jeudi, 01 décembre 2011
Index (provisoire) de chansons de tradition orale recueillies par Michèle Gardré-Valière et Michel Valière
Index (tout-à-fait provisoire) des incipits de chansons de tradition orale du Fonds Michèle Gardré-Valière et M.V., recueillies en Poitou et Centre-Ouest, à partir de 1964 (mis à jour le x décembre 2011) :
À Chez-Blanc petit village
À dix-huit ans, la petite Joséphine
À dix-huit ans, j’avais six amoureux
Ah ! Ah ! Ah ! dit la chandelle
Ah ! De bonjour gentille bergère
Ah ! J’ai fait mon Tour de France et m’y voilà de retour
Ah ! Ma douce amie, que cette fleur qui est sur ton front
Ah ! Mon beau château
Ah ! Que les femmes al y sont sottes
Ah ! Qu’elle est gentille ma fille
Ah ! Qu’elles sont bêtes les femmes
Ah ! Qui la dansera le mieux, la guimbarde
Ah ! Qu’il est malade ce bras
Ah ! Si tu veux belle Isabeau je ferai ta fortune
Ah ! Tout un jour je m’y promène
Ah ! Tu l’emmènes, tu l’emmènes, ma mignonne
À l’âge de quinze ans, Rosette se marie
À la malaco, l’on chasse
À la manico on y danse on y danse
À l’âne, à l’âne
Allant à la fontaine pour cueillir du cresson
Allez, allez Joli Vermé
Allons la belle voilà que c’est nuit
Allons ensemble les camarades là
Allons mon ami Thomas, tu t’approches de la rabistoquette
À l’ombrage sous l’ormeau
Amène-la donc ta penaillon
Amène-lou donc ton penaillon
À Paris chez ma tante un oranger l’y a
À Paris, mesdames, devinez ce qu’il y a
À Paris sur le youp youp nipe nipe
À Paris y avait un marchand
À quinze ans j’étais gentille
Arrêtez arrêtez cocher
Arrousons-nous la dalle, la dalle
À Saint-Romain, c’est un petit bourg
Au bal de Chez Tapon, mon chausson a pas de bavette
Au bout de la septième, l’amant est revenu
Au jardin de mon père, il y a des orangers
Au jardin de mon père, ô joli cœur de rose
Au régiment, on a de l’agrément
Beau rossignol de France
Belle, avant de t’y quitter, veux-tu m’y faire la promesse
Belle batelière Élisabeau
Belle fillette y gardant son troupeau
Belle si j’étais dans ton vert pré
Belle si i étions dans ton vert pré
Bigorneau, bigorneau
Biquette veut pas sortir des choux
Boés, boés, boés en donc de thio petit vin
Bonhomme en s’y rendant de la foére
Bonjour bonne maman je suis dans la tristesse
Bonjour cabaretière
Bonjour mademoiselle
Bonjour ma bonne mère, je suis dans la tristesse
Bonjour madame la Marceline
Bonjour, mademoiselle, comment vous portez-vous
Bonjour ma petite bergère, aimable Jeanneton
Bonjour monsieur le curé, ma bourgeoise m’a-t-envoyé
Bonjour petite bergère à quoi y pensez-vous
Bonjour petite bergère au clair de ce beau jour
Bonjour petite bergère
Bonjour petite bergère (là-haut sur ces roches)
Bonne maman je suis fort ennuyée
Bonser, petit bonhomme, la la
Bonsoir messieurs, mesdames, comment va la santé
Bourguignon, que tu danses bien
Buvons en de cet enfant qu’on a trouvé dans les vignes
Buvons, trinquons, divertissons-nous
Buvons un coup laissons point de terre
Ce sont trois voltigeurs qui s’en vont en Égypte
C’est la fille à Jean Brisquet
C’est la fille de la meunière qui se balade avec Thomas
C’est là-haut sous l’ormeau
C’est la manico qu’on y danse
C’est la petite Germaine, mariée dès onze ans
C’est la petite Germaine, s’y marie dès douze ans
C’est le boutineau qui se danse qui se danse
C’est le curé de Nantes
C’est le dimanche dans la matinée
C’est une belle aux yeux bleus
C’était le curé de Saint-Denis
C’était la fille d’un geôlier
C’était la fille d’un perruquier
C’était le duc de Bourbon
C’était pour la veille de la Saint-Jean
C’était pour un premier mai
C’était pour un premier de mai
C’était trois jeunes garçons qui s’en vont en Afrique
C’était un capitaine le soir de ses noces
C’était une bergère, rouli, roulons, roulette
C’était une jeune fille qui n’avait pas quinze ans
C’était une fille aux grands yeux bleus
C’était une fille, une jolie fille
C’était une fille muette
C’était une jeune fille qui voulait s’y marier (la fille du père millionnaire)
C’était une pauvre vieille qui menait son âne aux champs
C’était une petite lingère
C’était un moine, prieur du couvent
C’était un moine qui s’appelait Simon
C’était un petit moéne, qui d’amour vivait
C’était un vieux paysan, revenant de l’ouvrage
Cette nuit j’ai fait un rêve
Chez nous dans le temps
Chez nous i avions daus bœufs
Chez nous avions une âne toujours
Chez nous j’avions un jau
Chez nous, nous étions trois filles
Connaissez-vous Gabériole
Connaissez-vous la triste histoire de celui qu’on nomme Beau-blond
Dans ce petit bois, ah ! devinez ce qu’il y a
Dans ce petit bois charmant
Dansez donc les filles, dansez donc les gars
Dans le jardin de ma tante, il y a un cerisier
Dans le pays de la Gâtine
Dans un bocage
Dans un chemin l’y passe trois gentils capitaines
Dans une maison, il y a trois filles
De bon matin, le grand Pierre se lève
De bon matin je me suis levé
Dedans notre village, il y a-t-un avocat
Dedans la Tour de Londres, là-haut, là-haut
Dedans la ville de Lyon, il y a une geôlière
Dedans Paris la grande ville
Dedans Paris l’y a-t-une danse
Dedans Paris l’y a une gentille brunette
Dedans Paris l’y a une jeune couturière
De me marier-t-o y a quinze ans
Derrière chez mon père (le pommier doux)
Derrière chez nous, il y a des choux
Derrière chez nous, savez-vous ce qu’il y a
Derrière chez nous y a-t-un étang (elle ne sera pas fille longtemps)
Derrière chez nous y a-t-un étang (et la deridondaine)
Derrière chez nous y a-t-un étang (la voilà la table des bons enfants)
Derrière chez nous y a-t-un étang (le foin coupé, il faut le faner)
Derrière chez nous y a-t-un étang (ô ma gentillette)
Derrière chez nous y a-t-un étang (tambour battant)
Derrière chez nous y a-t-un petit bois (qui nous amène des noix)
Des artichauts des choux pommés, dans le jardin de la jardinière
Des boudins des boudins de ma grand-mère
Deux gros nigauds de notre village
Dis-moi beau grenadier
Dimanche au soir à ma porte
Ding dong carillon qui qu’est mort
Dira-t-elle oui sans rire ?
Dites donc vous autres les filles à présent
Dodo berline, sainte Catherine
Dodo petite, sainte Marguerite
D’où venez-vous tout crotté monsieur le curé
D’où viens-tu mon gentil bossu
Écoutons l’aventure, c’est d’un jeune guerrier
Eh, vins donc là camarade bergère
Élise, Élise était sous ses ormeaux
Elle a dit oui sans rire
En m’y rendant de la foère
En m’y rendant de métives
En m’y rendant des noces, buvons nous allons
En m’y rendant des noces de mon neveu
En passant devant sa porte, trois petits coups frappa
En passant devant un pré, les grillons chantaient
En revenant de Saint-Denis-t-en France
En revenant des noces, buvons nous allons
En revenant des noces, buvons nous y en allons
Et à Paris, y a-t-une vieille
Et en revenant de Saint-Gilles
Et toi, ma brunette, veux-tu te marier
Et vous l’avez ben tous connus
Eugénie, les larmes aux yeux
Faut pas de bourse à ces jeunes gens
Fillettes de quinze ans faites donc pas tant les fières
Fume ta pipe Napoléon
Hélas mon père m’a mariade
Hélas mon père m’y marie
Henriette était fille d’un baron de renom
Holà ! ma petite mère
I la mangerons la soupe la soupe
Il avait courte taille, on l’avait marié
Il est mort le père aux louis d’or
Il était une petite bergère qui les gardait ses blancs moutons
Ils étaient trois conscrits qui s’en vont à la guerre
Il y a un petit bois
Il y a-t-un bon prêtre dans notre village
I vas vous chantar une chanson qu’ol est ren que daus menteries
J’ai bien servi pendant sept ans la France
J’ai cueilli une belle rose
J’ai de la richesse et de beaux châteaux
J’ai demandé à ma femme, j’ai demandé son avis
J’ai demandé-z-à ma mère, la mariée quand je la serai
J’ai fait l’amour à une brune
J’ai fait une maîtresse trois jours y a pas longtemps
J’ai fait une maîtresse y a pas longtemps
J’aime la galette
J’ai plumé la tête de mon alouette
J’ai quinze ans et je suis sage
J’ai un amant, deux j’en voudrais
J’ai vingt-cinq ans, ah ! je suis sage
J’ai vu le loup, le renard, le lièvre
J’avais deux camarades
J’avais rêvé de vivre sans ménage
J’avais une maîtresse aux Trois Piliers
Je me lève de bon matin quand le soleil se couche
Je m’en fus cueillir des noix
Je me suis engagé pour l’amour d’une blonde
Je me suis-t-engagé dans le régiment de France
Je mets ma charrette sur mon dos
Je ne veux plus garder les vaches
J’enlève de ma pochette
Je passai derrière le bois, le coucou chantait
Je sais bien une chanson de pur mensonge
Je suis lasse d’être fille
Je suis venu ce soir du fond de mon bocage
Je suis venu pour vous tromper
Jeune militaire revenant de guerre
Je viens t’y dire adieu, ma charmante Marie-Louise
Je viens t’y voir ma bergère du champ
La bèla Janèton
La boulangère a des écus
La fiancée nous l’emmenons (petit papillon volant)
La fille d’un geôlier
Là-haut, là-haut, sur la montagne, il y a trois petits moutons blancs
Là-haut parmi ces champs
Là-haut, sur ces chaumettes
Là-haut sur la montagne, trois petits oiseaux chantaient
La lessive est roulée
L’alouette sur la branche
La Magali voulait bien dormir
La mariée qui perd son chignon
La mariée s’en va devant
La mariée s’en va devant (la foére qui la galope)
La mariée s’en va vite vite la mariée s’en va l’a ripé
La mère Fanchette arrive avec son caillon
La mère Gauduchon s’en va-t-au bois
La mère Julie veut s’y marier
La monterons-nous la côte la côte
La quarante est là qui ne tremble guère
L’autre jour en se promenant
L’autre jour je m’y promène
L’autre jour, un jour de foire
La vieille a mis son bea caillon
Le bonhomme en s’y rendant du bois
Le coucou s’en va nous ne le verrons guère
Le curé ne veut pas que thiés gars bigheant
Le fendeur dans les bois, dans sa loge jolie
Le jour qu’i étais la mariée
L’entends-tu, mignonne
L’entends-tu mon goret, ma bernée bouille
Le numéro un est arrivé, sur la marine faudra aller
Le père Mathurin n’a plus de chapeau
Le premier est un pêcheur
Le roi a une fille à marier
Le roi avait un fils
Les filles de Saint-Maurice s’en vont à la ballade
Les voici les voilà les culottes rouges
Le vieux bigeait la vieille, la vieille bigeait le vieux
Ma bonne amie, je t’y fais mes adieux
Mademoiselle, vos yeux sont languissants
Ma douce amie que cette fleur qu’est sur ton front
Ma femme al est malade, en grand danger d’y mourir
Ma femme m’y dit de bercer le pouperon
Ma fille pour ton mariage
Ma journée est finie
Ma maman ne veut pas payer
Maman je voudrais maman je voudrais
Ma mignonne est au village, au village tout là-bas
Ma poulette a trois poulets
Maréchal de France revenant de guerre cherchant ses amours
Margoton prend son panier la voilà partie-z-aux mèles
Marie dans le mariage
Marie-Jeanne s’en va-t-au moulin
Marie-Madeleine a les pieds petitons
Marie, ma petite Marie
Mariez-moi ma mère dès l’âge de quinze ans
Marion tu perds ton chignon
Martin va-t-au bois
Mathurine en jupon court s’en va à la messe
Ma tunique a un bouton, marchons
M’en vais-t-à la foire de Parthenay
Mes amis faites attention que je vous dise une chanson
Mes chers amis, je vais vous chanter
Mes petits gorets dansiant
Messieurs, j’ai fait connaissance
Mettez le foin au râtelier, voilà les oueilles qu’arrivent
Mon Jean, Petit-Jean s’en va-t-aux vignes
Mon mari était malade
Mon père avait cinq cents moutons
Mon père avait un carré de pois
Mon père avait une âne
Mon père galopait
Mon père le m’y marie dès l’âge de quinze ans
Mon père m’a donné des rubans, des rubines
Mon père m’a donné-t-en maridatge
Mon père m’a mariée à quinze ans et demie
Mon père m’envoyait au marché
Mon père m’y marie en croyant d’y bien faire
Mon père s’en va-t-au marché, ma mère s’en va-t-aux noces
Mon père voudrait m’y marier
Morbleu de ventrebleu, dis-moi donc, belle Madelon
M’y promenant sur la Charente faisant mon tour faisant ma ronde
M’y rendant de la foére
Napoléon disait à Joséphine
Ne l’ai-je pas bien passé mon temps
N’entends-tu la biche dedans les bois
Nous avions une chèvre qu’était intelligente
Nous étions trois filles, bonnes à marier
Nous sommes venus ce soir
Nous sommes venus vous voir
Oh ! J’ai-t-un petit oiseau Isabeau
Oh ! Le joli petit métier
Oh ! Que je l’aime, oh ! Que je l’aime la fille de l’Auvergnat
Oh ! Sur le pont de Nantes la veille de la Saint-Jean
Ol était la mère ageasse
Ol était une chèvre qui va jamais aux champs
Ol était une petite vache noire
Ol était un garçon que l’appeliant Simon
Ol était un petit bonhomme (le cuilleri)
Ol était un petit moine qui d’amour vivait
O m’est venu commandement
On y danse la lourde
Où allez-vous si pressé, curé,curé
Où est la marguerite
Où vas-tu belle boiteuse
O vinguit un ordre chez nous
Papa, maman, mariez-moi
Par derrière chez mon père, y a-t-un petit bois charmant
Pas de lièvre, pas de lapin
Père père regardez si vous m’aimez
Perrine était chambrère
Pète donc vieille tant que tu voudras
Petit capitaine revenant de guerre en cherchant ses amours
Petit-Jean, Petit-Jean s’en va-t-aux vignes
Petit tambour se revenant de guerre
Piquons, belle Madeleine
Pour bien la dançar
Pour danser le rat
Prends tes bots guenipe
Prête-moi ton couteau
Quand j’atais chez mon père
Quand j’étais apprenti pastouriau chez mon père
Quand j’étais chez mon père, fillette à marier
Quand j’étais chez mon père, fillette à marier dondaine
Quand j’étais chez mon père, garçon à marier, voyez
Quand j’étais chez mon père, lon et la, tra la la, fillette à marier
Quand j’étais chez mon père, mon père Landerniau
Quand j’étais chez mon père, oueille la coue nègre, fillette à marier
Quand j’étais chez mon père, petite à la maison
Quand j’étais chez mon père, petit gars pastouriau
Quand la bergère s’en va-t-aux champs, toujours filant
Quand la bergère s’y en va-t-aux champs filant sa quenouillette
Quand la Marion s’en va au molin (filar sa colha de bren)
Quand le curé s’en va pour cueillir la noisette
Quand les garçons partiront, toutes les filles pleureront
Quand le valet s’en va-t-aux vignes
Quand Marianne va-t-au moulin
Quand Margoton s’en va-t-au bois
Quand Margoton s’en va-t-aux mèles, son panier sous son bras
Quand mon père s’en va-t-au marché
Quand un beau jour je m’y promène (turlututu)
Quand un jour je m’y promène tout le long de ces vallons
Quitte ton troupeau bergère
Qui veut savoir une chanson (c’est d’une fille et d’un garçon)
Récitons l’aventure, c’est d’un jeune écolier
Réveillez-vous la belle, je viens vous avertir
Rossignolet du bois joli
Rossignolet du bois, rossignolet sauvage
Rossignolet sauvage, rossignolet des bois
Sainte Marguerite, endormez-moi cette enfant
Sargallon s’en va-t-à la messe
Saute, saute, les poils de mes chausses
Sautez donc, vous n’y sautez guère
Sautez mesdemoiselles
S’en allant à la fontaine pour cueillir du cresson
Si j’avais une femme
Si je suis fillette sans amant
Si je viens t’y voir ma charmante maîtresse
Si tu cheus dans thio creus, malireu
Si tu savais mignonne
Sous ces trois rosiers blancs
Sur la rivière de Bordeaux
Sur le pont du Nord, joli cœur de rose
Sur mon chemin, j’ai rencontré les filles du coupeur de paille
T’as bu bonhomme
T’aras de l’aglland
Tins-te ben i allons galoper
Tombis, m’y cassis la jambe
Ton beau temps, ma jeune fille
Ton devanteau ma chambrière
Ton petit cotillon Lisette (ou Marjolaine)
Ton petit chien bergère
Tout le long de la mer, lon, la
Tout près d’un cerisier, y avait une jolie fille
Tout un jour s’y promène tout le long de ces vallons
Trempez la soupe, trempez la donc
Trois beaux navires sont arrivés
Trois fois passera la dernière la dernière
Trois jeunes tambours revenant de la guerre
Trois matelots, leur pipe allumée
Tu l’apporteras le petit pot, le petit pot
Tu m’as fait venir ici mei
Tu n’auras pas ma queue de mouton, ma tante rose
Une coquette de Paris
Un beau jour je me promène tout le long de ces vallons
Un biau jour de fête
Un dimanche après les vêpres
Un jour ma tant plantit un pépin dans son jardin
Un jour un jour m’y promenant
Un jour une bergère appelée Isabeau
Un oiseau sur la branche faisait cui cui
Veux-tu veux-tu ma mignonne
Viens, viens, viens, malheureuse viens
Vins donc fainéant
Vire tes oueilles, berghère
Vive les conscrits de Saint-Gaudent
Voici la Saint-Jean la grande journée
Voici le mois d’avril rendu
Voilà Christophe parti au marché
Voilà la poule, avec ses quatre poulets
Voilà un an et demi qu’on a marié la petite Marie
Vous n’irez plus au bal madame la mariée
Y a trois hussards allaient en promenade
Y a-t-une jeune mariée qui regrette bien ses amours
Y a-t-un nic dans thio prunier
Y a-t-un rat dans le grenier
(Pour tout renseignement éventuel, nous contacter)
01:40 Écrit par belvert dans À propos, ARCHIVES SONORES, Arts populaires, Blog, CHANSON POPULAIRE, Ethnomusicologie, Territoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 03 janvier 2010
Au mois de décembre, les visiteurs du blog ont pris le temps de parcourir le site
Bonhomme des mains de Hugo et de Marius (© Cl. de Marius Valière, Gençay, déc. 2009)
Pendant ce mois de décembre neigeux, le site de Belvert a reçu 3822 visites, soit en moyenne journalière de 123 visiteurs avec un maximum de 147, une journée faste. L'ensemble correspondant à 1086 visiteurs uniques. Ce sont 14588 pages qui ont été parcourues, par les visiteurs mais aussi par les divers "robots" qui en assurent la diffusion sur le net, ce qui attire des visiteurs canadiens, étatsuniens, marocains, belges, italiens, suisses et, bien entendu, "hexagonaux"... La moyenne quotidienne des pages parcourues est de 470, avec un pic journalier à 1407.
Nous nous en satisfaisons, même si nous pouvons espérer encore de nouvelles visites et de nouveaux visiteurs. Merci à tous, et grand merci aux "assidus" qui sont pour nous d'authentiques collaborateurs par les données qu'ils nous adressent et les remarques et développements d'actions qui peuvent s'ensuivre.
P.S. Le pilote du jour est en quête de savoir comment maîtriser sur ce nouveau format de note la "taille des polices" .
13:03 Écrit par belvert dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 23 décembre 2009
Meilleurs vœux pour 2 0 1 0 aux visiteurs de Belvert, familiers, curieux de passage ou/et égarés... tous bienvenus.
Un petit potache de clerc du début du XII° siècle (dessiné sur un "missel à l'usage de Beauvais") est chargé de vous souhaiter à tous nos meilleurs voeux pour 2010.
(Sur une idée de notre ami et collègue, Luc Bourgeois). ©Tous droits réservés.
13:14 Écrit par belvert dans À propos | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 01 novembre 2009
Avec les visteurs de l'ethnoblogue Belvert, et par la grâce d'Hautetfort.com, on se sent moins seul sur le territoire de l'Île pictocharentaise du Tamalou
En ce mois d'octobre écoulé, l'ethnoblogue Belvert a reçu 3612 visites, correspondant à 1342 "visiteurs uniques". Soit une moyenne de 116 visiteurs par jour avec une journée plus faste à 156.
La majorité des visiteurs est matinale (vers 07 heures, justement où là je me retire de mes songes et de mes plumes pour vous lire, vous écouter et engager avec vous une nouvelle et sereine journée).
Bravo à vous toutes et tous, répartis aux USA, au Québec (Canada), au Royaume Uni, en Espagne, en Belgique, en Suisse, en France des régions, naturally ! et merci encore et davantage à ceux d'entre vous qui nous aident par l'envoi d'informations (ouvrages à paraître : merci Domenge !), de critiques, d'encouragements ou de compliments. l'annonce de manifestations culturelles, le prêt de photographies (merci Véro, Orci, Bernard, Marion...)
Le nombre de pages consultées ce mois-ci est de 9818... soit une moyenne de 316 pages par jour avec une journée à 615... (Il n'est prévu ni interro-écrite, ni contrôle des connaissances.)
Parmi les pages vedettes : La lirette (bravo Laurence !) ; La conservation du Patrimoine ; et bien sûr le Jardin de Gabriel dont la sauvegarde inquiète beaucoup d'amis du jardin, mais aussi nombre de visiteurs occasionnels. Faites-nous part de vos émotions, de vos suggestions, de vos propositions en faveur de ce site dont le caractère exceptionnel ne vous a pas échappé...

16:11 Écrit par belvert dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 18 juin 2009
Pour nous contacter par électrogramme
Pour nous contacter par électrogramme, écrire à cette adresse:
michelvaliere@orange.fr
Une réponse, le cas échéant, vous sera adressée dans les meilleurs délais.
© Tous droits réservés.
21:00 Écrit par belvert dans CONTACTER directement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 14 mai 2009
Actes du septième Colloque international de Lyon, du 16 au 18 juin 2003

Canadiana Romanica:
Français du Canada – Français de France VII
Actes du septième Colloque international de Lyon, du 16 au 18 juin 2003
Edited by Horiot, Brigitte; Bignamini-Verhoeven, Chiara
Berlin, New York (Walter de Gruyter – Max Niemeyer Verlag) 2008
eBook ISBN: 978-3-484-97055-7
Print ISBN: 978-3-484-56022-2
Table des matières
Brigitte Horiot, Présentation
La recherche lexicographique
3
Brigitte Horiot, Le rôle de MgrGardette dans la naissance des études lexicologiques au
Québec………………………………………………………………………………...
5
Hélène Cajolet-Laganière, Geneviève Labrecque, Pierre Martel, Chantal-Édith Masson,
Louis Mercier et Michel Théoret, Dictionnaires usuels du français et Banque de
Données Textuelles de Sherbrooke (BDTS) : convergence et divergence des
nomenclatures ………………………………………………………………………...
9
AnnettePaquot, Heursetmalheursdes dictionnaires au Québec : des débats révélateurs
29
II. Langue et idéologie ………………………………………….…………………….
37
Lionel Meney, Langue et idéologie : aspect du champ linguistique québécois………….
39
III. L’apport des atlas linguistiques………………………………………………….. 49
Jean-ClaudeBouvier
,
Quelques considérations sur le vocabulaire de la « terre cultivée »
dans les parlers québécois et les parlers gallo-romans……………………………….
51
Liliane Rodriguez, Le rôle des Atlas régionaux dans la description du français au
Manitoba………………………………………………………………………………
57
Naomi Statkewich-Maharaj, La coccinelle et ses désignations lexicales dans le Sud
de la France…………………………………………………………………………...
67
Catherine Bougy, Variations graphiques et particularités dialectales dans les deux
manuscrits du Roman du Mont Saint-Michel de Guillaume de Saint-Pair (vers 1155).. 81
Chiara Bignamini-Verhoeven, Analyse linguistique et stylistique des franco-canadia-
nismes dans La Montagne Secrète de Gabrielle Roy ………………………………… 105
IV. La langue dans l’histoire et dans l’espace………………………………………. 135
Jean-Denis Gendron, Aperçu sur la formation et l’évolution de la prononciation du
français au Québec, des origines à nos jours…………………………………………. 137
Lothar Wolf, Le mauvais usage dans le royaume de France au 17
e
siècle et ses
survivances au Canada……………………………………………………………….. 151
V. Les enquêtes sociolinguistiques …………………………………………………. 159
Patrice Brasseur, Les compétences linguistiques des jeunes locuteurs franco-terre-
neuviens………………………………………………………………………………. 161
Ursula Reutner, Aspects d'une comparaison sociolinguistique entre le Québec et les
Antilles françaises ……………………………………………………………………. 183
Page 2
Table des matières
vi
Louise Péronnet et Sylvia Kasparian, Le français standard acadien (à l’oral). Analyse
des prépositions : procédés de variation……………………………………………... 199
Fabrice Jejcic, Pratiques de l’écrit et perception de la norme : une enquête en France
et au Canada en 2002…………………………………………………………………. 209
Liselotte Biedermann-Pasques, Bilan des rectifications de l’orthographe : une enquête
dans la francophonie (France-Canada 2002-2003)…………………………………… 233
VI. Chants folkloriques des deux côtés de l’Atlantique ……………………………. 257
Michèle Gardré-Valière et Michel Valière, Chansons en regard…………….…………. 259
VII. Conclusions du colloque.......................................................................................... 273
Jean-Claude Bouvier, Conclusions………………………………….…………………… 275
Liste des participants…………………………………………………………………….. 279
* VI. Chants folkloriques des deux côtés de l’Atlantique
p. 259-272
Chansons en regard, par
Michèle Gardré-Valière et Michel Valière
Published Online: 4/12/2008.
Abstract - PDF (321 KB) - PDF with Links (321 KB)
14:35 Écrit par belvert dans Colloques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 15 janvier 2009
Retour sur des collectes en Poitou: J. Bujeaud, L.Pineau, M.&M Valière
Sorti de nos cartons, ce texte est susceptible de retenir l'attention des passionnés de littératures orales...
Suivre ce lien : A propos des collectes Valière.pdf
15:40 Écrit par belvert dans Ethnomusicologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
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samedi, 03 janvier 2009
Cette année, il y aura du 9... !


23:14 Écrit par belvert dans À propos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 03 septembre 2008
Madame la co-pilote a délaissé sa coiffe ...
En époussetant les cartons et les liasses paperesques sédimentées sur nos pupitres, sous nos pupitres, dans les commodes et armoires, dans les différents classeurs, nous avons ressorti la petite photo d'identité qui signe actuellement l'ethnoblogue. Elle s'adresse aux anciens élèves des années 60 qui auront davantage retenu cette image... La pliure qui l'affecte est tout de même là pour rappeler les injures de la nature et du temps.
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vendredi, 04 juillet 2008
« Marianne et son âne Martin, si n’en parlions?»
« Marianne et son âne Martin, si n’en parlions ? »
par
Michèle Gardré-Valière
*
Comme suite à l’article de La Petite Châtenette sur la fête du 14 juillet et de la chanson qui accompagnait l’envoi et qui figure dans ce numéro-ci d’Aguiaine (n° 263, nov.-déc. 2007, pp.17-18), sous le titre de Marianne et son âne Martin, je vous propose (pp. 25) quelques
remarques sur les chansons relevant de la même rubrique (21) du Répertoire établi par Patrice Coirault et alii. L’auteure nous dit « tenir » cette chanson de sa grand-mère maternelle qui la détenait elle-même de sa propre grand-mère. C’est dire si ce texte chanté s’inscrit bien dans sa tradition orale familiale, aux origines lointaines et à des temps indéterminés. De son côté, une de nos informatrices de Champagne-Mouton (Charente), Marie Vidaud, nous dit un jour à propos d’une version qu’elle connaissait : « Celle-ci, c’est une chanson vraiment populaire ». Elle
l’estimait ainsi en regard de toutes les autres, plus rares, qu’elle nous avait chantées et que
nous avions enregistrées d’elle. « Populaire », en effet, elle l’est bien, comme le justifiera un rapide survol de la littérature ethnographique. Pour en juger, il suffit de se reporter au tome I du Répertoire des chansons françaises de tradition orale de Patrice Coirault (BNF, 1996), qui en a regroupé de nombreuses références, sous la rubrique 21 – LARCINS I, Filles au moulin, sous le numéro 2112, Marianne au moulin, ou L’âne mangé à la porte du Moulin. De son côté, l’ethnomusicologue Conrad Laforte, au Québec, propose, pour le corpus de textes comparables qu’il a pu compiler, la cote O-70, dans son volume II consacré aux chansons strophiques, avec pour titre générique : Marianne s’en va-t-au moulin.
Ce choix de prénom pour l’héroïne, fait par les catalogueurs, doit pouvoir se légitimer eu égard à la fréquence de son apparition dans les textes. Certes ! Pourtant, un examen des versions qui nous apparaissent comme les plus anciennes ne plaide pas dans ce sens-là. En effet, la mention « première » remontant au XVe siècle, selon Gaston Paris, fait état d’une jeune femme répondant au prénom de Penotte, comme en témoignent les deux seuls vers qu’il nous en reste :
« Penotte s’en va au moulin
Dessus son asne Baudouyn. »
Une version de 15361, que nous reproduisons ci-après, évite de nommer la jeune personne qu’elle représente seulement par : « La Jeusne Dame. »
La Jeusne Dame va au molin
Dessus son asne Bauduin,
Tout chargé de grenade2,
La sombredondon
Tout chargé de grenade,
La sombredondon.
Quand le mosnier la vit venir :
« Belle, viendrez-vous moudre icy ?
Et deschargerons l’asne ! »
La sombredondon.
Et deschargerons l’asne ! »
La sombredondon.
Tandis que le molin moloit,
Le mosnier fesoit son devoir,
Et le loup mangeoit l’asne ?
La sombredondon.
Et le loup mangeoit l’asne ?
La sombredondon.
Quant à J.B. Weckerlin3 il en a retenu une version qu’il situe en 1602 (pp. 232-233), c’est tout simplement « La Belle ». Il précise en outre qu’elle a été plusieurs fois éditée (Paris : 1600 ; Rouen : 1602 ; Poitiers : 1607...). En voici le texte établi par l’auteur du recueil :
La Belle s’en va au moulin
Dessus son âne beaudoin,
Pour gaigner4 sa mouture.
Lanfrin, lanfra, la mirligaudichon,
La dondaine, la dondon,
Pour gaigner sa mouture
A l’ombre d’un buisson.
Quand le musnier la vit venir,
De rire ne se peut tenir :
Voici la femme à l’asne,
Lanfrin, lanfra...
— Musnier, me moudras-tu mon grain ? —
Ouy, Madame, je le veux bien,
Vous moudrez la première,
Lanfrin, lanfra...
Tandis que le moulin mouloit
Le musnier la belle baisoit
Et le loup mengeoit l’asne
Lanfrin, lanfra...
Hélas, dit-elle, beau musnier,
Que maudit en soit le mestier,
Le loup a mangé l’asne,
Lanfrin, lanfra...
« En ma bourse j’ay de l’argent,
Prenez deus escus tout contant,
Achaptez un autre asne, »
Lanfrin, lanfra...
La Belle s’en va au marché,
Pour là un autre asne achapter,
Achapta une asnesse,
Lanfrin, lanfra...
Quand son mary la vit venir
De crier ne se peut tenir :
Ce n’est pas là nostre asne !
Lanfrin, lanfra...
Mary, tu as beu vin nouveau,
Qui t’a faict troubler le cerveau,
As mescongnu nostre asne,
Lanfrin, lanfra...
Voicy le joly mois de may,
Que toutes bestes changent poil,
Aussi a faict nostre asne,
Lanfrin, lanfra...
On aura constaté sans peine que le déroulement du texte est déjà bien établi au début du XVIIe siècle (refrain mis à part, comme bien souvent). Et cela seulement suffit à ne pas retenir l’hypothèse d’une chanson née pendant la Révolution sous le seul prétexte que l’héroïne porte le même prénom que la figure emblématique de la République : Marianne. D’ailleurs les appellatifs génériques de la chanson sont divers et tout autres avant cette période (Belle ; La Belle ; Penotte ; La Jeusne Dame...). Pour les temps post-révolutionnaires, sur vingt-neuf versions (dans un premier repérage) rassemblées par treize collecteurs, on en compte treize avec le prénom Marion (en français ou en occitan), onze avec Marianne et cinq avec d’autres prénoms voisins, tous à l’initiale en « M+a » : Madelon, Margot, Margui, Mariton, Marie-Jeanne, sauf Nanon ( qui apparaît seulement dans un refrain, cf. infra). Cependant si celui de Marion est bien représenté au XIXe siècle et jusqu’à nos jours, Marianne, lui, n’apparaît, sauf erreur, qu’au XXe siècle, parfois d’ailleurs en compétition, au sein du même texte, avec Marion, comme on le voit dans
cet exemple de Saint-Romain-en-Charroux, en Pays civraisien5 :
Quand Marianne s’en va-t-au moulin (bis)
Assise sur son âne, Nanon de la Sambre dondon
Assise sur son âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion
Quand le meunier la vit venir (bis)
De rire il put s’en retenir (bis)
Attache là ton âne, Nanon de la Sambre dondon
Attache là ton âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion
Pendant que le moulin moulait (bis)
Le meunier la caressait (bis)
Le loup caressait l’âne, Nanon de la Sambre dondon
Le loup caressait l’âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion
Meunier, meunier, oh qu’as-tu fait (bis)
Le loup a mangé l’âne, Nanon de la Sambre dondon
Le loup a mangé l’âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion.
Prends sept écus dans ma sacoche (bis)
T’iras acheter un âne, Nanon de la Sambre dondon
T’iras acheter un âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion.
Quand son mari la vit venir (bis)
De pleurs il ne peut se retenir (bis)
Oh qu’as-tu fait de notre âne, Nanon de la Sambre dondon
Oh qu’as-tu fait de notre âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion.
Mon âne avait les oreilles en rabattant (bis)
Et le bout de la queue blanche, Nanon de la Sambre dondon
Et le bout de la queue blanche, ma jolie Marion, ma jolie Marion.
Mais tu sais bien qu’à la Saint-Michel (bis)
Que tous les ânes changent de poils (bis)
C’est ça qu’a fait notre âne, Nanon de la Sambre dondon
C’est ça qu’a fait notre âne, ma jolie Marion, ma jolie Marion.
On ne doit pas s’étonner de la vitalité et de la résistance du prénom Marion, dans la mesure où il était déjà attesté au XIe siècle et chanté au XIIIe siècle comme le montre Roger VAULTIER6 (1965 : p. 85) :
« Le frère Daniel, un prédicateur du XIIIe siècle, a laissé au moins le titre d’une chanson en vogue de son temps, il s’écrie, en effet ‘Ô jour [de Noël] pourquoi as-tu été fait ?Est-ce pour être employé à chanter la Marion ?’ »
Mais d’abord, un petit rappel historique et... citoyen. Marion a longtemps fait figure de « prénom rural », de « chambrère7 », comme nous l’avons entendu en 1970 de la bouche de notre propre grand-mère maternelle de Poursay-Garnaud (Charente-Maritime). Si Marianne fut porté dès le XVIe siècle comme prénom très populaire en raison de la double dédicace, chez les catholiques, à la Sainte-Vierge Marie et à sa mère Anne, le terme Marianne comme symbole de la République8 est postérieur à la Révolution française.
De fait, la figuration symbolique de La Liberté aurait pris naissance dès 1789, sous la forme de statues, vêtues à l’antique et coiffées principalement du bonnet phrygien, que l’on voit s’ériger un peu partout en France. Mais l’historien Maurice Agulhon9 a bien reconnu que c’est
en octobre 1792, au village de Puylaurens, dans le Tarn10, qu’elle a été nommée pour la première fois dans un texte de chanson11, imprimé en langue d’oc sous le titre La Garisou de Marianno (= La Guérison de Marianne), et dont l’argument repose sur la joie de « la malade »
d’avoir recouvré son appétit à la suite de la « prise des Tuileries », le 10 août 1792. Notons que Frédéric Mistral l’avait déjà citée dans son illustre Trésor du Félibrige (1878-1886), non sans l’avoir qualifiée, vu ses orientations idéologiques et politiques, de « détestable chanson » (sic).
On rapporte aussi que « Marianne » était le nom de code de sociétés secrètes républicaines qui s’étaient fixé pour objectif de mettre à bas le Second Empire. C’est pourquoi ce « prénom » a aussi été utilisé par les anti-républicains à l’encontre de la République française, mais celui-ci,
ayant acquis une valeur de symbole, a perdu de fait toute sa valeur péjorative. Et pour cette raison, chaque mairie se dotera d’au moins un buste de Marianne à l’effigie d’une belle femme12, diffusé massivement à partir de 1880. Ainsi ce symbole de la République connaîtra- t-il son apothéose et sa sacralisation.
On comprend que le rapprochement entre la fête nationale et la chanson de Mam’zelle Marianne ait pu être fait, d’autant que l’École laïque et républicaine l’a diffusée à sa manière, un tantinet expurgée de toute connotation érotique et sexuelle, et sur un refrain très rythmé, qui maintes fois a fait considérer cette chanson « d’école » comme une comptine, celle-la même que nous chantions à la sortie de l’école de Villeneuve-la-Comtesse (Charente-maritime), dans les années d’après-guerre.
« Au p’tit trot, p’tit trot, p’tit trot,
C’est le refrain de la meunière
Au p’tit trot, p’tit trot, p’tit trot,
C’est le refrain
Du vieux moulin. »
Si certains de nos informateurs ont conservé en mémoire cet héritage scolaire, d’autres véhiculent des textes à coup sûr beaucoup plus « historiques », comme en témoignent plusieurs versions au refrain de « la sombre dondon », déjà connu au XVIe siècle, et retrouvé encore « sur le terrain » dans les années 1970, quatre siècles plus tard. Belle longévité, donc, pour cette Marion-Marianne !
Référence bibliographique en cas de citation de cet article:
GARDRé-VALIèRE Michèle, "'Marianne et son âne Martin, si n'en parlions ? ", Aguiaine n° 263, nov.-déc. 2007,pp.19-25.
NOTES :
1- Dans La Couronne et Fleur des chansons à troys (imprimé à Venise...). Cette référence est citée par Théodore Gérold, p. 57 de Chansons populaires des XVe et XVIe siècles, avec leurs mélodies, Genève Slatkine Reprints, 1976 (1re éd. Strasbourg, 1913).
2- « Grenade » est le calque français de l’occitan « granada » (du latin granata, abondante en grains) : littéralement, en français, « grainée », récolte de blé.
3- L’Ancienne chanson populaire en France (16e et 17e siècle), Paris, Garnier, 1887.
4- « Obtenir ».
5- Cf. L’Almanach du Poitevin 2008, Romorantin, CPE, p. 76, texte établi à partir de notre enquête du 1967 en Pays charlois (Vienne).
(Phonogramme de Michel Valière, encore non indexé). Une autre version, parmi la dizaine entendues et recueillies en Pays civraisien, Quand Marion va-t-au moulin (La sombre dondon), que nous avions proposée lors d’un concours pédagogique en tant qu’enseignants et « chasseur de sons », a été diffusée le 30 mai 1970 sur France-Inter par l’ORTF. Ce sera là l’origine du prénom de notre fille, justement née ce même jour (cf... Michel Valière, « Je l’appellerai Catherine... », dans Joël Clerget (dir.), Le Nom et la nomination : source, sens et pouvoir, Toulouse, ÉRÈS, 1990, p. 227-233).
6- Le folklore pendant la guerre de Cent ans d'après les lettres de rémission du Trésor des chartes), Paris, Librairie Guénégaud, 1965.
7- Chambrière, femme de chambre, servante.
8- Sur ce sujet, cf. Maurice Agulhon, Marianne au combat, l’imagerie et la symbolique républicaines de 1789 à 180, Paris, 1979.
9- Discours d'ouverture du Colloque de Puylaurens " La Révolution vécue par la Province" 15 et 16 avril 1989 - Maurice Agulhon :"C'est bien en effet la chanson de Guillaume Lavabre, le chansonnier puylaurentais qui en donnant la première occurrence du prénom de Marianne pour désigner la République, fait de cette invention un fait méridional ou, pour mieux dire, occitan." Son manuscrit conservé à la Bibliothèque nationale (Ye 3293) est le plus ancien témoin, ce qui autorise Puylaurens à se proclamer « Berceau occitan de Marianne » (cf. le site de
notre ami et collègue : http://lamblard.typepad.com/weblog/2007/05/marianne_et_14_.html). Cf. aussi : Maurice Agulhon et Pierre Bonte, Marianne : les visages de la République, Gallimard (coll. La découverte), 1992, p. 18-19.
10- Cf. Michel Vovelle, « Cultes révolutionnaires et religions laïques », dans Jacques Le Goff et René Rémond (dir.) Histoire de la France Religieuse, t. 3, Paris, Seuil, 1991, pp. 510-526.
11- Composée par le chansonnier d’expression occitane mais aussi française, Guillaume Lavabre (1755-1845), cordonnier de son état, jacobin et de confession protestante, qui fut un temps instituteur.
12- Parmi les dernières en date, des actrices telles que Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Laetitia Casta, une animatrice de la télévision, Evelyne Thomas se sont prêté comme modèles de Marianne.
12:29 Écrit par belvert dans Ethnomusicologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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