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Ethnomusicologie

  • OUF ! Soixante-dix ans après, la première enquête ethnomusicologique programmée par le Musée national des arts et traditions populaires enfin en ouvrage, mais aussi en ligne: consulter ici !!!

     

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    Cl. J. Auboyer ; mairie de Plogastel-Saint-Germain, le 7 août 1939.© MUCEM.

     

    Par la grâce de Marie-Barbara Le Gonidec du MUCEM, de l'association DASTUM en Bretagne et du CTHS (Comité des travaux historiques et scientifiques) à Paris, et avec le concours d' Yves de France, Christophe Fouin, Gilles Goyat, Silvia Pérez-Vitoria, Michel Valière, voici enfin livrés au public les résultats de la première enquête ethnomusicologique programmée par le Musée national des ATP, malheureusement interrompue par l'entrée en guerre de la France en 1939. Longtemps dispersés, les différents éléments ont pu être rassemblés et préparés pour l'édition scientifique.

    Cet ouvrage, préfacé par Charles Quimbert (directeur de Dastum) et Luc-Charles Dominique (professeur d'ethnomusicologie à l'Université de Nice), comporte la présentation méthodologique ainsi que le compte rendu intégral de la mission. Grâce au DVD-rom inclus  on peut apprécier les résultats d'ensemble : 200 chants traduits et transcrits musicalement et phonétiquement ; 18 airs d'accordéon ; 11 airs de biniou-bombarde ; 437 photographies noir et blanc ; 23 minutes de film muet...

    Le confort musical n'est certes pas au rendez-vous, vu qu'il s'agit de brut d'enregistrements sur disques 78 tours déjà anciens. Mais ces documents fragiles figurent parmi les plus anciens en matière de musique et danse en Basse-Bretagne; c'est à ce titre-là qu'ils doivent être reçus, écoutés et considérés.

    Dans toutes les librairies classiques ou directement auprès de DASTUM ou du CTHS.

    Un beau cadeau de Noël très spécialisé, mais unique en son genre !

    ISBN :978-2-7355-0704-7

    SODIS :F30755.4

    Prix : 39   €


    La Mission de folklore musical en Basse-Bretagne de 1939 du MNATP en ligne maintenant !

    Suite à sa publication sous forme d'un livre-DVD (CTHS- Dastum, 2009), voici le site de la mission : 


    http://bassebretagne-mnatp1939.com/ 

    Effectuée du 15 juillet au 27 août 1939 par le Musée National des Arts et Traditions Populaires de Paris, cette mission est conduite par la musicologue Claudie Marcel-Dubois (1913-1989) et le linguiste l'abbé François Falc'hun (1909-1991), assistés de Jeannine Auboyer (1912-1990). 
    Les enquêteurs ont enregistré 7 heures de musique, pris 437 photographies noir et blanc, tourné 25 minutes de film muet et produit de nombreux documents écrits (correspondance, questionnaires d'enquêtes, carnets de terrain, notations musicales et transcriptions linguistiques, rapports, conférences...). 

    La totalité des archives de la mission, produites entre 1939 et 1972, est désormais accessible sur ce site. 
    Quatre possibilités sont offertes pour y accéder : 

    - Un moteur de recherche permet de faire une recherche libre. 

    - Consulter le fonds : amène à l'inventaire des fonds, classé chronologiquement et thématiquement. 

    - Faire une recherche : trouvez un document précis en remplissant un formulaire de recherche simple ou en combinant plusieurs critères. 

    - Visite guidée : repartiez sur le terrain avec les enquêteurs, et allez à la rencontre des informateurs qui ont chanté, joué et dansé pour eux en cet été 1939. 

    Bonne visite ! 

    Marie-Barbara Le Gonidec 
    Responsable du département de la musique et de la phonothèque 
    Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée 
    (ancien Musée National des Arts et Traditions Populaires) 
    6, avenue du Mahatma Gandhi 
    75116 Paris, France 
    tél. 33 (0)1 44 17 60 92 
    fax 33 (0)1 44 17 60 60 
    marie-barbara.le-gonidec@culture.gouv.fr

    www.mucem.org 
    www.cornemuses.culture.fr 
    http://bassebretagne-mnatp1939.com

  • La dernière descendante de l'une des plus anciennes cultures humaines de la planète vient de disparaître !

    • Le dernier membre d’une tribu des îles Andaman, en Inde, vient de disparaître.

    Boa Sr, qui est décédée la semaine dernière avait environ 85 ans, elle était la dernière locutrice de bo, l’une des dix langues andamanaises. On considère que les Bo, qui vivaient dans les îles Andaman depuis 65 000 ans, étaient les descendants de l’une des plus anciennes cultures humaines de la planète. Avec la mort de Boa Sr et l’extinction de la langue bo, une part unique de la société humaine n’est plus qu’un souvenir.

    Je vous invite à découvrir cette nouvelle sur le site de Survival 'Newslette-mars 20104, et surtout à écouter la voix de cette personne qui chante un court instant dans sa langue :

    http://www.survivalinternational.org/actu/5513?utm_source=E-news+%28English%29&utm_campaign=c681e1351b-Enews_Feb_2010_2_26_2010&utm_medium=email#cinema-display-1


  • Alertez les jeunes" ethnomusicos" !

     

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    © Tous droits réservés: Simha Aron.

    Voici un ouvrage récent (2009) qui relate avec sérieux et humour, l'itinéraire enchanté d'un ethnomusicologue en Centrafrique où, corniste, israëlien, il avait été invité en 1963, dans le cadre d'un contrat de coopération, à venir créer une fanfare à Bangui... De fanfare, il n'en créera point, mais ira se plonger dans la forêt, les sons, le peuple de la forêt et embrasser une  brillante carrière d'ethnomusicologue.

    Jeunes ethnomusicos, et même les autres, à ne pas manquer. Une expérience humaine hors du commun.

    A la découverte !

    ISBN:978-2-7071-5722-5

    13 €

     

  • Actes du septième Colloque international de Lyon, du 16 au 18 juin 2003

     

    Signalé On line:
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    Canadiana Romanica:

     

    Français du Canada – Français de France VII

    Actes du septième Colloque international de Lyon, du 16 au 18 juin 2003

    Edited by Horiot, Brigitte; Bignamini-Verhoeven, Chiara

    Berlin, New York (Walter de Gruyter – Max Niemeyer Verlag) 2008

    eBook ISBN: 978-3-484-97055-7

    Print ISBN: 978-3-484-56022-2

    Table des matières

    Brigitte Horiot, Présentation

    La recherche lexicographique

    3

    Brigitte Horiot, Le rôle de MgrGardette dans la naissance des études lexicologiques au

    Québec………………………………………………………………………………...

    5

    Hélène Cajolet-Laganière, Geneviève Labrecque, Pierre Martel, Chantal-Édith Masson,

    Louis Mercier et Michel Théoret, Dictionnaires usuels du français et Banque de

    Données Textuelles de Sherbrooke (BDTS) : convergence et divergence des

    nomenclatures ………………………………………………………………………...

    9

    AnnettePaquot, Heursetmalheursdes dictionnaires au Québec : des débats révélateurs

    29

    II. Langue et idéologie ………………………………………….…………………….

    37

    Lionel Meney, Langue et idéologie : aspect du champ linguistique québécois………….

    39

    III. L’apport des atlas linguistiques………………………………………………….. 49

    Jean-ClaudeBouvier

    ,

    Quelques considérations sur le vocabulaire de la « terre cultivée »

    dans les parlers québécois et les parlers gallo-romans……………………………….

    51

    Liliane Rodriguez, Le rôle des Atlas régionaux dans la description du français au

    Manitoba………………………………………………………………………………

    57

    Naomi Statkewich-Maharaj, La coccinelle et ses désignations lexicales dans le Sud

    de la France…………………………………………………………………………...

    67

    Catherine Bougy, Variations graphiques et particularités dialectales dans les deux

    manuscrits du Roman du Mont Saint-Michel de Guillaume de Saint-Pair (vers 1155).. 81

    Chiara Bignamini-Verhoeven, Analyse linguistique et stylistique des franco-canadia-

    nismes dans La Montagne Secrète de Gabrielle Roy ………………………………… 105

    IV. La langue dans l’histoire et dans l’espace………………………………………. 135

    Jean-Denis Gendron, Aperçu sur la formation et l’évolution de la prononciation du

    français au Québec, des origines à nos jours…………………………………………. 137

    Lothar Wolf, Le mauvais usage dans le royaume de France au 17

    e

    siècle et ses

    survivances au Canada……………………………………………………………….. 151

    V. Les enquêtes sociolinguistiques …………………………………………………. 159

    Patrice Brasseur, Les compétences linguistiques des jeunes locuteurs franco-terre-

    neuviens………………………………………………………………………………. 161

    Ursula Reutner, Aspects d'une comparaison sociolinguistique entre le Québec et les

    Antilles françaises ……………………………………………………………………. 183

    Page 2

    Table des matières

    vi

    Louise Péronnet et Sylvia Kasparian, Le français standard acadien (à l’oral). Analyse

    des prépositions : procédés de variation……………………………………………... 199

    Fabrice Jejcic, Pratiques de l’écrit et perception de la norme : une enquête en France

    et au Canada en 2002…………………………………………………………………. 209

    Liselotte Biedermann-Pasques, Bilan des rectifications de l’orthographe : une enquête

    dans la francophonie (France-Canada 2002-2003)…………………………………… 233

    VI. Chants folkloriques des deux côtés de l’Atlantique ……………………………. 257

    Michèle Gardré-Valière et Michel Valière, Chansons en regard…………….…………. 259

    VII. Conclusions du colloque.......................................................................................... 273

    Jean-Claude Bouvier, Conclusions………………………………….…………………… 275

    Liste des participants…………………………………………………………………….. 279

     

        * VI. Chants folkloriques des deux côtés de l’Atlantique

        p.  259-272

          Chansons en regard, par

          Michèle Gardré-Valière et Michel Valière

          Published Online: 4/12/2008.

          Abstract - PDF (321 KB) - PDF with Links (321 KB)

     

  • Dansez au Pays des volcans, des aiguilles et des orgues...

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                                                    Le Puy en Velay (43)
                      
                                                   29 Juillet au 1er Août 2009

    Au Programme : 8 STAGES et 4 SOIREES 

     

    inscription enregistrée avant le 15 juin = 5% de réduction !!!

     

    Programme et Bulletin d'inscription sur : www.cdmdt43.fr

     
    STAGES :  
         

    Accordéon diatonique avec Wim CLAEYS et Cyrille BROTTO

    Vielle à roue avec Thierry NOUAT               Violon avec Basile BREMAUD

    Cabrette avec Didier PAUVERT                   Chant avec Joan Francés TISNER

    Danse avec Gilles LAUPRETRE                   Cornemuse avec Eric MONTBEL

     

    SOIREES : (suivies d’un bal traditionnel)

     

    Mercredi : Bal d’ouverture du festival, animé par les musiciens de Haute-Loire.

     

    Jeudi : « Guillaume Lopez en Companhia », un casting de choc pour danseurs et « boulegaires » avertis et néophytes de toutes les générations. Répertoire vif, coloré et rythmé : musiques à danser des pays d’Oc, enrichi de compositions.

     

    Vendredi : « Xarnege », contrebandiers de la culture, trafiquants de langues, musiques, danses et traditions, les musiciens de cette région « sharnègo » (entre Gascogne et Pays-Basque) vous feront partager le contenu de leur besace.

     

    Samedi : « Tref », traditions, inspirations européennes ou mondiales, compositions, qu’importe pour eux ! L’accordéon leur offre son langage, eux lui donnent leur syntaxe. Ensemble, ils créent de nouveaux dialectes qui ne sont plus ceux d’hier et qui évolueront encore demain.

     

    Renseignements :

                              CDMDT 43 - 29, Rue Raphaël - BP 49- 43002 Le Puy en Velay
                                        04 71 02 92 53
                                        Mail : cdmdt43@cdmdt43.fr

  • Les "musiques traditionnelles" touchées par la crise !

     

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  • Archives sonores : Le fonds Constantin Brăiloiu est en ligne

    Ce fonds sonore est aujourd’hui intégralement accessible, non seulement dans le cadre de l’exposition « L’Air du temps » au Musée d’ethnographie de Genève, mais aussi sur Internet. Pour la première fois, les chercheurs et le public du monde entier ont librement accès à ces documents musicaux d’une extrême rareté et, souvent, d’une grande beauté. Totalisant 3028 fichiers audio numériques, datant de 1913 à 1958, le « fonds Brăiloiu » contient des documents d’une étonnante diversité d’origine.

    Figure marquante de l’histoire du MEG, le folkloriste et ethnomusicologue roumain Constantin Brăiloiu y travailla de 1944 à sa mort en 1958. C’est là que, après plus de vingt ans de collectes et de recherches approfondies sur les musiques de sa Roumanie natale, il entreprend un projet titanesque : constituer à Genève les « Archives internationales de musique populaire » (AIMP), destinées à conserver la mémoire des « mélodies originelles de toutes les contrées du monde ». Ces mélodies, dans lesquelles il percevait «comme une âme première de l'homme», ont constitué le socle d’une réflexion universelle et comparatiste, qui allait faire reconnaître Brăiloiu comme un des pères de l’ethnomusicologie scientifique contemporaine.

    A l'occasion du cinquantenaire de la disparition de Constantin Brailoiu, le Musée d'Ethnographie de Genève et les Archives Internationales de Musique Populaire de Genève (AIMP) viennent d'éditer :
    "Mémoire vive", une série de textes en hommage à Brailoiu.
    — La réédition en 4 CD de la Collection Universelle de Musique populaire (livret bilingue de 80 pages très illustré).
    — Un coffret CD-livret consacré à la Suisse, documents extraits de la Collection Constantin Brailoiu.

    Une application web permet désormais de parcourir et d’écouter l’intégralité du « fonds Brăiloiu » sur Internet :

    http://www.ville-ge.ch/meg/musinfo_ph.php

     

    MEG

    Musée d’ethnographie de Genève

    Boulevard Carl-Vogt 65

    1205 Genève

    Tél. +41 (0)22 418 45 50

    www.ville-ge.ch/meg

  • Ethnomusicologie et anthropologie musicale de l’espace français français

     

    L’ethnomusicologie s’est en grande partie élaborée en Europe, notamment dans sa phase « pré-historique » romantique. Était alors prise en compte l’étude des « traditions nationales » portées par l’ « ancienne civilisation paysanne ». En France, au XXe siècle, des ethnomusicologues ont décidé de poursuivre l’étude des sociétés rurales de la France métropolitaine, assurant d’une certaine manière la transition avec le folk-revival, apparu il y a environ quarante ans, et qui a en grande partie contribué à faire des musiques et danses traditionnelles des régions de France un champ patrimonial, à partir d’une formidable action de recueil et de valorisation de la mémoire.
    Aujourd’hui, alors que nous sommes dans la seconde génération de ce revival ou peut-être déjà dans un ère post-revivaliste, le constat est celui d’un glissement des objets d’étude et des terrains de recherche en direction d’expressions musicales et chorégraphiques multiculturelles, communautaires ou non, dont les cadres sont plus largement urbains ou suburbains. La « France » s’est élargie à un large espace francophone totalement multiculturel, incluant les territoires d’outre mer et les anciennes colonies. Le concept de « musiques et danses traditionnelles », en l’espace de deux décennies tout au plus, a connu une évolution fulgurante.

    L’ethnomusicologie de la France

    De « l’ancienne civilisation paysanne » à la globalisation. Un regard neuf, un point de vue diversifié, un ouvrage pionnier et fondateur pour un thème et un domaine en constante évolution.

    Textes réunis par Luc CHARLES-DOMINIQUE

    et Yves DEFRANCE

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    Vient de paraître aux éditions l'Harmattan :http://editions-harmattan.fr

     

  • Avec Cyril Isnart et Jean-François Trubert, découvrez les pratiques musicales du Col de Tende, à la frontière franco-italienne...

    Les pilotes de Belvert vous recommandent cette aimable invitation, communiquée par notre ami Cyril Isnart, surtout à ceux qui se passionnent pour l'ethnomusicologie :
    "L'équipe de la médiathèque de Contes (Alpes-Maritimes) a le plaisir d'accueillir l'exposition "Gens de frontières" du 09 au 20 septembre 2008 et de vous y convier.
    Le vernissage aura lieu le mardi 09 septembre 2008, à la médiathèque municipale de Contes (20, place Jean Allardi).
    A 18h30, à l'occasion du vernissage de cette exposition, Cyril Isnart (ethnologue) et Jean-François Trubert (musicologue)
    présenteront leur recherche consacrée à la musique et aux pratiques musicales du col de Tende. Ils projetteront en outre un film réalisé en 1974 par Bernard Lortat-Jacob sur le même sujet : « Viévola. Chœurs et danses du col de Tende » (CNRS audiovisuel).
    Venez participer à la discussion, partager vos souvenirs et…chanter !
    La projection / discussion sera suivie d'un apéritif.
    En espérant vous y rencontrer. Cordialement.

    Syndia Blancardi et Salomé Berthon pour la médiathèque de Contes (Alpes-Maritimes).
    Renseignements : 04 93 91 74 23"

  • Bien le bonjour à Toutes ; bonjour Michèle, et bon anniversaire !

           Eh oui ! C'est aujourd'hui, enfin, le 8 Mars, Journée internationale de la femme, mais aussi le 8 mars... veille du 9 mars, jour anniversaire de madame la co-pilote, Michèle Gardré-Valière :
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    © Brasserie de la Bourse, Chez Joël, à Saint-Junien (Haute-Vienne, en Limousin), 2007, cl. : M.V.
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    © 2007, cl. : Jean-Christophe Valière
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    © La chanteuse de complaintes. Cl. François Portet ; tous droits réservés, Paris, 2001.

    Cliquez sur le carré vert... sans oublier d'allumer vos enceintes. La voix de Michèle vous accueille avec une chanson recueillie à Blanzay (Vienne), en 1966, par Michel, une seconde en provenance de La Ferrière-Airoux, en Pays civraisien, et une troisième également recueillie à Blanzay. Toutes trois sont extraites du disque compact-cd, contenant 37 chansons populaires (interprétées a capella!) recueillies par nous en Poitou : "LE MIROIR AUX CHANSONS" de Michèle Gardré- Valière, D-ARPE01, 2004 (Disque aujourd'hui "collector": nous contacter ou commander auprès de l'ARPE: 10, rue Zamenoff, 87200 Saint-Junien - 20€ franco de port).


    .


  • Marianne, alias Marianna, mater nostra, est fille d'Oc.

    Ce détail républicain nous ayant échappé en son temps, nous vous offrons, amis visiteurs cette note pentacolorée, achronique, mais non anachronique dans une période où l'on est encore en droit de rêver. De rêver, à moins que ...

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    © Tous droits réservés. Cliquez sur ce lien: http://perso.orange.fr/ostal.sirventes/avent2005/av17.htm
    et encore: http://lamblard.typepad.com/weblog/2007/05/marianne_et_14_.html#more
    http://216.239.59.104/search?q=cache:qii-g9rGEe0J:www.rene-merle.com/article.php3%3Fid_article%3D130+%22puylaurens%22+Lavabre+Marianne+Agulhon&hl=fr&ct=clnk&cd=2&gl=fr

    RETOUR AUX FONDAMENTAUX :

    Cette représentation républicaine est toujours d'actualité comme en témoigne la "une" de la semaine d'HEBDO, magazine politique d'un grand parti d'opposition.
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    Et pour poursuivre cette réflexion, on pourra aussi, en suivant le lien ci-après, lire un article de la Co-Pilote, Michèle Gardré-Valière sur la chanson "Marianne et son âne Martin" MARIANNE du 14_11_07.pdf

  • Des chants de forgerons et de leurs marteaux...

    L'ethnologue Noëlle Gérôme (CNRS), qui a consacré la majorité de ses travaux à l'histoire ouvrière et surtout aux productions symboliques des ouvriers de l'industrie, vient de nous faire connaître le cd : "Les Chansons de forgerons", produit par le séminaire R.P.I.O., la DRAC de l'Île de France, la RATP et le Comité d'établissement de la SNECMA-Gennevilliers. Les réalisateurs du disque sont: Emmanuel Wade, Isabelle Durand, Olivier Lacoste et Noëlle Gérôme qui en a effectué la recherche documentaire at la présentation.

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  • De la Musique du Col de Tende, à la frontière italienne...

    Une publication de l'ADEM O6... à partir de l'enquête de Bernard Lortat-Jacob, ethnomusicologue (Musée de l'Homme, Pais), en 1967-1968 devrait retenir l'attention des ethnologues autant que des musicologues.
    Evidemment le sujet ethnomusicologique est très localisé, mais c'est aussi un moment de l'histoire de l'ethnologie de la France qui y est raconté (1967-1968, les Atp et la "révolution"...) 8ad7e9094c18e9badcc54396368e4e66.jpg "Musique du col de Tende. Les archives de Bernard Lortat-Jacob 1967-1968" est le nouveau livre-disque édité par l'ADEM 06 (Délégation départementale à la musique et à la danse des Alpes-Maritimes). Cet ouvrage publie pour la première fois des enregistrements resté à ce jour inédits et illustrant la tradition vocale très particulière et polyphonique de cet endroit de la vallée de la Roya, territoire singulier car transfrontalier et à la croisée des langues et dialectes. Cette publication a été réalisée par Cyril Isnart et Jean-François Trubert, respectivement docteurs en ethnologie et en musicologie. Le disque est accompagné d’un livre de 108 pages constitué d’un entretien avec Bernard Lortat-Jacob, puis d’une présentation de ce corpus de chants, et de leur transcription avec analyse musicologique. Cette dernière partie, véritable chansonnier, est illustrée de nombreuses transcriptions musicales accompagnées des paroles des chants. Ce livre-disque a été réalisé grâce au partenariat du Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM, ex-Musée des Arts et Traditions Populaires), de la Maison des Sciences de l’Homme de l’Université de Nice-Sophia-Antipolis. Il a bénéficié du soutien financier du Conseil Général des Alpes-Maritimes.
    A commander à l'Adem06 : adem06@adem06.com (04 93 72 47 60). 15€ + port.

  • Txoke ! Une association européenne pour la recherche, la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine culturel va s'épanouir.

    L’association Txoke! qui s’est constituée fin 2006 tiendra sa première assemblée générale internationale le 2 juin 2007. Elle réunit en son sein des spécialistes (anthropologues, ethnologues, ethnomusicologues, historiens, conservateurs du patrimoine) de plusieurs pays européens (France, Espagne, Allemagne, Royaume-Uni pour l’instant) souhaitant unir leurs efforts pour mener à bien des projets originaux en privilégiant la transversalité et l’aspect international. Ses membres souhaitent promouvoir une vision appliquée et éthique de l’anthropologie et des disciplines affines qui sont les leurs.
    Cette association professionnelle internationale s’est dotée du statut d’Association Européenne (AE) qui, bien que non encore voté officiellement par la Communauté Européenne est en cours de validation.
    Txoke ! se propose de promouvoir au niveau européen des activités liées au patrimoine culturel tangible et intangible, à partir d’une approche anthropologique. Elle d’aider la recherche et les chercheurs à différents niveaux (technique, matériel, formation, etc...), d’apporter un appui scientifique et technique à des personnes individuelles comme à des entités patrimoniales et/ou culturelles comme des musées, phonothèques et archives.
    Il est également prévu de promouvoir la diffusion des résultats des recherches tant au niveau scientifique qu’à un niveau plus général (diffusion culturelle). Ces activités se réaliseront au travers d’actions de formation et de conseil et d’appui technique et scientifique. Elle prévoit également l’acquisition et le prêt de matériel aux chercheurs membres de l’association ou participant aux projets conçus et appuyés par l’association. Lesdites activités se réaliseront à partir d’une vision « appliquée », c’est-à-dire avec l’intention de restituer les résultats obtenus de l’activité scientifique aux intéressés et à la population en général, le tout dans des délais brefs. L’association se dotera prochainement d’un site Internet qui mettre à disposition du public intéressé de nombreuses ressources et mettra en ligne nouvelles et résultats des recherches et actions menées par Txoke ! et ses membres, articles et matériels divers.

    Pour l’association :

    Ingrid KUSCHICK, Anthropologue
    Raphaël PAREJO-COUDERT,
    Ethnomusicologue & sociologue
    Ikuschick.txoke@gmail.com
    rparejo.txoke@gmail.com
    Contact :Association Européenne (AE) pour
    la Recherche, la Sauvegarde et la Mise en Valeur du Patrimoine Culturel
    Association sans but lucratif • Asociación sin ánimo de lucro • Gemeinnütziger Verein • Non-profit organization
    CIF: G 95449641
    Número nacional de asociación: 588052
    Txoke ! Gobelalde, 7
    48640 Berango
    Vizcaya España
    Tel. fixe : +34 94 668 22 84
    E-mail : txoke.anthropo@gmail.com

    __________________________________________

  • Un ouvrage de Luc CHARLES-DOMINIQUE

    Charles-Dominique Luc, "Musiques savantes, musiques populaires
    Les symboliques du sonore en France (1200-1750)", CNRS Editions, 2007 ( 28 € ;
    ISBN : 978-2-271-06475-2 ; 2007 - 17 x 24 - 264 p.)

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    Cet ouvrage est à sa façon une histoire de la musique française d’un genre nouveau. S’appuyant sur des sources d’une grande variété, des chroniques, récits de voyage aux essais théologiques et théories musicales, l’auteur décrit l’émergence de pratiques musicales opposées, religieuses et profanes, hautes et basses. C’est une histoire de la sensibilité sonore englobant bruits, musique, instruments et voix dans leur contexte tour à tour sacrés et profanes, savants et populaires de la fin du Moyen Âge au XVIIIe siècle.
    À partir du XIIIe siècle, s’élabore une nouvelle esthétique musicale fondée sur le clivage, prégnant au Moyen Âge, du haut et du bas. Cette dichotomie concerne d’abord le corps et la voix avant de passer dans le domaine instrumental.
    Ces deux catégories qui s’opposent du point de vue religieux – le bas prônant les valeurs chrétiennes de l’humilité et le haut celles de l’orgueil et de l’excès – s’inscrivent dans le partage chrétien du sacré et du profane tout en dessinant les contours d’une part d’une musique religieuse et savante et d’autre part d’une musique populaire volontiers perçue comme diabolique et sorcière.
    S’appuyant sur des sources variées, depuis les récits de vie ou de voyage jusqu’aux écrits spéculatifs et religieux sur la musique, en passant par les sources d’archives, l’iconographie et la littérature orale, c’est une anthropologie historique de la musique savante et populaire que propose cet ouvrage novateur. Ce regard polymorphe renouvelle les approches des fonctions symboliques du sonore et permet, entre autres, de comprendre différemment la musique baroque.

    Luc Charles-Dominique est maître de conférences en ethnomusicologie à l’Université de Nice-Sophia-Antipolis. Directeur de collections bibliographiques et discographiques d’ethnomusicologie, il est l’auteur de plusieurs ouvrages d’ethnomusicologie (La vocalité dans les pays d’Europe méridionale et dans le bassin méditerranéen et Les hautbois populaires. Anches doubles, Enjeux multiples, Parthenay, Modal, 2002) et d’anthropologie musicale historique (Les ménétriers français sous l’Ancien Régime, Paris, Klincksieck, 1994).

  • Ethnographies.org, numéro12

    On peut découvrir et lire en ligne cette revue d'ethno particulièrement dynamique. Cliquer sur: http://www.ethnographiques.org/

  • Chansons de mensonges

    Ref
    Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Amusons nous
    Cela ne durera pas toujours


    1- Je mets ma charrette sur mon dos
    Mes deux bœufs dans ma poche (bis)
    Je m’en fus labourer comme ça
    Où n’y avait point de terre (bis)

    2- Je m’en fus labourer comme ça
    Où n’y avait point de terre (bis)
    Dans mon chemin j’ai rencontré
    Un prunier plein de pouères (bis)

    3- Dans mon chemin j’ai rencontré
    Un prunier plein de pouères (bis)
    Je me suis mis à le secouer
    O n’en jaillit des mèles (bis)

    4- Je me suis mis à le secouer
    O n’en jaillit des mèles (bis)
    Une vieille bonne femme court après moi
    Vous abattez mes figues (bis)

    5- Une vieille bonne femme court après moi
    Vous abattez mes figues (bis)
    Elle lancit son chien après moi
    Sa poule va me mordre (bis)

    6- Elle lancit son chien après moi
    Sa poule va me mordre (bis)
    Elle me mordit au talon
    O saignit à la gorge (bis)

    7- Elle me mordit au talon
    O saignit à la gorge (bis)
    Je m’en fus chez mon médecin
    Qu’est grand sauteur de cordes (bis)


    Nous devons cette chanson à notre rencontre, à Nalliers, avec les deux filles de l’horticulteur, qui déclarèrent tout de go qu’il s’agissait d’une « chanson idiote » et qui cependant… nous la chantèrent.
    Ce genre qui porte volontiers de nos jours l’appellation « chanson de menteries » s’est pratiqué très tôt. Au XIIe et XIIIe siècle, la « fatrasie » utilisait les mêmes ressorts :

    « Un chastiau qui vole
    D’une poire molle
    Recousait un four… »

    Ou bien :

    « Je vis toute mer
    Sur terre s’assembler
    Pour faire un tournoi… »

    (Couplets extraits de « La Lyrique médiévale » de Pierre Bec, 1972).

    Au XVIe et XVIIe les mêmes élucubrations modulées prirent le nom de « coq-à-l’âne ». On dit que Clément Marot lui-même serait à l’origine de cette nouvelle appellation qui a fait florès puisque les recueils de chansons de cette époque en proposèrent à leurs lecteurs (et éventuels chanteurs). En voici un extrait, tiré du « Recueil des plus beaux airs accompagnés de chansons à danser, ballets, chansons folâtres et bacchanales, autrement dits vaudevires, non encore imprimés. Aux quelles chansons l’on a mis la musique de leur chant, afin que chacun les puisse chanter et danser, le tout, à une seule voix. » ( Recueil imprimé à Caen en 1615).

    « Je viens apporter des nouvelles
    Qui sont tout autant bonnes que belles,
    Mais je suis sujet à mentir :
    J’ai vu un limaçon en guerre,
    Qui jetait un lion par terre
    Et dessous lui l’assujettir.

    Ref Qui vient de loin sans flatterie,
    Il n’épargne pas la menterie.

    J’ai vu l’Angleterre en Espagne
    Et l’Italie en Allemagne,
    Et les Alpes de beurre frais.
    J’ai vu deux bœufs et leurs charrues
    Dedans le ventre d’une grue
    Vendre du charbon de rabais

    Ref.

    […] »

    Il s’ensuit quatre autres couplets du même tonneau. Il est aisé de reconnaître une parenté entre le « fatrasie », le « coq-à-l’âne » et « les menteries » du vingtième siècle. Cependant nous mettrons à part les « amphigouris » du XVIIIe siècle tels qu’ils sont présentés dans « l’Anthologie des chansons françaises en quatre volumes » publié en 1765. L’auteur (anonyme) de cette compilation impressionnante n’en propose que deux à ces lecteurs dont nous donnerons ici à notre tour un court extrait (amphigouri en o) :

    « Ino met le domino de Dom Bruno
    Et par un quiproquo dans Jéricho
    Fait revenir I.O. D’un livre in-FOLLO
    Qui fait à CLIO-DODO… ect… »

    Il assortit en outre ces deux échantillons d’un commentaire :

    « Pour n’omettre aucun genre de chanson, voici quelques amphigouris. On sait que l’amphigouri consiste à ne mettre ni liaison ni sens dans des vers comme rassemblés au hasard, mais beaucoup de folies et qu’il y faut surtout des rimes pleines et singulières. C’est un mauvais genre de l’aveu de ceux-mêmes qui s’en sont amusés. »

    Pour revenir à notre vingtième siècle, on sait que le répertoire enfantin répercute un certain nombre d’oeuvrettes dans le même style qui font la joie des tout-petits. Il y a bien sûr la « souris verte » qui devient « un escargot tout chaud », mais aussi « Tous les légumes du clair de lune étaient en train de s’amuser, ils s’amusaient-é-comme ils pouvaient-é-et les passants les regardaient ». « L’araignée qui se tricotait des bottes ». La liste en est longue. En outre des versions plus « canoniques » de menteries ont circulé dans nos « anciennes » colonies de vacances et circulent sans aucun doute encore :

    Je me lève de bon matin (bis)
    Quand le soleil se couche
    Coco l’haricot la la
    Je me lève de bon matin
    Quand le soleil se couche
    Je rencontre un cerisier (bis)
    Qu’était couvert de prunes…

    S’ensuivent quinze couplets. On peut supposer que les enfants, dans ce cadre-là, n’ont pas manqué de se sentir aptes à improviser quelques couplets supplémentaires plus ou moins respectueux qui ont fait la joie de leurs camarades le temps d’une journée de colonie ou quelquefois plus longtemps.
    Les chansons à rallonges ne sauraient en général se terminer -sauf dans celle de Nalliers- sans faire appel par exemple à la mouche ou au rat, témoins aussi familiers qu’indésirables du drôle de drame qui se joue dans la tête folle des compositeurs (anonymes) de ces chansons : la mouche au plafond, le rat dans le grenier se tordent de rire « se pouffinent de rire ».
    Modernité oblige, dans la version « colonie de vacances » le rat, sans doute échappé de la dernière veillée au feu de camp, se trouve « sous le lit à jouir de la guitare ».

    Michèle Gardré-Valière