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Pays civraisien

  • Des nouvelles z'excellentes ! de l'arbre aux chails !

    Nombre de nos visiteurs du blog se sont inquiétés du devenir 

    de l'arbre aux chails de Monsieur notre voisin, à l'époque

    de BELVERT I. Vous vous en souvenez peut-être. Pour mémoire,

    nous vous rappelons l'image que le pilote avait alors réalisée

    et présentée sur le blog, et qui avait valu des remarques sur

    la réalité des faits. On nous avait même accusé d'art topiaire brut, s'il vous plait. Notez qu'on ne prête

    qu'aux riches :

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    Mais de l'eau à coulé sous le Pont de la Bleue Belle, sous celui de la

    noble Clouère, sous celui de la Glane, de la Vienne, que disons-nous ?

    de la Charente aussi ; et voilà que la magicienne a opéré sa transmutation

    des chails en pommes, comme l'atteste ce cliché de Madame notre voisine,

    et fidèle visiteuse du blog en friche, venant ainsi réactiver la mémoire. 

    D'abord, merci Madame M.-P. et bravo pour cette amical envoi.

    Alors jugez, chers amis qui doutiez de l'efficacité de ces chails;

    jugez sur pièce, SVP :

     

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    © Tous droits réservés (Cl.M.-P. M., août 2011)

    Qu'est-ce qu'ils en disent les sceptiques ? Bravo Monsieur mon voisin, bravo.

    Bien sûr je préfèrerais des cerises... Nous en reparlerons lors de votre croisière

    autour des bouijas de BELVERT II, mais avant l'hiver, tout de même...

    BELVERT II, maintenant.

  • Vous vouliez absolument connaître Gençay (Vienne) ? Visitez son "site officiel".

     

    Cliquez sur ce lien pour découvrir, entre Belle et Clouère, Gençay, un joli village du Poitou en Pays Civraisien :

     

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  • 14 ème Festival du Jeu de Gençay (Vienne)

    Invitez-vous au 14ème Festival du Jeu de Gençay, dans la Vienne :

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    Signalé : la journée du 16 août 2008 avec "Carte blanche à Pierrot Chevrier' en rouge, noir et blanc... à l'occasion de son départ à la retraite. Réservations conseillées au 05 49 59 32 68 ; ou cc.lamarchoise@wanadoo.fr
    Pour connaître l'ensemble du programme de ce 14 ème festival à Gençay, suivez ce lien : http://boitealerte.over-blog.fr

  • Autour de la tonte d'une "oueille" en Haut-Poitou (Sud-Vienne)

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    © Cl. Michel Valière, 1972.
    Sortie de nos cartons, à l'occasion du grand débarras, ces photos: d'abord le cadre basique de l'élevage ovin en Haut-Poitou, puis celle d'une" oueille" se séparant de sa toison, avec le concours d'une agricultrice... Sans cette opération annuelle, l'ovin crèverait sous le poids de la laine (envahie de parasites) ou de chaleur...
    .
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    © Cl. Michel Valière, 1972.
    Les ciseaux, même à cet endroit, ne sont pas pas menaçants, n'ayez crainte, ami(e) visiteur(e). Ils servent juste à peaufiner le travail de la tondeuse électrique (ou des "forces" manuelles) utilisées pour le dos et le ventre... En effet, il reste sous le ventre et autour de la queue, ce que l'on nomme en Montmorillonnais, "les couails" que l'on doit enlever avec soin.
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    © Michel Valière, Sommières (Vienne), 1965.
    Puis, la laine est commercialisée dans de petites foires de proximité où, achetée en vrac, elle est mise lourds ballots à l'aide d'un cadre métallique, gabarit idoine (cf. photos, infra)
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    © Photographies de Jean-Christophe Valière : Foire à la laine d'Usson-du-Poitou (Pays montmorillonnais), 1982.
    Et puis la laine, c'est bien agréable pour qui sait la laver, la carder, la filer, la tisser ou la tricoter...
    Le poète la chante (Jacques Douai), "File la laine, filent les jours...", ou encore, dans le Civraisien, Michèle Gardré-Valière (= madame la co-pilote de Belvert) :

    À la saison je m’y lougeais (bis)
    À la saison je m’y lougeais

    Le père Mathias fusiâs melés boutons dorés
    Pique pique ton bec cendille
    Du bois d’Alloue
    Du bois du Lurou

    - Ah je gagnais un écu tout rond

    - Je me suis-t-acheté trois beas moutons

    - À la saison je les ai tondus

    - Je les ai échaudés dans un poélon

    - Je les ai lavés dans un crujhon

    - Je les ai étendus sur un buisson

    - Y a trois fripons passent au chemin

    - Le m’ont emporté mes trois toisons

    Cette chanson témoigne à la fois d'activités du milieu agricole, mais aussi de lieux familiers : ici, Alloue, un village charentais proche de Charroux où la personne (Marie PRIEUR) qui la chantait (ca 1969) avait autrefois travaillé avec son époux.
    Elle figure dans la rubrique 63, « Maîtres et serviteurs » du "Répertoire des chansons françaises de tradition orale" de Patrice Coirault, est indicée sous le numéro 6311, avec pour titre générique : « Le cotillon volé par trois larrons ». Ici, le vol portera sur les trois toisons !
    Ce récit chanté narre les différentes étapes de l’apprêt d’une toison de mouton. Les noms des ustensiles, poélon et crujhon (qui en principe sont de petite taille et tout à fait inadaptés à l’usage évoqué) n’ont été choisis par le poète inconnu qui en composa les paroles, uniquement pour maintenir les assonances en « -on », qui sont caractéristiques de la forme canonique de cette chanson (Coirault, t. II, p. 306).
    (Elle figure sur le cd (collector) Michèle Gardré-Valière "Le Miroir aux chansons", ARPE, 2004).
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  • Pour une rencontre avec le Pays Civraisien : le milieu, son histoire, son ethnographie, son "parlanjhe"

    Daniel Bourdu, conservateur et enseignant, et avec lui une "équipe de terrain" réunie autour du Syndicat mixte du Pays civraisien, proposent à partir de regards croisés une approche de ce territoire qui invite à la découverte tant de l'endroit que de ses habitants qui l'ont façonné depuis déjà cinq millénaires.
    A découvrir des "patrimoines très variés" mis en lumière, qu'ils soient archéologiques, historiques, artistiques, linguistiques ou environnementaux.

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    Chez votre libraire, et dans les Maisons de la Presse... Pour 15 € : 150 pages sur papier couché double face, abondamment illustré de cet ouvrage édité par Geste (ISBN: 978-2-84561-365-2 / LUP 537).

    Notes documentaires, à l'attention de ceux que ce territoire passionne:
    signalons les 23 mètres linéaires aux archives départementales de la Vienne constituées du versement de Maître rené Chiche notaire à Gençay, le 28 juillet 1998, à partir des études de Romagne, Champagné-Saint-Hilaire et Sommières (AD 4 E 81). Pour plus de détails, suivez -ce lien:http://www.archives-vienne.cg86.fr/IMG/pdf/4_E_081.pdf

  • Boutiques au centre-bourg: vie quotidienne

    Madame La Pilote entre l'épicerie (bio) d'Elsa et l'invite à entrer de Pascal dans son atelier: www.queaux.fr/IMG/pdf/photomaton.pdf

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    ©M.V. Juillet 2007.

  • L'enfant et sa branche d'olivier : Les rêves de paix d'Emile

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    Emile M. était l'un de ces nombreux agriculteurs du Pays civraisien. Issu d'une famille de six enfants, il participait à l'exploitation d'une ferme en Pays Charlois. Il aimait le travail de la terre mais il aimait aussi le travail du bois, en fait il « n'avait pas de démain ». Il réparait facilement les galoches et coupait aussi les cheveux. Pendant la "Grande guerre", il gravait des douilles d'obus comme bien d'autres poilus. Convertir en vases et objets décoratifs ces engins de mort était un petit artisanat toléré par la hiérarchie militaire. Son capitaine qui admirait son savoir faire lui commanda quelques petits objets dont un panneau commémoratif de bois pour une église dans laquelle il voulait laisser un souvenir pieux. Il façonnait ces ouvrages avec un couteau et quelques outils de fortune quand le front lui laissait un peu de répit. C'était une manière de dépasser la tragédie du moment.
    A son retour, en souvenir de tous ces « rêves de paix », il offrit à sa commune, Lizant (Vienne) un petit panneau de bois sculpté représentant un enfant cheminant avec un gros rameau d'olivier. La tradition rapporte qu'il était été réalisé sur le même thème que celui qui avait été offert par son capitaine à l'église de Belleville en région parisienne (?). Comme il découpait et fabriquait ses cadres, il prit un grand soin pour y inscrire la formule d'hommage à ses camarades : « Commune de Lizant. Aux morts pour la France. 1914-18». Pour donner plus de solemnité il entoura le panneau de rameaux de chêne et d'olivier. On se souvient encore de cet « ancien » très habile qui fabriqua pour ses enfants et ses connaissances des rouets pendant la Seconde Guerre mondiale alors qu'on manquait de tout y compris de fil de laine !
    Une belle manière de ne pas couper le fil du temps si souvent entortillé par la folie des hommes.
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    © Daniel Bourdu. 2007.
    Merci à Daniel Bourdu de nous avoir permis d'utiliser sa note et sa photographie.