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carcassonne

  • Conférence de Jean-Pierre Piniès, dans la Cité de Carcassonne,, le 28 octobre 2010 à 18h.

     

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    JEAN-PIERRE CROS-MAYREVIEILLE,

     LE PREMIER SAUVEUR

      
        
    A Carcassonne, vers 1835, un seul homme se passionne pour la cité : Jean-Pierre Cros-Mayrevieille (1810 - 1876). Pour lui la cité est, autant qu'un vestige historique, un lieu de la mémoire personnelle. Né à la Trivalle, au pied de la citadelle, il rappellera dans des notes autobiographiques, son émotion " à la vue de l'ancienne Barbacane que l'on démolissait alors pour construire une filature". En 1841, grâce à sa découverte du tombeau de Guillaume Radulphe, il réussit à faire classer la cathédrale Saint-Nazaire. Nommé inspecteur des Monuments Historiques, il mène une campagne acharnée pour que les remparts soient, à leur tour, l'objet de mesures conservatoires. C'est grâce à lui que les travaux de restaurationseront entrepris. Il est le premier sauveur reconnu et incontesté de la cité. (D'après le site du Ministère de la Culture)

  • Tous à Carcassonne, le Samedi 24 octobre 2009, pour donner un avenir à la langue occitane : ANEM OC !

     

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    ...Être à Carcassonne sera une façon de faire prendre conscience à chacun de la fragile vivacité de l'occitan et de demander aux élus de faire la pression nécessaire pour que l’avenir de la langue occitane, patrimoine commun à tous ceux qui habitent en pays d’Oc, mais aussi et surtout, patrimoine de l'humanité (pensez à La fina amor et à l'œuvre,  majeure, des trobairitz et trobadors), soit assuré et plus largement que les "langues de France" dans leur diversité fassent l’objet d’une politique de la part de l’Etat, comme le recommande l'UNESCO par exemple.

    Donner un avenir à la langue passe par une volonté politique, par la construction d’un projet. C’est ce que nous voulons pour l'occitan (dans ses variétés régionales : Provençal, Limousin, Languedocien,  Gascon...) dans nos pays d’Oc, pour ceux qui y vivent et pour l’ensemble de ceux qui peuplent cette planète.

    A ce sujet, voici une libre opinion diffusée en guise de soutien à cette manifestation  :

     

    Des remparts de la Cité aux tréteaux électoraux

    Les pas des manifestants - quand ils sont très nombreux - sont plus "éloquents" que le plus savant des discours. Voilà pourquoi la grande manifestation bisannuelle en faveur de la langue occitane, est devenue, succès aidant, le lieu où le "tout politique" doit impérativement se montrer ou, au minimum, être représenté. Pour les édiles des partis traditionnels, arpenter le bitume une heure tous les deux ans est peu cher payé pour tenter de capter cette lame de fond citoyenne qui ne fait encore qu'affleurer ici ou là, mais dont on ressent déjà l'immense potentiel. Car le rendez-vous de Carcassonne, en défendant ce bien si précieux et si "parlant" qu'est la langue d'ici, est, en fait, un jalon sur la longue élaboration du contre modèle au nivellement par le bas imposé par la globalisation culturelle.
    Et c'est vrai que voilà une façon commode, pour les partis qui se sont succédé au pouvoir à Paris, d'essayer de faire oublier qu'ils ont, tour à tour, dans une unanimité confondante, toujours refusé de ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. N'oublions pas que l'inscription de nos idiomes régionaux dans la Constitution ne s'est faite qu'à l'arraché, et ce, en annexe, dans une simple démarche "patrimoniale". Comme si une langue n'était qu'un support muséographique…
    Il faut bien comprendre que face à ces jacobins plus ou moins masqués, chaque avancée en faveur de l'occitan ne se fera que dans le rapport de force ou dans la mise en oeuvre d'une dynamique qui les dépasse. Il faut par exemple entendre, en privé, leurs réactions aigries et revanchardes devant la joie des toulousains parce qu'un élu écologiste a "osé" faire annoncer le nom de chaque station du métro en occitan. Un simple mot dans cette belle langue chantante, c'est encore trop pour certains qui joueront pourtant des coudes pour apparaître en tête de cortège à Carcassonne. De même, il fallait voir les forces de l'inertie à l'œuvre quand j'ai réussi, au Parlement européen, à faire admettre - encore à la marge - l'usage de quelques langues constitutionnelles comme le Catalan, le Basque, le Galicien ou le Gallois.
    Ma longue expérience européenne m'a cependant montré qu'en vraie démocratie, le multilinguisme apaisé tend à devenir la règle et la discrimination linguistique une plaie honteuse qu'il faut traiter comme telle. J'ai pu mesurer, outre hexagone, à quel point notre République était malade de sa "mono-culture" et, dès lors, ridicule dans sa prétention à éclairer le vaste monde qui est bien plus riche qu'elle ne peut le concevoir.
    Si les échéances régionales du printemps prochain ont un sens, elles devront, sans tabou, ouvrir tous les débats afin que tombent les masques. Car il est grand temps pour la puissance publique de ne plus simplement "tolérer" ou encourager à la marge le milieu associatif occitaniste, mais de s'impliquer à ses côtés - directement et fortement - pour faire de la politique linguistique un outil naturel et structurant de son action. Pour cela, il faudra investir des moyens humains, techniques, juridiques et budgétaires dans un organisme régional public "non cosmétique" chargé de promouvoir la langue dans toutes ses dimensions, notamment économique : codifier, enseigner, rechercher, former, subventionner, diffuser, créer… Il y a tant à faire dans la sphère publique.
    Puisse, samedi, la manifestation de l'Occitanie profonde et plurielle être plus impressionnante encore que celles des années passées pour se prolonger enfin jusque dans les débats politiques à venir.


    Gérard ONESTA,

    Ancien Vice-Président du Parlement européen
    Porte parole des écologistes pour les régionales en Midi Pyrénées

  • Occitans et amis occitanistes, à vos agendas !

     

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  • Une journée d'étude consacrée aux "instituteurs et le folkore", A Carcassonne, le 27 novembre 2007, avec le GARAE.

    Le Pilote de Belvert a été "mobilisé" pour venir y évoquer Francine Poitevin qui naguère traita du folklore du poitou, mais aussi d'ethnomuséographie et de lttérature régionaliste...

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    Programme:
    L’instituteur laïque : un producteur d’archives ethnographiques - Florence Galli-Dupis
    Les monographies des instituteurs et l’ethnologue - Daniel Fabre et Florence Galli-Dupis
    Maître d’école et petites patries - Philippe Martel
    Antonin Perbosc et l’expérience pédagogique de Comberouger - Hervé Terral
    Francine Poitevin : sur le chemin du musée d’ethnographie - Michel Valière
    Urbain Gibert dans la République des érudits - Daniel Fabre
    Des chemins du Causse à la grande draille d’Aubrac, Adrienne Durand-Tullou ethnographe - Pierre Laurence.

    Ce sujet peut paraître paradoxal à première vue, car l’école est généralement présentée comme une machine à produire de l’identité nationale, qui érigerait l’unité de la Nation sur les décombres des diversités ou particularismes locaux.
    Il est vrai que, suite à la promulgation des lois scolaires de Jules Ferry instaurant une école primaire laïque, gratuite et obligatoire, le processus d’unification du pays se poursuit en s’appuyant sur le principe fondamental d’une école unique pour tous, c’est-à-dire, pour le dire rapidement, un même formation des maîtres, un programme d’enseignement commun à l’ensemble du territoire et une seule langue utilisée, le français ; mais cette unicité scolaire requiert quelques nuances. D’une part, l’instituteur est un fonctionnaire dont le recrutement se fait au niveau départemental et non national. C’est un enfant du cru, formé à l’école normale du chef-lieu, puis nommé à l’intérieur de son département d’origine. Le maître d’école ne quitte donc pas les frontière de sa "petite patrie".
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    ©INRDP (2004);Ministère de l'éducation nationale.
    D’autre part, la volonté de l’instruction publique n’est pas d’étouffer la petite patrie sous la grande, mais au contraire d’enseigner la couleur locale du petit pays pour mieux "apprendre la France".
    Petite et grande patrie ne sont donc pas antithétiques mais complémentaires, comme le prouve cette circulaire du 25 février 1911 adressée aux recteurs d’académie par Maurice Faure, le ministre de l’Instruction publique de l’époque, pour encourager les instituteurs à enseigner l’histoire et la géographie locales :
    "C’est un fait malheureusement trop certain que la plupart des élèves et un trop grand nombre des Français ignorent presque entièrement tout ce qui a trait à la géographie et à la l’histoire de la commune, du département où ils sont nés et de l’ancienne province dont ce département faisait partie avant la Révolution. Il y aurait cependant le plus sérieux avantage à ce que tous connussent bien la physionomie particulière de la terre natale, ses ressources, les coutumes et les moeurs de ses habitants, leurs traditions, contes, proverbes, légendes, le rôle qu’elle a joué dans le passé, les citoyens éminents qu’elle a enfantés (...)On est d’autant plus attaché à son pays qu’on a de nombreuses raisons de l’aimer, de s’y sentir en quelque sorte solidaire des générations disparues, et l’amour du sol natal, comme je le disais à la Chambre des Députés, est le plus solide fondement de l’amour de la patrie."
    Ainsi, passeur entre deux cultures -républicaine et locale, ou savante et populaire-, le maître d’école peut dissimuler, sous l’apparence du "hussard noir" bien connu, l’âme d’un ethnographe passionné. C’est la raison pour laquelle nous consacrons cette deuxième édition d’Arrêt sur Archives, à l’étude des relations entre l’école et le folklore depuis la Troisième République.