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Cécile Benoist

  • "Les Médiathèques à l'heure du conte", un ouvrage de Cécile Benoist, aux Presses universitaires de Bordeaux

    Il sent encore l'odeur d'encre et voici déjà sur nos tables l'ouvrage de Cécile Benoist (passionnée des livres et de la littérature orale), réalisé à partir de sa récente thèse : Les Médiathèques à l'heure du conte: Enquête ethnographique et regard socio-anthropologique. Il est accompagné d'une préface de Marie Dinclaux, directrice de la Colletion:Lecteurs,bibliothèques, usages nouveaux. C'est dire si les professionnels des bibliothèques et des médiathèques, mais aussi les conteurs trouveront là de quoi replacer leurs pratiques dans un contexte à la fois historique et anthropologique.
    J'oubliais: Editeur: les Presses Universitaires de Bordeaux; l'ISBN: 978-2-86781-449-5
    et l'ISSN: 1275-0522.
    Le prix: 20€
    Votre libraire classique habituel pourra vous le procurer.

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  • De bouches en livres... de manuscrits en pages Web !

    Me Cécile Benoist , auteur d'une thèse (Université de Toulouse II le Mirail) pour le doctorat de sociologie sur le Conte en 2004 :" La Parole et le livre dans le contexte des médiathèques : étude de pratiques autour du conte" nous a adressé depuis Toulouse ce compte rendu de l'ouvrage : Michel VALIÈRE, "Le conte populaire : approche socio-anthropologique, Armand Colin, coll. Cursus, 2006".

    Enfin un ouvrage de synthèse sur le conte !

    Michel Valière, ethnologue, chercheur et enseignant, nous décrit l’aventure du conte avec verve et passion. Abordant ce domaine sous son angle traditionnel et populaire, il s’attache néanmoins à montrer sa dimension intemporelle tout en mettant en exergue son inscription sociale et contemporaine. En cela, cet ouvrage proposant une vue générale sur les arts de la parole, est original et inédit.
    C’est l’aspect protéiforme du conte qui est développé ici, car celui-ci semble rétif à toute tentative de définition.
    Récit oral versus texte écrit ? C’est oublier l’action réciproque des cultures savante et populaire…
    Un récit local ? Les collectes de littérature orale par les érudits et les savants (frères Grimm, Afanassiev…) ou les folkloristes regroupent les contes et les différents genres de « littérature orale » ou d’« ethnotextes » sans distinction formelle ou scientifique. La confrontation de ces moissons régionales de récits souligne au contraire la diffusion internationale des contes…
    Une construction scientifique ? L’observation des terrains et des pratiques de l’oralité (Canada, Québec et régions de France) montrent la réalité sociologique du conte…
    Un texte populaire ? La réflexion sur les conditions de recueil des contes met en évidence l’importance de la dimension orale des contes, et a débouché sur la mise en place de méthodologies dans le domaine du collectage et de la retranscription des textes…
    Des textes épars et foisonnants ? L’élaboration de catalogues et le regroupement des textes en familles de contes mettent en exergue des logiques sous-jacentes au genre…
    Des textes révolus et inadaptés au monde actuel ? Le conte apparaît au contraire profondément contemporain : il est utilisé comme médiateur interculturel, les bibliothèques/médiathèques lui consacrent un espace spécifique, la lecture psychanalytique de Bettelheim dans les années 70 a débouché sur un usage thérapeutique des contes largement mis en pratique aujourd’hui…

    À travers ce fil rouge concernant la définition du conte, Michel Valière aborde ses différentes facettes pour conclure sur son renouveau : la multiplication des initiatives, des festivals et des manifestations, l’intérêt scientifique et éditorial accordé aux contes, le développement associatif, la professionnalisation des conteurs autour des arts de la parole montrent la dimension actuelle du conte et son inscription dans l’avenir culturel, littéraire et artistique.

    Finalement, la volonté politique de sauvegarder le conte apparaît parfois artificielle : la diffusion des récits et de l’imaginaire peuvent-ils réellement se décréter ? Finalement, les contes ne se débrouillent-t-ils pas très bien tout seuls pour parcourir les continents, pour aller de bouche en livre, pour passer des manuscrits aux pages web, pour voyager entre contrées reculées et cités urbaines ?

    Cécile Benoist

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