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folklore

  • Henri Coursaget a passé le flambeau et nous a quittés... Il plane toujours sur Confolens et "son" Festival, à re-découvrier en août.

    Une grande émotion a saisi tous ceux qui le connaissaient et Dieu sait s'ils étaient nombreux de par le monde. Ses obsèques qu'il avait lui-même réglées, j'allais écrire "chorégraphiées", ont marqué les esprits. La terre de Confolens l'a accueili, à jamais. Merci Henri, pour ton œuvre, pour ton amitié rayonnante. Salut l'artiste !

    Un article, sur le blog de Gérard Lame, correspondant de Gond-Pontouvre (Charente) du journal Sud-Ouest mérite quelques minutes d'attention et donc de recueillement. Suivez ce lien :

    http://gond-pontouvre.blogs.sudouest.fr/archive/2011/03/24/adieu-henri-coursaget.html

  • Le passage des études de folklore à l'ethnologie en France s'est fait dans une période troublée...

     

    Du folklore à l'ethnologie
    Sous la direction de de Jacqueline ChristopheDenis-Michel BoëllRégis Meyran ; Editions de la MSH
    Le passage des études de folklore à l'ethnologie en France s'est fait dans la période troublée qui va du Front populaire à la Libération. Le folklore scientifique se construit de manière ambivalente, dans le cadre d'une politique culturelle qui fait la part belle aux traditions régionales : à la fois ouverte sur la modernité, et fascinée par un passé volontiers idéalisé. Avec l'avènement du régime de Vichy, le folklore devient l'instrument de la politique culturelle du maréchal Pétain et de sa Révolution nationale. Mais, en même temps, de vastes enquêtes scientifiques, extensives et collectives voient le jour.
    Cet ouvrage, qui fait suite à un colloque international tenu en 2003 au musée national des Arts et Traditions populaires


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    (MNATP), apporte une réponse collective à des questions restées longtemps floues, voire taboues : comment apprécier les activités du MNATP, créé en 1937, et celles de son directeur, Georges Henri Rivière, sous le régime de Vichy ? Quelles continuités, quelles ruptures apparaissent entre la période du Front populaire et Vichy ? Jusqu'où les folkloristes se sont-ils compromis ? Une nouvelle discipline était-elle déjà en germe ou le folklorisme sombrait-il totalement dans l'exaltation passéiste du monde paysan ? Ce regard en arrière s'avère nécessaire à l'heure où l'ethnologie s'affranchit des barrières nationales - et alors qu'un nouveau musée, le musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM), vient remplacer le MNATP.

     

  • Archives sonores : Le fonds Constantin Brăiloiu est en ligne

    Ce fonds sonore est aujourd’hui intégralement accessible, non seulement dans le cadre de l’exposition « L’Air du temps » au Musée d’ethnographie de Genève, mais aussi sur Internet. Pour la première fois, les chercheurs et le public du monde entier ont librement accès à ces documents musicaux d’une extrême rareté et, souvent, d’une grande beauté. Totalisant 3028 fichiers audio numériques, datant de 1913 à 1958, le « fonds Brăiloiu » contient des documents d’une étonnante diversité d’origine.

    Figure marquante de l’histoire du MEG, le folkloriste et ethnomusicologue roumain Constantin Brăiloiu y travailla de 1944 à sa mort en 1958. C’est là que, après plus de vingt ans de collectes et de recherches approfondies sur les musiques de sa Roumanie natale, il entreprend un projet titanesque : constituer à Genève les « Archives internationales de musique populaire » (AIMP), destinées à conserver la mémoire des « mélodies originelles de toutes les contrées du monde ». Ces mélodies, dans lesquelles il percevait «comme une âme première de l'homme», ont constitué le socle d’une réflexion universelle et comparatiste, qui allait faire reconnaître Brăiloiu comme un des pères de l’ethnomusicologie scientifique contemporaine.

    A l'occasion du cinquantenaire de la disparition de Constantin Brailoiu, le Musée d'Ethnographie de Genève et les Archives Internationales de Musique Populaire de Genève (AIMP) viennent d'éditer :
    "Mémoire vive", une série de textes en hommage à Brailoiu.
    — La réédition en 4 CD de la Collection Universelle de Musique populaire (livret bilingue de 80 pages très illustré).
    — Un coffret CD-livret consacré à la Suisse, documents extraits de la Collection Constantin Brailoiu.

    Une application web permet désormais de parcourir et d’écouter l’intégralité du « fonds Brăiloiu » sur Internet :

    http://www.ville-ge.ch/meg/musinfo_ph.php

     

    MEG

    Musée d’ethnographie de Genève

    Boulevard Carl-Vogt 65

    1205 Genève

    Tél. +41 (0)22 418 45 50

    www.ville-ge.ch/meg

  • Une journée d'étude consacrée aux "instituteurs et le folkore", A Carcassonne, le 27 novembre 2007, avec le GARAE.

    Le Pilote de Belvert a été "mobilisé" pour venir y évoquer Francine Poitevin qui naguère traita du folklore du poitou, mais aussi d'ethnomuséographie et de lttérature régionaliste...

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    Programme:
    L’instituteur laïque : un producteur d’archives ethnographiques - Florence Galli-Dupis
    Les monographies des instituteurs et l’ethnologue - Daniel Fabre et Florence Galli-Dupis
    Maître d’école et petites patries - Philippe Martel
    Antonin Perbosc et l’expérience pédagogique de Comberouger - Hervé Terral
    Francine Poitevin : sur le chemin du musée d’ethnographie - Michel Valière
    Urbain Gibert dans la République des érudits - Daniel Fabre
    Des chemins du Causse à la grande draille d’Aubrac, Adrienne Durand-Tullou ethnographe - Pierre Laurence.

    Ce sujet peut paraître paradoxal à première vue, car l’école est généralement présentée comme une machine à produire de l’identité nationale, qui érigerait l’unité de la Nation sur les décombres des diversités ou particularismes locaux.
    Il est vrai que, suite à la promulgation des lois scolaires de Jules Ferry instaurant une école primaire laïque, gratuite et obligatoire, le processus d’unification du pays se poursuit en s’appuyant sur le principe fondamental d’une école unique pour tous, c’est-à-dire, pour le dire rapidement, un même formation des maîtres, un programme d’enseignement commun à l’ensemble du territoire et une seule langue utilisée, le français ; mais cette unicité scolaire requiert quelques nuances. D’une part, l’instituteur est un fonctionnaire dont le recrutement se fait au niveau départemental et non national. C’est un enfant du cru, formé à l’école normale du chef-lieu, puis nommé à l’intérieur de son département d’origine. Le maître d’école ne quitte donc pas les frontière de sa "petite patrie".
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    ©INRDP (2004);Ministère de l'éducation nationale.
    D’autre part, la volonté de l’instruction publique n’est pas d’étouffer la petite patrie sous la grande, mais au contraire d’enseigner la couleur locale du petit pays pour mieux "apprendre la France".
    Petite et grande patrie ne sont donc pas antithétiques mais complémentaires, comme le prouve cette circulaire du 25 février 1911 adressée aux recteurs d’académie par Maurice Faure, le ministre de l’Instruction publique de l’époque, pour encourager les instituteurs à enseigner l’histoire et la géographie locales :
    "C’est un fait malheureusement trop certain que la plupart des élèves et un trop grand nombre des Français ignorent presque entièrement tout ce qui a trait à la géographie et à la l’histoire de la commune, du département où ils sont nés et de l’ancienne province dont ce département faisait partie avant la Révolution. Il y aurait cependant le plus sérieux avantage à ce que tous connussent bien la physionomie particulière de la terre natale, ses ressources, les coutumes et les moeurs de ses habitants, leurs traditions, contes, proverbes, légendes, le rôle qu’elle a joué dans le passé, les citoyens éminents qu’elle a enfantés (...)On est d’autant plus attaché à son pays qu’on a de nombreuses raisons de l’aimer, de s’y sentir en quelque sorte solidaire des générations disparues, et l’amour du sol natal, comme je le disais à la Chambre des Députés, est le plus solide fondement de l’amour de la patrie."
    Ainsi, passeur entre deux cultures -républicaine et locale, ou savante et populaire-, le maître d’école peut dissimuler, sous l’apparence du "hussard noir" bien connu, l’âme d’un ethnographe passionné. C’est la raison pour laquelle nous consacrons cette deuxième édition d’Arrêt sur Archives, à l’étude des relations entre l’école et le folklore depuis la Troisième République.

  • CONFOLENS: le 50ème Festival !à ne pas manquer.

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