08.04.2008

La machinerie patrimoniale, un ouvrage d'Henri-Pierre JEUDY (Circé Editions)


"La conservation patrimoniale aurait-elle pour finalité secrète de nous préparer à des situations post-catastrophiques ? Des Japonais ont construit le plus grand musée de la copie.
La plupart des œuvres du Louvre y sont rassemblées : la culture occidentale est prise en otage pour la protéger d'un péril possible. Rien n'échappe plus au contrôle mondial du patrimoine. La transmission est si bien organisée qu'elle ne peut plus être imprévisible ou accidentelle. Le destin de toute société est-il de se contempler dans le miroir d'un passé toujours revisité ? Le devoir de mémoire nous impose la chasse à l'oubli.
En ne se mesurant plus qu'à elle-même, la logique de la conservation patrimoniale ne risque-t-elle pas d'actualiser un passé si présent qu'il n'a déjà plus de futur ?"

L'auteur :
Henri-Pierrre Jeudy, sociologue au CNRS, écrivain, a mené des recherches sur les phénomènes de déstructuration et de conservation des sociétés. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la peur, la panique, la catastrophe, les patrimoines, la muséographie, dans lesquels il a développé une analyse critique des modalités contemporaines de la réflexivité. Après avoir étudié les représentations du corps dans l'art, il s'intéresse actuellement aux rapports entre l'intime et le public, à l'expression des sentiments contraires dans la vie quotidienne. Il désigne sa démarche comme une anthropologie de l'implicite

26.03.2008

Le Prix du livre Poitou-Charentes attribué à un écrivain américain de Charente: Eddy.L. Harris, pour son ouvrage "HARLEM" (2007, Liana Levi )

Une soirée amicale et conviviale, à La Canopée de Ruffec (Charentes), présidée par le Préfet du département, a été l'occasion de la remise du Prix du livre en Poitou-Charentes, à Eddy L. Harris, né à Indianapolis et diplômé de Stanford University. Aujourd'hui, il a quitté Harlem, ses rumeurs, ses bruits, ses couleurs, et élu domicile en Charente occitane. "Partant de cette quête de lui-même, l'écrivain arrive aux autres, à la vie" (Solenn de Royer).

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1746062975.jpg © Tous droits réservés.

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Dans toute bonne librairie classique:Eddy L. Harris, "HARLEM", éd. Liana Levi 'piccolo' (1, place Paul Painlevé, Paris, 5°); ISBN : 978-286746-450-8 Prix: 10 €

08.03.2008

L'ENSAD vous connaissez ?

Un ouvrage, à paraître en avril 2008 sera le premier du genre entièrement consacré à l'une des grandes écoles d'art européennes: ENSAD, Ecole nationale supérieure des arts décoratifs qui s'adresse à toutes les personnes attachées à la création visuelle, à sa pédagogie et à ses métiers...à suivre donc chez votre libraire classique ou à défaut chez Archibooks+sautereau, éditeur.

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05.03.2008

Qu'est-ce qu'un "pays traditionnel" ? L'exemple du territoire du Vendômois

C’est à cette question, et à quelques autres, que s’efforce de répondre Daniel SCHWEITZ dans un nouveau livre :

"L’identité traditionnelle du Vendômois : des travaux d’érudition locale à la reconnaissance d’un pays de la Vieille France (fin XVIIIe-XXe siècle). Vendôme, Vallée du Loir, Vaux du Loir, Perche vendômois, Petite Beauce, Gâtine tourangelle, pays de Ronsard…"

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"Avec l’effacement de certains des repères de notre identité profonde, concernant notamment notre rapport à l’espace local et au temps long, il n’est pas inutile de chercher à saisir ce qu’ils peuvent avoir à nous dire. Ce livre se propose donc de répondre à certaines des interrogations concernant le Vendômois :

- comment le territoire dominé par Vendôme, comté puis duché, élection d’Ancien Régime puis arrondissement républicain est-il peu à peu devenu un pays traditionnel ?

- comment l’exploration du territoire vendômois depuis les années 1840, l’étude de son patrimoine historique par des érudits bientôt regroupés au sein d’une très active société archéologique (1862), ont-elles mené à l’émergence d’une nouvelle identité locale, d’un imaginaire, bientôt perçus comme un véritable patrimoine culturel ?

- en quoi ce Vendômois traditionnel apparaît-il comme un exemple de ces pays historiques qui, de concert avec les petites régions naturelles, ont contribué à faire de la France : « un pays de pays [...] tirant son identité de sa diversité unique, et construisant son unité sur la richesse et la complémentarité de ses différences » ?"
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L’auteur Daniel SCHWEITZ est docteur en anthropologie historique, bibliothécaire de la Société archéologique de Touraine, Vendômois de cœur depuis quarante ans, a notamment publié des études concernant la construction de l’identité traditionnelle de la Touraine, du Vendômois et du Val de Loire. Il participe, depuis 1993, aux travaux du séminaire : L’espace français. Construction et représentations (XVIe-XXe siècle), à l’École des hautes études en sciences sociales.

Renseignements utiles et nécessaires : Il s’agit d’un ouvrage publié aux Édition du Cherche-Lune de Vendôme (www.co-libris.net) : 264 p. (format 17x23 cm), couverture en quadrichromie, nombreuses illustrations NB, bibliographie de plus de 300 titres, préface de Daniel Roche, professeur émérite au Collège de France.

- Souscription jusqu’au 10 avril 2008 : 15 € (plus 3,5 € de frais de port);
- A partir du 11 avril : 20€ (plus 3,5 € de frais de port).

Règlement par chèque (avec vos noms et adresse) aux Édition du Cherche-Lune, 14 rue Honoré de Balzac, 41100 – Vendôme
PS : pour toute information complémentaire, daniel.schweitz@free.fr ; tél. : 02 47 44 98 30 (le soir).



11.01.2008

Sur vos agendas : venez vivre un salon du livre "à la campagne": le 8ème salon de 'l'Arbre au Livre", Thènezay (79) les 9-10 février 2008. Thème: Rabelais et la Touraine...

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20.10.2007

Des hommes du bois et de la forêt... mais surtout pas des hommes sauvages !

... Il ne faut pas trop croire les contes et balivernes sur ces hommes qui vivent en travaillant - durement - dans les bois. Découvrez-les à partir de l'ouvrage de Florent SCHEPENS paru au CTHS (25€ + port) ou chez votre libraire préféré.

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16.10.2007

Une réflexion philosophique sur la danse et son esthétique...

Alain Foix, avec son nouvel ouvrage propose une réflexion philosophique sur la danse et son esthétique en tant que lieu privilégié de questionnement du sujet dans sa relation au monde, au corps, au langage, à l'espace et au temps. Il devrait intéresser de jeunes lecteurs autant que les adultes curieux de découvrir une philosophie du corps en mouvement.

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En effet, chacun croit savoir ce qu'est la danse, mais il suffit de se demander ce qu'elle est vraiment pour que cette évidence se transforme en mystère. La danse est un mode d'expression auquel bien des sociétés prêtent des vertus magiques, une manière de se mouvoir dans l'espace qui donne au spectateur l'envie de participer, la création d'un sujet libre et maître de ses mouvements, et aussi un art... Qu'est-ce que le corps en mouvement ? Quel lien unit le danseur et le spectateur ? Quelle part l'esprit prend-il à la danse ? Cette pratique si riche de sens nous aide à explorer la relation de l'homme avec le monde, l'autre, le corps, le langage, l'espace et le temps.
Voici donc un petit livre plutôt original... 10,00 €
Reliure : Broché
Page : 64 p; Format : 20 x 13 cm; ISBN : 978-2-07-060321-3; EAN13 : 9782070603213

06.09.2007

Un ethnoroman sur le Montmorillonnais, par Maguy Gallet-Villechange

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Prix: 15 € (franco de port jusqu'à la parution en septe. 2007): commande auprès de CHEMINEMENTS: 1, bis rue du Moulin à Vent, Bron; 49260 Le Coudray-Macouard.

27.07.2007

Autour de l'ouvrage d'Alain Foix:Histoires de l’esclavage raconté à Marianne

Une nouvelle d'Alain Foix, auteur de plusieurs ouvrages, dont : "Ta mémoire, petit monde" (Gallimard-haute enfance), ou encore "Histoires de l'esclavage racontée à Marianne".

Histoire de Kévin

21 juillet, gare d’Avignon TGV. Je ne m’échapperai pas si vite de la fournaise théâtrale du Festival. Le TGV lambinait. Une demi-heure de retard annoncée pour cause de colis suspect trouvé à la gare de Marseille. Mon esprit a vogué un instant sur le grand port de la cité phocéenne et j’ai souri en me remémorant la blague du vieil homme qui voulait prendre le train de l’Estaque pour aller en Chine. Une blague qu’Alain Aithnard, comédien d’origine togolaise vivant à Marseille, venait de me raconter avec l’accent du midi, dans un grand éclat de rire. Il avait lu avec talent le rôle d’Othello dans ma pièce Le ciel est vide, et les rôles masculins de mon adaptation créole d’Œdipe-Roi : Rue Saint Denis.
Je m’échappais d’un petit monde qui, à la fois me fascine, me réjouit et m’exaspère. Un petit monde qui veut parler du monde, mais garde l’œil sur son nombril. Un monde ethnocentrique se désirant alter mondialiste, égocentrique et pourtant généreux. Un monde comme tous les mondes : hiérarchisé, avec ses ducs, ses barons, sa classe moyenne et sa populace, mais qui se veut résolument populaire et démocratique. Un monde du théâtre où les princes sont mal vêtus et le petit peuple grouillant dans les bas-fonds du off, parade en habits de lumière.
Toujours cette sensation contrastée d’être content d’être venu, d’avoir vécu un grand moment de chaleur humaine, bu et débattu, refait le monde tard dans la nuit, et en même temps ce soulagement de quitter cette ambiance si pesante, cette cloche du théâtre dont le son couvre la rumeur du monde tout en désirant alerter l’univers.
J’étais donc là, au bord du monde dans cet espace intermédiaire s’étirant à l’infini sur l’arrête rectiligne d’un quai de TGV et, pour réchauffer la glace d’une architecture élevée sur les hauteurs de la prétention, je regardais passer les gens.
Je vis soudain une silhouette qui semblait découpée dans un album de Corto Maltese. Une de ces flammes noires dessinées à l’encre de chine, qui semblent faseiller dans leur démarche comme ces voiles blanches avec lesquelles elles dansent sur l’horizon de l’Océan Indien. Une de ces belles femmes d’Erythrée, sans aucun doute, la peau très noire, et les traits fins et les jambes infinies. A côté d’elle, un bel enfant métis aux cheveux roux comme enflammés par le soleil. Enfant à l’air fragile bien que souriant et en bonne santé. Elle le couvrait de mots, de regards et de caresses, passant sans cesse, avec un plaisir apparent et une infinie tendresse, ses longues mains noires dans l’épaisseur soyeuse de ces cheveux clairs et lisses. Elle lui parlait de ses cheveux. Elle parlait d’un traitement à ne pas oublier. J’ai compris qu’il a dû attraper des poux. Compris aussi qu’il allait prendre seul le train. A côté d’eux, un homme d’une soixantaine d’années, buriné, les traits épais, et l’air sévère. Je détectai en lui un militaire, peut-être même un ancien légionnaire. Etait-ce le père ? Il semblait trop distant bien que dans sa passivité émanait une empathie pour ces deux êtres. Non, ce n’était pas le père sans doute. Il n’a pas embrassé l’enfant qui montait dans le train.
L’enfant s’est retrouvé à mes côtés dans le wagon. Une personne placée à une fenêtre, croyant qu’il était le mien, me prévint que l’on me faisait signe depuis le quai. Je vis la femme agitant les bras, cherchant à renouer un dernier contact avec l’enfant.
- Ta mère te dit au revoir, ai-je signalé au garçon.
- Ce n’est pas ma mère, c’est ma tante. Ma mère est morte.
J’ai regardé cet enfant doux et fragile. Il accusait à peine une dizaine d’années. Il s’agitait un peu sur son fauteuil, les yeux perdus dans la campagne qui défilait à toute vitesse. Je lui ai demandé s’il voulait lire quelque chose, et je lui ai mis en main un exemplaire de mon livre illustré Histoires de l’esclavage raconté à Marianne. Il le lisait avec attention, suivant le fil de l’histoire du bout de son index. Puis il s’assoupissait pour reprendre la lecture à son réveil. Une flamme qui vacille. Il semblait à bout de forces. Je me demandais quelle était l’histoire de cet enfant qui avait perdu sa mère.
- Comment t’appelles-tu ?
- Kévin
- Quel âge as-tu ?
- Douze ans.
- Quand as-tu perdu ta mère ?
- Pas longtemps, pendant la fête de la musique.
- Ah oui ? De quoi est-elle morte ?
- On l’a assassinée dans un restaurant. Trois coups de fusils. Là, là et là (il montre la poitrine, l’épaule et le ventre). Il l’a tuée devant moi.
- Qui ?
- Son ami, il était jaloux. Ma mère avait quitté mon père, mais elle en était encore amoureuse.
- Où vas-tu à Paris ?
- Je vais vivre chez mon père.
Et il s’est rendormi. A son réveil, je lui ai demandé s’il voulait garder le livre. Il m’a souri. Je le lui ai dédicacé.
- Je vais le garder, me dit-il, maman aimait l’esclavage (sic).
Gare de Lyon. Le père est là, sur le quai. Un homme jeune et beau. Souriant et ému. La coupe militaire, accompagné d’un ami, un autre militaire sans doute. Scène d’amour entre un enfant et son père.
- Tu as les cheveux tout ébouriffés.
- Oui, et pleins de poux.
- Il faudra soigner ça.
- Oui, j’ai un traitement…
- J’ai plein de DVD à la maison.
- Chouette ! Et tu as la free box ?
- Non, j’ai Orange.
- Oh ! Trop nul, c’est bien la free box. Et tu as canal satellite ?
- Pas encore, mais on verra ça.
- J’aime bien les dessins animés et les séries… Regarde, c’est le monsieur qui m’a offert un livre.
- Merci monsieur, me dit le jeune homme avec un grand sourire. Je lui ai souri en retour, et nos sourires se sont effacés dans la foule.
Un nouveau quai. Celui du RER Eole cette fois. Une foule dense et noire. Une foule de banlieue, peu de métis. Contraste frappant avec cette foule blanche des théâtres d’Avignon. Je pense à mon Œdipe noir et à mon Othello. Je pense à cet enfant métis qui ramène la tragédie au cœur du monde, et son sourire d’enfant.
©Alain Foix
23 juillet 2007. Mise en page sur Belvert, avec l'autorisation expresse de l'auteur, que nous remercions, en date du 27 juillet 2007.

14.07.2007

Décidément, il n'y en a que pour le Confolentais ! Evidemment...

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En couverture le château de Saint-Germain-de-Confolens, qui surplombe la Vallée de la Vienne.
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