans cette communication, je me propose, en m’appuyant sur ma propre expérience de relations suivies avec nombre d’Acadiens (et de Québécois) depuis 1972, ainsi que sur des « documents patrimoniaux1 »,  de présenter l’émergence itérative d’une conscience identitaire chez les Acadiens, notamment parmi la jeunesse, en butte à un pouvoir régional tenu depuis plus de deux siècles par des notables anglophones et pour la plupart francophobes. Ceux-ci représentent la puissance politique et économique ainsi que la domination sociolinguistique par déni du français (langue historique des Acadiens) et son rejet au rang de patois désuet, le « french patois » (sic),  en regard de l’anglais international, vecteur de « pensée unique » (Hagège, 2012). Cette situation, autant injuste que révoltante, exacerbe en conséquence le sentiment d’acadiennité et, par delà, exalte des sentiments nostalgiques d’une histoire confisquée. Toutefois, le biculturalisme, devant s’appliquer depuis 1993 à tout le Canada, s’impose désormais, bon gré mal gré, au Nouveau-Brunswick. La situation y semble aujourd’hui un peu mieux équilibrée et permet au « miracle acadien » (Martin, 1936, p. 45), déjà extraordinaire et émouvant par son attachement à sa religion et à la France, d’envisager une communauté de destin avec d’autres.

    A. Une terre disputée

    Rappelons que les Acadiens descendent de laborieux migrants provenant essentiellement de la France de l’Ouest à partir de 1604 et qui se sont installés  et ont essaimé dans les régions maritimes qui ont pour noms aujourd’hui Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Ecosse, Île-du-Prince-Édouard. Ils ont été et demeurent des victimes de l’histoire du Nouveau Monde, et surtout des conflits qui ont déchiré les colonies françaises et les colonies anglaises qui convoitaient les mêmes terres déjà mises en valeur par les paysans et artisans émigrés de France. Les Anglais demandant que les Français prêtent serment à la couronne d’Angleterre, les Acadiens refusèrent car ils voulaient rester neutres. En 1755, le gouverneur anglais craignant une résistance  décida de saisir leurs fermes et de déporter 12 000 personnes vers le sud du Nouveau Monde et même en Europe...

      Voici pour mémoire un extrait d’une lettre du gouverneur Lawrence au colonel Monkton en date du 9 août 1755, publiée dans The New-York Gazette, le 26 août 1755, puis dans The Pennsylvania Gazette, le 4 septembre de la même année (ibid., p. 284) : « Nous formons actuellement le noble et grand projet de chasser de cette province les Français-neutres qui ont toujours été nos ennemis secrets et qui ont encouragé nos sauvages à nous couper la gorge. Si nous pouvons réussir à les expulser, cet exploit sera le plus grand qu’aient accompli les Anglais en Amérique, car au dire de tous, dans la partie de la province que ces Français habitent se trouvent les meilleures terres du monde. Nous pourrions ensuite mettre à leurs places de bons fermiers anglais... »

       Ces fameuses terres, en effet, sont au cœur des hypothèses en cours concernant le nom d’Acadie. L’une d’elles pose que la beauté de l'endroit aurait incité l’explorateur à se croire dans l’Arcadie paradisiaque de l'ancienne Grèce.Une autre prétend que le nom « Acadia » ou « Arcadia » proviendrait de paroles des Amérindiens que Giovanni da Verrazzano rencontra lors de son voyage. En effet, ceux-ci répétaient le mot « Quoddy » ou « Cadie » pour désigner le lieu qui les entourait. Enfin, une troisième interprétation, extension de la précédente, voudrait que « La Cadie » soit une adaptation française d’un mot indien emprunté aux Micmacs pour désigner une terre fertile. Ce nom figure dans l’incipit d’une chanson recueillie en 1916 et rapportée dans l’un de ses ouvrages par le folkloriste Marius Barbeau (Barbeau, 1962, pp. 227-228) : « Dans La Cadie luy a / quatre-vingt-dix Cayennes/ Un soir se promenant/avecque leur chandelle/Dans leur chemin rencontr’ le roi de l’Angleterre [...] Le roi prit son épée/La belle sa quenouillette/D’un coup de quenouillette jeta le roi par terre [...] »

      Objet de convoitise des Anglais, l’Acadie pourtant ne s’est pas faite toute seule. Ses terres fertiles ne l’ont été que grâce à l’opiniâtreté et au savoir-faire des nouveaux arrivants qui les ont vaillamment disputées aux eaux salées par l’endiguement des marais et la construction d’aboiteaux, lesquels représentent l’une des marques identitaires des premiers Français gagnant des terres arables aux dépens de la mer, évoqués dans l’histoire orale (Cormier, 1978, p. 11). Mais c’est aussi un « peuple », selon l’affirmation péremptoire de l’ethnographe et romancière Antonine Maillet : « Les Acadiens sont un peuple, et un peuple est plus fort qu'un Pays. Un Pays est une institution, mais un peuple est plus fort qu'une institution, car il a une âme, il a des rêves, il est vivant. » Cette position de la folkloriste est quasiment reprise en boucle à travers les médias, comme définitoire de l’Acadie contemporaine. Je me permets d’ajouter que ce « peuple » en 1881 s’est choisi pour emblèmes : la journée mariale du 15 août pour fête nationale ; le cantique catholique Ave Maris Stella pour « chant national » ; enfin le drapeau tricolore (français) agrémenté d’une étoile d’or piquée dans le bleu « représentant la renaissance et la vitalité du peuple acadien » dans la paix. Paix qu’expriment un siècle plus tard ces quelques vers de la chanson d’Édith Butler et Lise Aubut2 : « J'ai jeté dans la rivière/les fusils de la guerre/car l'amour est bien plus fort /que les canons de la mort / Moi qui suis d'un pays/ qui fut brimé qui fut trahi/moi qui suis d'un pays/qui ne connaît pas l'oubli/À vivre notre histoire /de tourments et de peines/à vivre notre histoire/ qui ne connaît pas la haine/Malgré le vent qui mord/ et les chiens affamés/ malgré le vent qui mord /et les loups de tous côtés.»

    B. Un peuple, une langue et des rêves 

    Force est de reconnaître que plus de deux cent cinquante ans après les événements particulièrement violents de la Grande Déportation, les ressortissants d’une culture réputée ancestrale et francophone, qui avait su nouer des relations pacifiques avec les premières nations sur place, sont encore bien vivants et se pensent fondés à se présenter sous la forme pronominale de « nous », les Acadiens. Aujourd'hui, plus de deux millions de personnes se réclamant d’une origine acadienne occupent la terre d'Amérique, dont près d’un million sont implantés au Québec.

      Mais cette situation multiséculaire actualise aussi une situation d’anomie, de « désorganisation sociale » et parfois de démoralisation des individus, contraignant ceux-ci à une existence parfois perçue comme privée de signification puisque ne pouvant se reconnaître dans un État-nation autre que le géant canadien. En effet, aucun territoire stricto sensu ne peut être revendiqué actuellement comme représentant l’Acadie. L’Acadie, « ils l’ont dans leur tête » me rétorquera, questionné à ce sujet, l’un des maîtres qui contribuent avec quelques autres à configurer la culture acadienne par l’examen minitieux des faits ethnographiques et notamment de la littérature orale (Labelle, 2008). Tous les facteurs historiques évoqués sont naturellement peu propices à la reconstruction identitaire du « groupe initial », à sa créativité comme à toute perspective de développement cohérent sur un territoire mal défini, aux frontières impalpables et au sein duquel chacun au fond ne peut que se sentir étranger, disons dans une Tour de Babel langagière. Y règne quasiment sans partage l’anglais aux côtés du français, du chiac anglais  ou chiac français, selon le point de vue, et parfois même du joual québécois. Et ce d’autant plus que des descendants des colons venus de France n’ont plus qu’un lointain souvenir de la langue et se présentent désormais dans des termes tels que « I am Acadian » ; ou comme ce témoin déclinant son identité sous forme d’un chiasme : « Je suis français acadien ; canadien français ! » Parfois encore, c’est « Je suis québécois acadien, ou acadien du Québec ! » Dans ces conditions, la notion de « minorité » apparaît peu appropriée dans certains des contextes sociaux et culturels où se trouvent engagés des Acadiens  fiers de l’être, à l’image d’une admiratrice laissant pour tout commentaire à la suite d’une vidéo (consultée en ligne) du Cadien de Louisiane, le très célèbre chanteur Zachary Richard : « Fière d’y être acadien ? Well moé oui ! »

      La question linguistique, qui a toujours été centrale pour les Acadiens de tous les horizons, suscite chez eux des débats passionnés aux accents parfois très émouvants. En effet, l’Acadie qui tente de maintenir le français, en milieu dominant anglophone, fait généralement l’admiration reconnaissante de Français de France pour une telle fidélité au pays du départ depuis l’Ancien Régime. Toutefois, on peut assister en même temps à la surrection, voire au développement du chiac. Celui-ci, parfois désigné comme « notre dialecte »,est aujourd’hui revendiqué avec force par certains jeunes Acadiens comme étant leur parler propre, dans une société contemporaine où l’anglais occupe une place prépondérante et jouit en outre d’un statut international, comme langue de l’économie, du commerce et de la science. À ce sujet, déjà en 1968, le prestigieux cinéaste québécois Michel Brault avait réalisé le film Éloge du chiac3qui avait eu un impact considérable dans les milieux acadiens. Quarante années plus tard, la cinéaste Marie Cadieux a retrouvé les collégiens qui avaient pris part au film et les a réunis à nouveau, sur le même sujet, faisant ressortir des regrets chez certains de ne pas avoir su s’impliquer davantage dans l’apprentissage et le maintien de la langue commune, le français et son dialecte local, le chiac pourtant connue dans leur famille, mais pas toujours pratiquée. La cinéaste confiera au journaliste du Nouvelliste, François Houde4 : « À tous les jours, à Moncton, où j'habite, c'est un acte presque politique que de parler français et c'est loin d'être terminé. Pour moi, il n'y a pas de mesures à prendre pour protéger le chiac. C'est une langue parlée et une langue qui va toujours se parler. Ce qui compte, c'est que chacun puisse s'exprimer à sa façon. »

      Depuis deux ou trois décennies, cette double ou même triple aptitude langagière est désormais utilisée sans complexe et même avec jubilation, non seulement comme instrument quotidien de communication, mais aussi dans leurs créations par des artistes et des groupes en tant que composante de la culture collective acadienne contemporaine. Je ne veux retenir pour l’exemple que les ensembles 1755, Radio Radio ou les Méchants maquereaux qui tous écrivent et chantent avec bonheur en chiac, et se font connaître au monde par les réseaux sociaux dont les jeunes sont adeptes et friands. Ils apportent ainsi au monde leur pierre à la « diversité », dans la lutte contre l’esthétique et la pensée uniques (Hagège, 2012).

    C. La tentation diasporéique

    Mais pourquoi après avoir fondé la première colonie en Amérique du Nord, « ce peuple » doit-il encore lutter pour dire à la face du monde qu'il existe toujours et qu’il faut encore compter avec lui ? Des chercheurs, ethnographes et anthropologues, gens de lettres, s’appliquent depuis près d’un siècle à recueillir des empreintes, les traces des traditions, des histoires familiales, comme pour légitimer l’existence d’un grand Tout détruit, puzzle susceptible d’une relecture post-moderne pour un devenir en puissance. Parmi eux, citons feues Lauraine Léger et Catherine Jolicœur, Charlotte Cormier, Barry Ancelet, Ronald Labelle, Jean-Pierre Pichette, le Père Chiasson, le folkloriste et historien de l’Île-du-Prince-Édouard, Georges Arsenault, lequel vient de faire paraître en janvier 2011 aux éditions La Grande Marée un nouveau livre sur les traditions acadiennes, intitulé La Chandeleur en Acadie5 qui fait suite à deux volumes sur les thèmes de Noël (2005) et de la Mi-Carême (2007).

     De son côté, intrigué, le cinéaste québécois André Gladu6 est parti à la rencontre d’une grande foule d’Acadiens pour chercher à comprendre l'esprit qui anime ce « peuple » et à retracer son histoire singulière au cœur du continent américain. Aussi présente-t-il dans son film Tintamarre, la piste Acadie en Amérique7, de fascinants personnages, pour qui la défense de la culture acadienne demeure la préoccupation et l'œuvre de toute une vie. En effet, le 15 août des Acadiens est marqué par le Tintamarre, fête identitaire, et dont le bruit est devenu le cri de tout un peuple « pour ne pas se faire oublier » tant est grande chez un certain nombre de personnes la tentation d’uneassimilation, considérée comme une posture fataliste pour ceux qui craignent de ne pas pouvoir accéder à un emploi doté d’une certaine valeur sociale. Ainsi, des gens poussés par les contraintes économiques, la peur de l’avenir, alors même qu’ils ne souhaitent pas oublier, encore moins nier leurs origines, subissent littéralement un double bind. Celui-ci, générateur d’angoisse et donc de souffrances se transmet au fil des générations à travers les différents espaces où survivent comme « minorité » les descendants des exilés acadiens. Aussi semblent-ils, pour nombre d’entre eux, enclins à la tentation diasporéique.

      Mais est-il légitime de parler de « minorité acadienne » plutôt que de « diaspora », au sens que ce terme8 a pris dans la langue française sous la plume d’Ernest Renan dans son Histoire du peuple d’Israël (Paris, Calmann-Lévy, 1892, t. 4, p. 215) ? En effet, l'Acadie, revendiquée comme nation d’attachement de cœur et d’une histoire partagée, actuellement mal définie dans des frontières étatiques reconnues, est représentée par des communautés généralement francophones, éparses dans l’espace politique du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle Écosse, de la Louisiane, mais pas seulement. En fait, l’Acadie se présente aussi  comme un ensemble de petites communautés ayant essaimé en raison des vicissitudes et de la violence de l’Histoire. Ces deux critères à eux seuls légitiment que soit appliquée aux Acadiens le terme de diaspora. En effet, un passé dramatique, une crise économique,  une famine, un exode, une « épuration ethnique », une guerre de conquête interethnique, politique ou religieuse, peuvent aboutir à la dispersion de populations et c’est la totalité des membres dispersés qui crée par cette migration, indépendamment des générations concernées, une nouvelle communauté transnationale plus ou moins homogène, susceptible d’exprimer un sentiment d’appartenance affirmé (Valière, 2003). L’Histoire en a voulu ainsi pour l’Acadie qui est donc, depuis bientôt trois siècles, confrontée à la question de sa reconnaissance tant au niveau national qu’international.

     Et c’est à ce niveau que le travail de mémoire se poursuit en investissant autant les lieux du drame que ceux des territoires de refuge et de réinstallation, parfois par le truchement d’événements culturels relevant de la living story, l’histoire vivante, en reconstituant pour mieux la faire appréhender la violence de la déportation de familles françaises pourtant neutres et pacifiques. Aussi, une série de monuments ont été érigés au Canada atlantique (provinces maritimes), au Québec, aux États-Unis, en France, en Angleterre et aux Antilles. À lui seul, le Canada comptera dix monuments, le dernier en date étant, sauf erreur, celui implanté en 2011 par la Ville de Bécancour au Québec dont on sait que, dans le dessein de commémorer le 250e anniversaire de la Déportation, elle a provisionné 35 000 $ pour faire l'acquisition de ce monument « d'une quinzaine de pieds fait de marbre et de bronze ».

     Loin d’oublier leur propre culture et à la recherche d’une cohésion forgée dans l’épreuve, les diverses communautés acadiennes aux États-Unis (Louisiane, Maine), au Canada (« minorité » au sein de la « minorité québécoise », par exemple) ou en France, cultivent une mémoire collective, en créant des cercles de sociabilité pour supporter la solitude de l’éloignement, restructurer leur groupe, conforter les identités. Sans la mise en place de réseaux d’échange et de solidarité, ces populations perdraient, par la pression du contexte, comme par les inter-mariages, identité et compétences linguistiques avec des risques de pertes et d’hybridations ; il en est souvent ainsi pour les langues « diasporisées ». Certes, toutes les migrations internationales ne sont pas vouées à produire des ensembles durables constitutifs de diasporas. Mais il apparaît que les cultures en sont venues à se différencier en raison des nouveaux contextes et à poursuivre leur dynamique propre. L’opposition lexicale cajun/cadien venant sceller définitivement cette distinction, la musique cajun ne se laissant pas confondre avec la chanson acadienne emportée dans l’élan de la chanson québécoise avec ses grands noms.

      En France, et singulièrement dans la région Poitou-Charentes, où l’on est très sensible à la culture populaire des Acadiens, si l’on signale des lieux de départ vers le Nouveau-Monde, comme dans le Loudunais, avec le petit musée de La Chaussée (dans la Vienne), c’est surtout le retour des Acadiens en Poitou, dans le Châtelleraudais, qui fait l’objet d’une attention particulière. Ainsi le musée acadien d’Archigny a investi l’une des fermes où s’était installée une famille de retour. L’État, de son côté, a inscrit, au titre de la loi de 1913 sur les Monuments historiques, deux « maisons acadiennes » parmi la trentaine encore existantes sur la Ligne Acadienne, portion de la Route départementale 9 entre La Puye et Archigny. Le Conseil général de la Vienne ainsi que le Conseil régional de Poitou-Charentes développent et soutiennent des actions en faveur des associations et des autres structures qui font le lien avec des institutions et groupements acadiens, dans l’espoir d’échanges culturels9 et économiques, espoir condensé dans le titre donné à un DESS soutenu à la Faculté de sciences économiques de Poitiers « Nos cousins d’Amérique : une chance pour le Poitou-Charentes Charentes»(Bouly, 1992).

      Mais, outre les diverses actions de commémoration de par le monde, des rassemblements sont organisés en vue de la structuration du peuple acadien, de l’analyse de cette société morcelée, de la dynamique de sa culture, de l’affirmation de son identité et de sa langue avec ses variantes. Les soutiens ne manquent pas, à l’exemple de celui de l’État du Maine qui s’est engagé à verser un million de dollars pour l’organisation10 du Congrès mondial acadien de 2014. L’événement, très attendu, devrait attirer plus de 50 000 visiteurs en Acadie des terres et forêts, soit le nord du Maine, le nord-ouest du Nouveau-Brunswick et le comté de Témiscouata, au Québec. Par ailleurs, les organisateurs espèrent toujours recevoir un financement fédéral de Washington.

    Conclusion

    Quelle place pour l’Acadie et les Acadiens, disons pour l’Idée acadienne,  dans le concert des nations et de la francophonie en particulier ? On imagine bien la difficulté d’apporter une réponse définitive à cette question légitime. En effet, l’Acadie, extraterritoriale, doit, d'une part, trouver les moyens de préserver et développer une identité propre sans le secours, qui la rendrait dépendante, d'un État exclusif et dans les conditions difficiles que l’on devine par la forte pression de cultures autres, concurrentielles, disposant de moyens beaucoup plus imposants que les siens et jouissant d’un prestige mondial certes contestable ; d'autre part, elle doit aussi composer avec des cultures et des communautés nationales, voire internationales, parfois démographiquement plus imposantes, dont elle espère reconnaissance et légitimation. Enfin, comment l'Acadie, fille métisse de l’Europe et du Nouveau Monde, sous sa forme de diaspora transcontinentale, peut-elle aussi contribuer à l’établissement et au partage de valeurs universelles cohérentes avec son histoire propre.

     


    1 Cette notion figure explicitement dans la Loi sur le patrimoine culturel au Québec (adoptée le 19 octobre 2010) pour désigner, selon le cas, un support sur lequel est portée une information intelligible sous forme de mots, de sons ou d’images, délimitée et structurée de façon tangible ou logique, ou cette information elle-même, qui présente un intérêt pour sa valeur artistique, emblématique, ethnologique, historique, scientifique ou technologique.

    2 Cette chanson, interprétée en 1978 par Édith Butler sur le disque L'Espoir (collection SPPS ; n° PS-19904), m’a été communiquée par l’ethnomusicologue Charlotte Cormier, la même année. Qu’elle en soit ici remerciée !

    3 Le chiac, ou langue chiaque,  se définit comme la langue parlée dans la région de Shédiac et de Moncton, au Nouveau-Brunswick, distincte du français acadien. On le dit fait à partir de la syntaxe du français et  du point de vue lexical avec des « mots vieillots ou archaïques » et des « intrusions d’anglicismes. »

    4 http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/arts-spectacles/201001/27/01-943441-on-ne-rigole-pas-avec-la-langue.php

    5 La Chandeleur, célébrée le 2 février en l’honneur des relevailles de la Vierge Marie, était une journée importante du calendrier religieux et social en Acadie. Dans certaines régions, elle était même l’une des plus grandes fêtes de l’année.

    7Réalisé en 2004, ce long métrage (79 min 42 s) est entièrement consacré à la vitalité de la culture acadienne.

    8 Forgé à partir de diaspeirein, « disperser, disséminer», ce terme figurait dans les Septante, pour désigner la situation de communautés juives implantées en Égypte, au IVe siècle av. J.-C., et soumises à une acculturation. Les Juifs adoptèrent alors la koiné (langue banalisée), qui allait supplanter l’araméen et l’hébreu. Pendant longtemps, la diasporahébraïque (avec « D » majuscule) a été considérée comme l’archétype de phénomène migratoire à grande échelle.

    9 Il en est ainsi du festival Les Cousins d’Amérique (Québec ; Acadie, Louisiane) organisé pour la quatrième fois en 2011 par l’association Laeta, dans les communes du Loudunais. Il réunit conteurs et musiciens et programme des concerts, spectacles, projections de films, etc.

    10 En quatre versements égaux, pendant quatre ans, au comité organisateur dudit Congrès.

    RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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    Les Temps Modernes (1973), n° 324-325-326 : « Minorités nationales en France ».

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    Port Acadie. Revue interdisciplinaire en études acadiennes.

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  • L’association culturelle Terres d’Empreintes a le plaisir de vous annoncer la sortie de sa nouvelle parution : le livre-cd “KROKA LA NUI” Chansons traditionnelles en Savoie: on peut y souscrire !


    SOUSCRIPTION (Offre valable jusqu’à fin octobre 2014) :

    L’association culturelle Terres d’Empreintes a le plaisir de vous annoncer la sortie de sa nouvelle parution :

    le livre-cd “KROKA LA NUI”
    Chansons traditionnelles en Savoie
    image.jpg       
    En 2001, Paul Varcin publiait son Chansonnier savoyard, qui permit de découvrir le répertoire chanté du village d’Esserts-Blay (Basse-Tarentaise, Savoie). À la suite de cette parution, pendant près de 10 ans, l’ethnomusicologue Guillaume Veillet s’est régulièrement rendu sur place pour enregistrer les chanteurs et chanteuses du village, qui tiennent leur art de tradition familiale.
    Ces enquêtes sont surprenantes par la richesse et la rareté des pièces recueillies, ainsi que par la qualité de l’interprétation (notamment le chant collectif, appelé localement chant en kobla).
     
    Un livre-CD, publié par Terres d’Empreintes en lien avec les habitants de la commune, propose aujourd’hui le meilleur d’une décennie de collectes sonores :
    - Un livre de 68 pages, richement illustré avec de nombreuses photos inédites, présentant l’importance de la chanson traditionnelle dans le village, replacée dans le contexte plus large de la Savoie et de la chanson traditionnelle francophone. Ce livre contient les paroles intégrales des chansons. La couverture est réalisée par Robert Crumb, dessinateur de BD.
    - Un CD de 75 minutes, présentant 30 chansons (en français et en franco-provençal savoyard) enregistrées sur le terrain entre 2004 et 2014 auprès des habitants d’Esserts-Blay : interprétations en solo, en duo et en groupe.

    Sortie: automne 2014

    Vous pouvez soutenir la réalisation de ce projet et bénéficier du tarif préférentiel de souscription de 15 €, port compris.
    (Prix public après la sortie : 20 €)

    Merci d’envoyer un chèque avec votre adresse à :

    Terres d’Empreintes, 12 avenue Berthollet, 74000 Annecy

  • Du Cordel brésilien aux paños mexicains... A propos d'une exposition à Paris du 11 mars au 198 avril 2014, Galerie Christian Berst.

    Un lecteur , visiteur de notre blog

    nous écrit. merci à lui pour cette interaction

    si appropriée

    (page du vendredi, 09 février 2007, accessible en écrivant "cordel" dans la barrette de recherche, ci-contre à droite )

    Ayant vu votre page intéressante (je cherchais de la documentation sur
    les cordel dont je possède quelques exemplaires achetés au Brésil), je
    me permets de vous transmettre une information susceptible de vous
    intéresser (si vous ne la connaissez pas déjà).
    Bien à vous,
    Patrick Hervé

    La galerie Christian Berst , située à Paris dans le Marais explore les frontières de l'art brut en exposant, du 11 mars au 19 avril, des oeuvres produites en milieu
    carcéral: une cinquantaine de paños mexicains, mouchoirs sur lesquels
    les détenus dessinent à l'encre, emblématiques de la subculture latino
    des prisons de Los Angeles.

    Pour les prisonniers latinos du sud-ouest des Etats-Unis, souvent
    illettrés et condamnés à de longues peines, ces messages aux allures
    d'enluminures adressés à leurs proches sur les paños -- diminutif de
    panuelos (mouchoirs en espagnol) -- représentent l'unique moyen de
    communication avec l'extérieur. Les motifs, réalisés
    à l'encre de stylo bille, suivant une technique transmise d'une
    génération de détenus à l'autre, synchrétisent les icônes du peuple
    mexicain (héros de la révolution, légendes pré-colombiennes...) et
    celles de la culture des gangs latinos (pin up aux formes généreuses,
    grosses cylindrées...). Si ce registre est choisi pour les élues de
    leur coeur, les enfants reçoivent des personnages de cartoons et les
    mères des sujets religieux traditionnels: Vierge de la Guadalupe,
    Jésus en croix, mains jointes sur la Bible...
    Cette correspondance sur étoffe, développée à la fin des années 40,
    est une première affirmation de l'identité chicano en Amérique du
    Nord.

     Galerie Christian Berst. Art brut Paris
    Passage des Gravilliers. 10, rue Chapon Paris 3e
    www.christianberst.com
    Mardi-Samedi de 14 à 19 h

     

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  • Pour éclairer avec lucidité débats et controverses d'une actualité parfois brûlante :un "dico" de 1964 pages, paru ce mois-ci, mai 2013.

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    Ouvrage collectif, publié par les Presses universitaires de France, avec le soutien du Centre national du livre. Il comprend 540 articles de la main de 250 auteurs, sous la direction de Pierre-André Taguieff et d'un comité scientifique de douze membres.

    ISBN: 978-2-13-055057-0

    49 €

    Chez votre libraire classique.

  • Migrants et immigrés en Poitou-Charentes... Un nouvel ouvrage aux éditions Le Croît Vif

    Voici un livre susceptible d'intéresser bien de gens en Poitou-Charentes, comme ailleurs, tant il est avéré que nombre d'entre nous descendons de migrations plus ou moins éloignées dans l'espace et le temps. Des auteurs dont certains sont sur la photographie (merci monsieur le journaliste de la Nouvelle République du Centre-Ouest) ont consacré articles et illustrations à des exemples parfois familiaux mais à portée universelle. Ce sont des historiens, des sociologues, des ethnologues, des praticiens du milieu associatif, des journalistes aussi.

     

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     Migrants de l’intérieur, migrants de l’extérieur

    Ce rapprochement constitue l’originalité majeure de l’ouvrage. Il se révèle particulièrement fécond car l’analyse des migrations intérieures, généralement plus anciennes, permet de mieux comprendre le phénomène de l’immigration, au sens le plus commun du mot. Et vice-versa…
    Après un rappel des importantes remues des éleveurs vendéens, de l’arrivée des pêcheurs bretons ou des gemmeurs landoux, ne négligeant nullement les populations déplacées durant les guerres, tout particulièrement belges, ardennaises et mosellanes, l’ouvrage s’attache ensuite aux migrations des deux après-guerres (années 1920-1930 et 1950 à 1990). Périodes gourmandes en main-d’œuvre à cause du manque de bras dû à l’hécatombe de 1914 puis aux besoins de reconstruction et de modernisation du pays pendant les trente Glorieuses. Alimentées par des tensions politiques et surtout par des circuits d’embauche créés par les pouvoirs publics et le monde de l’entreprise, elles sont principalement représentées en Poitou-Charentes par des salariés agricoles, des manœuvres du bâtiment, des travaux publics et des carrières, puis par des ouvriers de l’industrie. Sans oublier les artisans et commerçants présents d’un bout à l’autre de cette histoire, sans négliger non plus la particularité de l’immigration britannique qui marque les années récentes…
    Italiens, Espagnols, Marocains, Portugais, pieds-noirs et harkis, Turcs, Africains et enfin Britanniques, le Poitou-Charentes n’est certes pas une grande région d’immigration (2,5% d’immigrés contre 5,3% au niveau national), mais on y retrouve les caractéristiques et les problématiques existant ailleurs : toutes les origines géographiques y sont représentées, l’intégration générationnelle y est de plus en plus rapide par rapport au début du XXe siècle, surtout au sein des familles migrant vers de petites villes ou en milieu rural, les quartiers difficiles y existent tout autant à partir des années 1990 à cause du développement du chômage et de leur mise à l’écart par les autorités locales, enfin les déchirements identitaires y trouvent leur écho, entretenu par des débats idéologiques sans grand fondement, alors que leur résolution s’effectue plutôt dans le for intérieur de chacun...

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    ©Cl. Jean-Louis Neveu (ca 1990)

     

     Ouvrage avec illustrations de 618 pages.

    Chez votre libraire classique:: 35 € TTC.

    ISBN :: 978-2-36199-388-7 

    ISSN :: 1140-3799

     

  • Patrimoine culturel immatériel en Normandie : "Des arbres, des rites et des croyances"

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    Il nous est agréable de saluer l'ouvrage qui vient de paraître (année 2012) en co-édition entre l'OREP et le Crécet : "Des arbres, des rites et des croyances" qui traite d'un patrimoine culturel immatériel en Normandie.

    À travers dix sites choisis en fonction de leur diversité, cet ouvrage est le fruit d'une enquête de terrain approfondie et invite à découvrir le « patrimoine végétal » sous un angle résolument autre que celui de la rareté, de l'intérêt botanique, esthétique, voire gustatif. Cette enquête met en lumière un rapport ancestral au végétal qu'on aurait pu croire englouti alors qu'il n'en est rien : des croyances et pratiques cultuelles attachées aux arbres se sont perpétuées.

    Contact : ethno@crecet.org
     Ouvrage co-édité par le CRéCET et les Éditions OREP

    Recherches, textes et photographies  : Yann Leborgne
    Préface de Christian Hottin
    Direction de la publication : Guy Gallardo, Pierre Schmit

    Prix public : 23,00 €

    Format : 210x210 mm
    112 pages  - Photographies couleur et n. & bl.

    ISBN : 978-2-8151-0083-0

    Couverture souple à rabats
    Dos carré, collé, cousu

    Diffusion et distribution : OREP Éditions
    Zone tertiaire de NONANT
    RN 13 - Sortie n°36
    14400  BAYEUX
    Tél. 02 31 51 81 31 - Fax : 02 31 51 81 32

    Commande en ligne possible pour les particuliers sur le site de l'OREP

  • Au Pays des moules et des huîtres: Le Bassin de Thau: Mèze, Bouzigues, Balaruc, Sète....

    Les pilotes du Blog Belvert, attaché désormais au Limousin entre Parc et Monts de Blond, ont le plaisir de vous annoncer l'imminente publication de l'ouvrage du sociologue Pierre Sécolier, intitulé "Femmes d'étang : Paroles et portraits de femmes du Bassin de Thau", en collaboration avec la photographe Sylvie Goussopoulos et préfacé par l'ethnologue Christian Jacquelin.

    Vous pourrez le trouver en librairie dès la semaine prochaine ou le commander auprès de l'association Les Temps de Thau :

    lestempsdethau@gmail.com

    (18 €  ;   ISBN 978-2-84135-794-9)

     

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    Réalisé en s'appuyant sur des enquêtes de terrain, ce travail ethno-photographique met en lumière le rôle des femmes, la diversification des compétences dans les domaines halieutiques et conchylicoles du Bassin de Thau. 

  • Saint-Junien : COFPA ALBANY rien ne va plus dans le feutre ?

    Solidarité avec les salariés d'Albany.png

    Pourtant avec un chiffred'affaire de 21 000 000 € et une rentabilité affichée de 22%, 4 600 0000 € de bénéfices, des commandes, un savoir faire inégalé, voici 133 personnes jeunes et actives sur le carreau; dans l'angoisse des lendemains.

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    Une ville, un pays, un département, une région se sont mobilisés... Des artistes, des gens du théâtre, un éditeur, proposent des milliers de cartes postales pour soutenir l'action en cours avec pour message: "Un leader mondial dans la fabrication  de textiles techniques et industriels. Une usine neuve, des outils de travail modernes et compétitifs. Rentabilité, bénéfices, un carnet de commande très garni, une spécialisation et un savoir-faire unique.... Des femmes et des hommes au travail...QUE VEULENT_ILS DE PLUS ?...

     On devine l'émotion dans la petite ville industrielle obligée ainsi de renouer avec les luttes ouvrières qui ont jalonné son histoire. Plusieurs candidats à la Présidentielle ont approché les ouvriers sur le terrain, tandis qu'en coulisses, les politiques, de tous les échelons s'affairent à relancer la machine grippée...

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    Les pilotes du blog soutiennent les acteurs de ce conflit dans l'attente d'une lueur d'espoir pour la reprise du travail dans la sérénité et la pérénnité.

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  • Henri Coursaget a passé le flambeau et nous a quittés... Il plane toujours sur Confolens et "son" Festival, à re-découvrier en août.

    Une grande émotion a saisi tous ceux qui le connaissaient et Dieu sait s'ils étaient nombreux de par le monde. Ses obsèques qu'il avait lui-même réglées, j'allais écrire "chorégraphiées", ont marqué les esprits. La terre de Confolens l'a accueili, à jamais. Merci Henri, pour ton œuvre, pour ton amitié rayonnante. Salut l'artiste !

    Un article, sur le blog de Gérard Lame, correspondant de Gond-Pontouvre (Charente) du journal Sud-Ouest mérite quelques minutes d'attention et donc de recueillement. Suivez ce lien :

    http://gond-pontouvre.blogs.sudouest.fr/archive/2011/03/24/adieu-henri-coursaget.html

  • Vous auriez souhaité ...un renseignement sur un article ou un ouvrage cité en bio-bibliographie :


    Contact par mel :


    michelvaliere@orange.fr


    Par poste :


    Association ARPE, 22 avenue d'Oradour-sur-Glane, 87200 Saint-Junien.

  • Femmes et agriculture

     

    Femmes et agriculture

     

    Women and Agriculture

     

    Résumé

     

    À l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale, ce colloque a pour ambition de rendre visibles la place et le rôle des femmes en milieu rural et plus particulièrement dans le milieu agricole (viticulture, élevage, conchyliculture, arboriculture, etc.).

     

    Annonce

     

    À l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale, ce colloque a pour ambition de rendre visibles la place et le rôle des femmes en milieu rural et plus particulièrement dans le milieu agricole (viticulture, élevage, conchyliculture, arboriculture, etc.).

    Historiquement, nous savons que le rapport entre les femmes et l’agriculture prend sa source au cœur du foyer familial où, pendant des siècles, elles ont accumulé des compétences d’organisation, d’accueil, de gestion et de services. Aujourd’hui, ces dernières sortent progressivement de leur « clandestinité », grâce à une lente évolution dans la reconnaissance sociale de leurs compétences.

    Véritables actrices de l’évolution du secteur agraire, elles ont acquis une légitimité qui a su affirmer leur participation  historique. En effet, un peu partout en France, les femmes jouent un rôle majeur dans le développement des territoires ruraux. Sur le terrain, certaines d’entre elles démontrent la force du mouvement qui est en marche. Ainsi, nous pouvons observer, sur le terrain, une forte féminisation des activités, une participation plus grande dans la vie politique agricole, une évolution dans la diversification, etc.…

    Désormais, il semble bien que les femmes soient plus aptes à être reconnues et elles revendiquent de plus en plus une place qu’elles sont en train de construire.

    Malgré tout, les inégalités sont là : différence de salaire, contrats et retraites précaires, etc. qui restent le produit des évaluations subjectives de sexe.

    Ce colloque invite ainsi les intervenant(e)s à s’appuyer sur des concepts théoriques et/ou à s’inspirer de cas concrets pour aborder les problématiques liées au sujet. Nous voulons effectivement permettre autant aux universitaires qu’aux femmes appartenant au milieu agricole de s'exprimer, de poser des questions et d'avoir des réponses. Certaines femmes agricultrices ou exploitantes vont ainsi pouvoir raconter leur quotidien, leur expérience.

    En se situant dans une perspective pluri- et transdisciplinaire, les communications
    peuvent utiliser les approches des différentes sciences sociales comme l’anthropologie, la sociologie, l’ethnologie, l’économie ou encore l’histoire.

    À envoyer avant le 25 juin 2010

    Les propositions de communications devront inclure le titre de l’intervention, un résumé de 500 mots maximum ainsi que les coordonnées et l’affiliation institutionnelle de l’auteur.

    Evènement organisé par : La municipalité de Sète.

    Contacts :

    Pierre Sécolier
    Docteur en sociologie, chargé de mission par la mairie de Sète.
    E-mail:  secolier@ville-sete.fr
    Téléphone : 04.99.04.74.57
    ou
    Pierrette Roucoulet
    Elue déléguée à la condition féminine, à la jeunesse, aux activités périscolaires, aux relations avec les armées.
    E-mail: roucoulet@ville-sete.fr 
    Téléphone (Secrétariat des élus) : 04.99.04.70.20

    Comité scientifique :

    • Gilles FÉRREOL, Professeur à l’Université de Besançon.
    • Laurent-Sébastien FOURNIER, Maître de conférences à l’Université de Nantes.
    • Bernard JOLIBERT, Professeur à l’Université de la Réunion.
    • Guy JUCQUOIS, Professeur émérite à l’Université de Louvain (Belgique).
    • Antigone MOUCHTOURIS, Professeur à l’Université de Nançy.
    • Jean-Claude RAMANDIMBIARISON, Professeur à l’Université d’Antanarivo (Madagascar).
    • Pierre SÉCOLIER, Docteur à l’Université de Perpignan.
    • Michel VALIÈRE, Professeur à l’Université de Poitiers.
    • Françoise BIRKUI, Idem, Question de Genre.
    Colloque « Femmes et agriculture »
    Sète – 15 et 16 octobre 2010

     

     


     

    Fichiers attachés

     

     

    Lieu

     

    • Sète (34200)

     

    Date limite

     

    • vendredi 25 juin 2010

     

    Contact

     

    • Pierre Sécolier
      courriel : secolier (at) ville-sete [point] fr

     

  • Allégorie pour une communauté de destin dans la République

     

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  • Venez fêter les 20 ans !! de Médecins du Monde à Poitiers...

    Médecins du Monde Poitiers fête ses 20 ans les 27 et 28 septembre 2008aux salons de Blossac, rue de la Tranchée.

    Au programme

    le samedi 27à 15h, conférence débat avec le Dr Michel BRUGERE, directeur général de Médecins du Monde

    Entrée libre

    A 20h diner animé par le PETIT QUINTET (composé des musiciens du Groupe OPA TSUPA), la restauration sera assurée par le Toit du Monde 

    Prix : 20 euros. Réservation au : 0671746096 ou 0664281778 ou 0680014964

    Le Dimanche 28, à 17h concert de musique classique, avec en première partie une sonate pour piano et violoncelle en sol majeur de Sergueï Rachmaninov

    Au piano : Antoine METELIN ; au Violoncelle Philippe DEVILLE

    En 2ème partie : cycle de bonnes chansons de Gabriel FAURE :

    Baryton : Gérard THERUEL ; Piano : Antoine METELIN

    Prix : 10 euros . Réservation au : 0671746096 ou 0664281778 ou 0680014964

     

     

  • Un droit humain fondamental !

    Personne n'est étranger sur cette Terre!

    "Des milliers de couples franco‑étrangers sont aujourd’hui privés du droit de mener une vie familiale normale en raison du durcissement constant des lois sur l’immigration et des pratiques administratives. Difficultés pour se marier, mariages célébrés à l’étranger non reconnus et refus de visas d’entrée en France provoquant des séparations forcées, multiplication des obstacles pour l’obtention d’un titre de séjour entraînant des situations de précarité et de clandestinité, familles déchirées par des mesures d’expulsion, intrusion dans l’intimité des couples par des enquêtes de police abusives sont quelques unes des injustices vécues.
    Parce qu’ils refusent d’être systématiquement suspectés et contrôlés, parce qu’ils n’acceptent plus de vivre cachés ou séparés, plusieurs centaines de couples mixtes mobilisés au sein des “Amoureux au ban public” entrent en campagne pour faire entendre leur voix et exiger une amélioration de leur condition."

    Avec d'affectueuses pensées pour Patricia et Francis, pour Marion et Youssef, Isabelle et Abdelilah, et encore pour quelques autres, c'est-à-dire 15% des couples "mixtes" vivant en France, découvrez, en double cliquant sur le lien suivant, et soutenez, si le cœur vous en dit, l'action de http://amoureuxauban.net/

    Je m’associe aux “Amoureux au ban public” pour que chacun puisse vivre librement et dignement sa relation amoureuse et sa vie familiale.

    Avec eux, le monde sera plus paisible...

  • Aidons vite, et tous, les producteurs de lait rai-son-na-bles !

    Saviez-vous que :
    - 35% des exploitations laitières ont disparu en 10 ans.
    - 75% des éleveurs laitiers ne se sentent pas reconnus par le grand public...

    Pour changer les choses, jetez un oeil sur le lien suivant : cela ne vous prendra que quelques minutes mais les bénéfices seront considérables.

    http://www.jesoutiensleseleveurslaitiers.com/soutien-aux-eleveurs-laitiers.html

    ou alors , cliquez sur la capsule ci-dessous.



  • L'ONU A ADOPTE LA DECLARATION DES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES

    L'ONU A ADOPTE LA DECLARATION DES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES.
    http://www.iwgia.org:80/sw248.asp
    Ce texte sera certainement voué aux gémonies par de grandes puissances occidentales... qui risquent de voir certaines de leurs "minorités culturelles" tenter de s'immiscer parmi les "peuples autochtones"...
    LE TEXTE INTEGRAL :
    07-09-13ResolutiontextDeclarati.pdf

  • "Un lynchage des temps modernes"

    VISITEURS de BELVERT: Ne poussez pas plus loin vos investigations sans avoir lu l'article d'Annick Cojean, paru dans le Monde du 18/07/07, dont voici le lien:
    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-936368@51-912447,0.html

    Le conte arménien "La goutte de miel" avait déjà métaphorisé cela.

    Merci à Alex (cf notre rubrique sur Belvert "sites recommandés. Cliquez sur: Il transpose en SI) d'avoir attiré notre attention sur ce "fait divers" qui en dit long sur une société bien malade.

  • APPEL "Identité nationale et immigration : inversons la problématique !"

    Appel du réseau TERRA à ouvrir un chantier national de recherche,
    débat et réflexion sur les orgines des nationalismes, xénophobies et discriminations
    et les causes de leurs exacerbations périodiques dans l’histoire de l’humanité

    Identité nationale et immigration :
    inversons la problématique !

    Donnez lui force, signez cet appel et faites le signer !
    Publiez le à la Une de votre site, diffusez le sur vos listes de discussion...
    En ligne : http://terra.rezo.net/article602.html

    Les huit personnalités qui viennent de démissionner du projet de Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI), particulièrement compétentes sur l’histoire de l’immigration mais aussi de l’antisémitisme, du racisme et de la xénophobie, en France, ont rappelé avec raison que la création d’un Ministère associant dans son intitulé identité nationale et immigration « s’inscrit dans la trame d’un discours stigmatisant l’immigration et dans la tradition d’un nationalisme fondé sur la méfiance et l’hostilité aux étrangers, dans les moments de crise ». Nous approuvons également l’Association française des anthropologues lorsqu’elle rappelle que « lorsque l’État s’empare du thème de l’identité nationale, c’est partout une incitation directe au mieux à la xénophobie, au pire à des violences entre groupes d’origines différentes. »

    L’invention d’un nouveau Ministère n’est en effet pas un acte neutre mais un acte de gouvernement à forte portée idéologique. Il institutionnalise un système de pensée, légitime les discours et les actes qui s’y réfèrent, tant des fonctionnaires que des citoyens, et active l’action publique dans un sens déterminé. De quel système de pensée procède le positionnement, au plus haut niveau de la hiérarchie symbolique et administrative de l’Etat, de l’identité nationale face à l’immigration, mais aussi face à l’intégration qui concerne tous les étrangers et leurs différences et face au codéveloppement ainsi officiellement réduit à un dispositif antimigratoire ?

    Par ce cadrage idéologique et par les politiques qui en résulteront, la création de ce Ministère va enraciner plus encore dans notre culture politique l’opposition entre la question nationale et le fait migratoire. Il risque d’ouvrir une nouvelle page de notre histoire, celle d’un nationalisme d’Etat et d’une xénophobie de gouvernement tendant à stigmatiser l’étranger comme un problème, un risque, voire une menace pour l’intégrité ou l’identité nationale.

    Si, au contraire, la finalité politique de ce gouvernement et, plus largement, des élites dirigeantes de ce pays, est de réduire ce risque, il leur incombe alors d’examiner l’hypothèse d’une problématique inversée : s’il y a un problème entre l’immigration et l’identité nationale, il provient de la place qu’occupe aujourd’hui, au terme d’une évolution de plusieurs décennies déjà, l’enjeu national dans les débats politiques. De même que l’antisémitisme ne résultait pas d’un "problème juif", la xénophobie qui s’exprime aujourd’hui ne résulte pas d’un "problème migratoire" mais d’une montée en puissance des idéologies xénophobes dans nos cultures politiques.

    Nous appelons par la présente l’ensemble des institutions d’enseignement et de recherche, y compris les professeurs d’écoles, de collèges et de lycées, les revues de sciences humaines et sociales, les journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision, les organismes de réflexion affiliés à des partis politiques, syndicats et associations à assumer leurs responsabilités intellectuelles dans un tel contexte historique.

    Nous les appelons à ouvrir, organiser et animer systématiquement, selon des modalités propres à chacun, un vaste chantier national de recherche, de débat et de réflexion sur les orgines des nationalismes, xénophobies et discriminations ainsi que sur les causes de leurs réapparitions périodiques dans l’histoire de l’humanité. Dans les cinq ans qui viennent il conviendra d’analyser particulièrement le rôle que peuvent jouer les institutions publiques dans l’exacerbation de ces phénomènes sociaux.

    Le réseau scientifique TERRA
    (Travaux Etudes et Recherches sur les Réfugiés et l’Asile)

    Pour signer l'appel : http://terra.rezo.net/article602.html
    ...et faites le signer autour de vous : transmettez le, publiez le sur vos sites et dans vos revues, diffusez le dans vos listes de discussions, etc. Donnez de la force à cet appel !

  • Vous avez aimé l'Instit ? vous allez découvrir sur le Net des actions solidaires...

    Vous souhaitez soutenir des actions humanitaires de "taille humaine" ?
    Certes médiatisés, les nouveaux projets solidaires soutenus par l'acteur Gérard Klein méritent d'une part d'être connus, et d'autre part soutenus si vous le jugez opportun. Pour plus de renseignements et y apporter éventuellement votre pierre, ou simplement signer sa charte, essayez le lien: http://www.gerardklein.org

  • Un hymne d'espoir demandé par quelques visiteurs

    Plusieurs de nos visiteurs nous ayant demandé les paroles de l'"Hymne des temps futurs", (extrait de la 9e Symphonie avec choeurs : musique de Ludwig von BEETHOVEN, 1824), nous mettons cette"version" en ligne... Nul doute que les temps qui courent nécessitent un doux moment de rêve et de paix.
    Ce chant était appris dans les écoles et il en existe d'autres textes ((avec des variantes).

    Oh ! Quel magnifique rêve
    Vient illuminer mes yeux
    Quel brillant soleil se lève
    Dans les purs et larges cieux.
    Temps prédit par nos ancêtres
    Temps sacrés, c'est vous enfin
    Car la joie emplit les êtres
    Tout est beau, brillant, divin

    On ne voit que fleurs écloses
    Près des murmurantes eaux
    Plus suaves sont les roses
    Plus exquis les chants d'oiseaux.
    Pour mener gaîment nos rondes
    Nous cherchons les bois ombreux
    Mais vallons, forêts profondes
    Comme tout nous semble heureux.

    Plus de fratricide lutte
    Plus de larmes, plus de sang
    Il s'élève un chant de flûte
    Calme et doux, le soir descend.
    Oh ! Merveille ! La tendresse
    En un seul fond tous les cœurs
    Et l'amour qui nous oppresse
    Va jaillir en cri vainqueur.

  • Des besoins en urgence pour sauver des vies

    Pour sauver de nombreuses vies, chaque heure compte; chaque euro compte!
    Aussi, apportez tout votre soutien, matériel et moral à ACTION CONTRE LA FAIM.

    Rendez-vous sur le site:www.actioncontrelafaim.org

    Nul n'est à l'abri de désastres, naturels ou créés par la violence et la folie humaines.

    Merci pour tout, même le peu que vous ferez. Venez au moins visiter le site. Même par curiosité.
    Bien à vous, amis visiteurs et lecteurs. Bien à vous !

  • Peuples du Monde avec Survival

    Le Saviez-vous ?

    Survival aide les peuples indigènes à défendre leurs vies, protéger leurs terres
    et déterminer leur propre avenir.
    Survival n'accepte aucune subvention gouvernementale et dépend exclusivement
    de ses membres et donateurs pour financer ses campagnes.

    Pour en savoir plus ou apporter votre soutien :
    http://www.survival-international.org/

    info@survivalfrance.org

    Merci de faire suivre ce message à toute personne intéressée.

    To receive the enews in English, send a blank email to:
    survival-on@mail-list.com
    Si deseas recibir estas noticias en espanol, envia un mensaje en blanco a :
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    Per ricevere le e-news in italiano, invii un messaggio vuoto a:
    survivalital-on@mail-list.com