lundi, 19 mars 2012

IIème Rencontres des histoires de Cuir à LAVAUSSEAU (Vienne) en Poitou-Charentes du 30 mars au 1er avril 2012

Sur le thème " De l'Animal à la peau brute" : chasse, gastronomie, peaux, se rencontreront dans la Cité des Tanneurs à Lavausseau (Vienne), des chercheurs de divers horizons : Archéologues, conservateurs, historiens, mais aussi professionnels : coutelier, maître cuisinier, chasseurs, éleveurs etc...

Ce thème large a pour objectif d'évoquer la permanence des rapports entre l'homme et l'animal, tant pour sa nourriture, que pour sa protection depuis la préhistoire jusqu'à nos jours.

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Pour plus d'information s'adresser à La Cité des Tanneurs,

7, Grand'Rue à 86470 Lavausseau

 

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Tél. : 05 49 43 77 67 ou suivez ce lien

http://www.lavausseau-cite-des-tanneurs.fr/

 

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mardi, 06 mars 2012

Saint-Junien : COFPA ALBANY rien ne va plus dans le feutre ?

Solidarité avec les salariés d'Albany.png

Pourtant avec un chiffred'affaire de 21 000 000 € et une rentabilité affichée de 22%, 4 600 0000 € de bénéfices, des commandes, un savoir faire inégalé, voici 133 personnes jeunes et actives sur le carreau; dans l'angoisse des lendemains.

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Une ville, un pays, un département, une région se sont mobilisés... Des artistes, des gens du théâtre, un éditeur, proposent des milliers de cartes postales pour soutenir l'action en cours avec pour message: "Un leader mondial dans la fabrication  de textiles techniques et industriels. Une usine neuve, des outils de travail modernes et compétitifs. Rentabilité, bénéfices, un carnet de commande très garni, une spécialisation et un savoir-faire unique.... Des femmes et des hommes au travail...QUE VEULENT_ILS DE PLUS ?...

 On devine l'émotion dans la petite ville industrielle obligée ainsi de renouer avec les luttes ouvrières qui ont jalonné son histoire. Plusieurs candidats à la Présidentielle ont approché les ouvriers sur le terrain, tandis qu'en coulisses, les politiques, de tous les échelons s'affairent à relancer la machine grippée...

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Les pilotes du blog soutiennent les acteurs de ce conflit dans l'attente d'une lueur d'espoir pour la reprise du travail dans la sérénité et la pérénnité.

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mardi, 25 novembre 2008

Ils arrivent ! Bientôt dans votre ville , et d'abord à Barbezieux, puis à Dignac...... Les GASPARDs ! Et qu'on se le dise, Haut et Fort !

Les Gaspard, enfants sauvages d'Europe ???????????? C'est pour très bientôt, chez vous : Les prochaines dates :

28 novembre à 21h à Barbezieux  en Charente, au théâtre du Château.

29 novembre à 20h30 à Dignac,(salle des Fêtes), à quelques kilomètres à peine d'Angoulême (Charente)

Ils sont aussi passé par Bucarest (Roumanie),  pour des représentations en 2007, en 2008 Alloue (Charente), Civray (Vienne), Saintes (Charente Maritime).

 Ils ont également "fait" les Gaspards de rue (avec des représentations en fin de résidence sous chapiteau) : à Saint-Herblain, près de Nantes,  Brasov (Roumanie), Inukjuak (Nunavik), Mostar (Bosnie herzegovine), Berlin, Bordeaux, Lyon, Angoulême, Poitiers, Saint-Michel-sur-Orge, Évry, Lublin (proche du camp de Majdaneck, ancien camp de concentration)

et bientôt au Bénin, en février 2009 à Karimama!

Ils ne payent pas de mine, Les Gaspards, mais ils ne vous laisseront pas tranquilles dans vos relations au langage, à la gestuelle, à la perception de l'altérité et de la différence...

Notez sur vos agendas: Les Gaspards ! simplement... 

Ah, j'allais oublier les acteurs sont polonais, russes, hexagonaux, mais pas franchouillards spécialement. L'Europe en devenir, quand ils auront chacun maîtrisé le langage, oral ou écrit, quand le langage aura pris corps sur eux; quand enfin ils auront le langage dans la peau..., c'est ce que vont interpréter: Justyna Jaslowska, Adam Marczuk, Piotr Brozek, Frédéric Saint Pol, Pascal Dubois, Olivier Papot, Dimitri Rekatchevski, sur une musique de Jérôme Patrice, et des images multmédia et surtout du Vjing (Vous connaissez le Vjing ? Non ? Eh bien bonne découverte...)

Mise en scène : Pascal Dubois, et les Gaspards; et un coup de chapô spécial à la vidéaste Claire Fristot qui a suivi de par le monde les Gaspards, et là quand vous les aurez vu, vous comprendrez cette remarque, et surtout au Nunavik ; là je ne vous dis rien, faites leur "cracher le morceau" à la fin du spectacle, s'ils y consentent, les Gaspards, Enfants sauvages de l'Europe.... 

C'est une réalisation de la Compagnie du Sablier.

Vous les vouliez chez vous ? pour Noël ou Mardi-Gras ? C'est possible; avec les Gaspards, tout est possible !

Mathieu TOUBART
Chargé de production

129, rue de Clérac à Sillac
16000 ANGOULEME
09 51 16 52 79
cie.lesablier@free.fr

www.lesablier.org

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mardi, 21 août 2007

Sur l'Homme sauvage, une réflexion autorisée

L’Homme sauvage est effectivement une figure très fréquente dans le monde germanique et on le rencontre très fréquemment en Alsace, comme enseignes d’auberges, noms de rue, sujets de fontaines publiques. Cette figure est évidemment archétypale, mais sa popularisation sous les formes représentées dans les commentaires précédents résulte d’une élaboration savante.
La diffusion à la fin du XVe s. des écrits de Tacite sur la Germanie, la construction politique du concept de nation allemande, sont à l’origine d’une récupération de la figure folklorique de l’Homme sauvage (ou plutôt de ses figures car sous des formes diverses il est omniprésent dans les fêtes agro-calendaires) . A partir du début du XVIe siècle, l’Homme sauvage est la représentation symbolique et valorisante de l’antiquité germanique, faite d’une société de moeurs simples et justes et de courage : les tribus germaniques ont résisté à mains nues avec succès aux Romains bien armés mais de mœurs dissolues. La représentation de l’Homme Sauvage, vêtu d’un bout de peau de bête et armé d’une massue, germanise l’image d’Hercule et établit le mythe d’une antiquité vraie, fondée sur la pureté des modes de vie et, partant du sang germanique. La suite est connue…
Nous avons à Mulhouse une rue du Sauvage, en fait rue de l’Homme Sauvage, renommée par les nazis « rue Adolf Hitler ». On s’en moqua beaucoup, mais les idéologues nazis savaient ce qu’ils faisaient.
On ne rencontre que rarement cette lecture politique de la figure de l’Homme Sauvage. Des bases solidement documentées et argumentées ont été posées par Simon Schama, « la traque à travers bois », in « Le paysage et la mémoire » édition française au Seuil, 1999. Suivre comment la figure folklorique médiévale a été investie par le politique, et comment cette reconstruction savante a été refolklorisée, est un sujet tout à fait passionnant sur lequel j’ai eu l’occasion de travailler, sans avoir jusqu’à présent publié.

Ecrit par : Marc Grodwohl | 12.08.2007

Merci Marc de votre note...

Une Photo de Bruno de la Fontaine d'Amboise

Un grand voyageur ce Bruno ! L'Auvergne (merci mesdames et messieurs les auteurs de tous les guides routiers et touristiques ! Vz'avez pas remarqué on cite les noms des guides, rarement les z'auteurs, alors chapeau bas z'aux auteurs z'et z'aux auteures) n'a plus de secrets pour lui. Il a mis les pieds à Valuéjols, mon cher Valuéjols (lentilles, cantal et cambajon) ! sur la Planèze (= un haut plateau...mais en vélo, fallait y monter; là je ne parle pas de l'Homme au bob, mais du pilote de B.). Il a vu des vaches de Salers, en bovins, y a pas mieux (question de point de vue !); il a mis son nez du côté de la rue des Grands Jours (à Clermont), mais comme il n'a pas lu l'ouvrage de Joan Boudou, Lo Libre dels grands Jorns (édité par l'I.E.O.), il n' a pas pu voir ce qui s'y passe. Mais il a contemplé la Fontaine d'Amboise, et ici, à Belvert, nous nous contenterons de cet aspect scopique ( ça, c'est pour le plaisir du pléonasme irritant les plumes sensibles) des choses.

Ah, oui, j'allais oublier, il ne faut pas se fier aux apparences. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas eu de notes pendant onze jours, qu'on était en vacances. Non, au contraire, on a travaillé dur. Chaque matin dès soleil levé, vers 11h.15, le pilote (en costume des branchés moscovites des années 1980 !) a fait le pied de grue pour attendre la factrice apportant, avec sourire, des tas de cartes postales (toutes en couleurs) de vous tous, nombreux visiteurs (ou presque) qui avez pensé aux affres du Jardin sous la pluie, et aux monceaux de prunes (cette année était année de prunes) que nous avons dû ramasser, trier, dénoyauter, compoter, tartifier, confiturer, dévorer (sans avaler le noyau...); et dans l'impossibilité de se brunir, se prunifier ( ! ) tel fut le programme de l'été 2007 (qui touche à sa fin avant d'avoir osé montré son nez d'été); le programme d'automne ne s'annonçant pas meilleur, avec l'avalanche de coings (cette année sera aussi année de coings !) qui se prépare aux cîmes des cognassiers (ça, c'est pour les apprents joueurs de scrabble; il y en a toujours un ou une quelque part). Je vous en dirai deux mots dans un message ultérieur. Bonne rentrée, et merci Bruno pour cette photo, glorieux trophée d'été.

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©2007. Bruno Montpied

mercredi, 09 mai 2007

Un Homme sauvage en Berry

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© Robin Plackert, mai 2006.
Voici l'effigie d' l'Homme sauvage, dans sa version berrichonne de Levroux, dans l'Indre, qui nous a été transmise par monsieur Bruno Montpied que nous remercions. Mais nous remercions aussi et surtout Monsieur Robin Plackert qui est l'auteur de cette photographie prise par lui en mai 2006, comme il nous l'a précisé dans le commentaire ci après. Nous lui présentons nos excuses, bien naturellement en l'assurant que cela allait être fait après m'être rendu sur son site. http://fragmentsdegeographiesacree.hautetfort.com/archive... . Malheureusement nous n'avons pas eu le temps aujourd'hui, étant mobilisés dans une autre commune, Buxerolles, pour y animer une réunion.
En fait je connaissais depuis 1979 cette effigie, pour avoir lu et étudié le texte de l'ouvrage de l'historien Jean-Claude SCHMITT, Le Saint Lévrier: Guinefort, guérisseur d'enfants depuis le XIIIe siècle, (Flammarion, 1979). En effet, une mention particulière y est faite pour Levroux (page 154), à propos de la collégiale de Saint-Martin de Levroux où saint Guinefort était invoqué pour la guérison du "feu saint Sylvain", associé à la fin de l'été , saint Sylvain étant fêté le 22 septembre.
Aussi cette représentation de l'homme sauvage, couvert de feuilles (ou d'écailles) ne peut que faire penser à un personnage sylvestre...
On peut se reporter aussi à l'article (compte-rendu) de l'anthropologue Daniel Fabre: Le saint, le chien et l'enfant des faunes, dans la revue "Critique", n° 419, Avril 1982, p. 295-311.

dimanche, 06 mai 2007

Bruno et l'Homme sauvage...

Monsieur Bruno Montpied comme suite a l'envoi de la photo de l'enseigne à "l'Homme sauvage", nous envoie quelques remarques personnelles : "Sur l'Homme Sauvage, je ne puis rien écrire de docte. Je le trouve sur mon chemin depuis quelques années. Je dois avoir trois ou quatre photos prises au cours de rencontres fortuites. Cela n'est jamais au coin d'un bois, en tout cas, que se sont faites ces rencontres avec ce personnage velu. Plutôt dans les villes, et leurs musées, ou bien une fois dans un enclos paroissial, à La Martyre dans le Finistère, fascinant enclos, un des plus beaux... Je n'ai pas encore ces photos-là sur support numérisé, mais cela viendra, et je pourrai alors les verser sur la toile. N'y a-t-il pas de blog consacré au sujet ? Cela se peut. Tant il y a de blogs spécialisés sur tout. Un ami conteur me dit que l'Homme Sauvage et Merlin, il y a des rapports. En Suisse, où je l'ai rencontré, il entretient d'incontestables rapports avec les Sylvester Klaüse, ces êtres de paille, de feuilles et de branches, aux poitrails constellés de clarine ventrues et proéminentes, aux masques grimaçants, qui vont de ferme en ferme quêter à boire ou de l'argent durant les douze jours entre le 31 décembre et le 13 janvier de la nouvelle année (Animula en a parlé... C'était en rapport avec une expo de la Halle Saint-Pierre). J'ai visité le musée appenzellois, à Urnasch, au pied du massif de la montagne magique du Säntis, qui en contient quelques spécimens, parmi d'autres trésors de peinture naïve, car vous le savez certainement, ce pays d'Appenzell est célèbre pour ses peintres paysans faiseurs de paysages d'alpage candides quoiqu'audacieusement composés, un peu comme Haïti l'est pour ses légions de peintres autodidactes. Il y a des petits pays comme ça qui voient éclore des écoles de peinture spontanée qui poussent comme qui dirait toutes seules. L'Appenzell, par la grande beauté de ses paysages, par son côté décor enfantin pour petit train électrique (ce qui oppressait un des deux amis qui m'accompagnaient et m'enchantait par contre tout au contraire...), incite sans doute naturellement ses habitants à devenir des esthètes. N'y a-t-il pas généralement un rapport entre les lieux et l'esthétisme de ses habitants ? C'est ce qui m'est souvent apparu au fil des rencontres que j'ai pu faire ces dernières années avec tel ou tel créateur des arts spontanés, j'ai toujours découvert en allant les voir des pays au diapason de la beauté ou de la curiosité de leurs oeuvres..."
NDLR:
Oui, B., il existe plusieurs références sur la toile à l'Homme sauvage. En voici une à caractère "encyclopédique" qui permet d'aborder ce thème qui vous tient à cœur du point de vue anthropologique : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sauvage . C'est à cette page que j'emprunte cette représentation en territoire valencian du "sauvage et du civilisé'" d'allure gothique. Cette dichotomie ressortit au concept même de civilisation.

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© Emprunt/Réservé.
Pour ce qui est du concept d'"altérité" que j'ai évoqué en flash dans mon message précédent et qu'un commentateur vient souligner sinon négativement, en tout cas avec beaucoup de réserve (du point de vue du linguiste), je me permets de vous renvoyer au "Dictionnaire de l'altérité et des relations interculturelles", ouvrage sous la dir. de Gilles Ferréol et Guy Jucqois (Armand Colin, 2003) et aux différents articles sur la "culture" et les déclinaisons de ce terme.

Une enseigne à "l'Homme sauvage"

L'un de nos correspondants du 18 ème, Mr. B.M, après avoir pris connaissance de l'homme sauvage au balcon (cf. infra, note du 04.05.07), nous propose d'initier une série sur l'Homme Sauvage. C'est un thème qui intrigue généralement beaucoup, nous le savons bien, puisqu'il est le fantasme même (mi homme-mi-bête) fondateur de l'altérité. L'iconographie est immense, la littérature écrite, et orale également.
La chasse est donc ouverte !
Mr. B. M., joignant le geste à l'écriture nous renseigne sur la photo qu'il nous a suggéré de diffuser:
"Je vous joins une photo récente faite à Fribourg lors de mon récent voyage en Suisse (je suis allé avec deux amis dans la Gruyère et dans l'Appenzell surtout). L'Homme Sauvage a l'air très important en Suisse. C'est l'enseigne d'un restaurant (comme celui-ci en Alsace, par exemple : http://www.resto-guide.com/67/homme-sauvage/index.htm). A l'avers (que j'ai aussi photographié), il y a l'inscription en français (indispensable dans un pays aux quatre langues...)"

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© Bruno Montpied 2007

vendredi, 04 mai 2007

En levant simplement les yeux, histoire de voir s'il y a du monde au balcon...

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© Réservé.2007.
Où situer cette œuvre de ferronerie, mise en exergue à des fins de découverte patrimoniale et touristique ? Elle figure dans l'une des plus attachantes et jolies villes du Bas-Languedoc, que le séjour prolongé de Molière a rendu célèbre. On y joue la comédie, on y excelle au jeu de balle au tambourin, on y parle l'occitan, on y entend lo graile, on y promène, chaque fois dans la liesse générale, le Poulain, animal totémique de la ville...
Ce qui a retenu mon attention, c'est le visage de l'homme sauvage qui se dégage dans le cartouche... Oui, il y a donc bien quelqu'un au balcon