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saint-maurice-la-clouère

  • "Chansons de pays" (mais pas n'importe lesquelles, choisies à point !!!) par les Moénes de Chantemerle

    Chers Amis de passage, je me permets de vous signaler à nouveau cette note, puisque la production de cet anti-fromage continue de plus belle et comme s'ouvre le Festival (annuel et aoûtien) des Jeux de Gençay dans la Vienne en Haut-Poitou du Poitou-Charentes, seule et unique région de France à porter un tel patronyme, vous pourrez vous approvisionner en icelui, soit au Centre culturel de la Ville, soit dans l' épicerie d'Elsa (comme autrefois) ou celle de Douce (seulement si vous êtes papyrophage ou lecteur impénitent).


    Eh bien, Amis visiteurs, certains parmi vous sont des collectionneurs de disques collectors... Celui-ci fera date, soyez-en assurés.
    Une bande de moénes ou du moins qui se font passer pour (afin d'accréditer le vieil adage, celui de l'habit du moine...) ont commis - c'est le terme bien pesé qui convient ici - un cd, présenté dans un emballage inspiré par un village normand au nom bien connu (parfois aux odeurs, plus ou moins faites), riche de 16 chansons à faire tourner de l'œil les bigottes et autres rapiettes et grenouilles, à rendre aphones les muets, à rendre sourds les malentendants. Mélomanes, calotins, prudes, s'abstenir. Oreilles absolues: s'abstenir absolument !!!!
    Pour tous les autres cette anti-merveille de chansons populaires ànepasmettredanstouteslesoreillessurtoutsiellessontmusicalesouchastes, cet anti-choeur d'anti-moines peut être acquis pour la somme d'une quinzaine d'euros, à la louche (à ce prix-là, je pense que le transport doit être inclus) peut être commandé au "Foyer rural du Dognon-Chantemerle", 86160 Gençay.

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    Cette anti-pub, n'est pas une pub, mais un message de prévention pour ceux qu'intéresse la rareté du genre.
    Un livret de 4 minuscules pages donne à connaître des noms pas inconnus chez Belvert'sgarden, mais la co-pilote autant que le pilote déclarent solennellement que s'ils ont fourni de la matière première collectée, ils ne sont pour rien dans cette anti-honorable anti-production...
    Si un Ami de passage se risque à cette anti-acquisition, nous lui ouvrirons grandes nos colonnes pour une anti-critique.Messieurs A.Cariâtre, Amoutarde et consort sont invités à ne pas anti-critiquer à l'avance.

    - Tiens, Monsieur Alfred Cariâtre, vous croisiez par ici, ce lendemain de Premier de l'an ? Bonne année, d'abord et bon voisinage... de blog s'entend...
    - Hein? Quoi? Vous m'avez appelé?
    Votre cd de faux moines de Chantemerle, c'est des chansons paillardes, grivoises, anticléricales chantées faux, c'est ça? Bonne année, où je vous souhaite de parvenir à être légèrement plus explicite dans vos notes...
    Je souhaite aussi qu'en 2007 on puisse glisser les commentaires sous les notes qu'ils commentent...
    - C'est fou ce que vous comprenez vite cher A.Cariâtre, Il n'y a pas besoin de vous mettre les points sur les 'i' d'anti... (= identité... des faux moines qui n'ont rien à voir avec de faux monnayeurs ! Salut André. Parce que ces faux moénes, on les connaît, on les aime, c'est de vrais potes, c'est des voisins; on s'échange les merles gras, les mésanges charbonnières... mais les poules de Franck, ah, là, on se les garde...). Allez monsieur Cariâtre, maintenant que vous savez tout, que vous êtes au parfum, économisez votre bile; vous savez, avec notre grand âge on a besoin de tout, même du fiel (mais votre message était tout sauf fielleux, enfin, celui-ci Vous voyez qu'on vous aime toujours un peu...)Bonne journée, bonne année.

  • Rondes chantées en Pays civraisien et Brandes du Haut-Poitou

    Dans le Sud de la Vienne, les rondes chantées observées relevaient surtout de la convivialité. Elles étaient destinées à animer une veillée en entraînant les participants dans une ronde généralement marchée ou sautillante – avec parfois des mouvements balancés des bras – comme le montre la première que nous avons recueillie en 1965 auprès de madame Alida Delhomme, au Dognon, commune de Saint-Maurice-la-Clouère (Vienne) : « La Mère Fanchette qu’arrive / Avec son caillon lire lire lire lire lire lon / Entrez-y dans la danse... »
    Il en est qui accompagnent les moments festifs de fin de travaux (boucherie de goret), à l’exemple de celles enregistrées à Magné comme à Saint-Laurent-de-Jourdes, en 1969 : « L’entends-tu mon goret / Ta brnàie bouille, ta brnàie bouille / L’entends-tu mon goret / Ta brnàie bouille au fond dau tét / Des boudins, des boudins d.ma grand-mère / Des boudins, des boudins fricassés... »
    D’autres encore revêtent un caractère plus ludique, dans une perspective de formation de couples, telle cette ronde dansée à Châtain : « Je suis venu pour vous tromper / Belle êtes-vous à marier / Je suis la trompeuse... »
    Toutes présentaient un caractère rural local bien affirmé, signant ainsi leur « autochtonie », par le langage, mais ne jouissaient d’aucun prestige en matière « chorégraphique », contrairement aux marchoises, pas d’été ou quadrilles, danses qui s’adressaient, elles, aux « bons danseurs ».
    Ainsi ne s’étonnera-t-on pas d’avoir vu tomber en désuétude ces rondes, parfois confinées au répertoire récréatif des cours d’école de petits villages ruraux, où nous avons pu voir encore, dans les années soixante, des galette ou autres manico qui nous avaient déjà été signalées à ce titre par les anciens, aux côtés de la danse du tapis ou de la danse du balai, toujours en vogue dans les mariages contemporains, et bien au-delà des limites de ce territoire.
    Il nous est parfois arrivé, en outre, de noter des bals – à l’exemple de Ton devantau ma chambrière – qui pouvait tout aussi bien s’interprêter en face à face par un couple de danseurs qu’en ronde collective. Ces fragiles témoignages ont, depuis, donné libre cours à l’imagination et permis ainsi d’utiliser ces courts textes chantés en les intégrant à des manifestations de diffusion culturelle : spectacles ou veillées d’animation.

    Michèle Gardré-Valière et Michel Valière