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BELVERT : ethnoblogue "cultures et territoires" et photoblog M2V - Page 2

  • Collectes du patrimoine oral et musical limousin : Les enquêtes de Robert Dagnas dans le pays de Saint-Junien 1954-1974


    Président du groupe folklorique « Los Velhadors de Sent-Junian »,
    Robert Dagnas a parcouru durant les années 1950-1960 les routes du
    Limousin, armé de son magnétophone, à la recherche de chanteurs,
    conteurs et musiciens du pays. Il animait, grâce à ces
    enregistrements, une émission hebdomadaire à Radio Limoges, Chas nos,
    particulièrement suivie dans les foyers limousins.

    Alors que déferlait sur les ondes la vague Yéyé, la civilisation
    agricole traditionnelle s'éteignait doucement dans les campagnes. Les
    « mémoires » au riche patrimoine oral et musical y étaient encore
    nombreuses et le fonds recueilli par Robert Dagnas donnera à bien des
    collecteurs d'aujourd'hui l'impression d'un âge d'or où il
    suffisait de laisser trainer le micro pour recueillir chansons, dires,
    prières, récits de vieille tradition.

    Après maintes péripéties, une partie importante des bandes
    enregistrées fut récupérée alors qu'elles allaient partir à la
    décharge. Sauvé et numérisé, ce fonds considérable, composé
    d'environ 450 bandes représentant plusieurs centaines d'heures
    d'enregistrements, peut désormais s'écouter sur
    http://www.colleccions.ieo-lemosin.org/ le site des archives
    sonores et audiovisuelles de l'Institut d'Études Occitanes du limousin.

    Les soirées des 13 et 14 septembre 2013 à Saint-Junien et Javerdat seront
    l'occasion de faire (re)découvrir ces beaux enregistrements en
    compagnie de témoins de l'époque et de personnes ayant œuvré à la
    sauvegarde et à l'étude de ce fonds. L'accent sera notamment mis sur
    les collectes effectuées auprès d'Angèle Chabeaudie de
    Chaillac-sur-Vienne et Pierre Biossac de Javerdat. Par leur
    spontanéité au micro et surtout leur remarquable mémoire du
    répertoire chansonnier traditionnel, la « mémé Angèle » et le «
    père Biossac » furent deux vedettes de l'émission de Robert Dagnas et
    devinrent des figures de l'univers culturel local durant les années
    1960.
    -
    Institut d'Estudis Occitans dau Lemosin
    10, placa de la Liberacion (10, place de la Libération)
    19140 USERCHA (Uzerche)
    tel. 05 55 98 28 90 / contact@ieo-lemosin.org

     http://www.colleccions.ieo-lemosin.org/

    (Les familiers hauts-pictaviens et gencéens du blog pourront aussi utiliser cette adresse électronique pour essayer de retrouver les diverses émissions que notre ami Robert Dagnas avait réalisées, vers 1966-67-68, avec le concours des pilotes du blog et de l'association de La Marchoise de Gençay, aujourd'hui Centre Culturel-La Marchoise.)

  • C'est dans la Vienne, ça chante et sa danse, ce n'est pas ennuyeux... Ce sont les Bonobos !

    affiche bonobos.jpg

    Du côté de 86160 Gençay/Culture, on doit pouvoir établir un lien si affinités. De toute façon, les pilotes du blog transmettront si besoin s'avérait. Les Bédéfiles Haut-pictaviens reconnaîtront le coup de crayon du Bonobo-chef...

  • "Enseigner le Patrimoine Culturel Immatériel ? - Le PCI dans les formations universitaires en Europe" par le CFPCI Séminaire les 5 et 6 septembre 2013 à Vitré (35) .


    Séminaire "Enseigner le Patrimoine Culturel Immatériel ? - Le PCI dans les formations universitaires en Europe" par le CFPCI
    Séminaire qui se tiendra les 5 et 6 septembre 2013 à Vitré (35)
    .
    Séminaire International organisé par le Centre français du patrimoine culturel immatériel.
    Avec le soutien de la Direction générale des patrimoines Département du Pilotage de la Recherche et de la Politique Scientifique Ministère de la Culture et de la Communication.


    Les différentes disciplines relevant du champ du patrimoine culturel immatériel, tel que défini par la Convention adoptée par l'UNESCO en 2003, sont enseignées depuis longtemps dans les Universités européennes (ethnologie, ethnomusicologie...). Certaines de ces formations, par leur dimension pratique, s'intéressent en outre directement à la « sauvegarde » - qui désigne selon la Convention l'ensemble des mesures visant à assurer la viabilité effective des pratiques et des expressions (identification, étude, documentation, transmission, valorisation...).


    Plus récemment, le patrimoine culturel immatériel a émergé en tant que tel au sein de cursus en histoire, en ethnologie ou en arts, soit sous la forme de modules dédiés dans le cadre de formations classiques consacrées au patrimoine jusqu'ici conçu comme matériel, soit sous la forme de nouveaux masters explicitement fléchés « PCI ». Cette évolution témoigne, en même temps qu'elle y participe, de l'effervescence qui accompagne la ratification de plus en plus large de la Convention en Europe : mise en œuvre d'inventaires nationaux et de candidatures pour les Listes de l'UNESCO lui assurant une visibilité de plus en plus importante ; intérêt croissant des collectivités ; multiplication des projets de valorisation à des échelles diverses...


    Si l'on ne peut que se réjouir de ces évolutions et de la prise en compte des spécificités du PCI dans les formations aux métiers du patrimoine, ces initiatives méritent toutefois d'ouvrir la réflexion. Quel est le contenu des enseignements : approche critique des nouveaux champs et modes de patrimonialisation ouverts par la Convention, modalités spécifiques d'inventaire ou de médiation des patrimoines vivants, usage des nouveaux médias et technologies pour la sauvegarde et la valorisation ? Quelle est la corrélation entre les compétences développées d'une part, les besoins qui émergent et seront vraisemblablement amenés à évoluer d'autre part ? Cette mise en perspective permettra de comparer la manière dont le PCI est pris en compte ou nondans les formations universitaires en Europe et ailleurs, en fonction des systèmes éducatifs, de l'appréhension différente de la notion de patrimoine culturel immatériel et des politiques mises en œuvre dans les pays ayant ratifié la Convention. Dans le cadre de ce deuxième séminaire européen du CFPCI, les formations professionnalisantes ayant une dimension européenne seront privilégiées.


    Liste des Participants :


    Nicolas Adell, maître de conférences, responsable du master européen « Patrimoine culturel immatériel », Université de Toulouse II-Le Mirail
    Noriko Aikawa, ancienne directrice de l'Unité du patrimoine culturel de l'UNESCO et professeur invité à l’Institut National des Etudes Politiques de Tokyo (Japon)
    Egil Bakka, Professor and Chair of Programme for dance studies, Academic coordinator of the Erasmus master « Chore omundus », Norwegian University for Science and Technology (Trondheim, Norvège)
    Chiara Bortolotto, chercheur associé à l'Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain (CNRS/EHESS)
    Marion Boudon-Machuel, maître de conférences, coordinatrice du master « Patrimoine Culturel Immatériel », Université François Rabelais de Tours (Centre d'Études Supérieures de la Renaissance)
    Séverine Cachat, directrice du Centre français du patrimoine culturel immatériel
    Martine Cocaud, maître de conférences, coordinatrice du master « Médiation du patrimoine en Europe », Université de Rennes II
    Aditya Eggert, chercheur associé, membre du groupe de recherche sur la propriété culturelle, Université de Göttingen (Allemagne)
    David Fiala, maître de conférences, coordinateur du master « Patrimoine culturel immatériel », Université François Rabelais de Tours (Centre d'Études Supérieures de la Renaissance)
    Sylvie Grenet, chargée de mission pour le patrimoine immatériel, Département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique, Direction générale des patrimoines, ministère de la Culture
    Patricia Heiniger-Casteret, maître de conférences, coordinatrice du master « Cultures et sociétés », Université de Pau et des Pays de l'Adour
    Christian Hottin, conservateur du patrimoine, adjoint au chef du Département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique, Direction générale des patrimoines, ministère de la Culture
    Françoise Lempereur, maître de conférences, titulaire des cours de patrimoine immatériel à l'Université de Liège (Belgique)
    Luís Marques (à confirmer), professeur, coordinateur du master « Património cultural imaterial », Universidade Lusófona de Humanidades e Tecnologias (Lisbonne, Portugal)
    Anita Vaivade, maître de conférence, Académie de la Culture de Lettonie (Riga, Lettonie)
    Georgiana Wierre-Gore, Professeur, Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand

    Programme (provisoire)


    Jeudi 5 septembre


    9h Accueil
    9h15 Introductions : Séverine Cachat, directrice du CFPCI, et Christian Hottin, adjoint au chef du Département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique, Direction générale des patrimoines du ministère de la Culture
    9h45 Martine Cocaud, maître de conférences, coordinatrice du master « Médiation du patrimoine en Europe », Université de Rennes 2 (en partenariat avec le master « Patrimoine » de l'Université de Paderborn, Allemagne)
    10h30 Aditya Eggert, chercheur associé, membre du groupe de recherche sur la propriété culturelle, Université de Göttingen (Allemagne)
    11h15 Nicolas Adell, maître de conférences, responsable du master européen « Patrimoine culturel immatériel », Université de Toulouse II (en partenariat avec les Universités de Montpellier III et de Barcelone)
    12h Luís Marques (à confirmer), professeur, coordinateur du master « Património cultural imaterial », Universidade Lusófona de Humanidades e Tecnologias (Lisbonne, Portugal)
    14h30 Marion Boudon-Machuel et David Fiala, maîtres de conférences, coordinateurs du master « Patrimoine Culturel Immatériel », Université François Rabelais de Tours (Centre d'Études Supérieures de la Renaissance)
    15h15 Françoise Lempereur, maître de conférences, titulaire des cours de patrimoine immatériel à l'Université de Liège (Belgique)
    16h Egil Bakka, Professor and Chair of Programme for dance studies, Norwegian University for Science and Technology (Trondheim, Norvège) et Georgiana Wierre-Gore, Professeur, Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, master Erasmus « Choreomundus»
    17h Anita Vaivade, maître de conférence, Académie de la Culture de Lettonie (Riga, Lettonie)
    17h45 Discussion

    Vendredi 6 septembre


    9h-11h30 Table-ronde Europe, Asie et Amériques, animée par Christian Hottin et Séverine Cachat, avec la participation de :
    Sylvie Grenet, chargée de mission pour le patrimoine immatériel, Département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique, Direction générale des patrimoines, et
    Patricia Heiniger-Casteret, maître de conférences, coordinatrice du master « Cultures et sociétés », Université de Pau et des Pays de l'Adour : projets de recherche et d'enseignement en partenariat avec le ministère français de la Culture, l'Université Laval à Québec et l'Université d'Etat d'Haïti
    Nicolas Adell-Gombert, expériences au Brésil (Université fédérale de Rio Grande do Norte et Université fédérale du Pernambouc/Museu do Homem do Nordeste)
    Noriko Aikawa, ancienne directrice de l'Unité du patrimoine culturel de l'UNESCO et professeur invité à l’Institut National des Etudes Politiques de Tokyo (Japon) : quelques éléments de réflexion concernant l'enseignement sur le PCI au Japon et en Asie
    11h30-12h Chiara Bortolotto, chercheur associé à l'Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain (CNRS/EHESS) : présentation du programme de « renforcement des capacités » de l'UNESCO et conclusions.
    Ouvert au public sur inscription : info@cfpci.fr

  • A Châtellerault, en Haut-Poitou, s'exposent les savoir-faire et savoir être de l'ancienne "Manu", au Musée Auto/Moto/Vélo...

    ManuNumériser 2.jpeg

    Un cadre unique, reconquis sur le Patrimoine industriel de cette ville...

  • Patrimoine de Lespignan (Hérault) en conférence...

    Lesp-conférence du 7-09-2013.jpg

  • Sur quelques noms de coiffes anciennes du Centre-Ouest

    Cœurs, caillons ou pantines

    Approche ethnolinguistique des coiffes féminines dans le Centre-Ouest de la France

    Lors de notre toute première enquête ethnographique dans un petit village du Haut-Poitou, au cours de l’automne 1965, nous avons pu entendre Marguerite, une dame d’un âge, à l'époque, fort avancé – nous sembla-t-il alors ! – chanter une ronde dansée qui lui paraissait si niaise qu’elle n’entrevoyait surtout pas l’intérêt de la recueillir ou de la reconstituer, encore moins de l'enregistrer ! Elle commençait ainsi :

    La mère Fanchette qu’arrive,

    La mère Fanchette qu’arrive,

    Avec son caillon

    Lirelirelirelon

    Avec son caillon,

    Lirelon…

    Entrons-y dans la danse… Etc…

    Pourtant c’est ainsi que nous découvrîmes pour la première fois ce petit mot de caillon, que nous avons (ultérieurement et sous d’autres plumes) trouvé noté cayon, pour désigner un couvre-chef rural féminin, dit aussi coiffe ou coefi  dau Poetou. Notre quête de la culture orale sur ce territoire allait se prolonger par une curiosité illimitée sur la culture matérielle, mais aussi et surtout sur l’immatérielle, ce premier petit texte actualisant ces deux volets : chanson, danse, ronde, jeu d’enfant, mais aussi costume et coiffe en particulier. Autant dire que ce banal « appeau » allait nous prendre au piège pour une vie entière. Mais, parlons plutôt « chiffons », disons coiffes !

    Coiffe du Civraisien-dessin.jpg

    Portrait de femme coiffée d’un caillon sur fond matelassé du Gencéen. © Tous droits réservés.

    Tout le Grand Ouest, du Pays de Caux à l’Aquitaine, a su développer du XIXe siècle jusqu’aux premières décennies du XXe une lingerie spécifique en matière de création et d’entretien de coiffes féminines, prisées dans les milieux ruraux. Les cartophiles, comme les familiers des festivals de folklore savent reconnaître, distinguer et nommer une belle et riche cauchoise normande d’une pimpante sablaise vendéenne, ou d’une austère et monumentale bigouden, souvent considérée comme emblématique de la Bretagne elle-même. Quant à la mothaise qui n’a rien à envier aux hennins des dames de jadis, elle le dispute en élégance  à ses voisines, la malvina de Ménigoute (Deux-Sèvres)  et les pantines de Neuville et Mirebeau (Vienne). Ce patrimoine vestimentaire d’essence féminine est aujourd’hui sous la sauvegarde de Musées de France dont le MUCEM à Paris et ceux de Niort, Châtellerault, Poitiers, Saintes, Thouars. Des musées locaux, associatifs, publics ou privés, grâce à la passion de collectionneurs, présentent régulièrement leurs « trésors » ou lors de manifestations spécifiques qui connaissent de belles affluences. Il en va ainsi à Airvault, Souvigné, Javarzay, Ménigoute, Mauléon, Parthenay, ou encore à Champniers (Musée du Vieux Cormenier à Chez Bernardeau), Cherves, Chauvigny, Loudun, Montmorillon… Ajoutons que plusieurs sites sur la toile présentent des photographies de collections ainsi que des données historiques, descriptives et techniques en matière de restauration des coiffes anciennes.

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    Costume féminin mothais. © Cl. Meyer,tous droits réservés. Paris, 1893. Collection particulière.

    La région du Poitou, des départements de Charente et Charente-Maritime, ainsi que les confins du Berry et du Limousin à l’est, les rives sud de la Loire et nord de la Garonne disposent d’une carte (rééditée en 1923) des aires ethnographiques concernant les coiffes paysannes. Elle fut  dressée et exposée à l’occasion du Congrès de Niort[1] en 1896. Son auteur, Henri Gelin (1849-1923), éminent folkloriste, justifiait son choix méthodologique avec des arguments relevant du postulat de l’École diffusionniste[2] que remettra en vigueur Arnold Van Gennep sous le concept de zone folklorique. Ce premier pas d’ethnocartographie poitevine permet aujourd’hui d’avoir un aperçu synoptique du phénomène du port de coiffes, parfois particulièrement élégantes, entre Basse Loire et Gironde, même s’il nous paraît aujourd’hui un peu risqué de voir, à travers ces aires culturelles dénommées à partir d’un modèle de coiffe, des territoires cohérents et homogènes. En effet, Henri Gelin posait que :

    « La coiffe est un signe d’une haute valeur ethnographique ; car les paysannes qui portent le même costume parlent également les mêmes variétés de patois, avec des intonations et des désinences semblables, se divertissent aux mêmes danses, répètent les mêmes contes aux veillées, modulent sur les mêmes airs les mêmes chansons, et gardent avec une religieuse ténacité des superstitions analogues. »

    Chacun sait bien aujourd’hui que la réalité est beaucoup plus complexe, que la mobilité féminine ne se limitait pas à de telles aires et que les goûts ne se laissaient pas enfermer dans une seule et même routine familiale. Les emprunts à d’autres types de coiffes étaient fréquents et plusieurs témoins nous ont rapporté qu’elles refusaient de porter la coiffe « de leur coin », comprenons celle de leur lignée, leur préférant celles de communes avoisinantes qu’elles trouvaient sans doute plus seyantes, et aussi quelquefois moins encombrantes, empruntant sans état d’âme à la lignée de leur futur époux ou de celle de quelque parent plus ou moins éloigné. D’autre part, le coût prohibitif de certains assemblages ont fait abandonner tel type de coiffe. Ainsi la vaste câline du Thouarsais qui nécessitait beaucoup de matières premières a  peu à peu été délaissée de son aire coutumière laquelle, à la fin du XIXe siècle, s’étendait de  Thénezay à Montreuil-Bellay et de Loudun aux environs de Bressuire.

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    Mariage mothais au début du XXe siècle. © Droits réservés.

     En fait l’œuvre de Gelin nous a permis d’établir un lien entre les périodes qui ne nous étaient pas tout à fait directement accessibles. En effet, si nous avons rencontré en Civraisien, Gâtine et Montmorillonnais nombre de lingères (Mesdames Dechâtre, Durepaire, Fredonnet, Rogeon, pour ne citer que les premières d’entre elles, vers 1965), aucune n’aurait su à elle seule rendre compte de la diversité de la production historique régionale, et surtout des nuances techniques non négligeables au sein d’une même aire. Si nombre d’entre elles ont sombré dans l’anonymat, quelques-unes ont laissé leurs traces dans la mémoire collective. En effet certaines lingères innovatrices, véritables stylistes, dirait-on aujourd’hui, ne nous ont été révélées, en raison de la qualité de leurs œuvres, que par la littérature historique et ethnographique, appuyée sur une renommée légendaire. Il en est ainsi de Malvina Girard en Gâtine ou de Sylvie Boisnègre[3] en Pays civraisien. Nous n’oublions pas toutes celles que l’on nous a citées ou dont nous avons croisé le chemin, à Couhé-Vérac, à la Chaume de Saint-Romain-en-Charroux (Vienne), dans le Châtelleraudais, dans le Pays mothais, dans le Loudunais, à Angles-sur-l’Anglin, etc…

    Coiffe du Civraisien.jpg

    Cayon du Civraisien inspiré, semble-t-il par la lingère Sylvie Boisnègre.© Cl. Michel Valière, 1969.

    S’agissant de cette pièce caractéristique et aussi fondamentale du costume féminin, et par là, devenue par la suite emblématique d’un territoire, Gelin en a proposé une définition « technologique », très concrète que d’ailleurs chaque lingère est amenée à prendre en compte, tant au niveau de la confection que d’une éventuelle remise en état (blanchiment, amidonnage, repassage, gaufrage, remontage…) :

    « La coiffe-type du Poitou est le béguin, c’est-à-dire une coiffure formée de l’assemblage de parties distinctes ornées et repassées séparément, qui s’arrangent ensuite et se reploient sur un bonnet formé d’un carton ou d’une étoffe matelassée et piquée, tantôt formant casque, tantôt ayant le fond seulement muni d’un écusson de carton ou d’une armature de fil de fer. »

     

    Le folkloriste, fidèle en cela à sa posture diffusionniste, oppose d’ailleurs point par point ce « type » au barbichet limousin (et du Berry), aux « foulards flottants ou noués » aquitains, aux capotes de l’Auvergne et du Bourbonnais, aux « bonnets transparents » des rives de la Loire, enfin aux coiffes ailées de la Bretagne.

    Précisons que le carton généralement bouilli, en provenance de cartonneries vosgiennes, adopté parce que plat et léger et ne se déformant pas  trop au cours du montage, véritable « château à bâtir », a remplacé pour certaines coiffes (dites « anciennes ») les fonds matelassés et piqués, plus lourds, souvent fabriqués à partir de tissus de réemploi (chemises usagées, tabliers, toiles de draps, toiles écrues de lin, de coton ou de chanvre). Quant aux rubans, plus ou moins longs, moirés ou non, brodés ou non, ce sont les soieries lyonnaises qui ont fourni les plus beaux éléments, notamment pour les coiffes de mariage, dont il nous a été plusieurs fois révélé que leur prix, au début du XXe siècle, était tout à fait comparable à  celui d’une paire de bœufs de labour. Aussi ne faut-il pas s’étonner de témoignages stipulant l’attachement à leur coiffe de certaines personnes âgées qui souhaitaient même se faire inhumer avec.

                Dès les premiers deuils survenus dans les familles, on otait les dentelles et les rubans festifs. Le même support de carton était alors habillé plus sobrement d’un tissu blanc plissé à l’ongle. Ce travail très délicat et long à accomplir était fort redouté des lingères.

     

    Carte coiffes:gelin-jpeg.jpg

     

    Une première lecture de la carte laisse apparaître des zones culturelles  à partir d’appellations de coiffes : cabanière ; mothaise ; marmottes… Gelin dénombre ainsi vingt modèles principaux dont les dénominations ne sont pas rigoureusement coextensives à l’espace délimité par chacun d’entre eux. Toutefois, le dénombrement des termes qui désignent les coiffes en Poitou-Charentes est bien supérieur à la quantité d’aires retenues par cet auteur. Il ne faut pas s’en étonner, tant la polysémie des mots pour désigner les coiffes est importante. Parfois, c’est une partie de la coiffe ici qui sert de nom ailleurs. Tout cela est loin d’être rare en sémantique. D’un autre point de vue, parfois c’est la représentation iconique qui sert même à la dénomination, à l’exemple du cœur, pour désigner une coiffe de Lezay (Deux-Sèvres).

    Au cours de nos observations de terrain dans les années 1965-1985, nous avons noté environ 350 termes, tant dans la littérature ethnographique, muséographique ou folklorique. D’évidence, ce vocabulaire est tout sauf homogène. Il se dégage de l’ensemble une forte présence de termes toponymiques qui invitent à conforter l’idée que la coiffe est bien un marqueur significatif des identités locales (identités internes). D’un autre point de vue (ethnologique), la mention toponymique concourt à dégager des identités externes, dans le dessein de souligner des caractéristiques de groupes humains, dans un souci de distinction, au sens bourdieusien. Parfois des appellations de coiffes se présentent tant à l’oral qu’à l’écrit porteuses d’une mention technique, esthétique et un jugement de valeur. Comment s’organise donc le vocabulaire concernant les noms de coiffes dans le Centre-Ouest ?

     

    Broderie fond de coiffe:Nord-Vienne.jpg

                         Tulle brodé pour fond de coiffe.Cl. Michel Valière, ca 1975.

    L’examen méthodique du corpus que nous avons constitué[4] du point de vue ethno-lexicographique permet de dresser la première typologie suivante : lexies simples ; lexies composées ; lexies complexes fîgées ; lexies variables.

     Rappelons d’abord que la lexie simple est l’unité fonctionnelle significative du discours. Sans prétendre à l’exhaustivité, voici quelques échantillons de noms de coiffes que l’on devine plutôt empruntés aux parlers vernaculaires : bagnolet, ballet, ballon ; benaise ; béguin(e) ; bichet ; bichou ; bigote ; bourgnon ; bourrelet ; bridaïe ; câline ; caloron ; cape ;  carrasse ; cayon ; champanais ; cornette ; cuculle ; dormette ; folle ; goubine ; lingette ; marmotte ; mimi ; pantine ; ramponneau ; toquet ; etc… Pour ce qui est des lexies composées, on relève par exemple : grand-ballet ; demi-deuil ; grand -deuil ; Sainte-Hermine.

    Les lexies complexes figéessont de loin les plus nombreuses et relèvent du « métalangage » des ethnographes, muséographes, collectionneurs et folkloristes qui se sont confrontés pour leurs travaux de conservation et de publication à la délicate tâche de la dénomination de tout ou partie des parures féminines. À titre d’illustration et s’agissant des seules coiffes, retenons : bonnet à pompon ; bonnet à ailes de pigeon ; bonnet rond de la Forêt-sur-Sèvre ; bonnet rond de La Ronde ; cagnon de Ceaux-en-Loudun ; caillon de Moncontour ; calotte de Limalonges ; cayon mothais ; coueffi reviré ; malvina de Reffannes ; piote bridée ; etc…

    Enfin, nous avons rassemblé quelques lexies variablesdont on comprend qu’elles sont bâties moins sur des formes autochtones qu’élaborées à des fins didactiques et heuristiques plutôt par des chercheurs et autres exégètes des productions des groupes humains. On trouve ainsi des : coiffes cassées de Chanteloup ; fond de Grisette de Coulonges-sur-l’Autize ; colinette des jours ; colinette des dimanches ; coiffes en tête de faucon ; coiffe de lingère dite « La Folle » Fontenay-le-Comte ; coiffe de deuil de tous les jours dite « La Vieille » Fontenay-le-Comte ; coiffe de pêcheuse dite « Ballon Île-de-Ré » ; coiffe de mariage cabanière Fontenay-le-Comte ; cabanière coiffe de demi-deuil Fontenay-le-Comte ; etc…

     Cette distribution lexicale, certes aléatoire dans les choix d’exemples, donne une idée de la difficulté à cerner un système de dénominations a priori non raisonné ni par les lingères, ni par leurs clientèle qui usent d’appellations vernaculaires sous-tendues par des traditions artisanales, locales et/ou familiales. En revanche et dans l’espoir de dresser des typologies régionales, les folkloristes et ethnographes ont préféré s’appuyer sur la toponymie puis la cartographie, tout en essayant de conserver ce qui peut l’être du « patrimoine linguistique ».

     

    Il nous appartient maintenant de nous essayer à la construction du champ lexical notionnel de la coiffe ou de ce qu l’on veut bien reconnaître comme telle, en quelque sorte nous nous proposons d’organiser le vocabulaire de la coiffe pour l’espace territorial que nous considérons. Il n’est pas pour autant dans notre projet de « résumer le sens d’un mot », ou d’établir ce qu’il connote. Il n’entre pas davantage dans nos préoccupations le traitement diachronique, voire panchronique à partir de quelques étymons hypothétiques, pour la plupart inconnus de nous. Nous allons, au contraire, en nous appuyant sur la redondance d’appellations, ouvrir des champs isotopiques à partir de l’itération d’une même unité lexicale (isotopie de base), que nous considérons comme un terme générateur de noms de coiffes. Dans l’ensemble de notre corpus régional, nous avons dégagé vingt-sept isotopies de base. En les considérant dans un ordre d’importance relative décroissant, on trouve en premier lieu, qui s’en étonnerait ? le terme coiffe et ses expansions :

    - coiffe : coiffe à cornes ; coiffe à grand cul ; haute coiffe de Saint-Varent ; coiffe de Moncoutant, etc…

    Et ainsi de suite, sur le modèle précédent :

    - cayon/caillon : cayon de Vouneuil ; cayon de Saint-Jean-de-Sauves ; caillon rond ; caillon frisé, etc…

    - bonnet : bonnet matelassé ; bonnet monté ; bonnet à peteuil ; petit bonnet de Vasles ; bonnet carré de deuil, etc…

    - capot : capot reviré ; capot à canon ; capot chenu ; capot des mariés ; capot de Marans, etc…

    - câline : câlinette ; câline d’Airvault ; câline de Thouars, etc…

    - bigot(t)e : bigotte de Thouars.

    - corne : cornette ; cornette à bourgnon ; corne de Sainte-Hermine etc…

    - coiffi : coiffi reviri ; coiffi de Nanteuil-en-Vallée, etc…

    - grisette : grisette à pans volants ; grisette de Niort, etc…

    Sur ce modèle isotopie de base suivi d’une expansion, on trouve : ballet ; ballon ; cabanière ; malvina ; mothaise ; maraîchine ; charentaise ; gâtinelle ; hennin (sic ) ; pantine ; piot(t)e ; rampon(n)eau ; saintongeoise ; cayenne ; cayonnaise ; cane ; toquet ; sabot.

    L’examen de ce relevé montre que l’on aurait pu aussi caractériser les appellations à partir d’une base toponymique avec ses expansions comme l’a fait Henri Gelin pour sa cartographie. Nous aurions pu également dégager une base anthroponymique : malvina ; mimi ; garibaldi (sic ). Ou encore une base sociologique : paysanne ; grisette ; cabanière ; saunière. Enfin, proposons, parce qu’autant les lingères elles-mêmes que les observateurs et analystes s’y réfèrent parfois, une base formelle ou technique : béguin à prinques[5] ; bourgnon ; bourrelet ; bridée ; cassée, calotte ; cayon fil de fer ; cœur ; deux rangs ; trois rangs ; passe-carrée ; raclette ; pain de sucre ; pelle de four ; sabot : coiffe en bec d’oiseau etc…

                Noms vernaculaires, déclinaisons diverses à paramètres multiples, tout porte à faire de la distinction à tout prix d’une lingère à une autre, d’une commune à une autre, d’un territoire à un autre. Différences techniques, différences formelles, différences sociologiques également. Tout se passe comme si la synergie entre costumes, coiffes et langage produisait de la différence et des micro-identités territoriales, comme le laisse entendre ce joke poitevin :  « T’es bé coefée, té. T’es de Bllanzay[6] ? »

     

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                                   Cl. 1972. © Droits réservés.

    Bonnet à brides ; costume de travail estival (reconstitution).

    Bibliographie sommaire

    BOURDIEU Pierre, La Distinction. Critique sociale du jugement. Paris, Éd. Minuit, 1979.

    BOURDU Daniel, VALIÈRE Michel et al., Poupées d’en France : Coefis dau Poetou, Moncoutant, Kancel, 1999.

    BRANCQ Caroline (sous la dir. de), Les Costumes régionaux d’autrefois, Paris, Archives & Culture, 2003. (Les auteurs du présent article ont rédigé les chapitres concernant Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne).

    CATALOGUE, Exposition rétrospective de costumes et souvenirs du Poitou.Organisée à Poitiers, salle des fêtes de l’Hôtel de Ville du 7 au 20 mars 1934.

    Encyclopédies régionales, éditées par Christine Bonneton à Paris : Aunis-Saintonge (1987) ; Charente (1992) ; Charente-Maritime (2001), Poitou :Deux-Sèvres, Vienne (1983).

    FERRÉOL Gilles et JUCQUOIS Guy ( sous la dir. de), Dictionnaire de l’altérité et des relations interculturelles, Paris, Armand Colin, 2003.

    LALANNE Charles-Claude, Glossaire du patois poitevin, Marseille, Laffitte reprints, 1976 (1re éd., 1867, dans les Mémoires de la société des Antiquaires de l’ouest, t. 32, 1re série).

    NIORT, MUSÉES de POITOU-CHARENTES, Costumes, coiffes et parures traditionnelles en Poitou-Charentes, Niort, C.A.E.P, 1980.

    PIOT Michel, LAVAULT Katy, Coiffes et bonnets en Charentes, Poitou, Vendée, Poitiers, Brissaud, 1989.

    PLANCHARD Marie-Christine, VALIÈRE Michel, Francine Poitevin ou l’ethnographie au musée : de la passion à la science, Poitiers,  Musée de la ville de Poitiers, 1986.

    VALIÈRE Michel, Ethnographie de la France : histoire et enjeux contemporains des approches du patrimoine ethnologique, Paris, Colin, 2002.


    VALIÈRE Michel, " Folklore", dans  Pierre-André Taguieff (sous la direction de) Dictionnaire historique et critique du racisme, Paris, Presses universitaires de France, 2013 pp. 686-688.


    WEBLIOGRAPHIE

    http://www.alienor.org/articles/pantine/article.htm

    http://www.coiffesdenormandie.com/preambule.php

    http://www.parole-et-patrimoine.org/coiffes/la-collection.html

    Michèle Gardré-Valière et Michel Valière (2013)


    Tous droits réservés ©



    [1] Ce congrès fut le premier organisé en province par la Société d’ethnographie nationale et d’Art populaire.

    [2] Michel Valière, « Aire culturelle », dans  Gilles Ferréol et Guy Jucquois, Dictionnaire de l’altérité et des relations interculturelles, Paris, Armand Colin, 2003, pp. 1-2.

    [3] Sur cette lingère de Saint-Macoux, en Pays civraisien, voir l’article d’Augustin Bobe, « Blouses et coiffes : leur ancienneté », Bulletin de la Société des Antiquaires de l’Ouest, 3ème trim. 1941, pp.715-717.

    [4] La quasi totalité de notre documentation spécifique sur les coiffes, costumes et parures (ouvrages ; cartes postales ; dessins ; photographies ; fichier) a été versée au Musée de la Ville de Châtellerault (Vienne).

    [5] « Prinques » : les trois angles du béguin : le premier, au sommet du front, et les deux autres situés au niveau des tempes.

    [6] « Tu es bien coiffée, toi. Es-tu de Blanzay ? » Blanzay, commune située à huit kilomètres de Civray.

  • En Limousin, les cuivres percutent, font la fête, résonnent, enthousiasment ...

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    Ecouter est aussi une excellent façon de découvrir l'univers aux couleurs du Limousin. Programme des festivités en ligne : www.cuivresenfete.com

  • A la Mégisserie de Saint-Junien, Une expo du photographe Philippe Brault (Agence VU) consacrée au jeu des 1000... Histoires !

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    Du vendredi 26 juillet au 4 octobre 2013, venez jouer, écouter, découvrir, A La Mégisserie.

    Contacts : 05 55 02 87 98

    www.la-megisserie.fr

    accueil.vienneglane@wanadoo.fr

  • Vous avez dit "modèle suédois" ? Une réponse pédagogique avec l'économiste Emilie BOURDU et une préface de Louis Gallois.

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    Une petite lecture pour nous réconcilier avec l'économie... et nous changer, pendant les vacances estivales à la fraîche, les idées itératives d'ethnographie, de dialectologie, etc...

    Merci Emilie ! Utile surtout à l'heure où le pays s'interroge sur les moyens de renouer avec la croissance et de redresser son industrie... quels sont les ingrédients suédois et quelle en est leur efficacité ?

    Petit livre de 144 p. à 22 euros et pour ISBN : 978-2-35671-048-2 publié aux Presses des Mines et à La Fabrique de industrie.

     

  • L'espace du designer... ou la naissance de l'objet: Une exposition proposée par le Musé du Peigne et de la Plasturgie, à Oyonnax (Ain) du 26 juin au 12 octobre 2013.

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    Un catalogue (ISBN 2-913255-02-7) aussi élégant que passionnant (un véritable collector !) accompagne cette exposition  qui se tient audit musée:

     

    Musée du Peigne et de la Plasturgie

    88 cours de Verdun

    01100 OYONNAX.

  • Appel à projet du Ministère de la Culture et de la communication pour des films documentaires dans le domaine du patrimoine ethnologique et immatériel.


    La Direction générale des patrimoines du Ministère de la Culture (département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique) en collaboration avec le CNC, attribue des aides pour soutenir la réalisation de films documentaires en vue du développement de la recherche en ethnologie de la France et de la sensibilisation du public le plus large au patrimoine ethnologique et immatériel. Les projets présentés doivent concerner le domaine français, soit exclusivement, soit dans le cadre d'une approche comparée.

    Les projets relatifs aux productions audiovisuelles seront examinés par un jury qui se réunira en janvier 2014.
    Les dossiers sont à adresser avant le 31 décembre 2013 à Christian Hottin, adjoint au département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique, Direction générale des patrimoines, 6 rue des Pyramides, 75 001 PARIS.
       - 1 note d'intention du réalisateur
       - 2 pages de synopsis
       - 1 note technique du réalisateur
       - 1 CV du réalisateur
       - 1 CV de la société de production
       - une attestation d'engagement ou de contacts pris avec les diffuseurs (lettre d'intérêt ou contrats)
       - un plan de financement
       - un budget prévisionnel

       Renseignements : Christian Hottin, 01 40 15 77 37 ou 01 40 15 87 24 (sec.)

    adresse électronique : christian.hottin@culture.gouv.fr

  • A Caen, en Normandie, le Centre régional de culture ethnologique recrute son chargé de mission , et ça presse...

    Le Centre régional de culture ethnologique et technique de Basse-Normandie (CRéCET) recrute un(e) chargé(e) de mission Patrimoine ethnologique et immatériel.

     

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    Né en 1984 d’une initiative du Ministère de la Culture et de la Région Basse-Normandie, le Crécet a pour vocation de développer la connaissance et la valorisation du patrimoine ethnologique sur le territoire régional. Il est accrédité par l’Unesco au titre de la convention relative au patrimoine culturel immatériel. Le Crécet coordonne et gère les activités du Réseau des Musées en Basse-Normandie (68 établissements, dont de nombreux « musées de société »). En octobre 2013, il fusionnera avec les associations Normandie-Patrimoine (centre de restauration et de conservation préventive) et Arcis (Agence régionale de l’image et du son). Avec une formation supérieure sanctionnée par un diplôme de niveau Master II en sciences sociales ou humaines - de préférence avec une spécialisation ethnologique
    – et une excellente culture générale, vous avez mené avec succès plusieurs travaux de recherche ethnologique sur le domaine français et conduit des actions de restitution et de valorisation du patrimoine en lien avec les groupes sociaux concernés ou les acteurs du territoire (collectivités, associations, institutions culturelles...). Les enjeux du patrimoine ethnologique vous sont familiers et vous
    avez une bonne connaissance de la convention du patrimoine culturel immatériel et de sa mise en œuvre au plan national et local.

    Vous possédez de bonnes capacités rédactionnelles et d’analyse, maîtrisez l’informatique ainsi que les questions de conservation et de mise en valeur des données ethnographiques et utilisez couramment les nouveaux médias. Vos aptitudes relationnelles et d’écoute vous facilitent le travail en équipe. Vous connaissez le mécanisme des financements publics et êtes en capacité d’élaborer des dossiers et d’en assurer le suivi. Vous êtes titulaire du permis de conduire et mobile.

    Sous l’autorité du directeur du CRéCET, au sein du « pôle ethnologique régional », vous

    -participerez à la définition des orientations scientifiques et culturelles du pôle,
    -réaliserez des programmes de recherche et d’action culturelle sur des thématiques en lien avec le territoire régional et les institutions scientifiques et culturelles (musées en particulier).
    -contribuerez à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel régional et apporterez un appui scientifique et technique aux groupes et communautés engagés dans une démarche de pci.
    -coopérerez à l’élaboration de la programmation de la Semaine du cinéma ethnographique (20ème édition en 2014).


    Poste basé à Caen (Calvados) à pourvoir dès que possible, au plus tard le 15/10/2013. CDI assorti d’une période d’essai de 4 mois. Salaire mensuel brut initial 2332 €.
    Statut cadre, convention collective de l’Animation. Dans le cadre d’un possible transfert des activités du Crécet à un établissement public, le contrat de travail est susceptible d’évoluer vers un CDI de
    droit public.


    Merci d’adresser votre candidature (lettre de motivation
    et CV) avant le 5 septembre 2013, par courrier ou par courriel (edwige.andre@crecet.org),
    à Mme la Présidente du CRéCET, Manoir des gens d’armes, 161 rue Basse, 14000 CAEN. Les candidats retenus à l’issue de l’examen des dossiers seront convoqués, fin septembre, pour un entretien avec un jury.

    Informations complémentaires : 02 31 53 15 45



    CRÉCET
    –Manoir des gens d’armes, 161 rue Basse 14000 CAEN.
    Tél.: 02 31 53 15 45 ;
    Fax : 02 31 53 15 54 ;
    Mél : ethno@crecet.org, reseaumusee@crecet.org.
    Sites : www.crecet.fr, www.musees-basse-normandie fr.
    Association, régie par la loi de juillet 1901, fondée en 1984.
    SIRET : 331 733 444 00037 ; APE 9499Z

  • Un patient et précieux travail de recension du lexique de l'ancien mode de vie rural en Confolentais (Charente)

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    Important ouvrage de 324 pages, réalisé par Pierre Boulanger. On peut se le procurer directement auprès de lui: 25€ + port (environ 6 €), à l' adresse :

    Pierre BOULANGER, 16500 MANOT.


    L'ethnohistorien Pierre Boulanger, confolentais, par un relevé aussi exhaustif que possible de termes et expressions se rapportant à l'ancien mode de vie rural offre ainsi un véritable tableau de la vie quotidienne d'antan, avec des listes de termes se référant à l'outillage, aux activités agricoles, à la vie sauvage, à l'habitation comme à l'artisanat, dans une perspective encyclopédique...

    Merci Pierre Boulanger de ce tableau construit à partir de fonds notariés, d'archives de justices seigneuriales, de fonds ecclésiastiques... Oui, merci et Bravo !


  • Au jardin de Gabriel, c'est la fête, cet été/


                            " Si le Jardin de Gabriel m'était conté"
     
                                                                       Hommage à Gabriel
                                              organisé par l'association "Les Amis du jardin de Gabriel Albert"
                                              
     
     
    Evocation en mots, en images, en musique de Gabriel Albert, habitant de Nantillé, menuisier, qui la retraite venue se fit sculpteur et transforma son jardin en cité idéale abritant plus de  400 personnages dont beaucoup peuvent être identifiés et sont de grandes figures illustrant leur époque tandis que  d'autres demeurent des énigmes, nées de la fantaisie et du désir de Gabriel.
    Sans formation artistique, il  composa seul cet univers "naïf" dont les créatures, puisées aux sources de l'art populaire ou sacré, aux illustrations des magazines, à la vie rurale, aux contes de l'enfance ou à  de tendres évocations féminines, témoignent d'un besoin prodigieux de faire, de construire, d'inventer.
     Floraison fantastique de présences, le Jardin de Gabriel est une invitation à franchir une frontière vers un monde en quête de douceur, d'innocence, de beauté.
    Les photos projetées durant le spectacle sont de Rémy Prin.
    L'ange à la clarinette: Isabelle Rique-Lurbet.
    Le conteur: Jean-Marie Bréhier
     
     
    Le spectacle sera représenté le samedi 15 juin, les vendredis 5 , 19 juillet et 2 août et les samedis  24 et 15 septembre à 21h  .
     Réservation, à l’Office de Tourisme de Saint Jean d’ Angély    Tél: 05 46 32 04 72

  • Après ce printemps limousin absent, profitons des premiers rayons : Farniente sur la terrasse de Joël et Marie-France à La Bourse, à Saint-Junien, près d'Oradour.

     

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    Ceci n'est pas une publicité, mais le coup de cœur de nos visiteurs pour cette petite brasserie dans cette prestigieuse cité gantière, dans l'environnement direct de la Collégiale, de la Bourse du travail, de la Médiathèque municipale, de la cyberbase des principaux commerces de proximité...

     

                              Tél. : 05 55 02 72 47

     

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  • " Si le Jardin de Gabriel m'était conté" ... des soirées contées estivales, avec les Amis, à ne pas manquer

        " Si le Jardin de Gabriel m'était conté"
     
                                                                       Hommage à Gabriel
                                              organisé par l'association "Les Amis du jardin de Gabriel Albert"
                                              
     
     
    Evocation en mots, en images, en musique de Gabriel Albert, habitant de Nantillé, menuisier, qui la retraite venue se fit sculpteur et transforma son jardin en cité idéale abritant plus de  400 personnages dont beaucoup peuvent être identifiés et sont de grandes figures illustrant leur époque tandis que  d'autres demeurent des énigmes, nées de la fantaisie et du désir de Gabriel.
    Sans formation artistique, il  composa seul cet univers "naïf" dont les créatures, puisées aux sources de l'art populaire ou sacré, aux illustrations des magazines, à la vie rurale, aux contes de l'enfance ou à  de tendres évocations féminines, témoignent d'un besoin prodigieux de faire, de construire, d'inventer.
     Floraison fantastique de présences, le Jardin de Gabriel est une invitation à franchir une frontière vers un monde en quête de douceur, d'innocence, de beauté.
    Les photos projetées durant le spectacle sont de Rémy Prin.
    L'ange à la clarinette: Isabelle Rique-Lurbet.
    Le conteur: Jean-Marie Bréhier
     
     
    Le spectacle sera représenté le samedi 15 juin, les vendredis 5 , 19 juillet et 2 août et les samedis  24 et 15 septembre à 21h.
     

     

    Réservation, à l’Office de Tourisme de Saint Jean d’ Angély    Tél: 05 46 32 04 72

  • Pour éclairer avec lucidité débats et controverses d'une actualité parfois brûlante :un "dico" de 1964 pages, paru ce mois-ci, mai 2013.

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    Ouvrage collectif, publié par les Presses universitaires de France, avec le soutien du Centre national du livre. Il comprend 540 articles de la main de 250 auteurs, sous la direction de Pierre-André Taguieff et d'un comité scientifique de douze membres.

    ISBN: 978-2-13-055057-0

    49 €

    Chez votre libraire classique.

  • Une heureuse initiative (une de plus !) du Centre Culturel- La Marchoise : des Balades culturelles, contées puis publiées...

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    Et voici, coordonné par Henri Donzaud, le  numéro un d'une série que nous espérons longue. Le pèlerin, le visiteur, le promeneur seront sensibles à la documentation patiemment rassemblée par les trois auteurs (J.-J et P. Chevrier, H. Donzaud, tous spécialistes de l'endroit, et auteurs de plusieurs ouvrages et travaux), aux illustrations particulièrement recherchées et soignées, aux dessins inédits de l'auteur de B.D., Pierre Chevrier.

    Cette publication de 64 pages a reçu le soutien de la Communauté de communes du Pays Gencéen.

    Et pour ne pas rater cette "première enjambée pour traverser le Pays Gencén, on peut se procurer ce tout premier cahier en suivant les chemins ci-après...

    Contact: Centre Culturel -La Marchoise, route de Civray, 86160 Gençay.

    tél : 05 49 59 32 68

    contact@cc-lamarchoise.com

    10 € + port

    (ISBN en cours, non parvenu).

     

     

  • Migrants et immigrés en Poitou-Charentes... Un nouvel ouvrage aux éditions Le Croît Vif

    Voici un livre susceptible d'intéresser bien de gens en Poitou-Charentes, comme ailleurs, tant il est avéré que nombre d'entre nous descendons de migrations plus ou moins éloignées dans l'espace et le temps. Des auteurs dont certains sont sur la photographie (merci monsieur le journaliste de la Nouvelle République du Centre-Ouest) ont consacré articles et illustrations à des exemples parfois familiaux mais à portée universelle. Ce sont des historiens, des sociologues, des ethnologues, des praticiens du milieu associatif, des journalistes aussi.

     

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     Migrants de l’intérieur, migrants de l’extérieur

    Ce rapprochement constitue l’originalité majeure de l’ouvrage. Il se révèle particulièrement fécond car l’analyse des migrations intérieures, généralement plus anciennes, permet de mieux comprendre le phénomène de l’immigration, au sens le plus commun du mot. Et vice-versa…
    Après un rappel des importantes remues des éleveurs vendéens, de l’arrivée des pêcheurs bretons ou des gemmeurs landoux, ne négligeant nullement les populations déplacées durant les guerres, tout particulièrement belges, ardennaises et mosellanes, l’ouvrage s’attache ensuite aux migrations des deux après-guerres (années 1920-1930 et 1950 à 1990). Périodes gourmandes en main-d’œuvre à cause du manque de bras dû à l’hécatombe de 1914 puis aux besoins de reconstruction et de modernisation du pays pendant les trente Glorieuses. Alimentées par des tensions politiques et surtout par des circuits d’embauche créés par les pouvoirs publics et le monde de l’entreprise, elles sont principalement représentées en Poitou-Charentes par des salariés agricoles, des manœuvres du bâtiment, des travaux publics et des carrières, puis par des ouvriers de l’industrie. Sans oublier les artisans et commerçants présents d’un bout à l’autre de cette histoire, sans négliger non plus la particularité de l’immigration britannique qui marque les années récentes…
    Italiens, Espagnols, Marocains, Portugais, pieds-noirs et harkis, Turcs, Africains et enfin Britanniques, le Poitou-Charentes n’est certes pas une grande région d’immigration (2,5% d’immigrés contre 5,3% au niveau national), mais on y retrouve les caractéristiques et les problématiques existant ailleurs : toutes les origines géographiques y sont représentées, l’intégration générationnelle y est de plus en plus rapide par rapport au début du XXe siècle, surtout au sein des familles migrant vers de petites villes ou en milieu rural, les quartiers difficiles y existent tout autant à partir des années 1990 à cause du développement du chômage et de leur mise à l’écart par les autorités locales, enfin les déchirements identitaires y trouvent leur écho, entretenu par des débats idéologiques sans grand fondement, alors que leur résolution s’effectue plutôt dans le for intérieur de chacun...

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    ©Cl. Jean-Louis Neveu (ca 1990)

     

     Ouvrage avec illustrations de 618 pages.

    Chez votre libraire classique:: 35 € TTC.

    ISBN :: 978-2-36199-388-7 

    ISSN :: 1140-3799

     

  • Un festival sur la famille: Mémoire et transmission, à CAEN (Calvados)

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    Et encore cette petite famille mixte de Mayotte qui aime se présenter ainsi © 2007.Collection particulière: tous droits réservés.

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  • Un nouvel ouvrage de l'historien-anthropologue Daniel SCHWEITZ sur la Touraine, une province au cœur de la Vieille France

     

    Une Vieille France

     

    la Touraine

     

    Territoire, histoire, patrimoine, identités (XIXe-XXe siècles)

    Daniel SCHWEITZ

     

    Tours, CLD, 2012, 194 p. , ill.,  21 €

    ISBN : 2854435443 - EAN : 978-2854435443

    Contact de l'auteur : daniel.schweitz@free.fr

    La Touraine n’est pas une province ordinaire. Avec le Val de Loire, dont elle est inséparable, elle passe pour être une parfaite image de la Vieille France, celle où séjournaient les rois de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance. Considérée comme « le Jardin de la France », la Touraine est aussi la province censée parler la langue telle qu’elle a été illustrée par Rabelais et Balzac.

    Cela explique pourquoi, depuis plus d’un siècle, on vient du monde entier y goûter, sur les bords du dernier fleuve sauvage d’Europe, un art de vivre qui prend racine dans une histoire, un patrimoine culturel et des imaginaires que le tourisme a mis en lumière.

    À côté de cette première Touraine, il existe une autre Touraine, intime et méconnue, celle des Tourangeaux, celle des bourgs et des pays oubliés.

    Ce livre invite à entrer dans l’intimité de ces Touraines, qui illustrent, chacune à leur manière, une part de la remarquable diversité géographique, humaine et culturelle de la Vieille France.

    L’auteur, bibliothécaire de la Société archéologique de Touraine, est docteur en anthropologie sociale et historique (EHESS). Il a notamment publié des études portant sur les patrimoines, les imaginaires et l’invention de l’identité traditionnelle de la Touraine, du Vendômois et du Val de Loire.

     

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    Le blog Belvert lui a déjà consacré plusieurs notes pour ses différents ouvrages. Elles sont en archive et consultables. Pour les rassembler, faites Daniel SCHWEITZ  avec le moteur "rechercher" en haut et à droite de cette note.

    Rappel des derniers livres de l’auteur

    - Histoire et patrimoine de la Touraine. Introduction aux études locales. Guide du lecteur et du chercheur en bibliothèque, préface de Jean-Pierre Chaline, professeur émérite à la Sorbonne, in Mémoire de la Société archéologique de Touraine, LXVIII, 2011, 192 p.

    - L’identité traditionnelle du Vendômois. Des travaux d’érudition locale à la reconnaissance d’un pays de la Vieille France (fin XVIIIe-XXe siècle), préface de Daniel Roche, professeur émérite au Collège de France, Vendôme, Éditions du Cherche-Lune, 2008, 263 p.

    - Châteaux et forteresses du Moyen Âge en Val de Loire : Touraine, Anjou, Berry, Orléanais, Vendômois, Marche bretonne, Tours, CLD, 2006, 192 p.

    - Cuisiner et vivre autour de l'âtre rustique en Val de Loire : Touraine, Berry, Orléanais, Anjou (XIXe-début XXe siècle), Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, 2003, 128 p.

    - La coiffe et son imaginaire dans le folklore de la Touraine, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, 2002, 96 p.

    - Histoire des identités de pays en Touraine (XVIe-XXe siècle). Aux origines de la France des pays, préface de Daniel Nordman, directeur de recherche au CNRS, Paris, L’Harmattan, 2001, 463 p.-XXVII p. de pl.

  • Vous vouliez en savoir plus long sur le Jeu de balle au Tambourin, Lo Tambornet !

    Grâce au CIRDOC de Béziers, le Pilote de Belvert vous invite à suivre ce lien et à vous initier au jeu de balle au tambourin  qui excite la curiosité des touristes en Languedoc et Provence :

    http://occitanica.eu/omeka/items/show/698

     

    Bonne découverte !... et profitez-en pour découvrir les riches fonds (écrits, et audio-visuels) de la Médiathèque occitane

  • Poitou-CHarentes: 5e festival " Les Cousins d’Amérique " 25 - 28 octobre 2012 en Loudunais (Vienne)


    5e festival Les Cousins d’Amérique
    25 > 28 octobre en Loudunais :
    Loudun, Angliers, Moncontour, La Chaussée, Saint Jean de Sauves
     
    Programme à partager avec les amis :
    http://www.laeta.fr

    Du Québec, de l’Acadie et de Louisiane, le festival reçoit depuis cinq ans nos « Cousins d’Amérique ». Quatre jours durant, nous vous invitons à la rencontre de ces cultures francophones d’outre-Atlantique qui font la part belle à la musique. Au menu : concerts, contes théâtre, spectacle jeune public, cinéma, stages, sans oublier la dimension culinaire. Festival francophone et itinérant, il vous convie à un voyage musical dans cinq communes du Pays Loudunais autour des cultures québécoises, acadiennes et cajuns et de leurs racines poitevines.
     
    Jeudi 25 octobre
    Loudun, théâtre de la reine blanche
    Alexandre Poulin, chanson québécoise à 20h30
    Récompensé par le prix de l’auteur-compositeur francophone de l’année du Gala des Prix de musique folk canadienne. Seul en scène, accompagné de sa guitare et de son harmonica, il habite l’espace, rompt la distance entre le micro et le premier rang avec l’aisance d’un saltimbanque moderne… Il réamorce, mine de rien, l’usine à rêves de ses 14 ans à laquelle chacun n’a jamais totalement renoncé.
    > 8€, gratuit aux moins de 18 ans, réservation indispensable
    > Concert réalisé grâce au réseau France-Québec
     
    Vendredi 26 octobre
    Angliers, pavillon du Québec
    La Gang du quéteux, pour les scolaires à 14h
    Une bouillonnante compagnie ardéchoise fait découvrir aux enfants la culture orale nord-américaine. Au programme, contes musicaux d'Alain Ayme, originaire de Trois-Rivières et démonstration des danses cajuns pour faire danser les enfants.
    > Gratuit, accessible aux adultes sur réservation
     
    1re partie : Concert de La Gang du quéteux à 20h45
    La Cie du Beau sauvage conte des histoires entremêlées de musiques joyeuses et entrainantes de la Louisiane, de chansons aux accents cajuns et zydeco jouées sur les instruments traditionnels de l'Amérique du nord : mélodéon, banjo, banjo-ukulélé, harmonica, flûte cherokee, 'tit fer et podorythmie.
    Concert de Luc Laroche et Cie à 22h
    Né au Québec et installé en France depuis les années 90, Luc Laroche s’en vient à nous avec ses deux compères Philippe Sécheppet et Olivier Chérès, au coup d’archet comme là-bas. Ce qui prime ici, autant que la musique et les chansons à répondre, c’est la convivialité, valeur forte de la musique québécoise. Pour les tapements de pieds, évitez les chaussons et préférez les semelles dures !…
    > 10€ les deux spectacles, gratuit aux moins de 18 ans
     
    Samedi 27 octobre
    Loudun, échevinage
    Atelier de cuisine cajun et repas en musique avec Sarah Savoy de 10h à 14h
    Sarah Savoy explique la préparation d’un jambalaya et de la tarte à la patate douce. Pendant que les plats mijotent sur les fourneaux, elle joue de la guitare, chante, plaisante, raconte des anecdotes sur la cuisine et répond    aux questions du public. Le contact chaleureux de Sarah et la sauce épicée qui bouillonne à coté, tout est fait pour vous faire voyager dans la douceur du pays des bayous.
    > 15€ repas inclus (sauf boissons) en partenariat avec le jumelage Loudun-Thibodaux
    > Inscription indispensable au 05 49 98 39 34 ou au 06 14 62 75 52
    Loudun, cinéma Le Cornay
    Film « Hommes-des-bois, bûcherons de chantier » à 15h30
    Le jeune cinéaste québécois Simon Rodrigue a tourné en 2011 son premier film sur les travailleurs forestiers en mémoire de son père et de son grand-père. Inédit en France, ce documentaire évoque les divers aspects de la vie des bûcherons traditionnels en Mauricie. Des témoignages éloquents, des images d’archives soigneusement intégrées, une trame sonore parsemée de chansons traditionnelles de bûcherons, font de ce film une pièce importante pour la reconnaissance d’un métier quasi disparu.
    > Gratuit, en partenariat avec l'association Huit et demi, verre de l'amitié à 16h30
    Loudun, échevinage
    Contes du Québec avec Luc Laroche à 17h30
    Luc Laroche nous entraîne au cœur de son pays natal, auprès des bûcherons, des violoneux et de la vie au Québec dans les années 50. Un personnage attachant et drôle pour un moment de partage chaleureux, des éclats de rire, des frissons dans le dos, voilà des centaines de spectacles que ça dure, et ce n’est pas près de s’arrêter!
    > Gratuit, réservation souhaitable
     
    Loudun, espace culturel
    1re partie : Concert de Gwen K Syndicat quartet à 20h45
    Qu'ils soient Bretons, Irlandais ou Écossais, l'un de leurs points communs a toujours été le voyage vers un ailleurs souvent incertain comme ce fut le cas des poitevins débarquant au Nouveau-Monde. De chaque côté de l'Atlantique, les brassages ont enfanté de nombreuses formes de musiques celtiques. Gwen K Syndicat rend hommage à ces cousinages qui lient peuples et cultures depuis des siècles.
    Concert des Magnolia sisters à 22h
    Ce quartet féminin des bayous de Louisiane oscille entre country, boogie-woogie, zydecos créoles et ballades a capella. Sa musique est un brassage énergique de violon, banjo, guitare, percussions et bien sûr de mélodéon. La joie et le rythme des bals louisianais nous appelle à gambiller, version western swing. Puisant dans le riche vivier des traditions francophones de Louisiane, les Sisters d’Ann Savoy célèbrent leur culture cajun, authentique, festive et populaire.
    > 10€ les deux spectacles, gratuit aux moins de 18 ans
     
    Dimanche 28 octobre
    La Chaussée, salle des fêtes
    Film « Nos cousins de Louisiane », reportage d'Alex Décotte à 10h45
    Un reportage du journaliste réalisateur Alex Décotte, constitué de rencontres, de musiques, de fête, de gastronomie et de confidences des descendants des Français d'Acadie ayant trouvé refuge dans les vastes étendues marécageuses de Louisiane.
    > Gratuit, en partenariat avec la Maison de l'Acadie, ouverte de 10h à 12h et de 14h à 17h
    Possibilité de déjeuner le dimanche midi au restaurant le Coligny de Moncontour - Tél. 05 49 98 63 98
     
    Moncontour, gymnase
    Théâtre, Le Grand livre des voyages à 15h
    Tournant les gigantesques pages du Grand Livre de Voyages de Champlain, Jehan Christophe Malchemin, fils de paysan saintongeais, relate les fabuleuses aventures de la découverte du Canada, épopée des coureurs des bois, traite des fourrures,… et cette formidable exploration des terres inconnues, dans une langue rude et imagée dont les échos résonnent encore au Québec et en Acadie…
    > 5€, gratuit aux moins de 18 ans
     
     
    à Saint-Jean-de-Sauves, gymnase
    Concert du Duo des prés à 17h15
    C'est la musique de leur cœur qu'ils jouent depuis leur enfance en Acadie ! Hélene et Samuel Péronnet, duo frère-sœur, né d'un père français et d'une mère acadienne font preuve sur scène d’une présence simple et complice, invitant le public aux chants à répondre et à découvrir l'histoire et l'accent de l'Acadie. Un pur moment d'authenticité joyeuse et tellement vivante !
    Concert de Marie-Jo Thério (solo) à 18h30
    Marie-Jo Thério est née à Moncton au Nouveau-Brunswick où elle a grandi auprès d'une mère chanteuse et de trois frères musiciens. Piano, voix et accordéon, en toute intimité, désarmante d’authenticité, conteuse hors pair, elle aime évoquer ses ancêtres français.« Je sais qu'il y a de la parenté partout, je sais qu'il y a toujours du monde à rencontrer, je sais qu'il y a desmots et une musique qui viennent d'en dedans. »
    > 10€ les deux spectacles, gratuit aux moins de 18 ans
    Infos pratiques
    Organisé par l'association Laeta
    Tél. : 06 14 62 75 52 & info@laeta.fr
    www.laeta.fr et toute l'actualité sur Facebook
     
    Forfait 3 jours vendredi-samedi-dimanche :
    30€ (sauf atelier de cuisine et repas cajun)
    Adhésion de soutien au festival et à l'association Laeta : de 5 à 10€
     
    Réservation des places par correspondance :
    La réservation des spectacles n'est effective qu'à réception du chèque correspondant à chaque concert,
    libellé à l'ordre de association Laeta, accompagné d'une enveloppe timbrée pour le retour des billets.
    La demande est à envoyer au _12, rue de la société 86200 Loudun avant le 23/10/12.
    Merci d'indiquer votre nom, prénom, ville et courriel et/ou téléphone.
     
    Accueil des spectateurs : ouverture des portes _1/2h avant le début des spectacles.
     
    La commune d'Angliers met à disposition des festivaliers une aire d'accueil pour camping-cars
    à proximité du pavillon du Québec : infos au 06 14 62 75 52
     
    www.tourisme-loudunais.com vous informe sur les aspects touristiques.
    Office de tourisme de Moncontour : Tél. 05 49 98 94 94
    Maison de pays du Loudunais : Tél. 05 49 22 22 22
     
    Association Laeta
    info@laeta.fr
    http://www.laeta.fr
    Tél. 06 14 62 75 52

  • "La vie savante. Formes et récits d'un style"; Colloque à Toulouse les 11 et 12 octobre 2012.

    Colloque (Toulouse 11 et 12 octobre 2012):


    "La vie savante. Formes et récits d'un style"

    Colloque organisé par le LISST-CAS (CNRS, Université Toulouse II - Le Mirail) et l'EHESS,
    en collaboration avec la mission Sauvegarde du patrimoine scientifique et technique de l'Université de Toulouse PRES.

    Muséum d'histoire naturelle de Toulouse

    Auditorium

    35 allées Jules Guesde (entrée par le Jardin des Plantes, près du Grand Rond)

    Inscription obligatoire : http://www.univ-toulouse.fr/node/8686


    Jeudi 11 octobre


    9h - Accueil des participants

    9h30 - Introduction générale du colloque (Nicolas Adell, Université Toulouse II)
     
    9h45-12h45

    Le parti biographique : peut-on raconter une vie savante ?

    sous la présidence de Michel Grossetti, CNRS – Université Toulouse II

    - Caroline Ehrhardt (Institut National de la Recherche Pédagogique – EHESS)

    Trajectoire  et destin posthume d'Evariste Galois: biographie intellectuelle et mémoire collective en  histoire des sciences

    - Laurent Rollet (Université Nancy II)

    Quand un titan modeste meurt : autour de la mort d’Henri Poincaré (1912-2012)

    - Benoît Peeters (écrivain)

    En écrivant Derrida : réflexions d'un biographe

    - Anne Collinot (CNRS - EHESS)

    La biographie scientifique

    14h30-17h30

    Transmissions, filiations, mémoires

    sous la présidence de Jean Guilaine, Collège de France – Académie des Inscriptions et Belles-Lettres

    - Agnès Fine (EHESS)

    Filiations intellectuelles. Le cas de quelques anthropologues

    - Sylvie Sagnes (CNRS)

    L’archéologue exposé

    - Françoise Waquet (CNRS – Université Paris IV)

    Minima Academica

    - Jean-François Bert (Labex HASTEC « Histoire et Anthropologies des Savoirs et des TEChniques » , EHESS)

    Mauss, un/(in)disciple de Durkheim ?

    - Christian Jacob (EHESS)

    Des maîtres et des disciples


    Vendredi 12 octobre

    Ethnographies du récit de soi savant. Études de cas

    sous la présidence de Christian Jacob, EHESS

    9h-12h
    - Jérôme Lamy (Université Toulouse II)

    Le conatus des astronomes. Ethnographie spinoziste des styles des vies savantes
    - Josselin Tallec (Université Toulouse II)

    Les géographes-bâtisseurs
    - Nicolas Adell (Université Toulouse II)

    Rolande Trempé et les figures de l'histoire
    - Ariela Epstein (Université Toulouse II)

    Max Marty, un ingénieur au pluriel

    14h-15h
    - Michel Grossetti (CNRS – Université Toulouse II)

    Bifurcations. De la conversion scientifique (Toulouse, XXe siècle)
    - Sébastien Plutniak (Université Toulouse II)

    Fouiller. Une exploration de soi (Jean Guilaine)

    15h30
    Conclusions générales  par Nicolas Adell (Université Toulouse II)

    Télécharger le programme :  http://www.univ-toulouse.fr/sites/default/files/Flyer-4pages-Vie%20savanteHD-1.pdf

     

  • Terre de pêcheries - 4 000 ans d'archéologie et d'histoire sur le littoral de la Manche

       
    Vient de paraître :

    " Terre de pêcheries - 4 000 ans d'archéologie et d'histoire sur le littoral de la Manche "

    Année : 2012
    Contact : ethno@crecet.org
    Ouvrage co-édité par le CRéCET et les Éditions OREP

    Collectif réalisé sous la direction de Cyrille Billard, avec les contributions de Vincent Bernard, Denis Binet, Anne Cahierre, Luc Chatelais, Jean-Yves Cocaign, Nathalie Desse-Berset, Jacques Gallet, Gwenaëlle Jaouen, Yannick Ledigol, Michel Letrouvé, Sophie Quevillon, Elisabeth Ridel, Pierre Schmit

    Illustrations et photographies originales : Laurent Juhel, François Levalet, Günter Krauke

    Collection : Les Carnets d'Ici

     Prix public  : 25,00 €

    Format : 210x210 mm
    128 pages - Photographies et illustrations couleur et n. & bl.

     

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    Couverture souple à rabats
    Dos carré, collé, cousu

    ISBN : 978-2-8151-0129-5

    Diffusion et distribution : OREP Éditions
    Zone tertiaire de NONANT
    RN 13 - Sortie n°36
    14400  BAYEUX
    Tél. 02 31 51 81 31 - Fax : 02 31 51 81 32

    Introduction de l'ouvrage :


    Celui qui fréquente aujourd'hui la plage, vient y trouver le soleil, le plaisir du bain ou celui de la pêche à pied. Il y croise quelques pêcheurs professionnels, qui rejoignent leurs bouchots ou leur parcs à huîtres grâce à leurs tracteurs.
    Qui pourrait imaginer que cet espace découvert à chaque marée a été profondément aménagé pour y construire des pêcheries? Depuis des millénaires, il a constitué un enjeu économique considérable avant le développement de la pêche hauturière et de la conchyliculture.
    Pourtant, l'activité des pêcheries n'a pas été oubliée : le littoral de la Manche en porte de nombreuses traces, sans que ses utilisateurs en aient parfois conscience. De plus, les dernières pêcheries en pierre et en bois qui subsistent de la baie du Mont-Saint-Michel jusqu'au havre de la Sienne, de Cancale à Coutances, sont là pour nous remettre en mémoire ces temps ancestraux où « partir en mer » consistaient à laisser son champ et à prendre son cheval et sa charrette.

    Ce paradoxe des « barrages à poissons » n'est pas l'un des moindres. On a toujours opposé des activités de prédation telles que la chasse et la pêche à l'agriculture et à l'élevage, sous-entendant ainsi que le progrès allait de pair avec la production de ses ressources. Pourtant, le fonctionnement des pêcheries bousculent ce schéma et nous montrent que la pêche est ici étroitement liée à des modes de vie agricoles.
     Elle nécessite des aménagements et des ressources en matériaux considérables et impose un enracinement au cœur d'un terroir agricole. Elle  est à la fois œuvre de paysans, de bâtisseurs sédentaires et de gestionnaires d'une ressource qui n'est pas illimitée.

    L'intérêt pour les pêcheries dans le département de la Manche a débuté dans les années 1980 autour de Jacques Gallet, Jean-François Seguin, Luc Châtelais, Michel Reulos... Malgré cette prise de conscience de ce patrimoine ethnographique, les presque trente années qui se sont écoulées ont malheureusement vu disparaître bon nombre d'installations. Lorsqu'ils n'étaient pas propriétaires de leur pêcherie, les exploitants ont perdu les concessions, qui représentaient le seul cadre juridique leur permettant de poursuivre leur activité : ces concessions ne sont plus renouvelées depuis 1990.

    Dans le même temps, le littoral a connu des mutations considérables. De nouveaux enjeux sont apparus.  Face au développement de la conchyliculture et du tourisme, cet espace est aujourd'hui reconnu pour sa valeur environnementale. Valorisées localement, les pêcheries sont aussi identifiées comme des éléments d'un patrimoine commun encore vivant. Des travaux archéologiques et historiques permettent enfin de montrer l'ancienneté de cette activité qui remontent à la préhistoire.

    4ème de couverture :

    L'histoire des pêcheries est hautement symbolique des luttes pour l'appropriation des rivages de la mer et de leurs ressources. Aujourd'hui, une dizaine de pêcheries – de bois ou de pierres – sont encore exploitées sur le littoral normand en dépit d'une législation multiséculaire très contraignante. Cette plongée dans une aventure humaine et technique de plus de quatre mille ans est une invitation à fouler les imposantes grèves des côtes de la Manche et à y porter un regard nouveau.

    Exposition sur le même sujet :Terre de pêcheries. 4000 ans d'archéologie et d'histoire sur le littoral de la Manche

    Date : Du 22 juillet au 30 septembre 2012
    Lieu : Halle au Blé - rue du Roc à Granville (50)

    Exposition  organisée par le Musée du Vieux Granville dans le cadre d'un partenariat entre la Ville de Granville, l'État (Direction régionale des affaires culturelles de Basse-Normandie), le Département de la Manche (Musée maritime de Tatihou et Écomusée de la Baie de Vains), le Centre régional de culture technologique et technique, avec le concours  de l'Université de Caen Basse-Normandie (pôle maritime).