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Langues de France

  • L’association culturelle Terres d’Empreintes a le plaisir de vous annoncer la sortie de sa nouvelle parution : le livre-cd “KROKA LA NUI” Chansons traditionnelles en Savoie: on peut y souscrire !


    SOUSCRIPTION (Offre valable jusqu’à fin octobre 2014) :

    L’association culturelle Terres d’Empreintes a le plaisir de vous annoncer la sortie de sa nouvelle parution :

    le livre-cd “KROKA LA NUI”
    Chansons traditionnelles en Savoie
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    En 2001, Paul Varcin publiait son Chansonnier savoyard, qui permit de découvrir le répertoire chanté du village d’Esserts-Blay (Basse-Tarentaise, Savoie). À la suite de cette parution, pendant près de 10 ans, l’ethnomusicologue Guillaume Veillet s’est régulièrement rendu sur place pour enregistrer les chanteurs et chanteuses du village, qui tiennent leur art de tradition familiale.
    Ces enquêtes sont surprenantes par la richesse et la rareté des pièces recueillies, ainsi que par la qualité de l’interprétation (notamment le chant collectif, appelé localement chant en kobla).
     
    Un livre-CD, publié par Terres d’Empreintes en lien avec les habitants de la commune, propose aujourd’hui le meilleur d’une décennie de collectes sonores :
    - Un livre de 68 pages, richement illustré avec de nombreuses photos inédites, présentant l’importance de la chanson traditionnelle dans le village, replacée dans le contexte plus large de la Savoie et de la chanson traditionnelle francophone. Ce livre contient les paroles intégrales des chansons. La couverture est réalisée par Robert Crumb, dessinateur de BD.
    - Un CD de 75 minutes, présentant 30 chansons (en français et en franco-provençal savoyard) enregistrées sur le terrain entre 2004 et 2014 auprès des habitants d’Esserts-Blay : interprétations en solo, en duo et en groupe.

    Sortie: automne 2014

    Vous pouvez soutenir la réalisation de ce projet et bénéficier du tarif préférentiel de souscription de 15 €, port compris.
    (Prix public après la sortie : 20 €)

    Merci d’envoyer un chèque avec votre adresse à :

    Terres d’Empreintes, 12 avenue Berthollet, 74000 Annecy

  • Dimanche 21 septembre 2014 de 9h à 17 h. balade à Carcassonne, en Languedoc ! Inscrivez-vous directement à la balade en compagnie d'un conteur, d'un musicien, d'un agronome paysagiste et de témoignages de viticulteurs.

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    Le Soleil ; la Beauté ; le Bon Vin; les Hommes; la Culture d'Oc; la Langue occitane; l'accent qui chante...

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  • Médiathèque de Saint-Junien en Limousin, Samedi 22 Mars 2014, le Printemps des poètes s'ouvre à 17 heures avec le duo Malstrom qui chante Gaston COUTé.

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  • France Culture : émission spéciale langue occitane à Béziers, écouter ici.

    France Culture : émission spéciale langue occitane à Béziers

    Pour sa 8ème étape sur la route des villes en campagne, France Culture avait choisi Béziers vendredi 28 février  2014 pour une émission « Sur la route » entièrement consacrée à la langue occitane. Invités de l’émission, Benjamin Assié et Philippe Hammel (CIRDOC), le groupe Mauresca ainsi que le chanteur Joanda ont livré leur vision de la culture occitane. Une belle émission à écouter ou réécouter en cliquant ici :

    http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4806080

    Bonne écoute !

  • Vous suivez ce blog; peut-être aussi l'actualité ethnologique. Alors vous aimerez le catalogue des publications du CTHS...

    Amis lecteurs et visiteurs, ouvrez sans crainte ce lien que l'ami Daniel Schweitz a zeu la bonne idée de communiquer pour l'ethnoblogue. Les collègues et amis du CTHS (commission 7, anthropologie... et langues régionales) apprécieront votre visite et votre intérêt.

    http://cths.fr/_files/ed/pdf/cat14_ethno.pdf

     

    Bonne lecture; bonne découverte !

  • L'Atlas linguistique des Petites Antilles Volume II est paru, au CTHS.

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    Comme pour toutes les langues vivantes, deux discours s'opposent. En effet, soit on insiste davantage sur l'intercompréhension évidente en considérant que l'on est en présence d'une seule et même langue, soit on accentue les inévitables différences (les variations géographiques du langage!) pour parler de dialectes voire de langues distinctes (l'impérieux besoin de distinction !). La meilleure façon de se mettre d'accord était d'affronter sur place les réalités ; C'est donc ce qui a motivé le projet des deux savants linguistes, éditeurs scientifiques : Jean Le Dû et Guylaine Brun-Trigaud.

    A partir d'un questionnaire de 467 mots et phrases sur diverses thématiques (météo, nature, vie sociale...) des enquêtes sur le terrain ont été réalisés par des étudiants de créole de l'Université des Antilles et de la Guyane, sous la direction de Robert Damoiseau. Ainsi les observations ont porté sur un ensemble d'îles des Petites Antilles ; Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Guadeloupe, marie-Galante, La Désirade, Les Saintes, La Dominique, La Martinique,Sainte-Lucie, Trinidad. Ajoutons à cela une enquête-témoin effectuée sur le continent américain à OIapoque, paroisse créolophone du Brésil, située à la frontière de la Guyane.

    Ce nouvel ouvrage, deuxième et dernier volume, s'adresse aussi bien aux spécialistes qu'à un plus large public qui, bien que ne connaissant pas forcément le terrain considéré et n'étant pas familier de la géolinguistique, pourra, à l'aide de précieux commentaires accompagnant chaque carte, appréhender la richesse des données recueillies et ainsi restituées à tous.

    Editeur CTHS  (  selec.php?sc=ed  )

    ISBN : 978-2-7355-0809-9

    Date de Parution , ce jour, 16/12/2013

    Prix : 45 €    404 pages . Format: 24 X 32 cm; illustré et broché.... ventes@cths.fr

    Distribué par la SODIS; F30880.9

    Chez votre libraire classique que nous vous recommandons.

    (Nous nous permettons de rappeler que le volume I est toujours disponible au CTHS ou /et chez les libraires classiques.)

     

  • Septembre 2013 : Le Dossier n° 5 du CHERCHEUR d'OR, à Saint-Junien en Limousin est paru...

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    "... Mis en forme, éclairés par de judicieuses notes et largement illustrés, les Mémoires de Marguerite plongent le lecteur dans le quotidien de la vie à Saint-Junien au début du XXe siècle. Témoignage d’autant plus précieux qu’il est celui d’une femme, d’une femme née dans le milieu des ouvriers les plus modestes, qu’il émane donc de celles et ceux qui ont rarement pris la parole, et moins encore la plume. C’est en outre un témoignage d’une grande sincérité : sincérité de la  langue, celle parlée par les Saint-Juniauds dans la première moitié du XXe siècle, avec ses formules héritées du « patois » et ses tonalités chantantes, au point qu’en lisant Marguerite Delabracherie, on croit l’entendre. Sincérité aussi des sentiments chez cette femme au caractère bien trempé : nul apitoiement, par exemple, dans le récit d’une vie commencée sous le signe de la misère et du malheur.

     

    Mais le plus attachant est sans doute la simple et légitime fierté qu’éprouve Marguerite à raconter sa vie à son petit-fils... "(Extrait de l'avant-propos de présentation par le président de l'association Les Vieilles Pierres, Frank Bernard.

     
    Mémoires de Marguerite, ouvrière saint-juniaude, 1889-1989 / [Marguerite Delabracherie] ; établissement du texte par Bernard Besson ; avec le concours de Jean-René Pascaud et Michel Valière pour les notes, les commentaires, la bibliographie et l'illustration ; [avant-propos de Frank Bernard; texte de Michèle Gardré-Valière].
    Editeur : Saint-Junien : Société des vieilles pierres, 2013. Collection : Les Dossiers du Chercheur d'or ; 5.
    Notes; Bibliogr. p.67-68.

    On peut se  procurer ce Dossier n° 5  à La Maison de La Presse, Rue Lucien Dumas à Saint-Junien (70 pages ; 12 €), ou auprès de la Société des Vieilles Pierres en Ville.

    On peut aussi le lire ou le consulter aux Archives municipales,

    ainsi qu'à la Médiathèque municipale : 843.03  LIM.

  • C'est dans la Vienne, ça chante et sa danse, ce n'est pas ennuyeux... Ce sont les Bonobos !

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    Du côté de 86160 Gençay/Culture, on doit pouvoir établir un lien si affinités. De toute façon, les pilotes du blog transmettront si besoin s'avérait. Les Bédéfiles Haut-pictaviens reconnaîtront le coup de crayon du Bonobo-chef...

  • Sur quelques noms de coiffes anciennes du Centre-Ouest

    Cœurs, caillons ou pantines

    Approche ethnolinguistique des coiffes féminines dans le Centre-Ouest de la France

    Lors de notre toute première enquête ethnographique dans un petit village du Haut-Poitou, au cours de l’automne 1965, nous avons pu entendre Marguerite, une dame d’un âge, à l'époque, fort avancé – nous sembla-t-il alors ! – chanter une ronde dansée qui lui paraissait si niaise qu’elle n’entrevoyait surtout pas l’intérêt de la recueillir ou de la reconstituer, encore moins de l'enregistrer ! Elle commençait ainsi :

    La mère Fanchette qu’arrive,

    La mère Fanchette qu’arrive,

    Avec son caillon

    Lirelirelirelon

    Avec son caillon,

    Lirelon…

    Entrons-y dans la danse… Etc…

    Pourtant c’est ainsi que nous découvrîmes pour la première fois ce petit mot de caillon, que nous avons (ultérieurement et sous d’autres plumes) trouvé noté cayon, pour désigner un couvre-chef rural féminin, dit aussi coiffe ou coefi  dau Poetou. Notre quête de la culture orale sur ce territoire allait se prolonger par une curiosité illimitée sur la culture matérielle, mais aussi et surtout sur l’immatérielle, ce premier petit texte actualisant ces deux volets : chanson, danse, ronde, jeu d’enfant, mais aussi costume et coiffe en particulier. Autant dire que ce banal « appeau » allait nous prendre au piège pour une vie entière. Mais, parlons plutôt « chiffons », disons coiffes !

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    Portrait de femme coiffée d’un caillon sur fond matelassé du Gencéen. © Tous droits réservés.

    Tout le Grand Ouest, du Pays de Caux à l’Aquitaine, a su développer du XIXe siècle jusqu’aux premières décennies du XXe une lingerie spécifique en matière de création et d’entretien de coiffes féminines, prisées dans les milieux ruraux. Les cartophiles, comme les familiers des festivals de folklore savent reconnaître, distinguer et nommer une belle et riche cauchoise normande d’une pimpante sablaise vendéenne, ou d’une austère et monumentale bigouden, souvent considérée comme emblématique de la Bretagne elle-même. Quant à la mothaise qui n’a rien à envier aux hennins des dames de jadis, elle le dispute en élégance  à ses voisines, la malvina de Ménigoute (Deux-Sèvres)  et les pantines de Neuville et Mirebeau (Vienne). Ce patrimoine vestimentaire d’essence féminine est aujourd’hui sous la sauvegarde de Musées de France dont le MUCEM à Paris et ceux de Niort, Châtellerault, Poitiers, Saintes, Thouars. Des musées locaux, associatifs, publics ou privés, grâce à la passion de collectionneurs, présentent régulièrement leurs « trésors » ou lors de manifestations spécifiques qui connaissent de belles affluences. Il en va ainsi à Airvault, Souvigné, Javarzay, Ménigoute, Mauléon, Parthenay, ou encore à Champniers (Musée du Vieux Cormenier à Chez Bernardeau), Cherves, Chauvigny, Loudun, Montmorillon… Ajoutons que plusieurs sites sur la toile présentent des photographies de collections ainsi que des données historiques, descriptives et techniques en matière de restauration des coiffes anciennes.

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    Costume féminin mothais. © Cl. Meyer,tous droits réservés. Paris, 1893. Collection particulière.

    La région du Poitou, des départements de Charente et Charente-Maritime, ainsi que les confins du Berry et du Limousin à l’est, les rives sud de la Loire et nord de la Garonne disposent d’une carte (rééditée en 1923) des aires ethnographiques concernant les coiffes paysannes. Elle fut  dressée et exposée à l’occasion du Congrès de Niort[1] en 1896. Son auteur, Henri Gelin (1849-1923), éminent folkloriste, justifiait son choix méthodologique avec des arguments relevant du postulat de l’École diffusionniste[2] que remettra en vigueur Arnold Van Gennep sous le concept de zone folklorique. Ce premier pas d’ethnocartographie poitevine permet aujourd’hui d’avoir un aperçu synoptique du phénomène du port de coiffes, parfois particulièrement élégantes, entre Basse Loire et Gironde, même s’il nous paraît aujourd’hui un peu risqué de voir, à travers ces aires culturelles dénommées à partir d’un modèle de coiffe, des territoires cohérents et homogènes. En effet, Henri Gelin posait que :

    « La coiffe est un signe d’une haute valeur ethnographique ; car les paysannes qui portent le même costume parlent également les mêmes variétés de patois, avec des intonations et des désinences semblables, se divertissent aux mêmes danses, répètent les mêmes contes aux veillées, modulent sur les mêmes airs les mêmes chansons, et gardent avec une religieuse ténacité des superstitions analogues. »

    Chacun sait bien aujourd’hui que la réalité est beaucoup plus complexe, que la mobilité féminine ne se limitait pas à de telles aires et que les goûts ne se laissaient pas enfermer dans une seule et même routine familiale. Les emprunts à d’autres types de coiffes étaient fréquents et plusieurs témoins nous ont rapporté qu’elles refusaient de porter la coiffe « de leur coin », comprenons celle de leur lignée, leur préférant celles de communes avoisinantes qu’elles trouvaient sans doute plus seyantes, et aussi quelquefois moins encombrantes, empruntant sans état d’âme à la lignée de leur futur époux ou de celle de quelque parent plus ou moins éloigné. D’autre part, le coût prohibitif de certains assemblages ont fait abandonner tel type de coiffe. Ainsi la vaste câline du Thouarsais qui nécessitait beaucoup de matières premières a  peu à peu été délaissée de son aire coutumière laquelle, à la fin du XIXe siècle, s’étendait de  Thénezay à Montreuil-Bellay et de Loudun aux environs de Bressuire.

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    Mariage mothais au début du XXe siècle. © Droits réservés.

     En fait l’œuvre de Gelin nous a permis d’établir un lien entre les périodes qui ne nous étaient pas tout à fait directement accessibles. En effet, si nous avons rencontré en Civraisien, Gâtine et Montmorillonnais nombre de lingères (Mesdames Dechâtre, Durepaire, Fredonnet, Rogeon, pour ne citer que les premières d’entre elles, vers 1965), aucune n’aurait su à elle seule rendre compte de la diversité de la production historique régionale, et surtout des nuances techniques non négligeables au sein d’une même aire. Si nombre d’entre elles ont sombré dans l’anonymat, quelques-unes ont laissé leurs traces dans la mémoire collective. En effet certaines lingères innovatrices, véritables stylistes, dirait-on aujourd’hui, ne nous ont été révélées, en raison de la qualité de leurs œuvres, que par la littérature historique et ethnographique, appuyée sur une renommée légendaire. Il en est ainsi de Malvina Girard en Gâtine ou de Sylvie Boisnègre[3] en Pays civraisien. Nous n’oublions pas toutes celles que l’on nous a citées ou dont nous avons croisé le chemin, à Couhé-Vérac, à la Chaume de Saint-Romain-en-Charroux (Vienne), dans le Châtelleraudais, dans le Pays mothais, dans le Loudunais, à Angles-sur-l’Anglin, etc…

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    Cayon du Civraisien inspiré, semble-t-il par la lingère Sylvie Boisnègre.© Cl. Michel Valière, 1969.

    S’agissant de cette pièce caractéristique et aussi fondamentale du costume féminin, et par là, devenue par la suite emblématique d’un territoire, Gelin en a proposé une définition « technologique », très concrète que d’ailleurs chaque lingère est amenée à prendre en compte, tant au niveau de la confection que d’une éventuelle remise en état (blanchiment, amidonnage, repassage, gaufrage, remontage…) :

    « La coiffe-type du Poitou est le béguin, c’est-à-dire une coiffure formée de l’assemblage de parties distinctes ornées et repassées séparément, qui s’arrangent ensuite et se reploient sur un bonnet formé d’un carton ou d’une étoffe matelassée et piquée, tantôt formant casque, tantôt ayant le fond seulement muni d’un écusson de carton ou d’une armature de fil de fer. »

     

    Le folkloriste, fidèle en cela à sa posture diffusionniste, oppose d’ailleurs point par point ce « type » au barbichet limousin (et du Berry), aux « foulards flottants ou noués » aquitains, aux capotes de l’Auvergne et du Bourbonnais, aux « bonnets transparents » des rives de la Loire, enfin aux coiffes ailées de la Bretagne.

    Précisons que le carton généralement bouilli, en provenance de cartonneries vosgiennes, adopté parce que plat et léger et ne se déformant pas  trop au cours du montage, véritable « château à bâtir », a remplacé pour certaines coiffes (dites « anciennes ») les fonds matelassés et piqués, plus lourds, souvent fabriqués à partir de tissus de réemploi (chemises usagées, tabliers, toiles de draps, toiles écrues de lin, de coton ou de chanvre). Quant aux rubans, plus ou moins longs, moirés ou non, brodés ou non, ce sont les soieries lyonnaises qui ont fourni les plus beaux éléments, notamment pour les coiffes de mariage, dont il nous a été plusieurs fois révélé que leur prix, au début du XXe siècle, était tout à fait comparable à  celui d’une paire de bœufs de labour. Aussi ne faut-il pas s’étonner de témoignages stipulant l’attachement à leur coiffe de certaines personnes âgées qui souhaitaient même se faire inhumer avec.

                Dès les premiers deuils survenus dans les familles, on otait les dentelles et les rubans festifs. Le même support de carton était alors habillé plus sobrement d’un tissu blanc plissé à l’ongle. Ce travail très délicat et long à accomplir était fort redouté des lingères.

     

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    Une première lecture de la carte laisse apparaître des zones culturelles  à partir d’appellations de coiffes : cabanière ; mothaise ; marmottes… Gelin dénombre ainsi vingt modèles principaux dont les dénominations ne sont pas rigoureusement coextensives à l’espace délimité par chacun d’entre eux. Toutefois, le dénombrement des termes qui désignent les coiffes en Poitou-Charentes est bien supérieur à la quantité d’aires retenues par cet auteur. Il ne faut pas s’en étonner, tant la polysémie des mots pour désigner les coiffes est importante. Parfois, c’est une partie de la coiffe ici qui sert de nom ailleurs. Tout cela est loin d’être rare en sémantique. D’un autre point de vue, parfois c’est la représentation iconique qui sert même à la dénomination, à l’exemple du cœur, pour désigner une coiffe de Lezay (Deux-Sèvres).

    Au cours de nos observations de terrain dans les années 1965-1985, nous avons noté environ 350 termes, tant dans la littérature ethnographique, muséographique ou folklorique. D’évidence, ce vocabulaire est tout sauf homogène. Il se dégage de l’ensemble une forte présence de termes toponymiques qui invitent à conforter l’idée que la coiffe est bien un marqueur significatif des identités locales (identités internes). D’un autre point de vue (ethnologique), la mention toponymique concourt à dégager des identités externes, dans le dessein de souligner des caractéristiques de groupes humains, dans un souci de distinction, au sens bourdieusien. Parfois des appellations de coiffes se présentent tant à l’oral qu’à l’écrit porteuses d’une mention technique, esthétique et un jugement de valeur. Comment s’organise donc le vocabulaire concernant les noms de coiffes dans le Centre-Ouest ?

     

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                         Tulle brodé pour fond de coiffe.Cl. Michel Valière, ca 1975.

    L’examen méthodique du corpus que nous avons constitué[4] du point de vue ethno-lexicographique permet de dresser la première typologie suivante : lexies simples ; lexies composées ; lexies complexes fîgées ; lexies variables.

     Rappelons d’abord que la lexie simple est l’unité fonctionnelle significative du discours. Sans prétendre à l’exhaustivité, voici quelques échantillons de noms de coiffes que l’on devine plutôt empruntés aux parlers vernaculaires : bagnolet, ballet, ballon ; benaise ; béguin(e) ; bichet ; bichou ; bigote ; bourgnon ; bourrelet ; bridaïe ; câline ; caloron ; cape ;  carrasse ; cayon ; champanais ; cornette ; cuculle ; dormette ; folle ; goubine ; lingette ; marmotte ; mimi ; pantine ; ramponneau ; toquet ; etc… Pour ce qui est des lexies composées, on relève par exemple : grand-ballet ; demi-deuil ; grand -deuil ; Sainte-Hermine.

    Les lexies complexes figéessont de loin les plus nombreuses et relèvent du « métalangage » des ethnographes, muséographes, collectionneurs et folkloristes qui se sont confrontés pour leurs travaux de conservation et de publication à la délicate tâche de la dénomination de tout ou partie des parures féminines. À titre d’illustration et s’agissant des seules coiffes, retenons : bonnet à pompon ; bonnet à ailes de pigeon ; bonnet rond de la Forêt-sur-Sèvre ; bonnet rond de La Ronde ; cagnon de Ceaux-en-Loudun ; caillon de Moncontour ; calotte de Limalonges ; cayon mothais ; coueffi reviré ; malvina de Reffannes ; piote bridée ; etc…

    Enfin, nous avons rassemblé quelques lexies variablesdont on comprend qu’elles sont bâties moins sur des formes autochtones qu’élaborées à des fins didactiques et heuristiques plutôt par des chercheurs et autres exégètes des productions des groupes humains. On trouve ainsi des : coiffes cassées de Chanteloup ; fond de Grisette de Coulonges-sur-l’Autize ; colinette des jours ; colinette des dimanches ; coiffes en tête de faucon ; coiffe de lingère dite « La Folle » Fontenay-le-Comte ; coiffe de deuil de tous les jours dite « La Vieille » Fontenay-le-Comte ; coiffe de pêcheuse dite « Ballon Île-de-Ré » ; coiffe de mariage cabanière Fontenay-le-Comte ; cabanière coiffe de demi-deuil Fontenay-le-Comte ; etc…

     Cette distribution lexicale, certes aléatoire dans les choix d’exemples, donne une idée de la difficulté à cerner un système de dénominations a priori non raisonné ni par les lingères, ni par leurs clientèle qui usent d’appellations vernaculaires sous-tendues par des traditions artisanales, locales et/ou familiales. En revanche et dans l’espoir de dresser des typologies régionales, les folkloristes et ethnographes ont préféré s’appuyer sur la toponymie puis la cartographie, tout en essayant de conserver ce qui peut l’être du « patrimoine linguistique ».

     

    Il nous appartient maintenant de nous essayer à la construction du champ lexical notionnel de la coiffe ou de ce qu l’on veut bien reconnaître comme telle, en quelque sorte nous nous proposons d’organiser le vocabulaire de la coiffe pour l’espace territorial que nous considérons. Il n’est pas pour autant dans notre projet de « résumer le sens d’un mot », ou d’établir ce qu’il connote. Il n’entre pas davantage dans nos préoccupations le traitement diachronique, voire panchronique à partir de quelques étymons hypothétiques, pour la plupart inconnus de nous. Nous allons, au contraire, en nous appuyant sur la redondance d’appellations, ouvrir des champs isotopiques à partir de l’itération d’une même unité lexicale (isotopie de base), que nous considérons comme un terme générateur de noms de coiffes. Dans l’ensemble de notre corpus régional, nous avons dégagé vingt-sept isotopies de base. En les considérant dans un ordre d’importance relative décroissant, on trouve en premier lieu, qui s’en étonnerait ? le terme coiffe et ses expansions :

    - coiffe : coiffe à cornes ; coiffe à grand cul ; haute coiffe de Saint-Varent ; coiffe de Moncoutant, etc…

    Et ainsi de suite, sur le modèle précédent :

    - cayon/caillon : cayon de Vouneuil ; cayon de Saint-Jean-de-Sauves ; caillon rond ; caillon frisé, etc…

    - bonnet : bonnet matelassé ; bonnet monté ; bonnet à peteuil ; petit bonnet de Vasles ; bonnet carré de deuil, etc…

    - capot : capot reviré ; capot à canon ; capot chenu ; capot des mariés ; capot de Marans, etc…

    - câline : câlinette ; câline d’Airvault ; câline de Thouars, etc…

    - bigot(t)e : bigotte de Thouars.

    - corne : cornette ; cornette à bourgnon ; corne de Sainte-Hermine etc…

    - coiffi : coiffi reviri ; coiffi de Nanteuil-en-Vallée, etc…

    - grisette : grisette à pans volants ; grisette de Niort, etc…

    Sur ce modèle isotopie de base suivi d’une expansion, on trouve : ballet ; ballon ; cabanière ; malvina ; mothaise ; maraîchine ; charentaise ; gâtinelle ; hennin (sic ) ; pantine ; piot(t)e ; rampon(n)eau ; saintongeoise ; cayenne ; cayonnaise ; cane ; toquet ; sabot.

    L’examen de ce relevé montre que l’on aurait pu aussi caractériser les appellations à partir d’une base toponymique avec ses expansions comme l’a fait Henri Gelin pour sa cartographie. Nous aurions pu également dégager une base anthroponymique : malvina ; mimi ; garibaldi (sic ). Ou encore une base sociologique : paysanne ; grisette ; cabanière ; saunière. Enfin, proposons, parce qu’autant les lingères elles-mêmes que les observateurs et analystes s’y réfèrent parfois, une base formelle ou technique : béguin à prinques[5] ; bourgnon ; bourrelet ; bridée ; cassée, calotte ; cayon fil de fer ; cœur ; deux rangs ; trois rangs ; passe-carrée ; raclette ; pain de sucre ; pelle de four ; sabot : coiffe en bec d’oiseau etc…

                Noms vernaculaires, déclinaisons diverses à paramètres multiples, tout porte à faire de la distinction à tout prix d’une lingère à une autre, d’une commune à une autre, d’un territoire à un autre. Différences techniques, différences formelles, différences sociologiques également. Tout se passe comme si la synergie entre costumes, coiffes et langage produisait de la différence et des micro-identités territoriales, comme le laisse entendre ce joke poitevin :  « T’es bé coefée, té. T’es de Bllanzay[6] ? »

     

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                                   Cl. 1972. © Droits réservés.

    Bonnet à brides ; costume de travail estival (reconstitution).

    Bibliographie sommaire

    BOURDIEU Pierre, La Distinction. Critique sociale du jugement. Paris, Éd. Minuit, 1979.

    BOURDU Daniel, VALIÈRE Michel et al., Poupées d’en France : Coefis dau Poetou, Moncoutant, Kancel, 1999.

    BRANCQ Caroline (sous la dir. de), Les Costumes régionaux d’autrefois, Paris, Archives & Culture, 2003. (Les auteurs du présent article ont rédigé les chapitres concernant Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne).

    CATALOGUE, Exposition rétrospective de costumes et souvenirs du Poitou.Organisée à Poitiers, salle des fêtes de l’Hôtel de Ville du 7 au 20 mars 1934.

    Encyclopédies régionales, éditées par Christine Bonneton à Paris : Aunis-Saintonge (1987) ; Charente (1992) ; Charente-Maritime (2001), Poitou :Deux-Sèvres, Vienne (1983).

    FERRÉOL Gilles et JUCQUOIS Guy ( sous la dir. de), Dictionnaire de l’altérité et des relations interculturelles, Paris, Armand Colin, 2003.

    LALANNE Charles-Claude, Glossaire du patois poitevin, Marseille, Laffitte reprints, 1976 (1re éd., 1867, dans les Mémoires de la société des Antiquaires de l’ouest, t. 32, 1re série).

    NIORT, MUSÉES de POITOU-CHARENTES, Costumes, coiffes et parures traditionnelles en Poitou-Charentes, Niort, C.A.E.P, 1980.

    PIOT Michel, LAVAULT Katy, Coiffes et bonnets en Charentes, Poitou, Vendée, Poitiers, Brissaud, 1989.

    PLANCHARD Marie-Christine, VALIÈRE Michel, Francine Poitevin ou l’ethnographie au musée : de la passion à la science, Poitiers,  Musée de la ville de Poitiers, 1986.

    VALIÈRE Michel, Ethnographie de la France : histoire et enjeux contemporains des approches du patrimoine ethnologique, Paris, Colin, 2002.


    VALIÈRE Michel, " Folklore", dans  Pierre-André Taguieff (sous la direction de) Dictionnaire historique et critique du racisme, Paris, Presses universitaires de France, 2013 pp. 686-688.


    WEBLIOGRAPHIE

    http://www.alienor.org/articles/pantine/article.htm

    http://www.coiffesdenormandie.com/preambule.php

    http://www.parole-et-patrimoine.org/coiffes/la-collection.html

    Michèle Gardré-Valière et Michel Valière (2013)


    Tous droits réservés ©



    [1] Ce congrès fut le premier organisé en province par la Société d’ethnographie nationale et d’Art populaire.

    [2] Michel Valière, « Aire culturelle », dans  Gilles Ferréol et Guy Jucquois, Dictionnaire de l’altérité et des relations interculturelles, Paris, Armand Colin, 2003, pp. 1-2.

    [3] Sur cette lingère de Saint-Macoux, en Pays civraisien, voir l’article d’Augustin Bobe, « Blouses et coiffes : leur ancienneté », Bulletin de la Société des Antiquaires de l’Ouest, 3ème trim. 1941, pp.715-717.

    [4] La quasi totalité de notre documentation spécifique sur les coiffes, costumes et parures (ouvrages ; cartes postales ; dessins ; photographies ; fichier) a été versée au Musée de la Ville de Châtellerault (Vienne).

    [5] « Prinques » : les trois angles du béguin : le premier, au sommet du front, et les deux autres situés au niveau des tempes.

    [6] « Tu es bien coiffée, toi. Es-tu de Blanzay ? » Blanzay, commune située à huit kilomètres de Civray.

  • Un patient et précieux travail de recension du lexique de l'ancien mode de vie rural en Confolentais (Charente)

    Boulanger:Confolentais.jpg

    Important ouvrage de 324 pages, réalisé par Pierre Boulanger. On peut se le procurer directement auprès de lui: 25€ + port (environ 6 €), à l' adresse :

    Pierre BOULANGER, 16500 MANOT.


    L'ethnohistorien Pierre Boulanger, confolentais, par un relevé aussi exhaustif que possible de termes et expressions se rapportant à l'ancien mode de vie rural offre ainsi un véritable tableau de la vie quotidienne d'antan, avec des listes de termes se référant à l'outillage, aux activités agricoles, à la vie sauvage, à l'habitation comme à l'artisanat, dans une perspective encyclopédique...

    Merci Pierre Boulanger de ce tableau construit à partir de fonds notariés, d'archives de justices seigneuriales, de fonds ecclésiastiques... Oui, merci et Bravo !


  • Migrants et immigrés en Poitou-Charentes... Un nouvel ouvrage aux éditions Le Croît Vif

    Voici un livre susceptible d'intéresser bien de gens en Poitou-Charentes, comme ailleurs, tant il est avéré que nombre d'entre nous descendons de migrations plus ou moins éloignées dans l'espace et le temps. Des auteurs dont certains sont sur la photographie (merci monsieur le journaliste de la Nouvelle République du Centre-Ouest) ont consacré articles et illustrations à des exemples parfois familiaux mais à portée universelle. Ce sont des historiens, des sociologues, des ethnologues, des praticiens du milieu associatif, des journalistes aussi.

     

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     Migrants de l’intérieur, migrants de l’extérieur

    Ce rapprochement constitue l’originalité majeure de l’ouvrage. Il se révèle particulièrement fécond car l’analyse des migrations intérieures, généralement plus anciennes, permet de mieux comprendre le phénomène de l’immigration, au sens le plus commun du mot. Et vice-versa…
    Après un rappel des importantes remues des éleveurs vendéens, de l’arrivée des pêcheurs bretons ou des gemmeurs landoux, ne négligeant nullement les populations déplacées durant les guerres, tout particulièrement belges, ardennaises et mosellanes, l’ouvrage s’attache ensuite aux migrations des deux après-guerres (années 1920-1930 et 1950 à 1990). Périodes gourmandes en main-d’œuvre à cause du manque de bras dû à l’hécatombe de 1914 puis aux besoins de reconstruction et de modernisation du pays pendant les trente Glorieuses. Alimentées par des tensions politiques et surtout par des circuits d’embauche créés par les pouvoirs publics et le monde de l’entreprise, elles sont principalement représentées en Poitou-Charentes par des salariés agricoles, des manœuvres du bâtiment, des travaux publics et des carrières, puis par des ouvriers de l’industrie. Sans oublier les artisans et commerçants présents d’un bout à l’autre de cette histoire, sans négliger non plus la particularité de l’immigration britannique qui marque les années récentes…
    Italiens, Espagnols, Marocains, Portugais, pieds-noirs et harkis, Turcs, Africains et enfin Britanniques, le Poitou-Charentes n’est certes pas une grande région d’immigration (2,5% d’immigrés contre 5,3% au niveau national), mais on y retrouve les caractéristiques et les problématiques existant ailleurs : toutes les origines géographiques y sont représentées, l’intégration générationnelle y est de plus en plus rapide par rapport au début du XXe siècle, surtout au sein des familles migrant vers de petites villes ou en milieu rural, les quartiers difficiles y existent tout autant à partir des années 1990 à cause du développement du chômage et de leur mise à l’écart par les autorités locales, enfin les déchirements identitaires y trouvent leur écho, entretenu par des débats idéologiques sans grand fondement, alors que leur résolution s’effectue plutôt dans le for intérieur de chacun...

    Numériser 3.jpeg

    ©Cl. Jean-Louis Neveu (ca 1990)

     

     Ouvrage avec illustrations de 618 pages.

    Chez votre libraire classique:: 35 € TTC.

    ISBN :: 978-2-36199-388-7 

    ISSN :: 1140-3799

     

  • Vous vouliez en savoir plus long sur le Jeu de balle au Tambourin, Lo Tambornet !

    Grâce au CIRDOC de Béziers, le Pilote de Belvert vous invite à suivre ce lien et à vous initier au jeu de balle au tambourin  qui excite la curiosité des touristes en Languedoc et Provence :

    http://occitanica.eu/omeka/items/show/698

     

    Bonne découverte !... et profitez-en pour découvrir les riches fonds (écrits, et audio-visuels) de la Médiathèque occitane

  • L'Ami Alexandre tient à faire connaître aux visiteurs de Belvert cet ouvrage ethnolinguistique sur le patrimoine oral du Médoc....

    Lo medoc.jpeg

     

    Voilà un ouvrage que tous les Médoquins apprécieront. Ceux de souche puisqu'il consigne un patrimoine d'oc transmis dans les générations successives au sein des familles; mais sera également apprécié des Médoquins d'adoption qui trouveront là une matière linguistique de première main, patiemment recueillie par Patrick Lavaud, relativement facile d'accès pour une première découverte linguistique de l'Occitan. Une préfèce de Louis Bergès, directeur des Archives départementales de la Gironde vient sommer cet impressionnant ouvrage.

    Ajoutons pour les fines bouches et les experts, que trois CD insérés aux pages 2 et 3 des couvertures donnent la matière vivante de cette œuvre sur la littérature orale qui selon le vœu humaniste de l'auteur s'ouvre du local à l'universel, "à l'opposé de tout repli identitaire".

    L'ouvrage est particulièrement bien soigné, au format d'un album, accompagné de quelques illustrations "d'époque". Cette publication par la collectivité territoriale (Archives départementales/ Conseil général de Gironde) est une très heureuse initiative qu'il y a lieu de saluer et d'encourager. Nul doute que les bibliothèques souhaiteront disposer de ce bel ouvrage dans leurs fonds occitans.

    Pour les plus accros :

    ISBN : 978-2-86033-074-9

    Prètz=Prix : 20 € (+ port)

    Aux Archives départementales de la Gironde: 72-78 cours Balguerie-Stuttenberg, 33000 BORDEAUX

  • OUF ! Soixante-dix ans après, la première enquête ethnomusicologique programmée par le Musée national des arts et traditions populaires enfin en ouvrage, mais aussi en ligne: consulter ici !!!

     

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    Cl. J. Auboyer ; mairie de Plogastel-Saint-Germain, le 7 août 1939.© MUCEM.

     

    Par la grâce de Marie-Barbara Le Gonidec du MUCEM, de l'association DASTUM en Bretagne et du CTHS (Comité des travaux historiques et scientifiques) à Paris, et avec le concours d' Yves de France, Christophe Fouin, Gilles Goyat, Silvia Pérez-Vitoria, Michel Valière, voici enfin livrés au public les résultats de la première enquête ethnomusicologique programmée par le Musée national des ATP, malheureusement interrompue par l'entrée en guerre de la France en 1939. Longtemps dispersés, les différents éléments ont pu être rassemblés et préparés pour l'édition scientifique.

    Cet ouvrage, préfacé par Charles Quimbert (directeur de Dastum) et Luc-Charles Dominique (professeur d'ethnomusicologie à l'Université de Nice), comporte la présentation méthodologique ainsi que le compte rendu intégral de la mission. Grâce au DVD-rom inclus  on peut apprécier les résultats d'ensemble : 200 chants traduits et transcrits musicalement et phonétiquement ; 18 airs d'accordéon ; 11 airs de biniou-bombarde ; 437 photographies noir et blanc ; 23 minutes de film muet...

    Le confort musical n'est certes pas au rendez-vous, vu qu'il s'agit de brut d'enregistrements sur disques 78 tours déjà anciens. Mais ces documents fragiles figurent parmi les plus anciens en matière de musique et danse en Basse-Bretagne; c'est à ce titre-là qu'ils doivent être reçus, écoutés et considérés.

    Dans toutes les librairies classiques ou directement auprès de DASTUM ou du CTHS.

    Un beau cadeau de Noël très spécialisé, mais unique en son genre !

    ISBN :978-2-7355-0704-7

    SODIS :F30755.4

    Prix : 39   €


    La Mission de folklore musical en Basse-Bretagne de 1939 du MNATP en ligne maintenant !

    Suite à sa publication sous forme d'un livre-DVD (CTHS- Dastum, 2009), voici le site de la mission : 


    http://bassebretagne-mnatp1939.com/ 

    Effectuée du 15 juillet au 27 août 1939 par le Musée National des Arts et Traditions Populaires de Paris, cette mission est conduite par la musicologue Claudie Marcel-Dubois (1913-1989) et le linguiste l'abbé François Falc'hun (1909-1991), assistés de Jeannine Auboyer (1912-1990). 
    Les enquêteurs ont enregistré 7 heures de musique, pris 437 photographies noir et blanc, tourné 25 minutes de film muet et produit de nombreux documents écrits (correspondance, questionnaires d'enquêtes, carnets de terrain, notations musicales et transcriptions linguistiques, rapports, conférences...). 

    La totalité des archives de la mission, produites entre 1939 et 1972, est désormais accessible sur ce site. 
    Quatre possibilités sont offertes pour y accéder : 

    - Un moteur de recherche permet de faire une recherche libre. 

    - Consulter le fonds : amène à l'inventaire des fonds, classé chronologiquement et thématiquement. 

    - Faire une recherche : trouvez un document précis en remplissant un formulaire de recherche simple ou en combinant plusieurs critères. 

    - Visite guidée : repartiez sur le terrain avec les enquêteurs, et allez à la rencontre des informateurs qui ont chanté, joué et dansé pour eux en cet été 1939. 

    Bonne visite ! 

    Marie-Barbara Le Gonidec 
    Responsable du département de la musique et de la phonothèque 
    Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée 
    (ancien Musée National des Arts et Traditions Populaires) 
    6, avenue du Mahatma Gandhi 
    75116 Paris, France 
    tél. 33 (0)1 44 17 60 92 
    fax 33 (0)1 44 17 60 60 
    marie-barbara.le-gonidec@culture.gouv.fr

    www.mucem.org 
    www.cornemuses.culture.fr 
    http://bassebretagne-mnatp1939.com

  • Histoire sans paroles... mais pas sans racines.

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  • PORTES OUVERTES du CIRDOC pendant la durée du Village Occitan de la Féria de Béziers

    Du 11 au 15 août 2011 sans discontinuer, et de 13h à 20h chaque jour,


    Venez découvrir le patrimoine occitan au CIRDÒC en profitant des collections et de

    la fraîcheur douce dans le bâtiment...

    Vous serez accueillis avec plaisir par l'équipe du CIRDOC avec au programme :

    De 13h à 18h: Ouverture des salles de lecture, consultations et emprunts ou

    restitution de documents, conseils...

    Entre 17h et 20h : Visites commentées de l'exposition "Jòga !".

    Cette exposition originale et exceptionnelle, conçue par le CIRDOC en

    partenariat avec des spécialistes du théâtre d'òc contemporain, y est installée

    jusqu'au 23 Décembre 2011.

    "Revivez 42 ans (1968-2010) de création d'un théâtre populaire contemporaine

    en Occitanie et découvrez l'aspect original et bien vivant de la création occitane

    actuelle,expression artistique à la fois militante et populaire, qui perdure

    au sein de nombreuses compagnies professionnelles et amateurs d'aujourd'hui".


    Ne manquez pas cette agréable occasion d'aller à la rencontre, gratuitement,

    de 1000 ans de culture occitane ! À deux pas en sortant du CIRDÒC, 

    le village occitan vous tendra les bras et ensoleillera votre soirée avec de la

    musique, de la danse, du chant et de la gastronomie "à la mode d'ici".


    Pour plus de renseignements n'hésitez pas à contacter :

    04 67 11 85 10 ou secretariat@cirdoc.fr

    (version occitane ci-après)

     

    De l'11 al 15 d'agost, de longa, de 1 ora de la tantossada a 8 oras del ser,

    cada jorn (dimenge e feriat tanben),


    Lo patrimòni occitan vos espèra per vos far regalar l'esperit, dins la doça frescor

    del bastiment del CIRDÒC, al calme, legiretz, escotaretz de musica o agacharetz de vidèos...

    Amai los pichons i pòdon venir!

    La còla del CIRDÒC, mobilizada per l'eveniment, vos aculhirà amb plaser amb per programa

    Entre 13h e 18h: salas de lectura dobèrtas, conselhs, consultacion de libres, manlèus,

    retorns de documents manlevats etc.

    Entre 17h e 20h: vesitas comentadas de la mòstra "Jòga!" (a respècte de la demanda).

    Aquela mòstra es tant originala coma excepcionala, que Lo CIRDÒC la concebèt amb

    l'ajuda d'especialistas del teatre d'òc contemporanèu. Demorarà en plaça fins

    al 23 de Decembre de 2011.

    "I vos assabentaretz de 42 ans (1968-2010) de creacion teatrala d'òc, e i tastaretz

    de l'originalitat dels creators del teatre occitan d'a l'ora d'ara, expression artistica

    a l'encòp militanta e populara, inventiva e que se perlonga bravament uèi, demercé

    lo trabalh de companhiás professionalas e d'amators tanben".


    Aquela escasença bèla e agradiva de venir prene lo fresc en tot tastar, a res non còst,

    de la riquesa de mila ans de cultura occitana, la manquetz pas! Amai al sortir d'aquí,

    a quatre passes, lo vilatge occitan vos aculhirà per una brava serada de musica, de dança,

     

     

     

    de cançons amb de bonas taulas "a l'occitana".


    Per ne saber mai sonatz al 04 67 11 85 10 o mandatz un messatget a 'secretariat@cirdoc.fr'


     

     

     

  • Comunicat – Communiqué : « Anem Òc! Per la lenga occitana! », à TOULOUSE, le 31 mars 2012 !


       2012 serà un moment important de la vida politica. L’eleccion a la presidéncia de la Republica es tojorn un moment fòrt de mobilizacion e d'atencion dei responsables politics a çò que se ditz dins la societat.

       Lo movement occitan deu mai que jamai se i faire ausir publicament e i portar lo messatge qu’es lo sieu despuei Carcassona 2005 : « Anem Òc ! Per la lenga occitana ! ».

     

       Lo 31 de març de 2012, de desenaus de miliers de personas se recamparàn a Tolosa per la lenga occitana, cridats per unei grandeis organizacions culturalas  mentre que d’autrei lengas de França (Bascos, Bretons, Catalans…) manifestaràn tanben lo meteis jorn dins sa region, ambé de revendicacions comunas.

     

    …De milierats de personas vendràn de totei lei regions occitanas, de Provença, dau Lengadòc, d’Auvernha, de Lemosin, ò de Gasconha ò encara de la Vau d’Aran (territòri de l’Estat espanhòu que l’occitan i es lenga oficiala), e dei Valadas occitanas d’Italia per exigir qu’une lèi done enfin de garantidas e de drechs vertadiers ai lengas regionalas.

     

       Toteis aquelei que vendràn a Tolosa an en comun la volontat de veire se metre en plaça una politica linguistica publica coerenta e volontarista per lo desvolopament de l’occitan (ò lenga d’òc) sus l’ensems dei regions occitanas.

     

       Aqueste recampament, après aquelei de 2005, 2007 e 2009, deu mostrar que l’occitanisme, lei manifestants, an la capacitat de s’apropriar una granda vila, que son totjorn motivats e de mai en mai per transmetre son messatge.

    Messatge ja fruchós puei que d’unei responsables politics l’an entendut. De regions començan de metre en plaça una politica de desvolopament de l’occitan.

     

    Mais aquò basta pas !

     

      Totei lei regions, totei lei despartaments ambé lei comunautats de comunas e lei comunas qu’an l’occitan en partatge, se devon mobilizar. L’occitan e sa cultura son lo ben comun de toteis aquelei que rèstan en país d’òc, que l’i siegan nascuts ò pas, que parlan la lenga ò pas.

     

       L’Estat tarda de prendre consciéncia dau problèma de la diversitat culturala.

    La reconoissença simbolica dei lengas regionalas dins l’article 75-1 de la Constitucion auriá poscut faire creire que s’engatjava dins la bòna via, que donava, dau mens dins lo principi, de garantidas de drech per aquestei lengas.

    Au contrari, lo Conseu Constitucionau, vèn i a gaire (decision dau 20 de mai de 2011 - n°2011-130QPC) de demostrar qu’èra ren qu’una engana… que : « cet article [75-1] n’institue pas un droit ou une liberté que la Constitution garantit. »

    L’Estat reconois adonc tojorn ges de drech e libertat per lei lengas regionalas e toteis aquelei que lei parlan.

     

       Per ansin ven mai qu’urgent qu’une lèi done a la lenga occitana un quadre legau que ne’n permete la transmission e lo desvolopament dins l’educacion, la cultura, lei medias, e la vida publica, sus l’ensems de l’espaci occitan.

     

       Es per aquò qu’avèm causit de manifestar lo 31 de mars de 2012, tot bèu just quauquei setmanas avans l’eleccion presidenciala e leis eleccions legislativas. Leis elegits a venir devon prendre d’engatjaments.

     

       Avèm de revendicacions simplas e claras qu’an ren d’estranh quand se vei çò que se passa autra part en Euròpa e quand se saup l’importància qu’a per lo monde de nòstrei regions son identitat culturala e linguistica.

     

       Se desiram interpelar la populacion e leis elegits, precisam pasmens qu’aquò se fa fòra tota preocupacion partisana. Nòstre movement es independent.

     

     

    Ambé vòstre sosten e la participacion de totei, farem de la Manifestacion de 2012, un eveniment de granda portada per l’avenidor de la lenga occitana (ò lenga d’òc) e deis autrei lengas dichas regionalas.

     

     

     

     

    Coordinacion « Per la lenga Occitana ! »:

     

    ● Institut d'Estudis Occitans, organisme culturau reconoissut d'utilitat publica,

    ● Confederacion Calandretas, escòlas occitanas associativas laïcas,

    ● Òc-Bi, associacion de parents d'escolans per l'ensenhament bilingüe public,

    en partenariat ambé Convergéncia Occitana.


     ******........******.........******.........*****........******........******........******.........*****

     

       2012 sera un moment important de la vie politique. L’élection à la présidence de la République est toujours un moment fort de mobilisation et d'attention des responsables politiques à ce qui se dit dans la société.

     

       Le mouvement occitan doit plus que jamais s’y faire entendre publiquement et y porter le message qui est le sien depuis Carcassonne 2005 : « Anem Òc ! per la lenga occitana ! ».

     

       Le 31 mars 2012, des dizaines de milliers de personnes se rassembleront à Toulouse en faveur de la langue occitane à l’appel de plusieurs grandes organisations culturelles tandis que d’autres langues de France (Basques, Bretons, Catalans…), manifesteront également ce même jour dans leur région, avec des revendications communes.

     

    …Des milliers de personnes viendront de toutes les régions occitanes, de Provence, du Languedoc, d’Auvergne, du Limousin, ou de Gascogne ou encore du Val d’Aran (territoire de l’Etat espagnol où l’occitan est langue officielle), et des Vallées occitanes d’Italie (Province du Piémont) pour exiger qu’une loi donne enfin des garanties  et de véritables droits aux langues régionales.

     

       Tous ceux qui viendront à Toulouse ont en commun la volonté de voir se mettre en place une politique linguistique publique cohérente et volontariste pour le développement de l’occitan (ou langue d’oc) sur l’ensemble des régions occitanes.

     

       Ce rassemblement, après ceux qui eurent lieu en 2005, 2007 et 2009, doit montrer que l’occitanisme, les manifestants, ont la capacité de s’approprier une grande ville, que la motivation est toujours présente et même croissante pour transmettre son message.

    Message qui a déjà porté quelques fruits. En effet, un certain nombre de responsables politiques l’ont entendu. Certaines régions commencent à mettre en place une politique de développement en faveur de l’occitan.

     

    Mais cela ne suffit pas !

     

    Toutes les régions, tous les départements ainsi que les communautés de communes et les communes, qui ont l’occitan en partage, doivent se mobiliser. L’occitan et sa culture sont le bien commun de tous ceux qui vivent en pays d’oc, qu’ils y soient nés ou pas, qu'ils parlent la langue ou pas.

     

    L’État tarde à prendre conscience du problème de la diversité culturelle.

    La reconnaissance symbolique des langues régionales dans l’article 75-1 de la Constitution aurait pu faire croire qu’il s’engageait sur la bonne voie, qu’il  introduisait, du moins dans le principe, des garanties de droit pour ces langues.

    Or, le Conseil Constitutionnel, tout récemment (décision du 20 mai 2021 - n°2011-130QPC) vient au contraire de préciser que ce n’était qu’un leurre… que « cet article [75-1] n’institue pas un droit ou une liberté que la Constitution garantit. »

    L’État ne reconnait donc toujours aucun droit et liberté pour les langues régionales et ceux et celles qui les parlent.

     

       Il devient donc urgent qu’une loi donne à la langue occitane un cadre légal qui en permette la transmission et le développement dans l’éducation, la culture, les médias, et la vie publique, sur l’ensemble de l’espace occitan.

     

       C’est pour cela que nous avons choisi de manifester le 31 mars 2012, à quelques semaines de l’élection présidentielle et des élections législatives. Les futurs élus doivent prendre des engagements.

     

       Nous avons une série de revendications simples et claires qui n’ont rien d’étrange quand on regarde ce qui se passe ailleurs en Europe et lorsque l’on connaît l’importance qu’attache la population de nos régions à son identité culturelle et linguistique.

       Si nous souhaitons interpeller la population et les élus, nous précisons très clairement que cela se fait en dehors de toute préoccupation partisane. Notre mouvement est indépendant.

     

    Avec le soutien et la participation de tous, nous pouvons faire de la Manifestation de 2012, un événement de grande portée pour l’avenir de la langue occitane (ou langue d’oc) et des autres langues dites régionales.

     

     

     

     

    Coordinacion « Per la lenga Occitana ! »:

    Institut d'Estudis Occitans, organisme culturel reconnu d'utilité publique

    Calandreta, écoles occitanes associatives laïques

    Òc-Bi, association de parents d'élèves pour l'enseignement bilingue public

    en partenariat avec Convergéncia Occitana.

     

     

  • Vous auriez souhaité ...un renseignement sur un article ou un ouvrage cité en bio-bibliographie :


    Contact par mel :


    michelvaliere@orange.fr


    Par poste :


    Association ARPE, 22 avenue d'Oradour-sur-Glane, 87200 Saint-Junien.