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suisse

  • Les Éditions du CTHS ont le plaisir de vous annoncer la re-impression de l’ouvrage intitulé " Lectures de l'atlas linguistique de la France..."

     

    Lectures de l'atlas linguistique de la France de Gilliéron et Edmont
    Du temps dans l'espace  
     
    par Guylaine Brun-Trigaud, Yves Le Berre et Jean Le Dû 
    L’Atlas linguistique de la France, paru entre 1902 et 1910, comporte 1 421 cartes complètes (et 499 cartes partielles) de grand format établies par le linguiste Jules Gilliéron à partir des enquêtes dialectologiques réalisées par Edmond Edmont dans 639 communes de la France romane « et de ses colonies linguistiques limitrophes » (en Belgique, Suisse, Italie) au cours des dernières années du XIXe siècle. Une carte d’atlas, sur laquelle les mots sont notés en alphabet phonétique, peut rebuter le non-spécialiste. Il s’agit pourtant d’un monument irremplaçable, rare témoignage d’une civilisation rurale millénaire, de type oral, qui achève de s’éteindre aujourd’hui. Cet ouvrage se propose d’aider le lecteur à y trouver son chemin, en présentant 500 cartes en couleurs qui révèlent, sous l’apparent foisonnement des formes, des zones cohérentes aux plans tant lexical, morphologique et phonétique.
    363 p., 15 x 22 cm, il couleur
    ISBN 978-2-7355-0592-0 / SODIS F30617.9  Chez votre libraire classique.
    2010 - prix 40€
    http://cths.fr/ed/edition.php?id=3882

     

  • Archives sonores : Le fonds Constantin Brăiloiu est en ligne

    Ce fonds sonore est aujourd’hui intégralement accessible, non seulement dans le cadre de l’exposition « L’Air du temps » au Musée d’ethnographie de Genève, mais aussi sur Internet. Pour la première fois, les chercheurs et le public du monde entier ont librement accès à ces documents musicaux d’une extrême rareté et, souvent, d’une grande beauté. Totalisant 3028 fichiers audio numériques, datant de 1913 à 1958, le « fonds Brăiloiu » contient des documents d’une étonnante diversité d’origine.

    Figure marquante de l’histoire du MEG, le folkloriste et ethnomusicologue roumain Constantin Brăiloiu y travailla de 1944 à sa mort en 1958. C’est là que, après plus de vingt ans de collectes et de recherches approfondies sur les musiques de sa Roumanie natale, il entreprend un projet titanesque : constituer à Genève les « Archives internationales de musique populaire » (AIMP), destinées à conserver la mémoire des « mélodies originelles de toutes les contrées du monde ». Ces mélodies, dans lesquelles il percevait «comme une âme première de l'homme», ont constitué le socle d’une réflexion universelle et comparatiste, qui allait faire reconnaître Brăiloiu comme un des pères de l’ethnomusicologie scientifique contemporaine.

    A l'occasion du cinquantenaire de la disparition de Constantin Brailoiu, le Musée d'Ethnographie de Genève et les Archives Internationales de Musique Populaire de Genève (AIMP) viennent d'éditer :
    "Mémoire vive", une série de textes en hommage à Brailoiu.
    — La réédition en 4 CD de la Collection Universelle de Musique populaire (livret bilingue de 80 pages très illustré).
    — Un coffret CD-livret consacré à la Suisse, documents extraits de la Collection Constantin Brailoiu.

    Une application web permet désormais de parcourir et d’écouter l’intégralité du « fonds Brăiloiu » sur Internet :

    http://www.ville-ge.ch/meg/musinfo_ph.php

     

    MEG

    Musée d’ethnographie de Genève

    Boulevard Carl-Vogt 65

    1205 Genève

    Tél. +41 (0)22 418 45 50

    www.ville-ge.ch/meg

  • Entre réel et imaginaire...

    Nous empruntons à Me Chantal Certan, que nous remercions, cette photo intitulée "Les poutrastes d'Evolène" qui participe à l'illustration de son article "Les animaux entre la réalité et l'imaginaire : le réveil des animaux de la léthargie", communication pour la journée " A l'ombre de Cerlogne, le 4 octobre 2007 (qui rappelle sa recherche de maîtrise en pédagogie) publié dans le n° 57-2008 des Nouvelles du Centre d'études francoprovençales René Williem à Saint-Nicolas; Aoste-Italie.

    Poutraste d'Evolène.jpg
    © Cl. Chantal Cerdan, 2004. Tous droits réservés
    Ce personnage ne peut que faire penser aux Pétasson, Papalhon et autres Empalhats des carnavals languedociens (Cournonterral, Lespignan, etc.).

    Pour connaître les activités du Centre d'études francoprovençales René Williem, dirigé par Alexis Bétemps, suivez ce lien : http://www.cefp.it
    et accéder au texte intégral de l'article de Chantal Certan (p. 48 à 56)http://www.cefp.it/notiziedalcentre/nouvelles-du-centre-detudes-francoprovencales-n.-1

  • Bruno et l'Homme sauvage...

    Monsieur Bruno Montpied comme suite a l'envoi de la photo de l'enseigne à "l'Homme sauvage", nous envoie quelques remarques personnelles : "Sur l'Homme Sauvage, je ne puis rien écrire de docte. Je le trouve sur mon chemin depuis quelques années. Je dois avoir trois ou quatre photos prises au cours de rencontres fortuites. Cela n'est jamais au coin d'un bois, en tout cas, que se sont faites ces rencontres avec ce personnage velu. Plutôt dans les villes, et leurs musées, ou bien une fois dans un enclos paroissial, à La Martyre dans le Finistère, fascinant enclos, un des plus beaux... Je n'ai pas encore ces photos-là sur support numérisé, mais cela viendra, et je pourrai alors les verser sur la toile. N'y a-t-il pas de blog consacré au sujet ? Cela se peut. Tant il y a de blogs spécialisés sur tout. Un ami conteur me dit que l'Homme Sauvage et Merlin, il y a des rapports. En Suisse, où je l'ai rencontré, il entretient d'incontestables rapports avec les Sylvester Klaüse, ces êtres de paille, de feuilles et de branches, aux poitrails constellés de clarine ventrues et proéminentes, aux masques grimaçants, qui vont de ferme en ferme quêter à boire ou de l'argent durant les douze jours entre le 31 décembre et le 13 janvier de la nouvelle année (Animula en a parlé... C'était en rapport avec une expo de la Halle Saint-Pierre). J'ai visité le musée appenzellois, à Urnasch, au pied du massif de la montagne magique du Säntis, qui en contient quelques spécimens, parmi d'autres trésors de peinture naïve, car vous le savez certainement, ce pays d'Appenzell est célèbre pour ses peintres paysans faiseurs de paysages d'alpage candides quoiqu'audacieusement composés, un peu comme Haïti l'est pour ses légions de peintres autodidactes. Il y a des petits pays comme ça qui voient éclore des écoles de peinture spontanée qui poussent comme qui dirait toutes seules. L'Appenzell, par la grande beauté de ses paysages, par son côté décor enfantin pour petit train électrique (ce qui oppressait un des deux amis qui m'accompagnaient et m'enchantait par contre tout au contraire...), incite sans doute naturellement ses habitants à devenir des esthètes. N'y a-t-il pas généralement un rapport entre les lieux et l'esthétisme de ses habitants ? C'est ce qui m'est souvent apparu au fil des rencontres que j'ai pu faire ces dernières années avec tel ou tel créateur des arts spontanés, j'ai toujours découvert en allant les voir des pays au diapason de la beauté ou de la curiosité de leurs oeuvres..."
    NDLR:
    Oui, B., il existe plusieurs références sur la toile à l'Homme sauvage. En voici une à caractère "encyclopédique" qui permet d'aborder ce thème qui vous tient à cœur du point de vue anthropologique : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sauvage . C'est à cette page que j'emprunte cette représentation en territoire valencian du "sauvage et du civilisé'" d'allure gothique. Cette dichotomie ressortit au concept même de civilisation.

    medium_180px-Salvaje_y_civilizado_en_la_lonja_de_valencia.jpg

    © Emprunt/Réservé.
    Pour ce qui est du concept d'"altérité" que j'ai évoqué en flash dans mon message précédent et qu'un commentateur vient souligner sinon négativement, en tout cas avec beaucoup de réserve (du point de vue du linguiste), je me permets de vous renvoyer au "Dictionnaire de l'altérité et des relations interculturelles", ouvrage sous la dir. de Gilles Ferréol et Guy Jucqois (Armand Colin, 2003) et aux différents articles sur la "culture" et les déclinaisons de ce terme.

  • Une enseigne à "l'Homme sauvage"

    L'un de nos correspondants du 18 ème, Mr. B.M, après avoir pris connaissance de l'homme sauvage au balcon (cf. infra, note du 04.05.07), nous propose d'initier une série sur l'Homme Sauvage. C'est un thème qui intrigue généralement beaucoup, nous le savons bien, puisqu'il est le fantasme même (mi homme-mi-bête) fondateur de l'altérité. L'iconographie est immense, la littérature écrite, et orale également.
    La chasse est donc ouverte !
    Mr. B. M., joignant le geste à l'écriture nous renseigne sur la photo qu'il nous a suggéré de diffuser:
    "Je vous joins une photo récente faite à Fribourg lors de mon récent voyage en Suisse (je suis allé avec deux amis dans la Gruyère et dans l'Appenzell surtout). L'Homme Sauvage a l'air très important en Suisse. C'est l'enseigne d'un restaurant (comme celui-ci en Alsace, par exemple : http://www.resto-guide.com/67/homme-sauvage/index.htm). A l'avers (que j'ai aussi photographié), il y a l'inscription en français (indispensable dans un pays aux quatre langues...)"

    medium_Wildermann_Ö_Fribourg_Suisse_ph_BMontpied_avril_2007.jpg

    © Bruno Montpied 2007