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altérité

  • Bruno et l'Homme sauvage...

    Monsieur Bruno Montpied comme suite a l'envoi de la photo de l'enseigne à "l'Homme sauvage", nous envoie quelques remarques personnelles : "Sur l'Homme Sauvage, je ne puis rien écrire de docte. Je le trouve sur mon chemin depuis quelques années. Je dois avoir trois ou quatre photos prises au cours de rencontres fortuites. Cela n'est jamais au coin d'un bois, en tout cas, que se sont faites ces rencontres avec ce personnage velu. Plutôt dans les villes, et leurs musées, ou bien une fois dans un enclos paroissial, à La Martyre dans le Finistère, fascinant enclos, un des plus beaux... Je n'ai pas encore ces photos-là sur support numérisé, mais cela viendra, et je pourrai alors les verser sur la toile. N'y a-t-il pas de blog consacré au sujet ? Cela se peut. Tant il y a de blogs spécialisés sur tout. Un ami conteur me dit que l'Homme Sauvage et Merlin, il y a des rapports. En Suisse, où je l'ai rencontré, il entretient d'incontestables rapports avec les Sylvester Klaüse, ces êtres de paille, de feuilles et de branches, aux poitrails constellés de clarine ventrues et proéminentes, aux masques grimaçants, qui vont de ferme en ferme quêter à boire ou de l'argent durant les douze jours entre le 31 décembre et le 13 janvier de la nouvelle année (Animula en a parlé... C'était en rapport avec une expo de la Halle Saint-Pierre). J'ai visité le musée appenzellois, à Urnasch, au pied du massif de la montagne magique du Säntis, qui en contient quelques spécimens, parmi d'autres trésors de peinture naïve, car vous le savez certainement, ce pays d'Appenzell est célèbre pour ses peintres paysans faiseurs de paysages d'alpage candides quoiqu'audacieusement composés, un peu comme Haïti l'est pour ses légions de peintres autodidactes. Il y a des petits pays comme ça qui voient éclore des écoles de peinture spontanée qui poussent comme qui dirait toutes seules. L'Appenzell, par la grande beauté de ses paysages, par son côté décor enfantin pour petit train électrique (ce qui oppressait un des deux amis qui m'accompagnaient et m'enchantait par contre tout au contraire...), incite sans doute naturellement ses habitants à devenir des esthètes. N'y a-t-il pas généralement un rapport entre les lieux et l'esthétisme de ses habitants ? C'est ce qui m'est souvent apparu au fil des rencontres que j'ai pu faire ces dernières années avec tel ou tel créateur des arts spontanés, j'ai toujours découvert en allant les voir des pays au diapason de la beauté ou de la curiosité de leurs oeuvres..."
    NDLR:
    Oui, B., il existe plusieurs références sur la toile à l'Homme sauvage. En voici une à caractère "encyclopédique" qui permet d'aborder ce thème qui vous tient à cœur du point de vue anthropologique : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sauvage . C'est à cette page que j'emprunte cette représentation en territoire valencian du "sauvage et du civilisé'" d'allure gothique. Cette dichotomie ressortit au concept même de civilisation.

    medium_180px-Salvaje_y_civilizado_en_la_lonja_de_valencia.jpg

    © Emprunt/Réservé.
    Pour ce qui est du concept d'"altérité" que j'ai évoqué en flash dans mon message précédent et qu'un commentateur vient souligner sinon négativement, en tout cas avec beaucoup de réserve (du point de vue du linguiste), je me permets de vous renvoyer au "Dictionnaire de l'altérité et des relations interculturelles", ouvrage sous la dir. de Gilles Ferréol et Guy Jucqois (Armand Colin, 2003) et aux différents articles sur la "culture" et les déclinaisons de ce terme.